( 29 septembre, 2012 )

L’aléa moral

La quasi faillite de la Grèce est le cas classique de l’utilisation des garanties accordée imprudemment à un membre d’un club, par des arnaqueurs.
Les Grecs sont connus comme étant des truands. En Provence quand on dit que quelqu’un est un Grec, ceci veut dire qu’il s’agit d’un escroc.

De quoi s’agit il ?

La Grèce nous a fait croire qu’elle était fiable, faisant partie de l’Euroland elle devait avoir une comptabilité publique claire, et des recettes fiscales suffisantes. Elle n’avait ni  l’une ni l’autre. Qui a détourné cet argent qui ne sera pas rendu aux créanciers? pas le Peuple Grec naturellement.

Les banques et les assurances sont constamment piégées par les arnaqueurs.  La Grèce a été prise en défaut d’honnêteté dans sa gestion. Elle a volé des fonds à l’Europe. Elle devrait être punie.

Le principal problème constaté est que les salaires et les prix ont tellement augmentés que l’inflation en zone grecque est devenue telle que les biens exportables ne sont plus compétitifs. Le tourisme fuit aussi cette destination devenue trop chère. En conséquence la martingale actuelle pour s’en sortir n’existe pas. Les prix devront baisser, les salaires diminuer, les impôts augmenter, les exportations augmenter, les importations diminuer.

Toutes ces choses ne sont pas possibles si on ne peut dévaluer la monnaie car le faire par décret, ou loi même si elle est votée par le Peuple conduit inévitablement à des émeutes,  donc à un régime policier. Les troubles seront tels que le Pays sera encore plus ravagé après.
Les Grecs ne paient pas leurs impôts, c’est un sport national chez eux que de truander le fisc. Ceci avait quelque logique lorsque le pouvoir était otoman, oppresseur, étranger, mais la Grèce est libre et ce sont des grecs qui la dirigent maintenant. Alors pourquoi continuer à accepter que les transactions financières soient faites en dessous de table, même si il s’agit de biens immobiliers. Pourquoi continuer à laisser l’église grecque accumuler les bénéfices sans payer sa part d’impôts? pourquoi les armateurs eux aussi sont ils exonérés de payer leur quote part? pourquoi la politique de gauche est elle aussi pourrie et affairiste que la droite?

C e n’est pas la première fois que les Grecs démontrent l’incompétence de la Démocratie à gérer correctement les affaires d’un Etat.  Alors que faut il en tirer comme conclusion? Il faut un Etat fort en dehors des partis, au dessus des partis, capable d’imposer une voie juste et droite. Pas une voie gauche et injuste par nature. Ceci ne peut être établi que par la royauté qui est un système dans lequel le Prince lorsqu’il est mis en place décide des grandes options stratégiques et tient les rênes de la police et de la justice qui ont tendance à devenir des Etats dans l’Etat avec des fonctionnaires qui sortent de leurs attributions qui dealent avec les mafieux, qui sont la cause principale de l’absence d’ordre en fait, surtout en ce qui concerne la justice qui est lente et peu efficace ceci de telle manière que l’ordre règne.

Le Prince doit surveiller la justice, et doit savoir organiser une police efficace.  Surveiller la justice avec l’aide de techniciens du droit, mais aussi avec des administrateurs capables qui imposeront des méthodes de gestion des dossiers, et des sites juridictionnels efficaces. Il est risible de faire venir les détenus pour les juger par exemple du fin fond d’un pénitencier quand on peut les interroger sans les déplacer. Et si la salle de jugement est dans l’enceinte même de la prison c’est encore mieux.  Doter chaque centre de détention d’une cellule reliée aux différentes cours de justice permettrait aussi de faire cesser ces incessantes allées et venues de prisonniers hors des enceintes protégées.

Tout criminel confondu par des faits prouvés ou des indices incertains, ou encore des témoignages qui peuvent être peu crédibles . devrait être confronté en scéance publique à la partie adverse  dans les meilleurs délais qui doit être l’Etat le plus souvent avant d’être jugé. Il devrait se déclarer non coupable des accusations ou accepter sa culpabilité, ce qui simplifierait les procédures. La justice y trouverait son compte. Car ce qui compte en fait c’est la productivité du système mais il ne faut pas remettre en question la  possibilité des prévenus de se défendre des accusations portées.

Une justice expéditive secrète et discrète doit être réservée aux terroristes qui sont des êtres démoniaques. La corruption de la justice et de la  police est souvent remarquée par leur action trouble lorsqu’ils s’agit de traiter comme ils le méritent les  terroristes.  Des juges spécialisés sont absolument nécessaires, les polices nécessaires sont elles aussi particulières et doivent avoir les mêmes droits que les terroristes qui se trouvent de l’autre côté du champ de tir. Un terroriste n’est pas considéré comme un citoyen ou un humain normal, mais comme un supporter de Satan. Ceci vaut aussi pour les initiateurs des terroristes, ceux qui les manipulent et s’en servent pour leurs affaires politiques, financières ou autres. Les porteurs de valises des terroristes et du terrorisme doivent aussi être considérés comme des criminels ayant commis des actes imprescriptibles justifiant des traitements barbares et dégradants à leur égard. Ceci justifie aussi le fait que le dictateur qui a protégé des gangs terroristes, ou même décidé d’attentats soit éliminé dés qu’il est possible de le faire ceci en secret parce que le jugement et la sentence seront établies dés que les preuves seront suffisantes.

Il en est de même des individus ou des groupes armés qui n’importe où s’en prenne à un citoyen pour obtenir rançon ou autre mobile.

Une justice de même type est aussi nécessaire pour mettre fin au règne de la mafia et des mafieux dans le monde.

Une police et une justice secrète immanente doivent établir assez la terreur chez les organisations et les individus pour protéger correctement les citoyens de leurs méfaits.  Cette justice doit s’appliquer partout dans les moindres recoins, sans laisser la moindre chance aux criminels terroristes et mafieux de pouvoir en tirer parti à l’avenir. Elle s’appliquera aussi à ceux qui oseront prétendre que ces bandits étaient des héros…
La démocratie en jouant comme si les terroristes et les mafieux étaient des citoyens ou des humains normaux se suicide, car elle devient la proie des terroristes et des mafieux qui imposent leurs choix et leurs désirs, et manipulent de ce fait les décideurs politiques, industriels et commerciaux…

Aucun gouvernement ne devrait être à la merci des parlementaires, et la justice doit elle aussi être un  pouvoir qui n’empiète jamais sur les deux autres et qui fait son travail, non dans les formes, mais en profondeur. Le rôle de la justice est de mettre hors d’état de nuire les mafieux et autres délinquants, et de rendre justice aux citoyens avec le maximum de célérité et de compétence dans tous les domaines. Ce qui implique que les juges soient des experts dans les domaines concernés, qu’ils soient sur le terrain et qu’ils soient eux aussi élus par les citoyens qu’ils sont censé protéger et administrer dans les affaires délictueuses.

Le rôle du parlement et d’un sénat qui peut le compléter harmonieusement est de faire des lois efficaces. Il doit aussi surveiller les dépenses de l’exécutif et celles de la justice. MAIS IL NE DEVRAIT JAMAIS S IMPLIQUER DANS LES AFFAIRES DE LA JUSTICE ET ENCORE MOINS DANS CELLES DE  L EXECUTIF.

C’est de cette constante  immixion des parlementaires dans les affaires des autres pouvoirs que provient les dysfonctionnements de notre société dirigeante. Nous devons inspirer et mettre en place une vraie séparation des pouvoirs. Et c’est le parlementarisme qu’il faut mettre à sa place. Remettre est même plus juste.

Les parlementaires sont trop nombreux et trop inféodés à des partis qui ne sont pas transparents de tous les points de vue.

 

 

( 10 mars, 2014 )

généalogie BEAUDOIN de Nice

N° Sosa/réf. Nom Naissance Lieu nais-sance Conjoint Date d’union Lieu d’union Décès Lieu décès Age
Génération 1
1 Owen Antony Axel Audren BEAUDOIN 30.8.2004 Nice
Génération 2
2 Fréderick Robert Philippe BEAUDOIN 1.7.1977 Nice Aurélie Marie Amandine ETCHENIC 6.5.2005 Nice
3 Aurélie Marie Amandine ETCHENIC 31.8.1977 St Jean de Luz Fréderick Robert Philippe BEAUDOIN 6.5.2005 Nice
Génération 3
4 Jean Marcel BEAUDOIN 12.9.1949 Uriménil Viviane Chantal Gisèle SCHOEPFF 27.12.1971 Nice
5 Viviane Chantal Gisèle SCHOEPFF 18.12.1953 Nice Jean Marcel BEAUDOIN 27.12.1971 Nice
6 Joseph Pascal ETCHENIC 29.3.1948 St Jean de Luz Jeanine, Marie, Mélanie (Corinne) MONESTIER
7 Jeanine, Marie, Mélanie (Co-rinne) MONESTIER 10.9.1946 Aumes Joseph Pascal ETCHENIC
Génération 4
8 Guy Jean Maurice BEAUDOIN 9.10.1922 Idar Oberstein • Mathilde KUSTNER
• Nn CHRETIEN • 12.4.1947
• • Strasbourg

9 Mathilde KUSTNER 26.3.1927 Hoenheim Guy Jean Maurice BEAUDOIN 12.4.1947 Strasbourg 12.10.1976 Strasbourg 49
10 Robert SCHOEPFF 21.2.1929 Nice Joséphine Laure MAZZOLINI 26.12.1952 Nice 19.12.1976 St Martin de Vésubie 47
11 Joséphine Laure MAZZOLINI 2.8.1931 Nice • Robert SCHOEPFF
• Bernard BOUCHARD • 26.12.1952
• 31.5.1977 • Nice
• Nice
12 Manuel ETCHENIC 1920 St Jean de Luz Jeanne ELISONDO
13 Jeanne ELISONDO 1922 St Jean de Luz Manuel ETCHENIC
14 Alexis, André, François MONESTIER 18.7.1922 Aumes Marguerite, Marie, BLANC 10.11.2003 Bessan 81
15 Marguerite, Marie, BLANC 30.5.1920 Pomérols Alexis, André, François MONESTIER
Génération 5
16 Joseph Del Félicien BEAUDOIN 31.1.1888 Uriménil Marie Berthe PIERRE 6.3.1918 Uriménil 5.9.1966 Bruyères 78
17 Marie Berthe PIERRE 24.3.1891 Uriménil Joseph Del Félicien BEAUDOIN 6.3.1918 Uriménil 6.5.1985 Uriménil 94
18 Frédéric KUSTNER 19.5.1895 Bischheim Julie DIEBOLD 13.4.1923 Hoenheim 4.4.1979 Rosheim 83
19 Julie DIEBOLD 22.9.1892 Drusenheim • Frédéric KUSTNER
• Georges KLEIN • 13.4.1923
• • Hoenheim
• 3.4.1979 Strasbourg 86
20 Charles SCHOEPFF 1.7.1898 Sélestat Angèle Françoise Baptis-tine COTTO 23.7.1925 Nice 22.1.1991 Nice 92
21 Angèle Françoise Baptistine COTTO 14.2.1906 Antibes Charles SCHOEPFF 23.7.1925 Nice 26.3.1992 86
22 Marino Secondo MAZZOLINI 17.12.1897 Annico Magdalena FORNERO 9.7.1942 44
23 Magdalena FORNERO 17.12.1901 Costigniole Saluzzo Marino Secondo MAZZOLINI
24 Joseph ETCHENIC 10.7.1874 St Jean de Luz Marie Jeanne EGUËS 15.2.1914 Paris (8e)
25 Marie Jeanne EGUËS Joseph ETCHENIC 15.2.1914 Paris (8e)
28 Jean André Joseph MONESTIER 27.8.1894 Aumes Alix Eugénie Joséphine LOURDOU
29 Alix Eugénie Joséphine LOURDOU 16.3.1899 Aumes Jean André Joseph MONESTIER
30 Jean Marie Maurice BLANC 14.1.1894 Pomérols Mélanie PUJOL
31 Mélanie PUJOL Pomérols Jean Marie Maurice BLANC
Génération 6
32 Charles-Marie BAUDOUIN 31.10.1862 Uriménil Marie-Léonie LOUIS 26.4.1884 Uriménil
33 Marie-Léonie LOUIS 10.1.1865 Uriménil Charles-Marie BAUDOUIN 26.4.1884 Uriménil
34 Charles Joseph Prosper PIERRE 26.5.1859 Hadol Agathe Amélie (Mélanie) REMY 18.8.1885 Uriménil > 1938 Uriménil >= 78
35 Agathe Amélie (Mélanie) REMY 1.3.1863 Uriménil Charles Joseph Prosper PIERRE 18.8.1885 Uriménil > 4.1950 Uriménil >= 87
36 Georges KUSTNER 20.2.1868 Hoenheim Salomé HERRMANN 14.4.1894 Hoenheim
37 Salomé HERRMANN 19.4.1870 Bischheim Georges KUSTNER 14.4.1894 Hoenheim Bischheim
38 Xavier DIEBOLD 14.1.1857 Drusenheim Gertrude SABEL 18.5.1932 Drusenheim 75
39 Gertrude SABEL 28.8.1854 Drusenheim Xavier DIEBOLD 12.12.1913 Drusenheim 59
40 Xavier SCHOEPFF 7.9.1869 Sélestat Frédérika Louise HICKEL 21.7.1895 Sélestat 9.2.1941 Nice 71
41 Frédérika Louise HICKEL 31.12.1874 Strasbourg Robertsau Xavier SCHOEPFF 21.7.1895 Sélestat 3.2.1951 Sélestat 76
42 François Emile Célestin COTTO 26.1.1883 Antibes • Cécile Honorine ERSA
• Marie TOSEL • 6.10.1903
• 26.4.1923 • Antibes
• Antibes 24.6.1961 Nice 78
43 Cécile Honorine ERSA 24.11.1884 Cannes François Emile Célestin COTTO 6.10.1903 Antibes 27.3.1966 Nice 81
44 Marcello MAZZOLINI Rosa GHIGNATTI
45 Rosa GHIGNATTI Marcello MAZZOLINI
46 Giuseppe FORNERO Maria ROVERA
47 Maria ROVERA Giuseppe FORNERO
48 Jean ETCHENIC 12.7.1833 St Jean de Luz Josèphe ARAMENDY
49 Josèphe ARAMENDY 12.9.1833 Ciboure Jean ETCHENIC
56 Rosé MONESTIER 26.4.1858 Aumes Anna Alphonsine COUDERC 18.7.1884 Aumes
57 Anna Alphonsine COUDERC 17.10.1862 Lézignan la Cèbe Rosé MONESTIER 18.7.1884 Aumes
58 Hippolyte Théodor LOURDOU 29.12.1872 Aumes Marie Philippine Julia VALETTE 8.1.1898 Aumes
59 Marie Philippine Julia VALETTE 8.9.1875 Aumes Hippolyte Théodor LOURDOU 8.1.1898 Aumes
60 Louis BLANC 28.10.1859 Pomérols • Anna ?
• Anna Marie DALADOUIRE •
• •

61 Anna Marie DALADOUIRE 28.7.1865 Pomérols Louis BLANC
62 Daniel Ernest PUJOL 12.10.1864 Pomérols Marguerite Pricille (Léonie) VIDAL 18.1.1887 Pomérols
63 Marguerite Pricille (Léonie) VIDAL 22.6.1869 Pomérols Daniel Ernest PUJOL 18.1.1887 Pomérols
Génération 7
64 Charles BAUDOUIN 12.9.1826 Uriménil Marie COLINCHARD 26.9.1866 Uriménil
65 Marie COLINCHARD 7.1.1831 Uriménil • Jacques CHARTON
• Charles BAUDOUIN • 14.11.1854
• 26.9.1866 • Uriménil
• Uriménil
66 Augustin LOUIS 28.4.1838 Uriménil Marguerite ARNOULD 1.5.1860 Uriménil
67 Marguerite ARNOULD 16.1.1841 Uriménil • Augustin LOUIS
• Louis THIEBAUT • 1.5.1860
• 21.8.1873 • Uriménil
• Uriménil 26.1.1922 Uriménil 81
68 Charles Joseph PIERRE 1833 Uriménil Marie Appoline CHAUFFOUR 12.4.1858 Hadol
69 Marie Appoline CHAUFFOUR 4.11.1835 Hadol Charles Joseph PIERRE 12.4.1858 Hadol
70 Joseph Constant REMY 28.2.1822 Uriménil Mélanie VINEL 6.5.1851 Uriménil
71 Mélanie VINEL 29.12.1828 Uriménil Joseph Constant REMY 6.5.1851 Uriménil
73 Marie Barbe (Barbara) KUSTNER 16.5.1842 Hoenheim 18.7.1897 Hoenheim 55
74 Benjamin HERRMANN 9.5.1840 Bischheim Caroline URBAN
75 Caroline URBAN 5.3.1846 Bischheim Benjamin HERRMANN
76 François Xavier DIEBOLD 22.10.1819 Hoenheim Marie Salomé FAHR 22.3.1854 Hoenheim
77 Marie Salomé FAHR 21.11.1819 Bischheim François Xavier DIEBOLD 22.3.1854 Hoenheim
78 Pierre Paul SABEL 29.8.1825 Drusenheim Gertrude SCHULTZ 9.11.1853 Drusenheim
79 Gertrude SCHULTZ 1828 Drusenheim Pierre Paul SABEL 9.11.1853 Drusenheim
80 Martin SCHOEPFF 15.9.1837 Sélestat Marie PFEIFFER 7.9.1865 Sélestat
81 Marie PFEIFFER 24.5.1843 Sélestat Martin SCHOEPFF 7.9.1865 Sélestat
82 Karl Michel HICKEL 12.1.1847 Strasbourg Robertsau Caroline Christine KUSTNER
83 Caroline Christine KUSTNER 15.1.1843 Hoenheim Karl Michel HICKEL
84 Jean Joseph COTTO 1847 Sospel Baptistine (Rosalia Battis-tina ) BAREL
85 Baptistine (Rosalia Battistina ) BAREL 19.10.1851 L’Escarène Jean Joseph COTTO
86 Jacques ERSA 13.10.1849 Bastia Marie Thérèse IMBERT
87 Marie Thérèse IMBERT 18.11.1858 Antibes Jacques ERSA
96 Paulo ETCHENIC 1772 Etchelar Phillipa JAUREGUY
97 Phillipa JAUREGUY Paulo ETCHENIC
98 Joseph ARAMENDY Catherine ALBEREUNEA
99 Catherine ALBEREUNEA Joseph ARAMENDY
112 Jean Pierre MONESTIER 9.11.1827 Aumes Julie (Thérèse Julie) DELFIEU 30.5.1854 Aumes < 1884 Aumes < 56
113 Julie (Thérèse Julie) DELFIEU 20.5.1828 Aumes Jean Pierre MONESTIER 30.5.1854 Aumes > 1884 Aumes >= 55
114 André COUDERC 13.8.1841 Aumes Anna SOULIE 20.1.1866 Aumes > 1884 Lézignan la Cèbe >= 42
115 Anna SOULIE 25.7.1845 Montagnac André COUDERC 20.1.1866 Aumes < 1884 Lézignan la Cèbe < 38
116 Eugène LOURDOU 25.3.1849 Aumes Marie Thérèse Eulalie BRASSAC 13.1.1872 Aumes > 1898 Aumes >= 48
117 Marie Thérèse Eulalie BRASSAC 29.12.1850 Aumes Eugène LOURDOU 13.1.1872 Aumes > 1898 Aumes >= 47
118 Philippe VALETTE 3.12.1846 Mèze Marie Batilde IZARD 7.5.1874 Aumes 1.12.1879 Aumes 32
119 Marie Batilde IZARD 1851 Philippe VALETTE 7.5.1874 Aumes
120 Jean Pierre BLANC 10.10.1818 Pomérols Marie CREZENSAC 10.11.1842 Pomérols
121 Marie CREZENSAC 31.3.1822 Pomérols Jean Pierre BLANC 10.11.1842 Pomérols
122 Antoine DALADOUIRE 25.11.1822 Pomérols Claire Marie CALMEL 12.1.1853 Pomérols < 1889 Pomérols < 66
123 Claire Marie CALMEL 11.8.1834 Pomérols Antoine DALADOUIRE 12.1.1853 Pomérols Pomérols
124 Pierre PUJOL 8.10.1838 Pomérols Marianne Clémence FORESTIE 21.1.1863 Pomérols
125 Marianne Clémence FORESTIE 25.2.1840 St Germain Millau Pierre PUJOL 21.1.1863 Pomérols
126 François VIDAL 22.4.1834 Pomérols Marguerite (Mélanie) ALQUIER 14.5.1858 Pomérols
127 Marguerite (Mélanie) ALQUIER 22.3.1837 Pomérols François VIDAL 14.5.1858 Pomérols
Génération 8
128 Jean-Joseph BAUDOUIN 1791 Xertigny 88 • Marguerite HERRAY
• Marie-Jeanne GURY • < 1818
• 6.5.1818 • Uriménil
• Uriménil 24.3.1863 Uriménil 72
129 Marie-Jeanne GURY 1798 Uriménil Jean-Joseph BAUDOUIN 6.5.1818 Uriménil 10.10.1847 Uriménil 49
130 Jacques COLINCHARD 14.4.1798 La Chapelle aux Bois • Anne BAUDOUIN
• Marie Reine PIERRON • 21.1.1823
• 21.1.1824 • Xertigny 88
• Xertigny 88
131 Anne BAUDOUIN 1804 Xertigny 88 Jacques COLINCHARD 21.1.1823 Xertigny 88 6.12.1859 Uriménil 55
132 Nicolas LOUIS 22.9.1806 Epinal • Marie Jeanne Marguerite HERRAY
• Jeanne Marie CHARTON • 7.7.1829
• 8.1.1838 • Uriménil
• Uriménil
133 Jeanne Marie CHARTON 16.10.1812 Uriménil Nicolas LOUIS 8.1.1838 Uriménil
134 Amé ARNOULD 19.3.1803 Bellefontaine Catherine LACUVE 18.6.1828 Uriménil
135 Catherine LACUVE 30.7.1803 Uriménil Amé ARNOULD 18.6.1828 Uriménil < 1868 < 64
136 Joseph Charles PIERRE 17.11.1805 Uriménil Marguerite MATTIAS 25.1.1831 Uriménil
137 Marguerite MATTIAS 4.4.1806 Uzemain la Rue Joseph Charles PIERRE 25.1.1831 Uriménil
138 Joseph CHAUFFOUR 27.1.1805 Hadol Marie Anne BATTU 26.11.1834 Hadol < 1858 < 52
139 Marie Anne BATTU 11.7.1809 Hadol Joseph CHAUFFOUR 26.11.1834 Hadol
140 Jean Dominique REMY 1798 Uriménil Marie Anne JOLY 1873 Uriménil 75
141 Marie Anne JOLY < 1804 Uriménil Jean Dominique REMY
142 Joseph VINEL < 1808 Uriménil Anne Catherine CANEL 1800 Uriménil
143 Anne Catherine CANEL 22.10.1779 Uriménil Joseph VINEL 1800 Uriménil
146 Laurent KUSTNER 5.1.1808 Hoenheim Marie Barbe HEITZ 8.11.1838 Hoenheim
147 Marie Barbe HEITZ 27.10.1805 Hohwiller Laurent KUSTNER 8.11.1838 Hoenheim
148 Georges HERRMANN 1803 Bischheim Salomé HAMM
149 Salomé HAMM 1805 Bischheim Georges HERRMANN
150 Jean URBAN 1799 Bischheim Sophie ROTH
151 Sophie ROTH 1810 Bischheim Jean URBAN
152 Joseph DIEBOLD 1764 Hoenheim Marie JUND 6.7.1836 Hoenheim 72
153 Marie JUND Joseph DIEBOLD 20.10.1845 Hoenheim
154 Georges FAHR 1792 Bischheim Marie Salomé WOLFF 6.2.1835 Bischheim 43
155 Marie Salomé WOLFF 1798 Bischheim Georges FAHR
156 Louis François SABEL 1790 Drusenheim Catherine Barbara BRAUN 25.11.1822 Drusenheim
157 Catherine Barbara BRAUN 30.8.1808 Louis François SABEL 25.11.1822 Drusenheim
158 Ignace SCHULTZ Drusenheim Catherine SC HWOB
159 Catherine SC HWOB Ignace SCHULTZ
160 Martin SCHOEPFF 12.11.1800 Sélestat Elisabeth LACOMB 7.1.1833 Kintzheim
161 Elisabeth LACOMB 9.11.1808 Kintzheim Martin SCHOEPFF 7.1.1833 Kintzheim
162 Martin PFEIFFER 1.10.1816 Kintzheim Marie Anne GACKER 9.2.1840 Orschwiller
163 Marie Anne GACKER 9.1.1815 Orschwiller Martin PFEIFFER 9.2.1840 Orschwiller
164 Georges HICKEL 20.1.1815 Brumath Catherine Caroline SCHERTZ 18.6.1846 Strasbourg Robertsau
165 Catherine Caroline SCHERTZ 10.11.1819 Strasbourg Robertsau Georges HICKEL 18.6.1846 Strasbourg Robertsau
166 Jean KUSTNER 11.11.1805 Hoenheim Christine FEI 24.3.1831 Hoenheim
167 Christine FEI 14.6.1805 Sand Jean KUSTNER 24.3.1831 Hoenheim
168 César Fidel (Cesare) COTTO 5.3.1808 Sospel Séraphine Appolonie (Sé-rafina) PEGLION 16.9.1837 Sospel 13.2.1848 Sospel 39
169 Séraphine Appolonie (Sérafi-na) PEGLION < 1825 Sospel César Fidel (Cesare) COTTO 16.9.1837 Sospel 10.7.1855 Sospel >= 30
170 Antonio Bernard (Antonius Bernardus) BAREL 10.7.1816 L’Escarène • Cattarina BONAUD
• Chiara (Clara) PEIRANI • 7.1855
• • L’Escarène

171 Chiara (Clara) PEIRANI 6.1816 L’Escarène Antonio Bernard (Antonius Bernardus) BAREL < 7.1855 L’Escarène < 39
172 Louis Félix ERSA 21.12.1813 Bastia Marie Félicité MANCINI 26.9.1836 Bastia 25.4.1886 Bastia 72
173 Marie Félicité MANCINI 1.10.1816 Bastia Louis Félix ERSA 26.9.1836 Bastia 16.5.1888 Bastia 71
174 Séraphin Marie IMBERT 14.8.1831 Nice Marie SALAMITE 10.11.1857 Antibes
175 Marie SALAMITE 27.2.1837 Antibes Séraphin Marie IMBERT 10.11.1857 Antibes
224 Jean Pierre MONESTIER 12.4.1803 Aumes Marguerite Josèphe DEFAMS 6.2.1827 Aumes
225 Marguerite Josèphe DEFAMS 1807 Aumes Jean Pierre MONESTIER 6.2.1827 Aumes
226 Jean DELFIEU 1780 Aumes Marie Joseph Esprit CABARDES 17.8.1809 Aumes > 1809 Aumes >= 29
227 Marie Joseph Esprit CABARDES 1788 Béziers Jean DELFIEU 17.8.1809 Aumes
228 André COUDERC 27.2.1811 Aumes Marguerite MALAVIALLE 9.11.1840 Aumes
229 Marguerite MALAVIALLE 18.3.1810 Aumes André COUDERC 9.11.1840 Aumes
230 François SOULIE 10.7.1814 Aumes Anne COUDERC 20.6.1840 Aumes
231 Anne COUDERC 13.2.1819 Aumes François SOULIE 20.6.1840 Aumes
232 Jean LOURDOU 5.3.1819 Loupian Marie CABARDES 6.5.1841
233 Marie CABARDES 6.2.1816 Aumes Jean LOURDOU 6.5.1841
234 François BRASSAC 3.9.1819 Aumes Madeleine SOULIE 22.4.1845 Aumes
235 Madeleine SOULIE 20.2.1823 Aumes François BRASSAC 22.4.1845 Aumes
236 Bernard Cler VALETTE 8.11.1815 Aumes Rose ROUGER 23.5.1844 Aumes
237 Rose ROUGER 4.3.1815 Aumes Bernard Cler VALETTE 23.5.1844 Aumes
238 Alexis IZARD 5.11.1825 Lézignan la Cèbe Françoise MILHAU 23.5.1850 Aumes
239 Françoise MILHAU 29.9.1829 Aumes Alexis IZARD 23.5.1850 Aumes
240 Jean Pierre BLANC Françoise BAZIMBAUD < 1842 Pomérols
241 Françoise BAZIMBAUD Jean Pierre BLANC < 1842 Pomérols
242 Antoine CREZENSAC 11.5.1780 Freix Anglards • Marie LAGRIFFOUL
• Jeanne DELMAS • 5.4.1820
• • Pomérols
• < 1842 Pomérols < 61
243 Marie LAGRIFFOUL 10.4.1793 Pomérols Antoine CREZENSAC 5.4.1820 Pomérols 19.2.an VII Pomérols 5
244 Antoine DALADOUIRE 15.1.1802 Pomérols Marie ROUQUETTE 14.1.1829
245 Marie ROUQUETTE 19.2.1811 Pomérols Antoine DALADOUIRE 14.1.1829
246 Simon CALMEL 1.10.1797 Pomérols Marie ROUGÉ
247 Marie ROUGÉ 19.2.1802 Pomérols Simon CALMEL
248 Pierre PUJOL 4.11.1810 Pomérols Marguerite VOISIN > 1863 Pomérols >= 52
249 Marguerite VOISIN 16.9.1801 Pomérols Pierre PUJOL 6.6.1857 Pomérols 55
250 Jean Joseph FORESTIE Marie Françoise GANTON 23.2.1844 St Germain Millau
251 Marie Françoise GANTON Jean Joseph FORESTIE 24.5.1842 Vabre Tizac (St Affrique)
252 Jean VIDAL 1.6.1794 Pomérols Claire VIDAL 19.12.1815 Pomérols
253 Claire VIDAL 15.8.1795 Pomérols Jean VIDAL 19.12.1815 Pomérols
254 Jean ALQUIER 27.9.1802 Pomérols Marie Anne GILLAN 14.11.1832
255 Marie Anne GILLAN 9.9.1808 Pomérols Jean ALQUIER 14.11.1832
Génération 9
256 Joseph BAUDOUIN 1760 Uriménil Jeanne-Marie MANGIN 9.1.1787 Uriménil
257 Jeanne-Marie MANGIN 1759 Uriménil Joseph BAUDOUIN 9.1.1787 Uriménil
258 Evre GURY 1765 Uriménil Marie-Madeleine POIROT 21.1.1794 Uriménil
259 Marie-Madeleine POIROT 11.6.1763 Uzemain • Evre GURY
• Jacques AMET • 21.1.1794
• 3.9.1808 • Uriménil
• Uriménil
260 Joseph COLINCHARD 7.9.1767 La Chapelle aux Bois • Catherine BERNARDIN
• Anne-Françoise CHARTON • 21.4.1796
• 11.1.1804 • La Chapelle aux Bois
• Xertigny 88
261 Catherine BERNARDIN 25.7.1772 La Chapelle aux Bois Joseph COLINCHARD 21.4.1796 La Chapelle aux Bois
262 Jean Nicolas BAUDOUIN < 1763 Xertigny 88 Marie Anne VUILLEMIN 18.5.1790 Xertigny 88 1826 Xertigny 88 >= 63
263 Marie Anne VUILLEMIN 17.6.1771 Xertigny 88 Jean Nicolas BAUDOUIN 18.5.1790 Xertigny 88
264 Nicolas LOUIS 26.12.1778 Cheniménil Marie DEMANGE 24.8.1802 Uriménil
265 Marie DEMANGE Uriménil Nicolas LOUIS 24.8.1802 Uriménil
266 Jean Pierre CHARTON 26.12.1778 Uriménil Marie Catherine ANDRE 24.8.1802 Uriménil
267 Marie Catherine ANDRE 8.3.1777 Uzemain Jean Pierre CHARTON 24.8.1802 Uriménil
268 Nicolas ARNOULD 26.9.1778 Raon aux Bois Marguerite LAMBOTTE 8.6.1799 Plombières les Bains
269 Marguerite LAMBOTTE 15.1.1769 Bellefontaine Nicolas ARNOULD 8.6.1799 Plombières les Bains
270 Christophe LACUVE 1754 Uriménil Françoise MOREL > 1828 Uriménil >= 73
271 Françoise MOREL 1772 Uriménil Christophe LACUVE
272 Jean Claude PIERRE 11.2.1767 Xertigny 88 • Marguerite ETIENNE
• Marie POIROT • 22.11.1788
• 31.12.1797 • Xertigny 88
• Uriménil < 1831 < 63
273 Marie POIROT 1772 Uriménil Jean Claude PIERRE 31.12.1797 Uriménil
274 X. Elisabeth MATTIAS
275 Elisabeth MATTIAS Uriménil X.
276 Jean Baptiste CHAUFFOUR 28.3.1765 Hadol Marie Anne LECLERC 9.2.1790 Hadol
277 Marie Anne LECLERC < 1772 Jean Baptiste CHAUFFOUR 9.2.1790 Hadol
278 Joseph BATTU Marie Anne VUILLEMIN 1.6.1803 Hadol
279 Marie Anne VUILLEMIN 15.10.1773 Hadol • Joseph BATTU
• Antoine HERRAY • 1.6.1803
• • Hadol

281 Catherine R..
282 Jean Joseph JOLY Marie Anne A…
283 Marie Anne A… Jean Joseph JOLY
284 Jean Pierre VINEL Marie THERELLE < 1806
285 Marie THERELLE Jean Pierre VINEL
286 Joseph CANEL 17.6.1751 Chaumousey Marie Anne IMATTE 25.7.1780 Xertigny 88 Uriménil
287 Marie Anne IMATTE 24.3.1760 Hadol • Joseph CANEL
• Antoine HERRAYE • 25.7.1780
• 27.2.1797 • Xertigny 88
• Uriménil
292++ Georges KUSTNER 1767 Hoenheim Salomé SCHWARTZ 29.8.1837 Hoenheim 70
293++ Salomé SCHWARTZ Hoenheim Georges KUSTNER 19.1.1839 Hoenheim
320 Ignace (François) SCHÖPF 22.7.1764 Sélestat Catherine KUNTZMANN 9.11.1797 Sélestat 24.4.1830 Sélestat 65
321 Catherine KUNTZMANN 19.12.1764 Ville Ignace (François) SCHÖPF 9.11.1797 Sélestat 1.12.1820 Sélestat 55
322 Christophe LACOMB 24.5.1772 Trimbach • Anne Marie BLUMBERGER
• Marie Anne DILLENSEGER • 16.11.1814
• • Kintzheim

323 Marie Anne DILLENSEGER ~ 1780 Breitenbach Christophe LACOMB 10.4.1814 Kintzheim ~ 34
324 Michel PFEIFFER 1775 Orschwiller Marie Anne KLEIN > 9.2.1840 Orschwiller >= 65
325 Marie Anne KLEIN Michel PFEIFFER 19.1.1828 Orschwiller
326 Mathias GACKER 20.2.1765 St Hippolyte Marie Anne KUHMAGEL 25.5.1812 Orschwiller 5.5.1829 Kintzheim 64
327 Marie Anne KUHMAGEL 30.3.1781 Orschwiller Mathias GACKER 25.5.1812 Orschwiller > 9.2.1840 Orschwiller >= 58
328 Jean Michel HICKEL 7.7.1772 Kurtzenhouse Anne Marie THOMAS 4.2.1806 Brumath 20.7.1833 Strasbourg Robertsau 61
329 Anne Marie THOMAS 23.11.1782 Brumath Jean Michel HICKEL 4.2.1806 Brumath > 18.6.1846 Strasbourg Robertsau >= 63
330 Jean Michel SCHERTZ 3.3.1783 Strasbourg Robertsau Catherine FISCHBACKER 13.3.1816 Strasbourg Robertsau
331 Catherine FISCHBACKER 18.8.1792 Strasbourg Robertsau Jean Michel SCHERTZ 13.3.1816 Strasbourg Robertsau > 18.6.1846 Strasbourg Robertsau >= 53
332 (292) Georges KUSTNER 1767 Hoenheim Salomé SCHWARTZ 29.8.1837 Hoenheim 70
333 (293) Salomé SCHWARTZ Hoenheim Georges KUSTNER 19.1.1839 Hoenheim
334 Jean FEI 1744 Sand Barbe BEUDLERE > 1831 Sand >= 87
335 Barbe BEUDLERE Sand Jean FEI < 1831 Sand
336 Jean-Baptiste COTTO 7.2.1779 Sospel Marguerite Marie TORDO 25.2.1856 Sospel 77
337 Marguerite Marie TORDO 1775 Turretta (Sans Doute Tour-rette du Cha-teau) Jean-Baptiste COTTO 11.11.1855 Sospel 80
338 Michel PEGLION < 1792 Sospel Rose SARAMITO
339 Rose SARAMITO < 1792 Sospel Michel PEGLION
340 Honoré BAREL < 1796 L’Escarène Thérèse PEIRANI
341 Thérèse PEIRANI < 1796 L’Escarène Honoré BAREL
342 Charles PEIRANI Thérése BERARD
343 Thérése BERARD Charles PEIRANI
344 Ange Marie ERSA < 1793 Bastia Marie Catherine FILIPPI > 26.9.1836 Bastia >= 43
345 Marie Catherine FILIPPI < 1793 Bastia Ange Marie ERSA > 26.9.1836 Bastia >= 43
346 Louis MANCINI 1771 Luques • Marie Benoîte POMPEI
• Marie Ange PANTATEURI • 26.12.1811
• • Bastia
• < 26.9.1836 Bastia < 65
347 Marie Benoîte POMPEI 20.12.1789 Bastia Louis MANCINI 26.12.1811 Bastia
348 Jean Baptiste IMBERT Antibes Angèle BENSA 8.10.1828 Nice
349 Angèle BENSA Jean Baptiste IMBERT 8.10.1828 Nice
350 Adam SALAMITE 23.2.1808 Antibes • Marie Thérèse BERNARDIN
• Marie Thérèse BERNARDY • 26.4.1836
• • Biot
• 15.1.1887 Antibes 78
351 Marie Thérèse BERNARDIN 6.2.1815 Biot Adam SALAMITE 26.4.1836 Biot
448 Pierre MONESTIER 22.11.1775 Aumes Elisabeth JOUVE 10.8.an IX Aumes
449 Elisabeth JOUVE 23.3.1777 Aumes Pierre MONESTIER 10.8.an IX Aumes
450 Jean François DEFAMS Aumes Marguerite VARLES > 1827 Aumes
451 Marguerite VARLES Jean François DEFAMS > 1827 Aumes
452 Jean DELFIEU Catherine MILHAU
453 Catherine MILHAU Jean DELFIEU
454 Pierre CABARDES Marie MESTRE 24.7.1794 Béziers
455 Marie MESTRE Pierre CABARDES 12.6.1793 Béziers
456 Louis COUDERC Françoise MONESTIER 26.1.1819 Aumes
457 Françoise MONESTIER 1771 Aumes Louis COUDERC
458 Antoine MALAVIALLE 1793 Aumes Madeleine MONESTIE 24.11.1813 Aumes < 1840 Aumes < 46
459 Madeleine MONESTIE 1786 Antoine MALAVIALLE 24.11.1813 Aumes 30.3.1825 Aumes 39
460 Joseph SOULIE 1774 Aumes Jeanne BASTIDE
461 Jeanne BASTIDE Joseph SOULIE
462 Jean COUDERC 29.10.1791 Aumes Françoise MILHAU 12.5.1812 Aumes
463 Françoise MILHAU 7.10.1792 Aumes Jean COUDERC 12.5.1812 Aumes
464 Jean LOURDOU 1794 Loupian Marguerite CARRIERE 1.10.1817 Loupian
465 Marguerite CARRIERE 1796 Loupian Jean LOURDOU 1.10.1817 Loupian
466 Pierre CABARDES 2.2.1780 Aumes Marie JOUVE 22.2.1805
467 Marie JOUVE 27.2.1786 Aumes Pierre CABARDES 22.2.1805
468 Jean François BRASSAC 1793 Aumes Madeleine BAUDOU 1.11.1813 Aumes > 1845 Aumes >= 51
469 Madeleine BAUDOU Aumes Jean François BRASSAC 1.11.1813 Aumes > 1845 Aumes
470 Joseph SOULIE 1800 Aumes Anne COUDERC 29.5.1822 Aumes
471 Anne COUDERC 1797 Aumes Joseph SOULIE 29.5.1822 Aumes
472 Philippe VALETTE 1783 Pezenas Catherine TAUSSAC 20.1.1806 Aumes < 1844 Aumes < 60
473 Catherine TAUSSAC 1783 Montagnac Philippe VALETTE 20.1.1806 Aumes
474 Jean ROUGER Anne BOUDET
475 Anne BOUDET Jean ROUGER
476 Pierre IZARD 7.6.1800 Lézignan la Cèbe Marie Antoinette AUBENQUE 18.2.1822 Lézignan la Cèbe > 1825 Lézignan la Cèbe >= 24
477 Marie Antoinette AUBENQUE 9.12.1801 Lézignan la Cèbe Pierre IZARD 18.2.1822 Lézignan la Cèbe
478 Jean Pierre MILHAU Françoise CABANNES
479 Françoise CABANNES Jean Pierre MILHAU
484 Antoine CREZENSAC Anne VERDIER > 13.4.1808 St Sernin
485 Anne VERDIER Antoine CREZENSAC 1.1.1789 St Sernin
486 Antoine LAGRIFFOUL Claire GREGOIRE 29.1.1815 Pomérols
487 Claire GREGOIRE Antoine LAGRIFFOUL 29.10.1798 Pomérols
488 Jacques DALADOUIRE Helmne BREMONT > 14.1.1829 Pomérols
489 Helmne BREMONT Jacques DALADOUIRE
490 Xavier ROUQUETTE Cécile BAILLE
491 Cécile BAILLE Xavier ROUQUETTE
492 Pierre CALMEL Jeanne DURAND
493 Jeanne DURAND 1775 Pomérols Pierre CALMEL
494 Guillaume ROUGÉ Gabrielle ALLON
495 Gabrielle ALLON Guillaume ROUGÉ
496 Jean PUJOL 1780 Pomérols Marie BASTIDE 18.2.1805 Pomérols
497 Marie BASTIDE Jean PUJOL 18.2.1805 Pomérols
498 François VOISIN Catherine BASCOU
499 Catherine BASCOU François VOISIN
502 Antoine GANTON 3.2.1847 St Germain Millau
504 Michel VIDAL Marguerite GAILLARD
505 Marguerite GAILLARD Michel VIDAL
506 Jacques VIDAL Anne HUGUES
507 Anne HUGUES Jacques VIDAL
508 André ALQUIER 1776 Pomérols Jeanne PERRIN 25.1.1797 Pomérols
509 Jeanne PERRIN 1775 Pomérols André ALQUIER 25.1.1797 Pomérols
510 Jacques GILLAN 1778 Pomérols Marguerite Anne LÈBAC 12.8.1806 Pomérols
511 Marguerite Anne LÈBAC 1783 Pomérols Jacques GILLAN 12.8.1806 Pomérols
Génération 10
512 Joseph BAUDOUIN 28.11.1721 Uriménil • Marie-Jeanne DUSAPIN
• Catherine BLAISE • 24.11.1744
• 6.11.1753 • Uriménil
• Uriménil 26.9.1771 Hadol 49
513 Catherine BLAISE 2.10.1723 Uriménil • Nicolas CLAUDEL
• Joseph BAUDOUIN • 16.5.1743
• 6.11.1753 • Uriménil
• Uriménil 15.11.1795 Dounoux 72
514 Maximilien Ignace MANGIN Anne JACQUOT 9.11.1751 Uriménil
515 Anne JACQUOT Saint Laurent Maximilien Ignace MANGIN 9.11.1751 Uriménil
516 Eloi GURY Jeanne-Marie FREMIOT 22.2.1751 Uriménil
517 Jeanne-Marie FREMIOT Eloi GURY 22.2.1751 Uriménil
518 Dominique POIROT 29.1.1735 Uzemain Marie-Madeleine DUGRAVOT 18.1.1763 Girancourt 88
519 Marie-Madeleine DUGRAVOT 7.5.1739 Dommartin aux Bois 88 Dominique POIROT 18.1.1763 Girancourt 88
520 Jean COLINCHARD 24.9.1738 Le Clerjus 88 Françoise GOLBIN 23.10.1759 La Chapelle aux Bois
521 Françoise GOLBIN 24.3.1738 La Chapelle aux Bois Jean COLINCHARD 23.10.1759 La Chapelle aux Bois 1.3.1788 La Chapelle aux Bois 49
522 Augustin BERNARDIN 14.2.1749 La Chapelle aux Bois Marguerite GRISEZ 22.7.1805 La Chapelle aux Bois 56
523 Marguerite GRISEZ 25.9.1738 Xertigny 88 Augustin BERNARDIN > 1782 Xertigny 88 >= 43
524 Claude BAUDOUIN 1730 Xertigny 88 Marguerite MENETREL < 1763 Xertigny 88 8.2.1767 Xertigny 88 37
525 Marguerite MENETREL < 1730 Claude BAUDOUIN < 1763 Xertigny 88 13.11.1767 Xertigny 88 >= 37
526 Dominique VUILLEMIN Marguerite BESSON
527++ Marguerite BESSON < 1750 Xertigny 88 • Dominique VUILLEMIN
• Dominique VUILLEMIN •
• •

528 Mathieu LOUIS <> 1728 & 1733 Cheniménil Françoise DUPREY 19.1.1762 Docelles 88 16.10.1814 Dounoux >= 81
529 Françoise DUPREY Docelles 88 Mathieu LOUIS 19.1.1762 Docelles 88
530 Joseph DEMENGE Marie Anne ANCELLE
531 Marie Anne ANCELLE Joseph DEMENGE
532 Pierre CHARTON Anne Françoise VINEL 24.11.1772 Hadol
533 Anne Françoise VINEL Pierre CHARTON 24.11.1772 Hadol
534 Jean Joseph ANDRE 19.11.1742 Uzemain Catherine DESCHASEAUX 7.1.1772 Uzemain 4.11.1776 Uzemain 33
535 Catherine DESCHASEAUX 14.9.1741 Uzemain • Jean Joseph ANDRE
• Joseph HERRAYE • 7.1.1772
• 17.2.1789 • Uzemain
• Uzemain
536 François ARNOULD 13.3.1738 Bellefontaine Marie-Rose MATHIEU 20.12.1760 Raon aux Bois 1.5.1787 Raon aux Bois 49
537 Marie-Rose MATHIEU 5.1.1741 Raon aux Bois François ARNOULD 20.12.1760 Raon aux Bois
540 Claude DE LACUVE 7.9.1705 Uriménil Anne DEL 30.6.1744 Raon aux Bois 17.2.1790 Uriménil 84
541 Anne DEL 25.9.1717 Raon aux Bois Claude DE LACUVE 30.6.1744 Raon aux Bois 30.7.1784 Uriménil 66
542 Jean Epvre MOREL Marie Christine PIERRON 23.8.1763 Uriménil > 1793 Uriménil
543 Marie Christine PIERRON Jean Epvre MOREL 23.8.1763 Uriménil > 1793 Uriménil
544 Jean Baptiste PIERRE 6.7.1719 Charmois L’Orgueilleux Marguerite HACQUARD 28.7.1792 Xertigny 88 73
545 Marguerite HACQUARD 1731 Xertigny 88 Jean Baptiste PIERRE 23.1.1792 Xertigny 88 61
546 Etienne POIROT Cécile PIERRON
547 Cécile PIERRON Etienne POIROT < 1797
552 Jean Baptiste CHAUFFOUR 10.12.1711 Fougerolles • Marie GUERY
• Marie Madeleine BENNEROT • 8.5.1742
• 27.1.1761 • Hadol
• Hadol 8.1.1779 Hadol 67
553 Marie Madeleine BENNEROT 9.12.1726 Hadol • Jacques LAPOIRIE
• Jean Baptiste CHAUFFOUR • 26.4.1747
• 27.1.1761 • Hadol
• Hadol
554 Jacques LECLERC Marie THIRIET
555 Marie THIRIET Jacques LECLERC
558 Jean VUILLEMIN 28.2.1739 Hadol Marguerite LALLOUE 18.11.1776 Hadol 1.6.1785 Hadol 46
559 Marguerite LALLOUE 20.7.1742 Hadol Jean VUILLEMIN 18.11.1776 Hadol 7.5.1785 Hadol 42
572 Dominique CANEL Chaumousey Anne DUMONT
573 Anne DUMONT Chaumousey Dominique CANEL
574 Dominique IMATTE Marguerite THIEBAUT
575 Marguerite THIEBAUT Dominique IMATTE
584++ Jacques KUSTNER Catherine DABER
585++ Catherine DABER Jacques KUSTNER
640 Caspar SCHÖPF Marie BOUIST
641 Marie BOUIST Caspar SCHÖPF
642 Jean KUNTZMANN Ville Marie Barbe SOUSINTALER
643 Marie Barbe SOUSINTALER Ville Jean KUNTZMANN
644 Jean Georges LACOMB 1735 Trimbach Anne Marie GEIGER
645 Anne Marie GEIGER Trimbach Jean Georges LACOMB
646 Antoine DILLENSEGER Anne Marie BLUMBERGER < 6.1.1799 Kintzheim
647 Anne Marie BLUMBERGER Antoine DILLENSEGER > 6.1.1799 Kintzheim
656 Sikrit HICKEL Marie SCHATTEN 18.10.an VIII Kurtzenhouse
657 Marie SCHATTEN Sikrit HICKEL > 1806 Kurtzenhouse
658 Abraham THOMAS Anne LITT > 1806 Brumath
659 Anne LITT Abraham THOMAS
660 Jean Michel SCHERTZ Strasbourg Robertsau Catherine PORUMTEV
661 Catherine PORUMTEV Jean Michel SCHERTZ
662 Jean Frédéric FISCHBACKER Salome SPAHR 8.3.1814 Strasbourg
663 Salome SPAHR Jean Frédéric FISCHBACKER 16.6.1815 Strasbourg Robertsau
672 Pierre COTTO < 1759 Sospel Marie CARABALONA
673 Marie CARABALONA < 1759 Sospel Pierre COTTO
692 André MANCINI < 1750 Luques Catherine MUNEINI < 1811 Bastia
693 Catherine MUNEINI < 1750 Luques André MANCINI > 1811 >= 60
694 Noël POMPEI < 1769 Bastia • Mariange PANTATEURI
• Thérèse Fylius SAMESEA •
• •
• < 26.12.1811 Bastia
695 Thérèse Fylius SAMESEA < 1769 Bastia Noël POMPEI > 26.12.1811 Bastia >= 42
700 David SALAMITE Sospel Marie GIRARD 23.5.1834 Antibes
701 Marie GIRARD 1785 Antibes David SALAMITE 6.10.1808 Antibes 23
702 Antoine Joseph BERNARDIN 13.3.1781 Biot Madeleine MILLE 21.8.1810 Biot
703 Madeleine MILLE 9.8.1790 Biot Antoine Joseph BERNARDIN 21.8.1810 Biot
896 Jean MONESTIER Jeanne ANDRIEU
897 Jeanne ANDRIEU Jean MONESTIER
898 Jean Pierre JOUVE Jeanne ALLO
899 Jeanne ALLO Jean Pierre JOUVE
916 Jean Antoine MALAVIALLE 1766 Aumes
918 Henri MONESTIE Françoise ALAN 20.12.an VII Aumes
919 Françoise ALAN Henri MONESTIE 9.11.an VI Aumes
924 François COUDERC 1748 Aumes Marguerite JULLIE
925 Marguerite JULLIE François COUDERC
926 Jean MILHAU 1752 Aumes Marie BERNARD
927 Marie BERNARD Jean MILHAU
928 Jacques LOURDOU Marguerite MOULIN < 1.10.1817 Loupian
929 Marguerite MOULIN Jacques LOURDOU
930 Antoine CARRIERE Claire DOLQUE 29.6.1813 Montagnac
931 Claire DOLQUE Antoine CARRIERE
934 Jean JOUVE Marie ROUCH > 22.2.1805 Aumes
935 Marie ROUCH Jean JOUVE > 22.2.1805 Aumes
936 Jean BRASSAC 1756 Aumes Marie BRUNEL
937 Marie BRUNEL 1758 Aumes Jean BRASSAC
938 Pierre BAUDOU 1756 Aumes Marie LAFFON
939 Marie LAFFON Pierre BAUDOU
940 François SOULIE Geniève MONESTIER > 29.5.1822 Aumes
941 Geniève MONESTIER François SOULIE > 29.5.1822 Aumes
942 Jean Andé COUDERC Marie Jeanne BAUDOU 28.3.1822 Aumes
943 Marie Jeanne BAUDOU Jean Andé COUDERC 1.9.1820 Aumes
944 Hillaire VALETTE 1744 Pezenas Anne MANTEAU
945 Anne MANTEAU Hillaire VALETTE
946 Jean TAUSSAC Montagnac Anne FOURNIER
947 Anne FOURNIER Jean TAUSSAC
952 Bernard IZARD Marie ALUISAU < 1822 Lézignan la Cèbe
953 Marie ALUISAU Bernard IZARD > 1822
954 André AUBENQUE Marie CASTANIE < 1822 Lézignan la Cèbe
955 Marie CASTANIE André AUBENQUE
992 Pierre PUJOL 1760 Pomérols Jeanne ALQUIE 21.5.1781 Pomérols
993 Jeanne ALQUIE 1765 Pomérols Pierre PUJOL 21.5.1781 Pomérols
994 Jean BASTIDE Marie VIDAL 24.9.1804 Pomérols
995 Marie VIDAL 1765 Pomérols Jean BASTIDE
1 016 François ALQUIER Marie BARRAL
1 017 Marie BARRAL François ALQUIER
1 018 Pierre PERRIN Françoise BASTIDE
1 019 Françoise BASTIDE Pierre PERRIN
1 020 Anicé GILLAN Catherine CARRIERE > 12.8.1808 Pomérols
1 021 Catherine CARRIERE Anicé GILLAN > 12.8.1806 Pomérols
1 022 Antoine LÈBAC Marianne BOUSQUET 3.3.1793 Servian
1 023 Marianne BOUSQUET Antoine LÈBAC
Génération 11
1 024 François BAUDOUIN 8.12.1693 Pomer Anne-Marie PIERRE 21.1.1721 Uriménil 14.5.1763 Uriménil 69
1 025 Anne-Marie PIERRE 12.2.1696 Uriménil François BAUDOUIN 21.1.1721 Uriménil 21.9.1744 Uriménil 48
1 026 Dominique BLAISE 1688 Uriménil Anne FRESSE 21.2.1718 Dommartin lès Remiremont 88 5.7.1743 Uriménil 55
1 027 Anne FRESSE 9.11.1687 Rupt sur Mo-selle 88 Dominique BLAISE 21.2.1718 Dommartin lès Remiremont 88 3.3.1751 Uriménil 63
1 028 Jean-Charles MANGIN Saint Laurent • Anne CURIEN
• Marie PIERRE • 25.11.1708
• 7.1.1728 • Uriménil
• Uriménil
1 029 Marie PIERRE Saint Nabord 88 Jean-Charles MANGIN 7.1.1728 Uriménil
1 030 Claude JACQUOT Marguerite MANGIN
1 031 Marguerite MANGIN Claude JACQUOT
1 032 Nicolas GURY Madeleine MOUREL 28.1.1728 Uriménil
1 033 Madeleine MOUREL • Nicolas GURY
• Joseph JACOPIN • 28.1.1728
• 1.2.1734 • Uriménil
• Uriménil
1 034 Jacques FREMIOT Uriménil Anne-Marie RUER 3.2.1728 Hadol
1 035 Anne-Marie RUER 23.6.1706 Hadol Jacques FREMIOT 3.2.1728 Hadol
1 036 Claude POIROT 18.2.1708 Uzemain Agathe GREGY 23.1.1730 Uzemain 4.12.1775 Uzemain 67
1 037 Agathe GREGY 15.11.1700 Uzemain Claude POIROT 23.1.1730 Uzemain 28.10.1767 Uzemain 66
1 038 Jean DUGRAVOT 15.4.1714 Dommartin aux Bois 88 Anne AUBRY 17.6.1736 Dommartin aux Bois 88 22.4.1785 Dommartin aux Bois 88 71
1 039 Anne AUBRY 1714 Docelles 88 Jean DUGRAVOT 17.6.1736 Dommartin aux Bois 88 7.1.1760 Dommartin aux Bois 88 46
1 040 Jean COLINCHARD < 1708 Le Clerjus 88 Madeleine MELINE 1729 Le Clerjus 88
1 041 Madeleine MELINE 1710 Le Clerjus 88 Jean COLINCHARD 1729 Le Clerjus 88 10.9.1760 Le Clerjus 88 50
1 042 Claude-Del GOLBIN (OU GOLBAIN, GOLBE, GOLBEY) 1700 Le Clerjus 88 Jeanne TERNIER 2.3.1734 La Chapelle aux Bois 17.8.1773 Le Clerjus 88 73
1 043 Jeanne TERNIER Claude-Del GOLBIN (OU GOLBAIN, GOLBE, GOLBEY) 2.3.1734 La Chapelle aux Bois 25.4.1758 La Chapelle aux Bois
1 044 Sébastien BERNARDIN 1709 La Chapelle aux Bois Catherine BOURGEAUX 2.3.1734 Remiremont
1 045 Catherine BOURGEAUX 1709 La Chapelle aux Bois Sébastien BERNARDIN 2.3.1734 Remiremont
1 046 Claude-François GRISEZ < 1705 Xertigny 88 Anne JORAND 1728 Xertigny 88
1 047 Anne JORAND < 1708 Xertigny 88 Claude-François GRISEZ 1728 Xertigny 88 26.3.1743 Xertigny 88 >= 35
1 056 Mathieu LOUIS Rupt sur Mo-selle Barbe JACQUEMIN 4.5.1734 Docelles 88 < 17.1.1758
1 057 Barbe JACQUEMIN Docelles 88 Mathieu LOUIS 4.5.1734 Docelles 88
1 058 Joseph DUPREY Jeanne LAMBERT
1 059 Jeanne LAMBERT Joseph DUPREY
1 064 François CHARTON Jeanne JEANDON
1 065 Jeanne JEANDON 13.2.1719 Xertigny 88 François CHARTON
1 066 Claude François VINEL 1715 Uriménil • Libaire REMY
• Jeanne Françoise NURDIN • 24.1.1733
• 27.1.1750 • Uriménil
• Uzemain 27.5.1753 Hadol 38
1 067 Jeanne Françoise NURDIN 29.6.1718 Uzemain Claude François VINEL 27.1.1750 Uzemain
1 068 Claude ANDRE 1709 Uriménil Elisabeth POYARD 26.4.1740 Uzemain 27.11.1779 Uriménil 70
1 069 Elisabeth POYARD 5.12.1712 Uzemain • Claude NICOLAS
• Claude ANDRE • 16.2.1733
• 26.4.1740 • Uzemain
• Uzemain 3.10.1781 Uzemain 68
1 070 Joseph DESCHASEAUX 13.2.1714 Charmois L’Orgueilleux Catherine BERNIER 21.7.1739 Uzemain 2.4.1747 Uzemain 33
1 071 Catherine BERNIER 11.11.1718 Uzemain Joseph DESCHASEAUX 21.7.1739 Uzemain
1 072 Nicolas ARNOULD 12.8.1704 Bellefontaine Marguerite LAURENT 2.3.1734 Bellefontaine 12.4.1771 Bellefontaine 66
1 073 Marguerite LAURENT 20.2.1711 Bellefontaine Nicolas ARNOULD 2.3.1734 Bellefontaine 7.10.1775 Bellefontaine 64
1 080 Joseph DE LACUVE 1677 Marguerite ANTOINE 10.1.1695 Uriménil 18.4.1747 Uriménil 70
1 081 Marguerite ANTOINE 1669 Joseph DE LACUVE 10.1.1695 Uriménil 15.6.1739 Uriménil 70
1 082 Claude DEL Raon aux Bois • Jeanne GRILLOT
• Anne PERRIN • 13.7.1712
• 24.4.1714 • Raon aux Bois
• Raon aux Bois
1 083 Anne PERRIN 21.1.1681 Uriménil Claude DEL 24.4.1714 Raon aux Bois 27.7.1750 Uriménil 69
1 084 Joseph MOREL 28.2.1689 Uriménil Anne Marie DE LACUVE 30.1.1720 Uriménil 27.2.1754 Uriménil 64
1 085 Anne Marie DE LACUVE 25.3.1700 Uriménil Joseph MOREL 30.1.1720 Uriménil
1 086 Jean Epvre PIERRON 26.10.1721 Uriménil Anne THIRIET 8.1.1754 Chaumousey
1 087 Anne THIRIET < 1736 Chaumousey • MATHIIEU
• Jean Epvre PIERRON • < 1754
• 8.1.1754 • Chaumousey
• Chaumousey
1 088 Sébastien PIERRE 1669 Charmois L’Orgueilleux Anne GRANDCOLAS 2.9.1707 Harol 88 25.4.1741 Charmois L’Orgueilleux 72
1 089 Anne GRANDCOLAS 1688 Harol 88 Sébastien PIERRE 2.9.1707 Harol 88 27.5.1748 Charmois L’Orgueilleux 60
1 092 Claude Dominique POIROT 27.2.1700 Hagecourt Jeanne NOEL 13.10.1767 Begnecourt 67
1 093 Jeanne NOEL 18.4.1700 Gelvecourt et Adompt Claude Dominique POIROT 14.11.1768 Gelvecourt et Adompt 68
1 104 Jean CHAUFFOUR Barbe LAINE 22.1.1704 Fougerolles Fougerolles
1 105 Barbe LAINE Jean CHAUFFOUR 22.1.1704 Fougerolles
1 106 Laurent BENNEROT 10.8.1697 Hadol Marie Reine BALLON 15.1.1726 Hadol 16.9.1751 Hadol 54
1 107 Marie Reine BALLON 19.3.1694 Hadol • Laurent BENNEROT
• Gengoult MATHIEU • 15.1.1726
• • Hadol
• 18.11.1757 Hadol 63
1 116 Nicolas VUILLEMIN 19.9.1695 Hadol • Marie Anne THOMAS
• Marie COURTOIS • 6.10.1733
• • Hadol

1 117 Marie Anne THOMAS 4.2.1713 Uzemain Nicolas VUILLEMIN 6.10.1733 Hadol
1 118 Joseph LALLOUE 27.3.1701 Uzemain Marie JEROME 3.2.1728 Hadol 30.1.1761 Hadol 59
1 119 Marie JEROME 6.6.1708 Hadol Joseph LALLOUE 3.2.1728 Hadol 5.6.1766 Hadol 57
1 400 François SALAMITE Catherine AUBERT
1 401 Catherine AUBERT François SALAMITE
1 402 Honoré GIRARD Marie Cécile MAURAN Antibes
1 403 Marie Cécile MAURAN Antibes Honoré GIRARD Antibes
1 404 Honoré BERNARDIN Biot Honorée SARDIN Biot
1 405 Honorée SARDIN Biot Honoré BERNARDIN < 21.8.1810 Biot
1 406 Pierre Joseph MILLE Biot Madeleine MAVY Biot
1 407 Madeleine MAVY Biot Pierre Joseph MILLE Biot
1 984 Jean PUJOL Marguerite LOUPIAC
1 985 Marguerite LOUPIAC Jean PUJOL
1 986 Pierre ALQUIE Marie FOUILE
1 987 Marie FOUILE Pierre ALQUIE
Génération 12
2 048 Jean BAUDOUIN 29.6.1666 Xertigny 88 Anne MUNIER 23.10.1681 La Chapelle aux Bois 3.2.1721 Xertigny 88 54
2 049 Anne MUNIER 1657 Xertigny 88 Jean BAUDOUIN 23.10.1681 La Chapelle aux Bois 14.9.1719 Xertigny 88 62
2 050 Jacques PIERRE 1665 Uriménil • Quirine PIERRON
• Anne (JEAN)BLAISE • 7.12.1695
• • Uriménil
• 15.2.1745 Uriménil 80
2 051 Quirine PIERRON Jacques PIERRE 7.12.1695 Uriménil 29.10.1740 Uriménil
2 052 Claude BLAISE < 1668 Deyvillers Françoise VASSEUR 29.10.1686 Deyvillers < 21.2.1718
2 053 Françoise VASSEUR Sercoeur Claude BLAISE 29.10.1686 Deyvillers
2 054 Joseph FRESSE 16.10.1654 Rupt sur Mo-selle 88 Claudotte ANDREUX 14.10.1720 Chaumousey 65
2 055 Claudotte ANDREUX 16.3.1657 Rupt sur Mo-selle 88 Joseph FRESSE
2 056 Jacques MANGIN Anne PETITJEAN
2 057 Anne PETITJEAN Jacques MANGIN
2 058 Mathieu PIERRE 21.9.1679 Vagney 88 Nicole ROUSSEL 2.6.1711 Vagney 88
2 059 Nicole ROUSSEL 28.7.1692 Vagney 88 Mathieu PIERRE 2.6.1711 Vagney 88
2 064 Louis GURY Anne ANTOINE 12.11.1687 Uriménil
2 065 Anne ANTOINE Louis GURY 12.11.1687 Uriménil
2 066 Jean MOUREL Anne VUILLEMIN 19.6.1685 Uriménil
2 067 Anne VUILLEMIN Jean MOUREL 19.6.1685 Uriménil
2 068 Joseph FREMIOT Claude LALLOUE
2 069 Claude LALLOUE Joseph FREMIOT
2 070 Claude RUER Quirine MOUREL
2 071 Quirine MOUREL 1676 Hadol Claude RUER 2.11.1736 Hadol 60
2 072 Nicolas POIROT 20.10.1670 Uzemain Marie Madeleine MARCHAND 12.2.1692 Uzemain 10.4.1711 Uzemain 40
2 073 Marie Madeleine MARCHAND 31.1.1673 Uzemain Nicolas POIROT 12.2.1692 Uzemain 16.5.1714 Uzemain 41
2 074 Claude GREGY 10.1666 Uzemain Marie CHASSARD 16.2.1695 Uzemain 21.4.1716 Uzemain 49
2 075 Marie CHASSARD 11.10.1665 La Chapelle aux Bois Claude GREGY 16.2.1695 Uzemain 23.1.1711 Uzemain 45
2 076 Jean DUGRAVOT 3.10.1670 Dommartin aux Bois 88 Françoise THOMAS 24.1.1702 Dommartin aux Bois 88
2 077 Françoise THOMAS 6.10.1672 Dommartin aux Bois 88 • Jean DUGRAVOT
• Jacques GALMICHE • 24.1.1702
• 4.5.1728 • Dommartin aux Bois 88
• Dommartin aux Bois 88 26.3.1748 Dommartin aux Bois 88 75
2 078 Jacques AUBRY 5.10.1681 Docelles 88 Françoise BRETON 5.7.1705 Docelles 88 11.1.1767 Docelles 88 85
2 079 Françoise BRETON 1681 Docelles 88 Jacques AUBRY 5.7.1705 Docelles 88 19.8.1733 Girancourt 88 52
2 080 Joseph COLINCHARD Xertigny 88 Catherine BODEZ > 1680
2 081 Catherine BODEZ 1661 Le Clerjus 88 Joseph COLINCHARD > 1680 1.6.1741 Le Clerjus 88 80
2 082 Dominique MELINE 10.8.1675 Xertigny 88 Sébastiienne JEANDIN
2 083 Sébastiienne JEANDIN < 1671 Xertigny 88 • Paul DURUPT
• Dominique MELINE • 22.11.1689
• • La Chapelle aux Bois

2 084 Léonard GOLBIN (OU GOLBAIN, GOLBE, GOLBEY) Hélène THOUVENOT
2 085 Hélène THOUVENOT Léonard GOLBIN (OU GOLBAIN, GOLBE, GOLBEY)
2 086 Jean-Claude TERNIER 1666 Xertigny 88 Marguerite ROBERT 16.2.1695 Breuvannes 15.5.1746 Xertigny 88 80
2 087 Marguerite ROBERT Jean-Claude TERNIER 16.2.1695 Breuvannes
2 088 Nicolas BERNARDIN Anne LAURENT
2 089 Anne LAURENT Nicolas BERNARDIN
2 090 Jean BOURGEAUX Didière TASSIN
2 091 Didière TASSIN Jean BOURGEAUX
2 092 Claude GRISEZ Marie PORTAIL 23.10.1728 Xertigny 88
2 093 Marie PORTAIL Claude GRISEZ 23.10.1728 Xertigny 88
2 094 Joseph JORAND Christine SALGNEY
2 095 Christine SALGNEY Joseph JORAND
2 112 Amé LOUIS < 1660 Bellefontaine Anne HENRY 18.11.1680 Bellefontaine 21.8.1724 Bellefontaine >= 64
2 113 Anne HENRY < 1664 Bellefontaine Amé LOUIS 18.11.1680 Bellefontaine
2 128 Florent CHARTON 28.7.1683 Pomer Marguerite GARION 20.3.1764 Xertigny 88 80
2 129 Marguerite GARION 28.9.1699 Xertigny 88 Florent CHARTON 10.2.1753 Xertigny 88 53
2 130 Brice JEANDON 1689 Bettegney St Brice Anne Marie BONNARD 5.11.1715 Chaumousey 11.5.1763 Xertigny 88 74
2 131 Anne Marie BONNARD 4.5.1693 Le Val d’Ajol Brice JEANDON 5.11.1715 Chaumousey 17.2.1759 Xertigny 88 65
2 132 Jean VINEL Agnès GARION
2 133 Agnès GARION Jean VINEL
2 134 Humbert NURDIN 1670 Fougerolles • Marguerite SACHOT
• Barbe PERNOT • 22.2.1707
• 3.2.1733 • Uzemain
• Uzemain 8.4.1750 Uzemain 80
2 135 Marguerite SACHOT 5.7.1685 Uzemain Humbert NURDIN 22.2.1707 Uzemain 22.6.1726 Uzemain 40
2 136 Bernard ANDRE Françoise MAUFROIS
2 137 Françoise MAUFROIS Bernard ANDRE
2 138 Antoine POYARD Marie GUIGNON
2 139 Marie GUIGNON Antoine POYARD
2 140 Joseph DESCHASEAUX Marie Marguerite GRANDMAIRE
2 141 Marie Marguerite GRANDMAIRE Joseph DESCHASEAUX 18.12.1725 Charmois L’Orgueilleux
2 142 Pierre BERNIER 1687 Uzemain Marie ANTOINE 4.2.1717 Uzemain 6.4.1767 Uzemain 80
2 143 Marie ANTOINE 30.3.1679 Uzemain Pierre BERNIER 4.2.1717 Uzemain 13.6.1762 Uzemain 83
2 166 Nicolas PERRIN Marie THIRIAT
2 167 Marie THIRIAT Nicolas PERRIN 8.6.1712 Raon aux Bois
2 168 Nicolas MOUREL 1645 Uriménil • Marie CURIEN
• Marie MARTIN • < 1673
• 3.6.1673 •
• Uriménil 1.11.1690 Uriménil 45
2 169 Marie MARTIN 1649 Nicolas MOUREL 3.6.1673 Uriménil 28.4.1713 Uriménil 64
2 170 Nicolas DE LACUVE < 1674 Anne RUER 5.3.1696 Uriménil 30.9.1749 Uriménil >= 75
2 171 Anne RUER 13.10.1671 Uriménil Nicolas DE LACUVE 5.3.1696 Uriménil 5.6.1749 Uriménil 77
2 172 Joseph PIERRON 18.5.1673 Uriménil • Anne (Marie) RUER
• Elisabeth BUFFET • 3.3.1703
• • Uriménil
• 30.6.1741 68
2 173 Elisabeth BUFFET 1693 Le Pont du Bois Joseph PIERRON 3.2.1763 St Laurent 70
2 176 Sébastien PIERRE Marguerite COLIN
2 177 Marguerite COLIN Sébastien PIERRE
2 178 Dominique GRANDCOLAS Anne RENARD
2 179 Anne RENARD Dominique GRANDCOLAS
2 184 Joseph POIROT 22.9.1667 Escles Anne Nicole MOUROT 8.1.1696 Hagecourt 22.9.1736 Jorxey 69
2 185 Anne Nicole MOUROT 6.5.1663 Lerrain Joseph POIROT 8.1.1696 Hagecourt 23.3.1740 Attigny 76
2 212 Quirin BENNEROT 18.2.1661 Hadol Claudette DIEUDONNE 30.5.1683 Hadol 6.10.1719 Hadol 58
2 213 Claudette DIEUDONNE 26.5.1658 Hadol Quirin BENNEROT 30.5.1683 Hadol 5.3.1728 Hadol 69
2 214 Joseph BALLON Barbe VUILLEMIN 25.5.1687 Hadol 4.3.1725 Hadol
2 215 Barbe VUILLEMIN 11.6.1663 Hadol Joseph BALLON 25.5.1687 Hadol 13.12.1726 Hadol 63
2 232 Jean Claude VUILLEMIN Anne GERARD
2 233 Anne GERARD Jean Claude VUILLEMIN
2 234 Jean Nicolas THOMAS 22.3.1666 Uzemain Marie FREMIOT 25.1.1695 Uzemain 8.5.1717 Uzemain 51
2 235 Marie FREMIOT 26.12.1673 Uzemain Jean Nicolas THOMAS 25.1.1695 Uzemain 23.8.1716 Uzemain 42
2 236 Jacques LALLOUE 25.7.1671 Hadol • Anne JEANPIERRE
• Anne Marie LEROY • 3.2.1694
• 23.4.1708 • Hadol
• Uzemain 11.8.1719 Hadol 48
2 237 Anne JEANPIERRE 15.6.1672 Hadol Jacques LALLOUE 3.2.1694 Hadol 3.2.1707 Hadol 34
2 238 Claude JEROME Marie BAUDELET
2 239 Marie BAUDELET Claude JEROME
Génération 13
4 096 Demenge BAUDOUIN Anne Georgine BODEL
4 097 Anne Georgine BODEL Demenge BAUDOUIN
4 098 Nicolas MUNIER Anne GODARD
4 099 Anne GODARD Nicolas MUNIER
4 102 Claude PIERRON Jeanne MARTIN
4 103++ Jeanne MARTIN • Martin PIERRON
• Claude PIERRON •
• •
• 5.2.1705 Uriménil
4 108 Nicolas FRESSE 10.1.1627 Rupt sur Mo-selle 88 Cosmatte ??
4 109 Cosmatte ?? Nicolas FRESSE
4 110 Jacquot ANDREUX Claire CREUSOT
4 111 Claire CREUSOT Jacquot ANDREUX
4 116 Pierre-Nicolas PIERRE Thiéfosse 88 Catherine MOUGEL 29.4.1668 Vagney 88
4 117 Catherine MOUGEL < 1648 Gerbamont Pierre-Nicolas PIERRE 29.4.1668 Vagney 88
4 118 Antoine ROUSSEL Marie PIERROT 25.10.1689 Vagney 88
4 119 Marie PIERROT Antoine ROUSSEL 25.10.1689 Vagney 88
4 128 Nicolas GURY
4 130 Fleurent ANTOINE
4 132 Jean MOUREL
4 134 Dominique VUILLEMIN < 1750 Xertigny 88 Marguerite BESSON
4 135 (527) Marguerite BESSON < 1750 Xertigny 88 • Dominique VUILLEMIN
• Dominique VUILLEMIN •
• •

4 144 Claude POIROT 2.10.1640 Uzemain Claudette Marie THOMAS < 1669 Uzemain 10.8.1708 Uzemain 67
4 145 Claudette Marie THOMAS 21.4.1646 Uzemain Claude POIROT < 1669 Uzemain 20.6.1711 Uzemain 65
4 146 Claude MARCHAND 1651 Uzemain • Valburge LEPRINCE
• Claudine GERARD • < 1673
• 3.7.1696 •
• Uzemain 28.4.1721 Uzemain 70
4 147 Valburge LEPRINCE 11.5.1645 Uzemain Claude MARCHAND < 1673 12.11.1695 Uzemain 50
4 148 Jean GREGY 20.12.1641 Uzemain • Anne DUHOUX
• Anne BASSO • 1661
• • Reblangeotte

4 149 Anne DUHOUX 1637 Ville sur Illon Jean GREGY 1661 Reblangeotte
4 150 Claude CHASSARD 1.7.1646 La Chapelle aux Bois Marie DIOLE 10.1696 La Chapelle aux Bois 50
4 151 Marie DIOLE Claude CHASSARD 2.8.1685 Xertigny 88
4 152 Dominique DUGRAVOT Anne VINCENT
4 153 Anne VINCENT Dominique DUGRAVOT
4 154 Nicolas THOMAS Catherine THOUVENOT 1670 Uzemain
4 155 Catherine THOUVENOT Nicolas THOMAS
4 156 Claude (Georges) AUBRY • Anne DE LA POIRIE
• Laurence JACQUEMIN •
• •

4 157 Laurence JACQUEMIN • Claude (Georges) AUBRY
• CLAUDE •
• •

4 158 Martin BRESSON Claudette DUGUENOT
4 159 Claudette DUGUENOT Martin BRESSON
4 164 Demenge MELINE 1643 Xertigny 88 Jeanne-Catherine DAVAL 27.3.1719 Xertigny 88 76
4 165 Jeanne-Catherine DAVAL Demenge MELINE 25.8.1697 Xertigny 88
4 166 Claude JEANDIN
4 172 Jacques TERNIER Germaine HOM
4 173 Germaine HOM Fedry Jacques TERNIER
4 174 Nicolas ROBERT Breuvannes Marguerite NEVEUX
4 175 Marguerite NEVEUX Nicolas ROBERT
4 256 Claude CHARTON • Elisabeth GERARD
• Marguerite ou Mougeotte GERARD •
• •

4 257 Elisabeth GERARD Claude CHARTON
4 258 Demenge GARION Françoise LHOTE 16.9.1681 Xertigny 88
4 259 Françoise LHOTE Val d’Ajol Demenge GARION 16.9.1681 Xertigny 88
4 260 Nicolas JEANDON Simone LAMBERT
4 261 Simone LAMBERT Nicolas JEANDON
4 262 Dominique BONNARD Germaine CHAUFFOUR
4 263 Germaine CHAUFFOUR Dominique BONNARD
4 268 Humbert NURDIN Jeanne BILLEQUEZ 4.7.1667 Fougerolles
4 269 Jeanne BILLEQUEZ Humbert NURDIN 4.7.1667 Fougerolles
4 270 Nicolas SACHOT 1650 Uzemain Madeleine MARCAT 1675 Uzemain
4 271 Madeleine MARCAT 1652 Uzemain Nicolas SACHOT 1675 Uzemain 12.2.1737 Uzemain 85
4 284 Jean BERNIER Barbe VALENTIN
4 285 Barbe VALENTIN Jean BERNIER
4 286 Claude ANTOINE 1640 Uzemain Mengeotte LEPRINCE Uzemain
4 287 Mengeotte LEPRINCE 8.5.1642 Uzemain Claude ANTOINE Uzemain 31.10.1685 Uzemain 43
4 332 Estienne PERRIN Raon aux Bois Délatte VITRESSE 26.10.1694 Raon aux Bois
4 333 Délatte VITRESSE Estienne PERRIN 16.5.1692 Raon aux Bois
4 334 Nicolas THIRIAT 30.7.1667 Raon aux Bois
4 336 Jean MOUREL 1611 Uriménil 22.5.1691 Uriménil 80
4 340 Dominique DE LACUVE Nicolle BOURLIER 13.8.1693 Uriménil
4 341 Nicolle BOURLIER Dominique DE LACUVE
4 342 Pierre RUER 1640 Claudette PIERRON 23.1.1716 Uriménil 76
4 343 Claudette PIERRON 1644 Uriménil Pierre RUER 1.3.1709 Uriménil 65
4 344 Martin PIERRON • BERNARD
• Jeanne MARTIN • 17.11.1663
• • Uriménil
• 14.1.1687 Uriménil
4 345 (4 103) Jeanne MARTIN • Martin PIERRON
• Claude PIERRON •
• •
• 5.2.1705 Uriménil
4 346 Humbert BUFFET 1675 Raon • Marie PORTE
• Anne DE LEMONTEY • 7.2.1695
• 24.5.1735 • Raon
• Le Pont du Bois
4 347 Marie PORTE 1674 Venizey Humbert BUFFET 7.2.1695 Raon 2.6.1726 Le Pont du Bois 52
4 352 Bastien PIERRE Claudette DE LA GUICHE
4 353 Claudette DE LA GUICHE • Bastien PIERRE
• Bastien PIERRE •
• •

4 354 François COLIN Mathiotte DUGRAVOT
4 355 Mathiotte DUGRAVOT François COLIN 3.2.1697 Girancourt 88
4 424 Demenge BENNEROT Hadol 1670 Hadol
4 426 Adelphe DIEUDONNE Claudette DIEUDONNE 27.2.1669 Hadol
4 427 Claudette DIEUDONNE Adelphe DIEUDONNE 12.2.1689 Hadol
4 430 Nicolas VUILLEMIN Anne MARCHAL 24.1.1643 Hadol
4 431 Anne MARCHAL Nicolas VUILLEMIN 24.1.1643 Hadol 19.11.1688 Hadol
4 468 Claude THOMAS 21.9.1641 Uzemain Marguerite POIROT
4 469 Marguerite POIROT 1647 • Claude THOMAS
• Claude THOMAS •
• •
• 1702 55
4 470 Florent FREMIOT 23.11.1645 Uzemain Marie SAINT PAUL 5.5.1705 Uzemain 7.5.1716 Uzemain 70
4 471 Marie SAINT PAUL Florent FREMIOT 5.5.1705 Uzemain
4 472 Claude LALLOUE Catherine N.
4 473 Catherine N. Claude LALLOUE
Génération 14
8 192 Jean BAUDOUIN Anne AZIER
8 193 Anne AZIER Jean BAUDOUIN
8 206++ Demenge MARTIN Barbe FRANCOIS
8 207++ Barbe FRANCOIS Demenge MARTIN 12.4.1690 Uriménil
8 216 Delon FRESSE Colette ??
8 217 Colette ?? Delon FRESSE
8 232 Nicolas PIERRE
8 234 Jean MOUGEL 28.12.1676 Vagney 88
8 236 Demenge Claude ROUSSEL
8 238 Pierre PIERROT
8 288++ Jean POIROT Marguerite ANTOINE
8 289++ Marguerite ANTOINE 1608 Uzemain Jean POIROT 2.2.1708 Uzemain 100
8 290++ Nicolas THOMAS Claudette ANTOINE Uzemain 1.12.1689 Uzemain
8 291++ Claudette ANTOINE Nicolas THOMAS Uzemain 5.1695 Uzemain
8 292 Nicolas MARCHAND 1620 Uzemain Marie Madeleine GREGY 5.1.1688 Uzemain 68
8 293 Marie Madeleine GREGY Nicolas MARCHAND 1685 Uzemain
8 294++ Jean LEPRINCE < 1610 Uzemain Claudette SAULNIER 1642 Uzemain
8 295++ Claudette SAULNIER < 1620 Uzemain Jean LEPRINCE 1642 Uzemain < 23.6.1667 Uzemain
8 296 Jean GREGY 14.12.1625 Florémont Anne N.
8 297 Anne N. Jean GREGY
8 298 Nicolas DUHOUX 1600 Ville sur Illon Nicole DE MASSEY 1660 Ville sur Illon 60
8 299 Nicole DE MASSEY 1603 Ville sur Illon Nicolas DUHOUX
8 512 Demenge CHARTON Marguerite ou Mougeotte GERARD
8 513 Marguerite ou Mougeotte GERARD • Claude CHARTON
• Demenge CHARTON •
• •

8 514 Pierre GERARD Moyenpal Brigitte CHOFFE
8 515 Brigitte CHOFFE Pierre GERARD
8 540 Claude SACHOT Madeleine MARCAT
8 541 Madeleine MARCAT 1622 Uzemain Claude SACHOT 30.1.1690 Uzemain 68
8 572 Claudon ANTOINE Uzemain Jeanne FREMIOT Uzemain
8 573 Jeanne FREMIOT Uzemain Claudon ANTOINE Uzemain
8 574 (8 294) Jean LEPRINCE < 1610 Uzemain Claudette SAULNIER 1642 Uzemain
8 575 (8 295) Claudette SAULNIER < 1620 Uzemain Jean LEPRINCE 1642 Uzemain < 23.6.1667 Uzemain
8 684 Jacob RUER Claudette N.
8 685 Claudette N. Jacob RUER
8 862 Jean MARCHAL Madeleine N.
8 863 Madeleine N. Jean MARCHAL
8 936 (8 290) Nicolas THOMAS Claudette ANTOINE Uzemain 1.12.1689 Uzemain
8 937 (8 291) Claudette ANTOINE Nicolas THOMAS Uzemain 5.1695 Uzemain
8 938 (8 288) Jean POIROT Marguerite ANTOINE
8 939 (8 289) Marguerite ANTOINE 1608 Uzemain Jean POIROT 2.2.1708 Uzemain 100
8 940 Dominique FREMIOT Jeanne PERRIN
8 941 Jeanne PERRIN Dominique FREMIOT
8 942 Georges SAINT PAUL
Génération 15
16 586 Jean GREGY 1595 Uzemain Jeanne N.
16 587 Jeanne N. ~ 1600 Uzemain Jean GREGY
16 588++ Jean LEPRINCE Uzemain
16 590++ Nicolas SAULNIER 1580 Uzemain • Mougeotte N.
• Mougeotte COURROY • 1600
• 1620 • Uzemain
• Uzemain 26.12.1644 Uzemain 64
16 591++ Mougeotte N. < 1585 Uzemain Nicolas SAULNIER 1600 Uzemain
16 592 Didier GREGY 1586 Rugney Hélène N..
16 593 Hélène N.. 1590 Rugney Didier GREGY
16 596 Humbert DUHOUX 1565 Ville sur Illon Jeanne DE FINANCE Ville sur Illon
16 597 Jeanne DE FINANCE 1565 Ville sur Illon Humbert DUHOUX
17 884 Pierre SAINT PAUL
Génération 16
33 175 Jeanne SYMON
33 192 François 1er DUHOUX Ville sur Illon Yolande DE HENNEZEL Ville sur Illon
33 193 Yolande DE HENNEZEL 1523 Ville sur Illon François 1er DUHOUX
33 194 Gérard DE FINANCE 1535 Ville sur Illon Jeanne DE HENNEZEL
33 195 Jeanne DE HENNEZEL 1535 Ville sur Illon Gérard DE FINANCE
Génération 17
66 384 Guillaume 2 DUHOUX 1485 Ville sur Illon Françoise DE WISSE 1548 Ville sur Illon 63
66 385 Françoise DE WISSE Guillaume 2 DUHOUX
66 386 Gérard DE HENNEZEL Jeanne DE HENNEZEL
66 387 Jeanne DE HENNEZEL Gérard DE HENNEZEL
Génération 18
132 768 Nicolas DUHOUX 1455 Ville sur Illon Gabrielle DE THIETRY 1480 Ville sur Illon 1525 Ville sur Illon 70
132 769 Gabrielle DE THIETRY 1458 Nicolas DUHOUX 1480 Ville sur Illon
Génération 19
265 536 Claude DUHOUX 1422 Vioménil Marguerite DE LA GUICHE 25.1.1451 Vioménil 1494 Vioménil 72
265 537 Marguerite DE LA GUICHE 1425 Besançon Claude DUHOUX 25.1.1451 Vioménil
Génération 20
531 072 Guillaume 1er DUHOUX 1389 Vioménil Jeanne DE SAUVILLE 1444 Vioménil 55
531 073 Jeanne DE SAUVILLE 1392 Guillaume 1er DUHOUX
Génération 21
1 062 144 Gilles DUHOUX 1356 Ville sur Illon Huguette DE NAUROY 1380 Remiremont 1414 Ville sur Illon 58
1 062 145 Huguette DE NAUROY 1359 Gilles DUHOUX 1380 Remiremont
1 062 146 Jean DE SAUVILLE 1360
Génération 22
2 124 288 Jehan DUHOUX ~ 1322 Ville sur Illon Lorie DE MONTSON 1362 Ville sur Illon ~ 40
2 124 289 Lorie DE MONTSON 1326 Jehan DUHOUX
Génération 23
4 248 576 Regnard DUHOUX ~ 1300 Ville sur Illon

 

( 28 janvier, 2013 )

LETTRES D’UTOPIA

LETTRES D’UTOPIA.
Dédicaces :
A F. Godwin pour son voyage dans la lune.
A toi Françoise , tellement nécessaire à ma vie, qui m’a permis de juguler le dragon qui rongeait mon esprit et mon cœur.
Notre seule devise…celle du Comité de Défense de la Liberté.
« défendre les libertés fondamentales des individus et des organisations, et venir en aide à ceux qui sont persécutés pour avoir exercé leurs droits à la liberté de s’exprimer, d’écrire et d’agir »  Freedom Defense Committee
« La seule chose qu’on est sûr de ne pas réussir, c’est celle que l’on ne tente jamais »  P.E.Victor
1984 Orwell.
Préambule.
Ce texte reprend presque mot par mot les manuscrits écrits sur des cahiers d’écoliers. Ces lettres et ces récits  sont tout à fait fantaisistes, et totalement imaginaires. Même si ils parlent d’un temps futur tellement prévisible qui n’est pas si éloigné dans le temps, dans un monde qui ressemble curieusement à notre monde actuel. Un indigène de l’Inde émigré en Europe, écrit à sa sœur restée au pays, il vit à Utopia, Principauté qui s’est constituée en Camargue,  au milieu de l’Occident ravagé par le colonialisme. Le style n’a pas été changé, il aurait fallu pour ceci traduire l’auteur, donc le trahir. Les mots sont souvent impropres, et dépassent les faits, mais l’essentiel n’est il pas de décrire sans fard.
PREMIER CAHIER.
Première lettre.
Bonjour Kali,
Je me trouve à Utopia, dans le plus étrange lieu de la terre, à l’abri de la grande désolation. Je ne sais pas si tu  vis encore sur le bord de notre fleuve sacré, le Gange,  tellement pollué depuis que la civilisation moderne est arrivée chez nous aussi. Bien sûr il me fallait avoir accès à un ordinateur pour t’envoyer ce mail.
Depuis prés de deux ans je n’ai pas pu te donner de mes nouvelles, il se trouve que j’étais retenu prisonnier pendant tout ce temps.
J’avais pris en septembre de l’année du Rat la mer avec l’intention de fuir cette absurde vie moderne que nous abominons, toi comme moi et d’aller vers le débouché sur l’Atlantique, les colonnes d’Hercule, et au delà l’Amérique centrale. Exaspéré par l’inconsistance du bonheur qui est distillé ici en Occident. Bonheur tarifé, si cher pour les êtres normaux, et qui est le plus souvent totalement frelaté. Je vis depuis tant d’années dans la proximité de la mer Méditerranée et j’ai failli y mourir noyé. Dans cette mer si bleue qui est comme la continuation et même parfois la source du ciel d’azur de cette région ou j’abordais jadis avec l’espoir de vivre une vie heureuse.
Le bonheur n’est pas un vain mot ! nous le recherchons avidement, mais nous ne savons pas sa consistance, ni même ses racines, ses directions, ses azimuts.
Mon seul objectif était de rechercher le vrai bonheur. Or comme le dit la légende  Brahma cacha l’ambroisie qui rend immortel dans un lieu secret, ce trésor n’est nulle part ailleurs  que dans notre cœur, et pourtant nous la recherchons en vain dans notre quête insatiable de la fontaine de jouvance.
Je suis arrivé en Europe à seize ans ayant quitté notre patrie montagneuse ; il y a bien des années car j’en ai plus de quarante à présent. Et j’ai pris pied alors sortant de la barque qui me déposa sur cette côte, sur une plage de galet, dans un port creusé à l’embouchure d’une rivière qui recueille les eaux de pluie des montagnes toutes proches. J’ai alors épousé une jeune femme de cette contrée. J’ai mis tellement d’années à voir que je n’était qu’un étranger qui avait fait son temps et qui comme une chose usée, un citron pressé n’avait plus d’utilité. J’avais acquis un emploi dans l’administration communale et j’étais allé jusqu’au bout de l’échelle que peut gravir un migrant qui s’installe dans cette contrée. Possédant la science des chiffres, ainsi que celle des langues, on me disait intégré et j’avais même postulé à diverses fonctions administratives et reçu en très peu de temps un papier me déclarant citoyen à part entière. Malgré ceci je nourrissais une haine farouche contre le gouvernement et les autorités locales. La gouvernance qui s’appliquait dans cette nation cosmopolite, sous la coupe de cet état jacobin colonialiste me semblait être ce qu’il y a de plus abominable sur terre. Non en raison d’une quelconque xénophobie, car les étrangers y avaient même table garnie sans rien débourser au nom de l’hospitalité. Souvent ils jouissaient de privilèges exorbitants et avaient même plus de droits que les citoyens.
L’Etat se complaisait dans une coupable négligence. La racaille y était prépondérante. On y vivait plus à l’aise à tricher,  à ne rien faire et à ne pas payer d’impôts, le tout aux frais des contribuables ; que lorsqu’on se démenait pour essayer d’ entrer dans les mailles du filet social.  Il était fort difficile de détenir un emploi disponible. Il y avait aussi partout cette classe de parasites qui dominait tout. Presque tous les emplois sérieux étaient de fait monopolisés par une gentry très avare et conservatrice. Les autres emplois étaient mis à l’encan, sur un marché du travail. Là les humains subissaient une sorte de passage en revue dégradante comme les esclaves jadis. Cet examen se faisant dans des conditions telles le plus souvent que l’esclave avait jadis plus de droits et surtout ce droit au respect qui devrait exister quand on distribue la manne providentielle des emplois qui n’existe que par la cohérence et les sacrifices des générations passées. Tous les emplois qui existent dans une Nation sont de petites fermes de l’Etat, car sans son action régulatrice, il n’y a que de la jungle, et du n’importe quoi.
L’Etat est propriétaire des emplois qui sont offerts sur son sol, c’est lui qui les valide et les protège, le marché ne règlera jamais cette question.  Distribuer l’emploi est dans ce pays ouvert à toutes les formes d’immigrations venues du tiers et du quart monde comme une sorte de charité inappropriée faite au menu fretin.  Car on ne doit rien dilapider de ce qui revient de droit aux pauvres, nantir les pauvres venu d’ailleurs est une manière ignoble de cracher sur les indigènes pauvres. Charité bien ordonnée doit toujours commencer par nantir soi même. Le peuple des indigènes est ici méprisé. Ils nomment et traitent les vrais propriétaires du pays comme si c’était des aborigènes , ils les appellent  « les locaux » ou les gens « de souche » dans leur sabir de technocrates. Ces gens considérés comme les « intouchables de jadis » sont pour la secte des laïcs jacobins colonialistes qui dirigent cet Etat, des gens sans intérêt, mais dont on brigue quand même les suffrages. Le moyen peuple surtout est considéré comme un troupeau de moutons craintifs par les nantis et les élites « locales » qui appartiennent à l’élite sociale, avec leurs différents laquais ils dominent toutes les sphères.
Une sorte de marché du travail qui ressemble à celui des bestiaux y avait cours. Du fait de l’immigration anarchique continuelle qui telle une noria infernale déverse sans cesse de nouveaux travailleurs désireux de s’emparer de tous les postes de travail et d’effectuer tous les travaux possibles ce marché est toujours déséquilibré.
Les décideurs d’embauches font ce qu’ils veulent, quelquefois ce qu’ils peuvent ; ils doivent se déterminer sur des critères très subjectifs. Le gouvernement de l’Etat qui devrait réguler cette anarchie et d’abord penser à nantir ses propres citoyens des postes de travail disponibles, laisse faire « le marché », ouvrant la voie aux trafiquants qui utilisent la main d’œuvre sans payer les charges sociales. On nomme ceci le « travail au noir ». Et il y en a partout. Si bien que les postes de travail sont bientôt tous occupés par des migrants, ils conservent même leurs emplois quand le pouvoir politique les régularise, car ils sont très mal payés.
Mais entre temps ils ont posé les jalons de leur colonisation, ils occupent les logements sociaux. Ils ont des familles nombreuses qui les rejoignent.
Les hommes politiques de droite ont l’arrière pensée que  au moins les migrants de la première génération ne feront pas la révolution prolétarienne qui leur fait si peur,  et qu’ils seront bien sages, du moins tant qu’ils pourront être expulsés. Tant qu’ils n’auront pas obtenu le fameux sésame de résident privilégié, qui leur donne tous les droits des citoyens, avec même une préférence pour les emplois où en tant qu’éléments rapportés, appartenant à une minorité visible, ou invisible,  ils ne sont pas encore assez nombreux et prépondérants.
Des quotas discriminatoires s’appliquent dans beaucoup de professions, et jusque dans l’administration pour intégrer les nouveaux citoyens issus de l’immigration. Sans parler de sociétés quasi mafieuses qui n’emploient que des étrangers comme les services assurant la sécurité dans les grandes surfaces de vente par exemple, et les commerces des quartiers ghettos.
Les migrants étrangers sont souvent dirigés par des mafieux qui ont besoin des membres de leur communauté comme fourmis pour les transports de drogue. Les enfants des cités sont l’armée subversive qui réalise les émeutes visant à sanctuariser les cités comme des places fortes des trafiquants. Ces caïds se protègent au sein des colonies étrangères, et mènent une guerre subversive contre la police. Le rapport de forces est tel que les autorités publiques sont plus que dissuadées de nettoyer au karcher ces racailles. Le terrorisme est la base de leur pouvoir.
Leur discours est le suivant : « Soit vous embauchez des étrangers pour garantir vos biens, soit ceux ci seront pillés par les hordes de jeunes intenables de la cité ghetto voisine ».
Les émeutiers veulent aussi dire aux pouvoirs publics : « si vous vous en prenez aux trafiquants de drogue dans le ghetto, nous détruirons des édifices publics, brûlerons des voitures, jetterons des projectiles sur les forces de l’ordre… »
Il y a aussi les attentats comme A.Z.F. on fait exploser une usine chimique pour obtenir un ministre musulman, puis un préfet musulman de plus, puis deux, puis trois ministres… la politique étrangère de la France est impactée fortement par la menace terroriste islamique.
L’Etat dépense sans compter pour insérer ces migrants dangereux au sein les populations indigènes aux cœur des quartiers populaires, qui de ce fait deviennent des Babels ingérables, des jungles insensées, des zones de non droit, où le marché de la drogue, les activités illégales, les trafics en tous genres s’installent et perdurent.
L’État dépense des sommes colossales en pure perte pour réguler ce tonneau des Danaïdes de l’immigration en provenance du quart monde africain surtout. Ceci ne sert qu’à renforcer l’immigration. Au lieu de limiter l’arrivée des immigrants clandestin cette politique la favorise,  il y a toujours une nouvelle couche de populations démunie qui débarque en quête de revenus octroyés gratuitement par les services sociaux et les différentes cliques qui se mêlent de l’assistance aux envahisseurs. Les migrants  qui débarquent ruinent toutes les espérances des demandeurs d’emplois indigènes en s’emparant immédiatement de toutes tâches disponibles. Ceci se double du fait que ces citoyens indigènes misérables  sans patrimoine sont aussi exclus des logement sociaux par les envahisseurs, puisque les migrants s’emparent aussi prioritairement des locaux d’habitation que l’Etat possède, qu’il a fait payer par toute la population indigène dans le passé en taxant lourdement les revenus les plus modestes, en prétendant qu’ils étaient destinés en priorité aux citoyens les plus faibles ayant les revenus les plus bas. Tout ceci se fait avec la complicité objective de la classe politique qui n’y voit pas matière à s’émouvoir. A l’exclusion peut être du Parti Nationaliste : « le F.N. » qui par des lois électorales iniques n’a jamais eu aucun député au Parlement, ni au Sénat, ceci, bien qu’il recueille en moyenne plus de dix pour cent des voix et même parfois jusqu’à trente pour cent.  Le Front National est le seul parti qui défende encore les indigènes de ce pays. Une sorte de cabale regroupant tous les autres partis, menée par des groupes occultes et des responsables de diverses communautés colonialistes empêche toute expression publique de ce seul parti nationaliste. Ce parti étant  exclu des parlotes qui ont lieu dans les chambres législatives du simple fait que les élections sont à deux tours et que au deuxième tour, tous les partis ; de droite comme de gauche s’unissent contre le représentant du Front National. Les électeurs sont toujours manipulés à ce jeu et ceci démontre bien la connerie insondable de l’électorat populaire. Il faut dire que les thèses du FN sont assez peu crédibles et souffrent de contradictions évidentes.
La principale erreur de ce mouvement est d’être laïque et impérialiste jacobin et de le revendiquer. C’est une erreur de pensée étrange, qui frise l’irrationnel,  qu’un parti issu de la survivance du colonialisme européen, qui porte encore cette stupide illusion dans sa doctrine soit le seul à défendre les indigènes européens, que la colonisation tiers-mondiste met dans la position de prolétaires dépossédés de toute assurance de profiter des emplois et des logements disponibles qui normalement devraient lui être réservés, mais qui sont occupés par les migrants. Le F.N. qui est l’avatar actuel de la doctrine dite nationaliste de  l’impérialisme et du colonialisme ancien de l’Etat Français, que l’on qualifie ici de jacobin ne peut avoir une doctrine claire sur la préférence indigène, il ne parle d’ailleurs que de préférence nationale, ce qui ne veut rien dire.
Il n’a pas vraiment compris que ce qui compte ; c’est le droit à une propriété exclusive qu’ont les indigènes sur les biens du Peuple qu’on nomme aussi collectifs. Qu’il faudrait redistribuer ces biens détenus par l’Etat qui les a volés à leurs ancêtres en faveur principalement des indigènes devenus pauvres.
Moins l’Etat possède de biens et moins il y a de prolétaires pauvres du fait de ces spoliations. Qu’il faudrait aussi redistribuer les gros patrimoines détenus par des familles d’usuriers et de trafiquants. Et qu’il faudrait pour la Nationalité se préoccuper d’abord et avant tout des filiations, non des origines et des lieux de naissance, mais des parents du citoyen, de son arbre généalogique. Car donner la citoyenneté à des migrants c’est bien enlever d’abord une part essentielle des biens des pauvres. Et rendre ensuite les pauvres suspects. Car lorsqu’un citoyen de la classe moyenne voit ses impôts augmenter pour qu’on donne les soins gratuits, et qu’on paie des chambres d’hôtels pour les migrants illégaux, il ne comprend plus rien. Il a payé pour les pauvres de son peuple, on utilise ces biens et fonds pour nantir des étrangers.
On peut remarquer quand même que la préférence accordée aux indigènes existe bien dans cette Nation . Toutefois elle ne s’applique que dans quelques unes des anciennes colonies qui ont une population de couleur souvent issue de l’esclavage et de la traite négrière, appelées depuis quelques temps départements ou territoires d’outre mer. Les « originaires » de ces territoires sont de ce fait privilégiés pour tous les emplois relevant de l’administration qui se libèrent sur leur territoire natal.  Ils sont aussi favorisé par le doublement de leurs congés et autres passe droit, lorsqu’ils sont employés en métropole, et là il y a bien discrimination. Je suppose que ces mesures discriminatoires sont apparues pour maintenir ces colonies dans la Nation une et indivisible ; comme il est écrit dans les préambules.  Beaucoup de textes civils ayant ici une sorte de caractère religieux ,mais à base laïque , ne sont pas très fondés sur la vérité, mais sur des mensonges absolus qui deviennent de ce fait la vraie logique de la vie. Et pour tout dire sans ambages, ces préceptes politiques n’ont rien à voir avec les découvertes scientifiques et les différents préceptes immortels de la Nature et de la Vie.
La nation indivisible d’ailleurs l’a été à plusieurs reprises déjà. Et le divorce n’est pas fait pour les chiens que je sache ; nous pouvons ; nous devons divorcer d’une Nation, d’un Etat qui ne nous protège pas des invasions et des envahisseurs.
Si Dieu s’intéresse à notre petite sphère de vie, alors il est certain qu’il souhaite que l’humain finisse par se conduire rationnellement et qu’il  mette en œuvre des lois qui reposent sur les règles de la vie, celles qu’elle porte en elle depuis les origines des plus infimes créatures. Comment peut on avoir encore de nos jours des « bons sentiments » qui violent ces lois élémentaires ?
L’homme s’est déifié dans ses lois absurde. Il traite son espèce comme une espèce à part, ce qu’elle n’est pas du tout.
Tout ceci est pervers, mais repose aussi sur des décisions individuelles. Les décideurs et les prophètes se sont moqués presque toujours de leurs concitoyens, et continuent à le faire aujourd’hui en mettant en œuvre des idées stupides. Les philosophes, les savants en matière politique et économiques sont des apprentis sorciers dangereux. Ils ont été les maîtres des folies capitalistes, communistes, socialistes, national-socialistes…
La France est dans une impasse à cause d’eux. Nos petits maîtres de philosophie ont déconnés à plein tube dans les lois et les règlements.
 La Constitution de cet État composite est un patchwork de préceptes totalement amoraux et stupides qui s’imposent même aux assemblées délibératives. Un homme de bon sens rayerait tout ce fatras de préceptes malvenus pour proposer des lois saines, mais ici aucun Solon ne pourra remédier au désastre. Seul le Peuple peut par référendum mettre fin à cette organisation très verrouillée, mais bien sûr il faut qu’un gouvernement abroge ce qui est désastreux et qu’il propose un texte qui mette fin aux privilèges existants , qui puisse détruire aussi les cercles vicieux. Or le Sénat veille à ce qu’aucun texte qui puisse détruire « l ‘équilibre » existant ne puisse être élaboré.
Ils ont une assemblée complète de sénateurs, plusieurs centaines, qui font barrage à toute réforme véritable. Cette société est très corrompue en profondeur et très aseptisée en surface. L’ essentiel du pouvoir se trouve dans la mains de groupes quasi mafieux qui se partagent le territoire. Les partis sont financés par l’impôt, du moins ceux qui ont pignon sur rue et qui ont des élus. Ainsi arrive t’on à voir peu à peu l’essentiel de la richesse de cet état être dilapidé sans mesure pour des causes injustes. La subvention du chômage et des faibles salaires dilapide sans effet bénéfique pour l’économie l’essentiel des fonds qui pourraient si ils étaient correctement employés par l’État permettre l’investissement créatif de nouvelles industries productives de réelles richesses et d’emplois non subventionnés. Le nombre de fonctionnaires qui brassent du vent  y est énorme. Particulièrement dans les ex zones coloniales qui ont plusieurs couches supplémentaires de services étatiques et locaux. A quoi il faut rajouter tous les emplois subventionnés qui le plus souvent ne servent à rien, ou qui soulagent le travail de fonctionnaires qui déjà n’en faisaient pas trop, et en tout cas ne faisaient pas vraiment ce pour quoi ils devaient être employés. La Police y est divisée en diverses branches, les unes civiles, les autres militaires, avec au milieu des polices municipales qui font l’essentiel du travail quotidien, tout ceci est fort embrouillé et sert plus la délinquance que les honnêtes citoyens. Les Juges sont nommés par l’État qui les recrute par concours, la plus part sont inconséquents n’ayant jamais exercé de vrai métier dans la société, n’y ayant jamais eu de responsabilité, et vivant dans une bulle judiciaire très imperméable aux vérités sociales et politiques les plus élémentaires. Ces Juges prétendent se diriger eux même et s’auto réguler. Le Peuple au nom duquel pourtant ils établissent des jugements et des non lieux n’a jamais son mot à dire dans leur nomination. Il ne peut pas non plus les révoquer ou les mettre en accusation. La justice est donc lente et même très lente, généralement laxiste et même bénigne pour les canailles, dure et impitoyable pour les citoyens honnêtes qui se laissent prendre dans ses mailles. On y juge sans preuve réelle le plus souvent en parlant de l’intime conviction de plusieurs personnes qui bien souvent ont un jugement très faussé par leur immersion dans le bouillon judiciaire. Les procureurs et autres juges des parquets sont dans l’ensemble noyés dans leurs tâches, privilégiant les activités qui ne les regardent pas et oubliant le plus souvent celles qui relèvent de leurs compétences et de leurs décisions. L’absence de juridictions de proximité, élues par les diverses communautés et collectivités humaines qui pourraient, si elles existaient,  déblayer le terrain ; fait que toute la machinerie judiciaire est submergée par des tombereaux de dossiers inconsistants. L’application des codes civils et divers codes particuliers n’est pas assurée parce que le juge de paix n’y existe plus. Cette suppression a été réalisée par un ministre jacobin issu de la magistrature professionnelle dans le but de contrôler la justice locale à partir du ministère de la justice, comme on contrôle une armée en la fonctionnarisant. Ceci est la marque de l’état colonialiste partout où il s’installe, il détruit l’échelon judiciaire local réalisé par les plus avisés des citoyens. Le juge de paix, ce magistrat élu ou nommé par les indigènes est seul est apte à juger selon les us et coutumes locales. Un juge local ne juge pas selon les livres, et les textes qui lui sont indifférents. Il est l’arbitre impartial entre les parties qui s’affrontent.  Il connaît par cœur les coutumes et les gens du cru. Les lois sont souvent par nature immorales et servent les gens immoraux. Le juge de paix connaît bien les personnes qu’il juge et il fera place nette, la racaille ne triomphera plus autant ; comme elle le fait le plus souvent avec une juridiction administrée, et des juges venant de nulle part qui ne connaissent rien au terrain. Il faut bien considérer que la justice administrée d’en haut, n’est qu’un baillon pour les victimes, et surtout un instrument du colonialisme.
Prenons par exemple son action dans l’invasion du territoire par les migrants.
L’État fait semblant de faire la police aux frontières mais laisse presque tous les clandestins s’incruster. A peine dix pour cent du surplus des immigrants illégaux sont renvoyés chez eux. Et encore ceci traîne parfois des semaines et coûte fort cher au budget, autant que si on mettait les expulsés dans un hôtel grand standing.
De nombreux gangs se sont constitués qui contrôlent ces mouvements humains et manipulent l’opinion publique. Il y a vraiment une politique de dupes qui est jouée depuis des décennies. Cette invasion est organisée par des groupuscules cosmopolites haineux, des groupes occultes, et une frange de la classe des notables qui s’est emparée du pouvoir pour asservir le peuple. Elle est délibérément mise en œuvre pour détruire la structure de la société, la remplacer par celle d’un métissage « un melting pot » à la mode de Chicago, Caracas ou New York. Les parasites ont besoin que règne le désordre, leur ordre est celui qui s’exprime par le libre échange, et leur doctrine consiste à laisser faire le marché qui se régulera tout seul. Or tout le monde sait ce qu’il en coûte de laisser le marché diriger n’importe quoi et surtout l’économie, et il est naïf de penser que cette stratégie qui ne profite qu’aux forts et aux riches finira par atteindre et enrichir ceux qui n’ont rien à mettre sur le marché, ou qui ayant une production à y vendre se font dépouiller systématiquement par les exploiteurs et les usuriers. Le système brouille bien les cartes avec un maquillage socialisant, mais ce n’est qu’un masque et à chaque crise financière il tombe brutalement.
Le socialisme au lieu d’arranger les choses les complique toujours. Il se sert de la confusion créée pour tromper et arnaquer le peuple sans vergogne. Les notables socialistes forment la caste la plus rétrograde, ils sont les plus conservateurs et les plus niais. Quelque fois même on peut penser qu’ils croient à leurs discours issus de leur langue de bois. On leur fait crédit lorsqu’ils disent qu’il faut taxer les riches pour enrichir les pauvres. Or si il y a une chose de certaine c’est que ceci n’a jamais fait que le bonheur des usuriers qui attendent placidement qu’une crise détruise la fausse richesse donnée aux pauvres pour tout récupérer à moindre coût. Le socialisme spécule sur la connerie humaine, qui est un filon qui ne risque pas de s’épuiser.
Le socialisme est bâti sur la problématique de la chèvre, du loup et du choux. Il n’est qu’un exercice de filous. Il s’agit de faire croire aux prolétaires qu’ils sont les maîtres du jeu. Mais bien sûr on commence par dépouiller les indigènes de tous leurs biens ancestraux, et par distribuer ces biens à tout venant, de jeter toute la richesse nationale dans des entreprises fallacieuses dépourvues de sens. Le socialisme est ce qu’il y a de pire dans la structure de l’état. La suppression radicale de toute forme de socialisme est un préalable au développement de l’individu et de la société. Mais cette suppression passe nécessairement par une phase critique. Le socialisme gère très bien la faiblesse de quelques irréductibles asociaux parasites qu’il faut subventionner en augmentant la charge donc la faiblesse de toute la société. Il procède par étapes. Ligotant de plus en plus les indigènes qui s’activent ; à la fin tout le monde est englué par les subventions et les nécessaires combinaisons et interdictions qui s’y rattachent. La subvention des parasites augmente prodigieusement leur nombre et leurs méfaits qui ne sont plus considérés comme des fautes ; car les parasites sont des « pauvres victimes » ils n’ont pas d’emploi ou pas de capitaux, ou pas même de papiers…ils sont insolvables par nature. On leur demande juste de bien voter : socialiste…
Pour réaliser ce montage socialiste il est nécessaire de prôner la liberté, l’égalité sur toutes les couvertures des programmes qui ne sont que des mensonges bien ficelés. D’un ton assuré l’homme politique socialiste explique que tout est possible à condition de lui laisser le pouvoir de mettre en place ses foutaises. Et l’enfermement est toujours au bout du chemin. D’abord l’Etat met la main dans vos biens et vos valeurs, il s’en empare sans vergogne, les taxe autant qu’il est possible, et vous met en position telle qu’avoir quelque chose vous empêche d’avoir droit à tous les avantages sociaux si généreusement distribués à ceux qui assurent qu’ils n’ont rien.
Les prisons et les goulags sont pleins. Les citoyens ont perdu le sens commun et ne savent plus ce qu’est un travail bien fait, accompli avec sérénité, rémunéré correctement. Les parasites se sont multipliés et sont partout aux postes de commande. Lorsque la société quitte l’état socialiste, comme on l’a vu en Russie, lorsque l’ancienne structure soviétique des Républiques Socialistes Soviétiques (le signe U.R.S.S. ; CCCP en cyrillique , qualifiait l’empire multinational tsariste socialisé par les communistes) Le régime soviétique précité fut détruit par une révolution populaire récupérée par la nomenklatura et les hommes des services spéciaux. Ceci eu lieu aussi dans les anciennes Républiques Populaires Socialistes satellites de l’URSS. Alors, ce furent les fonctionnaires dirigeants des forces de répression (le KGB) qui s’emparèrent des richesses nationales bradées par l’Etat. Ces oligarques devinrent des milliardaires qui ensuite rançonnèrent l’État et la Nation. La doctrine communiste n’est pas morte malgré tout et beaucoup d’officines qui la propagent ont pignon sur rue et jouent dans l’arène politique un rôle non négligeable. Eux aussi fourvoient les indigènes pauvres en leur contant des histoires à dormir debout. Est il possible que l’état jacobin puisse se réformer sans bouleversement dramatique ? et peut il seulement se libérer radicalement du socialisme qui s’est incrusté partout dans la société ?  Car c’est bien de cela qu’il s’agit : il faut en finir avec les bons sentiments qui sont la base de la corruption de la société. La réponse actuelle est « non » assurément. Les socialistes ont le vent en poupe et continuent impunément leur travail de termites dans l’arbre national. Leur discours sont repris par tous les médias, ils sont toujours aussi arrogants et ignorants. Ils trustent les postes de commandement dans toutes les administrations. Ils dirigent les entités avec leur habitude constante de vouloir mettre du social partout, comme on met une couche de fard. Leur socialisme n’est qu’un décor très cher, qui ne masque même pas la réalité crue du dépérissement des couches sociales actives et productives accablées par des impôts insupportables.
Le pire étant que les charges sociales sont si élevées ici qu’on ne peut y produire que des choses très chères qui ne s’exportent pas. Donc la subvention est partout et elle pourrit tout. Les taxes servent surtout à engraisser une bande de parasites qui dirigent l’État et se servent directement dans les caisses. Les organisations sociales, les assurances obligatoires, les logements sociaux sont quasiment pillés par les migrants, alors même que les citoyens auxquels toutes ces facilités sont promises se trouvent évincés, les migrants étant prioritaires. Il est fait des quotas partout et les migrants ont toujours la meilleure part, on met aussi des flics partout pour vérifier que les migrants peuvent bien aller et venir partout et partout se comporter en colonialiste. Dans ce monde bizarre même les loups sont devenus des animaux protégés. Il faut être fou pour remettre des loups dans les pays qui vivaient fort bien sans leur présence, et c’est ce qui s’est produit pourtant…Les bergers et les moutons apprécient…ainsi est le socialisme inconséquent et criminel. Il préfère les loups aux moutons, et aux bergers…surtout si les loups sont étrangers bien sûr.
Tu me diras sans doute que le colonialiste est partout, comment peut on le reconnaître. Moi par exemple je ne me classe pas comme colonialiste, même si j’ai vécu et profité de la richesse de la société, je n’ai pas accaparé les biens des indigènes. Oui je suis étranger ici, mais pas colonialiste. Juste un passant. Je n’ai rien pris à aucun indigène. Je me suis comporté comme un étranger en pays étranger, et non comme un  colon en territoire conquis.
On reconnaît le colonialiste au fait qu’il arrive les mains vides et qu’il repart fortune faite, en ayant tout monopolisé et tout razzié. Ainsi est la vie en occident dans le melting pot européen né de l’hydre que l’on nomme Communauté Européenne, cet État monstrueux qui n’en est pas un, ce système du n’importe quoi et du n’importe comment.
Mais pour ce qui concerne le poste de travail des citoyens, ce qui est le minimum de la justice qu’un État doit à un de ses citoyen tout est laissé à l’abandon. Les dirigeants de ces États pensent que tout ceci se régule de soi même par le jeu du marché, et des guerres. Le socialisme qui a frappé les européens semble incurable. Ce mal pernicieux enrobé de bons sentiments, cette peste s’est tellement incrusté partout que rien de sérieux n’est possible et crédible. Un essaim bourdonnant de mandarins issus de l’administration et de la technocratie s’affaire sur le cadavre de l’Europe. Le tout est doublé d’un cortège d’hommes de loi, de légistes qui mettent en oeuvre le monstre socialisant. Tout ceci est le résultat de cette inconséquence, de cette stupidité pernicieuse qui consiste à vouloir prendre des revenus aux riches pour en donner aux pauvres, ce qui en théorie seulement est une bonne idée.  Il en est de même des retraites par répartition qui sont une escroquerie encore pire que celle des pensions qui a fait tant de  dégâts dans le passé. Là aussi ce système pernicieux ne profite qu’aux usuriers. Au lieu d’épargner leur retraite les producteurs de richesse la distribuent aux retraités, ces derniers consomment donc à crédit, et lorsqu’ils meurent ils ne laissent rien, ils n’ont pas capitalisé leur retraite. Le jeu est pernicieux parce qu’il va inévitablement vers un déséquilibre, et les usuriers en profitent, comme ils ont toujours profités des rentes.
Nous devons éviter cette idéologie et même la détruire partout où elle peut encore s’incruster et faire ses émules et ses victimes. Jouer au Robin des Bois en politique comme dans toute entreprise humaine n’est qu’un jeu de dupes, ceux qui manipulent les cartes et font le jeu, nous couillonnent et nous roulent dans la farine. Ils y trouvent des bons jobs et une tranquillité certaine étant des parasites établis de génération en génération ; comme les nobles de jadis maîtres du jeu de père en fils, ou au moins par leurs clans.
Ce qui importe, c’est bien le tout contraire. Au lieu de subventionner les prolétaires ou ceux qui se font passer pour tels, il convient de supprimer la pauvreté, et de faire tourner les élites qui s’incrustent aux postes de commande, donc de ne pas admettre la redistribution des revenus qui est une manœuvre de colonialiste. Il faut au contraire imposer la redistribution périodique du capital, pour qu’ils n’y ait plus d’inégalité trop ardue. Il convient donc de supprimer aussi les monopoles et leur déclinaison qui est le fief local. Il faut s’atteler à casser les trusts et leurs manigances doivent être combattues. Donner à chaque citoyen une part du gâteau, et non faire perdurer les grandes fortunes, tous les capitaux doivent être distribués aux citoyens. Les biens que l’Etat a volé au Peuple doivent lui être rendus. Le gouvernement n’a pas besoin de posséder la terre et les bâtiments qu’il qualifie de biens nationaux. Il stérilise tant de capitaux pour rien. Le privilège exorbitant de l’État qui dilapide par ses monopoles la richesse nationale doit être définitivement supprimé. Il faut aussi que régulièrement les grandes fortunes soient redistribuées et ceci ne se fera pas en laissant le marché et la libre concurrence faire le travail. Ceci nécessite un travail de sape que seule une loi sage peut mettre en place, il est temps de réguler les patrimoines, et même de le faire à l’échelle mondiale. Ce lit de Procuste qui dépossède ceux qui ont trop pour le distribuer équitablement à ceux qui y ont droit du fait que l’Etat colonialiste leur a volé ces terres et ces biens, qui peut l’entreprendre sérieusement dans la jungle des grandes Nations actuelles ?
Nous  sommes retournés à la case départ du jeu de l’oie du gouvernement des hommes par d’autres hommes. On y fait la promotion d’un système qui conforte la société des Seigneurs qui se servent sans compter et des Manants qui sont taillables et corvéables à merci.
Ainsi en est il de ce marché du travail qu’il faut d’urgence contrôler, organiser et bien sûr nationaliser. Et pour débuter il conviendrait que les postes de travail disponibles sur un territoire soient désormais distribués équitablement et en priorité aux indigènes de ce territoire. Car ceci est un préalable à la bonne marche de l’Etat. Ce sont ceux qui luttent contre cette idée simple et nécessaire qui sont les vrais ennemis du peuple. Il faut éliminer ces sangsues, ces parasites, ces suppôts du colonialisme et des gangs mafieux qui tirent leur richesse du colonialisme.
Qu’en est il actuellement du marché du travail ?
Les emplois sont distribués par les dirigeants des entreprises. Ils affectent à cette tâche des recruteurs sans conscience civique qui sont de simples opérateurs du marché. Les gestionnaires des ressources humaines, et les différents décideurs agissent selon leurs propres règles sans tenir compte de la réalité économique et sociale et du bien général de l’Etat. Ce qui doit s’imposer à l’avenir, c’est que les compétences soient développées en amont dans l’enseignement. Ceci doit être soutenu et dirigé par les dirigeants politiques et économiques. Pour tenir les emplois locaux, on forme des travailleurs et ces emplois sont réservés aux indigènes. Il est aussi nécessaire que ces emplois soient rémunérateurs et permettent non seulement de vivre décemment, mais aussi d’amasser un capital pendant toute sa vie pour transmettre cette richesse à ses héritiers. Or nous voyons bien que la situation actuelle est exactement l’ inverse. Les emplois conduisent à un stade où la collectivité sert une rente aux retraités en puisant dans la caisse des entreprises, et en taxant le salaire des actifs. On leur fait croire que payant la retraite des vieux ils assurent ainsi la leur, par répartition. Or ce système c’est le vieux piège de la rente. Il ne profite qu’aux usuriers qui détiennent et monopolisent la vraie richesse, les valeurs monétaires et les biens essentiels de la société. On voit bien que les retraites sont des rentes et qu’elles sont gagées sur des choses absurdes comme une redistribution intergénérationnelle. On oublie de croire et d’affirmer qu’une vie de travail doit aboutir pour chacun à la constitution d’un capital qui mis en valeur donne une retraite par les profits qu’ils génère. Et ce capital est distribué à chacun alors que la rente généralisée perturbe l’économie en détruisant les salaires des actifs, tout en n’assurant aux retraités aucun capital. La répartition équitable des actifs sociaux des entreprises privées et publiques de l’Etat devrait être la base de la réforme nécessaire. Il est faux et fou de vouloir que l’Etat possède toutes les entreprises, il est bien plus habile de donner à chaque famille un domaine capitalistique qui lui permette de vivre bien. Les prolétaires sont incapables de bien vivre, et surtout de devenir actifs économiquement, ils sont d’une passivité absolue, comment s’en débarrasser ? tout simplement en leur donnant un capital à défendre et augmenter. Il est nécessaire d’enrichir toute la société, pas de laisser un petit nombre de gangsters futés s’emparer de presque tout.
Ceci doit conduire à une autre politique, celle de la préservation. L’État ne se justifie jamais que par le fait qu’il protège les citoyens des invasions de toutes sortes, et actuellement les États européens font tout le contraire. Ils protègent les immigrés et laissent tomber les indigènes.
Nous voulons des réserves pour les indigènes. Nous voulons que les biens et les capitaux que l’État ou des monopolisateurs disposant des grosses fortunes se sont appropriés soient remis aux indigènes. Que ceux ci soient nantis de ces biens et que ce nantissement soit inaliénable. Il faut que ces biens en capitaux soient inaliénables pour que chaque citoyen puisse avoir de quoi à sa naissance et transmette par héritage ce qu’il lui vient de ses parents.  Car si ils ne sont pas inaliénables, alors comme toujours au bout de quelques temps les usuriers vont à nouveau s’emparer de tout ce qui a de la valeur, ne laissant aux manants que les miettes.
 Actuellement le marché du travail est tellement déséquilibré que ceux qui obtiennent ces emplois productifs de biens et richesses se trouvent dans la situation de tirer le diable par la queue tout en regardant les profiteurs du système économique se gaver et faire feu de tout bois. S’ils se rebellent contre cet état de fait, une politique de grands travaux est généralement décidée pour produire des biens publics et des infrastructures. Mais comme elle est concentrée sur les zones urbaines ceci ouvre plus grand encore les vannes de l’immigration, il en résulte que les citoyens du cru se font déposséder de leur emploi en fin de course, puis on les oblige à vivre sans sécurité. Leurs quartiers deviennent des ghettos. Il n’y a plus sécurité de l’emploi, il n’ont plus droit aux logements sociaux monopolisés par les immigrants,  même et surtout par les migrantes illégaux. Pour finir, après leur avoir fait le coup du travail en miettes, qui est encadrés par des sociétés d’intérim, après leur avoir imposé des cadences infernales ou des horaires absurdes, on dit, on démontre qu’ils sont trop chers et on délocalise finalement toute la production laissant même les immigrés qu’on a introduit dans la place sans emploi. Et c’est encore ceux qui travaillent qui paient l’addition, car ces chômeurs sont indemnisés. On ne leur trouve pas un travail à réaliser, non on leur donne une prime pour qu’ils ne travaillent pas.
C’est vraiment n’importe quoi !
Les hommes politiques à tous les niveaux n’ont ici aucun honneur et se fichent totalement des emplois, des logements et du niveau de vie de leurs citoyens. Ils sont généralement trop bien payés pour ce qu’il font. Tous pensent que les chômeurs sont des fainéants, que ceux qui ont de faibles revenus sont des crétins incapables de réussir des études. Que c’est bon le socialisme qui permet de faire perdurer ce système stupide.
Il n’y aurait pas un seul électeur socialiste si chacun avait une part de la richesse nationale, un travail régulier, qui représente une vraie valeur ajoutée pour la société.
La politique est l’art de tromper les électeurs par tous les moyens possibles. Et dans cet art si particulier les plus grosses ficelles sont celles qui marchent le mieux. Le slogan le plus inconcevable marche. La politique n’est qu’un jeu de dupes.
Par bonheur il y a toujours quand même le minimum qui se fait quoi qu’on fasse par la force des choses et contre les pires des démons qui s ‘agitent toujours pour détruire toute forme de réforme qui peut amener un réel progrès. Bien sûr ceci suppose qu’une partie de la société respecte les règles et travaille. Et aussi qu’un homme de bien décide et que Dieu, la Personne suprême l’assiste de ses conseils et de son aide. L’homme providentiel est toujours nécessaire en politique. Ce qui est étrange c’est qu’il puisse encore y avoir de  temps en temps , un homme politique qui surgit du néant qui est la règle dans la jungle politique, qui soit capable d’être providentiel après avoir passé par les différentes étapes qui mènent au sommet des partis, puis à la direction des Etats. Les voyous les plus cyniques sont nettement plus avantagés dans cette marche forcenée qui consiste à confisquer le pouvoir, ceux qui ont un peu de conscience et de grandeur d’âme se font barrer et rembarrer. Ainsi peut on dire que le métier d’homme politique est sans doute ce qu’il y a de plus absurde généralement. Du moins dans le régime qu’on nomme démocratique libéral qui repose sur le parlementarisme, qui ne peut s’installer et prospérer que dans les Etats anciens riches et sclérosés. N’importe quelle entreprise privée qui serait gérée comme un état démocratique l’est généralement en période de croisière ferait faillite très rapidement. On peut s’étonner que les Etats ne fassent pas faillite en faisant tout ce qu’il faut pour. C’est la grande contradiction que nous voyons tous les jours. La richesse est mal partagée, mais finalement lorsque le dirigeant de l’Etat se trompe se sont toujours les plus faibles revenus qui trinquent, et qui sont taxés pour réparer les pots cassés. Par nature les sans revenus fixes sont détaxés. Il serait normal qu’ils paient aussi leur écot et même qu’ils soient surtaxés car le bilan fiscal doit inciter les personnes à avoir des revenus fixes pas à être des mendiants. Les sans revenus fixes vivent de la générosité publique. Ils profitent de leur situation et la maintienne tant qu’elle rapporte un revenu fixe d’allocations et d’avantages exorbitants qui leurs sont accordés. Mais qui aura le courage de combattre la misère et de la dissuader, au lieu de la subventionner ? Nous savons tous pourtant que ceci produit un grave déficit et active les dysfonctionnements de la société. Les prolétaires forment une classe parasite parce qu’ils sont confinés dans cette position de pauvres par des subventions et des attentions sociales. Le socialisme au lieu de libérer les prolétaires de leur condition de pauvres, les y confine, et ses mesures visent en fait à rendre tous les hommes prolétaires, donc contrôlables, car c’est la Puissance Publique qui accorde les privilèges, et qui décide des choix. Celui qui possède des biens et des revenus capitalistes peut voir venir, et choisit ce qu’il veut, il ne se fait pas imposer ses choix par l’Etat. Il faudrait aussi diminuer les grandes fortunes, sans dissuader les entrepreneurs de créer de la richesse. Souvent la grande richesse nécessite qu’il y ait une masse de prolétaires pour la créer et la conserver. Les usuriers volent impunément la richesse de leurs clients, et presque toutes les transactions commerciales sont impactées par les gangs d’usuriers qui à un moment donné prennent leur marge. Plus leur client est prolétaire et  plus cette marge est importante. Et à la fin ce sont les usuriers qui agissent s’emparant des biens, avec l’aide de la justice ils rançonnent les gens qui sont entrés dans leur boutique un jour et ont pris l’appât qu’ils leurs ont donné, comme le poisson mort à l’hameçon.
L’accroissement des gros patrimoines et de leurs revenus est directement proportionnel aux tares du système qui les maintient. Bien sûr je n’ai pas la finesse d’esprit des Européens pour apprécier et comprendre cette absurdité. On me disait souvent que nos castes étaient bien singulières, mais là je crois que la singularité vient du fait que la Nation toute entière est engluée dans les mauvaises lois. Trop de lois inconsistantes. Trop de défauts dans la prise de décisions. Trop de gens qui se mêlent de politique en fait. Pourquoi faut il prés de mille parlementaires pour mettre en œuvre des lois ? On peut diviser ce nombre par dix au moins. Et les bonnes lois pourquoi faut il les réformer sans cesse, n’est il pas plus simple de supprimer les mauvaises lois. Le monde politique est par définition absurde. Il se complait dans un affrontement stérile entre la majorité et l’opposition. Ce ne sont que des mots bien sûr, mais ceci finit par brouiller les cartes et l’électeur ne sait plus bien ce qui est bon pour lui. La rhétorique stupide ne lutte jamais pour un assainissement de la loi et des finances publiques minimales et bien administrées. Elle produit le trouble et occasionne de graves pertes budgétaires. Il faut nettoyer tout ceci.
Il y a trop de monde pour décider avec intelligence de quoi que ce soit ! Trop de lois aussi qui ne servent qu’à mystifier l’opinion publique.
Ca fait du bien d’exprimer enfin ce qui ne peut se dire sur un forum. On réprime ce type de réflexion partout, ce qui est un grand mystère pour moi, car il s’agit d’ une société qui a cassé toutes ses règles morales au nom de la liberté de penser et d’agir à sa guise. Les gens d’ici ont leurs vaches sacrées et leurs tabous et ces derniers sont évités dans la langue de bois qui fleurit partout. Même les bébés sont conditionnés dés le jardin d’enfants à dire les choses de cette manière absurde, il y a des mots sales qu’il ne faut pas prononcer. Le politiquement correct est devenu tellement abscons qu’on a l’impression d’entendre à chaque fois qu’un orateur devrait dire quelque chose d’important les mêmes mensonges, le même disque rayé qui tourne, les mêmes conneries qui sont débitées à tour de phrases ampoulées, avec des flashs  et des slogans pernicieux destinés à masquer la vérité , qui expriment quand même par de petits indices de clairvoyance que l’on se fiche de vous, parler vrai en langue de bois,  c’est juste pour épater la galerie. La langue de bois est le langage politique par excellence.
Orwell dans son livre « 1984 » l’appelle « novlangue », je  l’appellerai plutôt softlangue,  c’est l’idiome des truqueurs, des pharisiens, des sophistes ; c’est le langage de l’oppression.
Il y a toujours un prétendu philosophe qui crée cette oppression en montant un système de mots et d’idées qui ne repose que sur le vent de l’esprit, pas sur les actes et les réalités concrètes.  Comme Marx par exemple. Ensuite la racaille politicienne s’en empare et en fait un dogme et l’entoure de tabous, et assure ainsi sa toute puissance.
La police des mots est la pire oppression qui s’exerce. Dans ce pays on a jugé un homme politique qui avait dit que le « soit disant génocide des juifs » n’était qu’un « détail » de l’histoire. Il a dit une chose parfaitement vraie, et démontrable, évidente même, on lui en a fait grief comme s’il avait fait un crime inexpiable; la liberté de penser et de parler est essentielle ; mais si une faction peut la limiter dictatorialement elle montre sa force et  ainsi fait peur à toute la population. C’est une grande honte pour un Peuple de se laisser châtrer ses pensées et ses actes. Ceci n’est pas ce qu’on attend des êtres libres, c’est être esclave que d’accepter qu’un homme public, un représentant politique, même si on ne partage pas ses idées, soit harcelé par la canaille et la racaille, parce qu’il exprime des choses justes et justifiables. Cet exemple montre jusqu’à quel point ce Pays est haïssable, car les indigènes et les non juifs qui sont quand même la majorité écrasante ne se sont pas révoltés contre l’oppression publique dont ce député du Peuple a été l’objet. C’ est une chose très lamentable même pour les juifs normaux qui ne veulent pas eux paraître comme des oppresseurs. La police des mots quelle horreur ! Et on a trouvé des juges assez lâches et méprisables pour condamner cet innocent. Ainsi les juifs ont montré leur pouvoir absolu de contrôle des mots qui peuvent se dire sur l’arène politique. Ils ont posé leurs règles. Et tout le système a construit sur cette oppression.
La vérité n’est jamais dite en politique, c’est une chose sérieuse la politique, on n’y fait pas de vraie révolution, on maintient le système en place coûte que coûte.
Je suis sûr que tu as deviné. Je vivais alors dans la dernière région du socialisme réel, la dernière république populaire soviétique, en Francie, au vingt et unième siècle chrétien, du côté de la frontière avec l’Italia. Région qui borde la mer du sud. Je me suis souvent demandé comment, et pourquoi on avait nommé cette mare d’eau glauque Méditerranée, et ma réponse a toujours été assez absurde et abrupte. Elle se résume en deux mots qui font référence aux excréments et aux dangers qui nous guettent lorsqu’on se trouve dans la situation de recevoir ce qu’on ne veut à aucun prix. (merde et terreur). D’ici est venue la civilisation dit on dans les officines qui concoctent les manuels scolaires avec une histoire totalement falsifiée et inventée pour justifier l’injustifiable. Quelle civilisation ? Les mots sont dérisoires qui conduisent à notre déchéance. Nous avons été tous colonisés par des peuples venus de ce rivage si bleu, de cette plaine liquide pareille à un désert bleu qui tisse ses vagues jour après jour, et roule ses galets sur le rivage. Ici débarquèrent nos étranges et déconcertants maîtres à penser et à formater nos consciences et nos âmes. Les Romains il y a vingt siècles et à présent tous nos nouveaux citoyens  que les vrais humains civilisés ne voulaient pas même côtoyer lorsqu’ils étaient les maîtres dans les colonies et qu’ils y trafiquaient en développant les échanges et la production locale pour le bénéfice exclusif de quelques familles d’usuriers et de possédants.
J’en termine avec ma rancœur et mon délire concernant cette grande Nation du temps des Rois capétiens , devenue si petite et si mesquine, tellement incapable de sortir de son cercle vicieux fatal dans lequel elle s’enferme, ce socialisme absurde, et débilitant.
Donc, j’allais au gré des flots, vers le soleil couchant, vers le détroit qui débouche sur le grand océan Atlantique, au delà des piliers d’Hercule, qui se nomme aujourd’hui Gibraltar, et que l’Anglais tient toujours avec sa hargne de pitbull et son sans gène de colonialiste sans scrupule. La perfide Albion s’y incruste et  y applique une rigoureuse justice régentée par la plus implacable des morales politicienne, comme ils firent en Inde jadis. J’allais donc vers la Mer des Sargasses, mais d’abord vers le débouché de cette mer pot de chambre de l’Asie, l’Afrique et l’Europe ;  lorsqu’une tempête monstrueuse se leva du fond de l’océan. Je faillis perdre la vie emporté par les vagues lorsque mon bateau se brisa comme une coquille de noix écrasée par un marteau pilon. Je fus sauvé par ma combinaison de plongée qui me maintint à la surface et par une bande de dauphins qui croisaient dans les parages qui me poussèrent à la côte pendant toute une journée tout en jouant autour de moi. Je marchais longuement sur le sable de la plage  que j’atteignis alors et me retrouvais dans des dunes couvertes d’une vague végétation d’herbes coriaces et d’épineux. Epuisé, je me couchais dans le sable et je tombais dans un profond sommeil.
A mon réveil, alors que je percevais les premières lueurs rougeoyantes de l’aube, je me trouvais devant un groupe d’individus qui pointaient des armes dans ma direction. L’homme de pointe qui portait une casquette et des lunettes de soleil malgré l’obscurité, tenait un revolver. Il m’intima, en anglais, puis en arabe, l’ordre de me lever immédiatement, en levant les mains et sans geste brusque.
Je me gardais bien de bouger et de faire comme si j’avais compris. Il reprit donc en français ; et je me levais comme il le souhaitait.
Je comptais cinq humains disposés autour de moi dont deux me visaient avec leur arme. Ils étaient masqués par des cagoules noires, vêtus comme des soldats de tenues de combat bariolées, avec une casquette sur les yeux. Deux énormes chiens muselés ; étrangement silencieux les accompagnaient. Leur armement comportait des fusils automatiques, une arbalète et des armes de poing. Deux soldats portaient aussi une sorte de sabre sur le dos du côté droit à la mode japonaise, les autres avaient un grand poignard commando sur la cuisse ou sur la jambe. Tous étaient équipés de sacs à dos volumineux, et de gilet pare balle.  Ils faisait alors encore presque nuit, une lune verdâtre éclairait le paysage, pendant qu’on discernait à l’horizon les premières lueurs mauves et rougeoyantes de l’aube. Ces combattants ne semblaient pas être des personnes réelles, leur peau marbrée de maquillages verdâtres et noirâtres les faisaient paraître comme des zombies.
Il s’agissait d’un de ces commandos chargé des plus basse besognes, dont celle de capturer ou d’éliminer les intrus humains s’aventurant sur le domaine de la Principauté d’Utopia. J’avais été déposé sur la côte orientale de ce pays, prés de la passe des flamants. Là où ces oiseaux viennent chaque année se reproduire au milieu du grand étang de Vaccarès, qui subsiste malgré tous les aménagements de la côte. Là se trouve un monde nouveau imaginé par une poignée d’irréductibles qui s’y sont enfermés pour se protéger de la civilisation actuelle et pour construire une société parfaite ; bien sûr ce n’est pas vraiment le cas non plus, ici ainsi qu’ailleurs, il y a beaucoup de choses qui sont ratées. Les Utopiens vivent assez bien toutefois et semble t’il à l’abri des désordres qui sont la cause des guerres civiles européennes où les milices et les armées nationales s’affrontent au milieu des populations dans des escarmouches incessantes.
Utopia existe depuis cinq décennies. Son indépendance a été obtenue par un référendum et une cruelle guerre de sécession qui suivit. Un Prince la dirige et son régime est démocratique.
Beaucoup de gens ignorent encore son existence, elle n’est pas vraiment accessible à tous, tous ceux qui ne sont pas capables de comprendre et d’accepter ses lois n’y sont pas les bien venus. C’est une Principauté qui a des fondements religieux, militaires et politiques très complexes. Tout le monde y est à la fois libre tant qu’il respecte la loi et prisonnier de la raison d’Etat. La raison d’Etat s’impose aux Utopiens, sa constance est la lutte contre les ennemis, cette doctrine qui s’apparente à une chasse aux sorcières bien organisée, est aussi le conditionnement qui fait de ces humains des êtres sans peur, efficaces dans l’action, ne prenant pas le temps de jouer à des jeux sans intérêt.  Cette Patrie est le domaine de l’excellence, dans tous les secteurs,  elle force au respect, car c’est le seul monde qui lutte contre l’absurdité de notre civilisation actuelle pourrissante.
Il y a des millions d’années les rivières qui viennent des montagnes lointaines que sont , les Alpes, le Massif Central, le Jura, les Vosges ont déposé des alluvions sur ce vaste plateau marin, ce qui en a fait une sorte de lagune très vaste. Le fleuve Rhône draine toutes ces eaux. Il a formé un gigantesque delta lorsque ses alluvions allaient encore jusqu’à la mer. A présent il est tellement canalisé que les alluvions sont arrêtées aux barrages et que la mer mange sans cesse les rivages . Ce domaine a été longtemps une terre de moustiques et même de malaria,  zone d’élevage de chevaux et de bovins. Les arbres y étaient dans les temps anciens rares. Maintenant encore les seules grandes plantes des zones naturelles sont les divers roseaux et les joncs. Il s’y est constituées d’immenses lagunes d’eau saumâtres. Partout le sel qui vient de la mer et qui imprègne le sol rend la terre stérile. Cette zone fut considérée toujours comme un lieu inhabitable, la malaria décimait les populations et seuls quelques indigènes y vivaient, fort bien d’ailleurs de l’élevage, de la chasse et de la pèche. De grands marais salants s’y étaient installés aussi.  Après le grand cataclysme de la dernière guerre contre le terrorisme qui vit la création des différentes principautés islamiques dans les banlieues des grandes villes européennes, un certain nombre de combattants des enclaves chrétiennes martyrisées par les attentats odieux et les tueries des terroristes d’Al Quaïda quittèrent la grande métropole phocéenne proche pour ériger ici une zone de sécurité pour les générations à venir et installer une base de reconquête des territoires perdus. Et c’est là que j’allais être le prisonnier.
La brutalité est généralement utilisée lors des arrestations. J’eus donc à subir quelques coups de pieds bien dirigés visant à me mettre hors d’état de nuire. Ceci bien que je ne fasse pas même mine de me révolter, mais mes mains n’étaient pas visibles. Cette correction cessa lorsqu’ils virent que je n’avais aucune envie de me battre. Ma combinaison de plongée faisait de moi un espion probable.
On m’attacha les mains dans le dos avec une sorte de lacet en plastique, et on mis aussi une sorte d’entrave identique  à mes chevilles, je fus ensuite conduit jusqu’à un point de ralliement situé au milieu des étangs par un seul gardien qui me hissa en travers de la selle d’un cheval blanc, il me jeta à terre sans ménagement et disparut aussitôt au grand galop. Je fus alors confronté à d’autres prisonniers qui pour la plus part étaient des étrangers qui étaient là depuis des mois. Nous n’avions pas le droit d’échanger des paroles, nous devions boire l’eau croupie d’une citerne et notre nourriture était constituée de grains de blé et de riz pour l’essentiel à nous d’en faire quelque aliment consommable, mais nous n’avions aucun récipient adapté pour les cuire.
Le métal était prohibé dans le camp de concentration. Les repas cuisaient dans des marmites de terre cuite produites localement. Lorsque qu’un trouble avait lieu ces poteries étaient régulièrement brisées en représailles par nos gardiens. On cuisait alors quelque temps les aliments dans des trous creusés dans la terre, avec des pierres chauffées.
Nous y vivions en plein air sans aucun abri en maçonnerie. Le camp était entouré d’un ensemble de clôtures très dissuasives avec des barbelés, des grillages et des canaux hérissés de pieux. Il a la forme d’un octogone d’un kilomètre environ de diamètre, une sorte de carré dont on a coupé les pointes. Les soldats le nomment entre eux le centre de tri. Il leur permet de tenir leurs prisonniers à discrétion et surtout de bien les conditionner pour les mettre en mesure de révéler leurs secrets. La vie ou la mort dépendent de ces révélations et ceci « qui n’est jamais dit » est toujours présent à l’esprit des captifs. Ceux qui ne savent pas écrire vont se confesser oralement aux bornes interactives qui sont mises à leur disposition. Les gardiens sont loin et n’interviennent jamais dans la vie de ce camp de concentration. Leur seul rôle consiste à chasser les fugitifs et à les blesser ou les tuer lorsqu’ils portent des armes ou en ont fait usage. Les différentes livraisons de détenus, de boisson et de nourriture sont faites par des détenus eux mêmes à partir d’une zone de sas. Les détenus sont dirigés par des responsables nommés par les gardiens.  Ces kapos  tiennent tous les rôles administratifs et politiques du camp et distribuent aussi les tâches. Les toilettes disponibles sont de simples fosses que l’on rebouche au fur et à mesure en couvrant les excréments de terre, on se sert ensuite de ces déjections lorsqu’elles sont compostées comme engrais. Les différents outils de terrassement et de jardinage sont considérées ici comme des armes possibles et sont donc strictement contrôlées.  Les prisonniers construisent des abris pour se protéger des éléments en tressant des roseaux et des joncs et en levant des murs de terre. Aucune toile ne leur est donnée pour se protéger du soleil. Ils se couvent d’argile, de graisse et de boue pour ne pas être brûlés par le rayonnement. Si quelqu’un commence à donner des ordres et à organiser la vie du camp pour le rendre plus confortable, il disparaît bientôt lors d’une visite nocturne des gardiens. Ceux ci sont accompagné de leurs chiens et quelquefois le prisonnier qui essaie de bien diriger le camp de concentration est dévoré vivant par ces molosses. On voit aussi parfois leur cadavre dans les fosses à déjection. Quelquefois leur tête décapitée est plantée sur une perche dressée là où siégeait le conseil des prisonniers. Les cadavres de ceux qui meurent dans ce camp sont mis sur un charnier  et des vautours viennent nettoyer leurs os. Les vautours sont ici légions, ils  tournoient souvent dans le ciel, leur lieu de repos étant sur de vastes tours d’acier, de béton et de verre, couvertes de végétation situées à l’est, qu’on voit à l’horizon. Là se trouvent les nids des rapaces. Ces tours forment l’agglomération des Aires.
Au loin au nord ouest, on distingue les murs roses de la grande cité d’Utopia , on l’appelle la cité « des Murailles ». Le soleil levant éclaire ces murs comme une vaste falaise sanglante. La propagande officielle nomme cette construction paradoxale la Nouvelle Jérusalem, capitale éternelle du peuple d’Utopie.
Cette cité est entourée complètement d’une vaste muraille d’une vingtaine de mètres de hauteur.  Au sommet de cette muraille on trouve une vaste terrasse continue qui est aussi un chemin de ronde.  Des installations militaires y sont construites dans le but de tenir sous le feu les assaillants. Que ceux-ci essaient d’escalader la muraille de la ville ou qu’ils soient parvenus sur son sommet. Construite en béton, cette enceinte est aussi le mur extérieur des habitations de la cité.  Une forteresse difficile à protéger car son pourtour fait plusieurs kilomètres. Des colonies distinctes se sont établies sur son tracé et peu à peu par des constructions ont réuni les différentes cellules entre elles. Derrière cette muraille infranchissable formée de cellules rectangulaires mises l’une à côté de l’autre et interchangeables, il y a un vaste espace qui est la zone sacrée de cette Nation, celle que les étrangers ne doivent jamais fouler. Ici seuls les membres de la communauté des élus, des citoyens initiés,  sont admis et généralement ils y vivent aussi proche qu’on peut l’être de l’état de nature et pratiquent le naturisme le plus rigoureux comme nos fakirs qui vivent nus. Le climat assez froid en hiver limite toutefois cette nudité à l’été. C’est aussi la zone de leurs jardins et des serres collectives qui permettent de vivre un éternel printemps ou un été agréable alors que partout ailleurs le vent souffle et que le froid s’installe. Cette ville est entièrement entourée d’un canal. A quelque distance des murs aux alentours se trouvent les différents ghettos faits de grands blocs d’habitations espacés, situés au milieu d’un capharnaüm de bâtisses de tous les styles, comme en en voit dans toutes les favelas et zones  industrielles du monde . De grandes éoliennes sont plantées dans la campagne à des espacements régulier, elles permettent d’utiliser la force des vents si favorable dans cette région à cette exploitation. Elles se trouvent en batterie dans toutes les directions de l’espace fournissant l’énergie nécessaires aux pompes qui assèchent ou irriguent les champs, remplissant aussi les réservoirs d’eau de mer qui servent à la production de sel et à l ‘élevage des animaux marins. Le soleil est utilisé pour la grande partie de l’énergie nécessaire, des capteurs solaires sont installés partout intégrés dans toutes les constructions, souvent de grande taille ils sont fait de modules simplement assemblés par jonction d’éléments plus petits.. Enfin la cité dispose de plusieurs centrales nucléaires situées profondément dans son sous-sol. Les usines sont situées pour l’essentiel dans de vastes constructions souterraines, et elles n’ont pas d’équivalent dans le monde étant pour l’essentiel destinées à produire de l’armement. La principauté dispose aussi d’un complexe de production situé sur l’océan, dans le domaine maritime qu’elle s’est acquise par ses travaux d’endiguement. Une vaste digue a d’abord isolé un bras de mer puis cette zone à été mise en exploitation. D’abord pour l’élevage en lagune. Puis entre les parcelles se sont constituées des rizières et des champs vite recouverts de serres qui produisent des légumes et des fruits toute l’année. Les bassins d’élevage marins sont entretenus avec soin, ils regorgent de coquillages, crustacés et poissons délicieux. L’eau de mer des élevages est pompée au large à grande profondeur, elle est ensuite stockée dans de grands bassins situés en hauteur sur les digues d’où elle est distribuée à toutes les exploitations qui en ont besoin, une fois cette eau marine devenue trop salée pour l’élevage des animaux et des plantes par le fait de l’évaporation, elle est alors stockée dans un vaste complexe qui lui donne un nouveau usage. Par évaporation elle y est transformée en eau douce et en sel. L’eau douce est produite par la condensation de la vapeur produite par le refroidissement de murs qui absorbent la chaleur produite par le rayonnement solaire, cette condensation produisant aussi de l’énergie, cette eau douce très pure, distillée est stockée dans de vastes réservoirs situés sous la citée qui est littéralement construite sur l’eau. Cette réalisation permet de protéger les zones de vie aussi puisque lorsqu’il y a débordement des digues qui entourent le pays, jamais la plus haute quantité d’eau ne sera en mesure d’atteindre les zones de vie. Tout le bas des habitations est aussi destiné à stocker l’eau potable. Pour ce faire plusieurs matériaux sont utilisés des bétons très denses pour les poutrages et les enveloppes externes destinées à contenir les forces de pression, des caoutchoucs pour les joints, des matériaux plastiques pérennes et d’autres à base de résines sur des fibres de verre, des argiles bien sûr pour les grandes étendues, et surtout le classique agglomérat de sable, gravier et bitume et de goudrons divers que l’on nomme partout macadam. On peut se demander pourquoi on a tant fait cas de l’eau distillée alors que le Rhône apporte une eau toujours assez abondante. Or il se trouve que l’eau de ce fleuve est très polluée et que son usage est restreint à certaines cultures seulement qui fixent les polluants.
Les serres sont arrosées avec de l’eau chargé d’engrais. Elles sont chauffées l’hiver. Les ingénieurs locaux ont mis au point de grandes unités de chauffe avec tous les moyens disponibles localement et toutes les énergies les plus propices. Il est utilisé toutes les sources d’énergie récupérables. Ces complexes qui sont d’immenses salles de four permettent la fusion des argiles pour réaliser des briques et diverses poteries de première qualité, des verres feuilletés pour les vitrage très résistants intégrant des feuilles plastiques , des tissus de verre, des ciments performants, et tout ceci de manière très économique. Vu les immenses besoins de la cité dans ces matériaux de base ces fours gigantesques qui sont continuellement en activité sont aussi une source de richesses car ils servent régulièrement à la cuisson des  céramiques et des porcelaines les plus fines qui sont vendues dans le monde entier. La chaleur résiduelle de ces fours n’est pas perdue et sert à chauffer les serres et les logements l’hiver. La cité produit aussi de l’azote liquide et de l’oxygène en grande quantité. A partir de l’eau de l’hydrogène est aussi produite avec les surplus d’électricité. Cette activité est stratégique considérée comme le fondement de la suprématie de la Principauté. L’hydrogène produit avec les surplus énergétiques disponibles est aussi généralement liquéfié, le centre de production est le plus important de l’occident, un réseau de pipeline permet de distribuer aux différentes industrie les différents gaz produits. Des fours spéciaux permettent d’obtenir des réductions de minéraux comme des affinages. Les métaux proviennent de tous les récupérateurs, une des spécialités des entreprises de cette Nation implantées partout dans le monde. Il y a aussi des minerais de bonne qualité en provenance du monde entier. Les divers aciers et métaux qui y sont aussi fondus permettent à la cité de voir venir même lorsque le commerce international est en mauvaise posture du fait des guerres continuelles qui se livrent sur les océans et qui conduisent à la destruction progressive de notre civilisation moribonde.
La direction du pays est assurée  par un Prince assisté d’un conseil et de plusieurs ministres selon les besoins du moment. Il n’y a pas d’encombrants fonctionnaires qui bloquent toutes les décisions nécessaires avec leurs affaires compartimentées. Ici un domaine des affaires publiques nommé par un numéro recouvre tous les moyens nécessaires pour la réalisation d’un projet donné. Une fois ce projet abouti, le domaine n’existe plus, tous les éléments qui ont fourni le moule sont démontés et sont reconfigurés sur d’autres projets. Toute l’organisation est prévue pour réaliser un développement durable, sans gaspillage de ressources. Et tout ce qui peut être sous-traité à meilleurs prix l’est. Le mot d’ordre de l’administration  est la rapidité et son souci constant la qualité maximale de chaque élément constitutif. Son objectif constant est d’éviter que des fonctionnaires s’emparent des volants de commande, et viennent perturber l’ordre naturel des choses. Les promoteurs des entreprises sont souvent des étrangers, qui sont vus avec un certain respect tant qu’ils se tiennent à la lisière de la cité et n’essaient pas d’y jouer un rôle politique. Ces métèques sont tous riches avant de venir s’installer ici. Ils y trouvent tout ce dont ils ont besoin et surtout la sécurité pour eux et leurs biens ce qui est si difficile à obtenir à un prix modique pour eux partout ailleurs dans le monde, sauf pour une poignée de dirigeants qui sont entourés par des gardes du corps puissamment armés et qui vivent dans des voitures blindées. Ici on ne leur demande que le minimum d’impôt, le même pourcentage qu’on demande aux citoyens, ni plus ni moins, certains ont même voulu obtenir la nationalité locale, alors même qu’elle les oblige à être au service de l’État de manière absolue, et à refuser toute autre nationalité, donc à répudier celle de leurs parents. Ce qui n’est pas si simple et qui les fait toujours refuser finalement le cadeau après un essai de quelques mois. Les enfants des étrangers riches fuient généralement la principauté car n’ayant pas les qualités de leurs parents ils ne sont utiles à rien de sérieux, ils n’y trouvent donc aucun travail, et sont relégués dans les zones frontières pour servir de travailleurs occasionnels sur les différents chantiers des zones en chantier. Ce qui bien sûr ne leur convient pas.
Utopia est sorti d’un désert, c’est aujourd’hui une immense cité qui compte prés d’un million  de citoyens. Il naît plus de cinquante mille enfants chaque année, et les citoyens qui émigrent forment une vaste diaspora de plusieurs centaines de milliers de citoyens très actifs. Ils n’oublient pas leur mère patrie et forment partout des colonies sur les bases de la colonie mère, reprenant ce que firent les grands peuples de l’antiquité, les Grecs surtout qui diffusèrent leur civilisation.
Cette terre ancienne qu’ils nommait alors, «  la Kamarg »  était un désert avant leur arrivée. Ils en ont fait un phare à présent qui brille pour toute l’humanité. Une de leur particularité est la langue qu’ils utilisent dans leur gouvernement et dans leur administration qui est l’anglais. Chaque citoyen a la connaissance de cette langue et aussi de plusieurs autres langues vivantes ou mortes, comme le Français qui est peu pratiqué toutefois, beaucoup moins que le mandarin, le grec, le latin et l’espagnol. Les étrangers eux aussi sont forcés de connaître cette langue anglaise, si ils n’ont pas de notions suffisantes lors de leur audition d’arrivée, ils sont expulsés immédiatement. L’aéroport construit sur la mer jouxte aussi la zone de fret du port, les touristes et autres arrivants sont pris en charge par un comité d’accueil qui leur fournit un laisser passer après les avoir quasiment autopsiés et surtout fichés. Ce laisser passer unique qui a la forme d’une carte de crédit leur permet de se faire reconnaître et de passer toutes les barrières qui sont établies partout sur toutes les voies de communication. Les communications de tout le monde sont contrôlées bien sûr et il ne faut pas y voir de mal. La sécurité de tous repose sur le contrôle continuel de tous par tous. Chaque citoyen est un contre espion formé à débusquer les agents ennemis. Les étrangers qui se livrent à des fantaisies qui laissent penser qu’ils sont des espions ou des journalistes sont immédiatement reconduits à la frontière, et quelque fois exécutés immédiatement, lorsqu’ils sont pris la main dans le sac avec des informations classées sensibles. Ici tout est considéré comme sensible, donc prudence. Les journalistes sont très mal vus, la plus part de ceux qui sont pris en train de fouiller dans les poubelles ou de ramasser des documents compromettants sont simplement exécutés d’une balle dans la tête sans autre forme de procès. On leur laisse une seule chance de s’en sortir, leur retournement et leur soumission aux services de sécurité chargés de la propagande. La plus part sont paraît il confiants dans leur  carte de journaliste qui doit les protéger et donc ils refusent de bonne foi et sont alors abattus comme des chiens. Curieusement ils sont aussi le plus souvent pendus au gibet qui se trouve bien en vue des différents ghettos des étrangers et métèques, où de grands corbeaux viennent les décharner et s’en repaître. Les vautours eux attendent qu’ils soient jetés sur les charniers. La place dévolue à ce cimetière est nommée la Moucherie, les mouches y sont très nombreuses, surtout les grosses bleues et les vertes, qui s’élèvent parfois dans le ciel comme des essaims. Passer dans cette zone lorsqu’un brouillard sévit est une épreuve angoissante, car les fantômes des morts sont encore présents. Des vautours brisent les os en les jetant sur des roches qu’on a installé dans ce but, et c’est toute la journée une noria incessante.
Parfois on nettoie le terrain des monceaux d’os restant, il sont broyés et servent d’engrais dans les champs, surtout dans les vignes à ce qu’on m’a assuré.
Chère Kali je vais me coucher maintenant il est tard et ici nous ne veillons pas devant des écrans, nous travaillons autant qu’il est possible de le faire tous les jours à la lueur du jour ou dans les usines. Nous avons aussi le temps bien sûr d’avoir d’autres activités qui sont considérées partout ailleurs comme des travaux et qui ici sont des loisirs. Car il ne viendrait pas à l’esprit d’un citoyen de se laisser aller à pratiquer une activité qu’il ne trouve pas plaisante et instructive. Le savoir est ici partagé par l’ensemble de la population, tous les citoyens sont des savants qui continuent toute leur vie à s’instruire.
Je t’écrirai bientôt comment et pourquoi je suis sorti du camp de concentration que j’ai trouvé à mon arrivée sur cette terre étrange.
Je t’embrasse tendrement comme il est de coutume chez nous.
Lettre 2
Chère Kali,
J’ai dégusté ta lettre que j’ai reçu aujourd’hui. Elle avait le goût des citrons et des mangues de notre grand jardin lorsque nous vivions prés du temple de Krisna. Tu me parles de ton mari qui te donne bien des soucis avec ses folles dépenses et ses investissement hasardeux. Bien sûr il est fou, je te l’ai dit dés le premier jour, mais il t’aime et il t’a quand même fait une belle vie avec ses entreprises dans le passé. Donc n’oublie pas de le saluer de ma part et donne lui le baiser fraternel aussi, je le remercie de tout le bien qu’il t’a fait.
J’ai trouvé une âme sœur ici, il s’agit de la fille d’un citoyen et d’une femme de la communauté gitane ; et nous formons le projet d’avoir un enfant ensemble ce qui est une chose merveilleuse. Rien ne m’est plus agréable comme cadeau. Surtout que je pense que cet enfant aura la possibilité d’être un jour citoyen et donc sera plus à même d’être heureux. Nous avons déjà choisi ses trois prénoms qui sont ceux qui s’imposent. Kali Viktoria Astrid. Tu vois je pense déjà que ce sera une fille. Bien sûr il me manque encore tout ce qui est nécessaire pour être père surtout un bon emploi. Mais j’y travaille avec acharnement. J’ai décidé de faire l’apprentissage nécessaire, et de poser ma candidature à une petite fonction dans un centre d’élevage marin.
Les citoyens peuvent avoir autant d’enfants qu’ils veulent avec n’importe quelle personne qui leur convient. Il n’est pas institué de règle concernant le mariage et les naissances ici. Tout le monde fait à sa guise et semble libre de procréer. Cette règle ne vaut toutefois pas pour les étrangers. Ceux ci sont tenus de suivre leurs propres règles et ne doivent en aucune manière avoir de relations sexuelles suivies avec les citoyens, sauf à perdre leur autorisation de séjour. Les étrangers sont exclus de toutes les organisations sociales de la cité et ont leurs propres organisations communautaires. Aucune subvention de l’ état n’est prévue pour leurs organisations. Les citoyens ne peuvent inviter un étranger à entrer dans la cité. Si un étranger est trouvé dans la cité il est expulsé immédiatement et ses complices sont arrêtés et déférés devant le juge responsable de l’ordre public qui les condamne immédiatement, le plus souvent à des amendes ; mais s’il s’agit d’espions ennemis ils sont mis à mort promptement à la sortie du tribunal sur la place qui y fait face où il y a plusieurs potences destinées à cet usage. Aussi est il pratiquement impossible pour un étranger de parvenir à se glisser à l’intérieur de la cité, et ce qu’on en sait lorsqu’on est dans les ghettos de relégation est très vague. Les citoyens sont élevés dans la crainte de l’espionnage et des espions, ils ne parlent donc jamais à des étrangers. Il circule bien quelques petites vidéos et même des reportages bien documentés. Mais la plus part sont des films de propagande de l’État lui même qui essaie de faire passer son mode de vie pour le meilleur du monde, ce qu’il est dans  une certaine mesure bien sûr, mais il y a bien des choses qui manquent, surtout les divers désagréments de la vie qui la pimentent, les citoyens devraient s’ennuyer, mais généralement ils se contentent d’être heureux de vivre ici et sont donc incapables de s’ennuyer ayant toute consolation dans leurs proches et amis, qui les traitent avec une extrême amabilité et une politesse affectueuse, certains esprit tordus diront affectée, mais comme c’est étrange il y a toujours des pessimistes, qui nient tout pour le plaisir de dire du mal des bonnes choses.
Les étrangers admis à travailler dans les zones mixtes où leur présence est tolérée sont tenus de résider dans un quartier qui leur est réservé qui est situé à proximité des remparts. Ils n’ont pas comme je l’ai déjà dit le droit d’aller et venir à leur guise à l’intérieur de la cité, ni de participer aux activités du gouvernement et de l’administration. Ils doivent se tenir à l’écart de toute affaire qui occupe deux citoyens et ne peuvent être qu’en tiers dans les affaires industrielles et commerciales. Cette règle est particulièrement bien suivie et celui qui essaie de la tourner est aussitôt arrêté, jugé et condamné. Je t’expliquerai un jour le fonctionnement de leur justice, tu verras qu’elle ne ménage ni la chèvre ni le chou, et qu’il faut faire attention aussi ici à ce que l’on dit, fait et pense. Ce n’est pas une vraie terre de tolérance ! ça non pas du tout ! il n’y a aucun laxisme de l’Etat. Et donc ce qui compte avant tout ici c’est de ne pas forcer l’entrée dans le domaine réservé aux citoyens.
Si l’État s’interdit de s’immiscer dans les affaires sexuelles des citoyens il est très regardant sur la qualité des relations qui se tissent autour de ces activités le plus souvent considérées comme ludiques. Les diverses religions qui sont représentées sont toutes tenues de ne pas contrarier la marche de l’État, et de tenir leurs remarques et conseils sous le boisseau. Toutes celles qui se sont permises de troubler l’ordre public ont été interdites et expulsées avec une extrême rapidité et une cruelle extirpation de toutes leurs simagrées. Les mutilations rituelles effectuées par certaines sectes sont punissables de la peine capitale, ceci s’applique au prêtre ou à toute personne qui pratique ces mutilations sur les autres. A l’extrême les tatouages sont très mal vus, et ceux qui en ont sont généralement exposés à la moquerie de tous. Seuls les personnes majeures ayant déposé devant notaire et témoin qu’ils veulent se pratiquer à eux même ces mutilations peuvent se les faire elles même. Mais sans en faire un devoir et une forme de propagande. Il en est de même des signes de soumission que les hommes imposent aux femmes comme le port du voile qui sont considérées ici comme des atteintes à l’ordre public. Les femmes qui se voilent sont lapidées jusqu’à ce qu’elles enlèvent leur masque de toile.
Le viol est puni par la décapitation et il y a très peu d’affaires de mœurs qui finissent par être découvertes et traitées par la justice. Tous les citoyens ont des aventures assez nombreuses au long de leur existence, et ce n’est pas pour eux une très grande difficulté d’avoir des amantes et des amants. Mais si ils aiment vraiment une personne, ils sont alors fidèles et même absolument incorruptibles sur ce plan. Souvent ils se marient dés qu’ils ont la certitude d’aimer une personne. L’Etat a décidé depuis son origine qu’il voulait des enfants de femmes jeunes, fécondes, physiquement fortes et moralement irréprochables. Il a donc bâti toute sa doctrine sociale sur ce modèle. Ici avoir des enfants dans la prime jeunesse n’est pas une tare mais une réalité incontournable, toutes les femmes sont donc en mesure d’avoir des enfants avec l’homme de leur choix dés qu’elles le souhaitent. Il est même fait en sorte que les plus belles et les plus fécondes en aient le plus possible. Aucune méthode de contraception n’est utilisée pour les hommes comme pour les femmes qui sont dans cette période de leur vie.
Au contraire des autres européennes jeunes qui le plus souvent sont le ventre plat on ne voit ici que des jeunes femmes enceintes entourées d’enfants et c’est une grande joie de voir qu’elles le sont dans le bonheur, le respect, et la joie. Les rues de la cité sont pleines de jeunes enfants qui jouent, rient et discutent ensemble. Les écoles et les gymnases sont propres et bien tenu, l’ordre et la discipline y règne, les maîtres sont respectés, vénérés même. Tout est bien organisé et aucune faille dans le dispositif de lutte contre l’anarchie étudiante ne permet jamais de fronder contre le gouvernement.
Il est vrai que les jeunes femmes n’ont pas le choix ;  leur corps est au service de la procréation au moins pendant dix années. Et la plus part ont donc mis au monde au bout de ce temps cinq enfants parfois bien plus.
L’État gère la pédiatrie comme une affaire d’importance. La plus importante même car il considère que c’est sa principale affaire sérieuse. L’éducation donnée aux enfants commence dans le ventre de leur mère. Ils y écoutent de la musique et sont mis en condition par des discours répétés sans cesse dans les chansons et les publicités, et ceci déjà pour être exceptionnels dans leur vie future. Ils arrivent au monde généralement sans recours à la médecine, et dans les rares cas où c’est le cas on n’essaie pas de traiter les affections létales qui peuvent survenir. L’hygiène est très bonne et la nourriture excellente, les enfants ne meurent pas en bas âge parce qu’il y a des soins de qualité qui sont accessibles à tous. Les femmes qui ont des enfants ont une vie d’exercices, une gymnastique adaptée à leur état, la natation régulièrement pratiquée, une nourriture adaptée font que leur corps au lieu de se dégrader des suites de la grossesse se magnifie et se fortifie au contraire. Etre enceinte n’est pas considéré comme une maladie, mais comme une bénédiction.
Lorsqu’une femme a eu beaucoup d’enfants, elle peut si elle le souhaite vivre sa vie sans être enceinte tout le temps. Ceci passe souvent par l’implantation de stérilet comme partout ailleurs dans le monde. Mais ces opérations sont très mal vues par le gouvernement qui les réprouve sans toutefois les interdire. Le fait de stériliser volontairement une jeune femme ou un jeune homme en âge d’avoir des enfants est considéré comme un crime, et l’avortement est sévèrement réprimé.
Les enfants  ne représentent pas une charge pour leurs parents, ils sont totalement pris en charge par l’Etat, qui veille à leur bonne hygiène de vie. La discipline leur est inculquée, et les vraies valeurs leurs sont proposées en exemple. La violence et le mal leurs sont présentés comme des manifestations sataniques. La loyauté, le calme, la discipline, l’honnêteté, le travail appliqué et constructif leurs sont inculqués par toutes les formes possibles de propagande, ils expérimentent vite la contrainte morale et les punitions réformatrices qu’on leur impose très vite les marquent pour la vie. Enfin on les forme à avoir du courage dans toutes les circonstances. Bien sûr comme partout il y a des lâches pathologiques qui n’arrivent pas à surmonter leur peur viscérale, mais au moins ici ils ne nuiront pas à la société. Ceux qui ont des tendances naturelles à la violence et à la contestation sont aussi mis hors de leur cercle vicieux habituel par cette éducation très rigoureuse. Pour l’amour et l’amitié qui sont des sentiments très complexes à gérer, leur éducation laisse souvent à désirer. C’est le rôle de leur Mentor de les faire progresser sur la voie qui mène à la conscience de ces sentiments débilitants lorsqu’ils sont mal contrôlés. L’amour de l’humanité ici n’est pas exclusif, il englobe l’amour des animaux et bien sur il repose sur l’amour nécessaire et indispensable des ennemis. Car si on n’aime pas son ennemi comme on aime son frère ou son ami, alors on est incapable de le battre dans cette courte phase du combat à mort. Et l’ennemi est omniprésent autour de cette Principauté. L’ennemi est toujours sur le pied de guerre, et c’est un ennemi qui propage la terreur des attentats contre la population civile, contre les femmes et les enfants, c’est l’islamisme dans toute son horreur qui déchaîne sa violence absurde, insupportable. J’ai honte d’être un humain lorsque je m’informe et me remémore les attaques des musulmans fanatiques contre le genre humain non musulman, j’ai honte d’être un homme si un homme digne de ce nom peut faire de telles monstruosités. Or ici la frontière a été construite pour éradiquer le terrorisme islamique qui s’est imposé partout en Europe. D’abord il y a eu les émeutes arabes qui avaient lieu chaque fois qu’un grossiste de drogue était inquiété dans un quartier colonisé par la mafia arabe. Puis les incendies de voitures, et la destruction systématique des biens collectifs. Puis les femmes voilées se sont multipliées poussant des landaux, enceintes, avec leur marmaille autour d’eux, et abrités derrière les terroristes ont assassiné des ouvriers, des étudiants, des serveurs de bar, des femmes et des enfants, et l’armée qui arrivait n’a pas pu les cibler et les mettre hors d’état de nuire. Puis les banlieues islamisées se sont déclarées libres et membres de la grande alliance des musulmans, le Kalifat universel, Al Quaïda et les Etats l’un après l’autre se sont couchés et ont acceptés que ces enclaves soient auto administrés par les terroristes, les trafiquants de drogue, les mafieux…Lorsque la Principauté d’Utopia s’est créée elle a demandé elle aussi son indépendance, et la votation qui a eu lieu ensuite a confirmé à plus de 90% cette demande.  Et alors déjà les islamistes voulurent imposer leur loi ici aussi. Et le Prince dut procéder à des actes de guerre assez barbares pour les faire reculer. Les troupes des islamistes furent défaites lors des trois guerres qui suivirent. Au milieu se trouvait encore les troupe de l’ONU lors de la première confrontation. Ces troupes d’interposition servaient en fait de bouclier aux terroristes abrités derrière leurs lignes qui bombardaient la Principauté à proximité des bataillons d’interposition empêchant une riposte ciblée. Alors la légitime défense obligeait à propager le terrorisme aussi contre ces assaillants masqués abrités derrière des boucliers humains. Et la décision a été prise alors de détruire les familles des islamistes, comme on détruit les œufs des  serpents venimeux avant qu’ils ne puissent réaliser leurs méfaits. L’éradication de la race des terroristes. Et l’Etat Utopien est devenu hors la loi internationale qui protège les populations dites civiles, c’est à dire le terreau de l’islamisme et des fous furieux qui depuis la fin du vingtième siècle ont rendu la vie des autres hommes pénible et hasardeuse. Il a réalisé des opérations de représailles contre les populations qui fomentent le terrorisme dans leur sein, et il l’a fait sur l’ensemble du champ de bataille, la planète toute entière, avec des moyens modernes. Il s’est aussi coupé du monde libre en construisant une barrière de sécurité autour de son territoire. Voilà donc une chose difficile à inculquer à la jeunesse locale. Il faut aimer les Arabes et les Musulmans qui continuent à vouloir détruire la vie des êtres humains normaux en lançant contre des populations civiles des bombes humaines. Et ceci est presque impossible vous en conviendrez. Quand on pense que les USA qui avaient été visé par ces fous les ont enfermés à Guatanamo puis les ont relâchés ensuite. Qu’ils n’ont pas détruit les régimes islamistes qui protégeaient les terroristes. Qu’ils ont cru naïvement que la démocratie viendrait à bout de ces criminels absolus en leur enlevant leurs illusions. Qu’ils ont fait des guerres stupides en Afghanistan, puis partout dans les bastions d’Al Quaïda sans jamais réussir à coincer les promoteurs et les dirigeants de ces terroristes. Il est très difficile pour moi d’aimer les musulmans intégristes et surtout de les considérer comme des humains. Je pense toujours qu’il faudrait les éradiquer totalement, et les moyens pour le faire nous les avons depuis toujours, alors pourquoi ne pas s’y mettre aujourd’hui, et lorsqu’il n’y aura plus la semence d’un seul islamiste terroriste fou furieux nous retrouverons notre liberté, notre tranquillité, notre paix intérieure, notre absence de peur de l’étranger qui arrive, et qui parce qu’il y a eu des monstres assassins peut porter la mort avec lui. C’est sommaire, mais c’est ainsi le principe de précaution doit s’appliquer à ces humains et à toute leur race maudite. Les propagandistes qui ont été à la base de ces crimes qui les jugera ? pourquoi ne pas tous les mettre hors d’état de nuire définitivement, on les laisse vivre avec leur smala, alors qu’ils devraient être brûlés dans les feux de l’enfer.
Mais je reviens à la vie des familles. Les parents s’intéressent à tour de rôle à des enfants, mais le plus souvent ils ne s’agit pas des leurs. Ils leur donnent des cours et sont les tuteurs de plusieurs. Les relations parentales sont souvent basées sur des séquences de vacances, car ils ne voient leurs enfants réellement que pendant  ces intermèdes.
Les crèches collectives sont partout à la disposition de chacun, elles sont ouvertes tout le temps et chacun y a sa place, il y a dans chaque unité de production des locaux destinés aux enfants des agents de production. Cette politique délibérément nataliste est mise en œuvre depuis toujours pour arriver à construire une Nation nouvelle, qui s’impose sur toutes les autres par sa dynamique même. Il est assez facile de comprendre que les groupes humains qui n’ont pas une démographie suffisante pour boucher les trous qui se font dans leur tissus social par la mort sont détruits radicalement par la démocratie, l’ouverture des frontières et les allées venues de populations plus prolifiques. Si une minorité s’installe quelque part et qu’elle double sa population alors que les indigènes ont tendance à diminuer de nombre, il est certain que cette minorité deviendra un jour majoritaire et prépondérante. C’est ainsi que le colonialisme et les invasions fonctionnent. La colonisation ultime repose sur l’acculturation des indigènes, mais elle a aussi une base ethnique et génétique, une population remplace une autre en faisant beaucoup d’enfants. Ensuite les colonialistes repoussent les indigènes non acculturés dans des réserves et c’est le règne des métis qui perdent tous les repères anciens. C’est ce que nous avons vu dans le passé. C’est ce qui se produit dans les banlieues de l’occident. En un demi siècle les musulmans ont dépassé dix pour cent de la population alors qu’ils n’en représentaient pas même un millième avant. C’est ce qui a constitué la base de la formation des entités islamiques se réclamant du grand Califat universel en Europe, c’est ce qui a été la base des guerres civiles passées et de la partition du territoire européen en minuscules principautés islamiques enkystées dans toutes les régions.
Utopia est en lutte contre l’Empire universel islamique, pas une lutte frontale dont elle n’a pas les moyens pour le moment, une lutte pour survivre par le développement de nouvelles formes d’organisation.
Les musulmans vivant à Utopia sont considérés comme des étrangers. Chaque fois qu’une attaque islamique contre les intérêts de la cité à lieu, ils sont expulsés immédiatement. Ce qui arrive bien sûr presque toutes les années. Aucun fondamentalisme n’est toléré d’aucune religion, pas de barbus ici et pas de tchador. C’est la marque de la soumission de l’occident à l’islam de laisser ces marques de l’islamisme se montrer dans les lieux publics partout. Lorsque ces marques disparaîtrons l’occident sera à nouveau libre, libéré, indépendant, décolonisé.
L’islamisme l’Inde l’a subi et comme conséquence il y a eu cette partition inique, ce grand nettoyage ethnique et religieux qui a fait de notre terre sacrée l’empire du mal du Pakistan à l’Afghanistan.
Je termine cette longue lettre pour aujourd’hui.
La tempête a fait rage aujourd’hui. Je travaillais sur le port et les vagues gigantesques passaient au dessus des défenses qui protègent les digues. Le vent était tellement violent qu’on pouvait à peine tenir debout. De nombreux bateaux étaient en difficulté au large. Ces petits ouragans deviennent de plus en plus fréquent avec le réchauffement de la planète. Bien sur si le courant chaud le Gulf Stream qui fait de cette région un lieu tempéré disparaît un jour ; tout ceci sera aussi bientôt du passé et un âge de glace reviendra sur l’Europe.
J’en frissonne d’avance.
Je te fais mes plus tendres bises.
Lettre 3
A Kali,
Je t’ai parlé des dispositions prises par Utopia pour avoir de l’énergie et pouvoir réaliser toutes les productions indispensables à son développement. Bien sûr l’essentiel des matières premières et matériaux usinés vient de l’étranger dans des navires, mais l’autonomie alimentaire elle est réalisée comme elle doit l’être avec mesure et discipline. Chacun est responsable de l’approvisionnement de la communauté, et doit donc constituer et entretenir des stocks alimentaires. Chacun aussi produit sa propre énergie en coopération avec d’autres citoyens. Les pouvoirs publics fédèrent l’ensemble et veillent à ce qu’il j’y ait ni gaspillage, ni spéculation.
Enfin la République dispose de plusieurs centrale nucléaires confinées profondément dans son sous-sol. Les usines vraiment stratégiques sont aussi implantées pour l’essentiel dans de vastes constructions souterraines à l’abri des bombardements, et elles n’ont pas d’équivalent dans le monde étant presque uniquement destinées à produire de l’armement. La principauté exporte des armes qu’elle produit sous licence et d’autres que ses ingénieurs ont mises au point. Elle s’est acquise dans cette spécialité une place prépondérante. Elle dispose d’un complexe de production situé sur l’océan, dans le domaine maritime qu’elle a créé par ses travaux d’endiguement. Une vaste digue a d’abord isolé un bras de mer puis cette zone à été mise en exploitation. D’abord pour l’élevage en lagune. Puis entre les parcelles lagunaires d’élevage, se sont constituées des rizières et des champs.  Après ces travaux des îles artificielles ont été construites au large, reliées entre elles par un réseau de canaux, pour supporter les quais des immenses usines de production situées sur l’océan dans des barges immenses. Si ces usines doivent être déménagées un jour elles seront tirées vers leur nouvelle destination par des remorqueurs. Il en est de même des stocks flottants qui sont constitués pour les alimenter en produits de base. Une flotte de guerre et les vedettes des gardes côtes montent la garde sur la frontière et arraisonnent les navires suspects, si ces derniers font mine de fuir aux sommations d’usage, ils sont envoyés aussitôt par le fond. La Principauté dispose d’une flotte de pêche et de commerce, qui peut être réquisitionnée et transformée pour des missions militaires en cas de conflit. Le plus vaste port se trouve ainsi aménagé à l’abri des fureurs de la mer. Au large de la côte une digue de 300 mètres de large le relie à une zone industrielle et commerciale. Des stocks stratégiques sont constitués de vastes réserves de matières premières qui se trouvent dans ces entrepôts flottants, sous la digue ou profondément immergés dans les profondeurs de la mer. On construit ici avec des technologies vraiment étonnantes. Les sédiments étant parfois très meubles leur remplacement par des structures massives se fait  parfois par simple aspiration du sable sous les structures qui ainsi s’enfoncent dans les profondeurs des sédiments sans difficulté. Les méthaniers sont déchargés dans un site approprié, le gaz étant souvent liquéfié dans de vastes cuves. Le pétrole est aussi stocké en grande partie dans des réservoirs profondément enfouis sous la terre à l’abri de toute attaque par missile comme de toute pollution, des pipelines et des réseaux de gazoducs desservent les différents éléments de la colonie. Tout le réseau électrique est fortement enterré. Les différentes éoliennes et capteurs solaires sont disséminés, situés de préférence à proximité des lieux d’utilisation de l’énergie. La production d’eau douce est réalisée en partie aussi par des éoliennes à partir de l’humidité de l’air et du principe des réfrigérateurs. Le stockage de l’électricité est aussi partout une activité importante qui comporte de nombreuses petites exploitations. Aucune activité de surface ne représente une activité essentielle qui pourrait si elle était détruite nuire à effort de guerre que la petite Principauté réalise pour se mettre hors d’état d’être annexée ou envahie.
Tous les citoyens d’Utopia sont militaires de leur naissance à leur mort, ils donneraient tous leur vie pour leur Patrie, et ne laisseraient jamais un état étranger quelque qu’il soit envahir et occuper son territoire. La doctrine militaire est celle des représailles proportionnées, immédiates, et dans une certaine mesure préventive ; ce qui fait qu’il y a peu d’État qui envisagent dans leurs plans de bataille de nuire aux intérêts de la petite communauté. La disposition de bombes atomiques ; est niée officiellement par le gouvernement, mais tout le monde sait qu’il y a dans les arsenaux  d’Utopia, de quoi constituer plusieurs dizaines de bombes, que certaines sont opérationnelles et prêtes à l’emploi, et que des vecteurs suffisants pour les acheminer sans encombre sur les cibles sont disponibles. Utopia possède deux sous marins capables de lancer ces fusées de n’importe quel point de l’océan. Bien sûr ces armements sont protégés de telle sorte qu’un ennemi potentiel ne soit pas en mesure de les détruire par une première frappe surprise. La possession de l’arme nucléaire sanctuarise toute Nation. Aucun agresseur ne se permet d’entrer de force dans un territoire qui dispose de l’arme suprême. Seuls les terroristes en sont capables et ils le font sans l’appui d’un seul état. Car la doctrine de la riposte graduée vise les États voyous qui protègent, entraînent et suscitent le terrorisme. Ceci réalise le paradoxe que nous appliquons depuis l’ère atomique, le seul garant de la sécurité des Nations est la dissuasion nucléaire. Les tyrans en particulier qui disposent de cet argument international n’hésitent pas à le brandir à la moindre anicroche. Certes depuis 1945 il n’y a plus eu d’attaque nucléaire contre un site civil comme une grande ville par exemple. Les bombes qui visent les villes sont toujours de type conventionnel et essaient de cibler avec précision des objectifs militaires et surtout économiques. Utopia n’est que très peu vulnérable à une attaque contre ses installations économiques, et ses forces militaires ne peuvent être mises en difficulté par une attaque de bombardement aérien. Une telle attaque serait suivie de ripostes nucléaires contre des objectifs que l’ennemi sait vulnérables.
J’ai entendu dire que la Principauté disposait d’une arme capable de détruire les aéronefs ennemis très performante,  bâtie sur l’étude des sens des humains. Il s’agit d’un réseau de capteurs reliés à des ordinateurs qui analysent sans cesse les intrusions dans l’espace aérien. Ces capteurs sont de plusieurs types. Généralement très bien camouflés et minuscules. Il s’agit de caméras, de microphones, de divers instruments se trouvant dans les conditions d’observation coordonnée. Des batteries de contre mesures sont aussi pilotées en liaison avec les différentes intrusions. Depuis des simples canons jusqu’à des lasers et des roquettes disposant d’intelligence dans leur trajectoire de rencontre avec les cibles. Les autodirecteurs analysent plusieurs types de données, ce qui diminue la possibilité d’être leurrés. Enfin il est probable qu’avec des armes guidées par les ordinateurs les pertes des intrus seront tellement énormes que ceci donnera à réfléchir aux assaillants.
Ces armes fonctionnent déjà et détruisent régulièrement les drones qui sont envoyés pour survoler le territoire et les installations militaires. En cas de danger des milliers de ballons captifs peuvent aussi être déployés en quelques minutes  pour diriger des capteurs de survol à basse altitude dans toutes les directions, et aussi tendre des fils de nylon et des filets destinés à entraver les incursions à base altitude. Les hélicoptères étant particulièrement sensibles aux filins. Des filins très fins finissent par entraîner des câbles d’acier se trouvant au sol capables de bloquer les rotors. Pour rassurer la population semble t’il des fantassins se promènent toute la journée sur tout le territoire avec des missiles portatifs pouvant abattre un hélicoptère à quelques centaines de mètres. Ces roquettes sont de différentes forces et peuvent aussi servir contre des engins motorisés, des véhicules blindés, des navires et même des bâtiments construits en béton. Chaque groupe de commando qui protègent les frontières dispose aussi d’un lance grenade, il s’agit d’une sorte de fusil de chasse à canon qui se casse, on y introduit une roquette spéciale qui porte une grenade à son extrémité.  Cette arme est d’une efficacité extrême contre les fantassins qu’elle fauche même plaqués au sol, elle permet aussi de détruire assez facilement beaucoup de véhicules légers. Il y a aussi les classiques grenades perforantes qu’on met en œuvre au bout des fusils d’assaut. Les obusiers de différentes tailles, la plus part construits en matériaux composites et donc très légers sont aussi disponibles dans la logistique proche des patrouilles, en cas d’accrochage avec des ennemis planqués disposant de fusils à longue portée, ils sont mis automatiquement en action lorsqu’ils sont montés et validés à partir des signatures de l’attaque.
Le sniper n’a que très rarement le temps de tirer une deuxième fois, ou de fuir lorsqu’il est repérable par ce système. Il n’y a pas de poste d’observation disponible pour un sniper dans la zone dite no man’s land. Un camouflage y est quasi impossible. Tout ennemi, tout intrus trouvé en possession d’une arme ou non dans cette zone est exécuté de manière automatique par des batteries de défense. Même une mouche ne pourrait entrer dans la zone contrôlée par les machines et les opérateurs sans se faire descendre au bout de quelques mètres. D’ailleurs tous les animaux qui s’y risquent sont autant de cadavres dont se repaissent les vautours. Le système laisse les vautours aller et venir à leur guise. Cette donnée a donné l’idée aux ennemis d’équiper des vautours espions de caméras, mais les vautours inconnus sont étudiés en détail et lorsqu’il y a doute on les voit bientôt exploser en plein vol. Cette surveillance automatique est pilotée par de très jeunes citoyens à partir des centres de commandements de la frontière situés dans les sous terrains de la défense. Ces jeunes opérateurs y trouvent un réel plaisir chaque fois qu’ils accrochent une cible et la font détruire. Plus difficile et dangereux est la tâche des équipes qui installent les matériels d’écoute et de tir dans ces zones. Car ces territoires stériles consacrés à la défense qui sont les vraies murailles de la Principauté sont constamment réaménagées et les défenses qu’elles comportent modifiées et perfectionnées. Les laboratoires qui réalisent ces systèmes d’écoute et de détection forment des secteurs industriels très prospères. Ils sont exportés vers la plus part des pays qui ont des frontières à surveiller, et ils sont considérés désormais comme des matériels indispensables dans les guerres modernes, capables même de décider de la victoire.
Par tout temps en tous lieux des citoyens en armes veillent cachés dans le paysage ou le plus souvent derrière des écrans.  Aucun individu porteur d’une charge explosive ne saurait et ne pourrait pénétrer dans le domaine. Outre la carte nécessaire à l’ouverture des portes et qui seule permet de passer les contrôles des portes d’accès ils doivent aussi se signaler par des signes biométriques multiples difficiles à imiter, notamment les empreintes digitales, le fond de l’œil, une phrase dite d’une certaine manière…Des caméras sont placées à beaucoup de points de contrôle. Des opérateurs derrière les écrans examinent avec attention tous les indices d’intrusion, ils sont aidés dans cette tâche par des programmes automatiques. Les citoyens se connaissent tous et vivent en communauté de telle manière que si l’intrus pris dans une zone isolée est visiblement étranger il est immédiatement sommé de se déshabiller, dés qu’il est à bonne distance et ne peut donc faire entrer son chargement explosif dans un espace protégé. Des automates renifleurs et des chiens spécialisés sont aussi disposés aux portillons de passage.
Aucun ennemi n’a pu à ce jour franchir ces barrages. Et les brevets sont désormais vendus à toutes les nations qui doivent protéger leurs frontières par des postes de barbelés et des grillages. La plus simple des défense restera toujours la clôture dissuasive. Elle doit être établie entre deux points de contrôles. Et être telle que l’on ne puisse ni la sauter, ni passer en dessous d’elle. Des capteurs automatiques et des ordinateurs font le travail de renseignement de routine avec une surveillance d’opérateurs humains constante sur le terrain. Les caméras enregistrent les faits et les équipements automatiques ou les commandos font alors le nettoyage qui s’impose. La plus part des intrus démasqués sont semble t’il sommairement exécutés au milieu des lignes, et leurs cadavres sont dépouillés par les vautours, et les différents charognards qui vivent sur ces zones. On a même du apprendre aux ordinateurs à ne pas cibler les charognards qui dépouillent les cadavres tombés au milieu du champ de tir. Toutes les recrues passent quelque temps derrière les caméras et les manettes de commande des tirs contre les ennemis infiltrés dans le champ de tir.  Ils y trouvent du plaisir. Comme ce sont souvent des adolescents très jeunes ils n’ont aucune retenue. Souvent ils tirent d’ailleurs aussi sur des lapins ou des renards qui s’égarent dans ces lieux. Ceux qui surveillent le ciel tirent aussi parfois sur un canard ou une bécasse par jeu avec des balles explosives. J’ai observé plusieurs fois un vol de canard s’élever et survoler la frontière, aucun volatile n’en a réchappé, ils ont tous explosés en vol et ceci presque en même temps. Le commandant du secteur était fou de rage pour ce gaspillage de munitions, mais tout le monde riait, car ce n’était qu’un exercice. Puis un hélicoptère s’est un jour perdu dans le brouillard dans ces parages son système de reconnaissance était tombé en panne. Un tir de sommation l’a accueilli, il s’est posé en catastrophe mais sur une zone minée. Il y a eu aussi un avion de ligne qui a été abattu, alors qu’il passait à six mille mètres d’altitude, un missile s’est déclenché à la suite d’une fausse manœuvre d’un contrôleur aérien qui a enclenché la barrière de défense par erreur au lieu de laisser le passage libre.
La frontière est une zone de mort. La faucheuse s’en donne à cœur joie dans ces lieux maudits. Partout on y voit des ossements et surtout les vêtements déchiquetés des victimes. Personne ne les enlève ni ne nettoie les lieux. Ce serait d’ailleurs presque impossible, les systèmes d’armes automatiques qui y sévissent sont inviolables, il est presque impossible de les mettre hors service. Il existe bien des procédures et des codes pour les contrôler, mais souvent ces matériels sont déficients et on ne peut les interrompre dans leur mission de guerre. D’autre part ouvrir une brèche dans le système serait une grave donnée que l’ennemi exploiterait lors  de l’inévitable invasion.
Il y a aussi des champs de mines pour protéger tous les accès dégagés, et sans doute aussi empêcher les fuites des utopiens  vers le monde libre. Plusieurs enceintes existent, de béton, de barbelés, de diverses constructions dissuasives. Chacune permet un peu de sécurité. L’invasion de cette nation si elle est un jour décidée par une puissance dominante ne sera pas une partie de plaisir.
L’art de la fortification s’exprime dans l’architecture des divers ouvrages publics qui jalonnent le paysage, il s’agit toujours d’un sous-terrain bien protégé dans la terre, surmonté d’une sorte de petite casemate comportant des armes  automatisées pouvant pointer dans toutes les directions. Cette casemate est indécelable dans le paysage du fait de sa construction en mimétisme total avec son environnement.  Toute la nation est sur le pied de guerre constamment, chaque point du territoire qui peut être une cache permettant de cibler un véhicule ennemi est équipé de moyens défensifs. Ces moyens une fois validés se déclenchent automatiquement sur leur cible. La menace d’une attaque par une colonne blindée a particulièrement  été étudiée. Aussi n’y a t’il pas de zones planes de quelque importance permettant à des véhicules blindés de prendre de la vitesse, des fondrières sont prévues aux points stratégiques permettant d’engluer même les véhicules amphibies les plus efficaces. Les canaux qui sont généralement bétonnés sont aussi réalisés dans le but de ne pouvoir être franchis qu’avec difficulté et de ne pas pouvoir être parcouru par des vedettes ennemies. Le point faible essentiel de cette défense réside dans l’absence de couverture aérienne. Utopia a décidé de ne pas se doter d’une  aviation d’attaque performante faute de moyens politiques de les acquérir, de les mettre en œuvre et de les piloter, et donc se trouve à la merci de toutes les forces qui en sont équipées. Le prix d’un tel armement serait toutefois à sa portée. Le responsable des armées essaie vainement de faire adopter par le conseil la mise en place d’avions de combat performants pouvant atterrir sur des structures flottantes, ou des porte avions mais pouvant aussi en temps de paix assumer toutes missions  de mitraillage des forces ennemies, et bombarder les cibles militaires ou civiles. Pour remédier un peu à cette insuffisance, on bricole des solutions inédites.
Quelques avions de transport civils arrivés en bout de course ont été achetés et sont maintenus et transformés pour réaliser des bombardiers de masse transportant surtout des missiles intelligents air sol principalement mais aussi air air  pour se couvrir des attaques des avions adverses. Les pilotes sont formés à voler au ras du sol, ils n’ont pas besoin de prévoir le retour en cas d’action de guerre car ils seront recueillis par des hélicoptères après leur éjection, leur avion continuera seul sa mission étant dirigé par pilotage automatique. La perte d’un de ces avion aura peu d’incidences, il est fort probable qu’ils ne pourront pas pénétrer très profondément en territoire ennemi, même si ils volent très  vite à basse altitude, et qu’ils seront détruits avant d’avoir réalisé leur mission. Ces avions emportent aussi des bombes au phosphore, et aussi celles à sous munitions qui s’éparpillent sur un territoire et le rendent totalement inutilisable par des fantassins. La plus part de ces mines miniaturisées sont capables de détecter la trajectoire d’un combattant ennemi dans sa zone d’écoute et  d’action, pour exploser au moment opportun pour le détruire. Pour éviter qu’un ennemi puisse s’en emparer et les retourner contre nous ils sont prévus pour exploser si on essaie de les neutraliser.  Ces matériels finalement ont fait jusqu’à présent plus de morts dans nos propres rangs que dans ceux de l’ennemi. Ils sont la terreur des patrouilles, car on en trouve partout, disséminés dans les zones militaires, plus que les mines ils sont la cause des morts dans toutes les armées. Une fois activés ils représentent même un piège mortel pour les servants eux même. Actuellement ceux qui sont produits peuvent être désamorcés très facilement à condition de connaître leur code de contrôle. Ceci devrait même permettre à nos forces armées de pénétrer sans problème sur un terrain miné. Bien sûr personne n’est volontaire pour expérimenter cette possibilité.
La marine de guerre est très réduite en nombre de bâtiments de surface.  Les navires de commerce étant prévus pour servir l’effort de guerre en cas de danger sont spécifiquement armés pour cette double mission. Personne ne voit un porte conteneurs se transformer en porte avion dans la marine et c’est aux ingénieurs d’agir pour que ce soit un jour possible ; c’est à l’étude dit on. Tout ceci limite la maîtrise du ciel. Les drones sont utilisés pour toutes les missions d’observation. Ils donnent de bons résultats même pour traiter un problème très ponctuel par une frappe de missile. Une flotte d’hélicoptères impressionnante par son nombre et sa cohésion et un certain nombre d’avions civils transformables forment bien les moyens de projection des commandos, ils sont quasi identiques aux matériels civils courants et ne sont pas spécifiques.
La plus part de ces hélicoptères peuvent être équipés pour larguer des missiles contre les chars, ils disposent à cet effet des équipements de base, il suffit d’installer les roquettes et ils sont prêts à les larguer sur les engins motorisés repérés par les différents organes de surveillance du champ de bataille. La plus part des missiles sont dirigés vers l’avant de l’appareil ce qui semble logique, mais il y a aussi des matériels qui peuvent ajuster n’importe quelle direction sans tenir compte de la marche du véhicule porteur, et toujours au moins un missile dirigé vers l’arrière. Les missiles sont de type fire and forget, une fois la cible définie et la décision de larguer le missile établie, l’engin avec son autodirecteur et son intelligence se déplace vers sa proie en suivant un processus très complexe, le tout avec des organes d’acquisition totalement silencieux, il navigue de façon aléatoire pour éviter de servir de cible aux contre mesures éventuelles, et établir la trajectoire et la distance de sa cible avec précision. Il s’agit pour lui de frapper aux différents points vulnérables d’un véhicule blindé. Certains sont conçus spécifiquement pour immobiliser et ne pas tuer les équipages, ce qui est étonnant lorsqu’on connaît la théorie de la guerre mise en œuvre par cette armée. Les mitrailleuses montées dans le nez et la queue des matériels volants tirent de petits obus explosifs, il suffit d’appuyer sur un bouton pour les mettre en œuvre, l’ordinateur de bord réalisant ensuite les opérations nécessaires avec un programme intelligent.
Les militaires qui servent ces armes représentent le fer de lance de l’armée. Ils se distinguent des autres forces par leur bagage technique et leur professionnalisme.
Différentes ailes volantes motorisées sont utilisées par les forces spéciales qui effectuent des missions hors du territoire. Il y a aussi d’immenses planeurs en toile et composite pouvant déplacer plusieurs dizaines de combattants à la fois ou des matériels de plusieurs tonnes sans produire de bruit au dessus des défenses ennemies. Pour leur envol ils sont tirés par des avions spéciaux ou des hélicoptères, certains disposent de moteurs. Ces structures issues des parachutes ascensionnels sont très fragiles mais elles rendent de grands services aux forces spéciales, tout le monde essaie d’utiliser au maximum les hélicoptères et bien peu se risquent dans les airs avec ces moyens sommaires. Ces moyens légers sont  surtout utilisés pour des missions nocturnes à l’arrière des lignes ennemies, ou pour pénétrer les défenses des camps retranchés. Généralement ces moyens sont utilisés pour effectuer le retour d’opérations spéciales. Ne pouvant intercepter les avions ennemis dans des zones critiques l’armée a du déployer de l’artillerie permettant d’atteindre et d’abattre les avions de chasse et des missiles dissuasifs sur une vaste zone frontière. Ce qui ne réduit que faiblement la menace d’une attaque aérienne massive ferait courir.
La dissuasion nucléaire semble être la seule vraie réponse à l’encerclement conduit par les forces ennemies. Toute nation de la coalition qui déclenchera une attaque aérienne d’envergure contre la principauté induira immédiatement une réponse par un feu nucléaire. Ceci est le principe même de cette dissuasion.
Utopia ne dispose pas non plus de véhicules blindés offensifs et l’état refuse aussi de confier aux armées des chars d’assaut modernes, qui sont des cibles très faciles pour toutes les aviations modernes, mais qui permettent quand même de pénétrer dans le dispositif ennemi une fois une voie tracée et quelque soit les moyens mis en embuscade. La lutte contre les blindés ennemis ne repose presque que sur des hélicoptères chasseurs de chars avec des escadrilles de drones déployés en avant pour définir les cibles. Les véhicules blindés les plus utilisés sont ceux qui permettent de sécuriser des zones couvertes par des francs tireurs et des snipers, ils ne sont pas adaptés à la percée d’un front quelconque, ils ne disposent pas de chenilles généralement mais de roues caoutchoutées, qui n’ont pas beaucoup d’efficacité dans les marais par exemple, ils doivent éviter les ornières trop accentuées.
Quelques matériels de ce type sont capables de s’immerger comme des sous marins, la plus part des chars disponibles sont stockés dans des garages sous terrains à l’abri des attaques aériennes.  La principauté achète les vieux chars désuets et les transforme en pièges et tueurs de chars.
L’industrie d’armement a obtenu des contrats pour des matériels innovants. Elle essaie de construire actuellement un véhicule d’attaque tout terrain pouvant emporter un système d’armes automatisées. Très bas et de petite taille, cette sorte de drone terrestre blindé peut se cacher dans un fossé ou un cours d’eau attendant d’être mis en branle pour lancer une attaque fulgurante contre un convoi de char ou de véhicules. La capacité de répétition est en effet le facteur le plus intéressant des attaques d’un matériel antichar. L’essentiel dure à peine une minute. Car après sa durée de vie est infime.
Certains gros chars  réalisés à partir des carcasses des antiquités russes ou américaines ont été aménagés pour être quasi automatisés et sont considérés comme des chasseurs de chars portant deux ou trois missiles capables de frapper au delà de l’horizon, les azimut leur étant fournis par les drone ou les hélicoptères mis en sentinelle. Le nombre de ces matériels qui ne peuvent se déplacer que très difficilement dans les zones où ils sont installés, ne permet pas de couvrir totalement le front éventuel. Les différents canons tractés disponibles sont eux aussi pour la plus part des armes très anciennes, l’artillerie utilisable est surtout constituée d’obusiers très mobiles convoyés sur toutes sortes de porteurs classiques ou non, qui vont de la bicyclette, au camion. La mise en œuvre de bombardements coordonnés pour écraser une zone territoriale exiguë est réalisable en quelques minutes. La stratégie définie est que la guerre frontale est systématiquement évitée. Mais l’armée répond à un front militarisé par l’ennemi par des actions destructives de cellules significatives de ce front. Ce que l’on recherche c’est toujours l’effet de surprise dans des actions très rapidement menées. Le repli doit s’effectuer dés que l’avantage est acquis ce qui est très souvent le cas après les trois premières salves. On se replie tout attirant les combattants adverse dans des embuscades bien préparées, et des pièges. Ce qui compte aussi c’est de couper les forces de leurs soutiens logistiques.
Les convois doivent être attaqués sans cesse, c’est la doctrine du harcèlement. La base des actions consistes à isoler les unités ennemies de leurs bases, et à les détruire par surprise. Toute embuscade cesse avant que la riposte ennemie se mette en œuvre. L’ensemble de l’armée est formée aux techniques des attaques surprises, avec une préférence pour le corps à corps et le combat de nuit. Infliger une terreur panique aux combattants adverses en frappant dans ses cantonnements. Tuer le plus d’ennemis possible est le but de toute stratégie correcte. En blesser le plus possible lorsqu’il y a un intérêt à le faire ne semble pas très bien compris ici. Les armes les plus simples sont souvent celles qui sont le plus utiles dans le corps à corps. La baïonnette que l’on met au bout de son fusil d’assaut, mais aussi des sabres, ainsi que toutes les panoplies des guerres anciennes. Les lance flammes, les bombes à essence, le napalm, les bombes à phosphore, les différentes bombes asphyxiantes qu’on peut utiliser dans les espaces clos. La gestion des prisonniers n’est guère enseignée ici. Ceux qui se rendent ont la vie sauve sauf si ils ont combattu de manière interdite et se sont livrés à des crimes odieux en ciblant des civils par exemple. Un aviateur par exemple qui a mitraillé des civils ou lancé des bombes sur des habitations ou des civils sera condamné et exécuté. Les francs tireurs aussi seront éliminés. Les agents ennemis pris en flagrant délit aussi, et en règle générale tous ceux qui ont un costume de guerre qui n’est pas celui de l’ennemi. Tout civil pris en possession d’arme sera aussi fusillé. Il suffit même qu’il ait sur ses mains et son visage des résidus de poudre prouvant qu’il  a tiré avec une arme à feu. Il est toujours difficile d’agir correctement à leur égard,  ils présentent un danger dans la plus part des configurations de combat. La doctrine à leur sujet évolue, mais c’est plutôt dans le sens de ne pas faire de prisonnier et de les rendre inaptes à continuer le combat. Ce qui peut conduire à les mettre hors d’état de nuire définitivement. Le chantage consistant à les interner dans des camps situés en bouclier  des sites vitaux n’est pas de mise pour le moment du moins.  Les différents camps de concentration sont donc généralement utilisés, les prisonniers y sont libre d’aller et de venir à leur guise, et y reçoivent les soins que les autres prisonniers ont ni plus, ni moins. Des colis leurs sont envoyés par leurs familles. Comme leur seule tâche est d’essayer de s’évader ces personnes sont une charge importante. Les prisonniers de guerre seront mis en quarantaine dans une île fortifiée dit on maintenant. Pour éviter qu’ils ne puissent s’évader à l’avenir. Certains parlent ouvertement du fait qu’on pourrait leur faire réaliser des travaux comme on le fait des autres prisonniers. Mais cet esclavage ne semble pas encore utile à quelque chose. La question des prisonniers embarrasse vivement les militaires qui ne veulent pas avoir à la traiter. Comme l’ennemi frappera sans doute le premier, il pourra dans les premier temps faire des prisonniers lui aussi. Nous traiterons les prisonniers ennemis comme ceux ci traitent les nôtres, ni plus, ni moins. Nous échangerons un prisonnier ennemi contre un des nôtre, ni plus, ni moins. Voilà en quelques mots ce qu’on entend un peu partout dans les cercles de militaires. La guerre ne sera jamais une partie de plaisir, même pour le plus cruel des assassins. Il y aura toujours un moment où l’ennemi que l’on doit détruire se découvrira être notre semblable, notre frère. Ce qu’il est sans conteste. Et alors rien n’ira plus comme avant. On aura fait son travail, et on en sera malade. L’assassin ne peut que penser à ses victimes. Il fait parfois en sorte d’oublier tout ceci, et de trouver des bonnes raisons. Mais ces bonnes raisons ne sont pas vraiment « bonnes », ce ne sont que des idées stupides et sans fondement. La guerre est un jeu stupide, généralement inévitable, et imparable, que les humains qui les fomentent et les activent décident toujours pour de mauvaises raisons. Il n’y a pas de guerre juste. Celui qui est attaqué est toujours une victime. L’occupation militaire est toujours un viol de la souveraineté du Peuple. Notre conception de la guerre est tellement puérile, on ne dirait pas que nous sommes des savants du vingt et unième siècle. Ici on ne songe qu’au grand nettoyage qu’il pourrait y avoir un jour si la République se voyait envahie par ses ennemis. Nous déclencherions les salves nucléaires que nous possédons, toutes à la fois pour être sûr qu’au moins la moitié atteindraient leurs buts. Ceci détruirait aussi nos ennemis en surface sur notre propre territoire. Nous avons de quoi vivre pendant l’hiver atomique qui s’en suivrait. Et l’occupation ennemie si elle se confirmait serait un calvaire pour les troupes qui seraient à notre portée. La vraie guerre commencerait après l’occupation ennemie si celle ci devait avoir lieu un jour.
Je te quitte pour aujourd’hui.
Et t’embrasse tendrement.
Lettre 4
Chère Kali,
Je t’ai parlé des morts ennemis dans le domaine d’Utopia. Ils sont simplement donnés aux vautours fort nombreux qui sont pratiquement élevés par les utopiens pour cette tâche. Pas de four, pas de fumée de crématoires. Les vautours font tout le travail, il ne reste que des os qui sont par milliers au milieu des champs protégeant les frontières de l’État, et dans certaines parties des camps de concentration pour les migrants illégaux qui y sont temporairement déportés et stockés sans beaucoup de confort.
Ces os sont parfois collectés pour être broyés et répandus ensuite sur la terre comme amendement calcaire. Bien sûr quelques esprits chagrins s’élèvent parfois contre ce gaspillage et cet élevage de vautours. Ils préfèreraient sans doute que les matières utilisables des corps des décédés soient récupérées pour produire du savon, des farines protéiques, ainsi que d’autres produits industriels. Mais le gouvernement c’est toujours refusé jusqu’à ce jour à cette industrie de la mort. Ici on considère qu’enfouir un corps dans la terre est un crime contre l’environnement, et que nourrir les vers de terre, les moisissures, les microbes, les mouches qui dévorent les cadavres mis en terre est une absurdité. Brûler les corps comme nous le faisons chez nous leur semble aussi néfaste pour l’environnement, et un crime contre la Nature car cette matière est consommable par des espèces vivantes carnivores ou omnivores. La chair de l’homme pourrait être mangée par les humains, mais ceci n’a pas beaucoup d’intérêt car qui voudrait de cette viande ? même les prisonniers dans les camps, lorsqu’il meurt quelqu’un ne le mangent pas. Alors les vautours sont là pour ça. Ils évitent que les asticots des mouches fassent le travail. Il n’y a pas non plus d’autres carnivores qui pourraient s’intéresser à la viande humaine.
Les étrangers essaient parfois lorsqu’ils meurent de se faire enterrer. Mais le gouvernement a interdit à tout le monde de creuser une tombe dans le sol. Les corps des étrangers sont exportés vers le pays d’origine si les membres de la famille peuvent payer les frais. Sinon ils sont traités comme les autres et jetés en pâture aux vautours. Les étrangers se divisent en deux catégories. Il y a ceux qui ont le droit de travailler. Ils peuvent séjourner dans la Principauté pendant un temps déterminé qui ne peut excéder deux années consécutives. Avant de pouvoir revenir ils sont tenu de passer deux années en dehors.
La deuxième catégorie est celle qui n’a pas le droit de résider et de travailler dans la Principauté, et qui est expulsée sans recours possible.
Ces derniers sont généralement récupérés par leurs Nations qui viennent les embarquer dans un port spécifique proche des camps de concentration, entre temps il en meurt toujours un peu, surtout de soif et de faim. Leurs os alors sont généralement aussi rembarqués vers leur pays d’origine. Le nettoyage de la terre est assez systématiquement entrepris dans les camps. Les excréments humains comme ceux de tous les autres animaux une fois compostés servent à engraisser les champs donnés aux immigrés pour qu’ils y cultivent quelques légumes pour satisfaire leurs besoins en nourriture. Utopia ne leur fournit qu’un peu de céréales et de l’eau douce en quantité minime soit deux litres par personne et par jour environ. Le reste est fourni par le canal d’irrigation qui passe à côté et il est interdit aux colons des camps de concentration de gaspiller l’eau douce ou de procéder à des actes qui empoisonnent l’eau circulant dans les canaux.
Les colons travaillent en construisant des habitations et en faisant des travaux d’utilité publique dans la zone de confinement qui leur est allouée. Ces habitations sont de simples huttes réalisées avec de l ‘argile et des roseaux. Des tentes en tissus sont quelquefois fournies à ceux qui ont les moyens de les payer. Enfin les colons peuvent écrire et téléphoner à leurs proches qui peuvent leur envoyer de quoi se vêtir et se nourrir correctement. Il y a parfois des animaux domestiques dans ces camps, mais ce n’est pas bien vu des autorités. Pour avoir un cheval, un chien, une vache, une chèvre ou tout autre animal il faut payer fort cher.
Malgré ceci les conditions des différents camps sont telles que les migrants s’y sentent parfois mieux que dans leur pays d’origine et refusent souvent de rembarquer lorsque les services de rapatriement de leurs pays viennent les rechercher. Dans ce cas ils sont généralement faits prisonniers et quelque fois même exécutés sur place par les soldats de leurs Pays venus les recueillir.
Les terroristes sont une autre catégorie d’étrangers. Ils sont tous exécutés et ne causent donc pas une grande dépense de moyens. On les soumet simplement à la question tant qu’ils ont quelque chose à dire d’important, dés qu’ils ont livré leurs ultimes renseignements on les exécute promptement. Ceux qui refusent de parler sont expédiés sans délai.
Utopia ne reconnaît aucun acte terroriste comme étant un acte courageux et droit. Tous les terroristes sont jugés et condamnés à la même peine capitale qui s’exécute le jour même de la sentence. Les juges qui traitent des cas de terrorisme ne sont pas connus, ils sont désignés par le conseil d’état. Ils jugent tous les actes terroristes, ceux du passé, comme ceux du présent. Ceux qui impliquent des intérêts et des citoyens, comme ceux qui n’en impliquent pas. La sentence une fois rendue est applicable immédiatement. Elle est passée aux organes d’exécution qui mettent en œuvre tous les moyens dont ils disposent pour atteindre les auteurs. Les seules peines qui sont prescrites sont la mort par balle, ou tout autre moyen radical adapté aux circonstances de la rencontre. Les personnes visées n’ont pas grande chance de pouvoir s’y soustraire. Le jugement d’un terroriste est immédiatement applicable. Quiconque qui tue un terroriste ou un complice d’un acte terroriste est assuré d’une immunité, quelques soient les circonstances et la manière dont il élimine le problème que constitue le terrorisme et ses méfaits sur cette planète. En outre il recevra une somme d’argent importante si il a pu ainsi déjouer un acte crapuleux, inique, insultant la nature humaine. Les terroristes du monde entier qui ont été glorifiés dans le passé sont punis aussi par cette loi. Certains avaient été même considérés parfois comme des héros. Toutes leurs œuvres et toutes les marques qui signalaient leurs exploits terroristes sont détruites avec acharnement. L’Etat considère le terrorisme comme le pire des crimes contre l’humanité. Ainsi un combattant ennemi qui est pris alors qu’il porte un déguisement, comme tout franc tireur est considéré comme terroriste. Les agents ennemis lorsqu’ils sont découverts sont aussi exécutés sans beaucoup d’essai de les faire parler ou de les retourner. Cette méthode expéditive est bien sûr d’une stupidité absolue. Le traitement adéquat de ces humains pratiquant la guerre hors contexte frontal pourrait permettre de résoudre bien des problèmes épineux comme celui de l’échange avec les prisonniers faits par l’ennemi. Comme il n’y a jamais d’échange possible, les ennemis ne tiennent pas vraiment à garder des prisonniers non plus. Ce qui il est vrai donne aux citoyens la quasi assurance qu’ils seront exécutés par leurs ennemis si ils se rendent. Et donc ainsi que le prescrit leur devoir ils tuent le maximum d’ennemis avant de succomber, et ne se rendront jamais, même à bout de munitions, ce qui quand on connaît leur armement et le fait qu’ils ont toujours des munitions en nombre sur eux est pratiquement improbable aussi. Certains se font toutefois piéger par surprise. Pour eux on ne verse aucune larme, ils méritent ce qu’il leur est arrivé.
On raconte partout dans les camps l’histoire des héros qui se sont sacrifiés pour que leurs camarades vivent. Mais toujours ce qui compte c’est qu’ils aient tués avant des dizaines d’ennemis, de toutes les manières possibles, jusqu’à la mort. C’est bien sûr un peu n’importe quoi. Dans la pratique beaucoup de soldats sont tellement violents lorsqu’ils reviennent de guerre qu’on est obligé de les enfermer quelque temps et de les rééduquer. Sans cela personne ne pourra empêcher qu’ils ne tuent chacun une dizaine de terroristes infiltrés en ciblant les quelques immigrés un peu louches qu’ils vont rencontrer sur leur chemin.
Les traitements dégradant pour la personne humaine sont peu importants car la police ici n’agit que de manière militaire. Elle tire sans sommation sur les fuyards ou sur ceux qui font mine de résister. Ceux qui parlent trop, qui ne sont pas poli et éduqués reçoivent une baffe pour commencer et en cas de récidive on leur brise généralement quelques os. Aussi tout le monde obtempère aux sommations courtoises des forces de l’ordre et ces dernières sont généralement très conciliantes, sauf lorsqu’elles sont de part et d’autre sous l’influence de l’alcool et de la drogue, et que les jets de matériaux divers sont réalisés. Les passages à tabac sont alors la règle. Et tout le monde se détourne par prudence de ces explications musclées. Les émeutes locales sont vite circonscrites, car les fauteurs de trouble sont assassinés. Les émeutiers sont visés et tirés comme des lapins. Les rares casseurs qui sont pris écopent de très lourdes peines de rétention dans les camps de travail.
L’argent comme partout permet parfois d’échapper à des condamnations tellement disproportionnées qu’elles sont considérées comme absurdes, et même démoniaques.
Le viol est puni de manière exemplaire et pas toujours très hygiénique. Les violeurs sont généralement châtrés. Castrés complètement et ceci dés qu’on a une quasi certitude de leur implication. Nul n’est besoin qu’ils tuent en plus leur victime. On leur fait un procès assez sommaire et on les opère immédiatement. Le nombre des violeurs repentis est de 100% des opérés.
Les voleurs ont d’abord la phalange du petit doigt coupée, en cas de récidive c’est toute la main qui est tranchée. Si le voleur est assez fou pour remettre cela on lui tranche même la tête. Il n’y a pas d’humanité pour la racaille, ceux qui osent détruire un édifice public ou simplement couper un arbre du domaine public sont pris et mis dans les fers qui les entravent. Ils doivent réparer leurs forfaits et sont définitivement mis à l’index, contraints aux plus basses besognes. Les assassins sont pendus le plus généralement sur des gibets ou aux branches des quelques grands chênes qui se trouvent à proximité. Ils restent quelque temps affichés ainsi aux yeux de tous, puis sont donnés à manger aux vautours. Ceci vaut pour les citoyens comme pour les métèques et autres immigrants plus ou moins acceptés. Mais les citoyens ont sur les autres cette immunité particulière,  ils sont protégés par leur notaire, et aussi par leurs différents clubs. Les membres d’un commando sont généralement solidaires et il ne viendrait à l’idée d’aucun juge d’essayer de s’attaquer à un citoyen qui a des amis. La justice du Prince elle même se révèle et d’ailleurs se déclare incompétente lorsque le juge local décide un non lieu même contre l’avis de n’importe quel procureur, ou de n’importe quel juge. Le harcèlement judiciaire est ici puni de manière exemplaire. Le traitement est le même que celui infligé au plaignant ou à tout acteur de la chose judiciaire qui est convaincu d’avoir menti ou fraudé pour égarer la justice, ou commettre une iniquité. Celui qui s’y risque est mis dans les fers, on le promène dans toute la ville avec un écriteau signalant ce qu’il a fait pour mériter cette peine infamante. On le met ensuite sur une plate forme sur la place publique et celui qui le veut peut venir le frapper avec une verge ou un fouet. Ceci conduit parfois à des émeutes vite réprimées, car si il a quelques amis ceci viennent alors pour le protéger. Ses ennemis doivent donc nettoyer la place avant de pouvoir le maltraiter. Cette torture dure plusieurs jours si les fautes commises le justifient. Ce sont souvent les avocats qui sont pris la main dans le sac, aucun citoyen digne de ce nom n’oserait mentir ou truquer la justice, si ils le font ils prétendent toujours que c’est leur avocat qui les a poussé à le faire. Pour chaque mensonge généralement il est prescrit une heure de supplice. Quelquefois le supplicié meurt sous les coups tellement il en reçoit.
On a ainsi mis à mort un juge véreux récemment, il vendait ses jugements aux plus offrants. A la fin le Prince en a eu assez il a fait espionner ses agissements et une fois les preuves trouvées tout a été dévoilé. Ceux qui avaient payé pour obtenir justice durent s’expliquer, mais peu furent convaincu d’avoir menti délibérément. La plus part de ses jugements passés étaient même très justes même entachés du fait que le juge se faisait payer souvent par les deux parties en présence. Tous ceux qui avaient payé sont venu le  frapper lorsqu’il fut exposé sur la place publique, chacun n’avait droit qu’à un coup pourtant, mais il en est mort au bout de deux heures seulement. Une grande foule était là et contemplait cette mise à mort horrible. A la fin le Prince a déclaré que cette mort serve d’exemple à ceux qui trahissent leur fonction publique. On a distribué ses biens à ceux très rares qui avaient été lésés par ses jugements parce qu’ils n’avaient pas pu payer plus que la partie adverse. Ainsi en est il toujours des prévaricateurs et ceci forme une conscience politique assez particulière. Les mafieux qu’on trouve partout dans le monde sont ici logés à la bonne enseigne. Les francs maçons, les gangs richissimes qui partout ailleurs achètent les votes des députés, et les décisions des décideurs politiques sont ici particulièrement choyés et protégés contre eux même. Il va de soi qu’ils se livrent ici aussi à leurs coupables activités et qu’ils en tirent un bénéfice vraiment considérable. Mais ils le font sans incident et sans ostentation, en tenant compte de la loi qui ne permet pas à une minorité ethnique ou à un gang de détenir tous les leviers de commande. Ils ont leurs hommes de paille, leurs boucs émissaires, leurs arrangements locaux. La plus part des ministres sont leurs amis et se feraient griller les pieds plutôt que de trahir cette « amitié », le plus souvent subventionnée. Par dérision on leur donne le nom d’Amis du Prince, et parfois les mafieux sont considérés comme les vrais dirigeants de l’Etat, surtout lorsqu’il s’agit des affaires économiques, et des  exportations.
On n’enterre aucun cadavre et même les animaux sont donnés à manger aux charognards, à l’exception de ceux qui pourraient transmettre des maladies qui sont brûlés dans les différents fours. Les autres ordures industrielles ou celles urbaines sont recyclées pour produire des engrais et des matières premières.
Les citoyens d’Utopie lorsqu’ils meurent échappent généralement aux vautours eux. Encore que certaines familles n’hésitent pas à laisser les dépouilles de leurs parents être dévorées ainsi. Ils les mettent tout nus sur des tours ou des plate formes destinées à cet usage, et quelque fois les font même démembrer par des spécialistes qui se chargent de cette sinistre besogne. La plus part selon le rite prescrit par notre religion procèdent en secret à une crémation dans des fours d’incinération spécifiques qui sont disponibles. Les cendres sont recueillies et le plus souvent après seront dispersées aux lieux que le mort aimait de son vivant. Très peu d’Utopiens ont chez eux un vase contenant les cendres de leurs ancêtres, amis ou parents. Ceci leur semblerait un acte vraiment immoral, une sorte de fétichisme développant un sens absurde de la condition humaine.
Ils ont bien des photos de leurs parents morts, et ils les affichent dans leurs lieux de vie. Mais sans ostentation. Ils pensent à eux comme partout ailleurs on le fait et leur cœur se serre, ils en sont émus souvent jusqu’aux larmes. Que ce parent ait été un saint ou un truand ne fait aucune différence. Leur lignée génétique est leur véritable identité, celle que leur donne tout autre attachement n’est que peu compréhensible par eux. Ceci s’oppose à tout nationalisme étroit et à toute forme d’acculturation. Se justifier c’est justifier ses ancêtres et ceci est aussi réciproque. Ce que le colonialisme fait partout, il vous prive de votre religion et de vos ancêtres. Votre religion est déclarée une religion de sauvage, et vos ancêtres sont catalogué comme des primitifs et des ignares. Pour achever votre acculturation l’autorité coloniale vous colle des ancêtres imaginaires. Ainsi paraît il ; nous serions tous des descendants d’Abram de Ur, fils de Tera…Ici on tient à son identité, et ceci même chez les métèques et autres apatrides.
Tous entretiennent et possèdent un arbre généalogique de leurs parents les plus éloignés dans le temps. L’État met à la disposition de tous les humains une vaste base de données généalogiques qui leur permet de toujours savoir qui est leur parent parmi les membres de la communauté humaine. En fonction de cette information ils réalisent alors leurs affaires familiales et leurs mariages dans un clair besoin d’hygiène civique.
L’Etat ne prescrit aucune règle génétique concernant les mariages. Les mariages consanguins sont fortement déconseillés lorsqu’il y a dans la lignée des anomalies génétiques uniquement, comme n’importe quel autre mariage d’ailleurs qui a lieu malgré cette prévention. L’étude génétique de la population est très avancée. Chacun dispose d’une base de donnée sur ses différents critères génétiques, cette information lui appartient en propre. Il peut tout à fait faire analyser par un programme ses caractéristiques, cette possibilité a été donnée par l’Etat à tout le monde sans aucun contrôle préalable. Chacun peut confronter à son génome celui du partenaire avec lequel il veut avoir des enfants. Cette confrontation est faite par un programme disponible en ligne qu’il suffit de charger, qui effectue cette analyse en quelques minutes.
Les grossesses à risque peuvent aussi être surveillées lorsqu’une tare génétique est prévisible. Malgré que ce soit possible l’élimination des fœtus porteurs de la tare héréditaire est rarement décidée par les parents. Ceci montre bien qu’il n’y a pas de volonté globale de promouvoir une humanité délivrée des tares génétiques. Ce devrait pourtant être une constante de notre race qui seule a assez d’intelligence pour effectuer cette sélection de ne pas promouvoir des tares biologiques.
Le résultat en est pourtant une sorte de sélection du conjoint le plus favorable faite sur un mode très eugéniste. En général ce sont les parents qui cherchent le conjoint de leur enfant dés qu’ils en ont un, et ce conjoint futur ils essaient de l’intégrer dans leur cercle. Toutefois les futurs mariés ne sont présentés l’un à l’autre le plus souvent que lorsqu’ils sont matures sexuellement car tout le monde a bien remarqué que l’amour a besoin de distance pour s’installer. Ceci n’empêche pas les garçons comme les filles d’avoir des aventures avec  diverses personnes et de préférer alors un autre conjoint que celui que leurs parents avaient sélectionné. Mais ceci est quand même assez rare finalement. Car les parents veillent et font le mariage dés qu’ils voient que les choses prennent mauvaise tournure. Ce qui s’en suit est ce que je t’ai relaté déjà. Les couples sont fidèles, heureux, prolifiques. Et les deux jeunes mariés sont tellement dans leur travail et dans leurs tâches ménagères que bien peu de temps leur est laissé pour tromper leur partenaire. Pendant la première partie de leur vie tant que leurs enfants sont mineurs, le fait de tromper son conjoint sera considéré comme un crime. On fouettera en public les coupables, ou on les mettra quelque temps en prison dans un camp de travail, selon l’humeur du juge ou la gravité de la faute. Les adultes libertins d’un certain âge se libèrent généralement de leurs liens de mariage avant d’avoir une vie sexuelle très libre. Mais la plus part des vieux couples restent eux fidèles jusqu’à la mort de leur partenaire et même après cette dernière. Ici aussi les êtres vraiment éveillés et droits ont une vie sexuelle édifiante. Mais,  il n’y a aucun devoir conjugal que je sache entre eux, et cette idée leur semble à tous contre nature.
La notion de devoir conjugal porte à rire même, c’est le contraire de l’amour disent t’il ?
Ils sont tellement dans leur idée de la suprématie de la liberté individuelle qu’ils prétendent même que faire l’amour à son conjoint contre son gré est un crime. On voit ainsi parfois les femmes mariées aller en justice pour signaler le viol commis par leur mari. Elles sont déboutées généralement, sauf si le mari violeur est convaincu de les avoir forcé par des actes ignobles, mais là il faut des preuves vraiment concrètes. Et dans tous les cas le juge prononce le divorce aussitôt même si le conjoint violé ne le souhaite pas et interdit alors au violeur présumé ou potentiel d’avoir désormais aucune relation directe avec sa victime. Le violeur s’en sort donc presque toujours mais il perd sa victime. Si il récidive une fois le divorce établi il sera considéré comme un violeur ordinaire et exécuté conformément à la règle commune, il y perdra alors ses attributs virils. Pour éviter ce châtiment il devra payer des sommes gigantesques à sa victimes car il peut y avoir quand même un arrangement dans ces procédures de viol lorsqu’on est capable de payer très cher. Certaines prostituées étrangères se font ainsi une grande fortune en très peu de temps. La prostitution est interdite aux citoyenne, mais beaucoup de femmes dont la situation sociale est devenue intenable font le tapin pour quelques dollars. Elles recrutent leurs clients dans certains lieux connus comme les bains publics, ou les jardins. Souvent aussi par internet. Si elles sont mariées ceci peut conduire à de graves conséquences.
Tromper son conjoint peut conduire ici à une peine humiliante et à de la prison, pas lui faire l’amour sous « contrainte ».
On se demande pourquoi ceux qui trompent ainsi leur conjoint le font au lieu de divorcer, s’exposant ainsi à une justice très sommaire et cruelle. Il s’agit le plus souvent de ce qui est banal et  très difficile à éviter. Le désir s’empare de deux êtres mariés par ailleurs et ils brûlent les étapes oubliant de divorcer avant tout. Et même se disant le plus souvent que ce n’est qu’une aventure, car ils tiennent l’un et l’autre à leur vie de famille et aiment souvent leur conjoint. Tout ceci est un peu flou pour moi je le reconnais. Ici on peut se marier avec autant de personnes qu’on veut, à condition d’en informer chaque conjoint qu’on a par ailleurs. Ce dernier peut alors simplement décider qu’il n’y a plus de mariage entre eux.
Le divorce est une simple formalité. Il suffit qu’un des conjoint aille voir un juge quelconque ou même un notaire et que celui ci lui délivre un certificat de divorce, ceci contre une forte somme le plus souvent bien sûr. Il n’y a pas de tarif fixe, et le juge peut en définir un à sa guise.  Le juge s’occupe de tout alors. Il informe l’autre partenaire de cette décision et le tour est joué. Celui ci ne doit rien en contre partie à son ex conjoint. Il doit continuer à s’occuper de ses enfants et c’est tout, mais il le fait sans contrainte et comme il l’entend.
L’arrangement des mariages est la règle. Les jeunes époux sont présentés l’un à l’autre et apprennent à se connaître progressivement. Les jeux érotiques leurs sont permis très tôt, et leur alliance complète dûment constatée fait l’objet d’un compte rendu notarié.
Le notaire est un personnage clef d’Utopie. Chaque communauté à son notaire, chaque famille, chaque clan. Les faits qu’ils rapportent sont considérés comme des actes civils et politiques. Le mariage, le divorce, la naissance et la mort sont consignés par les notaires, et immédiatement enregistrés sur la base de données de l’État. Chaque citoyen peut à tout moment quitter un clan, donc changer de notaire, encore faut il qu’il trouve un accueil dans un autre clan. La charge notariale est généralement héréditaire, elle est tenue par celui qui en est capable, qui est formé à cette discipline, et qui de ce fait reçoit mission de consigner par écrit tous les actes des citoyens. Dans ces actes il est tenu de respecter la loi actuelle, ainsi que celles du passé : comme celle des communautés, des tribus, des clans, des familles qui sont ses tributaires. Le notaire peut être démis de ses fonctions par le Prince. Il doit être mis en fonction après examen par un acte de nomination du Prince. Mais son choix ne dépend pas du pouvoir. Le notaire peut être choisi par élection lorsqu’il y a un grand nombre de candidats et qu’il y a un doute sur leur capacité à bien faire le travail qui leur est dévolu. Le notaire ne doit jamais tricher, ni travestir la vérité, ni mentir, ni être de mauvaise foi. Dans ces cas extrêmes, il est généralement pendu.
La plus part des notaires même très honnêtes ne vivent pas très vieux et la charge est fort périlleuse, car il faut se prémunir contre toutes les erreurs, or ceci est très difficile même pour le plus intègre. Nul n’est parfait, et se tromper est dans la nature des choses, surtout lorsqu’on traite de tout avec légèreté. A l’inverse les tricheurs professionnels vivent quelquefois très vieux leur carrière étant basée sur la seule sécurité qui compte, ne pas se faire prendre donc ne pas laisser de traces et de témoins potentiels.
Les notaires les plus honnêtes sont aussi mal vus, car ils ne permettent aucun trafic et sont donc des gêneurs pour les riches et les puissants qui vivent d’expédients et qui ont toujours des avocats et des hommes de paille pour traiter leurs différentes affaires. Les notaires les plus intègres sont généralement mis en accusation après des affaires qu’on leur impute à tort, et même s’ils sont blanchis finalement, ils perdent toute crédibilité et deviennent des gens qu’on doit éviter, des pestiférés.
Leur charge passe alors à un de leurs enfants et il y a peu de chance qu’ils vivent assez pour voir leurs petits enfants prendre leur succession. Bien sûr ce travail est rémunéré, mais ici on considère que tenir des écritures n’est pas une tâche si difficile. Aussi les notaires sont ils tous très pauvres et certains mendient même dans les rues assez souvent lorsqu’ils ne trouvent pas de travail supplémentaires pour nourrir leur famille souvent très nombreuse. Tenant le rôle des écrivains publics même lorsqu’ils sont mis à la retraite d’office.
Cette lettre est continuée dans la suivante envoyée plus tard.
La question que tu me poses sur la sexualité des citoyens est singulière. Je vais essayer d’y répondre. Il est fait comme je te l’ai expliqué des mariages très jeunes des adolescents hommes et femmes. Ces dernières cohabitent avec leur époux assez rapidement lorsqu’elles en ont envie, et en ont le plus souvent un premier enfant qui naît dans la famille de la femme, car elles retournent alors pour accoucher vivre avec leur mère. A ce signal les parents trouvent un appartement, ou une maison pour le jeune couple, le plus souvent ils se saignent aux quatre veines pour les établir. N’ayant encore aucun revenu les jeunes époux ne peuvent en effet subvenir à leurs besoins et à ceux de leur progéniture. Au début le plus souvent ce sont donc les grands parents qui s’occuperont des enfants ; alors que leurs enfants sont occupés à des tâches qui les empêchent de s’y consacrer.  Mais ceci en général incitera les jeunes parents  à se mette au travail salarié et à entamer une vie de labeur. La femme comme l’homme n’arrête pas de trimer jour après jour, tout en se donnant de nombreux intermèdes passés au prés de leurs enfants, et naturellement ils dorment toujours ensemble et se tiennent jalousement et fermement à l’abri des tentations sexuelles externes. La fidélité des conjoints jeunes est généralement très grande, affirmée et voulue par tous, elle semble nécessaire à la bonne marche des institutions. Lorsque la famille est constituée, généralement cinq à dix enfants sont présents dans la résidence du couple, alors une nouvelle période d’éducation et de groupe familial cohérent s’établit pour les époux, tant que leurs enfants peuvent demeurer avec eux. Les écoles de base sont donc établies comme les crèches, les garderies, les divers clubs sportifs et militaires à proximité du domicile des parents. Mais ensuite se pose le problème des formations plus poussées qui ne peuvent être réalisées que sur des sites fort éloignés des locaux familiaux.
Les enfants entrent alors comme pensionnaires dans les écoles qui les forment, ils quittent souvent définitivement le foyer familial à ce moment là et se marient comme il est dit plus haut très tôt, soit avant de partir s’établir ailleurs.
Les parents dégagés de la période de reproduction, n’ayant plus d’enfants à chaperonner, s’occupent de leurs petits enfants ou si ils n’en ont pas se séparent très souvent et vont chercher d’autres plaisirs.
Certains se livrent à des jeux érotiques dans des lieux réservés à ces orgies. Se trouvent d’autres partenaires et le plus souvent l’homme et la femme finissent alors par divorcer. L’homme s’il est important dans sa communauté se remarie avec une jeune femme, la plus jeune et la plus belle qu’il trouve et lui fait quelques enfants, mais sans chercher à atteindre un nombre considérable.
La femme si elle en a l’envie fait de même, quelquefois elle a même de nouveaux enfants et tout ceci devient parfois très compliqué. Les familles sont tellement complexes que personne ne sait vraiment comment tout ceci fonctionne sauf les intéressés bien sûr. Quelques hommes ont de ce fait plusieurs femmes à la fois, qu’ils partagent parfois avec d’autres. Mais c’était déjà le cas semble t’il en Europe, et c’est une des causes de la décadence des Peuples de cette région du monde. Une communauté des femmes a même existé semble t’il dans plusieurs sectes.
Les femmes qui ont plusieurs hommes sont généralement assez volages, et les trompent allègrement. Les arts érotiques sont prisés, la gymnastique sexuelle est un amusement passionnant pour toute la population de plus de quarante ans, et ceci se poursuit jusqu’à la vieillesse la plus extrême pour les femmes comme pour les hommes.
Les jeunes eux n’ont pas cette propension à faire des actes sexuels pour le plaisir avec d’autres que leur partenaire. La fidélité leur semble indispensable. Ils y sont d’ailleurs astreints jusqu’à l’âge canonique de quarante années quelque soit leur fertilité ou leur nombre d’enfants ; non seulement ils sont obligé de faire l’amour uniquement avec leur partenaire, mais ils doivent faire l’amour le plus souvent possible, et même y trouver du plaisir, ce qui n’est pas si évident quand on regarde leur vie et ce qu’ils doivent réaliser sans cesse pour le bien de l’État et de leurs propres affaires. La plus part sont devenus très riches lorsqu’ils atteignent l’âge de quarante années. Ils ont alors la latitude de changer de vie et de faire ce qui leur plait le plus en toutes circonstances. Le sexe se monnaie assez souvent dans cette période, même si tout ce qui peut ressembler à de la prostitution est strictement interdit. Des citoyens ont alors généralement des relations avec des personnes étrangères situées dans les zones des ghettos. Pour cette raison tout étranger doit pouvoir prouver avant de s’établir ici qu’il n’est pas porteur d’une affection sexuelle. Ceci est un des fondement de l’ordre public trop longtemps ignoré des temps anciens. Ce manque de cadre juridique a permis la diffusion du sida, de la syphilis et de toutes les autres pestes sexuelles . Les citoyens atteints de maladies sexuellement transmissibles sont isolés dans des camps et même laissés délibérément dans les camps pour étrangers migrants. Les étrangers sont simplement expulsés lorsqu’ils sont porteurs d’une maladie sexuellement transmissible. Bien sûr ceci vaut aussi pour les mauvais gènes qu’ils transmettent à leurs enfants. Tout ceux et toutes celles  qui ont contaminé même involontairement un citoyen sont en général exécutés. De cette manière la communauté est pratiquement exempte de maladies sexuellement transmissibles et le restera tant que ces lois seront appliquées avec la rigueur actuelle.
Qui peut baiser avec qui ? tu te poses la question et tu connais bien la réponse. Tout ceci ne souffre pas de règles. Beaucoup sont amoureux comme dans tous les pays du monde, et il y a des drames comme partout liés à la jalousie, à l’amour incompatible, à l’amour défendu, à celui qui est abandonné ou délaissé… Le Prince qui d’après les rumeurs à une vie sexuelle assez débridée n’a pas de faiblesse lorsqu’il décide des affaires publiques. Il se tient à sa place et raisonne en homme d’État. Si quelqu’un dépasse les limites permises il est châtié. Les formes homosexuelles sont combattues par les diverses religions et par la religion de l’État.
La masse des citoyens y est profondément hostile. Ceux qui s’ adonnent à des actes sexuels avec un partenaire de leur sexe sont considérés comme des provocateurs et des êtres sataniques, ce qu’ils ne sont pas toujours bien sûr, mais on ne leur fait pas grâce malgré tout et on les condamne toujours avec fermeté, sauf s’ils peuvent payer de lourdes indemnités à leurs victimes. Lorsqu’il y a provocation envers des mineurs ou des actes pédophiles les fauteurs de troubles sont destitués de leur droit à la citoyenneté, et relégués dans les camps avec les autres indésirables.  Les pervers sexuels sont généralement châtiés de telle manière que ceci leur enlève la possibilité de recommencer ; bien avant d’avoir pu collectionner leurs victimes comme on le voit partout en occident. Ceux qui passent à l’acte contre des enfants sont même exécutés la première fois qu’ils sont découverts, ce qui bien entendu évite leur récidive. Ceux qui se livrent à des viols sur des mineures non consentantes même non mariées sont castrés comme il a été dit plus tôt. Il y a ainsi de nombreux pervers qui n’ont plus la capacité de nuire, et l’ensemble des femmes et des hommes vit plus librement sa sexualité, sachant que tout déviant sera mis hors d’état de nuire, préventivement si c’est possible. Tout ceci semble le contraire de ce que font les hommes civilisés de l’occident depuis qu’ils sont entrés en décadence, et qu’ils ont subi de ce fait l’immigration de peuplement de populations ayant une morale sexuelle bien fondée, qui les a mis aux abois, créant les conditions de la guerre civile de type balkanique qui a cours actuellement. Le peuple ici est jeune. Quatre vingt pour cent de la population n’a pas vingt ans, les vieillards sont peu nombreux . Ils ne pèsent pas sur les destins des autres citoyens en monopolisant les postes de responsabilité. Arrivé à l’âge de soixante ans, on les dépouille de leurs biens qui sont généralement distribués alors aux divers héritiers qu’ils ont. Ils sont alors préposés à des emplois spécifiques qui leurs sont réservés dans les domaines de l’art, de la musique, de la création, des divertissements. Ce qui leur permet souvent de réaliser leurs rêves et d’être heureux avant qu’ils ne deviennent séniles et une charge pour leurs proches. La société dans son ensemble aime la vieillesse qui n’est pas considérée comme une tare. La vitalité de la société se montre tous les jours par l’émigration forcée qui atteint toutes les communautés humaines de la Terre. Les utopiens immigrants deviennent des citoyens respectables et prennent même les commandes dans des Pays étrangers. Les dons de la diaspora sont de plus en plus nombreux et bénéfiques. C’est une volonté politique forte de promouvoir cette diaspora, de la conforter. Le réseau des citoyens expatrié est un atout essentiel pour la bonne marche des affaires publiques, et des entreprises locales.
Les jeunes nés dans les pays étrangers viennent souvent passer leurs vacances dans les lieux où leurs ancêtres sont nés, ils y vivent généralement quelque temps y trouvant souvent un conjoint. A fin d’éviter la surpopulation qui menace toute société qui fait beaucoup d’enfants une organisation sérieuse des colonies étrangères existantes et futures est nécessaire. Pour mettre en œuvre cette politique il existe plusieurs organisations non gouvernementales qui militent partout dans le monde pour les droits des citoyens de la diaspora, la plus part sont des sociétés qui usent de leur influence sur les dirigeants étrangers par tous les moyens avouables, ou non selon les époques et les régimes. Des territoires nouveaux sont acquis ou conquis par les immigrants, qui y établissent des copies conformes de la Principauté. Ces entités sont totalement libres par rapport à la mère patrie, et se dirigent comme elles l’entendent. La plus part ne posent aucun problème là où elles s’installent. D’autres sont en butte à l’hostilité des populations locales, qui refusent d’être mises dans la position de quasi esclavage, ou au moins de la sujétion imposée aux Ilotes par les Spartiates. Quelques unes reposent sur une mixité bien comprise et une harmonie y règne généralement aussi. La plus part sont considérées comme des enclaves étrangères qui toutefois apportent la richesse et le développement, comme l’ont fait jadis les enclaves de Hong Kong et Macao pour la Chine. Toutefois l’essaimage des citoyens de la Principauté pose un vrai problème.
Les citoyens expatriés reviennent souvent avec des idées et des manières qui contaminent les mœurs saines et austères des citoyens. La plus part sont vite ramenés à la raison. Toutefois ceci ne se passe pas sans incidents et accidents. Enfin il y a tant d’affaires touchant à la haute finance qui sont le fait de personnes ayant fait leur fortune avec des méthodes de gangsters, utilisant toutes les filières les plus corrompues, subventionnant et vivant des trafics de drogue, des arnaques dépouillant les masses de petits actionnaires. La haute société qui s’est enrichie excessivement dans les affaires des colonies est pourrie jusqu’à l’os. Dans cette société cosmopolite, on se croit généralement au dessus des lois. Lorsqu’on a à côtoyer ces individus dans nos occupations privées ou professionnelles on a souvent l’impression de déboucher dans un clan qui serait une filiale de la Causa Nostra ou de la Mafia avec toutes les remarques qui peuvent venir à l’esprit. Mais on en tire bien sûr quelques bénéfices.
Les citoyens sont ainsi sûrs de l’immunité totale dont ils seront l’objet quoi qu’ils aient fait ailleurs dans le monde. Utopia n’extrade jamais aucun de ses citoyens. On devrait juger ces gens au nom de la loi sur la drogue. Parfois il arrive qu’ils se fassent prendre sur le fait par les autorités étrangères, si ils peuvent se sauver à temps ils trouvent un asile sûr ici. Ils ne seront jamais inquiétés et couleront des jours tranquilles dans les plus belles résidences, faisant aussi de la politique parfois. La plus part sont d’anciens agents des services de sécurité. Des années durant, ils ont travaillés pour les services spéciaux de l’Etat et donc sont de ce fait blanchis par principe de leurs activités condamnables.
Ici ils sont philanthropes et ils profitent des installations de loisir de la principauté. On en trouve un grand nombre au golf, lieu où ils font leurs réunions en petits comités et dans les différents clubs et boîtes de nuit pour milliardaires.
Je te quitte pour aujourd’hui et t’embrasse tendrement.
Lettre 5
Chère Kali,
Je t’ai déjà parlé de la politique dans l’État d’Utopia. La stabilité de cet Etat repose sur la démocratie, et cette dernière a lieu dans les urnes comme dans tous les pays civilisés depuis l’arrivée de cette forme de gouvernement. Il s’agit d’un gouvernement basé sur la volonté populaire qui s’exprime clairement par la désignation des représentants. Chaque citoyen a un droit de vote pour lui et pour les différents enfants et autres mineurs de son sexe qu’il accueille dans son foyer. Les femmes ont généralement un rôle très particulier dans une assemblée distincte.
Les femmes et les hommes ne prennent pas part aux mêmes assemblées et se partagent équitablement le pouvoir. En politique générale les femmes s’occupent de tout ce qui a trait à la vie des femmes, les hommes n’ayant aucune part dans cette partie de la politique. La femme du Prince dirige généralement ces organisations spécifiques dévolues aux femmes. Il y a de ce fait une harmonie certaine qui règne dans cet état, aucune femme ne s’empare d’un poste dévolu aux hommes et aucun homme n’a la possibilité de diriger ce qui revient aux femmes.
L’égalité entre les hommes et les femmes est complète, elles ont leurs représentantes et dirigent les services publics qui leurs sont réservés exclusivement. Les différents impôts qui sont dévolus à leurs services sont de ce fait exclusivement votés et définis par leurs assemblées. Elles ont la possibilité de taxer les hommes comme les femmes, mais ne peuvent interférer dans les affaires des hommes. Ce partage du pouvoir sur des bases fixes est sans cesse remis en question par des partis extrêmes qui souhaitent que tous les postes dans l’administration comme la justice puissent être tenu par un homme ou une femme sans distinction.
Les magistrats qui règlent les affaires de citoyens masculins sont des hommes et ceux qui règlent les affaires de citoyens féminins sont des femmes. Il n’est pas comme en occident de femmes juges qui jugent les affaires qui impliquent des hommes. Et aucun homme ne jugera d’une affaire qui concerne deux femmes. Ceci est aussi le cas lorsqu’il y a en présence des personnes qui sont d’une même lignée, la loi interdit à un étranger de juger leur différent, il y a forcément un conseil de famille qui tranchera en première instance.
Ensuite si celui qui n’est pas content le désire il peut faire appel au Prince qui cassera le jugement si celui ci lui paraît être de nature contraire au bien public et à l’harmonie générale.  Lorsque les affaires mettent en jeu des hommes et des femmes un jury mixte est constitué selon les règles suivantes. On réunit le juge implicite homme et le juge femme de proximité. Il est constitué un jury qui doit juger sur pièces et sans interruption ni faux fuyant, jusqu’à parvenir à un accord, sinon les deux juges ne peuvent quitter le tribunal. S’il y a impossibilité de concilier les deux points de vue, un constat d’échec sera établi, et les deux juges seront rétrogradés. Le Prince décidera alors en conscience et souverainement après avoir pris conseil. Toutes les décisions prises par le Prince dans ces cas font jurisprudence. Ce qui n’est pas le cas des décisions prises par les juges locaux. Si les deux juges de sexes différents sont d’accord, un tribunal d’appel examinera la sentence et s’il n’y trouve rien à redire il la validera. Ce tribunal d’appel sera aussi mixte.
Les officiers publics les plus importants sont les notaires. Ce sont ces écrivains publics qui rédigent les actes civils au nom de l’État et du Prince. Leur désignation est réalisée par des collèges de maîtres qui les forment dans des instituts spécialisés. Femmes ou hommes ils sont de simples instruments de la puissance publique. Ils doivent formaliser avec clarté toutes les clauses émises dans les négociations des parties en présence. La perfection leur est demandée dans tous les actes de leur vie. Ils doivent être en bonne santé physique et mentale, et d’une moralité irréprochable. Toutes les transactions d’importance sont actées par devant notaire, et les actes de la vie civile le sont naturellement sous leur contrôle sans qu’une tierce personne puisse s’immiscer entre les contractants. Ainsi en est il du mariage qui a lieu dans le secret le plus souvent, qui doit être consigné et publié dans les règles, généralement cette publication se limite d’ailleurs au cercle étroit de la communauté restreinte des deux contractants et de leurs famille jusqu’à la troisième génération. Il n’est point fait état des liens familiaux dans la vie publique de l’état et ce dernier n’a rien à dire ou à objecter aux liens définis conjointement par deux parties, qu’il s’agisse de promesses à caractère sexuel débouchant sur des naissances ou de promesses à caractère financier ou même commerciales qui y sont liées. Les notaires appliquent la loi dans son ensemble en privilégiant quand c’est possible, c’est à dire le plus souvent les règles décrites dans les mémorandums que leurs fournissent les parties en présence. Les notaires sont assistés dans ce travail par les avocats des parties lorsque ces derniers sont assez fous pour mettre dans la confidence des personnes étrangères. Les avocats ont très mauvaise presse en Utopie. La plus part sont des étrangers ou des métèques, ils sont filous et peu leur importe la vérité et l’honneur. Ceci n’est pas étonnant il en est de même partout ailleurs sur la planète. Ils jouent au chat et à la souris avec la justice et encombrent de ce fait les juridictions. On en trucide assez souvent quelques uns pour l’exemple lorsqu’on les prend sur le fait de concussion et autres manipulations des jurys et des juges, mais il en reste toujours autant prêts à défendre n’importe quelle cause pourrie pour s’enrichir. Les avocats d’affaires aussi prolifèrent et sont aussi presque tous étrangers. Ils manipulent souvent les politiques et certains sont même établis parfois jusqu’au niveau du conseil privé du Prince. Le Prince actuel souhaite que les Utopiens relèvent le défi et deviennent aussi des avocats, ce qui est en contradiction avec leur sens aigu de la justice, du devoir, de l’ordre, de l’honnêteté surtout. Il a donc créé de toutes pièces une académie des avocats destinée à faire de quelques centaines d’Utopiens qui en ont les dispositions des filous et des menteurs ce qui est indispensable lorsqu’on veut réussir dans cette profession ou la vertu est généralement considérée comme un vice extrême.
Tous les actes civils sont soumis à l’examen du conseil du Prince qui les valide au niveau de la forme et du fond. Cette validation est bien sûr payante. Ce conseil peut décider de réécrire les textes si il trouve une faute ou une omission. Les parties sont alors convoquées par le notaire qui doit leur faire signer à nouveau le texte amendé par le conseil du Prince. Si ils s’y refusent ils sont mis à l’amende et convoqués par le conseil.  Enfin tout acte pour être finalisé doit être signé par le Prince ou son représentant, ce qui en fait le garant de la légitimité de cet acte. Les actes civils sont donc généralement de ce fait irréprochables.
Chaque Utopien a droit à sa généalogie. L’État veille à ce que tous les documents nécessaires soient traduits, mis en forme, authentifiés, validés et conservés précieusement. L’état utopien ne s’intéresse en aucune mesure à l’état civil des étrangers et des métèques. Ces derniers ont aussi des notaires ou des syndics qui tiennent les registres et les authentifient, mais ils ne dépendent en aucune manière de l’État et du Prince. Les étrangers sont comme les Utopiens imposés en fonction de leurs revenus et de leurs biens. Leurs syndics sont chargés de collecter les sommes dues qui sont versées tous les mois sur un compte spécifique. Ce compte ne sert le plus souvent que pour payer les dépenses générées par la présence des étrangers et des métèques dans les limites de l’État. Les moyens mis en œuvre pour assurer la sécurité des ghettos sont aussi financés par ces impôts. En sorte que la présence des étrangers ne coûte rien à l’État, ce qui fait des Utopiens des contribuables très avantagés par rapport aux autres pays d’Europe où l’entretien des services nécessaires aux étrangers plombe la contribution demandée aux citoyens indigènes.
Mais revenons aux actes civils. Ils sont actés par les parties grâce aux notaires. Et l’État n’a de cesse de s’en laver les mains, et de ne pas intervenir jamais dans la vie privée des gens qui ne regarde qu’eux et leur famille.
L’identité des personnes est basée sur une carte génétique. Chaque personne a cette carte de sa naissance à sa mort. Une base de données qui lui est adjointe rassemble tous les actes civils qu’il fera dans toute son existence. Cette personne a accès à ces données autant qu’il le souhaite sans pouvoir les modifier lui même. Les autres services de l’État ont de ce fait une possibilité de traiter tous les cas de recherches impliquant des citoyens. Une vraie authentification se fait par analyse d’empreintes génétique et contrôle. Elle peut être faite par n’importe qui car obtenir l’empreinte génétique d’une personne est simple. Il suffit de faire un prélèvement d’une partie vitale de cette personne et de le confier à un service qui réalise la numération de cette empreinte. Ce même service peut aussi contrôler les autres caractères d’un individu à partir de son dossier médical, de sa dentition et des empreintes digitales. La fraude toujours possible est ainsi fortement diminuée. Les recherches de délinquants sont aussi facilitées. Les étrangers qui séjournent dans l’État sont ainsi tracés et suivis à la trace.
L’acte de mariage est ainsi généralement très bref. Monsieur X. et Madame Y. ont établi entre eux des relations maritales. Suit une date. La signature du notaire. Le sceau du Conseil. Et celle du Prince. L’acte de divorce de même se fait devant notaire si il est le fait des deux époux ou simplement devant un juge si un seul époux s’y résout et cet acte signifie simplement la fin de l’union entre deux personnes. Les contrats de mariage ne sont jamais publiés, ils font partie du patrimoine commun des époux, nul ne peut les dévoiler ou même en parler sur la place publique. Si pour se marier il faut que les deux parties soient libres de s’engager et consentantes, le divorce se fait généralement sur la simple déclaration actée d’un seul des partenaires. Le contrat de mariage qui joue en fait le rôle de garde fou, prévoit toujours la répartition des biens qui suivra le divorce, et les éventuelles indemnités qui y seront attachées. On devrait divorcer facilement dans cet État. En fait il n’en est rien, tout le monde est très fidèle et très respectueux de la parole donnée. Les meurtres par jalousie sont assez rare, chacun ayant de par la loi facilement accès au mariage, les femmes trouvent des hommes à leur goût et l’inverse est aussi très facile.
Les premiers mariages sont presque toujours arrangés bien avant que les enfants puissent se marier par les parents, mais ensuite il y a une totale anarchie qui s’installe.
Les  femmes libres vont dans des lieux destinés aux rencontres avec des hommes libres, et ainsi se nouent rapidement des mariages qui généralement tiennent la distance lorsqu’ils sont basés sur de l’amour ce qui est la règle semble t’il. Les citoyens qui épousent des personnes étrangères peuvent généralement faire entrer leurs enfants dans la communauté en les confiant à leur famille qui les adopte. Les femmes étrangères qui sont intégrées à la communauté de ce fait, étant les mères de citoyens sont elles aussi quelque fois adoptées. Mais elles doivent par ce biais cesser toute relation d’allégeance envers leur ancien état. Les doubles nationalités ne sont pas permises, et de ce fait les personnes qui peuvent en bénéficier automatiquement sont exclues de la vie publique et des organes de gestions de la société. Si elles ne veulent pas changer de nationalité personne ne l’y oblige et de ce fait il y a de plus en plus de citoyens qui ont des enfants avec des femmes étrangères sans que pour autant ces femmes jouissent de la nationalité. Les enfants qui ne bénéficient pas de la nationalité pour les même raisons sont exclus de la société et se retrouvent donc dans les zones réservées aux différent métèques et étrangers vivant dans l’État. Comme l’état est prospère il attire énormément de travailleurs étrangers qui s’installent dans ces banlieues assez sordides par rapport aux zones réservées aux citoyens. Assez régulièrement le gouvernement procède à des expulsions de toute la racaille qui vit d’expédients, de vols et du trafic de drogues. Tous ceux qui sont une gène ou une menace pour l’État sont immédiatement reconduits à la frontière, ou si ce n’est pas possible, l’État n’ayant pas de frontière commune avec l’État d’origine, sont gardés dans un des camps de concentration en attendant que leur État d’origine vienne les prendre en charge.
La politique comprend trois élections importantes qui se succèdent les années impaires.
Premièrement : La validation des lois existantes.
 La première consiste en un référendum basé sur une liste de lois que les citoyens peuvent confirmer ou abroger. Toutes les lois qui sont votées par les assemblées peuvent être ainsi éradiquées par l’assemblée du peuple. Cette consultation se fait généralement sur plusieurs dizaines de lois, et la plus part de ces lois mises à l’encan finissent par être détruites radicalement. Ce sont les tribuns du Peuple qui fixent la liste des lois examinées par le Peuple et jamais le gouvernement.
Le parlement aura fort à faire ensuite, généralement il refera en urgence un texte sur le même sujet presque immédiatement et le gouvernement prendra, lui aussi en urgence un certain nombre d’ordonnances visant à éviter que l’anarchie s’installe.
Deuxièmement :La désignation des juristes habilités à changer la loi.
La seconde est celle qui désigne les juristes chargés d’établir les lois. Il s’agit d’élire des personnes intelligentes et compétentes capables de trouver de bonnes solutions à des problèmes complexes. Les anciens notaires sont généralement choisis pour ces postes. Le conseil d’état étant leur demeure. Chaque division du peuple choisit un candidat pour une durée donnée qui ne peut excéder six années, ensuite il doit y avoir un changement de titulaire du poste. Généralement il s’agit d’un notaire âgé qui a bien mérité du peuple. Une fois son temps de « député » accompli ce personnage retourne à ses occupations  primitives. Il est sagement interdit à quiconque ici de faire de la politique un métier pour des décennies. C’est ce système pervers par nature de politiciens professionnels qui a désorganisé l’occident dans la grande décadence.
Troisièmement : La désignation des responsables des services publics, et des juges.
La troisième élection est celle qui désigne les magistrats des différents exécutifs et des différents tribunaux.
Le référendum portant sur les lois est une phase très polémique de la vie des utopiens. Ils savent ce qui ne leur convient pas individuellement et ils détruisent donc sans cesse des lois autrefois très respectées et qui semblaient justes. Si il y a plus de dix mille citoyens qui veulent qu’une loi même très ancienne soit mise au vote ceci est acté par le Prince généralement après avis conforme de son conseil.
Il en est de même des lois qui sont inscrites dans les différents codes. Une loi supérieure qui décrit le fonctionnement de l’État elle ne peut être changée qu’à l’unanimité du  conseil du Prince. Ce qui la rend impossible à modifier. Le Prince est garant de la constitution, il applique ce qu’elle préconise et interdit ce qu’elle interdit. Les assemblées qui légifèrent le font sous son contrôle et en fonction de ses directives. Ces dernières sont inscrites dans un cadre qui est prévu par la constitution. Elles ne peuvent remettre en question les libertés individuelles et collectives qui sont protégées par l’État.
La désignation des députés capables de trouver les bonnes lois et de les établir se fait comme partout en fonction de l’avis plus ou moins éclairé de partis politiques. Les citoyens désignent individuellement et nominativement devant notaire un représentant qualifié qui les représente personnellement, (chaque citoyen même mineur dispose d’une voix équivalente dans cette élection) dans une assemblée qui élit à la proportionnelle treize juristes qualifiés chargés de mettre en œuvre les lois. Ces juristes siègent pendant deux années sans interruption et sans vacances. Ils assurent la permanence de l’État en ce qui concerne le domaine législatif. Il y a toujours 6 femmes et 6 hommes au moins dans ces assemblées, le treizième étant tiré au sort sur une liste ou figure autant de femmes que d’hommes. Lorsqu’un membre de l’assemblée est empêché c’est le second sur sa liste qui le remplace.
On pourrait croire que les assemblées votent généralement des lois qui se font ensuite balayées par le suffrage universel. Il n’en est rien. La suppression des lois est un bon exercice qui permet de faire le ménage dans les codes de lois. Aussi chaque loi est elle considérée ici comme une entité distincte et aucune loi ne peut faire référence à une autre ou la compléter. De cette destruction continue des lois résulte des codes très succincts qui donnent généralement beaucoup de liberté aux juges qui officient.
Ceci est incompréhensible pour les citoyens des pays qui ont des lois fixées une fois pour toute, gravées dans le marbre.  La liberté de chacun, comme les différentes libertés publiques en souffrent. Car chaque fois que le Peuple remarque qu’il y a une anomalie dans une loi existante il la balaie lors du vote de la liste des lois à approuver. Pour éviter ce problème les juristes et les législateurs posent les choses de telle manière que la loi ne puisse être tournée à l’avantage de minorités privilégiées comme c’est si souvent le cas en Occident. Les lois qui instituent les impôts sont régulièrement massacrées lors de cette votation. Les citoyens n’aiment pas les taxes, pas les paliers, les plafonds et les pourcentages élastiques, ils sont aussi contre toute forme de subvention aux parasites, toutes choses qui font les délices des assemblées qui votent les lois dans les pays civilisés, et qui avec le socialisme se sont vraiment multipliées presque à l’infini.
En fonction de cette attitude très radicale du peuple les dirigeants ont établi que les impôts devraient être équitablement répartis entre tous les citoyens, en fonction de leurs revenus réels, et bien sûr aussi de leurs biens. Du moins des biens que l’État protège et fait vivre du fait de sa puissance et de son organisation. Il n’y a qu’un seul pourcentage de taxation pour tout le monde, ce pourcentage varie en fonction des besoins de l’État. Ce dernier doit présenter un budget équilibré et donc l’impôt est directement utilisé par l’État qui ne saurait vivre à crédit. De ce fait l’État est riche et considéré. La possession des biens publics y est néanmoins complexe, car il s’agit toujours d’assemblées de copropriétaires nominatifs qui se partagent les différentes parties publiques du territoire, aucun étranger ne peut être partie prenante, et si un citoyen s’avisait d’être un homme de paille d’un étranger il serait exécuté aussitôt. Ainsi une rue locale est possédée par les propriétaires des maisons qui l’environnent, pas par l’État. Celui ci ne possède rien et loue tous ses locaux à des collectifs qui sont autant de sociétés par actions. Ces actions peuvent s’échanger et même se vendre mais ne peuvent en aucun cas être détenues par des étrangers. Il en est de même des différentes habitations disponibles, des terres cultivables ou non, des différentes infrastructures industrielles et commerciales. Les zones des ghettos elles même sont détenues par des familles et aucun métèque ou étranger ne peut acquérir une parcelle de terre ou une habitation. Cette règle a été voulue par le fondateur lui même qui a précisé que les biens publics ont été l’objet dans le passé qui a permis aux colonialistes de dépouiller les indigènes, et donc que l’Etat ne devrait jamais posséder quoi que ce soit pour que si un usurpateur arrive à sa tête il ne soit pas tenté de s’emparer de la richesse disponible en arguant du fait que tout lui appartient.
Les squatters sont immédiatement expulsés des domaines publics et privés qu’ils occupent et généralement sont rapatriées immédiatement et manu militari dans leur pays d’origine. Ce qui fait qu’il y a peu de problème de conflits dans les zones cultivées et commerciales. Dans la plus part des cas les propriétaires se chargent de protéger leurs territoires d’envahisseurs éventuels. Car dans le cas d’un laisser aller de leur part l’État confisque les terres et les habitations occupées par les squatters et les vends aussitôt aux enchères.
Les citoyens qui utilisent la main d’œuvre étrangère alors qu’ils y a des chômeurs qui demandent ces emplois sont aussitôt arrêtés et jugés. En cas de récidive ils sont considérés comme des criminels et jugés comme tels.
Les citoyens individuellement peuvent se porter acquéreur d’un bien libre ou possédé par un autre citoyen, à condition de le payer cash. En cas d’insolvabilité d’un acheteur c’est la banque qui le finance qui est réputée être propriétaire jusqu’à ce que le citoyen ait remboursé son achat à la banque. Il en possède la jouissance tant qu’il est bon payeur, et la perd aussitôt qu’il ne peut plus payer. C’est la généralité des contrats dévolus aux citoyens. Il n’y a pas d’intérêt prévu pour l’argent du aux banques par les citoyens pour l’achat des biens d’Etat. Si la maison coûte un million d’euros, le citoyen versera un million d’euros ; il pourra le faire tout de suite ou pendant dix ou vingt années. Ce qu’il a versé restera son capital et il pourra vendre son bien immobilier au prix qu’il l’a payé, mais pas plus, ni moins.
Les biens publics ne sont pas des biens soumis aux règles du marché, et le logement et les terres sont des capitaux particuliers pour l’état et les citoyens. La tendance serait alors de minorer et de ne pas tenir compte des aménagements que le citoyen fait dans ses propriétés pour les faire prospérer. Or il n’en est rien. En fonction des aménagements faits et des investissements consentis les biens privés peuvent devenir plus chers, ceci se fait naturellement par des travaux d’évaluation qui sont fait par les notaires, en fonction des normes locales ou générales. Or à ma connaissance ces normes se rapprochent de celles qu’on voit sur le marché libre dans les états équivalents. Ceci permet à un paysan qui a mis en valeur une terre de la vendre très cher, à celui qui a construit une maison sur son terrain de vendre une maison au prix du marché. De même si il a laissé dégrader son bien il ne le vendra pas au prix d’un bien en bon état et perdra donc de l’argent par rapport au prix qu’il aura versé. Tous les citoyens sont de ce fait riches et entreprenants. Ils ont constamment le souci de rendre leurs biens plus profitables à la communauté, car le prix de vente qu’ils en tireront sera celui de la qualité qu’on y trouvera.
Les biens mal évalués, qui se dévaluent très vite sont un problème de cette règle un peu étrange qui sévit ici. L’acheteur potentiel est tenu de verser une somme trop forte souvent pour quelque chose qui n’est  pas en état. Ainsi se constituent des zones défavorisées au cœur même de l’état. Le gouvernement doit y mettre bon ordre en faisant régulièrement des actions de promotion, et en rasant toutes les constructions qui lui semblent inappropriées. Pour avoir de quoi reloger les citoyens qui sont dans de mauvaises conditions l’état construit constamment de nouveaux foyers plus modernes et plus économiques pour le budget de l’état, car complètement autonomes en énergie, ne nécessitant pas de coûteux entretiens.
La nationalisation des zones à aménager se fait toujours par échange d’un logement contre une autre équivalent. Il n’y a pas de parc locatif d’état à proprement parler puisque tous les logements sont propriété des citoyens qui les occupent. Il est interdit aux citoyens de louer leurs logements entre eux, le fait de louer constitue en fait à vendre un bien et cette vente se fait par l’intermédiaire des différentes banques. L’usure est interdite, comme tout prêt à intérêt dans les limites de la cité intérieure. Elle fleurit bien sûr à l’extérieur des murs et dans les ghettos. Les métèques possèdent des créances sur presque tous les patrimoines des citoyens, bien que ces biens ne puissent jamais leur appartenir en propre. Ils sont aussi très riche car ils contrôlent les différents trafics qui sont suscités par les différentes prohibitions qui ont cours à l’intérieur de la cité close. Les différentes drogues, la prostitution, les jeux, le travail clandestin. Plusieurs mafias dirigent ces différents réseaux clandestins de vente de biens et de services prohibés.
Je te parlerai très rapidement de l’élection des juges et des différents responsables des services publics. Le Prince y met souvent son grain de sel ayant affaire à ces gens et étant soucieux de ne pas avoir pour gouverner l’état des trublions incontrôlables.
Les juges et les chefs des administrations sont des personnes qualifiées que le peuple connaît généralement en bien et apprécie. Si il se trouve que ces notables sont malfaisants le peuple les élimine tout naturellement, et avant qu’ils ne portent nuisance à l’état le Prince est en mesure de les dessaisir de leurs fonctions. Et de bloquer leurs décisions. Ainsi la justice est elle très sage et très soucieuse d’ordre ce qui n’est pas le cas lorsque les juges sont des fonctionnaires qui ne sont responsables que devant leurs pairs et autres conseils de l’ordre.
La justice dans son ensemble est très aseptisée et ne craint rien donc ; toute les affaires sont jugées rondement, il n’y a jamais de procédure qui dure plus d’une semaine. Quand on pense qu’en Francie il faut plus de sept années pour obtenir un droit de passage, quelquefois plus de vingt ans même. Alors qu’ici un juge vous délivre un acte en cinq minutes sur cette question, acte que le conseil du Prince examine le lendemain et que le Prince lui même signe dans la soirée.
Pour ce qui concerne les chefs des services publics il en est de même. Les utopiens désignent bien parmi plusieurs candidats celui qui sera le responsable de l’exécutif ou de la police, ou même de l’armée locale ou garde nationale. Mais une fois le bon choix fait c’est une affaire qui n’en reste pas là. Le Prince surveille ce qui se passe et ne laisse pas l’incompétence et le n’importe quoi s’installer.
Pour ce qui est de désigner le Prince, comme ceci se passe un peu partout dans le monde une réflexion est conduite conjointement par les différents conseils et les personnages les plus importants de l’État qui forment un cénacle à cet effet. Le candidat naturel est le fils aîné du Prince, mais il peut être fait appel à d’autres membres de la famille qui acceptent la charge, notamment si le conseil juge que le candidat au poste princier est incapable d’assurer la direction de l’État. Dans ce cas la désignation d’un successeur est réalisée par le cénacle. Le peuple dans son ensemble doit approuver ce choix.
Les différents partis présentent alors leur candidat et une élection à deux tour a lieu pour départager les postulants. Le premier tour désigne les deux candidats  du second tour ce sont ceux qui arrivent en tête en nombre de voix. Le Prince actuel a de nombreux enfants, son fils aîné est un juge très écouté et très estimé, le second un juriste qui siège à l’assemblée, le troisième est responsable de la marine nationale . Ses quatre filles sont médecins. Tous les enfants du Prince font de la politique. Aucun candidat sérieux pour le poste Princier n’existe en dehors de cette famille. Et ici tout le monde est enchanté d’avoir un patron qui n’est pas tenu de tenir compte des arguments et des valeurs défendues par les partis. Le Prince n’a pas d’opinion politicienne et ne fait partie d’aucun parti politique, il ne vote pas étant au dessus des partis il n’a pas à juger de cette matière . Il arbitre et ne sort pas de son rôle étant au service de chaque citoyen, il ne fait partie d’aucune faction. Voilà tu vois la vie politique idyllique des utopiens qui a aussi quelques facettes assez sinistre. Bien sûr il s’agit d’un tout petit Etat qui n’a pas beaucoup de citoyens à gérer. Tout est encore contenu par la force des murailles qui entourent cette cité. Mais les forces de subversion sont déjà présentes, lorsque les murailles tomberont dans quelques génération ou à la suite d’une révolution, tout déclinera. Tout sera détruit comme les différentes villes mayas de la jungle mexicaine que nous voyons et dont nous ne comprenons pas d’abord la décadence. Tout ceci ne tient que par la volonté d’un Prince et de ses conseillers. Le peuple comme partout a tendance à abuser de tout et à jouer double jeu. Il profite des biens que lui prodigue l’état tout en minant les racines de la Constitution, en trafiquant avec les mafieux, en se laissant aller à des dérives dangereuses pour la sécurité de l’état. Les gangs mafieux existent ici depuis toujours et les principales familles font partie d’une sorte de « causa nostra » qui étend son emprise sur le monde entier, largement impliquée dans les affaires de corruption internationale, de trafic de stupéfiants, de fourniture d’armes aux terroristes, de prostitution et de tous les abus possibles de l’autorité politique.  Beaucoup de ses membres ont établi des réseaux qui couvrent toute la planète,  qui sont chargés de rançonner partout où c’est possible les économies locales, généralement en montant des arnaques juteuses. Les banques utopiennes font partie des banques liées aux trafiquants internationaux. Les grandes familles utopiennes se sont emparées des casinos et des autres grandes lessiveuses à argent sale comme les club sportifs professionnels. Ces activités illicites sont connues du Prince qui y participe dit on parfois aussi avec ses services spéciaux dans le but de conforter les bases de l’État. Les services spéciaux de l’état vont parfois jusqu’à donner la main aux pires trafiquants pour réaliser des actes politiques positifs vis à vis de la Principauté. Bien sûr ceci a des répercussions sur Utopia. La drogue y est souvent préférée à toutes les autres formes de délassement qui sont sans danger pour la conscience et la qualité de vie. Certain de leur impunité les mafieux se fiant à la sécurité de l’état ont bravés les autorités politiques de plusieurs états, ils se sont fait aussi des ennemis parmi les différentes autres factions mafieuses qui existent dans le monde. Ces derniers attaquent l’état  d’Utopia en prescrivant des actes terroristes ce qui conduit inévitablement à devoir éliminer dans des pays étrangers les commanditaires de ces actions. Tout ceci a mauvais presse. La production de drogue par des membres influents de la diaspora a été plusieurs fois signalée aux autorités qui jusqu’à présent on considéré qu’il ne s’agissait que d’une activité externe sur laquelle la principauté se refuse à agir. Tout en prévenant que si des forces armées s’en prenaient avec ce prétexte à une colonie utopienne il y aurait des représailles immédiates pouvant aller jusqu’à l’affrontement avec la mère patrie. Depuis cet échange de vues avec les autorités qui luttent contre le trafic de drogue international les services spéciaux utopiens sont en mission partout où les gangs utopiens se sont installés. Ils assurent la sécurité des fonds et des personnes. Ce qui est assez facile généralement parce que les trafiquants et producteurs de drogues eux même ont déjà des services de sécurité assez importants pour se mettre à l’abri par leurs propres moyens. Mais quelques gouvernements préparent déjà des représailles massives, fomentant par exemple des émeutes qui lorsqu’elles se déroulent détruisent les bâtiments et les biens des membres de la diaspora.
Une bonne police est présente et fait bien son travail, mais ce qui compte c’est qu’il y ait un gardien de l’état dans chaque citoyen et c’est loin d’être le cas. La plus part sont médiocres et se laissent aller sans cesse à des actes nuisibles. La violence qui est absente généralement à l’intérieur des murs de la cité s’exprime fortement à l’extérieur. Celui qui a le malheur de croiser le chemin d’un utopien de simplement le regarder de travers ou de lui dire quelque chose qui lui déplait et ensuite lui chercher querelle est le plus souvent retrouvé mort ou cruellement frappé. La vengeance éventuelle contre ce citoyen étant un acte improbable,  ceci fait de chaque citoyen en voyage à l’étranger une cible potentielle pour les vengeurs des victimes passées. Et les colonies sont souvent attaquées par les émeutiers pour cette même raison. Au bout d’un certain temps celui qui a commencé est oublié. Il y a eu provocation c’est sûr mais la propagande de l’état décide toujours que les actes commis sont inacceptables et une action militaire est généralement réalisée contre les auteurs. Les gangs utopiens de la diaspora font donc régner la terreur assez facilement. Si on les attaque l’état utopien les défend quoi qu’ils aient fait. Les services spéciaux réalisant les actions nécessaires au besoin. La banque utopienne est disséminée dans toutes les banques de la planète, qui sont pour la plus part contrôlées de fait par la diaspora. La banque locale est réservée aux affaires du territoire et détient l’exclusivité sur ce domaine. Les zones off shore établies dans le monde entier sont en concurrence avec les différentes banques d’affaires qui sont immatriculées dans la cité d’or. Là se trouvent des banques qui acceptent n’importe quelle somme d’argent de n’importe quelle origine. Les comptes sont constitués de diverses valeurs aussi et peuvent communiquer avec toutes les différentes banques d’utopia établies dans le monde entier. Certaines de ces banques sont même établies sur des navires croisant au large des nations ou la pression fiscale est la plus forte. Il suffit alors aux fraudeurs de prendre le bateau et d’aller passer quelques jours ou quelques heures dans ces palaces flottant. Les banques participant à ce trafic international qui était un moment réservé à quelques petites nations peu scrupuleuses, généralement contrôlées par la mafia sont appelée ici les lessiveuses. C’est le nom qu’on donne aux banques qui sont établies dans le quartier d’affaire sur le front de mer. Les droits et les taxes pour naviguer sous le pavillon utopîen ont été alignés sur les droits des états qui couvrent les activités des différentes marines commerciales, ce qui fait que la plus part des armateurs immatriculent désormais leurs navires sous le pavillon utopien. Le port franc permet de traiter beaucoup de marchandises en transit en permettant au passage de ces transactions de prendre un revenu qui ne sera pas soumis à l’impôt. La qualité et surtout la rapidité des chantiers navals locaux fait que les propriétaires de bateaux sont aussi généralement des clients de la zone d’armement. Un chantier de construction crée aussi de vastes structures flottantes modulaires qui peuvent être ensuite dotée de moteurs. La construction de plusieurs submersibles à propulsion atomiques est en cours sur ce même principe. La plus part des submersibles actuels reposent sur une idée erronée qui fait que le submersible forme un tout avec  sa chambre des machines, ses zones de vie, ses équipements militaires d’attaque, ou celles qui contiennent des missiles de la dissuasion nucléaire.  Les ingénieurs ont résolu la question de manière modulaire. Un module comprend la chambre des machines, il est parfaitement étanche et adapté aux plus grandes profondeurs. Les deux réacteurs nucléaires étant indépendants. Tout est bien sûr robotisé et amovible. Lorsqu’on construit un bâtiment il suffit de réunir ces éléments entre eux comme un puzzle. Différentes attaches sont mises en œuvre, mais il ne s’agit jamais de soudure et de vis.  La plus courante est un système classique de tenons et mortaises, le plus souvent une colle est aussi appliquée, lorsqu’il faut découper les éléments une fois les tenons et mortaises dégagées, il suffit de chauffer cette colle assez fortement pour qu’elle cesse de fonctionner. Les quelques humains qui peuvent diriger ces ensembles sont confinés dans une sorte de sphère  bunker totalement étanche qui leur permet de descendre avec leur bâtiment aux plus extrêmes profondeurs sans aucun risque. L’espace disponible n’est pas plus grand que celui d’une cabine spatiale.  Les opérateurs qui y sont confinées sont devant des ordinateurs et pilotent ainsi toutes les machines. Une unité automatique permet le plus souvent aux pilotes de n’avoir rien à diriger et contrôler comme le pilote automatique d’un véhicule. Le reste de la structure est entièrement fait de  matière non compressible. De manière à éviter autant que possible les écueils de la détection par les satellites ces engins frôlent le plancher des océans. Quelquefois ils sont pris  dans les filets des chalutiers ce qui cause généralement la destruction du bateau de pêche. L’avantage qu’ils ont sur les transports de surface est souvent mis à mal par les avaries très nombreuses qui leur arrivent encore. Les puissantes hélices nécessaires à la propulsion très rapide surtout posent problème. Les conteneurs qui sont transportés par les sous marins sont fort divers, depuis les fusées atomiques qu’on peut larguer n’importe où, jusqu’au hélicoptères de combat. Pour lancer une fusée nucléaire il suffit de  donner le signal à un ordinateur qui se trouve dans un conteneur de fusée. La fusée est préparée et lancée par des automates spécialisés. Une fois le lancement effectué l’ensemble est soit récupérable immédiatement, soit le plus souvent mis en sommeil jusqu’au retour de son lanceur qui s’est mis à l’abri très loin. La destruction de ces submersibles semble très improbable dans les conditions actuelles de la recherche, malgré le fait que l’ensemble des océans est désormais équipé de millions de capteurs et d’un maillage très serré dans les zones de lancement probables. Des sous marins tueurs sont bien aussi construits pour les approcher et les mettre hors  d’état de nuire. Mais le jeu est pratiquement toujours à l’avantage de celui qui est poursuivi, du moins jusqu’à aujourd’hui.
Voilà je t’en ai dit assez sur ces armements très spéciaux
Je t’embrasse tendrement.
Krisnasanda
Lettre 6
A Kali mon amie,
Tu me dis que tu ne sais rien de l’incroyable vie des Utopiens. Que tu ne considères pas que c’est un progrès d’avoir ainsi remis en route les mariages précoces et les familles nombreuses. Bien sûr ceci peut sembler aller dans le mauvais sens. Mais ce n’est pas le cas pour le moment.
L’état est riche, les installations publiques sont de très bonne qualité, la vie est bon marché à Utopia, la joie et la paix y règnent toujours, même les soirs de beuverie il n’y a ni crime, ni violence, car la police veille et boucle aussitôt toute personne qui dépasse les bornes fixées par la loi.
Les enfants sont sains, bien nourris, bien éduqués. Ils font du sport, pratiquent les arts martiaux, les différentes tâches dévolues aux militaires en opération, ils sont éduqué dans l’amour de la loi, de l’ordre, de la compétition, du travail.
Par rapport à leurs parents ils sont plus grands, plus athlétiques, plus beaux, plus heureux. Leurs parents les incitent à partir voyager dans le monde et à y acquérir de l’expérience et des richesses, et ne reste le plus souvent à Utopia que ceux qui ne sont pas très forts, pas très entreprenants, les Pépères comme on les appelle ici. La plus part des émigrants reviennent d’ailleurs rapidement une fois fortune faite pour terminer leurs jours dans les différentes marinas et autres résidences luxueuses qui sont créées spécialement à leur intention. Ils sont l’élite de la Principauté, ce sont eux qui dirigent les familles et les clans. Le Prince voit avec plaisir ces riches utopiens qui sont devenus milliardaires par tous les moyens les plus avouables comme les plus risqués lui prêter la main pour développer l’état en finançant les activités du futur. Il a établi avec eux une sorte de club qui fait les beaux jours des manifestations d’apparat de la Principauté. Certains sont dans la finance, d’autres dans les arts et les lettres, d’autres encore dans l’industrie et les services. La plus part furent des dirigeants d’entreprises dominées par les capitaux d’utopie, considérables car depuis qu’Utopie existe il n’y a eu pour l’état qu’une volonté d’omniprésence dans toutes les grandes entreprises multinationales, la banque utopienne est partout et règne en maître sur la finance dans presque toutes les places boursières. Celles qui résistent encore sont des citadelles qu’elle assiège méthodiquement. Cette omniprésence, cette conquête financière a été décidée dés l’origine de la Principauté, par les pères fondateurs.
Une forte émigration fait partir d’Utopie l’essentiel du surplus de citoyens arrivés à l’âge adulte. Ils ont fondé des colonies dans presque tous les états de la planète et sont ainsi en mesure d’accueillir les personnes de la diaspora. Dans la plus part de ces états ils sont fort bien intégrés, certains deviennent ministres. Leurs talents sont fortement recherchés dans les services spéciaux et la police. Mais ils sont aussi banquiers et hommes d’affaires. Certains prétendent que les maffias utopiennes contrôlent l’essentiel des trafics partout où ils s’installent, en établissant quand ils le peuvent des joint venture avec les mafieux locaux. Mais ceci n’est pas vérifié par des faits patents et très peu de citoyens utopiens font l’objet de poursuites judiciaires dans le monde entier. Une sorte de singularité est en effet leur respect assez forcené de la loi et de l’ordre, ceci les empêche souvent de se livrer à des actes contraires aux lois de l’état qui les accueille ; bien sûr il y a les affaires qui souvent entraînent dans des chemins de traverse surtout lorsqu’on doit acheter des terres pour établir de nouvelles colonies, alors tous les moyens sont bons pour tourner la loi et trouver les financements nécessaires. Mais dans ce cas les utopiens essaient de faire faire le sale travail par des contractuels, récupérant les billes une fois que la chose est faite . Quelques uns font pourtant l’objet de contrats et sont exécutés par des terroristes ou des tueurs à gages à la solde de leurs ennemis qu’ils n’ont pas entièrement convaincus. La conviction est totale lorsqu’il y a complète éradication de la menace dit on dans le manuel destinés aux aventuriers presque tous sortis des services spéciaux. Et lorsqu’il y a une faille c’est au tour des services spéciaux de l’état d’agir, et généralement c’est plutôt sanglant. L’état Utopien veille à ne pas laisser un seul de ces crimes impuni et la longue liste des représailles attribuées aux services spéciaux utopiens signifie à tout humain que le citoyen utopien est protégé par un état qui applique une vengeance cruelle et immanente. Ceci permet à ce peuple d’être partout respecté et à ses citoyens de pouvoir tenir des commerces et de travailler dans les territoires étrangers sans subir les méfaits des pirateries, qu’elles proviennent de l’état étranger lui même ou de personnes privées. Lorsqu’il y a des émeutes contre les utopiens dans un lieu quelconque la riposte est immédiate et elle frappe durement tous les émeutiers. Ceux qui peuvent s’échapper sont poursuivis et traqués sans relâche, et finissent toujours dans les camps et dans les charniers des vautours.
Je te quitte pour aujourd’hui.
Lettre 7
Des services spéciaux utopiens.²²
Tout citoyen utopien naît pour être un guerrier, un combattant et un agent des services spéciaux.  Il est formé par ses aînés à toutes les tactiques utiles, les différentes techniques de combat lui sont enseignées alors qu’il sort à peine du berceau. Il pilote les différentes machines de mort aussi facilement qu’il manipule n’importe quelle arme. Son cerveau est empli de propagande qui lui explique le bien fondé de la lutte menée par l’Etat. Tout étranger est considéré comme un adversaire naturel, comme un ennemi certain. La pratique des langues est une activité qui prend beaucoup de temps dans sa formation. Elle est scientifique et précise. L’immersion totale dans une double culture est la généralité. La langue officielle est l’Anglais bien que le Français soit la langue maternelle de presque tous les fondateurs d’Utopia, mais le fondateur a décidé dans sa préface à l’établissement de la règle que la langue la plus courante et la plus comprise dans le monde devait devenir la langue des Utopiens. Il a aussi prescrit que chaque citoyen devrait connaître au moins deux autres langues couramment. Plusieurs groupes scolaires reçoivent en enseignement chacun une langue différente, si bien que presque toutes les langues qui importent dans le monde sont parlées et comprises à Utopia. Tout Utopien possède au minimum deux langues qu’il maîtrise parfaitement, il en apprend en général deux de plus dans ses différentes études toujours sur le principe de l’immersion complète dans une langue.
Lors des sessions où il traque les envahisseurs du territoire en patrouillant dans la zone frontalière le jeune citoyen se forge une âme de guerrier. Il est ensuite envoyé dans une colonie externe où il devra s’intégrer dans le système scolaire et les cursus locaux de manière à pouvoir se hisser dans une place stratégique où il lui sera possible d’aider son pays par des renseignements et de faire de la résistance si le gouvernement de l’état étranger est devenu défavorable aux intérêts bien compris d’Utopia. Par le moyen de ce cursus il peut postuler aux plus hauts emplois de l’état d’adoption, et à ce niveau il peut aider ses compatriotes à faire leurs affaires.
Lettre 8
De l’armée utopienne.
L’armée comprend un état major d’une dizaine de membres qui sont sous les ordres du Prince. Tous sont issus des commandos et  des forces spéciales. Les techniciens forment un corps à part. Un grand nombre d’ingénieurs travaillent sans cesse à des projets sur tous les sites sensibles, comme sur les différentes frontières. L’exercice militaire a lieu au moins une fois par semaine, partout où il se trouve les soldats revenus à la vie civile, doit s’exercer aux maniements de ses différentes armes et tester son aptitude aux différentes missions que lui a confiées la Nation. Chacun possède chez lui une panoplie d’armes légères qu’il achète tout au long de sa vie et qu’il entretient méticuleusement. L’Etat lui remet parfois une arme plus sophistiquée qui doit être entretenue et qui doit parler à la moindre occasion d’intrusion ennemie. Des mots d’ordre sont émis sur les radios locales lors d’exercices et d’actions militaires particulières. La  presse, internet, la télévision servent aussi de support à ces messages permettant d’avertir les citoyens de la mise en œuvre des forces militaires.
La base de l’armée est le commando. Il comprend un certain nombre de militaires expérimentés qui connaissent chacun leur partition. Leur chef est celui qui en a le plus l’étoffe, il n’y a pas de grade particulier à l’intérieur de cette équipe. Les participants sont très proches les uns des autres et nouent entre eux des liens d’amitié tout au long de leur vie. Ils vivent ensemble leur vie de guerrier et se connaissent tous. Leur connaissance des techniques de combat est semblable à celle des troupes les plus expérimentées. Ils ont une morale de Spartiate. Leur manuel de combat les forme essentiellement à attaquer l’ennemi dans ses retranchements, sur ses lignes de progression et de logistique, dans son sommeil. C’est une guerre d’action rapide qui consiste à frapper très fort, par surprise et à se replier avec le minimum de pertes. Les embuscades étant le vrai moyen de piéger l’adversaire, ces troupes vont  au devant de l’adversaire, s ‘infiltrent dans leurs lignes et réalisent dans des conditions extrêmes les attaques surprises. Ces troupes sont très peu formées aux méthodes classiques visant à tenir le terrain par des unités combinées. Les chars et les hélicoptères qui réclament une autre stratégie et une discipline sont la force essentielle contre laquelle va se briser l’assaut ennemi. L’artillerie très mobile constituée de batteries de roquettes pour une part, et d’obusiers d’autre part est servie par des unités plus spécialisées. L’action qu’on leur demande est la saturation par bombardement bien ciblé sur une zone de repos et de concentration de l’armée ennemie. Les obusiers et leurs munitions sont acheminés par toutes sortes de moyens. Les différents opérateurs se répartissent autour du point et au signal envoient tous leurs missiles et leurs obus, de manière à écraser simultanément toute la zone ennemie d’une pluie de feu nourri. Cette attaque est généralement conduite par un observateur qui domine le champ de bataille soit qu’il est en hélicoptère soit qu’il dispose d’un drone qui lui permet d’analyser les différents coups. Le GPS a naturellement aussi une grande utilité dans cette guerre qui se passe souvent à plusieurs kilomètres de distance. Les communications aussi sont importantes.
Une fois ce bombardement effectué en quelques secondes généralement, c’est au tour des hélicoptères d’intervenir et d’achever le travail en visant les éléments qui ont été révélés et les points de fixation réalisés par le bombardement. Au lieu de s’éparpiller les combattants adverses essaient sans paniquer de mettre en œuvre leurs moyens de riposte, et se regroupent.
Les ennemis éparpillés autour de la cible principale sont ensuite attendus par des pièges et des snipers bien protégés aux différents goulets probables de repli. La tactique est généralement celle ci. Mais il y a bien sûr possibilité pour chaque unité sur le terrain d’engager un combat si elle le juge opportun. L’improvisation est très largement répandue. Placés dans le dispositif ennemi un commando doit pouvoir juger à tout moment de cette opportunité. Les moyens les plus modernes de l’informatique sont mis à sa disposition. Ceci lui permet de faire des recherches sur les forces qu’il visualise, et aussi de transmettre des informations aux différentes troupes, enfin le commandement suprême qui relève du Prince directement peut lui transmettre en temps réel toutes les directives utiles.
Toutefois les combattants peuvent agir sans cette aide. En effet le matériel informatique des combattants est souvent détruit ou mis hors service par les contre mesures de l’ennemi. Dans ce cas la troupe fait sans et généralement elle n’a pas de moins bons résultats dans son action.
Les militaires blessés sont évacués sur des hôpitaux de campagne. Les morts sont regroupés dans des morgues, et rendus à leur famille ensuite. Les blessés et les prisonniers ennemis sont conduits dans des camps de regroupement, ou laissés sur le terrain si ceci n’est pas possible. La plus part des civils impliqués dans les combats sont remis en liberté face aux lignes ennemies, à part ceux qu’on soupçonne d’être des agents infiltrés, ou des commandos déguisés qui sont fusillés immédiatement. Le soupçon suffit généralement, il n’y a même pas un simulacre de procès. La seule chose qui peut faire évoluer cette sentence est que l’agent pris sous camouflage se mette à donner des renseignements permettant de  vérifier qu’il n’est pas à l’origine d’un crime de guerre commis contre des civils ou des militaires. Dans le code militaire de cette Nation toute personne qui réalise un travail de renseignement, ou un acte terroriste sous camouflage, donc sans l’uniforme officiel d’un Etat est condamné sans appel à être fusillé. Il en va de même des activistes qui posent des bombes contre des objectifs militaires en se faisant passer pour des civils, ainsi que ceux qui ont prêté la main ou fourni la logistique à ces terroristes. Et ceci même si ces derniers sont des militaires respectant pour eux même les règles du combat. On les cherche et on les trouve toujours. Leur tête est mise à prix.
La doctrine militaire indique aussi qu’il est interdit de procéder à un tir massif contre une unité ennemie qui est environnée de civils, ou de prisonniers. Il est vrai que pratiquer alors des actions plus ciblées est même plus efficace,  car l’ennemi est aussi paralysé par ses boucliers humains. Mais ceci bien sûr n’est qu’une vaine proclamation. A la guerre, comme à la guerre !
Les ennemis locaux ne faisant pas cas de cet interdit, les troupes et le général en chef ne se risquent pas à appliquer une doctrine qui permettrait à des francs tireurs de rester à l’abri des ripostes. Si cette doctrine était appliquée sans réflexion, les troupes ennemies se mettraient au milieu de civils, de femmes, d’enfants, de prisonniers pour attaquer les troupes ou plus généralement pour pilonner de manière aveugle les habitations des citoyens.
L’armée a aussi comme mission de faire subir à l’ennemi des représailles en essayant toutefois qu’elles soient bien ciblées. Il s’agit alors le plus souvent d’une décision de caractère politique et c’est les membres du cabinet de guerre et non les troupes engagées dans l’action qui la prennent et la font appliquer. Les représailles étant parfois disproportionnées, car il faut se mettre dans la position ultime qui réside dans l’emploi du feu nucléaire.
Dans cette nation les forces navales sont celles qui font le plus usage des bons sentiments vis à vis de leurs adversaires. Les ennemis pris sont bien traités. Les forces navales sont aussi celles qui ont le plus de scientifiques et d’ingénieurs dans leur rang. Ceci est la cause principale de leur efficacité malgré le fait qu’elles ne comportent que très peu d’unités vraiment aptes à la guerre moderne. La nécessité de disposer d’une aviation performante se fait sentir ici plus qu’ailleurs. Les ennemis disposent de sous marins d’attaque qu’il est difficile de localiser et de détruire. L’essentiel de la flotte est donc généralement bloqué par les menaces qui surgissent de l’océan. Aucune escadre ne peut être réalisée pour attaquer un dispositif ennemi en pleine mer. Ceci permet aux flottes ennemies de lancer à partir de la haute mer leurs attaques par avion sur le territoire. La couverture par missile de l’espace aérien est assez faible et moins de 10 % des avions sont interceptés lors de ces bombardements à haute altitude. La riposte par missile contre les forces ennemies ne touche généralement que le piquet radar, généralement un destroyer. Encore faut il qu’il y ait assez de vedettes lance missile pour saturer la zone d’approche de l’armada ennemie. La guerre navale est donc très compromise, et c’est presque le talon d’Achille de la Principauté qui a besoin de son port pour vivre. Beaucoup d’ennemis sont en mesure de lui infliger un blocus sans qu’elle puisse y répondre par des représailles suffisantes et dissuasives.
La description de cette armée ne serait pas complète sans celle des troupes qui se trouvent dans les différentes colonies de la Principauté. Des Utopiens sont employés dans beaucoup de services spéciaux étrangers. Ils forment l’essentiel des cadres des milices qui font le service d’ordre des zones ou un conflit latent s’installe. Ils assurent la sécurités des banques et des transports de fonds partout dans le monde. Souvent ils participent à la sécurité des hautes personnalités dans différents pays. Leur capacité à être les meilleurs dans ces métiers militaires est reconnue partout. Ce sont des guerriers vraiment très appréciés pour leurs qualités opérationnelles. Bien sûr ils ont toujours comme obligation de ne jamais mettre en péril les intérêts de leur mère patrie. Et ils ne trahissent jamais leur engagement aussi bien celui qui les lie à leur patron étranger, que celui qui les lie à la Principauté. Beaucoup de formations militaires dans le monde entier s’inspirent de leur initiation et de leur formation. La violence des jeunes habitants de la Principauté est souvent mise en avant par le Conseil du Prince. Pour y remédier on leur donne maintenant aussi des règles plus sérieuses dans leur usage des armes qui leur sont confiées. Les joutes entre bandes finissent toujours aussi mal malgré cette remarque. Mais ce sont surtout les étrangers qui sont pris à parti et malmenés lorsqu’ils se permettent d’importuner les citoyens et notamment lorsqu’ils essaient d’avoir des relations avec une citoyenne. La plus part des meurtres signalés sont le fait de jeunes adolescents qui sont affectés à la surveillance des migrants dans les campagnes. Parfois les migrants se vengent ensuite cruellement, et produisent des vols, les meurtres et de grandes destructions. Une chasse à l’homme qui les concerne est alors organisée par les troupes locales et ils sont tous mutilés et exécutés de manière atroce. Ceci est une des causes essentielle de la difficulté des étrangers à vivre dans cette Principauté.
Lettre 9
Chère Kali,
Je peux aujourd’hui te faire une confidence, je suis devenu Utopien depuis peu et j’ai de ce fait acquis après plus de dix ans d’efforts la capacité de pénétrer dans la cité et de connaître enfin la vérité sur Utopia. Ce sont mes travaux qui ont fini par emporter la décision. Bien sûr je suis aussi le père de deux enfants d’Utopia et je ne pouvais vivre heureux sans leur présence. J’ai donc reçu le droit d’habiter dans la cité désormais dans la maison de la mère de mes enfants.
Je vais te raconter tout ceci. Comme tu le sais je fus à mon arrivée parqué avec les ennemis d’Utopia et toute la lie du genre humain dans le grand camp nommé le Triage. Il s’agit d’un lieu absolument infernal qui ne permet à aucun humain d’avoir une contenance et lorsqu’on y est abandonné pendant quelque temps on devient un être puant et peu présentable. Comme on ne vous fournit pas de vêtements ceux qu’on avait à l’entrée du camp sont très vite en loque et crottés. Les plus forts volent aux plus faibles les meilleurs vêtements pour en faire le commerce ou se les réserver. J’arrivais au camp presque nu avec ma combinaison de néoprène pour seule couverture et seule protection. Mon premier souci fut de trouver un clan parmi ceux existants qui pourrait me protéger. Par chance je trouvais un vieil homme de notre peuple qui me conduisit au prés du groupe des gitans qui étaient dans ce camp. Ils étaient une centaine qui vivaient de travaux qu’ils effectuaient à l’extérieur du camp. Ils étaient aussi des musiciens renommés. Je fus adopté par le chef qui me donna assistance et me permit de survivre. Avec eux j’appris toutes les techniques nécessaires pour assurer ma survie. Je profitais de leur assistance. Etant avec eux j’obtins la possibilité de faire comme eux des travaux sur les digues et sur les installations industrielles de la région. Ma capacité à diriger les travaux fut observée par le chef de chantier qui me confia le commandement d’une équipe quelque temps. Puis il me demanda de prendre la direction d’un chantier sur la grande digue. A partir de ce moment je pus vivre hors du camp pendant une semaine le plus souvent et vivre dans les casemates des ouvriers, je me fis alors plusieurs amis parmi les Utopiens et je rencontrai la femme que j’aime qui est à présent la mère de mes enfants. De leur amitié résulta ma convocation auprès d’un responsable local qui me demanda des informations sur ma situation et mon passé. Je restais quelque temps ensuite dans l’exploitation dont il avait la charge et je rétablis tant bien que mal la comptabilité de son entreprise qui était mal gérée, ensuite je fis faire des progrès à chaque compartiment de son exploitation et pour finir je lui proposais une amélioration substantielle de ses revenus en établissant de nouvelles productions. A la suite de quoi il me fit installer un appartement dans sa propre villa située dans son exploitation pour que je puisse y recevoir ma femme décemment. Lorsqu’il fut remplacé, son successeur me convoqua et fut bien heureux de me trouver si au fait de l’exploitation. Il me confia encore plus de responsabilités et je devins bientôt le dirigeant de cette entité qui faisait de l’aquaculture et un peu de culture de riz, avec plusieurs ateliers de fabrications de matières plastiques. La suite fut mon affectation définitive dans cette unité opérationnelle. Je devins le principal dirigeant d’une centaine d’employés. La plus part étant des étrangers libres qui en dehors des travaux habitaient les ghettos réservés à leurs communautés. Je fus ensuite déplacé dans le nord sur une zone de rizières et de vergers. A la fin de cette mission, au bout de deux ans de captivité,  je fus libéré du camp de concentration définitivement comme la plus part des prisonniers qui y étaient détenus en même temps que moi. Je  pus loger dans ma propre habitation et communiquer avec l’extérieur. On me demanda si je voulais quitter Utopia pour le pays de mon choix, je fis le choix de rester entre temps ma fille que nous prénommâmes Uranie était née. Je la vis peu la première année, ensuite elle fut avec nous tout le temps que nous étions ensemble. L’année suivante naquit son frère Viktor, et à présent nous attendons une troisième naissance. Dés que j’eus une relation suivie avec ma femme je demandais à intégrer la communauté en précisant que j’étais prêt à me libérer totalement de mes autres obligations concernant d’autres Nations ou États et à adhérer à la religion d’Etat ce qui est facultatif, mais qui fait quand même poids. On me fit passer devant un comité qui m’assaillit de questions diverses et variées destinées à vérifier que j’étais un homme sincère, récupérable pour la communauté, que j’étais intègre et assez bon juriste et soldat aussi pour pouvoir juger dans toutes les circonstances et porter les armes comme il convient à un citoyen. Je fus ensuite enrôlé dans l’armée et je reçu pendant toutes mes vacances des entraînements et des formations très éprouvantes. Pour finir je fus envoyé sur la frontière pour y être sentinelle pendant une période de plusieurs mois. A la fin de cette période nous fument attaqués par des groupes d’ennemis qui tuèrent plusieurs des nôtres avant de s’enfuir. Je commandais un bataillon qui les poursuivit avec succès, capturant même le chef du commando. Si  bien que l’action de représailles qui suivit fut facilitée notablement. Décoré à la suite de cette action je fus promu citoyen sur le champ par le Prince lui même. Il me fit donner un appartement aux portes du palais et je fis partie d’un conseil réservé aux différents étrangers ayant acquis la nationalité.  Nos conclusions étant le plus souvent préférées à celles des autres conseils par le Prince lui même.  Le Prince me fit ministre des étrangers par la suite, me confiant la charge de sécuriser les ghettos et de lutter contre les différents trafics qui s’y déroulent. C’est aujourd’hui ma mission. La drogue est partout et presque tout le monde en consomme souvent de manière immodérée. Pour certains ceci représente la fortune, pour d’autres les plus nombreux la déchéance, le crime, la mort.
Voilà tu sais comment je me suis sorti du camp de concentration et comment j’ai réussi à devenir citoyen de cette Nation.
Je vais te parler de l’organisation de la justice tu verras qu’il y a des choses très étonnantes et qui peuvent sans doute expliquer que tout n’est pas si pourri ici bien que tous les éléments de la pourriture existent comme partout dans le vaste monde.
Le Prince est le garant qu’une justice forte et honnête s’exerce sur toute la communauté et sur tout le territoire d’Utopia. Cette justice se rend sur tout ce qui se trouve dans ces limites. Elle est implacable le plus souvent. Les justiciables sont généralement arrêtés dés qu’un soupçon sérieux pèse sur eux. On arrête aussi tous ceux qui pourraient leur prêter main forte ou qui couvriraient leurs actes délictueux. Ils sont mis dans des camps d’explications qui sont des travaux forcés sous bonne garde le temps que les enquêteurs réunissent des preuves ou les fabriquent à partir de divers procédés dont quelques uns sont réprouvés par toutes les nations civilisées. Mais ici on ne fait pas de sensiblerie lorsque la sécurité de l’État est en jeu.
Il y a deux activités qui sont traitées par des services spéciaux et des tribunaux express. Le trafic de drogue dans son ensemble et les actes terroristes de toutes natures ; mais spécialement en ce qui nous concerne comme dans le reste du monde les attentats islamistes. Dans ce cas tout va très vite et très fort.
Les justiciable arrêtés doivent confesser leurs erreurs et leurs crimes par écrit et devant témoins. On les maltraite de toutes les manières possibles assez souvent en les mettant nus et en leur donnant à peine  de quoi manger et boire, ceci pour leur apprendre les bonnes manières et les mettre en disposition d’avouer tout et son contraire. Mais le plus souvent ils craquent assez facilement sachant que de toute manière ils finiront dans la fosse aux lions, si ils jouent aux petits soldats. Les bourreaux sont de simples recrues des services de sécurité qui apprennent de cette manière ce que l’on nommera pudiquement la persuasion. Il s’agit de toutes les formes de torture efficaces que l’on peut légalement mettre en œuvre dans le monde entier. Bien sûr ces fanatiques que l’on traite ainsi par la « persuasion » sont préparés à ces traitements qu’ils infligent d’ailleurs plus cruellement encore à leurs victimes. La torture est la seule manière d’en faire des martyrs, car ce sont des êtres cyniques et menteurs  par nature, qui ne valent pas la corde pour les pendre.. La plus part qui sont jugés ont donc ensuite un dossier assez complet de toutes les activités illégales qu’on leur suppose et des sanctions exemplaires sont requises. Ils ont la possibilité s’ils sont en mesure de fournir les preuves impliquant d’autres personnes criminelles d’obtenir des aménagements de peine, même si ils risquent la peine de mort. Dans ce cas ils sont considérés comme lavés de leur participation à ces forfaits, sinon ils finissent comme leurs complices exécutants principaux des crimes et délits. La délation est le grand sport intellectuel ici. Elle s’exerce du haut en bas de l’État. Il n’est pire crime que celui qui consiste à protéger un criminel, à lui offrir asile, à le mettre hors d’atteinte de la police et de la justice. Dénoncer un criminel dont on connaît les activités est ici rétribué et non condamné par la morale. De manière à protéger leurs sources d’information les différents services spéciaux qui assurent la sécurité en liquidant toute forme de déviance, mettent généralement leurs informateurs en sécurité, et si par extraordinaire leurs sources sont assassinées ou menacées, ils mettent en place des représailles souvent disproportionnées jusqu’à aboutir au bout de la chaîne de commandement qui a dirigé ou stimulé les assassins. Ainsi un dealer de drogues qui doit être exécuté sauvera sa tête, si il est capable de faire arrêter son ou ses fournisseurs, et ces derniers aussi pourrons avoir cette possibilité si ils permettent de remonter toute la filière. Dans le cas contraire la production et l’échange de drogue dans la Principauté vaut la peine de mort à tous ceux qui sont pris la main dans le sac. Les trafiquants de drogue sont régulièrement pendus chaque fin de mois. Ce nettoyage est fait consciencieusement pour ceux qui ne peuvent pas payer un sursis en payant une caution ou en fournissant des éléments aux policiers.  On en vide les prisons et ils restent au gibet le temps qu’il faut pour que leurs différents clients voient ce qui les attend si ils continuent leurs  errements. Malgré ceci il ne se passe pas de mois sans que l’on en prenne de nouveaux. Le projet que nous voudrions voir mettre en œuvre devrait pouvoir limiter ce nombre à l’avenir. Nous voulons simplement que tout consommateur soit considéré comme les criminels qui vendent de la drogue et punis de manière exemplaire.  Notamment qu’on leur impose une période de travaux forcés pendant le temps de leur désintoxication et qu’on les mette vraiment dans des conditions très dures pour les faire réfléchir à l’avenir lorsqu’on les remettra en liberté dans la société. Le comité qui lutte contre l’alcoolisme, celui qui lutte contre le tabagisme sont d’avis qu’il faut procéder de même pour établir la prohibition de ces fléaux sur tout le territoire. Mais pour le moment il ne s’agit que de lutter contre toutes les formes de produits issus du chanvre indien, du pavot, de la coca, ainsi que les autres différents alcaloïdes et produits chimiques qui sont utilisés par les drogués.
L’État semble en porte à faux sur cette action car ce n’est pas un mystère que des membres importants de la communauté ont partie liée avec des mafieux qui sont les barons et les caïds de la drogue. Les familles qui tiennent ces trafics en tirent de substantiels revenus, et arrosent tout le monde qui peut leur permettre de continuer impunément leur coupable commerce et de protéger leur industrie. Ils disposent aussi d’hommes de mains efficaces qui peuvent réaliser des attentats et des actions ciblées contre les intérêts des entités qui se mêlent de contrarier leurs affaires.
Les affaires de meurtre sont souvent résolues ici avant que l’on les mette dans le moindre média d’information. Chaque citoyen est constamment armé et capable de se défendre même si l’effet de surprise peut jouer contre lui. La plus part des assassins sont immédiatement tirés comme des lapins par la police ou toute personne qui se trouve en mesure de les ajuster et de tirer. Les justiciers sont naturellement considérés ici comme étant dans leur droit absolu. Principalement si le criminel est un étranger. Ces derniers n’ont pas le droit de porter des armes et toute personne qui voit qu’un étranger une arme en main est en mesure de le tuer sur place sans sommation ni explication. Les citoyens se connaissant tous dans les plus petites communes, ceci leur permet d’assurer leur sécurité sans que l’armée et la police ne s’en mêle jamais. Les attaques à main armée sont généralement très rares. Pour lutter contre les islamistes et leurs bombes humaines des sas sont installés dans les points de passage éventuels, des chiens spécialement entraînés à reconnaître les explosifs y sont déployés, en outre tout suspect y rentre habillé et en sort nu comme un ver. Si le système détecte un terroriste il est naturellement immédiatement abattu. Ou mis parfois à la disposition des services chargés de ramasser les différents réseaux terroristes lorsqu’ils sont susceptibles de parler. Les attaques à partir de petits aéronefs se faisant assez fréquents un système permettant de les réduire considérablement a été mis en place. Il s’agit de drones d’une part, de ballons de surveillance d’autre part. Des hélicoptères sont chargés de la chasse des intrus repérés dans l’espace aérien.  Plus de cent tentatives  ont été déjouées  ces derniers temps ce qui montre à quel point ce procédé d’entrée sur le territoire est facile. Les tirs de roquettes que l’ennemi fait à partir de différents points de la  frontière sont eux aussi combattus fermement. Par divers moyens dont le plus important est la mise en place de représailles cohérente destinées à liquider les exécutants et les donneurs d’ordres. Ainsi que tous ceux qui ont une quelconque participation à ces affaires. La difficulté de cette riposte aux bombardements aveugles par fusée a été expérimentée à Gaza par Israël lors des années précédant le grand carnage en 2008 notamment. Une doctrine militaire a été ensuite établie pour définir la riposte. Il s’agit de la guerre la plus horrible qui soit puisque l’éradication des auteurs et comploteurs de toutes sortes qui concourent à ces actes lâches contre des cibles civiles est poursuivie sans relâche. Une fusée qui tombe sur Utopia fera couler un torrent de sang dans les rangs de l’ennemi. Ceci est assez barbare, mais c’est une nécessité vitale de terroriser aussi les terroristes. Seuls les fous peuvent se livrer à des attaques de ce type, et tous ceux qui y mettent la main sont certains de finir très mal. Cette justice radicale n’est pas de mon goût. Je trouve qu’elle est trop commode. Il suffit d’attendre qu’un fou de l’autre bord agisse et ensuite on lance les attaques ciblées qu’on a déjà préparées bien en amont. Ce sont des meurtres avec préméditation. L’appât suivant est même employé parfois. On met en place en bordure de zone rebelle des captifs qui jouent les soldats et qui se placent dans la zone couverte par les snipers ennemis. Lorsqu’ils se font tuer on arrose de napalm les postes d’observation et de  regroupement des terroristes.
Cette cautérisation se révélant insuffisante, est généralement suivie aussi de nettoyage et de  pose de champs de mines. La guerre faite par les utopiens n’est pas une guerre en dentelles, reposant sur des règles quelconques. Elle obéit à l’instinct de celui qui est agressé alors même qu’il est encerclé de tous côtés et qu’il n’a qu’une chance pour défendre sa vie et son intégrité, celle d’éliminer ses assaillants. La base de la tactique militaire est d’assiéger un ennemi pour le détruire à loisir ensuite. La base de la bonne riposte consiste naturellement à rompre l’assaut en traversant le rideau des assiégeants sur un point, en tournant ses forces sur les arrières de l’ennemis, pour les prendre eux aussi dans une nasse. La création de fortifications sera toujours utile, mais il ne faut pas en faire une doctrine généraliste. Une ligne de fortification a toujours plusieurs points faibles et c’est sur ces points que la menace ennemie se concentrera. Etablir une ligne de fortification ne mettra jamais en sécurité. La menace ennemie doit toujours être tenue à la bonne distance. La guerre préventive s’impose, elle se fait sur le territoire ennemi. Elle vise ses moyens logistiques, ses camps d’entraînement, ses zones de regroupement et de commandement.
Tout ce qui précède concerne la justice qui s’applique aux forces ennemies qui font des actes terroristes nommés le plus souvent actes de commandos. Un tribunal militaire peut siéger si il y a une seule raison valable à le réunir. Mais le doute n’est pas permis à ce niveau. Et il faut réagir dans l’instant.
La justice civile est elle d’une autre forme.
Les citoyens d’Utopia ont tous un garant qui leur assure l’impunité lorsqu’ils ont fait ce qui convient dans un cas grave. Ce responsable est élu par les membres qu’ils protège. On le nomme Syndic ou Tribun. Il est chargé de faire appliquer la loi dans sa communauté et généralement y arrive très bien. Il prend toutes les mesures nécessaires pour que l’ordre public soit assuré et maintenu. La loi ne concerne que ceux qui la transgressent ici. Les gens honnêtes n’ont pas de crainte d’avoir à être mis en cause par quiconque. Surtout lorsqu’ils sont protégés par un bon Syndic. Aussi choisissent t’il avec une grande attention leur garant. Le Prince même ne peut révoquer un Syndic. Il ne peut l’être que par ses propres affiliés, membres de son secteur.
Il jouit d’une immunité totale dans ses fonctions. Il ne peut être mis en accusation que pour trahison et forfaiture. Et il semble qu’il n’y ait jamais eu de cas de telle mise en accusation jusqu’à aujourd’hui.
Chaque membre du syndicat paie une cote part qui sert à financer les actes du syndic. Cette somme importante permet à ce dernier un train de vie très dispendieux. Les différents syndics d’un district se liguent généralement pour nommer parmi eux le juge local. Ce qui simplifie parfaitement les affaires judiciaires locales. Un délai très court leur est donné en effet pour résoudre toute affaire de leur secteur. Si ce délai est dépassé ils sont redevables aux parties qui s’affrontent, le jugement est délocalisé et souvent ils perdent leurs mandats car leurs électeurs les remplacent alors. Il y a une assemblée annuelle des syndiqués qui a cette occasion reconduisent ou démettent leur syndic et dans ce cas le remplacent par un autre.
Lettre 10
Bonjour Kali,
La propriété est ici très  diverse, et les règles sont complexes.
Il y a un paradoxe de l’esclave qui ne possède rien et qui est une sorte de bétail de son ou de ses maîtres.
Moins tu es libre, plus tu es libre de tes choix. Tu peux en effet partir de ce pays pour un ailleurs meilleur.
C’est pourquoi la contrainte est nécessaire aux peuples  de prolétaires qui sont la forme moderne de l’esclavage, et qu’elle est inutile aux peuples de propriétaires.
Le prolétaire ne possède rien, même pas un maître. Il est plus isolé et nu qu’un esclave. Celui qui a un bien, investit et ne peut sans dommage sortir des normes. Il doit entretenir son bien  et militer pour l’environnement collectif qui qualifie sa propriété, il faut que la société reste convenable, que les services publics et les infrastructures disponibles soient de bonne qualité. Sinon son bien se dévalue et est dénaturé. Celui qui possède un bien dans une société est donc responsable. Celui qui ne possède rien est partout étranger. Ceci le rend irresponsable, destructeur, voleur.  Il a tendance a s’associer avec ses semblables pour occuper le bien des autres, voler, faire la guerre, terroriser, rançonner, et réaliser tous les trafics crapuleux. Il devient criminel, il traite les honnêtes gens de « caves » d’esclaves. C’est lui qui est ainsi en fait. Il se sent rejeté, inférieur, méprisé. Toutes ses tendances et son éducation le rendent incapable de rien posséder..
Celui qui possède un bien, construit et entretient. Il est tenu par ces travaux à la justice, qui est aussi la vérité et la rigueur. Celui qui ne possède rien travaille pour les autres contre un salaire, il est livré aux appétits sans borne de la convoitise, et comme il peut tout se permettre, c’est souvent un désespéré. Sur lui les syndics des parties communes ont toute puissance. Il finit presque toujours par être dans la main des usuriers, soit à leur service, soit à leur botte. Il est leur chient couchant. Le discours du maître est alors édifiant lorsqu’il manipule la misère humaine chaque jour en prenant sa dîme sur tous ceux qui travaillent. Il dit ceci : les prolétaires d’ici sont trop chers, pour mon service j’ai fait venir des prolétaires du monde entier, et il y a aussi dans des pays bénis des prolétaires très industrieux et appliqués qui travailleront presque pour rien. Et toi l’indigène prolétarisé du fait même de ma main mise sur l’économie et la  politique, sur tous les biens qui ont de la valeur, il te reste un choix. Tu peux prendre un bateau et partir tenter ta chance dans le vaste monde. Car je t’ai remplacé. Tu revendiquais une part juste des propriétés de ce pays, mais tout ceci est à  moi  et aux miens. Ces nouveaux prolétaires qui sont venus dans ton pays sont avides d’avoir les miettes que je leur donne. C’est la loi du marché aux esclaves. Les hommes encore plus misérable que toi viennent te voler le travail disponible, donc ta raison de vivre, ta dignité, tes seuls biens…Et là le riche descendant d’usuriers sans nombre rigole et se moque.
Sans rien tu es libre de  ton choix. Marche jusqu’à la frontière. Tu y croiseras la noria des immigrés qui viennent prendre la place qui t’était dévolue, celle qui te semblait trop mince et trop misérable. C’est leur Amérique ! Va donc jusqu’à cette ligne frontière qui te vit prolétaire, et passe là vite vers un ailleurs meilleurs.
Il n’est pire souffrance que d’être étranger dans son propre pays. Les prolétaires sont toujours et se considèrent toujours comme des étrangers. O conducteurs de  Peuples ! donnez donc avant toute chose un bien imprescriptible à chaque homme, que tout le monde soit propriétaire. Réduisez donc les parties communes au plus petit espace possible. Faites gérer ces parties communes par les citoyens qui y ont accès et seulement par ceux ci. Et que chacun reste chez soi. Qu’il y ait une guillotine qui coupe les domaines de ceux qui accumulent trop de biens, qu’il soit aussi interdit de ne rien posséder, car c’est être trop libre de ne rien posséder, c’est  être sans défense, et ne pas savoir défendre quelque chose. La justice est à ce prix. Il faut diviser le patrimoine de l’humanité en lots équitables. La justice est à ce prix. Que l’homme aux quarante écus qu’imaginait déjà Voltaire fasse la loi, qu’il soit syndic de ses égaux.
Des propriétés des Utopiens.
La plus part des propriétés sont collectives. Non que l’État en soit le maître et le propriétaire. Ce sont des familles qui généralement acquièrent les biens fonciers disponibles et les conservent de manière indissoluble. Il n’y a  pas d’impôt sur les propriétés bâties, et cette conservation ne coûte donc rien aux citoyens. L’État se borne à une surveillance dont les buts sont divers. D’abord la location de locaux et de propriétés immobilières en général est ici réprouvée. Les citoyens achètent donc leurs logements et ne peuvent autrement se loger décemment. Il y a juste quelques hostelleries qui sont très sommaires et qui ne peuvent être occupées que par des personnes de passage.
La plus part des logements sont des habitations construites contre la grande muraille avec une vue sur des jardins, les serres et les forêts situées au centre de cette muraille. Aucun moyen de locomotion n’existe dans cette zone que des vélos et des navettes électriques circulant très lentement sur des rails. Toute la zone centrale est réservée aux piétons, la plus part du temps même les chiens et les animaux de compagnie sont interdits de séjour dans ces parcs ou la nature est laissée libre d’agir à sa guise. Toutes les plantations sont assez désordonnées, mais il y a partout des fleurs en toutes saisons, et une faune très riche de petits animaux, insectes, oiseaux, mammifères. Au centre se trouve une sorte de zoo ou vivent tous les  animaux plus importants qui viennent du monde entier. Plusieurs aquariums sont aussi organisés pour conserver les poissons d’eau douce, comme les poissons marins. Ainsi que les différentes espèces vivantes qui vivent dans ce milieu.
Les citoyens ont un rapport à l’argent qui est inconcevable ailleurs.
Dés leur naissance ils disposent d’un compte qui leur est réservé. Personne d’autre qu’eux ne peut y accéder et y faire des retraits. L’État verse sur ce compte le pécule de la répartition qu’il réalise chaque année. Il s’agit de partager entre tous le monde les revenus de l’État. Chaque individu vivant reçoit une part égale de cette manne publique. Les sommes ainsi perçues ne pouvant être utilisées que pour l’achat de bien qui ne se dévaluent pas dans le temps, il s’agit d’investissements en capitaux que l’État garantit. Le logement de la famille est un de ces but d’investissement. L’État décide et fait construire les bâtiments nécessaires selon les désirs des citoyens et aussi les vues du gouvernement qui assure la construction préalable des infrastructures de base, la sécurité collective reposant toujours sur la capacité des habitations à être viables en cas de catastrophe naturelle, ou de conditions résultant de la guerre, un gros effort est fait pour mettre hors danger les populations par la construction selon des normes adaptées. Actuellement se construit la plus grande tour du monde qui devrait atteindre 2000 mètres  de haut. Il s’agit pour la petite principauté de démontrer son dynamisme, un record sera ainsi établi. Cette gigantesque tour de Babel nécessite des fondations énormes plongeant dans les sédiments jusqu’au substrat rocheux stable qui s’y trouve. Le béton et l’acier sont utilisés. Cette construction aura la forme d’une sorte de pyramide dont la hauteur sera égale à chacun de ses quatre côtés, la construction prendra au moins un siècle. La plus grande salle du monde se trouvera , au premier niveau, elle sera haute de cent mètres et reposera sur des piliers à section circulaire d’un diamètre de dix mètres. Des câbles d’acier solidarisés avec la maçonnerie par des colles formeront les tendons de cette structure.  Le tout sera construit avec des bétons armés véritable mille feuilles d’acier et de fibres de verre tissées. Résistants et souples à la fois. Cette structure sera couverte de plaques de verre elles même recouvertes d’une mince pellicule d’or fin. Un modèle réduit de 20 mètres de haut soit cent fois plus petit est déjà présent sur la place principale. Le grand chantier a débuté au milieu des rizières. De vastes tunneliers creusent des puits verticaux de vingt mètres de diamètre qui s’enfoncent vers le centre de la terre à la recherche des zones stables car la structure qui s’élèvera écrasera de son poids énorme les sédiments situés sous elle. La profondeur atteinte est déjà de plus de deux mille mètres. Les puits sont immédiatement entubés avec une couverture de béton. Ils sont reliés entre eux par des galeries latérales. Le grand édifice reposera sur ces puits comme sur des fondations. La plus grande difficulté de cette construction de fondations est d’assécher les puits au fur et à mesure de l’enfoncement. La température devient aussi un problème assez difficile à gérer. A chaque étage significatif une cloison plane de répartition est implantée qui maintient l’ensemble des tubes comme le nœud d’un bambou ou d’une graminée.
Lorsque la partie enterrée de la construction arrivera à la zone stable, la grande salle de la base sera construite. Une dalle couvrira le sol, elle sera agrémentée de céramiques. Les piliers de bétons sont creux comme des bambous ils montent de manière continue jusqu’au sommet de leur couverture. Entre eux se trouvent des planchers faits de poutres à section cylindriques aussi et creuses, le tout mis en œuvre dans des bétons précontraints. Toutes les parties sont préfabriquées et mises en place simplement par soudure des armatures et des câbles et coulage de bétons dans les interstices. L’ensemble étant amené à se déformer au fur à mesure est réalisé pour supporter ces mouvements. Les grandes verrières externes seront posées sur des structures en acier inoxydable.
Cette grande salle servira un jour à un usage que j’ignore encore elle sera sans doute couverte à la fin de cette décennie. Et alors ouverte au public. C’ est une œuvre sans intérêt réel pour la production, le logement ou les loisirs.. Elle signifie simplement que cette nation est riche, bien organisée et qu’elle sait construire quelque chose d’impensable, une vraie tour de Babel. Ensuite si la communauté survit les étages monteront vers le ciel.
Différentes voix s’élèvent contre cette utilisation absurde des ressources matérielles essentielles de la nation. Les chrétiens trouvent que c’est vouloir à nouveau insulter la providence que de vouloir conquérir le ciel de cette manière. Ils souhaitent que le projet soit arrêté qu’on couvre le premier étage de jardins et de petites résidences pour les citoyens au lieu de lancer la construction des immenses niveaux supérieurs. Que l’homme reste modeste qu’il vive dans une cabane faite de boue, de roseaux et de plâtre. Le Prince considère cette réalisation comme nécessaire autant que toutes les autres grandes réalisations du royaume, et il y contribue par son action et son dynamisme, sans lui les chantiers seraient bientôt arrêtés faute d’argent  comme de directives claires. Un dixième du budget total de l’état y est parfois consacré, et cette réalisation qui n’a pas d’équivalent dans le monde doit être la vitrine, le drapeau d’Utopia. Ce chantier occupe une grande masse de population immigrée qui chaque jour devient plus nombreuse et qui devenant même la population principale des communes adjacentes commence à prendre le pas sur toutes les organisations de citoyens. Le parti des indigènes s’élève donc contre ce chantier et voudrait le voir disparaître définitivement. Les péniches qui transportent les matériaux sont régulièrement sabotées et un climat de guerre civile règne dans cette partie du territoire. La nouvelle est tombée qu’un des puits creusé a atteint des roches contenant du pétrole. Une nouvelle a surpris les ingénieurs. Après avoir traversé une couche de  sel gemme, et une couche d’argiles, les foreuses sont tombées dans des roches imprégnées de pétrole brut de bonne qualité. Le réservoir semble immense et se prolonge dans la mer au large. Cette découverte inattendue permettra de produire un peu de richesse à partir de ces travaux gigantesques et inutiles. En effet le pétrole est devenu ici comme partout dans le monde une denrée très rare et chère. D’autre puits sont arrivées dans des couches chaudes, ces gisements d’eaux minérales sont aussi mises en exploitation pour les minéraux qui y sont dissous et pour l’énergie calorifique qu’on peut y trouver et y stocker aussi.
L’opposition aux partis qui ont le pouvoir veut elle transformer ce projet pour en faire quelque chose de vraiment rentable. Tout le monde appelle ce projet la tour H. Pour une raison que j’ignore. Il s’agit de monter des étages verticalement et donc d’abandonner le plan de la pyramide qui ne semble pas très rentable au niveau des surfaces habitables utiles qui peuvent en découler.
Le premier niveau sera utilisé comme salle de réunion de toute l’assemblée du peuple, une foule de deux cent mille personnes pourra s’y assembler. Je ne sais pas quel peut être l’intérêt de posséder une salle de cette capacité. Il y a aussi tous ces immenses poteaux qui se trouveront là. Ce projet vraiment pharaonique ne me semble pas très réaliste, mais semble bien découler de rêves démesurés. Dans le projet de la tour H les gigantesques poteaux à section circulaire s’élèvent vers le ciel, réunis tous les cinquante mètres par des planchers qui assurent la solidité de l’ensemble et réalisent une structure souple. Entre ces étages se trouvent des bâtiments légers portés par des câbles d’acier verticaux. La plus part des ascenseurs seront établis dans les piliers de la construction et fonctionneront en utilisant les autres ascenseurs comme contre poids avec une grande économie d’énergie. Les ascenseurs étant considérés comme des pièces maîtresses du puzzle de construction seront établis au fur et à mesure de l’élévation des poutres et des planchers.
En dehors de cette structure se trouvera aussi une gigantesque serre d’un kilomètre carré qui doublera la surface consacrée aux activités sociales. Sa hauteur est fixée à trente mètres et sa couverture sera réalisée en pièces de verre armé. Le béton sera utilisé pour les piliers de soutènement. L’acier inoxydable pour porter les verrières. La construction des structures a commencé et déjà les premières tranches sont mises en place. Des filets tendus en dessous des verrières assurent la sécurité des installateurs et des plantes tropicales venues du monde entier sont plantées dans les parties terminées. Les insectes et toute la faune exotique à l’exception des espèces dangereuses sont aussi élevées. Chaque partie de la serre peut être isolée de l’ensemble par des grands rideaux qui se déplacent sur des rails isolant des carrés d’une vingtaine de mètres de côté.  L’eau douce circule dans des canaux et de nombreuses piscines sont aussi aménagées pour les poissons et les autres animaux aquatiques. La plus part de ces piscines peuvent être observées de l’intérieur par des grand hublots destinés à étudier les animaux qui y seront conservés. Ainsi par exemple ceux qui sont déjà mis en place comportent toutes les espèces endémiques du Tanganika qui sont décimées par l’élevage de la perche du Nil. La bambouseraie est occupée par des pandas géants de Chine que l’équipe de chercheurs fait se reproduire avec succès. Une autre partie permet la reproduction protégée de gorilles. Les autres singes sont aussi présentés dans des zones compartimentées à quelque distance. La serre terminée sera un conservatoire de plantes tropicales, d’espèces  menacées et un gigantesque zoo permettant aux citoyens de connaître et d’apprécier la nature dans sa richesse extrême. Le zoo actuel est le parc personnel du Prince. Il possède surtout des fauves, des oiseaux de proie, des éléphants, et une grande collection de reptiles. Tortues, crocodiles, lézards, serpents. Il en fait faire l’élevage depuis des décennies et cette activité rapporte beaucoup lui permettant d’augmenter sans cesse ses collections avec les fonds recueillis lors des ventes aux zoos. Le zoo du Prince est situé dans la zone ouverte au tourisme. La grande serre sera aussi accessible pour les visiteurs de la Principauté, tout comme la partie réservée aux animaux marins, qui accueille des orques, des dauphins et toutes les catégories de pinnipèdes et de manchots. De vasques aquarium contiennent des requins de diverses espèces, et toutes les variétés de poissons qu’on peut pêcher et connaître. Ces collections vivantes sont aussi considérées comme des attractions touristiques. Toutes les collections du zoo sont utilisées par l’université du vivant qui comporte des milliers d’étudiants venus du monde entier qui forme aux différentes technologies permettant la mise en place des zoos et l’élevage des espèces rares.
La production agricole d’Utopie.
La principale production agricole est réalisée sur des terres limoneuses. Les légumes sont essentiels à la nourriture de la population. Ils sont tous de très bonne qualité. La plus part sont qualifiés de bio…bien qu’on utilise aussi comme partout dans le monde des produits permettant de lutter contre les maladies et les ravageurs. La lutte biologique est généralement préférée. L’état contrôle toute la production qui est le fait de petits producteurs pour l’essentiel. L’état organise la  gestion des organisations communautaires comme les adductions d’eau et les engrais provenant du compostage des matières organiques. La zone de serres représente environ le tiers de la surface agricole. Elle se développe de plus en plus et à terme couvrira toute la surface des bonnes terres disponibles. L’autre tiers comprend les vergers et la vigne. Il y a enfin des rizières dans les zones périphériques. La production dans les serres est très efficace. De grandes coopératives de transformation sont alimentées par des produits frais qu’elles conditionnent et livrent aux consommateurs dans les divers marchés du pays. Plus de la moitié de la production est exportée.
La production de viandes animales.
L’élevage animal est concentré dans des zones proches des abattoirs surtout pour les gros bovins qui sont achetés en masse et engraissés avec des aliments provenant des stocks mondiaux de céréales et de diverses catégories de foins que les régions environnantes fournissent. Plusieurs porcheries posent encore quelques problèmes de salubrité publique malgré les usines destinées à valoriser les déchets de production. Il y a aussi quelques petits troupeaux de moutons et de chèvres qui vagabondent un peu partout autour des exploitations agricoles. La production de fromage locale est très réduite. Le lait est peu utilisé dans l’alimentation même pour les très jeunes enfants.
Quelques élevages subsistent de petits animaux destinés à l’alimentation humaine, comme des lapins, des poulets, des canards et des oies.  Une grande partie de la population est végétarienne et donc ne consomme pas de viande animale. Les œufs sont aussi peu consommés, et les produits lactés sont pratiquement boudés par tout le monde. Les marchés sont correctement approvisionnés en viande uniquement la veille du repos hebdomadaire, encore que le samedi et le dimanche soient ici des jours comme les autres, tout le monde travaille presque tout le temps dans les métiers de la nourriture, seuls les ouvriers des chantiers ont quelques jours de vacances par mois qu’ils peuvent prendre au gré de leur fantaisie, si ceci ne nuit pas à la bonne marche des entreprises. A Utopia il n’y a pas de personnes qui ne font rien de toute leur journée. Chacun a un emploi du temps qui l’oblige à faire des activités économiques et sociales bien définies pendant des durées minimales, avec des objectifs précis à atteindre. Cette obligation ne cesse jamais, les retraités véritables n’existent pas ici. Les jeunes enfants commence dés qu’ils en sont capables à traiter des sujets d’apprentissage dans les chantiers et les usines, et ils participent à toutes les tâches avec leurs moyens. Sur une journée de vingt quatre heures, huit heures sont consacrées à la production de biens et à des tâches socialement utiles, huit heures sont consacrées à l’apprentissage, les huit autres heures peuvent être consacrées au repos si le besoin s’en fait sentir. Et ceci depuis la naissance jusqu’à la mort. Les utopiens ont horreur du farniente, ne rien faire est considéré comme une tare profonde. Toute l’éducation consiste à donner les moyens d’agir, apprendre à agir par soi même est la seule directive des centres d’enseignement. Nul ne peut se soustraire à cette obligation de toujours progresser dans ses connaissances sur tous les sujets qui peuvent lui permettre de mieux faire et de mieux gérer les activités sociales qu’il doit tenir régulièrement.
Les productions de protéines sont aussi très développées surtout à partir du soja qui est importé en masse. Des aliments spécifiques sont créés à partir de ces bases pour les humains et les animaux.
Les fermes aquacoles sont une des spécialité d’Utopia. Les naissains sont obtenus dans des centres de production spécialisés de l’Etat qui sont généralement des entreprises à capitaux mixtes, et certains des coopératives de producteurs. Les bassins d’élevages sont tous privés établis sur le domaine maritime dans des filets gigantesques. Les zones délimités par l’état donnent à chaque producteur assez de place et de ressources car les aliments sont produits par l’entreprise d’état qui a été créé pour assurer la sécurité de cette filière.
Les industries agroalimentaires sont le plus souvent établies sur des plates formes maritimes formant un cercle autour d’un port. Les cargos arrivent du monde entier et les produits sont aussitôt transformés. Les stocks étant sur l’eau il y a peu de problèmes de livraison, et tout se fait à flux tendus.
Les animaux marins qui sont élevés ici sont de très bonne qualité. Ils sont vendus dans le monde entier. La plus part du temps sous forme de plat surgelé qu’il suffit de passer au micro onde. Localement c’est généralement frais qu’ils sont consommés, achetés vivants le plus souvent sur les marchés. Une grande consommation locale de crustacés et de coquillages vu leur faible coût en est faite. Un Utopien qui voudra vous faire plaisir vous offrira à dîner une langouste ou un homard, des huîtres, une paella ou un bon ailloli, des poissons grillés ou cuisiné au vin blanc.
Les crevettes sont produites en masse. Il y en a diverses espèces , depuis la petite grise jusqu’à la gigantesque qui pèse plus de deux cent grammes. La plus part sont exportées. Les autochtones lui préférant les langoustes et les homard locaux  qui sont produits dans les bassins de transit de l’eau de mer qui est pompée dans la mer pour alimenter le système de production d’eau douce et de sel à partir de l’énergie solaire. Les normes de cette production sont très sévères et le produit final est d’une qualité irréprochable. La langouste portion fait environ deux cents  grammes de chair, elle est généralement partagée en deux, grillée et servie accompagnée par une sauce pimentée. La plus part des utopiens en consomment des dizaines chaque mois, et en possèdent toujours quelques exemplaires prêts à servir dans un aquarium de leur résidence.
Les poissons produits localement sont aussi très bons.
Le thon rouge est produit dans de vastes élevages situés au large. La production qui commence à prendre de l’importance est encore en majorité exportée au Japon. Les utopiens sont peu friands de souchis. Il mangent le thon grillé ou cuit au court bouillon, ils le considèrent comme un poisson assez ordinaire.
Les plus recherchés dans la gastronomie locale sont les sandres, les brochets et perches d’eau douce, ainsi que  les loups, les daurades et les turbos. Les alevins de sardines frites sont appelées poutine et sont mangées en omelette mais il s’agit d’un plat très cher que l’on réserve à des occasions très rares. Enfin il y a de l’esturgeon et du très bon caviar local qui lui aussi est exporté dans le monde entier. Les esturgeons les plus grands coexistent ici avec des petites races dans les mêmes bassins. Les bélugas femelle lorsque les œufs arrivent à terme sont généralement opérés de manière à survivre à la ponte et à fournir une nouvelle récolte quelques temps après. Une sélection a permis de développer les caractéristiques des différentes espèces. La production immense de jeunes esturgeons à fort potentiel promet un avenir considérable à cette production. Ces jeunes sont exportés partout dans tous les pays.
Il y a aussi plusieurs fermes produisant des escargots et d’autres qui produisent des grenouilles bien que je ne sache rien de ces productions. Les utopiens mangent souvent une sorte de tourte contenant de la chair de grenouilles lors de leurs fêtes. Ils adorent aussi les escargots qu’ils font griller et qu’ils mangent avec une sauce très aillée. Comme autre spécialité je citerai aussi les anchois qui ici sont partout dans toute l’alimentation, avec les légumes, et même dans le pain. Il s’agit de petites sardines qui sont mises en saumure et qui forment la base d’un condiment spécifique. Chaque utopien a sa réserve d’anchois, qui diffère de celle de son voisin, la plus part conservent les filets dans de l’huile d’olive.
Pour les coquillages on a l’embarras du choix. Des gros escargots de mer sont élevés en masse on les nomme bulots par ici. Les coques, les palourdes, les tellines, les ormeaux, les praires, les moules, les couteaux sont aussi produits et consommés en masse par les utopiens. La production de crabes et d’araignées de mer est aussi remarquable. Le principe de toute cette aquaculture consiste à sélectionner les meilleurs reproducteurs, et à préserver les jeunes de la prédation, ensuite à les nourrir de manière optimale avec des produits naturels de bonne qualité.
Les marais fournissent aussi de la nourriture pour les divers élevages de poissons, notamment ceux qui sont réalisés dans les unités spécialisées dans la reproduction. Cette production de plancton et de petites proies est réalisée aussi dans des zones de bassins couverts dédiés aux différentes écloseries. Les huîtres sont élevées en pleine mer une partie du temps étant installées dans les zones très riches en plancton. Elles sont élevées d’abord sur divers supports solides, et ensuite conditionnées dans des sacs en grillage. Les moules aussi sont généralement établies dans ces sacs qui facilitent  les manipulations. Un effort de sélection a permis de produire des moules qui se développent  plus vite capables de vivre dans des bassins très productifs en algues dont elles se nourrissent. Les tellines qui sont des petites palourdes locales sont aussi cultivées, elles existent en abondance sur les immenses plages publiques, beaucoup les récoltent et les élèvent ensuite dans des parcs.
La principale affaire des cultivateurs de la mer est de produire des coquillages, des crustacés et des poissons. Cette activité qui est bien organisée peut être très rentable lorsqu’il n’y a pas de catastrophe naturelle. Mais les éléments se déchaînent souvent, et les épidémies sont aussi assez fréquentes. Tout l’art de cette communauté consiste à prévoir les problèmes et à les juguler. L’état y met toute sa force en subventionnant la recherche de solutions économiques rentables dans les différents métiers de la culture marine. Les produits de la mer sont donc abondants, sains, et très bon marché. Les étangs d’eau douce et saumâtre sont très bien gérés et leur production est très renommée.
Je ne parlerai que très peu des produits de la chasse de la pèche. Les citoyens qui s’y livrent sont très peu nombreux, ils ont pourtant un poids politique important, faisant tomber parfois les majorités au parlement, et donc entravant les travaux du gouvernement. Ceci se produit chaque fois que la coalition au pouvoir essaie de mettre un terme à leurs traditions de récolte des animaux sauvages. Comme il y a très peu d’espace qui reste vraiment sauvage, à peine cent kilomètres carrés, dont la moitié est une réserve où il est interdit de prélever des animaux, il faut très peu de chasseurs et de pêcheurs. Les permis sont donc très chers et seuls les plus riches y ont accès. Les prises sont souvent considérées comme des trophées. La plus part du gibier est donné aux différentes œuvres sociales qui assurent la nourriture des citoyens indigents.
DEUXIEME CAHIER
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Lettre 11
De l’idéologie du fondateur d’Utopie.
Une pensée du Fondateur me fait réfléchir. « Et si nous étions en fait responsables de la dégradation des choses par le laxisme que nos sociétés ont produit. » Je te donne lecture de son écrit.
« Le terrorisme ne s’exprime que dans les sociétés civilisées qui ont aboli les codes d’honneur, et qui laissent les juges décider de tout.
Dans les sociétés normales personne ne songerait à terroriser son voisin, car il serait immédiatement exclu de la société, et son clan serait décimé. Des loi internationales limitant les représailles contres les populations d’origine des terroristes sont la principale cause du développement du terrorisme. Ce sont d’ailleurs les guerres de décolonisation qui ont portés la vague actuelle du terrorisme, et inventé la forme qu’il prend partout dans le monde. L’Islam a été la base de ce terrorisme insensé. La communauté internationale n’y a pas établi une contre partie vraiment dissuasive, on a vu désormais les francs tireurs et  les terroristes se protéger en mettant des femmes et des enfants comme bouclier. On a vu que les porteurs de bombes qui se faisaient  exploser n’étaient pas éradiqués parce qu’il n’y avait  pas de représailles massives contre tous les complices et les promoteurs politiques de ces attaques. Or il n’y a qu’une seule solution contre le terrorisme, c’est de détruire tous ceux qui y mettent la main, même  lorsqu’ils ne le  font que par hasard, et en fournissant simplement les porteurs de bombes. Lutter contre le terrorisme exige la vengeance. C’est d’ailleurs ce qui se produit partout où l’Islam s’est infiltré avec sa violence coutumière. Les gens y appliquent par force la loi du Talion, une loi très sage et cohérente. Ne pas se venger est une preuve de faiblesse et comme toute preuve de faiblesse, elle se paie d’esclavage et de compromission. Faire régler ses affaires personnelles par des substituts est aussi une forme de lâcheté. Il faut dissimuler, donc il faut bien essayer de faire comme si. Mais ces actions de recours doivent être faites sans faiblesse, il faut aussi finaliser des actes de recours qui soient de vraies vengeances. L’islamiste pense ainsi : « Nos familles sont fécondes, celles de nos ennemis ne le sont pas, quelque soit la fin des combats actuels nous gagnerons si ils protègent nos familles et ne les exterminent pas, nous gagnerons même les élections parce nous serons les plus nombreux , pour un  islamiste tout non islamiste est un ennemi». L’islamisme radical terroriste n’est que le fer de lance de l’invasion islamique qui se déverse sur toutes les nations chrétiennes.
On dit qu’il faut avoir confiance en la justice et dans les lois.
Je pense qu’il faut éviter  d’y avoir recours autant qu’on peut, les boycotter même. Car les lois sont devenues telles qu’elles protègent la racaille et qu’elles sont des baillons pour leurs victimes.
Appeler la police pour régler des affaires personnelles est faire preuve d’une grande lâcheté. La police étant elle même très peu encline à vraiment traiter les problèmes à fond. Quand au procureur et aux juges : ils noient le poisson, et le poisson c’est toujours la victime ;  qui est mise hors jeu de la procédure et qui se trouve confortée dans son rôle de mouton que la racaille tond impunément.
Donc l’homme libre n’aura pas recours aux flics et autres forces de l’ordre. Il prendra les choses en mains et se fera justice lui même sans précipitation, mais sans réflexion inutile sur le danger qu’il y a de stopper la racaille dans ses œuvres. La première chose consiste à prendre ses armes qu’on a à portée de la main et à les utiliser. Pour que cette utilisation soit possible et efficace, il est nécessaire de les maintenir en bon état et de s’exercer à leur usage régulièrement. Enfin il faut savoir définir les cibles efficaces. Les agresseurs doivent être raisonnés. Ainsi un terroriste, le malfaiteur sournois qui détruit votre bien ou vous occasionne un dommage en secret doit être lui et ses biens visés par un terrorisme absolu qui sera pour lui une leçon à méditer. L’esprit de justice veut simplement que l’on soit sûr que l’ennemi est bien celui contre lequel on agit.
Il n’y a pas d’autre manière d’arrêter un terroriste que de le détruire lui et tous les siens, ainsi que tous ses biens solvables. Car si on laisse le clan terroriste bénéficier d’un seul avantage de ces attaques suicides, si on oublie un seul membre de cette famille criminelle celui ci nourrira sa vengeance, se préparera sans cesse à l’exercer, se conformera en apparence à ce qu’on attend de lui, mais se relèvera un jour et frappera subitement de manière éclatante ,et alors le terrorisme reprendra.
Souvent si on a plusieurs ennemis, l’un de ceux qui ne se déclarent pas comme ennemi mais l’est en secret fera des actes sournois que l’on imputera à un autre, et ce sera dans son jeu de souffler sur les braises d’un conflit patent. Définir avec précision ses ennemis est toujours une première phase qui nécessite qu’on y prenne un soin extrême. Si on a plusieurs ennemis, il est toujours inconsidéré de les attaquer tous ensemble. Il convient de diviser ses ennemis, et de les liquider l’un après l’autre, l’idéal étant même d’utiliser pour ceci les autres qu’on a mis de côté pour l’instant. Bien sûr il ne faut surtout pas être pressé, mais être précis s’impose. La première règle consiste à établir une distinction entre ceux qui sont nos amis et qui doivent avoir notre soutien véritable, et tous les autres qui potentiellement seront contre nous, surtout si ils se proclament neutres. Démasquer les ennemis sournois est une nécessité absolue comme dans toute dictature, car ils pullulent véritablement lorsqu’il y a un ordre policier qui s’installe. Et la guerre ne se fait pas en dentelles, même si on peut parfois en porter pour montrer qu’on est contre la violence. La résistance aux bienfaits de l’ordre est toujours assez vive car le désordre profite largement aux criminels et à leurs mafias. Le gouvernement est souvent considéré comme étant infiltré par des mafieux. La police infiltrée par la pègre. Les pires voyous sont ceux qui utilisent les services des réseaux du crime qui sont répandus sur toute la planète. Les organisations mafieuses pratiquent le terrorisme, des commerces illicites et des extorsions de fonds. Elles sont aussi les vecteurs et même les logisticiens du terrorisme idéologique.  Ainsi le terrorisme islamique a depuis toujours eu partie liée avec les cartels de la drogue qui se servent de lui, et qui sont ses clients.
Il faut aussi se fixer une règle impérative, n’avoir jamais qu’un seul ennemi à détruire à la fois et concentrer tous ses efforts à éviter et détruire les coalitions éventuelles qui pourraient prendre naissance à  l’occasion d’un fait isolé. La société actuelle fait payer beaucoup plus cher un acte d’auto défense qu’un acte terroriste, ou de malfrat et de gangster. Ce qui importe donc est de réaliser une alliance et un pacte qui mette  l’autodéfense dans la même catégorie.
Ceci conduit à professionnaliser ces actes et à les rendre indéchiffrables pour l’autorité. Cette adaptation est culturelle, elle repose aussi sur des lois d’honneur. La famille est la base dans laquelle tout devrait se traiter. Tout membre de la famille doit être solidaire, absolument solidaire, sans arrière pensée, y compris les éléments importés que sont les compagnes ou les compagnons des membres, les enfants et les éventuels serviteurs et autres personnes venant d’ailleurs qui y sont admis. La règle essentielle est l’omerta. Elle se définit simplement comme l’absence de renseignements que l’on donne à ceux qui n’ont pas à savoir. Ne pas parler est le conditionnement essentiel des hommes et des femmes d’honneur. L’autodéfense essentielle est celle que l’on organise contre les autorités. Quelques soient ces autorités, même si elles sont formées selon des règles qui peuvent sembler légitimes. Les pouvoirs sont usurpés par les forces du mal, et pas uniquement dans les pays totalitaires, aussi dans les démocraties, et d’ailleurs dans ces zones de parlementarisme et de décadence ce sont quelques cercles mafieux qui monopolisent tout le pouvoir. Ceci n’excuse pas le laisser aller et le rien faire actuel car la lutte contre le désordre est une affaire de tous et elle doit se concrétiser par la mise hors d’état de nuire des criminels. Or devenir criminel pour se venger des actes commis par la racaille est aussi alimenter le désordre. Les vengeances doivent donc être réalisées dans l’ordre, doivent être un retour à l’ordre. Ceci ne sera possible que si elles sont réalisées de manière efficace quasi chirurgicales. »
« Ceci est sans doute le premier principe que j’ai compris. Pour éviter des problèmes je l’ai mis en réserve en précisant les choses toutefois. Il y a un certain nombre de principes moraux qui se sont dégradés dans notre société du temps de mon passage sur cette terre. Six décennies ont passées il est temps de lancer quelque chose contre les chiens de garde de cette société pourrissante. Il est temps de reprendre le flambeau. »
Des vêtements des Utopiens.
Le fondateur avait décidé de trancher du problème des habits. Il recommandait aux humains de vivre nus tant qu’ils le pourraient en fonction des conditions climatiques. Et considérait que tout vêtement est une manière de se déguiser. A présent ce nihilisme est bien révolu et même dans leurs lieux communautaires on en voit peu qui enlèvent tous leurs vêtements. Les nudistes ont toujours des lieux qui leurs permettent de se livrer à leur manière d’être et ils y vivent de manière très libre et sans qu’il y ait là plus qu’ailleurs de faits que réprouve la morale. Les gens qui se livrent au bronzage total le font pour la santé que ceci procure et non pour une quelconque exhibition. Partout ici on suppose qu’avoir de l’embonpoint est un signe de mauvaise santé et de mauvaise hygiène de vie. La plus part des citoyens sont donc très frugaux et ne mangent que lorsqu’ils ont faim et généralement de manière très ordonnée, ne tombant dans le laissant aller que lorsque qu’ils célèbrent quelque succès retentissant, ou qu’ils enterrent leur belle mère. Le pire dans cette manière est qu’ils ne se livrent aux joies du banquet que pour vous inciter à vous livrer à des pitreries classiques que nous faisons lorsque nous sommes invités à une partie fine.
Donc les vêtements des personnes sont très simples le plus souvent. Ils se composent comme partout ailleurs  de sous-vêtements de coton ou de laine. Les couleurs sont souvent très vives ainsi que toutes sortes de dessins et messages. Les sous vêtements sont très marqués par catégorie sociale, et club divers qui y dessinent leurs signes de reconnaissance. La plus part des utopiens se vêtent de tenues sportives lorsqu’ils sont en dehors de leurs lieux de travail. Les autres costumes de travail et de fonction sont ceux de la majorité des humains ce costume trois pièces, cravate, chaussures cirées, casquette, calot, ou chapeaux divers selon les différents métiers. Les militaires sont sans doute les mieux habillés des soldats du monde entier. Les tenues qu’ils portent sont très confortables, de très bonne qualité et résistantes. Une grande partie de la population possède et porte des uniformes militaires lorsqu’elle vaque à ses diverses occupations. Ils sont généralement porteurs de plusieurs armes dés qu’ils sont formés pour la défense du territoire.
Les officiers sont comme partout distingués par un costume plus voyant lorsqu’ils sont dans la société, ils portent généralement un sabre ce qui indique qu’ils ont un commandement. Tous les hommes comme les femmes ont généralement leur arme de guerre à portée de main non seulement pendant les moments de trouble de l’ordre public, mais chaque fois qu’ils se déplacent dans les zones non sécurisées par les gardes militaires. Les officiers de police ont aussi un costume très reconnaissable qui semble la copie de celui des officiers de la gestapo au lieu de la croix gammée ils arborent le chiffre 7, sur une croix rouge sur fond noir. Ce sigle se porte en brassard ou en cocarde. Comme il y a beaucoup de policiers affectés à tous les niveaux de la société on les distingue facilement par leurs habits de cuir noir, leurs bottes de combat, généralement ils sont accompagnés d’un chien de grande taille dressé à pister, à rechercher les explosifs et les stupéfiants.
Ce sont eux qui filtrent les arrivants dans la principauté. L’aéroport est protégé de tous les côtés par des ouvrages empêchant la sortie ou l’entrée clandestine. Les partants comme les arrivants passent dans différents portiques qui analysent leurs bagages et ce qu’ils portent sur eux. Les chiens jouent dans cette surveillance un grand rôle. Notamment avec les empreintes olfactives des différentes substances et personnes recherchées. L’entrée de personnes ayant sur elles des charges de drogues, des explosifs ou des armes est rendue réellement très difficile par ces différents dispositifs. En cas de doute lorsque des personnes sont susceptibles d’avoir avalé de la drogue ou de transporter des produits interdits, ils sont arrêtés, déshabillés et mis en quarantaine on leur fait ingurgiter des laxatifs puissants, le tout se fait sous le regard des caméras. Lorsqu’un convoyeur de drogue est trouvé, que ce soit dans ses bagages ou dans son corps il est exécuté sans autre forme de procès. Quelquefois il peut sauver sa tête si il permet de livrer un réseau de trafiquants et qu’il donne des informations permettant de coincer son fournisseur, mais ceci est fort rare. Il y a dans la zone aéroportuaire comme dans les quelques points de passage ouvert dans la frontière une sorte d’enceinte ou ces exécutions ont lieu, on rassemble les condamnés, un tireur s’installe dans une guérite et les abat l’un après l’autre, certain se couchent par terre , tout ceci se fait et se passe devant tout le monde, il n’est pas tenu compte de l’âge, du sexe, de la nationalité, ni de n’importe quel autre critère, tous les trafiquants sont mis à mort lorsqu’ils sont pris sur le fait, ils n’ont plus que quelques heures à vivre. Certains d’ailleurs le sachant se suicident avec des capsules de poison qu’ils ont sur eux. On considère généralement qu’au moins la moitié des trafiquants sont ainsi éliminés lorsqu’ils essaient de passer par les points de passage, ceci explique la difficulté qu’il y a de trouver de la drogue dans la principauté. Les cadavres des trafiquants sont généralement brûlés au lieu d’être déposés sur les zones aménagées pour les vautours. Les fours des cimenteries et ceux qui éliminent les déchets ménagers et industriels sont généralement utilisés.
Les étrangers sont obligés de porter un vêtement spécifique portant en grosses lettres leur numéro d’immatriculation. Si un étranger se promène sans ce vêtement il est aussitôt envoyé dans un camp de travail pour des durées souvent très longues. Les citoyens sont aussi obligés de porter un numéro spécifique sur leur vêtement. Ce numéro leur est attribué pour toute leur vie. Etrangers comme citoyens ils disposent d’une carte qui est à la fois nécessaire pour passer les différents points de contrôles, comme pour obtenir des prestations, des soins et des produits dans les différents magasins et distributeurs. Les étrangers qui sont trouvés porteurs d’armes sont généralement exécutés, comme ceux qui font de l’espionnage pour une puissance étrangère.
Les citoyens ont mis au point des conventions et des tenues spécifiques pour se distinguer les uns des autres par groupe et famille. Ces signes ne sont pas connus généralement par les non initiés. Ceci ressemble à ces différentes marques que les gangs se forgent et qui sont leurs signes d’appartenance. Les femmes mariées portent un foulard sur leurs cheveux. Ce tchador leur évite de se faire accoster par les hommes recherchant une aventure. Celles qui sont libres ne portent rien ou des chapeaux fantaisie. Les tenues sexy sont considérées comme indécentes, montrer ses jambes ou sa gorge, ou même son ventre est très souvent considéré comme une offense à la morale. Alors qu’aller tout nu ne choque personne, du moins lorsqu’on se trouve dans la citée, et pas au milieu des étrangers. Le jaune est réservé aux prostituées et aux différents services sanitaires qui s’occupent des cadavres et autres manœuvres touchant aux choses impures. Certains citoyens brûlent les cadavres de leur proche parent mort comme nous le faisons en plein air avec un bûcher et ceci se fait dans un lieu dédié sur une plage, certains autres les enterrent dans une propriété qu’ils ont. Ceci est très mal vu par les autorités.  Il n’y a pas de cimetière public dans la principauté sauf dans la zone des ghettos réservée aux immigrés et étrangers. Ces cimetières sont malsains, car il n’est pas bon que des cadavres pourrissent dans la terre. Les citoyens conservent généralement les cendres de leurs parents dans leurs affaires personnelles, certains ont des autels et des cabinets où ils rendent une sorte de culte à leurs ancêtres. Les plus nombreux traitent leurs morts avec peu de considération, les cadavres sont exposés aux vautours dans les lieux prévus pour cette affaire. Des ouvriers spécialisés se chargent des os et des restes de ce festin offert aux vautours. Tout ceci finit dans les fours des incinérateurs.  Enfin il y a quelques citoyens qui font embaumer leurs parents morts et qui les conservent sous forme de momie dans différents lieux qui leur appartiennent. Certains les conservent dans de l’azote liquide ou dans de la glace à moins trente degrés ce qui revient assez cher. Les Princes sont généralement embaumés et exposés au public dans le mausolée royal. Depuis peu ils sont aussi incinérés, une statue les représentant les remplace avantageusement car ils sont représentés dans la force de l’âge et non dans la décrépitude qui précède la mort.
Le prince est vêtu de manière très voyante tout de blanc le plus souvent. Personne n’oserait se vêtir comme lui.
Les ouvriers qui ont une affectation précise se distinguent les uns des autres par des tenues bleues le plus souvent portant la marque de leur affectation sur le dos en grosses lettres.
La tenue des médecins et des infirmières est verte olive. Les prêtres et les prêtresses utilisent le violet. Les enseignants portent du rose, et les étudiants doivent porter des uniformes selon leur université ou leur école. Il va de soi que cette distinction par le costume est très formalisé et que ceux qui transgressent les codes sont remis dans le droit chemin dés qu’ils sont pris en infraction. Pour cette raison il faut un défouloir pour tous ceux qui astreints à ces distinctions dans leurs activités journalières et chez eux lors de leurs loisirs. Le seul moyen d’échapper à cette obligation de porter le costume de son sexe et de sa catégorie sociale est d’aller au spectacle ou de faire la fête dans les lieux de débauche connu sous le nom de bals masqués. Tout le monde y fait alors preuve d’originalité et se masque. Ce carnaval dure toute l’année, et les citoyens les plus dissipés s’y rendent presque tous les jours pour comme il le disent profiter de la vie…
 Les tenues de soirée sont le plus souvent des tenues de carnaval avec des masques très ouvragés et très beaux pour la plus part. Les bals masqués sont un des spectacle particulier de cette nation. Tout le monde bien pensant, les riches comme les pauvres s’y côtoient avec des habits très précieux souvent. Il est fait un grand étalage de plumes, de capes, d’épées et d’autres symboles militaires. Les Grands et le Prince lui même sont toujours vêtus de magnifiques  costumes cérémoniels dans ces grandes réunions. Il n’y a pas alors de code social dans les vêtements, des hommes peuvent se costumer en femmes et des femmes en hommes. Bien sûr le Prince lui même se costume dans ces lieux comme s’il était quelqu’un d’autre ; mais comme il porte des vêtements magnifiques et une couronne on le remarque tout de même. Le prince actuel affectionne un costume d’Arlequin, son père affectionnait celui de Gugusse, son fils est soit déguisé en Zorro, soit en Batman. Pour ma part j’ai choisi un costume de chinois de l’ancienne Chine au début de mes participations à ces réjouissances, depuis quelques temps je me déguise en Maharaja ce qui me colle mieux à la peau. Chacun peut se fournir en costume dans plusieurs officines qui les fabriquent, les louent, les vendent ou les rachètent. Pour les masques tout le monde en possède au moins un et s’en sert chaque fois qu’il sort en ville pour faire la fête. La grande règle de l’incognito ne s’applique que dans le lieu dévolu à la fête, et toute personne qui se masquerait ailleurs serait arrêté et immédiatement mis aux fers dans une cellule, après un interrogatoire poussé. Bien sûr tout le monde fait la fête armé, ici on ne les dépose jamais au vestiaire, ce ne sont que les mauvaises intentions qui doivent s’y trouver. Il est tellement plus facile pour un criminel de menacer quelqu’un de désarmé, chose qui n’arrive jamais ici, les criminels lorsqu’ils mettent en œuvre leurs actions mauvaises sont immédiatement pris en chasse par tous les citoyens qui sont présent ou qui peuvent avoir un simple doute les concernant. Tous les criminels qui se trouvent ainsi démasqués ont une seule manière de s’en tirer, elle consiste à jeter les armes et à se rendre sans prise d’otage ou autre action terroriste sur les populations, il n’y a jamais de deuxième  sommation la police n’arrive le plus souvent que pour ramasser les cadavres des criminels ou les embarquer. Cette autodéfense réalisée par toute la population pourrait conduire à une situation cahotique, mais il n’en est rien, c’est même le contraire qui se passe. Les gens les plus instables font très attention à ne pas franchir les limites. Et celui qui tire son arme de manière inappropriée est immédiatement mis en joue. Les duels sont interdit entre citoyens sur le sol de l’Etat, ceux qui veulent régler un compte entre eux sont donc contraints à le faire dans des zones isolées, et ils le font le plus souvent à mains nues. La violence est partout dans le cœur des hommes et des femmes. Seule la certitude qu’on peut avoir de son inutilité, voire de sa nocivité peuvent nous éloigner de sa pratique. Pour certains cette manière d’agir et de porter des armes sans cesse démontre que ce régime fasciste est malfaisant, en fait ces mœurs éradiquent la criminalité, et chacun se sent en sécurité. Ce sont les troupeaux de moutons qui n’ont pas d’armes, c’est bien ce que la démocratie française avait fait elle avait désarmé les citoyens, laissant ainsi le champ libre aux forces publiques armées, mais surtout aux pires gangsters, qui pouvaient impunément voler et racketter. Le racket n’existe pas ici, tous ceux qui ont essayé cette voie en sont morts. Leurs cadavres furent exposé sur les gibets et des photographies rappellent aux aspirants qu’il n’y aura pas d’issue pour eux. Les seuls rackets autorisés sont ceux que l’état fait avec ses commis et ses agents, et tout le monde s’y soumet avec diligence et exactitude. Tromper l’état est un sport partout ailleurs dans le monde entier. Ici ce crime peut conduire aux pires extrémités et personne ne s’y risque, même les plus proches du Prince savent qu’ils seraient condamnés.
De la religion des Utopiens.
La religion est le ciment d’Utopia. Le livre sacré qui est particulier à cette religion explique que toute religion humaine est la base de la culture d’une nation, et que pour détruire une nation, exterminer une race humaine, génocider un peuple il suffit de lui enlever sa religion et de la remplacer par celle du colonisateur. Et aussi que la religion est l’arme fatale qu’utilisent les colonialistes depuis toujours pour imposer leurs règles et mettre hors d’état de fonctionner les organes assurant la cohésion et la cohérence des nations.
En fonction de quoi,  toute religion traditionnelle est considérée ici non seulement comme digne d’intérêt, mais aussi comme un patrimoine de l’humanité. La religion des utopiens était primitivement chrétienne dans l’ensemble, mais la plus part des gens n’avaient plus de lien très fort avec la doctrine, et surtout se gardaient bien d’aller aux messes, et même en étaient venu à ne plus baptiser leurs enfants. Lors de la grande invasion qui commença au vingtième siècle, des migrants essentiellement musulmans arrivèrent en masse. Ceux ci fondèrent leur colonisation sur la relation gardée avec l’islam comme religion, l’arabe comme langue de travail, et la charia comme loi essentielle, tout devant lui être subordonné.
Le catholicisme était en décadence depuis la révolution française. Ceci toutefois était compensé par le fait qu’il était de fait religion d’état. La franc maçonnerie, cet ensemble de sectes malfaisantes et idolâtres, sectatrices du satanisme ;  détruisit cette règle logique en établissant la séparation de l’église et de l’état. Les curés devinrent alors des mendiants qui n’avaient plus de responsabilité reconnue. Ils n’avaient plus leurs traitements de fonctionnaires du culte. Le clergé se paupérisa très vite. La propagande assurée par l’école laïque détruisit peu à peu le respect que tout le monde portait aux prêtres. Enfin il n’y eut plus de volontaires pour être curé, et on les fit venir de Pologne, ou même d’Afrique en fin de course…Le plan diabolique des jacobins colonialistes et impérialistes avait marché pour la religion chrétienne. Les musulmans et les juifs n’avaient pas ces problèmes car ils continuaient à exiger des paiements pour chaque acte de leurs prêtres, ainsi que la dîme de leurs ouailles et leurs finances religieuses se portaient bien. En plus ils étaient titulaires de la charge de prêtre (rabbin ou mufti) de père en fils. Et ils vivaient fort bien de ces « dons » des « fidèles ».
Alors il y eut cette nouvelle foi qui se base sur le syncrétisme et la lutte contre toute forme de foi universaliste, colonialiste. Ici se place la construction du temple de l’Eternel, de la Personne Suprême. Un prêtre, le Fondateur créa Utopia. Il réunit les premiers humains désespérés qu’il vit venir à lui du fait de la guerre civile et de la désespérance qui en était la conséquence dans une sorte de monastère. De ce monastère sortit Utopia toute armée comme Athéna sortit toute armée et casquée du crâne de Zeus son père. Qu’en est il de ce culte aujourd’hui ?
Tout le monde partage ce culte si il veut être reconnu comme citoyen. L’Etat n’a qu’une religion d’état, et toute autre religion n’est que tolérée dans la limite de la zone ouverte à tout le monde. La cité d’Utopia elle même est interdite à tous ceux qui ne sont pas membres de la religion d’état, elle est sacrée, établie autour du temple de l’Eternel,  la Personne Suprême ; qui se trouve au milieu. La propagande religieuse est interdite de toutes les manières possibles dans les territoires contrôlés et sous administration, les fidèles des autres cultes peuvent pratiquer leur religion dans des lieux privés, mais cette pratique ne doit pas déborder sur le domaine public, et encore moins sur les domaines privés des autres citoyens. Toute propagande religieuse est punie par le fouet. Et c’est une grande et belle cérémonie qui a lieu assez souvent qui consiste à regarder les propagandistes des religions universalistes se faire fouetter par des vieillards, car si on donnait cette tâche aux jeunes hommes ce serait une vraie boucherie. En cas de récidive on les chasse définitivement de la principauté. Et si ils leur arrivait alors de revenir ils seraient pendus sans autre forme de procès.
Les citoyens d’Utopia sont donc tous très religieux et ils tiennent à leur foi. Ils maudissent toutes les formes de laïcité, et sont prêts à mettre en pièce  tout ce qui viendrait combattre leur foi sur leur territoire sacré. Ailleurs ils se tiennent à l’écart de toutes les propagandes religieuses, et ne font pas de prosélytisme. Ils font des prières régulièrement, sans tenir compte d’aucune règle, partout où ils sont, parfois seuls, ou le plus souvent en groupe de prière, ils n’y mettent aucune affectation et ne se donnent pas en spectacle dans ces moments. Ils se tournent alors le plus souvent ; symboliquement vers leur temple qui est une sorte de cube de maçonnerie de dix mètres de côté. Mais ils n’ont pas d’obligation de se tourner vers aucun point de l’horizon particulier, et chacun d’eux à un lieu particulier sur lequel il dirige ses pensées, ses regards et sa foi.  Le tabernacle ils l’appellent le temple de l’Eternel, parce qu’ils se rappellent la fondation de leur religion par leur prophète.
Le prophète se nommait Frank Godevin. Il était né à Aurillac dans une famille de paysans. Il avait été militaire dans sa jeunesse, puis notaire. En pleine guerre civile, lors des attentats et des émeutes arabes qui terrorisèrent les populations, sa femme et ses enfants furent victimes des poseurs de bombes islamiques, et il perdit aussi la  plus part de ses biens détruits ou volé par les pillards. Il s’enfuit de Marseille comme beaucoup le firent alors et il erra pendant des jours dans les vastes étendues marécageuses de la campagne, elles aussi dévastées par des bandes armées. Là, il trouva miraculeusement une source d’eau claire, et à quelques pas de cette source dans un abri de roseaux qu’il s’était fabriqué de ses mains, il eut ses visions de l’archange Gabriel qui lui annonça son message. De cette place il fut ensuite emporté au dessus de la coupole dorée de la mosquée de Jérusalem située au dessus du mur du temple de Salomon. Là, après avoir été initié,  il reçut le message de l’Eternel consigné dans un écrit lu par l’archange lui même, concernant la nouvelle Jérusalem, en revenant à lui après cette vision, il consacra cette terre où il s’était endormi, et y construisit le temple. Le premier bâtiment fut en fait construit de ses mains en pans de bois taillés dans des troncs et en torchis, couvert de roseaux. Cette construction fut vite ruinée par les intempéries. Lorsqu’Utopia fut créée, bien des années plus tard, lorsque la cité de la Nouvelle Jérusalem s’éleva autour de cet emplacement sacré, le temple fut reconstruit en briques de terre cuite, avec un toit en béton. A présent, il est couvert d’une coupole faite de verre et d’acier, recouverte d’une mince feuille d’or. Son mur de briques a été caché par des panneaux de figurines de bronze sculptées en ronde bosse. l’intérieur, le tabernacle, qui n’est jamais visité est construit en lambris de cyprès. La porte massive de cèdre est sculptée des motifs énigmatiques que le prophète lui même a dessiné sur le livre qu’il a écrit relatant son rêve initiatique. Ce  petit temple n’est  visité que lors des célébrations importantes par le grand prêtre élu chargé de célébrer le culte. La doctrine précise que l’Être Suprême parle par ses prophètes passés et à venir en des lieux sacrés qu’il faut respecter. Il faut aussi respecter cette parole tant qu’elle est respectable pour tous les êtres vivants. Et cette petite pièce située au centre de la Nouvelle Jérusalem est un endroit où Dieu « la Personne Divine Suprême »  peut venir se matérialiser sans être dans le tourbillon de la vie, un endroit de passage entre le monde d’ici et celui de l’au delà, de « l’autre monde », comme il est dit depuis les temps les plus anciens. De ce lieu, l’initié peut aller au gré de son imagination et de ses désirs vers ses proches disparus, vers les plus anciens vivants sur cette terre et leur demander des choses diverses.
Il peut y acquérir la connaissance des choses les plus cachées, l’avenir et le passé sont écrits, ça tout le monde en a bien conscience. Rien n’est fait, ou n’arrive par hasard. La vérité est en elle même ce que désire tout être éveillé.
Aussi est il fréquent que les initiés de cette communauté qui sont les plus aptes à vivre dans la méditation, la prière, la magie du cosmos se groupent autour de la coupole et interrogent les sens et les non sens de la vie, en voyageant dans l’espace infini et le cercle infini de la présence de l’Esprit Divin dans cette Création que nous polluons le plus souvent avec notre sans gêne, et notre arrogance. Les rites consistent généralement en prières et hymnes. Les prières sont celles des temps anciens traduites dans le langage sacré local. Les beaux textes du Veda sont bien souvent lus ici on les aime, on les reconnaît même si on n’a qu’une faible connaissance du grec ancien. L’encens, les bougies et les lampes à huile sont aussi présentes parfois, mais ce n’est pas nécessaire le plus souvent. Les tambours aussi fonctionnent souvent. Le gouvernement y fait approuver ses textes en les proclamant. Le Prince y lit son acte d’intronisation, précisant qu’il reçoit un mandat de la Divinité, qu’il a le soutien du Peuple et que sa tâche essentielle est de maintenir la Nation dans la foi et l’ordre voulu par l’Être Suprême.
Lettre 12
Chère Kali,
Quelques mots sur l’organisation des citées des Utopiens.
La résolution des problèmes liés à l’alimentation semble être le principal obstacle de la vie dans cette communauté. Ici il n’y a que des magasins d’Etat à l ‘intérieur des murs « intra-muros », qui proposent peu de produits et à des prix souvent très élevés parce que les taxes sur les importations sont très élevées. Les citoyens n’y ont recours qu’exceptionnellement. Toutes les transactions se font généralement par commande sur les serveurs informatique par le système appelé internet. Les livreurs apportent ensuite les produits commandés directement aux particuliers dans leurs casiers postaux. Il y a aussi plusieurs marchés public où des producteurs viennent vendre le produit de leurs exploitations, et où on trouve aussi des vêtements, et même toutes sortes de biens. Mais ils sont généralement installés en dehors des murs de la cité et les gardiens des portes veillent à ce que les produits prohibés ne puissent pas pénétrer dans la cité sacrée. La plus part des quartiers ont des restaurants collectifs qui sont peu onéreux et qui fournissent une nourriture de qualité, variée et plaisante. Ceci permet à la grande majorité de la population de ne pas perdre du temps à s’occuper de ses repas. Et donc renforce leur disponibilité pour d’autres travaux et fonctions, et aussi pour assister à des spectacles ou des rites religieux. La plus part des citoyens qui n’utilisent pas cette commodité vivent assez chichement et essaient de trouver des palliatifs à un manque d’argent en économisant même sur la nourriture. Les enfants scolarisés sont nourris par deux repas quotidiens comme les différents travailleurs. Chacun a régulièrement un contrôle très poussé portant sur les conséquences de sa nutrition, des différentes boissons, des médicaments, des drogues qu’il ingère. Il est aussi tenu compte de ses activités physiques et intellectuelles, comme de sa situation sociale, et de ses revenus.
A la suite de quoi il lui est prescrit un régime particulier. Lorsqu’il se déclare dans un restaurant public il ne peut se faire servir que des mets qui lui conviennent. Bien que les restaurants sont des « self services » ceci permet d’améliorer la santé des usagers.
Les familles disposent de subventions en produits de base qui sont livrées généralement toutes les semaines.
Les personnes seules, n’ayant pas de famille, ou celles qui sont en fin de vie sont aussi livrées chez elles. Elles ne se déplacent que rarement dans les restaurants collectifs. Etant de fait exclues de la société, elles se contentent de tourner en rond dans les mouroirs dans lesquels elles se trouvent souvent reléguées. Certaines familles se débarrassent aussi de leurs vieillards, ou même des membres jeunes lorsqu’ils sont atteints de troubles mentaux et qu’ils deviennent insupportables. La plus part des jeunes qui ayant des problèmes psychiques ou qui ont une invalidité quelconque  sont rejetés de leur famille. Ils se retrouvent dans des sortes d’asiles d’aliénés, des maisons closes, en fait des ghettos construits pour eux, pour qu’ils ne puissent pas nuire à la société. Ils y passent une grande partie de leur temps libres à jouer souvent avec des machines à sous, ou à regarder des films. Quelques infirmiers accompagnés de policiers viennent matin et soir les bourrer de médicaments divers. Lorsqu’ils sont inconvenants et qu’ils font des histoires, on les mets dans des sortes de casiers rembourrés en isolement sensoriel total. Leur vie souvent très courte se finit souvent dans des camps de travail, où leurs diverses compétences qui sont parfois très importantes sont exploitées. Ces êtres ne sont pas considérés comme des humains. Ils sont même moins bien considérés que les animaux de compagnie, même encore moins que les animaux domestiques ou sauvages. Ils représentent la part d’ombre de l’humanité locale. Dénué de responsabilité toute leur vie, ils dépendent de tuteurs qui sont généralement les dirigeants des services psychiatriques qui les ont à charge. Les fous sont ici considérés toujours comme potentiellement dangereux et on ne leur laisse pas la possibilité d’avoir des armes ou même les moyens de s’en procurer. Ceux qui sont déclarés un jour fou sont certains de le rester jusqu’à la fin de leur vie. Les parents viennent parfois les voir, surtout pour se convaincre qu’ils sont bien traités. Si un fou arrive à agresser ou tuer quelqu’un il est presque toujours condamné à l’isolement définitif, ou même exécuté par pendaison devant tous les résidents de l’asile. Pour l’exemple ! Beaucoup se suicident ou sont semble t’il exécutés par leurs compagnons. Les deux sexes sont représentés dans ces asiles en nombre presque égal. Ce qui conduit à des grossesses nombreuses qui entretiennent le nombre croissant de déséquilibrés dans la population. Car ces pauvres enfants sont souvent comme leurs parents sujets à des crises comportementales qui les conduisent à être rejetés de la communauté. Quelqu’un s’en sortent toutefois et finissent même par parvenir au plus haut de l’échelle sociale. Ce qui s’est souvent répété dans l’histoire humaine. Ainsi Charles VII ce roi dont le père fut déclaré fou à enfermer, qui fut déshérité par lui, qui reconquit son royaume. Et bien d’autres encore. La folie n’est pas toujours une tare congénitale.
Lettre 13
L’argent et la monnaie d’Utopie. Je vais t’expliquer assez précisément ce que nous pouvons savoir de la monnaie utopienne.
La principauté a une monnaie stable qui lui est propre. L’ancienne monnaie européenne ayant été tranformée en euro flottant lors de la destruction de la confédération lors de la constitution des entités musulmanes. Il en est resté un souvenir assez fort de stabilité et de développement du premier âge de cette monnaie qui fut bâtie sur le modèle du deutsche mark. L’Euro de Francfort qui survit n’est plus qu’une monnaie qui ne vaut plus rien étant continuellement dévalué. Le dollar utopien se base sur la valeur du dollar sans en être la copie conforme, mais généralement il est fort peu différent de la monnaie internationale la plus répandue. Toutes les autres monnaies sont aussi utilisables ici, dans  la limite de leur convertibilité, avec des frais assez importants le plus souvent. La banque nationale se charge de récupérer l’argent à l’étranger par ses comptoirs, elle fait alors créditer les comptes locaux, cette opération dure généralement moins d’une semaine. Les personnes venant en Utopie sont priés d’ouvrir un compte dans une agence utopienne. Ceci permet à Utopie d’être totalement à l’abri des fluctuations économiques de l’ensemble des zones utilisant l’euro. Les entités musulmanes ayant une forte implication dans les difficultés économiques de l’ensemble des autres territoires de la confédération des nations européennes et africaines dont on sait qu’elle ne contrôle rien et qu’elle laisse perdurer les actes de guerre et l’occupation de troupes étrangères sur son territoire. Les Emirats étant de loin les entités qui produisent le moins et dépensent le plus, générant constamment des déficits et des faillites. A chaque crise ils exportent leurs problèmes sur les autres entités de la communauté.
Il y a dans la principauté une absence de liquidités, les utopiens vendent et achètent sur présentation de cartes de crédit. Toute transaction est enregistrée par un automate qui fait la transaction,  mais l’essentiel est souvent dans les actes qui sont consignés par les notaires. Presque tous les achats importants sont consignés par des notaires, et les biens meubles ou immeubles qui ne sont pas consignés ne sont pas réputés comme vraiment fiables et qualifiés. Bien sûr les factures sont aussi une preuve ici, mais elles sont de peu de valeur.
Toute transaction doit passer par ces automates. Même l’achat d’une baguette de pain. Les deux comptes sont  parfaitement connus, et la banque nationale sait parfaitement qui a payé, quoi, quand et même pourquoi. La banque utopienne s’impose sur son territoire. Les autres banques sont présentes toutefois et ne servent qu’à gérer les actifs qui se trouvent à l’étranger pour des raisons de commodité le plus souvent. La banque d’état se comporte comme une entité  de contrôle, elle est détenue par tous les citoyens à part égale. C’est aussi elle qui finance la plus part  des comptes des utopiens qui sont payés en fonction des travaux qu’ils réalisent, et de leur implication dans la vie sociale. Il y a une sorte de monopole de l’Etat sur les emplois disponibles. Donc les sociétés définissent leurs besoins en main d’œuvre qualifiée, et l’Etat leur fournit ces personnels. Les entreprises paient directement les salaires à l’Etat qui distribue ensuite cet argent selon ses propres critères, une moitié est généralement versée sur le compte de l’employé, l’autre étant redistribuée entre toutes les autres branches d’activités. Ceci comporte aussi le paiement des actes de prévention et de toutes les activités sociales.  Les capitaux étrangers entrent dans le pays par l’intermédiaire d’une filiale de la  banque nationale, qui garantit l’inviolabilité de ses actifs, et qui consiste en des comptes à numéros, totalement dématérialisés. Les diverses mafias du monde entier étant à la recherche de paradis fiscaux et de banques discrètes sont présentes dans la principauté par leurs investissements dans cette banque. Ceci contredit notablement la politique de sécurité de la Principauté. Mais l’argent n’a pas de couleur et pas d’odeur non plus. Les ennemis de l’humanité sont donc tranquilles lorsqu’ils investissent dans les activités de la Principauté. La plus part se bornent d’ailleurs à mettre à la disposition du gouvernement des fonds et celui ci les investit dans ses développements qui peuvent de manière prudente et sérieuse produire des capitaux sérieux. La principauté est devenue une citadelle de l’assurance et des comptes spéciaux des différentes officines de transfert de liquidités par lesquelles transite l’argent destiné aux services spéciaux. Aucun vrai contrat international ne se conclut sans des commissions occultes aux différents facilitateurs. On y trouve bien sûr les marchands d’armes de tous les bords, et ceci correspond bien à la stratégie industrielle de la Principauté. Le commerce des armes est la  principale activité du secteur industriel étatisé.
Lettre 14
La recherche et la production de biens de consommation. La Principauté dispose d’industries puissantes qui sont destinées à produire des objets de diffusion massive dans lesquels la puissance publique ne s’investit pas vraiment. Les capitaux sont divers et variés, la main d’œuvre est très souvent importée temporairement puis renvoyée impérativement dans son pays d’origine, remplacée par une main d’œuvre locale ou par une nouvelle vague d’expatriés. Il n’y a pas de rupture d’approvisionnement dans cette partie de l’économie. Des plates formes variées sont établies, quelques unes sur des barges situées au large des côtes. L’intérêt de ces structures étant qu’elles peuvent être déplacées facilement en cas de besoin sur le lieu même de la main d’œuvre potentielle. De grandes usines pratiquement toutes mécanisées sont installées dans le sous-sol, la sécurité imposant toutefois que les ouvriers ne soient pas des immigrés ce qui est toutefois impossible à réaliser le plus souvent. Ces installations situées à l’abri de toute frappe aérienne sont très lourdes à entretenir et augmentent fortement les frais fixes des entreprises qui les utilisent. Les industries stratégiques disposent bien sûr d’une vraie priorité, en premier lieu l’industrie nucléaire. Les différentes productions réalisées  par les usines sont distribuées localement avant que commence leur exportation ce qui permet généralement de les tester et de perfectionner leur mise en œuvre. L’exportation est la source principale de la richesse de la principauté, son modèle économique repose essentiellement sur la production de bien exportables partout dans le monde à un prix très avantageux.
La Principauté se place en première ligne pour toutes les activités qui sont contrôlées par des organismes de certification. Elle comporte plusieurs chantiers navals qui valident les contrôles des bâtiments et leur réparation. Elle est aussi dans le club restreint des moins disant en ce qui concerne les taxes et les frais d’infrastructures. Une grande partie de la flotte mondiale est inscrite comme lui appartenant pour cette raison principale, et aussi pour obtenir d’être mise en sécurité par les forces navales qui se chargent notamment de livrer une guerre aux pirates. Elle organise aussi l’assurance des navires et de leurs cargaisons.
Lettre 15
L’agriculture. Les terres agricoles disponibles sont de très bonne qualité étant profondes et à plat. L’eau est disponible en abondance. Toute la surface est drainée et irriguée ce qui donne de très bons rendements. La culture de céréales et de produits disponibles à faible coût sur le marché mondial n’est pas très développée. Les cultures de légumes et de fruits dans des serres représente l’essentiel des cultures et des revenus des entreprises agricoles locales.
La culture de la terre est réalisée toute l’année dans les serres qui profitent aussi des rejets caloriques des centrales nucléaires proches. La région est assez souvent ventée, et ce vent peut être violent pouvant amener la destruction des structures les plus faibles. Lorsque le mistral se lève il y a souvent beaucoup de casse malgré les brises vent qui sont présents partout. Les serres sont donc construites ici comme nulle part ailleurs, et sont presque de vraies cathédrales souvent avec des formes et des couleurs qui en font le charme. On peut se déplacer dans des lieux sous serre qui couvrent plusieurs kilomètres carrés. L’atmosphère qui y règne est celle des zones tropicales. On y cultive donc toutes sortes de plantes exotiques bien que l’hiver soit ici aussi parfois très froid. Lorsque la neige tombe les verrières du toit ont souvent des problèmes. Des automates peuvent les réparer très rapidement. Plusieurs systèmes permettent d’éviter que la neige ne se dépose en couche importante sur les vitrages du toit, lorsqu’ils sont insuffisants c’est à la main que les équipes déblaient les verrières. Les vitres sont basculées sur des chariots qui évacuent la neige. Les premières serres étaient classiques bâties en profilés métalliques, formant des toitures d’une pente de 45 degrés formant un angle droit. Ensuite sont apparu les fermes à section demi circulaire en polycarbonates le plus souvent. Le tout reposant sur une structure métallique assez légère. Le  problème de la prise au vent étant résolu par leur lestage. Les serres actuelles sont  toutes en béton précontraint avec des portées de plusieurs dizaines de mètres souvent construites pour durer dans le but de créer un développement vraiment durable et de minimiser l’utilisation de plastiques. Les vitrages sont réalisés avec des verres minéraux qui supportent les plus extrêmes températures. La moitié du toit porte souvent des capteurs solaires qui réchauffent de l’eau douce, ou même des panneaux photovoltaïques. Les calories ainsi captées sont stockées dans des réservoirs bien calorifugés installés dans le sol des plantations, lorsque les  conditions climatiques de la serre le nécessitent cette eau chaude sert à réchauffer les différentes installations. La lutte contre la déperdition de chaleur par rayonnement la nuit est aussi diminuée par des couvertures qui sont tirées automatiquement ou par du plastique expansé qui est propulsé dans l’intervalle laissé entre deux vitrages. Cette serre ne nécessite que peu de chauffage.
Lettre 16
Chère Kali,
Je t’ai déjà parlé de l’éducation des enfants. Tu dois comprendre que tout est mis en place pour qu’elle soit la plus performante possible. Je pense que je n’ai écrit que des choses générales sur ce point. Ce qu’il faut que tu saches c’est qu’ici il y a une formation des enfants, futurs citoyens qui est très organisée.
L’enfant dés qu’il est en âge de recevoir une éducation est pris en main par les différents éducateurs de la société. Il n’y a pas de maîtres de profession ici. Tout le monde est responsable de l’éducation à tour de rôle. Tout le monde étudie tout le temps jusqu’à son dernier souffle. Les matières étudiées sont soit optionnelles soit indispensables et donc imposées à chacun. C’est le système d’éducation d’Utopia qui fait de chaque citoyen un savant doué pour toutes les sortes de techniques et de savoir.
L’enfant comme je te l’ai déjà expliqué apprend tout d’abord deux langues différentes. La première est l’anglais qui est la langue officielle dans laquelle les textes de loi et les actes notariés sont rédigés. C’est la langue universelle et ceci est une très bonne chose. La seconde est ce grec ancien qui est la langue sacerdotale, et qui sert à prier aussi, mais c’est aussi une langue réservée à exprimer des choses que les étrangers ne doivent pas connaître.
A ceci s’ajoute généralement une langue européenne qui est la langue de leur mère, leur langue maternelle qu’ils pratiquent dans leur foyer. Ainsi mes enfants parlent avec nous en indi, ou en sanscrit, car nous leur apprenons aussi les versets des textes sacrés de l’Inde. On pourrait croire que connaître trois langues différentes est très difficile, mais ce  n’est pas le cas. Nos enfants se jouent des difficultés de la grammaire que nous avons tant de mal à comprendre et surtout à appliquer. La mémorisation de textes sacrés est pour eux un exercice essentiel. En même temps ils sont mis en présence des alphabets du grec, de l’anglais et du sanscrit. Ils savent lire à quatre ans généralement, et arrivent à six ans à maîtriser l’écriture dans les différentes langues. Le calcul est aussi appris mais d’abord en anglais. La religion est apprise en grec ancien. Les actes de la vie familiale se font dans la langue maternelle. Ici pour beaucoup il s’agit encore du français.
Dans la vie publique et dans les lieux publics seul l’anglais à cours, et ceux qui utilisent un autre langage sont frappés d’une amende dissuasive. Les lieux publics réservés à la religion qui sont peu nombreux sont l’endroit où on se sert du grec, avec parfois des sermons et des commentaires exprimés en anglais.
Une fois cet apprentissage de la langue, de la lecture et du calcul  effectué, les  étudiants se mettent à l’apprentissage des sciences et techniques. Il y a de leur part un choix qu’ils réalisent très vite généralement de leur rôle social futur. Mais pour arriver à être pris dans une filière il leur faut réussir des concours très difficiles, et les examinateurs sont très sévères sur les pré requis. La forme physique doit être constamment entretenue dans l’enfance et les différentes activités nécessaires sont donc impitoyablement imposées aux enfants, ce qui leur cause parfois des graves problèmes physiques. Les plus fragiles sont ainsi éliminés au fur et à mesure que l’entraînement progresse sur les bases les plus pointues. La dominante de l’entraînement est celle qui conduit à faire des soldats aptes à servir dans les commandos. La guerre est considérée ici comme une activité essentielle. Elle se base sur les techniques de chasse, de pèche, de construction d’abris et d’usage des différents outils technologiques.
Je vais t’expliquer très sommairement le programme d’un jeune enfant. Il se lève une heure avant le lever du soleil, sans lumière. Il se baigne avec de l’eau froide. Il s’habille très sommairement même en hiver et se met en route vers le stade du gymnase. Là il court et s’exerce aux différents ateliers qui sont organisés pour développer sa connaissance et ses performances physiques et intellectuelles. Dés que le jour est levé il pratique la lutte, dans différentes disciplines. La plus courante étant une forme de judo et de karaté très particulière. Ensuite ils font usage d’armes de jets, et de tir. La séance se conclut toujours par de la natation. Ensuite il y a laboratoire de langue avec des répétiteurs. Puis chacun se penche sur ses différents dossiers à travailler et à mettre au point. Chacun écrit, lit, travaille à sa guise jusqu’au repas. Ce repas est pris collectivement le plus souvent dans des conditions de bivouac, à même le sol. Il s’agit toujours de la même nourriture qui ressemble beaucoup au fast food, mais personne n’y fait attention. Ce repas expédié, chacun part sur un chantier pour y faire l’apprentissage d’un métier. Ceci pendant toute l’après midi. A la fin de cette séquence, l’étude se poursuit dans les différentes bibliothèques, et les différents laboratoires qui sont ouvert aux étudiants. La télévision, internet et les différents procédés informatiques sont bien sûr mis à contribution, mais l’essentiel est de produire des faits et de construire quelque chose. Chaque cours doit être synthétisé et décrit par l’étudiant.  Il propose un compte rendu qui doit être publié de telle sorte que chacun puisse en prendre connaissance et pas seulement le professeur. Des prises de parole sont obligatoire chaque semaine au minimum. L’étudiant doit définir ce qu’il a appris et faire un compte rendu de ses recherches et de ses travaux. En face de lui il y a son groupe qui l’aide à formuler et qui développe les mêmes activités, des travaux collectifs sont effectués dés que l’équipe constituée en est capable. Cette éducation n’est pas figée par un programme. Chacun développe ce qui lui semble utile à la compréhension de ses recherches.
Ensuite l’étudiant lorsqu’il est prés de chez lui retourne dans sa famille pour la nuit, ou si il est dans un lieu éloigné il regagne ses quartiers. Sa nuit sera courte car il devra mettre un point d’honneur à travailler jusqu’à fort tard sur ses différents projets. Il est fait grand cas des aspirations des étudiants, mais l’Etat veille à ce que les études correspondent aux besoins des différents secteurs et entreprises. Il n’y a pas à proprement parler de niveau primaire et secondaire. Ici on peut commencer à produire très jeune, aucun interdit n’existe, les juristes comme les techniciens peuvent entreprendre une carrière dés qu’ils en ont les connaissances minimales. Les entreprises assurent la formations de leurs cadres, et utilisent très peu de main d’œuvre non qualifiée. La formation permanente est d’ailleurs la règle d’or qui prévaut ici. Tout le monde sait parfaitement se former à toutes les disciplines nécessaires en très peu de temps. Cette éducation fait des hommes et des femmes très réactifs, capables de prendre des décisions et de s’organiser dans tous les cas de la conjoncture qui peuvent survenir. Ce sont des travailleurs assez lents en général, mais qui font les choses bien, sans jamais se plaindre ni essayer de tricher. Leurs œuvres sont toujours de très bonne qualité. Le zéro défaut est particulièrement recherché. Comme partout il y a beaucoup de personnels qui font des tâches de base, et quelques opérateurs qui dirigent et qui encadrent les différentes équipes, mais la bonne marche des entreprises reposant sur l’organisation et la tactique avant tout ceci n’est pas remis en cause. Les différents étudiants sont donc généralement pris en main par une entreprise entre 13 et 18 ans, ils y feront leur carrière au moins pendant dix années. A l’issue de ce stage leur niveau sera au moins celui d’ingénieur, et beaucoup poursuivront ensuite des recherches conduisant à une thèse dans leur discipline.
Ce qui est en fait remarquable c’est que ce système permet à la société de disposer d’une main d’œuvre de très bonne qualité. Cette même main d’œuvre sert de garde nationale en portant les armes par roulement et en assurant les tâches de la défense pour des périodes très longues parfois. Mais jamais elle ne quitte ses études pour autant.
J’ai assisté quelque temps à la classe d’un groupe de futurs charpentiers je vais te décrire ce que j’en ai retenu.
L’entreprise qui embauchera ces élèves et qui pour la plus part les a déjà embauchés est présente dans les différents lieux de vie du groupe. Il s’agit d’une école importante qui se trouve prés de l’usine qui produit les différents ouvrages de charpente qui sont réalisés dans la Principauté.  La classe comprend les différents âges depuis les novices jusqu’aux ingénieurs débutants. Chacun est occupé par un chantier et par une réalisation particulière, un maître de stage est présent qui organise le travail et qui fait les observations nécessaires, si un étudiant a un problème ses différents camarades l’aident à le résoudre. Il est fait selon les règles le plus souvent,  mais il y a aussi des œuvres qui nécessitent de la recherche et des efforts particuliers pour tester et réaliser des œuvres vraiment novatrices. La conduite d’un chantier est expliquée par la démonstration quotidienne des processus de réalisation, une sorte de routine s’installe donc et chacun vaque à ses  occupations personnelles tout en mettant la main à la pâte chaque fois qu’il est nécessaire de produire un effort commun. Des séquences techniques d’explication sont aussi réalisées journellement. Chacun fait un compte rendu de l’avancement de ses travaux et en informe son groupe. En général les groupes font une œuvre commune comme validation de leurs connaissances et de leurs recherches. Ces œuvres qui ne sont pas le plus souvent des chantiers officiels sont toutefois des réalisations qui ont une utilité pour la société ou l’entreprise. Il s’agit le plus souvent de chef d’œuvres véritables qui ont aussi une dimension artistique.
Voilà chacun se valorise avec l’aide de tout le groupe dans ces écoles très sérieuses, où la science la plus pointue voisine avec les technologies très précises issues des métiers anciens.
Par cette école cette jeune nation dispose de charpentiers qualifiés de très grande valeur. Toutes les charpentes sont prises en compte et il s’agit toujours des niveaux technologiques les plus modernes.
Il en est de même dans les autres secteurs de la production, comme dans ceux du commerce, de la banque et des différents services publics spécialisés.
Je me pose la question de savoir comment ce système si brouillon dans sa conception a fini par donner des résultats si bons. Certes comme partout il y a aussi des travailleurs qui n’ont pas de très bonnes dispositions et qui font beaucoup d’erreurs, mais ils sont généralement alors mis sur d’autres secteurs de la production, ou des différents services qu’il faut aussi maintenir.
Pour l’essentiel les charpentiers formés ici sont très mal payés par rapport à leurs compétences et beaucoup émigrent donc pour tenir des emplois dans leur secteur dans des pays étrangers et ainsi valoriser leurs connaissances. Ils reviennent toutefois régulièrement ne serait ce que pour transmettre à tous les connaissances nouvelles qu’ils ont acquises dans leur carrière à l’étranger.
Voilà ce que je peux t’écrire de l’enseignement tel que je l’ai vu fonctionner. J’ai pour ma part acquis les formations juridiques nécessaires à mes responsabilités dans l’institut du droit local. Il y avait là des étudiants de tous les âges. Des jeunes adolescents de 10 ans jusqu’aux vieillards presque séniles. La plus part visaient les carrières de  scribe, le notariat et les  fonctions qui nécessitent de faire la part des choses dans la fonction publique. Je fus entouré par une équipe à mon arrivée, puis je fis partie d’autres équipe au fur et à mesure que mes connaissances et mes devoirs progressèrent. Il n’y avait pas d’émulation à proprement parler simplement un sentiment collectif de faire en sorte que chacun puisse accéder au savoir, et surtout puisse fonctionner correctement dans les différentes situations. Toute spécialisation dure environ trois années pour les plus lents à acquérir des bases et à mettre en œuvre ces connaissances. Pour ma part je n’y restait que deux années et fut déclaré maître en cette matière par un jury constitué des plus éminents savants en cette matière.
Restait à réaliser un mémoire sur un sujet innovant, réclamant de ma part un vrai travail de recherche et de réflexion, je le rendis très vite l’ayant délimité  dés mon entrée dans cette école et l’ayant pour une part défriché tout au long de ma scolarité. Il s’agissait de faire réaliser des économies à l’organisation de la justice tout en augmentant son efficacité.
Je fis ainsi une thèse qui a depuis été reprise par le conseil du Prince et qui sera sans doute appliquée un jour prochain.
Pour commencer j’étudiais la justice actuelle telle qu’elle s’exprime, avec ses travers et ses réussites. J’en calculais les différents coûts, qui sont très importants. Je prétendis que faire de la justice un service public gratuit serait sans doute idéal pour la mettre en état de fonctionner mieux et de donner un meilleur service à tous ceux qui en ont besoin dans leur vie.
La justice était aussi lente, il fallait donc la faire accélérer, et ceci devait être fait sans s’encombrer des difficultés que l’on voyait à l’établissement de la vérité. En fait le système tout entier était corrompu. Je fis semblant de ne pas le remarquer car ceci aurait mis contre moi toute la magistrature de l’Etat. J’allais donc à l’essentiel. Tout juge devait statuer sur les cas qu’il était sensé traiter dans un délai précis. S’il ne le faisait pas que se passerait il ?
Je t’ai déjà dit que les juges principaux sont élus par la population, et qu’ils embauchent ensuite quelques substituts lorsqu’ils sont débordés par les affaires qui leurs tombent sur les bras. Or ceci est pernicieux car plus ils ont d’affaires et plus ils peuvent embaucher, et comme ils sont payés en fonction de la taille de leur service ils visent tous à augmenter la charge qu’ils ont en empilant des dizaines voire des centaines de dossiers et en jouant de toutes les ficelles possibles pour que les affaires traînent en longueur. J’ai donc résolu que ceci ne serait plus de mise.
La justice devra être gratuite pour tout le monde , pauvre comme riche.
L’avocat se tiendra à la disposition des justiciables et sera lui aussi pris dans la maille du filet. Il devra faire sa plaidoirie dans les délais très courts imposés, sans possibilité de report. Le juge écoutera les avis de toutes les parties et rendra sa décision aussitôt qu’il en aura décidé. Mais l’idéal est qu’il ne dorme pas sur ce dossier plus que 3 jours. Ensuite il mettra sa décision en forme et la diffusera immédiatement. Cette décision sera aussitôt examinée par les juges d’appel qui ont la capacité de prendre la décision d’appel. Et l’appel qui est la dernière chance pour le justiciable qui a été maltraité de faire valoir ses droits se fera immédiatement et sans délai. Un juge d’appel sera désigné pour faire toute la lumière nécessaire, il étudiera les documents disponibles et fera faire toutes les enquêtes utiles. Il rendra ses conclusions dans un délai d’un mois au maximum, mais dés qu’il en aura fini avec ses recherches si l’affaire n’a pas à être examinée plus longtemps.
La décision de confirmer le jugement le valide.
Le juge d’appel peut aussi invalider le premier jugement pour tous les motifs sérieux qu’il y a à le faire.
Il peut aussi sanctionner les différents acteurs de la chose jugée, les parties comme le juge et ses différents acolytes.
Et c’est tout.
Le jugement invalidé sera  considéré par le premier juge qui devra rectifier son jugement en fonction des éléments apportés par le juge d’appel.
Si le juge d’instance a commis une erreur manifeste il sera dessaisi de l’affaire et le dossier sera transmis à un autre juge plus apte à juger avec sérénité et impartialité.
Voilà donc  un beau chantier pour le Prince. Car il s’agit de la Constitution de l’Etat qu’il faut modifier pour simplifier ce service public déficient, qui s’appuie encore sur des idées et des technologies moyenâgeuses. J’ai très nettement exprimé qu’il serait plus qu’utile que les juges travaillent par internet, que toutes les parties aient accès à toutes les pièces du dossier en temps réel, qu’il ne soit fait aucun secret des délibérations et des attendus, que tout soit transparent. Les séances publiques n’ont plus de raison d’exister pour les cas les plus simples. Les affaires courantes peuvent se régler par courrier, et bien sûr le mieux serait qu’elles sont réalisées par traitement internet, puisque le courrier papier est source de longueur et de choses pas très catholiques. Les exploits d’huissiers sont aussi une stupidité de notre système, qui relève de la plus grande antiquité. Ces intermédiaires de justice n’ont vraiment aucune utilité, il faut les supprimer définitivement. Les notaires suffisent amplement à connaître des choses qu’il faut connaître et ils sont aptes à transmettre à leurs affiliés les documents qui doivent leur être remis. Et eux aussi ils n’ont pas le droit à l’erreur.
J’ai aussi eu une formation de serviteur de l’Etat pratiquant la médecine. Ici la vie est de peu de prix. On essaie de faire naître le maximum d’enfants, mais on se soucie peu des vieillards.
Le système de soins est vraiment très simplifié, certains services pratiquent l’euthanasie même lorsqu’il n’y aucune chance de sauver le patient, si la chance existe mais que le traitement est trop important c’est une grande charge qu’ainsi ils évitent à l’Etat. Les fous et les débiles mentaux sont simplement laissés pourrir dans un asile qui est la honte de l’humanité, car aucun être sain d’esprit ne s’en occupe. Il y a vraiment une sélection naturelle qui joue très rapidement. Même les soignants sont fous ici, enfin presque plus fous que ceux qu’on connaît habituellement dans ces zones situées entre la vie et la mort.
La médecine qui y est pratiquée est celle de Diafoirus. Ici le docteur qui officie ne donne pas de pilules, il ne pratique pas la lobotomie, il s’ingénie à soigner l’âme de ses patients. Et souvent ces derniers meurent en odeur de sainteté, croyant qu’ils sont guéris, ce qui n’est jamais le cas. Enfin presque tous sont des êtres qu’on a connu jadis sain de corps et d’esprit.
Une grande place est occupée dans les différents services médicaux par les techniciens, ingénieurs et servants militaires des installations nucléaires. Leurs pathologies sont très souvent liées à des tumeurs malignes dues le  plus souvent à l’irradiation, souvent à l’assimilation dans leur corps de produits de la désintégration nucléaire. La thyroïde étant souvent en cause. Si ils ne meurent pas beaucoup plus  que les autres car la médecine du cancer est de bonne qualité, ils demeurent marqués profondément dans leur chair et leur âme. Les nucléarisés forment un groupe social très soudé. Ils sont régulièrement mis en avant par la propagande officielle. Ce sont des héros. Les mesures de protection ayant évoluées ; il y aura désormais moins d’irradiés parmi les ouvriers de l’atome, mais cette profession restera toujours dangereuse. Les jeunes chercheurs sont interdits, et dissuadés de toutes les façons d’aller dans les zones contaminées, même lorsqu’il est impératif d’y envoyer des ouvriers humains, on y envoie de préférence des robots, des humains déclassés parce qu’ils ont commis des crimes ou qu’ils sont déjà malades. La plus part des postes dangereux sont tenus par des vieillards volontaires.
Le Prince a un mépris affiché pour la médecine et ses prouesses. Il prétends que la médecine moderne est la source principale de la dégénérescence de la population européenne actuelle, et qu’il faut laisser jouer au maximum la sélection naturelle et ne pas mettre des bâtons dans les roues de la destinée.  Vivre vieux est une bonne chose, encore faut il que cette fin de vie soit agréable, que toutes les facultés des vivants soient préservées, à quoi sert de vivre lorsqu’on est devenu une charge pour la société et qu’on souffre. Les vieillards sont une richesse pour les Nations, si et seulement si ils sont en contact suffisant avec les autres générations, sinon ils ne sont que des feuilles mortes qui encombrent.
J’ai aussi à te parler du tutorat. Tu sais que nos plus grandes écoles en Inde sont celles qui reposent sur l’apprentissage par la présence d’un maître, qui parle quelque fois peu ; mais qui est présent prés de l’élève, que chez nous on nomme le postulant, ou le naga, car avant de devenir un être éveillé, l’élève doit être initié, et seule la présence d’un vrai mentor intellectuel et aussi sur les différents autres aspect de la personnalité permet d’aller jusqu’au bord de l’abîme qu’est la grande science, et la connaissance ne suffit jamais, l’essentiel est qu’il faut atteindre la plénitude de notre développement possible. L’école, ici est très semblable aux différentes classes qu’on à vu en Occident pendant des siècles, on y parque les enfants sur des bancs, avec des écritoires et des bureaux même, ils y restent sans pouvoir bouger et s’exprimer. Apprenant des choses  bizarres, sans les expérimenter au fond d’eux. Pour compenser ce non sens chaque étudiant a un tuteur qui est comme une sorte de répétiteur, de précepteur qui apprend vraiment à l’enfant à vivre. Il lui donne les moyens d’aller vers la plénitude de ses moyens. Lui est très directif, alors que les professeurs qui sont sur les estrades ou derrière les caméras sont de simples relais de l’information. De plus en plus l’informatique a envahi le monde de la connaissance et du travail. Mais il convient quand même que l’utilisateur de cette puissance nouvelle soit formé et soit capable aussi de s’en passer. Bien sûr chacun ici sait taper sur un clavier dés qu’il peut marcher et même avant, mais il sait aussi écrire avec un papier et un crayon. Chacun sait utiliser les différents moyens informatisés permettant de réaliser des plans, mais il sait aussi les dessiner et les inventer sans ces outils. On apprend tout ce qui peut s’apprendre, même les choses que les machines font plus rapidement et plus efficacement. Le rôle du précepteur dévolu au tuteur d’un élève est de lui donner les bonnes pratiques. Ainsi en est il de l’apprentissage constant de l’entraînement que subit tout individu ici. Il est comme un novice des monastères chargé de tant d’obligations concernant l’usage de son corps qu’il n’a presque jamais un moment de solitude à lui. Il n’arrête pas de plancher, de travailler ses muscles, son esprit,  sa diction, sa mémoire, sa force dans tous les domaines, sa souplesse, sa vivacité, sa résistance, il est tellement riche de cette formation ardue qu’il est vraiment un homme ou une femme de grand mérite lorsqu’il arrive à l’âge adulte, et même le plus souvent bien avant cet âge qu’ici on situe environ vers 15 ans. Par rapport aux autres humains de cette terre il semble être un surdoué, alors qu’il n’est qu’un être mis en condition dans une école visant à former des élites sans faiblesse. Ici le code d’honneur est celui des samouraïs, le livre des 5 anneaux est le livre de chevet des juniors, et Musashi Miyamoto est considéré comme le philosophe par excellence. A quoi sert d’avoir plusieurs maîtres ? si un seul bon suffit. Qui peut d’ailleurs servir et comprendre deux maîtres ?
La religion qui partout ailleurs rend débile et inconstant, apporte ici son poids pour former des individus qui n’ont pas d’état d’âme pour agir correctement. La religion locale éclaire la vie et rend courageux même les plus froussards. Chacun sait ce qu’il doit faire dans toutes les circonstances de sa vie. Il sait comment et pourquoi il doit choisir la voie de l’honneur et du respect, et s’éloigner de tout ce qui n’est pas conforme avec ce choix. Ainsi, si il va très loin dans le vice et dans la violence qui souvent est nécessaire lorsqu’on est dans une mauvaise pratique, il peut quand même être un vaillant défenseur de sa patrie. Il n’y a aucun humain qui a été formé à Utopie qui devient ensuite un être vil et sans caractère. Chacun tient compte de la vraie religion ici. Le Prophète créateur de la Nation est celui qui a apporté la lumière à chacun, beaucoup l’appelle Lucifer, par dérision semble t’il, surtout les chrétiens, mais c’est son nom véritable. Sa dépouille mortelle a été préservée lors de sa mort par ses disciples qui l’ont embaumée avec des essences essentielles de plantes et des résines naturelles. Elle était conservée à l’abri de la lumière et le l’oxygène dans une chasse de plastique transparente.
Puis un jour elle a disparu, sans que personne jamais n’ait pu savoir ce qu’elle était devenue. Elle se trouvait dans un mausolée derrière des vitres, les portes étaient scellées, son corps mortel réduit à l’état de momie, et ses vêtements se sont évaporés, ne restait plus que son écharpe jaune jadis reçue du Dalaï Lama lui même, lorsque ce dernier vint le visiter dans son ermitage. Le bouddhisme est la voie pour tout homme de bien quelque soit son origine et sa destinée. Encore que notre religion soit tellement plus proche de l’indouisme, tout en s’approchant aussi des formes les plus mystiques des différentes sectes juives qui ont conquis le monde par leur intransigeance et leur certitude de détenir la vérité. Or la vérité personne ne la détient dans le domaine du divin. Ce sont des illuminés qui nous ont apporté les quelques brides de cette connaissance que nous avons pu compiler. Nos pères, nos compatriotes terrestres de quelques origines qu’ils soient ont cru à la descente de l’Etre Suprême ou à celle de ses Substituts parmi nous pour nous guider et nous faire évoluer vers notre devenir. Certains savaient bien qu’il ne s’agissait que d’Envoyés du grand Esprit qui veille sur notre petit cercle, et non de  l’Etre Suprême lui même. Mais malgré ceci ils tenaient à magnifier leur relation personnelle avec ce Dieu en lui donnant la place unique à laquelle bien sûr il n’a pas droit dans l’Univers contenu dans le Cosmos, qui est comme nous le savons tous immense, sans limite ; et qui contient des milliards de mondes, et encore ne s’agit il que de notre réalité, car des Univers semblables au notre, il y en a sûrement des multitudes. La folie humaine fait un dogme d’une chose inconcevable. Dieu n’est pas unique, et même Dieu n’est pas immortel selon le sens que nous donnons à ce terme. Dieu est partout présent, mais ceci ne veut pas dire que nous avons un garant qui vient de lui à notre portée tout le temps. Ceux qui comme Jacob, ont une rencontre avec un Envoyé, et qui en ont conscience sont rares sur cette terre.Nous avons par l’intermédiaire de nos parents et de ceux qui sont morts, comme de ceux qui vont venir dans ce monde dans l’avenir un contact spirituel avec la Divinité, à nous d’en faire quelque chose de bien, qui apporte une touche humaniste à l’œuvre divine qu’est la Nature dans son ensemble. Or, c’est vrai, l’humain et sa civilisation présente détruit cette œuvre merveilleuse au lieu de la magnifier. L’humain est un prédateur sans conscience de ses méfaits. Le développement durable n’est qu’une ruse de plus de sa part pour saccager l’œuvre divine. La fin est déjà connue, l’humain construira des machines qui lui succèderont lorsque sa race faite de matière vivante sera détruite. Et ceci arrivera très vite lorsque les éléments actuels de son biotope seront tellement dégradés qu’aucune vie autre que celle des robots ne sera plus possible.
Lettre 17
De la richesse, et des transactions commerciales et autres achats.
Chère Kali, je vais te parler de la politique commerciale de notre Pays.
Comme je te l’ai déjà dit les citoyens ont des capacités monétaires très diverses. Il y a ceux qui possèdent des capitaux, qui sont généralement richissimes, puis une classe moyenne qui ne possède que des biens d’Etat, son logement et ses objets d’usage. Il y a aussi une classe pauvre qui vit dans la misère n’ayant pas de revenus suffisants. Les pauvres sont très mal considérés ici et aucune subvention de l’Etat ne leur est donnée. Ici on les met au travail et ils font les travaux les plus rebutants. Souvent il s’agit de drogués et de joueurs qui ont dilapidés les biens qu’ils avaient hérités de leur famille. Ayant été pour la plus part dépouillés par des usuriers ; ils sont obligés de donner une grande partie de leurs revenus aux intermédiaires de ces financiers. Les usuriers sont presque exclusivement des membres du ghetto. Aucun citoyen  ne se compromettrait à de telles pratiques. De temps en temps le Prince fait mettre à mort un gang mafieux qui pressure la lie de la société. Mais c’est peu de chose. Il y a des milliers de métèques qui se livrent à cette activité lucrative en même temps qu’ils trafiquent dans les marchés de la drogue et du sexe.
Les pauvres ont donc un niveau de vie très faible. Ils gardent tous les avantages des citoyens tant qu’ils ne dépassent pas les limites permises, mais ils sont ostracisés le plus souvent en raison de leurs dettes envers les métèques et nul ne leur adresse même la parole lorsqu’ils demandent quelque chose on leur tourne le dos ostensiblement.
Ceci est considéré par leurs leaders comme un mépris indigne. Mais ils s’en accommodent quand même. Ils forment des coalitions et des ligues qui leur permettent d’avoir leur mot à dire dans les affaires de l’Etat. Leurs députés sont souvent écoutés par le pouvoir, et ils sont intouchables. N’étant pas vraiment prolétaires ; car ils ont aussi des logements et des biens d’Etat au même titre que les autres citoyens, ils travaillent souvent pour les citoyens fortunés qui les avilissent, au point que leur condition humaine s’apparente plus à celle des esclaves de l’antiquité qu’à celle des humains des sociétés démocratiques. Ils font beaucoup d’enfants ; comme les pauvres partout dans le monde. Et ils ne s’en préoccupent pas beaucoup, étant le plus souvent absorbés totalement par les tâches qu’ils doivent réaliser pour mériter leur pitance quotidienne. Ces enfants sont donc pris en charge par l’Etat qui veille à ce qu’ils soient instruits dans de bonnes conditions pour devenir des citoyens modèles. C’est généralement le cas d’ailleurs ici on ne reproduit pas la misère de ses géniteurs. Ces fils de pauvres ont honte de leurs géniteurs, et leur mépris va jusqu’à changer leur nom et lorsqu’ils ont réussi ils se font adopter alors par une famille de leur condition sociale. Il y a bien quelques fils de pauvres qui prennent le chemin de leurs parents mais ce n’est pas courant, ce sont surtout les fils de la classe  moyenne qui collectionnent ces situations. Leurs parents étant souvent des bohêmes qui touchent aux plaisirs interdits de la drogue, du jeu, du sexe, ils suivent aussi cette voie par mimétisme et tombent le plus souvent dans la misère morale et matérielle la plus sinistre. Beaucoup sont alors rééduqués dans les camps car ils se mettent à voler et à rançonner leurs différentes connaissances, et vont jusqu’à menacer et tuer ceux qui ne leur versent pas quelque argent. A la sortie de ces camps ils forment le sous prolétariat dont les riches ont eu toujours besoin pour leur contentement et leurs affaires.
La classe moyenne vit frugalement. Elle économise pour acheter des biens d’usage, et surtout se payer des voyages pendant ses vacances. Quelques rares enfants de cette catégorie deviennent des membres importants de la société par leurs capacités supérieures. Ils passent alors dans la classe privilégiée qui dirige l’Etat, car le Prince les anoblit et leur donne une place de choix dans les organes civils et militaires. Cet élitisme représente quand même plus de la moitié des postes importants de la société. Et il est  renouvelé à chaque génération.
La classe supérieure est constituée des familles les plus riches, qui ont souvent des biens considérables en dehors de la Principauté. Ils vivent dans le luxe. Et comme il est difficile d’étaler leur richesse dans la cité d’Utopie, ils dilapident leurs revenus dans les palaces du monde entier. L’Etat leur prend la moitié de leurs revenus, et ils ont généralement la possibilité d’intégrer des fondations à but philanthropique pour y dissimuler leurs avoirs les plus scandaleux. Très rarement monogames, ils collectionnent les maîtresses et les concubines, dont ils ont généralement de nombreux enfants. Comme leurs parents ces enfants sont généralement peu enclins à travailler au bien de la société, mais plus attirés par le clinquant et les profits faciles obtenus par des marchandages et des affaires louches. Mais le déchet est énorme et beaucoup se retrouvent dans des positions sociales très dévalorisées lorsqu’ils sont pris dans les filets de la police et de la justice. Ces fils de nantis déchus forment une classe bien particulière de parasites de l’Etat. Leurs géniteurs leurs allouent une rente qui leur permet de voyager à leur guise dans le monde entier, ils se marient généralement avec des étrangères et ils importent toutes les perversions qu’ils rencontrent dans leurs tribulations. Lorsqu’ils sont mis au ban de la société à la suite de leurs trafics, ils finissent généralement dans le ghetto, artisans des mafias qui y sévissent. En politique ils forment l’essentiel des membres de la troisième force, ce qu’on nomme centristes partout. Ils s’allient avec le parti qui prend le pouvoir alternativement, et ainsi garde presque toujours le pouvoir. Ils ne le perdent que lorsque par hasard les deux principaux partis se réunissent dans une grande coalition. Ils sont alors les seuls opposants, faisant front commun avec les extrêmes. Le Prince a quelques bontés pour ces trublions, car ses enfants sont souvent tentés de fréquenter ces fils de nobles déchus. La noblesse n’est ici héréditaire que pour la famille royale, et encore elle ne concerne que les aînés. Seuls les mérites peuvent garantir qu’on conservera sa position sociale héritée de ses ancêtres, et les mérites comme partout ailleurs se mesurent à la réussite financière essentiellement.
Il y a bien aussi quelques chefs de guerre qui font leur chemin dans la société, mais c’est uniquement parce que le Prince les place aux bons endroits, et qu’ils ont aussi des affaires florissantes par ailleurs. Un général pauvre n’a ici aucune chance de rejoindre le cercle étroit des conseillers proches. La plus part des militaires influents sont donc issus des grandes familles les plus riches.
Des transactions commerciales je dirai peu de chose. L’usure leur étant interdite dans leurs affaires les citoyens ont reporté leurs gains sur des principes de commissions qu’ils donnent et reçoivent en fonction des biens qu’ils mettent à la disposition, ou des capitaux qu’ils ont mobilisés. Ceci bien sûr n’est qu’un habillage leur permettant de proposer ce que les banquiers et les différents usuriers qui rançonnent la planète depuis toujours font avec les taux d’intérêt. La banque ici est un organisme qui vous prête sans intérêt, fixant simplement les échéances et s’appuyant sur des gages sérieux. Les commissions payées venant en déduction du prêt naturellement équivalent souvent à des intérêts modérés, mais si les emprunteurs ne versent pas leurs échéances ils sont alors mis dans l’impossibilité de conserver leur bien qui est de toute manière propriété de la banque tant que le prêt n’est pas entièrement remboursé. Le vrai miracle économique est dans l’aptitude qu’ont les banquiers à conserver ici les capitaux de toutes les grandes fortunes du monde. Ici ces fonds sont à l’abri des voleurs et notamment des services fiscaux. Ces fonds sont augmentés des commissions que les banquiers perçoivent pour leurs prêts, après que leurs propres commissions ont été prises. Et la banque est essentiellement présente dans les industries les plus dynamiques, évitant toute forme de spéculation qui ne repose pas sur un vrai potentiel de valorisation. Les banquiers achètent ces participations en tenant compte des forces du marché sur les bourses du monde entier.
Ils le font généralement à des prix très compétitifs. Il s’est formé entre eux une grande  coalition qui porte le nom d’ « Alliance ». Il s’agit d’un des secrets de l’Etat le mieux gardé. Le but de l’ « Alliance » est de s’emparer des biens les plus rares et les plus productifs et la finance n’est qu’un instrument dans les mains de l’Etat. La plus part des banques du monde entier sont désormais dans leurs mains. Le miracle économique de la Principauté est bâti essentiellement sur cette constante. C’est en attirant les capitaux des évadés fiscaux que ceci a été réalisé à bon compte. Les différents cartels de la drogue, les mafieux les plus riches ont des intérêts dans la Principauté, même si le Prince veille à ce qu’ils ne s’y installent pas et qu’ils ne contaminent pas les dirigeants des entreprises qui gèrent ces capitaux. Il y a aussi les diverses franchises fiscales du commerce et du port qui sont d’un bon rapport car elles font affluer ici les marchandises du monde entier, qui sont ensuite acheminées sur leur destination finale. La politique de moindre taxe permet d’enrichir les Nations qui la pratiquent. Bien sûr ceci se fait au détriment des sociétés qui sont assez stupides pour ériger des barrières douanières conséquentes. L’immatriculation des navires de commerce est aussi une source importante de revenus pour l’Etat. Les étrangers ne faisant l’objet d’aucune exemption fiscale il n’y a pas beaucoup de résidents riches qui s’installent ici. Mais quelques paradis fiscaux sont devenus au cours des années les succursales de la Principauté, et les palaces qui y sont établis pour les milliardaires qui veulent mettre à l’abri leur patrimoine et leurs revenus sont la propriété des banques de la principauté.
Pour le reste je t’ai déjà expliqué comment ici la distribution est dans les mains de l’Etat qui veille à ce que les produits distribués à la population soient de bonne qualité. Ainsi la nourriture est généralement bio, et tout produit douteux est détruit systématiquement. Les articles de luxe manquent souvent, ou sont à des prix très élevés. Il y a souvent pénurie de produits de première nécessité. La règle désormais sera de laisser le commerce se développer comme partout ailleurs dans le monde, mais je doute que ce soit possible très facilement.
Une des résultantes de cette organisation de la distribution des produits est que les Utopiens sont très soigneux de leurs outils et objets. Ils sont aussi très sobres dans leur alimentation. Le luxe sans être totalement prohibé est considéré ici comme un non sens, une sorte de folie.
Les valeurs monétaires que chacun porte sur lui sont parfois considérable, car il se peut qu’on trouve sur son chemin une bonne affaire à réaliser, et alors il faut sortir de l’argent liquide pour emporter la transaction. Les Utopiens ont souvent des foires à la brocante où chacun peut installer un comptoir et vendre tout ce qu’il possède.  Il y a un marché de ce type permanent en lisière des ghettos. On y trouve presque tout, mais ce que l’on cherche souvent se transforme en choses qu’on n’avait pas idée d’acheter avant de s’y rendre.
Voilà ce que j’en sais. C’est une grande faiblesse du système d’avoir étranglé ainsi le commerce, mais ceci n’a pas que des inconvénients. L’Etat dirige la consommation comme il l’entend, et il le fait avec assez de bon sens pour que ce soit acceptable.
Lettre 18
Chère Kali,
Je veux te parler des morts et de leur souvenir. Tu sais déjà qu’on se débarrasse des cadavres, qu’on ne les enterre jamais. C’est pour ne pas polluer la terre, qui ainsi ne contamine pas les êtres vivants. Les os sont le plus souvent transformés en cendres qui sont dispersée. Les étrangers ont leurs propres règles mais ne possèdent aucun cimetière et caveau dans l’enceinte de l’Etat. Ils font donc des transports à l’étranger, soit dans leur pays natal, soit dans des cimetières qu’ils ont acquis dans les zones frontières, à une distance suffisante pour que les contaminations soient réduites au maximum.
Chacun pense à ses morts  et les honore dans son foyer. La généalogie de chaque famille est consignée dans une bibliothèque, avec les photos et les lettres des disparus. La plus part des ancêtres laissant en effet des consignes et des lettres à ceux qui survivront. Il y a une grande piété de ce peuple qui ne repose que sur ces éléments.
On trouve aussi des statues de grands hommes et femmes prés des services de l’Etat et dans le jardin public. Mais peu de personnes y font attention. Ce ne sont que des statues. Le lieu des morts a ici peu d’importance. On se réunit parfois pour prier pour un défunt, mais ce n’est pas souvent là ou il est mort et ou il a vécu, mais dans un lieu isolé dans la nature, ou même en pleine mer.
Voilà ce qu’il en est ici des devoirs que nous avons envers nos morts.
Lettre 19
Chère Kali,
Je vais te parler de l’organisation du pouvoir politique.
Tu sais déjà l’essentiel sur cette Principauté qui repose sur une constitution. J’ai essayé de savoir comment cette règle constitutionnelle avait été créée.  C’est un secret semble t’il et les avis divergent énormément. Le premier Prince a été nommé par le prophète de son vivant. Il le seconda pour établir les bases de l’Etat. Pendant la lutte d’indépendance ils mirent au point tous les deux une forme de gouvernement adaptée à la lutte. Cette constitution informelle non écrite a été mise sur le papier lorsque le référendum de libération nationale a débouché sur une victoire du oui.
Il y eut alors un conclave des différentes factions de la résistance indépendantiste. Il en sortit un texte que le Prince amenda qui fut présenté au Peuple qui l’approuva.
Puis différentes règles furent instituées en complément. Ce sont les amendements dont je t’ai parlé qui imposent notamment chaque année une votation sur les textes de lois que le Peuple peut supprimer.
La volonté de lutter contre le terrorisme, ce qui est un peu bizarre pour un Etat qui a utilisé le terrorisme dans sa lutte armée pour son indépendance, a fait édicter les règles contre le terrorisme. Ici il s’agit du crime absolu. La peine de mort est comme je te l’ai expliqué appliquée sans beaucoup de discernements. Les châtiments barbares sont eux aussi courant. Les métèques et étrangers sont quelquefois maltraités ignoblement. Ils ne jouissent d’aucun privilège des citoyens et sont considérés comme quantité négligeable, au point que les expulsions de masse sont ici d’une simplicité extrême parce qu’il suffit au Prince de sortir le décret de son coffre et de le valider en mettant simplement le nom des ostraciés. Ensuite cette expulsion peut être reconsidérée de la même façon. Personne ne s’aviserait ici de vouloir entraver la bonne marche de l’Etat en soutenant des délinquants étrangers.
Pour le reste on y vit assez bien si on ne se mêle pas de politique, ce qui est le cas partout dans le monde entier. Et les hommes et femmes politiques sont leur travail sans essayer d’entraver en quoi que ce soit le travail du gouvernement. Ils l’aident au contraire de toutes leurs forces. Même l’opposition participe au gouvernement en apportant sa contribution. Ici il serait totalement déplacé d’apporter la contradiction sur le ton qu’on lui connaît dans les parlements du monde entier. Tout le monde respecte vraiment cette règle qui veut que la majorité dirige et la minorité apporte ses contributions. A ce jeu il y a presque toujours unanimité. Comme les référendums sont annuels le Peuple fait entendre sa voix et casse toute loi qui lui semble mauvaise.
Voilà je pense que tu en sais aussi long que moi du gouvernement.
Lettre 20
Chère Kali,
Je vais te décrire l’organisation de l’émigration et des colonies étrangères.
Chaque enfant possédant plusieurs langues peut être formé aux différentes cultures des Peuples qu’il sera amené à côtoyer lors de sa sortie d’Utopia. Cette émigration est prévue de longue date. L’Etat la souhaite et y participe financièrement. Le but étant de former les citoyens à la diversité, d’établir des points d’ancrage et de contact dans toutes les Nations. Les citoyens expatriés font tous les métiers.
Ils forment souvent des colonies compactes dans certains quartiers qu’ils habitent et se groupent naturellement autour de leurs commerces et des bâtiments du culte. Lorsque ce n’est pas possible ils achètent un terrain et y construisent une ville qui leur est réservée.
Beaucoup réussissent financièrement. Ils rapatrient l’essentiel de leurs fonds vers la mère patrie lorsqu’ils font leur retour. Ce qui est un trouble pour leur Pays d’accueil. Surtout lorsque ces fortunes sont faites à partir de détournement des lois et des flux financiers locaux.
Comme aucun citoyen ne peut être extradé, et qu’il est protégé par l’Etat quoi qu’on lui reproche, on trouve beaucoup de citoyens recherchés par la justice de leur pays d’accueil qui vivent dans les palaces de la Principauté ou même qui ont une exploitation à la campagne ou à la mer.
De l’émigration la Principauté reçoit l’essentiel de ses fonds et de ses revenus. Ce sont aussi des marchands qui trafiquent de tout ce qui peut être vendu et acheté, et dont le seul but est d’emplir les coffres de matières précieuses, de dominer le monde de la finance.
Ainsi en est il de ce Pays paradoxal. Il lutte contre la domination islamique en s’enfermant dans  un petit territoire bien protégé par des murailles et des lois répressives vis à vis des migrants, tout en colonisant la majorité des Peuples du monde avec ses représentants immigrés.
En germe il y a toujours pour lui la révolte possible des métèques et des étrangers  installés dans ses ghettos. Il y veille en faisant souvent le ménage dans ces zones étrangères installées à sa portée. Les ghettos fournissent à l’Etat beaucoup de revenus, car les activités illégales dans la Principauté y sont presque tolérées à condition qu’elles rapportent des revenus à l’Etat.
Si peu d’immigrants finissent par demander la citoyenneté c’est à la fois parce qu’ils n’adhèrent pas à la religion officielle, et qu’ils ne veulent pas renoncer à leur nationalité d’origine. Car ceci les obligerait à faire un service militaire de 7 années, doublerait leurs impôts, et ils seraient rejetés par leur communauté d’origine.
Peut être que dans l’avenir ce problème ne  perdurera pas. Il y a tellement de choses à faire dans le reste du monde que venir s’installer à Utopia semble totalement dénué de sens. Pourquoi tout le monde se précipite ici ? je n’en ai aucune idée. Il faut vraiment que le Monde soit un enfer pour que les ghettos soient comme ils le sont des havres pour les réfugiés économiques, politiques, religieux qu’on y voit.
Mais c’est ainsi ! l’humain est un animal bizarre, j’ai quelque fois du mal à me situer dans cette race. Parfois, souvent même j’ai honte d’être un humain. Lorsque je vois les échantillons d’ici ; et lorsque j’étudie et comprend ce que les dirigeants du monde entier ont fait. Comme ces vieillards absurdes qui pour des idées folles ont fomentés les guerres du vingtième siècle. Envoyant des millions de jeunes hommes se faire tuer au front. Bandes d’assassins ! et il arrive qu’on en fasse des héros et des grands hommes. Quelle horreur !
Pourquoi la Principauté est elle assiégée par des Nations hostiles, et surtout des  groupes terroristes islamiques ? C’est aussi ce que l’on se pose comme question lorsqu’on vit ici sous la menace constante des bombes et des attentats.
Parce que les Nations du monde laissent se développer le terrorisme sur leur sol, l’utilisent pour lutter contre leurs adversaires, s’en servent pour durcir leurs lois, pour mettre leur peuple en surveillance constante, pour protéger leurs privilèges.
Le résultat est qu’il y a des bandes armées de terroristes partout sur toute la planète, des pirates sur tous les océans. Des camps d’entraînement du terrorisme dans toutes les Nations existantes.
La guerre une fois de plus semble inévitable.
Elle est désirée même parfois car on ne sait plus où on va.
On ne veut plus continuer à la faire comme on a fait jadis en Afghanistan, en Iran, en Irak, en Somalie, au Yemen…on voudrait mettre définitivement fin à ces formes de terrorisme d’Etat et de bandes armées.
Voilà  à quoi sert Utopia, c’est un modèle de lutte contre le terrorisme. Ici les terroristes, leurs assistants, leurs logisticiens, leurs idéologues sont supprimés systématiquement. On ne traite pas avec eux. On ne leur fait pas de cadeau. On les traque, on les tue, on efface tout d’eux, jusqu’à leur souvenir. Et s’ils ont des émules et des garants on les attaque et on les supprime préventivement.
Si tout le monde faisait le ménage sur les territoires qu’il contrôle comme ceci les instigateurs des guerres qui sont toujours des terroristes et des mafieux, ne pourraient sortir des limbes. Ce combat est celui contre les puissances démoniaques et Satan lui même qui est le vrai maître de ce monde les pousse et les maintient. On ne brûle plus les sorcières depuis des siècles ici, mais on devrait brûler les terroristes, comme on le faisait pour les âmes damnées du passé.  Alors nous vivrions en paix !
Lettre 21
Epilogue, départ pour le Brésil.
Chère Kali,
Comme tu l’as appris les attentats islamistes de Jérusalem perpétrés lors de la Pâques juive ont conduit à la guerre. L’extermination massive des populations juives d’Israël se poursuit ainsi que des attentats aveugles.  Et de partout les terroristes islamistes se sont emparés des territoires qu’ils convoitaient depuis des décennies, tuant et déportant les populations locales. Des millions de réfugiés sont entassés dans des camps en Europe, en Afrique, au Moyen Orient. Utopia a été entraînée  bien malgré elle dans cette catastrophe. Les attentats perpétrés sur son sol et contre ses intérêts l’on contrainte à réaliser des opérations militaires contres les entités musulmanes de son voisinage. Une guerre horrible en a suivi.
Je quitte Utopia dans quelques jours. Nous allons émigrer dans la colonie du Brésil. Ici la révolution a chassé le Prince. Il devenait chaque jour plus difficile de vivre dans cette complication apportée par la crise qui a frappé les diverses productions après les catastrophes naturelles et les guerres qui se sont déroulées en Europe. A la suite des attentats islamiques contre les objectifs utopiens des représailles et des massacres perpétrés contre des populations civiles, des femmes, des enfants, des prisonniers, l’honneur était en jeu et réclamait une vengeance à la hauteur des méfaits des fous furieux inspirés par une lecture erronée du Koran. Le Prince qui a essayé d’arrêter ces représailles et de les contenir, a été immédiatement arrêté et traduit devant un conseil de guerre, sommé de démissionner sur le champ. Les immenses représailles contre tous les symboles de l’islamisme se sont déroulés dans la nuit même de la mise à l’écart de notre Souverain, avec les conséquences que nous savons.
Le Prince ensuite rétabli dans ses fonctions avec un conseil de guerre chargé de le contrôler a du gérer les événements dramatiques qui ont suivi la destruction presque simultanée de la Mecque et de Jérusalem par les fous furieux.
Des millions de morts ! de chaque côté… Et un moratoire sur les armes atomiques…qui tiendra quelques semaines au plus vu le déroulement des opérations militaires et politiques.
Le nettoyage ethnique s’est déchaîné partout où des non musulmans cohabitaient avec des entités musulmanes. Utopia a expulsé tous les étrangers musulmans de ses territoires. Les fous furieux d’ici se sont immédiatement mis au travail. Ils ont exécuté en les brûlant sur la place publique de la  Nation, la plus part des citoyens qui pratiquaient en secret ou même en se montrant la religion islamique, et ont ostracisés presque tous ceux qui avaient quelques liens avec eux. J’avais quelques liens avec des islamistes notoires vu mes fonctions et je suis devenu la cible des ultras qui ont pris le pouvoir. Le Prince qui s’est opposé autant qu’il a pu à ces expulsions a été pris à parti par les manifestants qui s’en sont pris aux symboles de la Principauté, et qui l’ont finalement contraint à démissionner définitivement. Le Prince voulut abdiquer en faveur de son fils aîné, mais les révolutionnaires avaient d’autres projets et ils ont mis à la tête de l’Etat, la fille aînée du Prince qui depuis dirige l’Etat en contradiction avec les méthodes et les directives anciennes. Une vraie chasse aux sorcières a été entreprise par les nouveaux maîtres. Tout le monde est en armes et les meurtres de soit disant agents de l’ennemi se produisent régulièrement. Chaque jour on apprend la mort de dizaines de soldats engagés dans les combats acharnés qui ont lieu autour de la principauté encerclée par les forces ennemies. Les avions bombardent sans cesse le territoire au hasard le plus souvent. Beaucoup sont abattus et les équipages qui sont capturés sont massacrés de manière ignoble. D’après le code local de la guerre, ceci n’est que la conséquence de ce type de guerre disproportionnée. N’ayant  pas d’aviation, les représailles contre les installations de l’ennemi ne peuvent être faites que par des bombes portées par des fusées. Or celles ci se révèlent finalement peu précises et peu fiables, malgré les efforts immenses consentis pour les mettre au point. La marine a été tellement bombardée qu’elle est presque hors d’état de faire simplement la police côtière ; seule la lutte contre les aéronefs et les missiles a eu quelques succès . A présent il ne reste presque plus de munitions et les usines qui les produisent sont totalement désorganisées. Seules les bombes atomiques et leurs lanceurs sont indemnes et pourront être utilisées si la situation devient critique. Mais le général en chef reconnaît que la situation d’encerclement est telle que ces moyens lourds et distants ne résoudront pas les implications du combat autour de la citadelle. Rien ne sert de bombarder avec des fusées des objectifs mouvants et peu fiables. Les ennemis possèdent aussi des armes qui neutralisent la plus part des attaques importantes et les réduisent presque à néant. La guerre non conventionnelle est la seule solution envisageable.
Des commandos sont donc envoyés pour détruire les centres de commandement des assaillants. L’éradication des différents centres de formation des milices se poursuit. Leur quartier général des Baux de Provence a été détruit. Mais la disproportion des forces est telle que la fin ne laisse pas beaucoup de doutes. La Nouvelle Jérusalem est pratiquement condamnée à être détruite par cette guerre. Si elle survit, il est certain qu’ elle saura reconquérir le territoire européen sans perdre son âme. La plus part des populations indigènes de l’Europe se tournent implicitement vers elle et veulent la rejoindre dans sa lutte contre l’invasion islamiste. Les gouvernements actuels sont déboussolés et ne savent plus qui fait quoi et comment faire totalement minés par la subversion de leurs élites islamistes. La guerre civile qui couve et se prolonge depuis des années semble désormais inévitable partout autour de toutes les grandes villes dotées de ceintures et de banlieues islamisées qui se sont érigées en républiques islamiques.
L’usage des armes nucléaires étant désormais abolis par la convention d’armistice la dissuasion nucléaire ne fonctionne plus. Mais l’armistice est fragile car les attentats islamistes se poursuivent. Les bombes tombent toujours sur le territoire d’Utopia, tuant indistinctement toutes les populations locales. Les dirigeants ennemis laissent toujours les différentes milices terroristes tirer leurs roquettes vers le territoire. Tant qu’il y aura dans la guerre des entités étatiques qui ne sont pas capables de juguler le terrorisme sur leur territoire, la guerre se poursuivra et elle ne pourra être que cruelle et inhumaine.
Les humains vivant à Utopia n’ont pas de solution de repli, ils peuvent envoyer leurs enfants, leurs femmes et leurs vieillards dans les différentes colonies de la mère patrie épargnées par la guerre absurde actuelle. Mais ils ne peuvent pas et n’accepteront jamais d’être occupés et reprogrammés comme les Japonais et les Allemands l’ont été à la fin de la guerre de 1939, après l’occupation qui a commencé pour eux en 1945. Les Utopiens ont leurs martyrs et ne seront jamais colonisés par n’importe qui. Ce sont des hommes libres qui ne veulent que vivre libres et indépendants.
Cette convention n’arrêtant pas la guerre de conquête des ennemis, il reste comme dernière semonce le bombardement des capitales de l’ennemi. Quelques unes ont été déjà anéanties, pour l’exemple, à chaque attaque contre le territoire. Marseille même a été bombardée chaque fois qu’il y avait une attaque de roquettes contre des cibles civiles. Et ici les cibles militaires sont aussi civiles pour l’essentiel. L’ennemi y a perdu des centaines de milliers de ses combattants potentiels. Les pertes humaines de la principauté sont elles désormais de près de dix pour cent de la population. Les militaires tués ou fait prisonniers sont au nombre de plusieurs dizaines de mille. Les prisonniers ennemis dépassent les cent mille et posent un problème insurmontable aux autorités qui doivent les interner et les nourrir.
La prochaine cible pourrait être Paris, mais l’ennemi a promis dans ce cas de riposter par la vitrification du territoire.  Cette guerre finira par un bain de sang où il n’y aura pas de vainqueur. Les armées ennemies qui envahiront Utopia seront elles exterminées car ici tout le monde sait se servir d’une arme, dispose de tous les moyens pour effectuer des actions décisives contre toute forme d’occupation militaire. Des centaines de chars explosés sont visibles partout dans le nomansland de la frontière, aucun n’a pu pénétrer dans le cœur du territoire pour le moment, mais la fin viendra bientôt si rien n’arrête la folie actuelle. Des carcasses d’avions, de véhicules amphibies et d’hélicoptères ennemis par dizaines sont visibles au milieu des champs et dans les canaux. Il serait temps de négocier. Mais le gouvernement qui négociera la paix sera sans doute désavoué et ses membres assassinés. Une trêve a été organisée pour que les populations civiles puissent quitter si elles le désirent la principauté. Nous profiterons de cette possibilité. Nos économies sont déjà transférées et bientôt nous pourrons reprendre une vie normale.
TROISIEME CAHIER
Lettre 21
Chère Kali,
Je vais quitter Utopia. Je me rends avec mon épouse chérie et nos deux enfants dans la colonie du Brésil. Nous avons déjà fait toutes les démarches pour donner toutes nos affaires ici que nous ne pouvons emporter là bas. Notre situation a changé lorsque l’opposition est arrivée au pouvoir à la faveur de la crise de régime qui est survenue lorsque le Prince Auguste a été contraint de laisser le pouvoir à son neveu Nicolas. Ce dernier entraîné par les factions les plus conservatrices, xénophobes ont fait le ménage dans l’administration et les diverses sociétés d’état. Les métèques comme moi sont devenus indésirables. On nous l’a fait d’abord sentir, puis les humiliations sont venues. Nous avons du sortir de l’enceinte sacrée du peuple et nous réfugier dans une exploitation sur la côte. Ensuite nos différents contrats ont été revus et transformés. Le tout s’est fait sans modification de la loi, simplement par des magistrats et des fonctionnaires appliquant les résolutions du Conseil. Les Assemblées ont voté sur un mémorandum annulant toutes les dispositions qui nous étaient favorables. Ceci avait commencé par la mise en pièce de la Constitution de l’Etat par le Sénat qui avait brandi la menace extérieure comme Raison d’Etat supérieure à toute autre considération.
Le Prince est parti en exil à Fatu Hiva qui fut une des résidences de la fin de vie du prophète de la religion d’Etat. Nous devions le rencontrer avant ce départ mais un manifeste des citoyens et du conseil interdit toute forme de collaboration et de rencontre des citoyens avec lui. Il fut encadré par l’armée jusqu’à son départ. Son avion partit le jour qui suivit sa démission et son éloignement voté par le conseil issu de la nouvelle majorité.
Je profite de cette lettre qui sera la dernière que je ferai t’expliquant les règles qui ont cours ici. Pour te parler des différentes choses que nous devons tenir secrètes ; car il est considéré comme impie et criminel d’en faire état et de les décrire.
Les citoyens utilisent entre eux une langue particulière. Certes l’Anglais est la langue officielle qualifiée d’universelle, dans laquelle tous les textes officiels, juridiques et politiques sont écrits. Mais il y a aussi la langue utilisée dans la liturgie et dans les différentes affaires secrètes de l’Etat. Une langue qui a beaucoup de secrets, car elle comporte des niveaux différents de lecture, les mots et les expressions ne veulent pas toujours dire la même chose, il y a même trois niveaux de compréhension généralement,  et il faut une grande connaissance de ce que l’on peut nommer la mythologie grecque, latine et scandinave pour la décrypter. Il s’agit du grec ancien qui a pour bases essentielles les deux ouvrages attribués à Homère. Les locuteurs qui s’expriment en grec peuvent généralement en comprendre les mots mais sont bien incapables d’en recueillir le sens sans un traducteur. Cette langue est réservée aux citoyens de l’élite dirigeante et l’apprendre à un étranger est considéré comme un délit grave. Les enseignements essentiels de la religion sont rédigés dans ce langage, bien que le Prophète les ait formulé généralement en Français, lui même étant très peu versé dans les langues étrangères. Les différents textes annexes qui ont quelque importance pour cette religion proviennent d’autres sources : comme la Bible chrétienne, la Thora, le Koran, les Upanishads, le Véda. Les différentes prophéties et les mythologies des peuples du monde entier ont été semble t’il compactées, concentrées par sujet et rassemblées dans un document nommé « Références ». La vision du Prophète est concentrée dans un livre secret que seuls les initiés de haut rang peuvent consulter et comprendre. A partir de la révélation du Prophète une Communauté est née qui a traduit les mots et les actes du fondateur de cette religion en mots et actes. Il s’agit d’une conscience sectaire très forte qui fait référence à un lien privilégié existant entre la Foi  et la Personne Suprême, cette union entre Dieu et son Peuple est singulière reposant sur des « à priori » si simplistes et si mystérieux que beaucoup de citoyens s’en moquent ouvertement lorsqu’ils sont dans les brumes de l’alcool, ou qu’ils voyagent hors de la contrainte qui pèse sur eux nuit et jour dans la vie de la cité.
Cette attitude est punie sévèrement lorsqu’elle est connue. A l’exemple de Socrate qui fut condamné à mort pour avoir par des phrases et des mots insulté les croyances religieuses du peuple. Les citoyens coupables d’avoir émis des opinions contraires aux dogmes de la religion officielle sont lourdement condamnés ; comme « socratique ». Etre traité de « socratique » est la pire des insultes. Certains sont même mis dans une fosse et exécutés par lapidation lorsqu’ils ont tenté de réformer le texte sacré essentiel qui est la description fantastique et miraculeuse de la vision du Prophète lorsqu’il fit part de son expérience à ses disciples. Les femmes qui s’éloignent des enseignements découlant de cette doctrine sont considérées comme des prostituées et sont même condamnées à servir l’Etat comme prostituées dans les différents harems ou bordels qui servent au bon plaisir des élites.
Je ne connais que par ouï dire ces prescriptions qui obligent tant de braves citoyens à se comporter comme des justiciers implacables et à tenir leurs engagements religieux jusqu’à la mort, sans faiblir. Je sais que le premier commandement est celui qui oblige à dire la vérité quoi qu’il en coûte dans toutes les circonstances, ceci bien sûr aux autorités de la secte et à eux seuls, non aux étrangers qui doivent être mystifiés autant qu’il est  possible sur toutes les activités réellement importante de l’Etat. Ce qui déroge aux principes communs et va à l’encontre des autres doctrines existantes. La conséquence de ceci est qu’il est assez facile de faire des affaires avec les Utopiens qui disent toujours la vérité qu’ils connaissent, si ils peuvent la dire, quand ceci leur est permis.  Dans le cas contraire ils ne disent rien et se tiennent à l’écart des choses qui leurs sont défendues par leur loi religieuse. Les femmes ne se conduisent pas comme des putes, même lorsqu’elles ont des fonctions qui leur permettrait de le faire. Elles sont fidèles à leurs partenaires tant qu’elles ont l’obligation d’avoir des enfants, et généralement ne divorcent que très peu tant que leurs enfants sont là. Elles s’en tiennent généralement là ensuite  et s’occupent de leur nombreuse famille, et surtout des petits enfants, bien plus généralement qu’elles n’ont pu le faire pour leurs propres enfants. Les hommes s’attachent généralement à une seule femme et n’usent pas des facilités nombreuses qu’ils peuvent rencontrer dans les diverses assemblées qu’ils fréquentent. Seuls les nobles et l’élite ont des harems fourmillant de concubines ainsi que de nombreux enfants nés hors des liens du mariage. Et pourtant le divorce est ici d’une simplicité extrême. Il suffit de déclarer vouloir divorcer devant trois témoins de sa communauté. Ces témoins doivent assurer que le citoyen qui veut divorcer est bien en état de juger de ses actes. Le notaire présent  rédigera l’acte de divorce. Celui ci s’appliquera dés qu’un des conjoints le fera enregistrer.
Il en est de même d’ailleurs pour le mariage. Pour le mariage il faut impérativement que les deux futurs époux soient présents devant le notaire et qu’ils décident librement de s’unir. Pour le divorce n’importe lequel des époux peut simplement décider de rompre le lien. Il n’y a aucune obligation qui résulte du divorce. Les obligations prises lors du mariage subsistent donc généralement inchangées, tant que les deux contractants n’ont pas mis en œuvre les procédures visant à les modifier.
Ces obligations étant des actes privés n’interfèrent pas dans le mariage ou le divorce, elles sont contractuelles et donc soumises aux règles classiques de réciprocité et de jouissance réelle de la chose promise et actée. Nul ne peut se prévaloir de ses manquements pour obtenir quoi que ce soit ce qui limite prodigieusement les conflits.
L’Etat ne fait aucune différence entre personnes mariées ou non, seul compte les enfants qui ne sont la propriété de personne et qui s’autodéterminent dés qu’ils ont atteint l’âge requis. C’est à dire dix ou douze ans ou lorsqu’ils ont obtenu de leurs parents cette émancipation. L’âge de la majorité légale varie selon les cas et dépend notamment du niveau scolaire atteint et des actes de guerre et des périodes passées au service de l’Etat.
Le passage à la majorité dépend d’un examen très complexe à réussir. Seuls ceux qui sont aptes à être des adultes responsables sont déclarés majeurs. Les autres sont sous la coupe de leurs tuteurs légaux, généralement leurs parents. Le plus souvent les citoyens qui réussissent à passer cet examen modifient ensuite leur nom pour bien montrer leur indépendance vis à vis de leurs Parents. Les filles dépendent de leur mère, et les garçons de leur père. En cas de décès du parent ce sont les grands parents ou les oncles et tantes qui prennent la suite.
Le père comme la mère ont une demi voix supplémentaire lors des différentes consultations pour chaque enfant mineur qu’ils élèvent et ceci jusqu’au jour de leur majorité. Si la garde leur est retirée, ils perdent aussitôt cette demi voix qui n’est pas attribuée au nouveau tuteur légal. Si l’enfant est initié, qu’il devient majeur, ils perdent aussitôt ce droit de votre supplémentaire. L’état accorde à chaque citoyen qui élève des enfants une part égale de la richesse nationale par enfant, et donc il est facile de devenir riche en ayant de nombreux enfants. Mais une fois l’enfant adulte cette part naturellement lui revient le jour même. Il en est de même si l’enfant décède. Et il s’agit de capitaux qui ne peuvent être gagés ou vendus, seuls les revenus doivent être employés pour des investissements qui ont un sens pour la société, et les différents services publics sont privilégiés. Il ne s’agit pas d’utiliser ces biens pour consommer des produits et faire n’importe quoi. Il s’agit d’argent public que chaque citoyen doit utiliser non selon son bon vouloir mais dans le but de promouvoir la société. En fait il s’agit d’actions de l’Etat qui rapportent beaucoup au fur et à mesure que se développent les différentes productions et que l’économie locale s’infiltre partout dans toute la sphère économique mondiale. Ceci est le gage de la bonne cohérence de ce peuple où il n’y a pas de ce fait de citoyen prolétaire. Les étrangers eux sont confinés dans le prolétariat de manière très stricte. Ceux qui sont considérés du fait de leurs actes répréhensibles comme des xénos parmi les citoyens sont privés de leurs biens ainsi que des ressources que distribue le budget en partageant les bénéfices des entreprises. Ils ne seront plus admis dans les services publics. Les différents métèques, même lorsqu’ils vivent ici depuis plusieurs générations sont contrôlés par la police financières et les juridictions spéciales qui en cas de fraude les taxent très lourdement.
Il y a aussi régulièrement des pogroms qui sont des actes de la puissance publique consistant à dépouiller les métèques riches de l’excédent de leurs biens ; soit pour en faire don à des citoyens pauvres qui en ont besoin, soit pour réparer les dégradations commises par les étrangers dans leurs ghettos , soit encore pour les brûler symboliquement devant le peuple assemblé lorsqu’il s’agit de meubles ou objets attentatoires aux règles locales.
Toutes les septièmes années on redistribue aussi quelques patrimoines de citoyens devenus trop importants. Une liste des éventuels redistribués est constituée par le gouvernement, elle est bien publique et tous ceux qui y figurent savent qu’ils seront peut être dépouillés de l’excédent de leurs capitaux à la prochaine échéance. Ils peuvent en profiter pour régulariser d’avance leur situation.  En fait il faut que l’année se termine par le chiffre sept pour que l’on procède à cette « régularisation », et bien sûr le citoyen qui est « redistribué » doit apparaître comme un ennemi de l’Etat. On les tire généralement au sort car tous les riches citoyens sont potentiellement des ennemis de l’Etat et il est difficile d’en privilégier un plutôt qu’un autre. Ceux qui gênent le pouvoir sont en général tirés au sort. Les citoyens ne sont plus les ennemis de l’Etat lorsque leurs biens sont redevenus compatibles avec ce qu’il est possible de gérer sans présenter un trouble pour l’ordre public. Ces fonds  récoltés avec rapacité sur les riches sont bien sûr distribués aux citoyens nécessiteux. Mais pas directement. Ils forment un ensemble de biens confisqués qui alimentent un marché très juteux de revente de biens spoliés par l’Etat.  Ainsi si un immeuble est facilement divisé en logements vendus alors à chaque occupant, d’autres biens moins divisibles comme des métaux stratégiques ou des pierres précieuses sont mis en vente dans les marchés spécialisés pour financer le trésor public.
Les pogroms régulent la population immigrée et servent à éliminer les familles mafieuses qui en sont les leaders. Cette quasi institution  se fait généralement après qu’une émeute se déroule dans un quartier ou qu’un attentat contre l’Etat ou contre un citoyen a été perpétré, ce qui est fréquent. Les métèques qui sont visés sont généralement ceux qu’on soupçonne, le plus souvent à tort de servir les intérêts étrangers. Pour ceux qui sont considérés comme des espions, ils finissent dans les camps de concentration avec toute leur famille et toutes les personnes même ceux qui ont la qualité de citoyen qui les ont approchés. Certains qui vivent de trafics criminels notamment sont pendus pour l’exemple sur la place du marché du ghetto réservé aux métèques. Lieu qu’il n’est pas bien vu de fréquenter pour les citoyens. Les citoyens s’en moquent généralement et font leurs courses dans ces bazars, car les magasins d’état manquent souvent des produits de première nécessité et bien sûr aussi de tous ceux qui sont prohibés et les produits locaux qu’on y trouve sont souvent de très mauvaise qualité, très onéreux par rapport aux produits échangés sur le « marché de la racaille » comme on appelle généralement ce lieu ou tout se marchande.
De même, les citoyens les plus corrompus, et les jeunes générations en goguette fréquentent les établissements de plaisir qui fleurissent dans les bouges et les caves du ghetto, ils y trouvent tout ce qui est interdit dans l’enceinte sacrée et se vautrent souvent dans la fange en sortant de ces tripots et de ces lupanars.
Ramassés par les sentinelles ou les commandos qui assurent la garde des points d’accès, ils sont généralement tout d’abord tabassés. On les jette pour leur pénitence dans une mare bien poisseuse pour les désouler et on les conduit pour quelques jours de réflexion et de contrition dans des camps de travail spéciaux ceux qui touchent le plus aux ordures et aux choses nauséabondes qui assurent leur rééducation par le travail, le sport et des flagellations dont ils ne sortent pas toujours en très bon état. Certains sont chargés de ramasser les cadavres, d’autres de nettoyer le sol dans les zones les plus boueuses.
Toute cette répression se fait sans qu’un juge et un avocat ne puisse songer à intervenir. Il s’agit d’une justice sommaire militarisée qui agit de manière discrétionnaire, ce qui bien sûr est la cause de nombreux abus. Mais la terreur qu’impose ainsi les forces de l’ordre fait aussi qu’il y a parfois des citoyens rebelles qui se révoltent et qui assassinent même les gendarmes qui les ont surpris dans une position équivoque sortant d’un bouge du ghetto.  Alors surviendra un grand nettoyage dans le ghetto avec des opérations de redistribution à la clef.
Les caïds du ghetto en ont conscience et ils veillent à ce qu’il n’y ait pas de débordement dans leur secteur. Se mettant ainsi à l’abri des réparations publiques qui sont effectuées à la suite d’un incident notable. Beaucoup de citoyens sont rejetés du ghetto avant d’y avoir déclenché un incident.
Le fait que chaque citoyen a reçu une formation de soldat d’élite et qu’il connaisse toutes les techniques des combattants rend cette tâche de surveillance et de répression très dangereuse. Un individu appartenant aux forces spéciales en dépression à la suite d’une affaire sentimentale a ainsi tué tous les membres d’une patrouille qui l’avait surpris dans un état d’ébriété, avant de se suicider lorsqu’il a pris conscience de la folie de ses crimes.
Depuis les arrestations sont faites avec encore plus de détermination, et de sécurité, les policiers tirent si il y a le moindre geste inconsidéré.
Ces citoyens considérés comme dangereux, une fois leur peine accomplie portent une marque distinctive visible cousue sur leur vêtement qui les signale à l’attention de chacun. On pourrait penser que de tels traitements dissuadent tout le monde d’agir avec violence, mais c’est loin d’être le cas. Les excès de la répression font qu’il y a de plus en plus de citoyens qui se livrent à ces activités délictueuses, simplement par goût de la transgression, et parce que ces actes sont permis presque partout dans le monde libre. Ainsi est il très difficile de trouver un seul citoyen du bas et moyen peuple qui n’a pas été pris dans les circonstances dégradantes pour lui. Mais généralement ce citoyen a obtenu sa libération en versant une forte somme aux autorités. Seuls les naïfs et les simples d’esprit se font donc prendre et subissent la déchéance. Les autorités sont ainsi devenues laxistes à l’excès et ceci passe pour une preuve d’humanité alors qu’il s’agit simplement d’une lâcheté abominable. Les déviants se font généralement aussi tatouer sur les parties visibles de leur anatomie des motifs qui expriment leur déviance et leur haine de la société.
L’homosexualité a toujours été considérée ici comme une chose prohibée pour les gens normaux, réservée à la racaille et aux asociaux. Elle ne peut s’exprimer librement dans la cité. Les homos sont ici regardés comme des bêtes curieuses qu’on chasse manu militari de toute enceinte publique et qui ne peuvent acquérir aucun droit et aucune responsabilité. Il leur est interdit d’entrer en contact avec la jeunesse de quelque moyen que ce soit, si ils sont jeunes on les relègue dans des zones éloignées situées prés des frontières dangereuses où il n’y a pas d’enfants. Leurs livres et leurs paroles sont censurées. De temps en temps on en pend quelques uns pour l’exemple, le plus souvent lorsqu’on peut leur imputer avec assez de preuves matérielles ou des témoignages recoupés sérieusement un acte pédophile qu’on peut qualifier de viol dans leur  entourage. Les actes pédophiles hétérosexuels sont ici très bien considérés lorsque les victimes sont dites consentantes, on considère qu’il s’agit simplement d’initiation,  mais on n’accepte pas que ces actes soient répétés et qu’il y ait pornographie et usage collectif d’un ou d’une mineure.
Tout mineur « initié » ou toute mineure « initiée » doit se marier immédiatement et cesser de vagabonder.
Les mineurs « initiés sexuellement» ont l’obligation de fonder une famille avant tout et avec un conjoint de leur génération si c’est possible. Tout le reste n’est pas permis et donc est prohibé de fait. Les citoyens les plus considérables ont souvent des relations avec plusieurs jeunes femmes qui sont  confinées dans des sortes de harems ; ils ont aussi des maîtresses souvent issues des professions du spectacle et de la mode qu’ils entretiennent occasionnellement dans des palaces spécialisés, ou avec lesquelles ils voyagent à l’étranger. Ils recrutent souvent par l’intermédiaire de rabatteurs cyniques de très jeunes femmes tout au long de leur vie et ceci même lorsque leurs activités sexuelles froissent la morale publique. Ce sont eux qui entretiennent surtout des concubines étrangères, et qui les font même pénétrer à l’intérieur de l’enceinte dans leurs appartements alors même qu’elles n’en ont pas le droit légalement. Leurs différents serviteurs sont eux aussi des métèques, et ils sont même préalablement castrés lorsqu’il s’agit de gardiens des harems comme ce fut la coutume en Orient. Vu la loi sur le viol ce sont souvent les anciens violeurs qu’on retrouve gardiens dans les harems.  Le droit ici ne repose pas sur la liberté, ni sur l’égalité, ni même encore sur la fraternité des citoyens, mais sur la qualité et sur les fonctions tenues par les citoyens. Certains ont tous les droits, d’autres certains droits seulement, le menu peuple n’a pour sa part qu’une très faible possibilité de transgresser les lois et les tabous que les puissants et bien en cour transgressent allègrement. Mais ceci est quand même ce qu’on trouve un peu partout dans le monde, …il me semble…
Il est fait défense à tout agent public de faire des affaires en liaison avec son mandat. Les magistratures sont souvent tirées au sort, et ne durent que quelques semaines, parfois une année, mais jamais plus. Les agents publics pourraient être irréprochables s’ils avaient un bon salaire, mais comme c’est peu le cas, ils se paient sur la bête et font des trafics de toutes sortes en prenant prétexte de leur faible rémunération. La taxe locale est ici fort variable. Toute action publique est rémunérée par le citoyen qui en profite, ou qui en a besoin simplement. Il s’agit semble t’il d’un simple calcul de bon sens des autorités, qui les dispense d’établir des impôts injustes qui spolient les gens normaux au profit de ceux qui font toujours des histoires et qui ne savent pas gérer leurs affaires. Aussi le système pernicieux de taxes locales à la tête du client est très souvent considéré ici comme une bonne chose. Un certain nombre de citoyens ont aussi réussi à établir des péages pour leur propre compte sur le domaine public, et ils se passent même les charges ainsi créées de génération en génération. D’autres vont jusqu’à protéger des biens et des personnes sans qu’on le leur demande établissant une sorte de racket légalisé par l’autorité qui considère qu’il s’agit d’un emploi normal de la force. Ces surveillants dépendent généralement de ce qu’on peut nommer la mafia locale. Ils sont intouchables et personne ne saurait s’en prendre à un de leurs membres. La justice est entre leurs mains, comme l’armée et la police. La liberté comme on le voit est assez réduite même  pour ceux qui sont des membres bien pensant de la société. Ceux qui sont mal pensants finissent toujours par aller faire un séjour de quelques mois  dans les camps de travail. Et là si ils pensent mal et sont vraiment de travers en fonction des critères locaux, ils sont rééduqués par leurs compagnons d’infortune qui les cadre avec quelques corrections physiques. Qui survit à la loi des camps trouve que celle de la jungle utopienne est bien douce.
Toute la société s’auto épie continuellement. Les voisins se dénoncent entre eux à l’autorité politique. Une gigantesque toile d’araignée prend tous ceux qui complotent contre la Nation, et les sanctions tombent sévèrement, au moment le plus inattendu. Les criminels sont généralement arrêtés lorsqu’ils sont endormis profondément, on leur lie les mains et on entrave leurs jambes. Si ils émettent des sons qui ne sont  pas appropriés on les ballionne après leur avoir enfoncé une sorte de poire d’angoisse dans la bouche. On couvre leur tête d’une cagoule, et leurs yeux sont bandés, on leur met ensuite une bande plastique autocollante avec du coton à l’emplacement de chaque œil. Ils sont aussi dévêtus, on enlève tous les lacets, cravates, ceintures, on coupe les boutons parfois aussi, et bien sûr tous les documents et toutes leurs affaires personnelles sont saisies. L’irruption des agents qui procèdent à l’arrestation est réalisée très facilement car les domiciles sont protégés par des caméras qui filment toutes les allées et venues nuit et jour. Il y a aussi des caméras partout dans tout le territoire, et chaque habitant est en possession d’une carte d’identité portant une puce électronique qu’il doit obligatoirement mettre en œuvre chaque fois qu’il passe un portail. Et il y a partout des portails automatiques, la police suit ainsi à la trace toutes les allées et venues de tous les suspects.  Un logiciel est chargé de détecter les fausses identités.
C’est un jeu d’enfant de retrouver un suspect avec ces informations. Tout le monde a peur et la peur est bonne conseillère car elle évite bien des crimes, même si elle en fait commettre aussi, mais très rarement il est vrai.
Heureusement la vie continue imperturbable son merveilleux travail de tisserande, et magnifie tout dans cette société. Les enfants sont beaux, rieurs, heureux, nombreux surtout. Et il ne viendrait à l’idée de  personne de leur faire du mal, d’avorter, de les assassiner. Et ceci est déjà tellement une victoire par rapport au siècle passé qui vit le déferlement des avortements, la réduction dramatique des naissances des indigènes. Ceci avait pour cause, et comme conséquences l’entrée en masse des envahisseurs. La main mise des  colonialistes et des entités étrangères qui sont la principale cause de la balkanisation des zones urbaines du continent européen.
Ceci me fait penser à notre propre histoire.
Après que les musulmans venus d’Afganistan eurent pour la première fois envahi l’Inde, tuant, pillant, détruisant les temples par dizaines de milliers, lorsque le plus grand génocide qui se soit produit sur la terre eut lieu alors; au moins un quart de la  population périt alors, femmes et enfants surtout, et aussi tous ceux qui ne combattent jamais par les armes. Dans notre culture, seuls les membres de la caste des guerriers , les Ksatrias allaient au combat, les autres ne s’occupaient  pas de  ces affaires violentes. Dans cette catastrophe qui annonçait la domination future des Moghols et des Turcs, qui imposèrent leurs valeurs démentes, sous couvert de leur religion prépondérante, il y eut dans le peuple indien un sentiment de honte et de dépit. Certains finirent par renier leurs ancêtres et devinrent alors des musulmans fanatiques, des malfaisants. Ils propagent encore cette forme de culture et de vie en société dévoyée au Pakistan actuel, souk des pires produits de l’intolérance et du fanatisme. C’est ainsi aussi que les indigènes européens passé à l’islam agissent tyranniquement et par le fait des agressions terroristes contre les populations. Ils se sont alliés avec le conglomérat des islamistes venus du Magreb et de toutes les zones islamisées de la terre pour conduire cette guerre totale, de conquête définitive de l’Europe. Ceux qui naïfs croyaient en fondant les principautés islamiques du Kosovo et de Bosnie protéger la péninsule européenne des attaques et de la conquête musulmane se sont trompés. Ils ont introduit le loup dans la bergerie. Ceux qui laissèrent pendant des décennies les musulmans d’Afrique, d’Asie et d’ailleurs débarquer par millions et s’incruster dans les zones les plus riches des territoires de l’Europe se sont lourdement trompés. Eux ils n’ont jamais payé pour ces crimes, car l’invasion et le colonialisme sont des crimes inexpiables, des crimes contre l’humanité qui engagent ceux qui les ont commis et leurs descendants. Ils n’ont pas payés pour les guerres civiles qu’ils ont générées et qui étaient tellement prévisibles. Car y a t’il jamais eu une seule invasion musulmane qui n’ait conduit à une guerre civile, et à une partition des territoires envahis. Jusqu’à la fin de la lutte qui voit l’extermination des minorités résiduelles, ou leur départ forcé.  Eux les riches et les puissants qui ont ouverts les portes de notre sol sacré aux envahisseurs, ils sont partis ailleurs, ils se sont enfuis avec toutes les richesses qu’ils ont confisquées aux peuples européens indigènes. Ils continuent leur vie de nantis et d’usuriers. Ils sont dans les Iles bienheureuses, dans les ghettos des montagnes suisses, celles qui n’ont pas été touchées par l’invasion musulmane. Ils sont dans leurs ghettos de riches à l’abri des nuisances sociales importées sur notre sol par la conquête islamique.
QUATRIEME CAHIER
Chère Kali,
Je te transmets  un extrait du livre du prophète d’Utopia.
PROPHETIES CONTRE L’OCCIDENT.
Et Caïen tua son frère Abel. Tous les hommes furent des frères avant d’invoquer les vols et les confiscations issus des crimes et des guerres pour justifier leur primauté et valider leurs titres de propriété. L’acheteur d’un bien volé se croit légitime propriétaire. C’était un désert et moi et les miens en firent un jardin, un paradis ; en vérité ces mensonges n’enlèvent rien aux crimes qui tachent cette possession démoniaque. 21décembre 2012. Fin de notre ère actuelle.
Les nomades qui envahissent les terres de culture, et les rendent stériles avec leurs troupeaux. Les immigrants qui s’installent et prolifèrent jusqu’à devenir les plus nombreux et lorsqu’ils le sont éliminent les autres sous prétexte qu’ils ont la majorité. Ceux qui monopolisent le pouvoir par des actes mafieux.
Ces hommes héritent de leurs parents et prétendent que les crimes de leurs ancêtres ne les concernent plus. En vérité ils sont coupables et devraient périr. Pour cette raison les pires criminels font des enfants aux descendantes de leurs victimes pour se racheter.
Chaque homme aurait droit à une juste part de la terre, non par sa naissance, mais par héritage. Or beaucoup se sont vu privés de leurs héritages, par les accapareurs et les usuriers, par les vainqueurs qui en firent des esclaves et des sujets, des serfs. Si il suffit de s’installer sur une terre pour en revendiquer la possession, alors toute possession est un vol, et tout Etat qui justifie ce vol doit être détruit.
Heureux ceux qui ne possèdent rien obtenu par fraude et vol, eux et les leurs, qui pourra laver l’argent et l’or qui a été acquis par fraude et par des trafics ignobles. Même mille générations ne rendront pas ces biens légitimes.
Le but de tout homme doit être de posséder que son héritage. Or souvent il leur fut volé. L’arrogance des possédants voilà le signe du mal. Ce qu’on nomme pharisianisme, la pire des mascarade, ce qui se traduit par la charité faite aux pauvres que l’on maintient en esclavage par des lois qu’on prétend justes. En vérité les lois justes qui maintiennent les pauvres dans leur pauvreté et leur esclavage sont des lois injustes.
En vérité il n’y a pas de guerres légitimes dictées par l’impérialisme et le colonialisme. Le jugement de Dieu s’affranchit des lois humaines, il reconnaît la guerre comme juste lorsqu’une caste accapare la richesse et le pouvoir.
La Royauté est le seul gouvernement juste et véritable. Toute démocratie est fatalement atteinte de perversité et de décadence, et ne respecte rien. Les hommes doivent être dirigés par des Princes qui n’ont pas leurs faiblesses. Qu’ils soient justes et surtout honnêtes, vraiment intraitables avec les vices et les soumissions aux forces démoniaques qui s’emparent de toute civilisation et culture. Ne laissez pas vivre les sorciers et les sorcières parmi vous n’en acceptez pas même les simulacres, car ce sera le signe que votre justice est corrompue. Et votre cœur se corrompra. Que tout homme qui injurie soit plongé dans la boue, la face contre terre et fasse pénitence. Que tout voleur subisse la loi des voleurs et soit privé de tous ses biens. Que celui qui viole un serment perde figure humaine et soit considéré comme un animal nuisible, chassé dans le désert le plus aride.
1 De la destinée de Jérusalem et des Eglises.
Jérusalem. L’Ange du Seigneur, « Gabriel » gardien du tombeau du Christ s’est reposé sur la coupole de la construction impie de la secte ismaélite qui occupe l’emplacement du Temple de l’Eternel. Il a traversé le miroir de la Destinée, et  prononcé la Sentence de l’Être Suprême, la Personne sans début et sans fin.
Il a appelé du néant les Prophètes et les derniers habitants de la Grande Nation qui sombra dans les ténèbres par son aveuglement et son arrogance contre les préceptes de son Dieu transmis au Peuple par ses Prophètes et que Jésus le Nazaréen a enrichi en établissant les bases des sectes juives universalistes chrétiennes. A ces sectes il rappelle constamment que la vérité est unique, et que toute division qui repose sur des propos hérétiques provient de l’hérésie des Satans, les Esprits-terrestres de l’Inéquité et de l’Incroyance. Auxquels se mêle les gens de sciences qui se prétendent savants. L’esprit de l’Eternel réclame contre la croyance partagée des Parties qui se disputent les termes du Livre en croyant détenir la vérité. « Ecartez les fauteurs de troubles! » proclame l’Eternel aux hommes qui suivent ses préceptes, « ne soyez pas leurs esclaves dociles ». « Lorsqu’un de vous prend la parole dans l’Assemblée où je suis présent qu’il se comporte comme un pacificateur, un homme de compassion qui rassemble, au besoin en écartant les rites et les croyances qui divisent les branches des Eglises. »
Jean, à qui il dicta l’apocalypse, vint auprès de l’Ange Gabriel, et de Jacob qui lutta avec lui sur les rives du Jourdain, Joseph et Moïse descendirent aussi de la sphère de clarté située prés du Père.
L’ange du Seigneur ouvrit le livre et dit :
« L’Eternel a fixé le terme de l’Occident ! Il a mesuré l’iniquité des terres de l’Ouest et des Occidentaux. Il a jugé. Cette terre sera délivrée du mal qui la contamine. La terre, l’eau, l’air, le feu sont polluées par les œuvres sataniques de la civilisation occidentale. Mais le pire est cette pollution qui affecte l’esprit et le cœur des hommes, qu’ils réalisent au nom de la justice qui sort des chaudrons maléfiques de la démocratie. Cette perversion qu’ils nomment œuvre régénérée, l’Eternel maudit la démocratie et les démocrates ces vils chiens impies, ces sectateurs des Démons de l’Enfer qui avilissent l’homme et l’humanité au nom de la majorité. Quel vote majoritaire n’est pas une confiscation du droit des minorités de prolétaires qui forment la majorité exploitée, au profit d’une minorité d’exploiteurs.
Le total des égoïsmes qui s’exprime dans la volonté populaire ordinaire est contraire à l’intérêt collectif des vivants. Cette doctrine maléfique est mise en forme par les groupes mafieux les plus démoniaques. L’extrême richesse se conjugue et va de pair avec l’extrême pauvreté. Certains héritages sont immoraux et insultent visiblement l’esprit d’égalité et de justice. Il n’est pas bon que la richesse se concentre dans les mains de ceux qui ont le pouvoir. Que l’ordonnance de distribution équitable des patrimoines soit appliquée à chaque génération. L’extrême richesse est une insulte et un scandale, tout comme l’est l’extrême dénuement des prolétaires sans droit à une portion de terre fertile.
Tous ces manquements seront condamnés par l’Esprit de Dieu. Sodome et Gomorrhe auront eu un châtiment clément par comparaison au sort de l’occident. Le grand Empire, la nouvelle Babylone, elle sera effacée et démembrée.
Tout sera justifié ! je donnerai le sceau de la justice à des gouvernants impitoyables. Et au maître de justice qui fera appliquer un code impitoyable
A ce signe il sera reconnu, il rétablira la peine de mort pour les assassins et ceux qui usent de violence contre les faibles, et aussi contre ceux qui suscitent les œuvres démoniaques,  qui usent de charmes et d’envoûtements, qui font des œuvres contre nature.
Les Peuples envahisseurs de l’Occident seront considérés comme des Prédateurs, ils sont la preuve de l’incohérence et du mauvais gouvernement des Nations occidentales. Les pourvoyeurs de drogue, les assassins qui s’implantent en Europe qui vivent d’expédients, races de fourbes, de renards malfaisants, de loups cruels, de vautours et d’aigles charognards. Que tous ces malfaisants soient extirpés et expulsés de l’Occident sans aucune faiblesse et sensiblerie.
Que ceux qui ont corrompu l’Occident soient jetés dans une fosse, et que chacun leur jette la plus grosse pierre qu’il peut porter. Que les livres de pornographie et de décadence soient détruits.
Que ceux qui ont tué des innocents, se prétendant inspirés par l’Esprit de Dieu ou un Prophète soient exterminés et  jusqu’à la dixième génération relégués hors des terres ou le Rédempteur réside.
Que ceux qui ont tué délibérément par terrorisme soient retranchés du monde des vivants. Que ceux qui les ont inspirés et aidés à accomplir ces horreurs soient aussi effacés jusqu’à la dixième génération. Tu ne laisseras pas vivre la race des Assassins. Sentence du Seigneur : que ces meurtriers qui ambitionnent de promouvoir leurs clans et de convaincre leurs frères humains en pratiquant des œuvres criminelles abjectes soient rayés du livre de la vie, eux et leurs clans qu’ils soient réduits en poussière et que leur poussière maudite soit dans l’enfer à jamais.
Que tous ceux qui ont pratiqué l’infanticide jusque dans le corps de la mère soient rayés de la liste des vivants. Ceux qui ont réalisés la promotion de l’avortement comme étant une œuvre de justice qu’ils soient livrés à l’abomination. Que toute leur descendance soit maudite jusqu’à  la fin des temps. Que ces mêmes qui ont perverti le Peuple faisant de presque toutes les femmes des prostituées, et des hommes des luxurieux abominables, soient traités comme des porcs dans leur enclos fangeux ; même les animaux ne se conduisent pas aussi. Ces hommes qui ont pratiqué la luxure, et ceux qui ont assurés la promotion de ces perversions qui ont mis des eunuques, des sodomites et les trafiquants de drogues à la tête des Nations, qu’ils soient détruits eux et leurs œuvres de mort. Que la Rome inique sans dignité et sans postérité qui dirige l’Eglise, cesse de faire des serviteurs de Dieu des célibataires voués au célibat stérile. Les meilleurs par ce règlement absurde et abominable n’ont pas de successeurs. Ceci en fait des hommes injustes, sans  morale, car coupés des réalités objectives de la vie. Cette réalité est un génocide stupide qui stérilise les nations chrétiennes. Un génocide de mes Peuples !. L’occident est détruit par la philosophie issue de l’esprit de réforme. La vérité issue des mathématiques est totalement illusoire et invariablement néfaste. Toute loi fondée sur les aspirations d’une minorité à dominer est immorale, même si elle est intellectuellement juste et qu’elle est votée par la majorité. La marque de la tyrannie c’est l’immigration. Toute tyrannie impose  l’esclavage, et l’immigration est l’esclave par nature.  Le prolétaire importé pour remplacer, métisser et détruire les droits des indigènes.  En vérité toute tyrannie favorise et impose un métissage destiné à détruire les droits naturels des indigènes. Les métis n’ont droit à rien, étant métis, et les indigènes encore moins étant indigènes. Seuls ceux qui se transforment en laquais et copie des maîtres sont considérés comme ayant le droit de posséder quelque chose, des miettes le plus souvent. Ainsi l’occident est mis en pièces depuis des siècles par un capitalisme outrancier. Les usuriers affairistes sont devenus la puissance dominante.
Quelques familles détiennent l’essentiel de la richesse présente sur la terre. Et ceci est ignoble et répugne à Dieu. Car cette richesse est essentiellement maléfique. Elle provient des œuvres infernales pour l’essentiel.
Le Seigneur comprend, approuve les voies diverses nées de la Réforme, mais il souhaite l’unité des hommes et une religion qui ne soit pas un obstacle entre eux. Or ces religions issues toutes de la volonté de Dieu de tendre la main à l’humanité sont concurrentes, et diverses culturellement. Elles prétendent toutes détenir l’extrême, voire la seule vérité. Or elles ne sont que approximations très minimalistes et devraient toutes se réunir.
L’Islam a du fait de son attachement aux racines ethniques de son Prophète fait diminuer la liberté et l’intégrité de beaucoup d’hommes.
Dieu condamne la forme islamiste de la société, l’homme islamisé par la charia est un homme diminué, or la religion de l’homme doit le grandir et le rendre libre. L’Islam est utilisé comme une arme de guerre pour tenir le Peuple dans une morale vaine qui n’est que superficielle. Que tous les hommes soient délivrés des meurtres et des iniquités commise en Mon Nom, ces tortures, ces maltraitances, ces attentats terroristes, ces manières sauvages de venger le sang par le sang, et d’aligner des morts pour justifier des représailles contaminent toute la planète et doivent cesser. Que ceux qui se tournent vers Dieu par le voile de l’Islam cessent de profaner le nom de Dieu en appelant à ces pratiques barbares et primitives qui rabaissent l’homme au lieu de l’élever.
 Que les femmes soient égales aux hommes dans toutes les institutions religieuses et dans les différentes Eglises comme ailleurs, et soient aussi dans la magistrature religieuse en proportion à leur connaissance intime de la grâce de Dieu et non par le fait de leur sexe. Mais que le célibat des Prêtres soit désormais considéré comme un empêchement inconvenant, donc qu’on ne nomme plus de prêtres célibataires, pas plus qu’il ne peut y avoir de mutilé et d’eunuque célébrant l’alliance avec Dieu. Même celui qui se rase la tête commet un sacrilège lorsqu’il prétend célébrer l’alliance avec Dieu. Ceux qui découpent le prépuce des enfants mâles et castrent les femelles pour les marquer dans la chair à la loi qu’ils soient maudits comme des renégats de la liberté des hommes. Que celui qui veut se découper le prépuce se le fasse  lui même de ses propres mains. Que chacun regarde ces coutumes comme des actes primitifs et barbares dignes des humains les plus arriérés.
Paroles du Très Haut instituant la fin du célibat des Prêtres.
Il n’y a pas de séparation de l’Etat et de l’organisation religieuse des hommes qui le composent. Toutes les formes de laïcité sont des masques sataniques. Le Seigneur créateur de l’homme le sixième jour, souhaite que l’Etat qui assure la direction des Nations soit gouverné par des hommes de foi, et que les mécréants soient écartés de la direction politique des Nations. Comme devrait en être écartés, pour la même raison, ceux qui bafouent les bonnes mœurs et qui sont marqués par le Démon. Que seul un homme pieux puisse diriger un Etat, et qu’il le fasse comme un prêtre dirigerait une collectivité dont il serait le patriarche et le guide, pas avec un esprit de faction et de parti. Ils ont institué une secte qu’ils appellent laïque qui est la forme terrestre que prend le Diable et ses Ministres. Ils forment des assemblées qu’ils nomment Convent, ils ont des grands maîtres qui dictent sournoisement les astuces du Malin, qui propagent les artifices des accapareurs et des colonialistes. Cette secte a écarté la vraie religion du cœur et de l’esprit. Elle se sert de la religion comme d’un repoussoir, lorsqu’elle ne la combat pas ouvertement. L’éducation donnée aux enfants est voulue sans Dieu. Les agents de la volonté publique doivent promouvoir l’idée que la religion est une forme dépassée, désuète, néfaste du gouvernement des hommes dans la justice et la paix. Le pouvoir temporel qui n’est plus sacré par la grâce divine, mais emporté par l’élection, s’est affranchi du spirituel pour mieux le contrôler et s’en affranchir. Des Partis politiques prétendent cuisiner les mœurs, affirmer et réformer les vrais droits des hommes universels. Des chartes souvent iniques même si elles dégoulinent de bons sentiments. Elles sont comme des pièges sucrés qui sont destinées à engluer leurs proies. Ces chartes sont immorales, elles sont le socle de plus d’iniquité qu’elles n’en écartent ou n’en abolissent.  Les lois qui en découlent s’écartent des préceptes incontournables de vie dans le respect sacré du plan de Dieu qu’on écarte en prétendant qu’ils sont dépassés et primitifs. Beaucoup de lois, sinon toutes, sont faites pour faciliter les crimes et en protéger les criminels, non pour protéger, indemniser et rendre justice aux victimes. Même les prisons sont des lieux de villégiature, les condamnés sont mieux traités que les pauvres du peuple qui sont contraints de mendier et n’ont pas un toit sur leur tête. Les criminels continuent à y nuire et ne réparent pas leur forfaits montrant par là  la main mise de Satan sur cette société. Toutes les victimes sont marquées indélébilement par les actes et les procédures judiciaires et tous leurs bourreaux sont lavés et excusés. Les juges si ils appliquent la loi avec zèle excusent les pires crimes des bandits organisés, et doivent sévir démesurément lorsque le fautif est un simple citoyen. Le but du gouvernement laïque étant de faire de chacun une proie docile en le coupant de ses racines profondes et de sa communauté, de le priver de son histoire et de sa culture. Ils confisquent des Eglises pour y célébrer des cultes rendus aux os de ce qu’ils nomment Grands Hommes.
 Ailleurs ils rendent des cultes à la mémoire des soldats
autour des cimetières, ou des cendres d’un soldat mort pris au hasard dans un charnier de ces guerres abominables qui se produisent de génération en génération, fomentées par Satan. Ainsi ils louent les œuvres de Satan ! Alors qu’il faudrait débarrasser la terre de ces zones maudites il font des musées des champs de bataille, de leurs fosses communes. Ils prétendent que les morts pour la Patrie sont des hommes exceptionnels, alors qu’ils ne sont que les victimes de leurs folies et surtout de celles de leurs gouvernants iniques inspirés par les œuvres sataniques. Les Nations laïques sont des entités sataniques. Elles professent des bons sentiments mais c’est hypocrite. Les actes dictés par les bons sentiments se retournent toujours contre les victimes que ces bons sentiments prétendent protéger ou préserver.
La magistrature suprême d’un Etat est toujours celle de l’autorité religieuse. Si la religion est écartée de fait ou par des arguties abjectes c’est le signe que l’Etat est immoral et inconvenant, un bastion du satanisme. Il n’est pas bon aussi qu’un prêtre se trouvant à Rome prétende dicter la loi pour toute l’humanité. Que les nouveaux Pharisiens de Rome et d’ailleurs soient dépossédés de leur pouvoir vain, illusoire. Ils ne sont que des fonctionnaires inefficaces, des scribes verbeux, pratiquant la pire des langues de bois, surtout lorsqu’ils imitent les simples d’esprit pour être mieux compris des foules qu’ils bercent n’inepties ridicules.
Les Princes de l’Occident, Prêtres, Elus, Souverains de droit divin compromis par les Assemblées de Factieux qui les manipulent qu’ils soient fauchés, mis en gerbes et projetés dans la Géhenne.
Prince, Président, Juge, Orateur vous qui vivez du suffrage des hommes et qui les trompez abominablement parce que vous protégez et faites vivre un système pourri, vous vous êtes compromis avec Satan, l’Imposteur, le Diable.
Vous qui faites le bien en façade alors que la gangrène et la pourriture s’étendent dans les constructions collectives, que le domaine public est en jachère, livré aux appétits des mafieux les plus abominables, des sataniques les plus décidés, des bandits oligarchiques, des puissances de l’argent et du vice.
Que votre race soit maudite, que vos os exécrés soient jetés dans l’abîme et le Shéol. Que des hommes de bien vous remplacent et que la vertu succède au vice.
Condamnation des Dirigeants des Etats et des Religions.
Ne laissez pas vivre parmi vous les suppôts de Satan et les sorciers et autres charlatans démoniaques.
Les sorcières. Elles transgressent la vérité et sucent le sang, comme des vampires. Elle appellent des Démons, et les maîtres de l’Enfer, s’en prétendent esclaves complaisants, les servent de toutes les façons les plus abominables et de cette façon prétendent assurer un pouvoir terrestre, ou bafouer la justice et la vérité de Dieu. Le mensonge sur ces suppôts de Satan est constant, le journal officiel ment et nie systématiquement l’existence du Diable et des diableries. Tel est l’axiome de l’Occident satanique, le Satan n’existe pas.
Ces sorcières autres qui n’ont pas conscience de leur attachement à un Diable ou une créature diabolique, mais sont aveuglées par des humains pervers et possédés qui sont aussi les serviteurs et les substituts des Démons sur la terre. Ceux qui mêlent leurs sangs aux sangs des procureurs de l’Imposteur, et des autres Substituts de Lucifer maître des enfers qui paraissent dans les orgies et les rituels. Les Sorciers qui communient avec le Malin ; qu’ils soient tranchés, cou, tête,…, langue, main. Dieu a permis que les esprits sataniques tentent l’humanité et fasse la conquête des hommes. Si les sectes sataniques subsistent parmi vous vous serez leur bétail et leurs esclaves, ils s’empareront de vos âmes immortelles.
Pourquoi les sorciers et les sorcières sont ils désormais laissés libres d’agir à leur guise ?
Ceci pollue gravement la soumission aux lois divines.
Il ne faudrait pas laisser les sorciers se livrer impunément à leurs abominations.
L’élection institue toujours une domination d’une minorité et des clans les plus mafieux, des prédateurs, des pires profiteurs, calculateurs, négriers, esclavagistes reconvertis dans les bons sentiments et les négoces honnêtes mais qui protègent et préservent les racines du mal qui sont dans leur héritage quoi qu’ils fassent. Cette race d’usurier qui s’est infiltrée au milieu de vous. Il n’est pas juste qu’il y ait toujours des prolétaires, esclaves et valetaille des puissants. L’esclavage des prolétaires et sa forme moderne l’immigration cette source abominable de tous les trafics n’est  pas une organisation sociale valable.
L’angle mort de la Démocratie est l’absence de désignation par la grâce divine. Ceux issus du suffrage populaire par le lignage des Partis vouent Dieu à l’accessoire, au superflu, ou même en nient l’existence et la primauté, l’exigence primordiale de la foi religieuse et de l’attachement de chacun à la loi divine. Ces Partis ils sont tous des œuvres sataniques dans leur essence, des officines de mafieux. Dieu désignera son Parti et sa Faction son fils unique en sera le Chef. Que ceux qui tiennent leur pouvoir des forces maléfiques soient balayés et foulés au pieds, que le Maître de Justice vienne rétablir l’unité de la révélation divine. Il  se présentera comme un fédérateur qui détruira l’hérésie. Comme Dieu l’a promis il fera l’unité des Nations.
Condamnation de l’islamisme
Une grande partie des hommes suivent l’enseignement d’un Prophète de la Nation des Arabes. Dans cette doctrine il y a une part de paroles dont la source est Dieu lui même ; mêlées de formes obliques permettant à chacun de prendre en compte les directives de Dieu telles qu’elles furent inspirées à tous les hommes religieux habités par la grâce divine. Tout ceci est délibérément prostitué par le fanatisme et l’aveuglement de scribes modernes et de prétendus rénovateurs de l’Islam. De cette parole ils ont fait une arme de guerre et de gouvernement qui fait régresser l’homme au rang de sujets, même le plus esclave n’est pas aussi  soumis au caprices de son maître que ne l’est l’islamique. Dieu n’a que faire des esclaves. Ils se tournent vers la Mecque, comme des idolâtres, pour prier en mon Nom en cadence, à des heures fixes comme des robots et des automates, même leur amour de leur livre est suspect d’idolâtrie, leur esprit est de même ficelé de bons sentiments en stuc qui ne correspondent à aucune réalité objective.
Leur cœur est dur comme une pierre, cette pierre qu’ils prétendent magique, est devenu un des colifichets des « Satans ». Elle était un signe d’espoir pourtant !
Détruisez cette idole vaine !
Réduisez la en poudre et disséminez la sur toutes les parties de la terre.
N’oubliez pas cette injonction « tu n’auras pas d’idole entre toi et Moi »
 qui est enfichée dans cette vaste enceinte de monuments ruineux, en vérité tous ces Temples qu’ils nomment lieux saints sont des lieux non propices à l’esprit de Dieu et étrangers à sa justice. Ils font le mal comme aucun peuple sauvage n’ayant pas reçu le message divin n’oserait s’y prendre. Il ne font pas que le mal, mais lorsqu’ils le font ignoblement ils prétendent le faire en mon Nom. La femme est pour eux un objet de mépris profond. Elle subit, de fait, un esclavage continuel, propriété du père, puis du mari, rejetée lorsqu’elle est vieillie ; enfin libre alors elle n’est plus considérée que comme un rebut de la société, quelque fois même par ses propres enfants.
Ces malfaisants nouveaux Pharisiens qui intoxiquent l’Occident et qui le colonisent en masse qu’ils soient rejetés, Dieu les jugera. Ils les rendra responsable des iniquités qui se construisent par la violence qu’ils instituent sournoisement. »
L’Ange déploya la bannière de l’Esprit et la charte divine pour l’Occident régénéré.
« Dieu établi une autorité suprême sur l’Occident qui prépare la venue du Fédérateur de l’humanité. »
Du temple de Jérusalem.
L’Ange reprit : « Cette esplanade ou subsiste la Mosquée d’un Omar, ce bouffon et cet assassin, qui a construit avec ses mains pleines de sang un temple inacceptable, cette œuvre sinistre et des constructions diverses est quand même l’emplacement du sacrifice d’Isaac que rapporte le livre des Juifs qui se prétendent le Peuple Elu de Dieu. Dieu souhaite désormais qu’elle soit détruite comme furent détruits les temples précédents. Si il n’y a qu’un Dieu comment les hommes peuvent ils construire la maison de Dieu à leur convenance sur quelque tertre et promontoire, il devraient construire ce temple dans leur cœur. Quand au soit disant Peuple Elu qu’il commence donc par être comme l’Eternel le souhaite un messager de paix, et non un gang de malfaiteurs qui vivent dans l’insolence de leur rapacité et de leurs prétentions sur les biens terrestres. Ils ont volé la plus part de ce qu’ils possèdent, et ils viennent comme des voleurs dans mon Temple en disant « Dieu protège nos biens dans les générations à venir ! » ; quel Dieu de Justice accepterait d’avoir un tel peuple de mécréants et d’usuriers. Ils se sont rendu insupportables partout sur toute l’étendue de la terre en trafiquant et en volant les plus pauvres et les plus faibles. Ils ont tourné les pères contre les fils et les fils contre leurs ancêtres, ils ont falsifié partout la parole divine.
L’idolâtrie est aussi dans la race, dans ce complexe de race qui naît dans la supériorité que des clans et des groupes humains se donnent. C’est être idolâtre que de vouloir ériger son Peuple en gardien de quelque chose qui appartient à la communauté des humains sans discrimination. C’est être idolâtre de croire qu’on détient la Vérité, et la seule Révélation. Cette arrogance Dieu la rejette. Dans les yeux de celui qui trouve sa fierté et qui défend devant l’assemblée, ou même dans le secret de ses pensées une telle arrogance ; il n’y a que l’esprit de Satan, en vérité cet homme est habité par le Diable, et participe à ses œuvres sur la terre des hommes.
Le Temple Unique de Dieu fut détruit et le sera sans doute des millions de fois. Dieu n’y vient jamais lui même et s’il envoie un messager quelque fois pour des œuvres saintes, il n’a que faire des lieux sacrés du passé, surtout si ils deviennent des lieux sanctuarisés. En vérité un grain de sable dans le désert le plus vaste a plus de chance de rencontrer l’envoyé de Dieu sur cette terre que les millions de pèlerins qui se pressent dans les lieux de pèlerinage. Si tu veux être guéri de quelque chose par l’intermédiation de Dieu, c’est simple donne ce que tu as de plus précieux et lorsque tu auras fait ce don tu seras guéri. A quoi te sert de faire un pèlerinage et de revenir plus riche encore. La richesse que tu emportes avec toi en pèlerinage, et celle que tu ramènes est aussi de la fausse monnaie. Ne crois pas ceux qui encourage le juste à se justifier, et le fourbe à devenir encore plus fourbe en respectant les lois formelles, alors que son cœur et ses manigances sont des actes de mort et non de vie. En vérité tous ceux qui plantent dans des champs stériles sont des fous, et ceux qui acceptent ces iniquités sont des imbéciles. N’allez pas autour des tombeaux pour obtenir la grâce de Dieu, mais simplement pour vous souvenir de qui vous descendez et quelles sont vos racines. Dieu n’a pas de raison de se promener dans les cimetières. Ce sont les esprits malfaisants et les pires exilés sur la terre que vous y rencontrerez. Nettoyez vos cimetières de tout ce qui est impie ! ils en ont grand besoin. La pourriture des corps n’est pas ce que Dieu souhaite. Il souhaite leur résurrection et cette dernière arrivera un jour prochain.
Il est normal que chacun ait un lieu décent pour prier Dieu, et s’entretenir avec ses ancêtres qui ont quitté la terre. Et donc que toute collectivité veuille avoir un temple à elle, réservé à son usage exclusif.
Mais les hommes en ont construit des milliers faits de pierres, d’enceintes et de portes. Ils en ont fait des lieux de réunions pour les fidèles. Ceci est vain. Dieu est partout dans toute la création et dans chaque créature, même la plus infime et la plus éphémère. Mais pour l’occident, il vous faut reconstruire  le Temple d’Israël sur le rocher de Sion, sur le parvis des lamentations, lieu de sainteté que des fanatiques ont transformés en lieu d’affrontement armé. Dieu exige la construction de son temple. Qui ne soit ni une Mosquée, ni une Eglise, ni une Synagogue, mais le lieu unique du Dieu unique de tous les hommes.
N’en faites pas un nouveau lieu d’affrontements, un lieu d’idolâtrie et de suffisance, mais un lieu de réflexion, un symbole à préserver.
Il exige que ce lieu soit considéré comme la Demeure Personnelle et Unique de l’Eternel. Non qu’il ne réside pas ailleurs partout dans toutes les choses et les êtres, mais pour symbole de l’unité des hommes, du gouvernement des hommes sous une même loi universelle, de la réunion fraternelle de tous les Peuples et de toutes les Religions. Pour que ce temple ne soit pas une offense de plus construite sur les décombres de guerres destructives, il faut que tout le monde s’allie pour le construire, et qu’il soit désormais sacré pour tous.
Il y a parmi vous des humains qui se disent opposés et contrariés par la notion même de sacré et de Dieu. A quoi bon les compter comme faisant partie de l’Humanité. Ils sont les serviteurs des Démons qui assaillent l’humanité depuis toujours.
Dieu veut ce Temple !
Il n’aura d’utilité que pour signifier l’unité des hommes. Et tous « tous les hommes qui ont Dieu en eux » vous serez unis comme si vous ne faisiez qu’un seul et même Peuple.
Ce sera des Occidentaux qui construiront ce temple,  et en conserveront  les clefs à jamais.
Ne laissez jamais aucun homme y pénétrer il pourrait croire qu’il est le Prédestiné, le Fédérateur. Ceci signifie l’expropriation de ceux qui se disent propriétaires, et  se fera contre l’avis des héritiers légitimes du terrain qui veulent l’occuper toujours. Sur le fronton vous n’écrirez aucun mot qui serait comme une altération de votre pacte. Vous y placerez une simple croix de pierre à quatre branches égales représentant les quatre races humaines provenant de chacun des enfants de Noé, le quatrième était oublié par la Bible des Juifs, il représente les hommes aborigènes que l’on dit primitifs, ils ont aussi le droit de figurer dans la liste et même ils valent mieux que vous qui avez connu par vos ancêtres la vérité, ceux ci sont encore des hommes peu destructeurs, respectueux de leur environnement. Le Temple de Dieu devra être fait de la pierre la plus humble, mais provenant de toutes les régions de l’humanité, q u’il y ait une pierre pour chaque nation ancienne, une pierre pour chaque nation moderne. Que les maçons soient de toutes les Nations. Ne laissez aucun prêtre pénétrer dans ma maison, partout où ils officient et dirigent il y a problème et division. Ils utilisent des mots vides de sens ou des idées brouillées. Il serait temps que les prêtres se comportent comme des êtres sensés.
Que ma maison ne soit pas un objet de réunion pompeuse et stérile, ni le but d’un pèlerinage physique des hommes, qu’elle soit dans l’âme des hommes et dans leur cœur comme ma présence parmi vous. Qu’elle soit une demeure vide d’instruments et de meubles, le symbole de votre unité et de l’unicité du Dieu qui a voulu et créé votre Univers.
PROPHETIES CONTRE L OCCIDENT MANIFESTE
L’Ange prit un autre livre qui formait un rouleau et le déroula. Après la guerre qui va venir contre l’Occident.  Quatre cavaliers surgiront comme il est écrit et prophétisé. Pour que ce  manifeste soit institué.  Une fois que la terre sera réduite à un champ de ruines et que la Babel actuelle se sera effondrée. Avant que la nouvelle Jérusalem ne dirige les Nations qui subsisteront. Un météore présagera le temps du maître de justice. Cet envoyé de la providence sera désigné pour assurer la réconciliation. Il ne sera pas d’un parti, mais Dieu le désignera clairement. Lui ne verra pas la terre promise de l’Occident régénéré. Il vivra au milieu du désert le plus aride, celui qui est situé dans l’extrême sud. Là il y sera assailli par trois démons. L’Orgueil, les Désirs Sensuels, et celui des Faux Semblant. Il aura donc lui aussi à écrire les tables de la loi, et devra les briser comme Moïse devant l’ineptie de son Peuple. Comme Moïse il devra faire sortir son Peuple d’Egypte, la terre où il est maintenu en esclavage.  L’Egypte s’est étendue sur toute la terre et le Pharaon présent se prétend investi de l’autorité divine. Un gouvernement mondial prétend régner sur les Nations et en dicter les règles et les frontières. Or ces règles et ces frontières sont le résultat des guerres et des traités inégaux qui en découlent. Elles sont injustes et ne peuvent fonder le droit. Partout où règne la nouvelle Babylone, la Babel impérialiste cultive le mal.
Oracle du Maître de Justice.
En ce temps là ; l’Esprit du Seigneur Maître de l’Univers, la Personne Suprême vint auprès de son Serviteur. Il se présenta à lui avec humilité, et le trouvant arrogant et égaré dans ses pensées, il lui ôta la vue d’un œil. Le troisième jour , une clarté se fit dans le cœur de l’homme qui veillait dans l’obscurité, et il vit de son œil mort comme une grande clarté. Tes prières obstinées ont appelé l’attention sur toi, mais maintenant tu deviens responsable de la suite à leur donner. Si l’homme demande la lune, il l’obtiendra, et en sera responsable, même si il demande l’inconcevable il sera exaucé, donc défiez vous des demandes qui dépassent votre condition. A ce prophète que Dieu suscite il est dit. Tu seras le pourvoyeur des moissons à venir. Car j’ai regardé la multitude amassée dans les Grandes Citées, et n’y ait trouvé que misère et perversion, au  point que les justes en sont éclaboussés et en subissent la souffrance. Au point que les vrais hommes et femmes n’ayant pas pactisés avec les forces démoniaques et les mafieux pharisiens qui propagent la perversion par système et jouissance perverse, sont eux aussi contaminés d’ordure et que les enfants des hommes sont livrés à l’aventure des pervers et des adorateurs de Satan et des Démons. Dieu dit : A toi, mon Serviteur il revient de guider mon Peuple, j’ai décidé de séparer mes Enfants de la fange. Et ces peuples dépravés qui insultent mon nom et pourrissent tout l’Univers je les réduirais en cendres, comme jadis dans la vallée du Jourdain furent détruites Sodome et Gomorrhe. Le déluge détruira leurs œuvres de mort. Mais ceux que j’aurai écartés d’eux seront le Peuple de l’avenir, d’eux sortira le Peuple élu.
Dieu dit à son serviteur : Tu annonceras au Peuple qu’il doit se repentir et il ne le fera pas. Ils riront de toi comme ils rirent jadis de Noé. Comme ils furent absents de Noël, à Bethlehem, lorsque seuls les bergers furent témoins.
Dieu reprit : Tu sépareras les hommes et les femmes de mon Peuple des Adorateurs de Satan. Tu établiras les limites entre eux, des interdits. Tu entoureras la terre du peuple de murailles et de barrières infranchissables. Cette enceinte du peuple tu en feras une terre de pureté et de vérité.
Tu ne laisseras pas vivre la sorcière, ni celui qui se dit savant en choses occultes et qui de fait est de connivence avec le Diable. Sur tout territoire de mon peuple, tu détruiras les herbes et les arbres qui souillent la nourriture et empoisonnent la terre. La semence qui souille la récolte tu la feras disparaître, ce qui fait que lorsque le peuple cultivera sa terre il la sanctifiera, et la purifiera. Tu n’élèveras pas de moustiques dans tes citernes ; pas de rats sur tes immondices, dans tes catacombes, tes réseaux d’égout, tes celliers. Tu ne mélangeras pas les excréments et l’eau pure. Ce qui a mauvaise odeur tu ne le laisseras pas subsister. Tu ne te couvriras pas de parfums pour cacher ton haleine puante, et de fards pour masquer tes plaies lépreuses et purulentes. Tu ne laisseras pas vivre de prédateurs dans l’espace de vie du Peuple. Tu ne laisseras pas vivre de bête malade, contagieuses, nuisibles dans tes troupeaux, tes animaux domestiques et les animaux qui n’appartiennent à personne, qui s’y trouvent. Tes troupeaux seront bien tenus et ne dissémineront pas leurs excréments avec la poussière du sol, ils ne seront pas porteurs de parasites qui les infestent. Pour tout ce que tu écartes et interdis dans la cité et dans les lieux où les hommes vivent, tu établiras une terre de relégation, pour chaque partie du monde.  Les bêtes fauves, celles qui produisent et transmettent des maladies tu les extermineras du domaine de mon Peuple. Pour cette raison ce domaine sera choisi dans un désert éloigné de toute source de contagion.  Pour y faire venir l’eau tu établiras des canaux au sein de la terre. Pour que cette eau demeure pure ou soit purifiée tu la feras filtrer. Tu ne gaspilleras pas l’eau du ciel, ni celle des fleuves et des mers. L’eau de la mer et celle salée qui est au sein de la terre vous la ferez  pleuvoir par le soleil et la fraîcheur de la terre,  elle détruira toute poussière néfaste. Vous vivrez aussi dans les îles et sur des radeaux au milieu des océans. Tu n’habiteras pas les zones insalubres, si tu y établis des cultures ou y fait de l’élevage, tu n’introduiras pas de maladies ou des produits infectés provenant de ces zones, et ne rendra pas ces contrées encore plus néfastes et insalubres. Il y a un programme qui permet de détruire les lieux stériles, il consiste à  élever des digues, drainer ici pour disposer des réservoirs ailleurs. L’eau c’est la vie, l’eau qui se mélange à la mer est inutile, inutile aussi celle qui s’évapore ici pour s’écouler en pluie ailleurs où elle n’arrose pas de culture. Si tu construis des digues et des canaux de drainage et d’irrigation fait les impérissables, rend les impérissables s’ils existent déjà. A quoi sert d’installer des serres et des établissements provisoires ? Si tu installes des conduites d’eau pour irriguer le désert n’encombre pas la surface du sol avec ces constructions. Si tu établis des constructions couvre leurs toits de jardins et de cultures. Mieux vaut un jardin entretenu journellement qu’une vaste zone stérile cultivée. Rien n’est pire que l’anarchie dans les troupeaux. Lorsque la multitude du bétail détruit la couverture végétale du sol. Tu ne laisseras pas la poussière s’installer dans l’enceinte du peuple. Tu réduiras les désert en les faisant régresser par la culture des plantes et l’irrigation. Partout tu observeras une diversité d’espèces entre les herbes et les plantes qui produisent des aliments. Des champs de blé et de céréales seront établis au  milieu des forêts, tu  établiras des vergers et des forêts comme des Paradis au  milieu des étendues de prairies et de champs de céréales. Pour survivre aussi pendant les années néfastes tu feras des provisions de nourriture et conservera des zones vierges pour les années de disette, et de famine. Chaque homme aura un verger, chaque famille un champ cultivé qui lui appartient en propre. Il pourra y construire une habitation. Les routes stériles qui parcourent la campagne et qui forment les espaces collectifs des villes sont des déserts inutiles, tu feras disparaître les routes de la surface du sol du peuple. Lorsque la terre est purifiée, et que l’essentiel est acquis par la création de champs et de vergers cultivés, l’homme doit marcher pied nu, à quoi lui sert d’avoir plus d’un vêtement s’il doit se vêtir. A quoi lui sert de migrer journellement d’un endroit à l’autre et de s’agiter beaucoup pour rien, produire des biens précaires dont les ordures encombrent tout. Beaucoup communiquer pour tenir des discours sans suite. L’extrême richesse est nuisible parce qu’elle sacrifie tout au luxe. Certains se déplacent sans cesse et voyagent juste pour passer le temps et montrer leur richesse, c’est une insulte à la générosité de la terre et de la nature. Attaches toi à produire des biens utiles qui le seront de génération en génération. Ne laisse pas à la génération future un domaine en ruines.
Ainsi veilleras tu à ce que ton bétail ne pollue pas la terre par ses déjections. Si tu le peux, laisses ton bétail libre de liens dans des enceintes ou il vit dans la paix et la tranquillité. Fournit lui une nourriture abondante. Ne le laisse pas vivre au milieu des déjections, et utilise le pour engraisser la terre. De nombreux animaux dépendent les uns des autres, que le bétail ne détruise pas cet équilibre. Si la richesse en troupeaux devient trop considérable c’est toute la nature qui est condamnée. Dans le domaine naturel comme dans tes plantations et tes troupeaux ne prélève que ce qui est nécessaire, sauvegarde la graine des plantations futures et aussi met en réserve en prévision des calamités.
Les hommes je les ai créés et mis au monde dans un jardin, un verger situé à l’est d’Eden dans la terre des trois fleuves de Mésopotamie, prés des villes d’Ur d’où sortit Abraham. C’est la terre de Noé. Lorsque le déluge recouvrit ce jardin sous la boue, cette région devint stérile. Mon Peuple construira des enceintes sacrées et y cultivera tous les fruits qui ont été donnés aux hommes sur toute la surface de la terre. Les fruits utiles sont nés des forêts, des prairies, des terres vierges de l’occupation humaine. Pour mon Peuple tu établiras aussi des sanctuaires où toute forme de vie sera préservée. Tu veilleras à ce que les hommes qui y résident ne s’y livrent pas à des pillages inconsidérés. Ces hommes tu les laisseras libres et tu n’auras pas de commerce avec eux, tu ne leur donneras rien, tu ne leur prendras rien, ils seront gardiens de ce sanctuaire.
Tu n’établiras pas d’enceintes pour mon Peuple au milieu de la forêt vierge, mais dans les déserts qui sont faits pour l’homme, eux. Lorsque l’homme sortira de la vie et de la zone qu’il occupe il devra justifier du fait qu’il n’a pas détruit les zones occupées par la vie « elle même ». Si un humain a apporté la vie dans les zones désertiques, il aura accompli une œuvre vivifiante et lui même en portera les marques. De même tu ne justifieras pas les faiblesses qui sont dans l’homme actuel qui le poussent à faire des terres brûlées en détruisant les paradis naturels. Tes champs cultivés tu les étendras sur toutes les terres, et les construiras comme des citadelles. Il y a des terres fines et profondes en abondance dans les plaines, mais tellement de terres caillouteuses pleines de rochers. Mon Peuple   y vivra en cultivant des arbres et en construisant des terrasses. Ces terres gagnées sur la montagne et irriguées sont aussi et surtout des vergers. Tes champs de céréales tu les construiras aussi. De ce qui sortira d’eux tu leur rendras les produits, pas avec parcimonie, mais avec justesse et droiture. Que nos champs cultivés soient aussi des œuvres de vie. La prolifération des animaux nuisibles est le résultat de mauvais traitements et la conséquence de la suppression d’espèces qui interdisent cette prolifération dans la nature.
L’œuvre de Dieu est celle de la mort et de l’abondance de la vie. Cessez de reculer les frontières de la mort, et de refuser la génération d’être jeunes destinés à mourir.
Toutes les créatures ont une importance et une place dans la création de l’œuvre de Dieu. Ainsi l’homme et l’humanité perpètrent des crimes contre mon Œuvre et la Nature. Et la Nature est empoisonnée. Ailleurs l’homme établit ses mines et ses terrils pour exploiter les réserves et les richesses du sol, et il empoisonne la nature tout autour. Que tes œuvres et tes chantiers, tes moissons et tes habitations ne polluent pas l’environnement mais le dynamise au contraire. Garde toujours au moins un septième de la surface du sol, la plus riche, la plus facile à entretenir et cultiver ou tu n’utiliseras jamais les œuvres de mort contre la faune et la flore, ici tu devras protéger toute vie, et tu n’y introduiras pas des espèces venues d’ailleurs. Préserve la Nature car on ne sait jamais de quoi est fait l’avenir !
DES ENVAHISSEURS DE L OCCIDENT
Oracle de Dieu. Il n’est pas bon que des peuples envahissent d’autres peuples, quelles qu’en soient les raisons !
Qu’Abram et sa lignée retournent à Ur, même si là aussi il sont considérés comme étrangers. Que chaque envahisseur retourne à sa source. Honte à ceux qui prennent comme excuses leurs liens de sang pour annexer et s’emparer des terres des autres nations. Il n’est pas bon que des nomades continuent à aller et venir avec comme seul revenu le pillage et le commerce inégal. Toute transaction malhonnête engage le peuple tout entier, et les peuples de migrants qui vivent de pillage sont condamnés par l’Eternel à brûler dans la Gehenne.  L’occident bannira les envahisseurs qui se sont incrustés en Europe, et détruira jusqu’à leur souvenir. Leurs camps seront systématiquement  éliminés, leurs enceintes démontées, leurs portes et fenêtres défoncées et leurs maisons détruites, les déblais et même les os seront jetés dans la grande fosse, loin des côtes dans la mer ! Ce qui restera d’eux sera relégué dans les zones infernales hors de l’occident.
Ici se termine le texte de notre guide le Prophète d’Utopia qu’il écrivit au début de son ministère.
LES GENS DE L OCCIDENT
Utopia dixième année de la rencontre avec l’Envoyé ; que dit le rédacteur et le scribe du Très Haut.
J’habite un pays ou je ne me sens pas chez moi. Les femmes ont été perverties par les lois que les étrangers ont mises en place pour détruire toute morale et fondement de l’ordre moral et se sont retournées contre leurs familles, elles ont abandonné leurs foyers et sont devenues les prostituées et les concubines des envahisseurs. Elles sont devenues esclaves utilisées comme des témoins à charges contre l’occident. La plus part  sont devenues comme des serpents venimeux que l’on réchauffe dans son sein et qui vous mordent à la première occasion.
Les femmes ont cuisiné et consommé la trahison, et engendré des lâches et des traîtres. Par elles l’ennemi est devenu maître des ressources essentielles et à pris possession de nos villes et de nos campagnes. L’ennemi s’est établi parmi nous formant ses camps dans nos citées. Il a proliféré.
Au palais des gouvernants, il s’est infiltré dans les cercles dirigeants et à monopolisé la richesse de la Nation. Ces ennemis haineux qui haïssent l’occident et la dirigent. Ils ont mis à la tête de l’occident des clans vendus à leur cause inique. Ils disent partout c’est le patriotisme et le nationalisme qui sont à l’origine des guerres. Et les naïfs acquiescent, mais ce sont les impérialistes et les colonialistes qui sont à  l’origine des guerres et ceux qui se disent internationalistes et citoyens du monde, les soit disant cosmopolites sont tous impérialistes, colonialistes et esclavagistes, descendant d’accapareurs et de voleurs…ils veulent que la loi justifie leurs vols et leurs crimes.
Ainsi juge t’on Israël qui n’a acheté qu’un arpent de terre pour y construire un tombeau et qui par ruse et par meurtre s’est emparé de toutes les terres qui l’entouraient, exterminant les gens qui firent alliance avec eux avec de faux prétextes. L’occident a vendu son droit d’aînesse et son âme aux fils de Sem et de Seth. Ceux ci ont pris possession de la banque et accaparent les ressources essentielles. S’étant rendus maîtres de l’économie ils imposent un tribut à toutes les Nations. C’est eux qui ouvrent les portes aux envahisseurs et fomentent leur venue. Lorsque le communisme et le socialisme ont stérilisé et détruit les peuples slaves et leurs alliés, ce sont encore eux qui ont formés et développés ces liens sociaux immoraux. Un petit parti d’athées qui a mortellement blessé la grande Russie. Dieu a détruit l’empire du collectivisme et de l’athéisme. Reste la Chine et sa périphérie, qu’elle se libère de la doctrine du mal. Mais partout le pouvoir est resté  aux mafieux, ces gens qui gouvernent l’occident se sont comportés iniquement.
Ils ont pris des laquais et des fantoches parmi les traîtres qui sont nés parmi les occidentaux de l’absence de règle, de contrainte, et de vérité. Car le mensonge est la règle de l’occident. Le signe de l’esclavage de l’occident est que le soit disant peuple élu colporte sans fin ses rengaines délétères sur tous les tons et dans tous les canaux médiatiques. Comme on complote dans les cours de justice l’injustice progresse avec les ressources que l’Etat met au service de la Justice. Les juges sont dans les mains mafieuses. Tous les magistrats de l’occident manipulés, le droit est corrompu. Tant que l’Occident laissera vivre les traîtres et leur engeance il sera dans le servage et l’esclavage. Les impérialistes et les mafieux qui se nomment francs et maçons et ne sont que faux et termites de l’ordre social, font le jeu de nos ennemis et du pire qui soit le Califat universel la pire entreprise du malin d’imposer son sceau sur l’occident. Maudits soient les laïcs ! Laïque, secte abjecte issue des œuvres de Satan et de l’Enfer !
ORACLE DE DIEU LE TOUT PUISSANT
DU COMMERCE ET DE L ARGENT
Que ceux qui ont des biens et qui en tirent des revenus se dépouillent de ce fardeau qui est le pire esclavage. Que ceux qui vivent du commerce de l’argent soient réprouvés. Il n’est pire chose que de prétendre tirer avantage d’un capital et d’un trésor pour accaparer les biens des autres. Et les colons et leurs descendants qui ont acquis les biens dont on a dépouillé d’autres hommes par la violence sont dans l’abjection de Dieu. Avant d’acheter un bien vérifiez qu’il ne provient pas d’un crime, car si c’est le cas vous partagerez le crime. Ainsi ceux qui achètent des prestations faites par des esclaves sont des esclavagistes, ceux qui achètent et consomment de la drogue sont des trafiquants et des assassins comme les revendeurs, producteurs et mafieux qui réalisent ces productions illicites. Celui qui achète un bien d’un marchand qui vole l’Etat en ne payant pas l’impôt et en utilisant de la main d’œuvre clandestine est complice de ce crime. N’achetez qu’avec circonspection des produits qui n’ont pas été engendrés par le crime et les criminels. En achetant n’importe quoi vous vous souillez abominablement. Le commerce est la principale œuvre de Satan, il y en a qui vendent des choses impures qu’ils soient maudits à  jamais. Ceux qui colportent le mal, les écrivains qui oeuvrent pour Satan dans des romans immoraux, ceux qui font de meurtriers des héros, qui louent l’amour du vice et de la corruption des âmes et des corps.
Le commerce des hommes s’appuie sur la parole donnée et sur les contrats écrits et signés devant des témoins auxquels on peut se fier. Le faux témoin est un monstre qui mérite la mort et qui finira dans la gehenne éternelle. La parole donnée sous la contrainte est nulle . Nuls donc aussi les traités que le vainqueur impose au vaincu. Toute possession d’un bien entaché de crime vaut le crime, et l’acheteur d’un bien qu’il sait volé est bien plus coupable que le voleur. C’est le receleur qui fait le voleur et qui justifie le crime. Le témoignage de personnes intègres ne justifie pas un contrat inégal. Si un contrat est conclu qui viole la justice il n’est pas justifié et celui qui en est victime sera indemnisé par Dieu lui même. Celui qui a profité d’un tel contrat qu’il soit maudit à jamais. Si quelqu’un achète à bas prix ce qu’il sait valoir un prix élevé il devra payer deux fois le prix réel à celui qu’il a volé. Et dix fois s’il est récidiviste. Les bourses de marchés, et les acheteurs à terme seront soumis à contribution sur toutes les différences faites entre le prix d’achat et le prix de vente. La moitié sera saisie et utilisée pour indemniser les victimes. Le commerce de substances qui peuvent être nuisibles est interdit. Ainsi celui qui vend une arme à un homme qu’il sait être meurtrier, se rend complice de celui qui utilisant cette arme commet un  crime, il sera pour ceci considéré comme le criminel principal. Pour celui qui vend une drogue ou un poison, il paiera le prix pour la victime.
Prohibez tout produit nuisible !
Que ceux qui en font la vente, comme ceux qui en achètent et en usent soient considérés comme des malades contagieux. Qu’ils se prennent pas place parmi vous, et soient mis hors d’état de nuire. Si un marchand de produits nuisibles ou son complice acheteur revendeur récidivent après avoir été jugés et condamnés une fois, mettez les à mort sans pitié lui et ses complices, ne lui laissez pas une chance de commettre l’abus une fois de plus.
Proscrivez l’usure. L’usure est la cause la plus injuste.
Le juste prix devra être la règle. Que tout marchand qui vole ; soit qu’il achète à un prix injuste, soit qu’il vende avec un profit injuste, que tout vendeur qui fait une trop bonne affaire soit mis à  mort à l’instant. Rien n’est plus insultant que la trop grande richesse. L’absence de propriété qui fait le prolétaire ; est aussi une faute grave. Que toute société qui produit un prolétaire en rende compte sur ses biens, car on voit les plus riches partout où se trouvent des prolétaires qui sont esclaves.
Le prêt à  intérêt sera considéré comme immoral. Mais celui qui a bénéficié de capitaux devra strictement rendre ce qu’il a reçu de son prêteur. Ainsi celui qui a reçu un sac d’or devra rendre un sac d’or de même poids. Pas autre chose !
Celui qui a reçu un ne devra pas deux mais un. La location des biens ne s’appliquera pas à l’argent et à  l’or, donc pas plus à  la monnaie et aux simulacres et substituts de l’or et de l’argent. Le temps du  prêt, celui qui a reçu  un prêt devra faire une chose à laquelle il s’oblige, ce sera un contrat et non une somme d’argent. Cette chose il devra la faire facilement sans contrainte.
Cette chose ne sera pas une forme d’esclavage.
Il ne sera pas établi de contrat qui excède la capacité de celui qui le fait. Le contrat sera alors considéré comme nul et non advenu. Tout prêt qui diminue la capacité de l’autre et en fait un esclave est interdit. Que l’on mette à mort tous les usuriers sans tenir compte de leurs autres actes. Ils font l’aumône eux qui ont dépouillé cruellement le juste et l’orphelin. La pire bête fauve, le pire prédateur c’est l’usurier, l’accapareur. Exterminez le sans pitié. Que jusqu’à la dixième génération ces monstres soient dépouillés du fruit de leurs rapines et qu’ils soient obligés de réparer le mal qu’ils ont fait sciemment et aussi celui qu’ils ont fait sans préméditation, naturellement.
C’est un devoir et une obligation à laquelle il ne peut se soustraire pour le riche de donner une partie de son bien à celui qui vient le trouver et lui dit : « je suis de la famille de ton ancêtre », et de fournir un capital à celui qui est son parent et qui n’a rien. Les banques aussi appliqueront cette règle.
Le temps des moissons se rapproche. Dieu enverra son Ange pour y veiller. La paille sera foulée mise en tas et brûlée.
Le grain battu. La mauvaise graine sera séparée et détruite.
De l’Elitisme du Peuple Juif.
 Moïse reçu un don de Dieu. De génération en génération, depuis Adam créé de la boue, créé parfait par le souffle de Dieu, jusqu’à Jacob qui lutta avec l’Ange Gabriel au gué du Jourdain une relation personnelle unissait le Seigneur à un ancêtre des Juifs. Depuis cette relation fut aussi celle des descendants de Jacob qui se nomment parfois l’Elite du genre humain pour cette raison. Le Peuple Elu !
Il n’y a pas de Peuple Elu  pour Dieu.
C’est cette même relation qu’entretiennent tous les hommes qui ont une foi religieuse, car tous sont des descendants d’Adam. Toutes les Religions des hommes sont les créations de l’homme,  et il n’y en a pas une qui est meilleure qu’une autre. Les médiums jadis faisaient le bien pour leurs parents et usaient de potions et sortilèges contre les étrangers.
Des Sorciers ont opté pour le bien, et ont lutté contre l’Esprit du Mal qui est le maître de la Terre et des Humains, et il l’ont fait par contact avec des Entités situées entre Dieu et le petit bout de l’Univers concerné. Depuis des millénaires les hommes se massacrent et s’exterminent pour des raisons toujours identiques. S’emparer des biens des autres par la violence ou la ruse voilà le seul objectif des Etats, et ensuite perpétuer cette inéquité. Ces monstres se servent de Dieu pour justifier leurs inéquités.
L’homme a souillé les autels avec le sang et la chair de victimes innombrables. Il fait des sacrifices aussi dans son intimité et sa vie privée qui sont dérisoires. Le sang des victimes barbouille le visage et les mains de ceux qui l’on versé, et de tous leurs descendants. Ceux qui tuent au nom de Dieu sont maudits définitivement et irrémédiablement et leur âme sera détruite projetée dans l’Enfer et dissociée dans le Schéol. Ceux qui ne croient pas en Dieu seront aussi effacés de la vie éternelle et détruits.
En Palestine Dieu parlait par la bouche des Prophètes, élite de l’élite et cette relation a été marquée et enjolivée sciemment  dans les livres des Juifs.
Ils se servent de ces contes à dormir debout pour justifier leur arrogance et leurs malfaisances, et leur livre est une arme de guerre infernale alors que la parole de Dieu devrait être une arme de Paix et de charité. Les Juifs sont partout perçus comme insupportables, rapaces, accapareurs, arrogants, intrigants, colonialistes. Peuple d’Elite sûr de lui et dominateur !
La bonté ne les effleure que très rarement, et la plus part du temps elle n’est que calcul. Parmi les autres ils se sentent toujours comme souillés…
Ils attendent leur Messie depuis des millénaires. Il est bien descendu parmi eux depuis longtemps, et ils n’en savent rien, et lui se tait, et ne prend pas leur défense, car il a honte de son propre Peuple. Non de ceux qui sont humains et généreux, mais de ceux qui sont les pires tyrans colonialistes que la terre ait connue.
Je termine ici la recopie des quelques textes fondateurs dont j’ai eu connaissance lors de mon séjour à Utopia. Ce sont ceux qui permirent à cette nouvelle civilisation de prendre naissance et d’exister. Car toute grande civilisation est bâtie sur quelque chose de sacré. Et je ne jugerai pas de cette Religion nouvelle qui s’est installée avec la création de cette Principauté n’étant pas qualifié pour le faire. Pour avancer dans cette stupide histoire qui est  le but de la lignée humaine, il faut réaliser des projets vraiment fermés et probes. Or ceci n’est possible que par la religion, qui lie l’homme à Dieu, et Dieu à tous les humains à venir. Peu importe donc le passé dans ce monde nouveau que le Prophète apporte au monde. Nous devons lors de notre passage sur cette terre apporter notre pierre à l’édifice, si notre nation et notre culture sont absents, si une grande cause ne nous réunit pas alors notre pierre nous la déposons sans ordre et méthode, nous participons à l’œuvre d’étrangers, de spoliateurs, de génocidaires. Le seul génocide n’est pas l’extinction d’un rameau d’une des races humaines actuelle, mais la destruction d’une culture, d’une langue, des croyances liées à cette identité. Car les enfants de ces peuples détruits deviennent alors les esclaves et les métis de leurs ennemis mortels. Notre tâche devrait être de sauvegarder toutes ces ethnies, toutes ces formes d’organisations humaines. Mais nous détruisons leur biotope, leurs moyens de vivre heureux, libres, préservés. Nous nous intéressons beaucoup à des animaux en danger d’extinction, mais nous ne nous préoccupons pas des ethnies qui sont détruites par le soi-disant progrès et la mise en place de l’ordre mondial actuel. Nous misons à côté de la plaque. Nous devrions nous dépouiller de nos vêtements et revenir à un costume de nature. Et ceci n’est possible que lorsqu’on vit dans les contrées  où il fait toujours beau. Pas dans les contrées nordiques.
Epilogue…destruction d’UTOPIA
Les ennemis qui faisaient le siège d’Utopia sont passés à l’attaque pour l’envahir. Les différents blindés disponibles ont été la cible de l’aviation ennemie et ne pouvaient donc servir que d’artillerie dans leurs abris antiaériens. Les moyens de contre mesures aux intrusions aériennes, navales et terrestres ayant été en grande partie détruits ou se trouvant désormais hors service du fait de l’avance ennemie, une petite riposte à base de commandos d’élite délibérément sacrifiés a été dirigée sur les centres de commandement et les aéroports, détruisant le maximum des moyens logistiques des arrières et s’est soldée par de grandes victoires partout où la surprise a été suffisante. La plus part des soldats engagés dans ces actions ont été ensuite capturés par les forces ennemies mais sont morts ensuite dans les bombardements qui ont suivi.  La riposte étant inadaptée elle n’a fait qu’entraver l’ avance de l’ennemi que de quelques heures. L’utilisation de moyens extrêmes a été alors été mise en œuvre. Des bombes chimiques et bactériologiques ont été envoyées sur les principales citées des ennemis, sur les zones de regroupement de leurs forces.   Comme ceci n’a eu qu’un faible effet, les utopiens se sont enterrés dans leurs fortifications situées dans leur sous sol. Et il a été convenu de laisser les forces ennemies s’installer sur le territoire et de les détruire.  Des forces ont établi des contacts de diversion pour les attirer dans les zones préparées pour leur éradication.
Le dix sept avril du soixante dizième anniversaire  de l’ère d’Utopia, la Principauté a été rasée par plusieurs bombes atomiques. Ce sont les forces armées de la Principauté elles même qui ont utilisé cette option. Plus d’un million d’humains ont été touchés par les conséquences de ces attaques et sont morts ensuite, très peu de citoyens d’Utopie, car ils étaient tous descendus dans les abris situé hors d’atteinte des effets des bombes. Mais il y avait des combattants ennemis qui avaient investi la surface, et toutes les communautés étrangères qui ne disposaient pas d’abris atomiques. Les survivants ont résisté victorieusement depuis dans ces champs de ruines, que les armées ennemies ont investis. La guerre se poursuivit de longues années dans les galeries souterraines et les ennemis durent payer un lourd tribu à leur occupation depuis, n’étant pas préparés à subir les effets du siège, le territoire  étant conçu comme une souricière pour n’importe quelle armée ennemie. Les combattant étant à l’abri pouvaient utiliser des armes partout le plus souvent à l’improviste, et se déplacer par les souterrains sans risque. Sept années après cette destruction de surface les forces ennemies se sont enfin repliées au delà des frontières, une nouvelle Principauté s’est créée, elle a reconstitué les bâtiments et les ouvrages détruits par la guerre, et toute la nouvelle Utopia n’est qu’un vaste chantier. L’ennemi lui même est en train de reconstruire ses villes et ses infrastructures détruites, un traité de non agression a été signé et est respecté. Utopia reconstitue sa puissance militaire et se dote d’armements plus sophistiqués comme les avions de combats. La maîtrise maritime et celle de l’aviation lui étant nécessaire elle use  de tous les moyens pour créer les outils nécessaires. La guerre ayant démontré sa suprématie économique, et politique due pour l’essentiel à sa diaspora lui permet de concentrer sur son territoire des capitaux immenses. La nouvelle Jérusalem totalement détruite a été reconstruite presque à l’identique sur un autre site, les bâtiments sont désormais construits pour résister à des bombardements nucléaires.
La construction de la grande tour a été reprise. Sa stucture a résisté aux bombardements.  Comme on l’avait envisagé après les destructions par des avions des grandes tours jumelles de New York , il s’agit de désormais construire en tenant compte de cette hypothèse d’une attaque visant à détruire les édifices en utilisant l’effondrement des étages les uns sur les  autres. Des murs de béton armé sont construits partout, on évite de laisser de grandes ouvertures à la surface, des ascenseurs circulent entre la zone des galeries souterraines et les anciennes zones de villégiature de la population. Les gens vivent surtout dans les abris sous terrains désormais, ils y sont à l’abri de la pollution atomique qui subsiste en surface. La seule solution  à l’utilisation de  bombes atomiques dans les conflits, consiste à enterrer toutes les structures nécessaires à la vie des citoyens et à ne laisser au dehors que des zones de promenade et de loisir. Ainsi Utopia s’est enterrée à plusieurs dizaines de mètres sous terre. Les souterrains de la Principauté ayant permis aux citoyens de survivre dans leur quasi totalité à l’attaque nucléaire. Cette nouvelle civilisation est celle des termites, les humains se cachent au fond de galeries profondes hors d’atteinte des bombes qui dévastent si facilement la surface. A cette surface ce sont surtout des robots et des étrangers qui travaillent. Les endroits irradiés sont dépollués progressivement pour redevenir utilisables. Les germes bactériens et les virus disséminés dans les populations mondiales du fait de la guerre bactériologique ont engendré aussi de graves conséquences sur la santé publique. Les plus touchés ont été les populations des banlieues. Mais la médecine moderne les soigne, malgré leurs cancers et leurs plaies. Lorsqu’ils ne sont pas morts dans les semaines qui ont suivi, ils ont pu ensuite survivre et être traités. Quelle horreur que ces cadavres vivants !
Je ne retournerai jamais en Europe. Ma vie est ici au Brésil, dans notre Cité. Nous avons reconstitué UTOPIA telle que la voulait notre Prophète. Et nous formons une nouvelle humanité. Nous sommes des victimes. Nous avons vu la démesure de la colonisation et du colonialisme. Nous avons vu se propager la guerre. Mais nous avons survécu. Il n’y aura pas de procès des criminels qui ont attaqué et détruit notre Principauté. Leurs clans sont toujours à l’œuvre la révolution islamiste se propage sur tous les continents, l’entité Al Quaïda a construit progressivement les colonies islamiques dans toutes les contrées, le Grand Califat Universel s’est installé à la Mecque.  Israël est en cendres. Personne ne veut reconstruire Jérusalem, ni même la décontaminer des matières irradiantes qui y ont été disséminées par les bombes sales des terroristes islamiques. Le Grand Califat Universel dirige la planète par la terreur, les musulmans sont appelés à la prière partout où une colonie musulmane s’est installée. Les femmes y portent alors toutes le tchador, les hommes la barbe et le turban. La règle majoritaire donne les clefs des gouvernements aux musulmans intégristes partout en Europe. Les indigènes européens sont mis en demeure de se convertir ou de quitter leurs possessions ancestrales. Les églises, les temples, les synagogues sont converties en mosquées. Les statues représentant l’être humain sont détruites ou enfouies dans des fosses. On brûle partout les livres contenant des mots et des images licencieuses. Les femmes infidèles sont mise à mort en public. On les noie à nouveau dans les tourbières au Danemark, on les pend à Paris, partout ailleurs on les lapide le plus souvent dans une fosse après les avoir laissé pendant des heures exposées à toutes sortes de gestes et de paroles haineux. Les hommes qui ont commis l’adultère avec elles soit paient une forte amende lorsqu’ils en ont les moyens, soit sont décapités par le mari trompé ou un membre de son clan. Les voleurs lorsqu’ils sont pris on leur coupe la main. L’usure est interdite partout, le prêt à intérêt a été aboli, remplacé par un prêt sur gage, avec des frais de courtage qui se montent parfois à plusieurs fois le capital prêté. Les marchands font la loi sur les marchés, à leur guise en cachant leur iniquité sous des dehors de la religion, faisant l’aumône ostensiblement, allant à la Mosquée à tout propos. Les trafics de stupéfiants, de main d’œuvre servile se sont développés sans limite. La doctrine étant que les non musulmans doivent être ravalés à leur place subsidiaire par l’usage des drogues et de l’alcool. Dans beaucoup de régions les principaux possédants se sont convertis en masse et comme tous les nouveaux convertis font du zèle islamique, devenant plus intolérant et plus fou que les fondamentalistes les plus allumés. Le conseil de l’ONU s’est prononcé contre la guerre définitivement. Les nations épargnées par le grand  cataclysme seront désarmées. Le Grand Empire Musulman y fait la loi, son représentant y a droit de véto. Les nations qui ne font pas partie de sa confédération lui sont subordonnées.  Toute lutte contre lui est proscrite. Il prétend être le représentant de Alla (Dieu dans leur dialecte) sur terre. L’arabe devient la langue universelle utilisée dans les toutes les organisations mondialistes. Ce nouveau moyen âge obscurantiste s’est installé parce que les fondements de l’islam permettent de gouverner sans contraindre, et que la pression fiscale est moindre puisque les pauvres ne sont aidés que par des dons obligatoires des personnes. Ainsi l’anarchie si désirable pour tant d’humains s’est vite transformée en lutte avide pour la puissance. Les Seigneurs de la Guerre se sont taillés des fiefs dans les régions anciennes, s’emparant des châteaux, des hôtels de ville, des plus belles résidences. Ils ont assassiné le plus souvent les grands propriétaires et ont pris comme femmes et concubines leurs femmes et filles. L’existence de ces zones ne repose que sur la piraterie, la vente de drogue, les petits métiers, l’élevage, le commerce est monopolisé par des clans mafieux, la production de biens s’y est effondrée car les salaires des ouvriers y sont très bas. L’ouvrier y est considéré moins qu’un esclave, il n’a aucune protection sociale. Personne ne souhaite rester ouvrier dans ces conditions et tout le monde essaie de ne pas travailler. Car travailler est considéré comme dégradant, réservé au bétail humain des non convertis. Des Principautés chrétiennes se sont aussi créées pour lutter contre ces nouvelles entités islamiques. Elles sont tout aussi paranoïaques que les entité musulmanes. L’unité des chrétiens est très difficile à faire alors que celle des musulmans va de soi, ils sont plus nombreux, ils tiennent toutes les grandes  agglomérations, s’étant emparés des principales capitales ils ont pu mettre la main sur les trésors de la civilisation chrétienne, se les distribuant. L’organisme qui les relie à un centre fonctionne bien, le Calife est désormais nommé de manière fiable. Le Grand Conseil prend toutes les décisions les plus radicales sans que personne ne songe à y faire obstacle. Les hérétiques sont pourchassés et exterminés sans pitié. Les deux branches de l’islam se sont ainsi rapprochées et sont désormais unifiées.
L’Europe est devenue un patchwork de toutes les principautés possibles. Les zones interdites pour les non islamiques s’étendent, les murs des ghettos ethniques sont devenus des frontières avec des barbelés et des murs, des causes les plus sordides sont proclamées comme étant celles de la Personne Suprême elle même. La Sicile reste le siège de la Causa Nostra qui fait alliance avec les mafieux arabes de Al Quaïda. Les différentes banlieues sont devenues des républiques islamiques. La loi qui s’applique est partout celle qui découle du précédent érigé en obligation pour tout pays comportant une communauté islamique, il s’agit de la partition de la Palestine en deux Etats. Un état juif et un état islamique. Les chrétiens d’occident sont tellement encombrés de leurs vieux et de leurs charges sociales immenses, tellement peu prolifiques que leur survivance à l’intérieur des zones islamisées est peu probable. Au milieu de ces ruines ils continuent à se battre entre eux et se détruisent même sans penser à leur avenir.
Je suis vieux. Ma femme est morte à présent d’un cancer mal soigné. J’ai repris une femme dans la communauté, elle m’accompagne dans mes voyages. Elle m’aide à traverser cette dernière partie de vie, si amère lorsqu’on sait et qu’on ne peut plus faire les choses. Mes enfants  et mes petits enfants sont autour de moi dans notre exploitation agricole. Nous avons ici rendu fertile les zones détruites par la déforestation, l’élevage et les grandes cultures mécanisées de jadis. La forêt a été reconstituée avec les essences les plus profitables, nous avons des élevages et des serres qui produisent selon les méthodes permettant une évolution biologique saine, sans  détruire l’environnement, nous ne produisons pas de déchets polluants. Notre énergie nous la produisons à partir de nos installations, nous assurons notre sécurité et tous nos besoins en services publics par les règles de notre société, celles établies à Utopia, ainsi cette contrée est devenue un Paradis terrestre. Le miel y coule à flot, même si les abeilles locales sont des enragées souvent mortelles dans leurs attaques. Les enfants sont bien plus nombreux que les vieillards, ils sont partout, joyeux, bien élevés, attentifs. Les adolescents portent tous les armes et font la police aux abord des frontières, les adultes travaillent sur les chantiers, dans les bureaux d’étude. Je vais mourir dans quelques années, et mon désir est que mes cendres soient dispersées ici, sur la dune, face à la mer.
CINQUIEME C AHIER
UTOPIA
Lettre à Shiva Eaania
Tu me dis que l’Inde a résolu la question ethnique par la partition. J’en ai bien conscience moi aussi. C’est le Pakistan qui a été notre sauvegarde. Les islamiques ont procédé au nettoyage ethnique dans leurs territoires. Alors que nous ne l’avons pas fait. Nous avons des zones à majorité musulmane, et nous ne savons pas les administrer correctement. Je me pose la question de savoir ce qu’il en adviendra. Car la règle qui s’impose désormais de l’autodétermination des territoires islamisés, comme en Palestine, au Kosovo, en Bosnie, et demain dans les enclaves islamiques européennes en constitution.
Le fait qu’il y ait de plus en plus de Principautés indépendantes (entité politique prétendant s’autogérer sans qu’un grand frère ne lui dicte sa politique) de petite taille, constituées de bric et de broc, à base ethnique et religieuse le plus souvent, comme ceux résultant du démantèlement de l’Empire Russe, de la Yougoslavie, de la Palestine, incline à penser que la France actuelle finira en pièces comme les Balkans. Ceci serait sans doute d’ailleurs une excellente chose pour les gens ordinaires qui reprendraient en main leur destinée. Je sais bien que n’étant pas indigène je devrais me garder de porter un jugement sur ces questions. Mais ici les étrangers ont tous les droits des locaux, et des indigènes et en plus ils possèdent des droits spéciaux qui leurs ont été attribués pour qu’ils puissent avoir des places réservées dans les différents services publics et dans les assemblées représentatives. Ceci étant la résultante du colonialisme et de la division qu’une petite minorité de métèques mafieux a voulu introduire dans les organismes de direction de la société. Les minorités étrangères ont de ce fait une représentativité surévaluée, et tous les droits de dire et de faire n’importe quoi, droits qui sont très limités pour les indigènes.
La France notamment est un état de ce type très colonialiste, impérialiste et enferré dans des politiques absurdes de renouvellement de sa population par appel à l’immigration africaine surtout. La Diversité qui en résulte rend presque dérisoire toute politique basée sur les éléments essentiels d’une nation. Le nouvel humain qu’on y propose comme modèle est un métis sans origine, sans religion, sans conscience indigène, Nietzsche l’a défini je pense en parlant du dernier homme dans son Zarathoustra. Cet humain nouveau n’a pas de conscience nationale réelle, on lui sert une cuisine laïque, on lui présente une république basée sur des présupposés inexistants. Les fils d’étrangers sont ici considérés comme étant  des citoyens comme les autres, alors même qu’ils n’ont le plus souvent aucun ancêtre indigène dans leur généalogie. Ce sont ni plus ni moins que des envahisseurs, des colonialistes. Les vrais colonialistes sont ceux qui s’incrustent dans un territoire, qui le mettent en pièces et s’emparent des richesses. Ici des étrangers se sont installés en masse, avec la complicité objective de l’état, qui a subventionné leur installation en leur donnant les emplois, les logements, les services sociaux destinés aux citoyens les plus pauvres. La charge énorme de cette immigration détruit le niveau de vie des citoyens, surtout celui affecté par redistribution aux prolétaires pauvres.  Bien sûr il y a des contreparties financières positives pour une petite minorité de capitalistes et de mafieux qui en tirent avantage, surtout au niveau de la politique puisque ces migrants font pencher la balance pour eux. Il faut en effet diviser pour régner, et c’est le but que poursuivent les impérialistes lorsqu’ils produisent des populations hétérogènes, multiethniques dans un territoire, c’est pour le contrôler avec leurs manigances. Ils divisent la population en origines différentes. Ils divisent les familles. Les enfants contre les parents, les femmes contre les hommes. Ils divisent les indigènes entre ceux qui ont du bien et ceux qui n’en ont plus. Ce sont des marchands, des usuriers. Ils attendent que les écueils de la vie fragilisent les citoyens, alors ils les rançonnent, s’emparant de leurs biens les plus précieux. Ils pillent aussi le domaine public. Ils s’infiltrent dans l’administration, dans les emplois les plus rémunérateurs et les monopolisent finalement de génération en génération. Comment peut on sortir de cet enfer moderne ? qui concerne tous les grands états presque. La seule solution possible semble être le démembrement de ces monstres sans âme, dispendieux, gaspilleurs même. La fausse démocratie qui s’y est installée ne peut être réformée, il faut nécessairement la mettre hors jeu, c’est même un préalable essentiel. La clef de voûte de ces fausses démocratie est presque toujours l’élection au suffrage universel du monarque absolu. En France c’est le Président de la République qui joue ce rôle. A présent il est même assuré d’avoir un parlement croupion à sa disposition tant que la majorité qui l’a mis sur le pavois tient contre vents et marées. Tout ceci l’entraîne à réaliser des aventures extérieures coûteuses, inutiles en terme de richesse nationale et d’avantage économique et politiquement stupides même. Nous savons pourtant tous que la puissance militaire ainsi gaspillée est une folie dispendieuse. Et nous n’avons que faire des gendarmes du monde, qu’ils s’occupent donc de leurs ghettos et de leurs affaires internes en priorité. Certes il faut lutter contre la piraterie internationale, mais la seule manière d’y arriver c’est de pendre les pirates lorsqu’on leur met la main dessus, et d’exterminer sans pitié les groupes humains qui vivent de la piraterie. Pour l’exemple, je crois pour ma part à la vertu des démonstrations basées sur l’éradication totale du mal jusqu’à la racine. Ceci fait réfléchir les meneurs de ces groupuscules criminels qui font la loi aujourd’hui sur toute la planète et que les Etats les plus policés et les plus civilisés n’arrivent pas à mettre hors d’état de nuire. Je parle particulièrement des mafieux qui vivent du commerce de la drogue, qui investissent ensuite dans les paradis fiscaux et qui viennent acheter les plus beaux biens  disponibles sur le marché, les entreprises les plus rentables, les casinos, les entreprises qui s’occupent du sport professionnel, les usines les plus modernes, les cliniques privées, les hôtels et les restaurants…etc… Ceci un Etat bien géré ne devrait jamais le permettre.
Les petits Etats sont les plus efficaces, ceux qui donnent le plus à leurs concitoyens et qui les taxent le moins. Ceux qui les protègent efficacement. Ceux qui produisent plus de richesse. Ceux qui sont les plus démocratiques et pour tout dire ceux qui sont les mieux gérés. Enfin ceux qui sont les moins envahis, et qui seront finalement les moins dominés par les mafieux quoi qu’on en dise. Ainsi Monaco fut bien à un moment une base pour un grand trafiquant international Onasis (Rastapopoulos dans Tintin en est une caricature assez bonne); le Prince s’en accommoda pendant un temps bien qu’il connaisse l’origine de la fortune de cette personne. Lorsqu’il en eut assez de ses menées à l’intérieur de son gouvernement il prit des décisions radicales pour l’exclure du jeu politique local. Ceci ne peut se faire dans les mêmes conditions à Paris par un nouveau Président par exemple. La planche est tellement savonnée à Paris que celui qui s’en prendrait à la mafia régnante localement serait immédiatement déstabilisé et remplacé par un « ami ». Les Présidents sont sous contrôle ils ont cinq années pour ne pas déplaire.
On peut opposer les états mouchoir de poche, souvent cohérents, aux Etats multinationaux, multiculturels, multiethniques qui sont des constructions politiques basées sur l’impérialisme et sa base actuelle qui est l’idéologie dite laïque (à l’origine elle s’opposait en France à l’idéologie catholique chrétienne qui prétendait dicter les lois et les comportements sociaux corrects à la communauté). Ces états laïcs sont une construction diabolique par nature, destinés à promouvoir et à faire tenir debout un ensemble multiethnique, de manière à permettre la destruction des entités populaires qui sont les réels constituants qu’on peut qualifier d’ethnique le plus souvent, et qui sont les Peuples et les Nations véritables, et à leur substituer un ersatz nommé république laïque, qui vise d’abord et surtout à conserver les empires coloniaux acquis par la guerre, la trahison, le mensonge, les  pires infamies…Comme l’on été les différentes annexions colonialistes, les déportations massives de population, les colonisations iniques du passé, celle que nous vivons en occident actuellement. Les Africains exportés comme esclaves en Amérique. Les Amérindiens exterminés par tous les moyens pour libérer les terres à la colonisation, déportés et confinés dans des réserves, les Européens envahissant toute la planète et s’y taillant des empires coloniaux démesurés, l’Islam étant elle aussi une doctrine totalitaire. Il réalise l’hégémonie d’un groupe ethnique, et conduit au colonialisme culturel arabe, à la destruction des peuples et des entités étatiques qui ne s’y convertissent pas, à l’acculturation de ceux qui s’y soumettent.
Les petits Etats ne sont pourtant pas la panacée universelle. On l’a bien vu dans le passé lorsque l’Allemagne était découpée en centaines d’entités indépendantes avec un Empereur élu qui n’était pas vraiment capable de faire régner l’ordre, à partir de principes sains. On l’a vu avec la Pologne qui n’ayant pas de famille royale fixée s’est faite dépecer par la Prusse, l’Autriche, la Russie au point même de disparaître pendant des siècles.
Je termine ici avec ces mots violents qui s’imprimeront partout.
Cet essai peut apporter une aide aux nationalistes qui luttent et lutteront toujours pour l’indépendance. Dieu lui même, la Personne Suprême sera  à leurs côtés tant qu’ils auront la conscience de ce qu’ils font. Il y a une grosse différence entre ceux qui construisent un Etat sur la terre de leurs ancêtres, et ceux qui construisent un Etat sur les spoliations qu’ils ont accomplies sur les populations locales. Il faut bien finalement que les nationalismes s’expriment et se réalisent. L’Espagne actuelle est à nouveau dans ce cas par exemple. Elle a conquis et colonisé une grande partie de la planète juste après s’être débarrassée des colonies islamiques sur son sol.  Elle est devenue à la suite de ce succès  un empire multiculturel et multinational ingérable. Elle a détruit de grandes civilisations en Amérique, en dilapidant ses forces dans des aventures extérieures elle a rendu débile son propre gouvernement. Elle a fait des guerres inutiles et a dilapidé la force et la richesse de son propre peuple pour rien.
Les racines du mal ont été un peu traitées après la fin de la dictature de Franco.
Reste bien sûr à traiter radicalement de l’indépendance du Pays Basque qui est inévitable à terme, parce que l’Europe est notre Patrie, nous pouvons nous couper sans douleur de notre entité colonialiste, nous n’y perdrons rien.  L’Espagne est le modèle naturel qui doit être conduit pour l’indépendance des régions. L’avenir dira si cette prophétie se réalise. J’espère toutefois que nos héritiers sauront parvenir à l’indépendance sans des tueries qui sont toujours abominables et inutiles. Le pouvoir colonialiste s’appuie sur l’élimination ciblée des militants extrémistes, ceci conduit la résistance à cibler les indicateurs de la police politique coloniale, et aussi leurs mercenaires. Par définition la lutte contre les indépendantistes repose sur une guerre secrète visant à réaliser des luttes de factions au sein de la résistance à l’impérialisme, ceci est réalisé par des agents secrets qui incrustent des provocateurs dans les mouvements de résistance, leur but essentiel est la désinformation, qui doit créer des luttes fratricides au sein des mouvements de résistance. Les autorités coloniales s’appuient sur la truanderie locale ou étrangère dans cette lutte, leur but est souvent d’assimiler les militants de la cause nationaliste à des mafieux et des gangsters. Bien sûr la base de toute  Révolution repose toujours sur la levée de l’impôt révolutionnaire qu’il faut prélever partout où c’est utile et possible. Ceci ne suffit jamais. Les révolutionnaires financent leurs activités par des vols et des activités illégales comme la contrebande.  L’équipement en matériel de guérilla est très difficile, souvent les armes doivent être prises sur les forces ennemies et dans les stocks des armées d’occupation, de la même façon : les fonds nécessaires à la guerre contre l’occupant colonialiste, doivent aussi être pris sur les coloniaux eux même, leurs forces d’intervention, leurs laquais et leurs troupes auxiliaires. Souvent les colonialistes se servent des peuples colonisés par ailleurs pour tenir un autre Pays, ou encore ils usent d’une légion étrangère, les tirailleurs sénégalais par exemple pour faire du maintien de l’ordre sans risquer que les troupes ne se retournent contre leurs officiers lorsqu’on leur commande de tirer sur leurs propres familles. C’est le projet des colonialistes de créer des troupes de ce type. Bien sûr il faut lors de la guerre de libération et à l’indépendance, promptement et radicalement libérer le territoire des colons et du colonialisme, mais ceci ne doit pas justifier des atrocités que l’on qualifie de génocide désormais à juste titre.
Le génocide culturel imposé par l’occupant impérialiste est la cause principale de la faiblesse des forces indépendantistes. Il importe de lutter contre l’acculturation et l’assimilation qui est conduite par la métropole colonialiste. Et ceci peut se réaliser en grande partie par l’usage raisonné des procédés utilisés par Gandhi, la « non violence » et le « détournement des lois répressives » de l’ennemi. Les oppresseurs ont des règles assez stupides et formelles ; qui quelquefois leurs sont nécessaires, mais qui constituent aussi des pièges permettant de lutter contre leur hégémonie. Les indépendantistes doivent lutter en prenant appui sur ces points d’ancrage, ces faiblesses constitutionnelles de la puissance coloniale.
Bien sûr, les militants indépendantistes savent bien qu’un Gandhi ne suffit pas, qu’il faut aussi mettre en péril et en pièce les forces d’oppression qui bloquent l’autodétermination du peuple et réalisent journellement son acculturation. Sans les attentats ciblés qui visaient et harcelaient l’autorité coloniale l’Inde serait de nos jours encore une colonie. La non  violence n’est qu’une manière complémentaire d’assurer la voie vers l’indépendance. Elle est toutefois la plus décisive, car elle met hors jeu l’assimilation en produisant la séparation, le décantage des populations. Elle se base d’abord sur le boycott. Organiser le boycott des colonialistes est la base d’une politique indépendantiste. Ceci implique la lutte contre les lois libérales qui régissent le commerce. Et ceci repose sur les manifestations de masse comme celle de la « marche du sel » qui fondent les évènements essentiels de la prise de conscience d’un Peuple vers son indépendance. Tout ceci est fait essentiellement pour ridiculiser la force de l’occupation colonialiste. La doctrine libérale conduit inévitablement au gain de ceux qui monopolisent le pouvoir politique et financier. Elle institue la domination des puissants sur les faibles, elle réalise la destruction des industries locales au profit des multinationales et des marchands. Elle s’appuie sur le crédit et l’usurier finit toujours par rafler toutes les mises lors des périodes de crise.
Le rôle des personnels politiques est de diriger les Peuples qu’ils prennent en charge dans la bonne voie. Il y a quelques exemples qui méritent d’être médités. Un Prince égyptien Moïse d’origine juive, aurait ainsi dirigé son peuple hors d’Egypte. Il l’aurait installé dans une contrée où la vie est parfois très difficile. La péninsule du Sunaï, et sans doute les steppes de la péninsule Arabique. Dans ces régions l’eau, la nourriture, les éléments les plus indispensables à la vie manquent souvent.
Aucun peuple colonisé ne peut s’affranchir de sa sortie d’Egypte.
Qui peut croire qu’on sort d’Egypte, une terre d’abondance, pour aller habiter le désert ? c’est un conte à mourir debout ! Même l’esclavage en terre égyptienne vaut mieux que la liberté dans un désert. De quoi s’agit-il donc ? Le Peuple des Hébreux veut retourner à sa terre Canaan, il veut renouer avec le passé de ses ancêtres, les grands fondateurs que sont Abraham, Isaac, Jacob. Des Princes nomades qui ont conquis des domaines en Galilée, en Canaan. Alors pourquoi restent t’ils si longtemps dans le désert ? faut-il tout ce temps pour qu’ils envahissent la Terre Promise ? et reprennent la Primauté sur les populations locales. Car il semble bien évident qu’ils pratiquèrent l’extermination des élites locales. Le paragraphe de la Thora qui parle de la faute d’un chef d’armée qui garde les biens des vaincus, ainsi que les habitants même sans doute comme esclaves ou serviteurs spécifie bien que cette façon de faire est réprouvée par le Dieu d’Israël, qui semble t’il préconise le nettoyage ethnique. Il s’agit d’une légende mais ça fait quand même froid dans le dos. Et la Thora est pleine de ces meurtres de masse que les Juifs et les Patriarches aussi réalisent au nom de leur Dieu. Tout le monde peut se souvenir que Jacob aussi laisse ses fils commettre les meurtres de la communauté qui les a accueilli, sous prétexte d’un viol. Or la pire loi, celle du Tallion, qui est sans doute la plus juste, pose qu’on ne peut dépasser dans la vengeance le mal qui nous a été fait. Là il s’agit d’un prétexte à une extermination de masse par surprise, avec vol des biens des personnes tuées. Comment ce crime peut il rester impuni ? et ce sont Siméon et Lévi qui sont concernés par ces meurtres iniques. Ces gens étaient des génocidaires ! comment se fait-il que Dieu accorde sa bénédiction à leur Père ensuite ? Ils étaient à l’époque des nomades, des bédoins, et la Palestine était occupée par des Principautés d’agriculteurs possédant une civilisation évoluée. Ils se sont conduits comme des colonisateurs. La Bible enseigne que la génération des fils de Jacob qui change de nom et se fait appeler Israël (celui qui lutta  avec l’ange), iront s’installer en Egypte, aidés par le fait que Joseph le 11ème fils né de Rachel devint ministre du Pharaon après avoir été vendu comme esclave par ses frères. Puis il est dit qu’ils se multiplièrent et s’enrichirent au point que les Egyptiens en prirent ombrage. Ils en firent des ouvriers, ce qui pour des nomades devait être considéré comme un esclavage. Suit l’épisode de Moïse.
Dans ce texte bien connu il y a des idées simples pour réaliser une libération nationale. Ne pas  prendre les choses à la lettre bien sûr. Il faut s’en inspirer et comprendre les ressorts qu’il faut actionner successivement. Le fait que Moïse ne parle pas au Pharaon par exemple est un sujet à creuser. Il se fait représenter par son « frère aîné » Araon. Car lui n’est pas un bon orateur, ce qui semble peu probable. Araon est son ministre. Lui n’est pas directement en prise avec les évènements. Il écrit les choses, il décide, il accomplit des actes magiques avec son bâton qui se transforme en serpent, qui ouvre le passage dans la mer et qui le referme. Ainsi en est il aussi de la libération nationale. Il faut un homme providentiel qui guide le Peuple. Et il doit être secondé par l’élite du Peuple qui se libère. Ghandi avait Nehru.
Mais revenons à notre propos sur la libération nationale.
Ce n’est pas facile de construire sur les ruines que le colonialisme a faites délibérément pour détruire le Peuple et sa cohésion. Tout d’abord la richesse matérielle des clans a été spoliée généralement délibérément par l’occupant. Il a organisé le génocide des occupants des meilleures terres. Il les a spoliées, et y a installé ses coloniaux. Il a formé les dirigeants à ses écoles, pour les mettre à son service. Il possède des gages sur les terres, les entreprises, les mines, le commerce, les biens des citoyens.
Le Peuple n’a plus la maîtrise de son destin !
 Sa culture, ses croyances, sa religion, sa structure physique et physiologique, sa génétique même. Si vous avez un cancer, et le colonialisme est bien un cancer, il faut détruire radicalement les cellules infectée, et donc il ne peut y avoir d’indépendance sans un minimum de coups de balais radicaux.
En optant pour l’indépendance les peuples vont connaître la difficulté, les guerres coloniales, l’étranglement de leurs ressources les plus précieuses. Les nantis indigènes qui ne sont pas des étrangers, mais qui font cause commune avec l’occupant impérialiste et des métèques de diverses origines quelque fois amenés comme esclaves pour cultiver les terres spoliées vont faire cause commune avec l’oppresseur colonial (Pour la France il s’agit de l’entité laïque qui dirige le système étatique colonialiste qui se pare du masque démocratique). Les Princes même lorsqu’ils existent encore copineront toujours avec les autorités colonialistes.
La  France est un état colonialiste, qu’il faut décoloniser.
Si nous pouvions éviter d’être pris de cours par les évènements à venir, résultant de l’invasion islamique par exemple. Car il y a désormais en Europe des entités islamiques en constitution, comme des métastase du cancer colonialiste qui vont demain aspirer à former des républiques islamiques dirigées selon leurs coutumes. Déjà la charia s’impose et elle s’imposera de plus en  plus dans ces zones, et nos descendants seront là au milieu des ruines à pleurer et se lamenter sans écho nulle part dans le monde. Et nos sites sacrés seront détruits et souillés. Et notre territoire sera dépecé comme ce qui s’est passé en Yougolavie dans les états islamiques qui se sont formés. Des entités coloniales islamiques se forment actuellement dans nos territoires européens.
Donc ces Etats sont en formation dans la lie de nos chaudrons infernaux que sont nos citées des banlieues où se concentrent les immigrés dans leurs ghettos ethniques et religieux. Et il est probable que la survenue des entités islamiques résultant de cette invasion, fera que des indigènes Européens lutteront un jour prochain pour sortir de l’entité étatique actuelle et construire une république indépendante, qui peut avoir sa place dans l’entité Europe, qui est encore à construire. La séparation des entités islamiques qui parsèment le territoire européen, en vacuoles porteuses de terrorisme et de sous développement est inévitable.  La libération du territoire européen de l’occupation islamiste ne sera possible que lorsque le dernier islamiste aura été expulsé de notre territoire sacré.
En attendant faisons par le bas ce que nous n’arriverons pas à faire par le haut. Prenons des territoires, libérons les de la puissance colonialiste jacobine, et réalisons un développement de nos peuples selon le modèle de la Principauté d’Utopia. Les Principautés islamiques en Europe sont  déjà à l’œuvre, il y a toujours une partie de l’Europe qui est occupée par la Turquie, et la colonisation turque a laissé des séquelles dont nous voyons aujourd’hui les effets négatifs au cœur des Balkans. Des entités islamiques se sont créées sous la houlette de l’OTAN, comme résultat de la politique américaine de détournement du problème qu’Israël pose au moyen orient, qui est inspirée par les Sionistes qui veulent donner des gages aux Turcs qui sont leurs alliés objectifs. On a vu l’OTAN bombarder les troupes chrétiennes, alors qu’au sol les terroristes islamiques d’Al quaïda et de l’UCK faisaient tout pour réaliser des nettoyages ethniques :la Bosnie, le Kosovo, l’Albanie sont des œuvres maléfiques du démembrement de la Yougoslavie, il y a aussi les banlieues et les quartiers des grandes villes qui sont presque en totalité occupées par des communautés islamiques, ce sont les zones ou la puissance colonialiste de l’islam s’exerce, les femmes y sont voilées, le trafic de drogue y est presque généralisé, les dégradations, les vols, les harcèlements font que les autochtones fuient ces zones de non droit pour eux, il s’agit d’enclaves étrangères, et elles sont la base de la conquête totale qui est attendue dans quelques décennies si rien ne change d’ici là.
Face à elles il n’y a rien, aucune force organisée ne se charge de faire barrage au déferlement des immigrants qui s’installent sans cesse au cœur de nos cités. Vienne le temps du démembrement de l’état jacobin.
La première principauté libérée et indépendante sera sans doute la Corse. Que vive la Corse libre !
La seconde sera peut-être une Utopia quelconque, je la place pour ma part à côté de Marseille dans la zone Camarguaise. Parce que ce territoire a un débouché assuré sur la mer, qu’elle est aussi potentiellement la zone la plus apte à être bonifiée par les travaux d’aménagement qu ‘un état moderne et cohérent sait faire pour développer les ressources nécessaires au bien de son Peuple. Elle est aussi peu peuplée.
Un des travers constant de la démocratie est qu’une majorité manipulée par des impérialistes ou des mafieux peut opprimer impunément les minorités qui sont mal dirigées par leurs élites naturelles. Si c’est le cas ; et c’est bien le cas en France, il suffit à ces minorités qui veulent reprendre leur identité nationale et sortir de la condition d’esclave et de sous homme qu’on leur fait endurer de se regrouper dans un lieu et de s’en rendre maître par le suffrage universel lui même. Il y a assez de nationalistes convaincus en Corse par exemple pour investir en se déplaçant simplement sur un territoire à conquérir une circonscription de la Corse et ainsi la gagner par les élections ensuite. Il suffira ensuite de mettre hors du jeu dans ce territoire tous ceux qui voudrons y perpétuer la domination coloniale. Ceci permettrait de faire une base de départ de la reconquête de la Corse par les Corses, pour les Corses. De la même manière un mouvement indépendantiste peut conquérir un territoire en s’installant massivement sur ce sol, en monopolisant tout ce qui est important dans cette région et en mettant en valeur des industries et des productions locales, pour obtenir une autonomie vis à vis des zones limitrophes. L’exemple d’Israël est là encore pour mettre en avant ce qu’il convient de faire pour arriver à cette réalisation.
L’indépendance du Pays Basque serait aussi une bonne chose pour sauvegarder la culture basque, il  pourrait se former ensuite une fédération avec la partie espagnole qui a conservé elle aussi sa langue et sa culture. Seul un Etat basque pourra sauvegarder la culture basque. Il est important aussi qu’un Etat de langue celtique puisse se former un jour car la langue celtique et la culture de ces peuples à l’origine prépondérants en Europe est en voie de disparition. Si ceci se confirmait ce serait une grande perte pour toute l’humanité. Vive donc la langue bretonne, le gaélique, les différentes formes de la langue des Celtes, Gaulois, Gallois, Irlandais, Scotts(Ecossais)…La constitution d’un Etat gaélique permettra seule de préserver la culture celtique de manière vivante.
La Bretagne, l’Alsace ont aussi vocation à être indépendantes dans l’Europe qui est la patrie commune de tous les Européens (pas des Turcs qui sont des envahisseurs asiatiques et encore moins des Africains).
Les diverses populations européennes devront un jour être unies dans la grande Europe qui va de Dunkerque à Vladivostok. En n’oubliant pas les Européens des autres continents tant qu’ils ne sont pas détruits par la culture dominante des Etats impérialiste, empaillés, naturalisés, c’est à dire génocidés. Le vrai génocide est toujours culturel. Et la base de toute culture est la religion, seuls les Peuples qui s’accrochent résolument à leur religion survivent, les autres ne forment qu’une masse indistincte de citoyens alpha que les impérialistes domestiquent par la télévision, l’éducation et les médias  La seule intégrité qui vaille pour un homme est sa propre culture, celle qui lui vient de ses ancêtres, qui est inscrite dans la tradition, dans la coutume. Ainsi l’homme qui admet les lois étrangères à son propre code de l’honneur, qui se laisse dominer par les lois immorales nées de la Démocratie, et de la perversion des fondamentaux de  la régulation sociale par des déviances relevant du pire, des lucifériens et des sataniques, cet humain se ravale au rang du dernier homme. Car même l’esclave le plus abruti ne perd pas ses ancêtres et sa culture propre, il imite son maître dans ses actes mais il garde dans son cœur et dans son esprit la ligne directrice que lui fournit la langue et les mythes de ses pères, il garde à ses yeux constamment ses propres références et ses propres valeurs, il ne fait que semblant d’accepter les diktats de l’autorité politique impérialiste et démagogique qui voudrait unifier l’humanité en la dotant de lois bizarres, qui désorganisent toutes les formes sensées de société, et empêchent toute organisation sociale policée.
Les Utopiens sont eux aussi pris dans ce tourbillon infernal. Ils se sont groupés pour fonder un Etat nouveau, en avance sur tous les autres de la Terre.
Construire l’avenir c’est d’abord détruire le consensus actuel. C’est détruire ce qui sape les fondements de notre intégrité et de notre bonheur à vivre sur la terre de nos ancêtres. Nous devons être maîtres chez nous, nous devons décoloniser l’Europe, et nous assurer en fermant toutes les fissures et tous les interstices que jamais plus nous ne serons envahis comme nous l’avons été pendant l’ère du pétrole, lorsque se constituaient les villes modernes où des banlieues d’ HLM et des centres ville historiques furent transformés en ghettos ethniques, pompes aspirantes de l’immigration sauvage, têtes de pont de l’islamisation du continent européen. Ces ravages ont été précédés d’une guerre civile entre européens. Des grandes puissances impérialistes se sont affrontées. La partie germanique continentale dirigée par les Hitlériens, s’affrontant à toutes les autres grandes puissances colonialistes. Ce conglomérat de peuples germaniques ou germanisés avait l’ambition de régner sur l’Europe et sur le Monde, et il concevait cette nouvelle ère comme un nouveau temps de Seigneurs et de Vassaux. Les Allemands auraient été les Seigneurs et les autres populations auraient été vassalisées. Selon le modèle que l’Angleterre, la France, la Russie, l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal, la Turquie, l’Autriche-Hongrie, la Belgique, la Hollande, les USA, le Japon …etc…appliquaient partout sur tous les continents. Les Hitlériens avaient aussi entamé le processus visant à éliminer les Juifs de leur population, et de la population européenne. Les raisons qu’ils avançaient étaient religieuses, raciales, ethniques, xénophobes. En fait si on analyse la situation des Allemands et des peuples Aryens dans l’histoire de notre continent, l’arrivée et l’incrustation des Juifs dans les sociétés rurales, urbaines, ou dans les Cours dirigeantes est une forme d’invasion basée sur tous les fondamentaux du parasitisme (élément présent dans la Nature à toutes les strates, et dans toutes les niches écologiques) que l’on nomme généralement colonisation, et plus spécialement en ce qui concerne cette communauté il s’agit de l’accaparement des biens les plus précieux et de la richesse des nations européennes par des communautés étrangères. Le racisme mis en avant repose sur l’aversion naturelle que les européens ont toujours eu pour les métèques le plus souvent de type très métissés qui se sont trouvés dans les armées des envahisseurs romains, grecs ou turcs. Les Juifs ont pénétré en Europe par l’intermédiaire des différentes occupations étrangères à la suite des armées colonialistes.  Leur arrivée massive date tout de même de l’arrivée des Arabes et des population arabisées du Magreb. Les colonies se situant avant cette arrivée en Espagne ont partie liée dés le début avec les arabophones islamiques qui s’emparent des postes de commandement dans la société, qui établissent par l’immigration et l’arabisation une société colonialiste, islamique basée sur la charia. Les Juifs qui ont leur livre en hébreux, n’ont guère d’effort à faire pour comprendre et intégrer l’arabe qui est une sorte de dialecte de la même langue. Ils sont  maîtres du jeu aussi au niveau des finances. La charia interdit le prêt à usure, les intérêts sont mal vu par le coran.  Or les musulmans qui sont essentiellement des pirates et des marchands ont besoin de faire des affaires avec les stocks de biens qu’ils ont conquis et razziés dans leurs activités colonialistes. Les Juifs servent d’intermédiaires dans ce cas ils pratiquent l’usure pour réaliser la séparation des liquidités de la population exploitée, une fois leur activité de négoce réprouvée par la religion islamique réalisée, ils versent aux Seigneurs arabes une partie de la manne en contrepartie ils ont l’exclusivité de beaucoup de charges sociales et politiques. Les Juifs forment des gangs financiers depuis l’antiquité, ils se singularisent aussi par leur prise de possession de territoires en noyautant des populations en crise, ils prospèrent dans tous les empires multiethniques. Ils sont même souvent les fers de lance de ces empires car leurs diverses communautés sont généralement implantée dans tous les Etats disparates rassemblées par la conquête, et de ce fait ils sont les maître d’œuvre du commerce et des transactions qui s’intensifient entre la base du pouvoir colonialiste, qu’on qualifiait dans mon enfance de Métropole et les différentes entité coloniales. Les différents conquérants de l’Europe se sont servi des Juifs. D’autre part n’étant que des étrangers dans les Nations colonisées ils n’ont pas le réflexe de l’opposition et de la résistance à l’occupant colonialiste, et même généralement se servent de l’arrivée de maîtres étrangers pour régler leurs contentieux avec les populations locales qui souvent traitent les parasites assez rudement dans les crises politiques et économiques qui conduisent à des émeutes. En Russie on parlera de pogrom, en Allemagne comme dans l’ensemble des nations chrétiennes il y aura assez souvent des massacres de Juifs chaque fois qu’une révolte locale mettra les indigènes en mouvement dans des émeutes incontrôlées par les pouvoirs civils et religieux.
La déportation massive des Juifs par les hitlériens visait à diminuer significativement leur pouvoir colonialiste, en éliminant physiquement les colonialistes on peut penser que le colonialisme finira. Ceci n’aboutit pas, le contraire arriva même, vraiment après la fin de l’hitlérisme la communauté juive a fait table rase et ramassé toutes les mises qu’il y avait sur la table, acte colonialiste majeur et exemplaire, et lorsque la rééducation des masses colonisées qui suivit fut mise en œuvre pour promouvoir le nouvel ordre mondial c’est le colonialiste qu’on essayait d’extirper de l’Europe nazifiée qui devint la victime. Après cette mise en œuvre de propagande, alors que l’Etat juif :Israël ; était décidé par les Nations Unies à New York , les organisations juives et le peuple juif dans son ensemble reprirent naturellement leur place et leur prépondérance partout où ils avaient le moyen de s’incruster. La décolonisation de l’Europe par élimination des colonialistes juifs était non seulement ratée mais elle allait se doubler d’une arrivée massive de tous les juifs « indigènes » des colonies à la suite de la décolonisation. Cette décolonisation entraîna une augmentation importante du colonialisme juif en Europe. Pour masquer cette réalité les promoteurs du nouvel ordre mondial firent feu de tout bois pour mettre en place et promouvoir l’invasion de l’Europe par les masses musulmanes et africaines. Ce sont bien les gangs d’usuriers qui furent à la manœuvre au niveau des dirigeants des Etats qui  reprirent leur rôle et restructurèrent leurs commandements sur toutes les zones coloniales qu’ils avaient dans l’ensemble des nations. Israël est la capitale de cette colonisation qui s’applique sur toute la planète.
Un président de l’Iran, peu estimable par ailleurs il est vrai, a dit quelque chose de vrai sur le colonialisme juif, il a bien expliqué qu’il s’agissait d’un cas de colonialisme qui se base sur une idéologie de race. Les juifs se croient et se justifient comme étant une race élue par l’entité supérieure de leur religion ethnique. L’idéologie raciste couvrant un acte colonialiste, le racisme c’est du colonialisme efficace, bien dirigé, il permet de mobiliser et de trancher les nœuds gordiens parce que le peuple dans son ensemble sait faire la différence et que le mélange ethnique est contrôlé.
Depuis l’éradication de l’hitlérisme les nations européennes aryennes sont comme des canards sans tête dans leur lutte contre l’invasion et la colonisation. Les colonialistes pensent que l’arrivée massive de populations étrangères conduira à la formation de ces terreaux colonialistes que l’on découvre avec un peu de stupeur partout ou la traite esclavagiste fonctionna, ou il existe non un peuple, mais une multitude de formes diverses de métissages et de non lieux culturels bizarres. Dans ces terreaux la colonisation se poursuit avec facilité, aucune unité n’est probable, aucun ordre raisonnable n’est possible. Haïti qui est la principauté la plus ancienne dirigée par une élite africaine noire en grande partie métissée (depuis l’élimination sauvage du pouvoir des blancs coloniaux  par leurs esclaves) n’est pas et n’a jamais été un modèle de Nation gouvernée sérieusement. Il n’y a pas en Afrique d’ ailleurs un seul Etat qui vaille et qui tienne la route dans le contrôle et l’administration de ses territoires. La colonisation de l’Afrique et la faillite d’Haïti posent des questions fondamentales. Après tout les Africains quand on leur donne les bonnes institutions et la bonne formation font les choses très bien aussi. Pourquoi ne sont ils pas au top lorsqu’ils sont livrés à eux même ? Que leur manque t’il ? Qu’est ce qui les empêche de tenir le cap et de développer les territoires qui sont sous leur contrôle ?. Les USA qui sont le pays ou les juifs règnent sans partage sur la finance et sur l’économie ont intégré leur communauté noire et cette intégration se poursuit génération après génération. Un métis africain vient de devenir président des USA, élu par le peuple, la première nomination son conseiller le plus proche est un juif qui a des liens personnels avec Israël.  Les prédictions sont qu’il va venir des catastrophes. W.Bush avait été élu pour désengager les USA de leur quête vaine à la suprématie militaire et politique.
Les huit années de l’époque Clinton avaient dégradé la situation partout, et les financiers se posaient des questions sur l’utilité de ces armées d’occupation partout dans le monde après la fin de la menace soviétique. Le vrai problème du terrorisme n’était jamais ciblé, les cartels de la drogue n’étaient pas démantelés étant utilisés par les services spéciaux comme des alliés dans leur contrôle des dirigeants étrangers, et leur quête de renseignements.
Or après les attentats terroristes du 11 septembre sur le territoire des USA, l’impérialisme US s’est à nouveau mis en branle avec les guerres consécutives au déploiement sur son territoire des attentats islamistes. Ceci a aussi empêché les USA d’éradiquer la production de drogue en Amérique du sud. Ceci a donné à la production de drogue en Afghanistan, au Pakistan, et dans toute la zone islamique un grand essor. Y a t’il possibilité de ne pas aller à une confrontation bloc contre bloc avec une structure islamiste qui se renforce de jour en jour ? Peut on encore éliminer la formation d’une structure politique islamiste cohérente dont le seul mobile serait ni plus ni moins que la conquête du pouvoir partout ou se trouve implantée une communauté islamique assez conséquente. Le président des USA choisi est le fils d’un émigrant africain islamisé, ceci est un signe qui ne trompe pas. L’islam progresse massivement par le jeu pervers d’une démographie totalement débridée alors que les populations européennes se sont données des lois totalement stupides réduisant la fécondité naturelle à sa plus petite expression. La population européenne ne se reproduit plus, elle est en déclin, remplacée par les immigrants à grande vitesse. Les Juifs qui pourtant sont la cible principale désignée des islamistes ont été les artisans démoniaques de cette invasion islamique qui nous touche dans notre chair, et nous détruit moralement et politiquement. Il s’agit pour eux d’établir des boucliers humains pour protéger leur colonisation. Pour éradiquer au moyen âge la conquête islamiste en Espagne il a fallu plus de sept siècles de combats acharnés, des générations de sacrifiés. Il a fallu l’inquisition ensuite pour bien nettoyer le terrain. A quoi devons nous nous attendre demain si nous voulons reprendre notre intégrité qui seule nous permettra de développer nos vraies valeurs ?
 Nous n’aurons pas la paix, ça c’est certain !
Nous n’échapperons pas, nos héritiers surtout bien sûr, à une lutte sans merci contre les structures étatiques islamistes qui surgiront des colonies islamiques qui se sont emparées de portions stratégiques de notre territoire. Nous n’avons aucune chance de les intégrer dans nos systèmes. Ils seront toujours étrangers et nos ennemis mortels. On a toujours tort de réchauffer un serpent venimeux dans son sein. Il n’y a qu’un traitement à appliquer aux invasions ennemies et il est radical.
Ceci est inévitable. Nous sommes dans la position d’un être qui a mis la main dans un piège mortel, une machine infernale qui va broyer tout le corps si on n’y met pas un terme. Il est temps de couper la main avant que tout le corps ne suive et ne soit broyé dans la machine infernale. Tous ceux qui disent le contraire, ou même simplement pensent qu’on peut s’arranger avec cette réalité sont complices de nos pires ennemis.
L’ennemi de demain tu dois le tenir à distance. Si tu pense en faire un ami une seule seconde tu es mort !
L’ennemi si tu peux le tuer dans l’œuf qu’attends tu ?
Pourquoi laisses tu prospérer les parasites ?
Pourquoi laisses tu ouvert à tous vents ce qui doit être fermé par sécurité ?
Pourquoi laisses tu un peuple étranger décider de tes intérêts ?
Pourquoi es tu soumis à des étrangers ?
Pourquoi es tu servile ?
Pourquoi laisses tu des étrangers s’installer sur ton sol et y faire la loi ?
Pourquoi formes tu une communauté indissoluble avec des gens qui sont tes ennemis intimes ?
Pourquoi ne romps tu pas cette communauté qui te relie à des humains dont tu n’as rien à attendre que des avanies ?
Répond donc à ces question et mets toi en marche pour construire l’Etat qui assurera ta sécurité et celle de tes descendants. Fuis le grand « melting pot » qu’on te présente comme le meilleur des mondes possible, comme la consécration de l’humanisme et de la fraternité. Autrefois il y avait les lois anciennes, les dirigeants du Peuple étaient partie prenante des intérêts des indigènes, même si ils leurs étaient profondément étrangers par la race et le sang. Ils avaient l’onction de la religion et dirigeaient l’Etat en bon père de famille. Aujourd’hui ils sont très loin de tout ça. Ce sont des aventuriers qui ne pensent qu’à leurs intérêts, des arrivistes qui essaient juste de briser les tabous qui sont nécessaires à la bonne marche de l’humanité.
Ce monde est odieux, il ravale l’humain à la qualité de consommateur et de producteur. Les biens les plus précieux sont vendus à l’encan. L’Etat impose sa doctrine laïque. Le principe essentiel de la propriété de la terre de ses ancêtres y est nié. Le colon, le métèque, l’immigrant y a plus de droits que l’indigène.
Il s’agit d’un piège mortel. Une gigantesque nasse dans laquelle les colonialistes tiennent tous les peuples enfermés.
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( 27 janvier, 2013 )

Cinétique et inertie.

La gravité est à l’origine de l’inertie, et sans inertie les matières de l’Univers seraient sans doute fixes. Or tout bouge dans le cosmos comme dans l’infiniment petit. Les étoiles tournent les unes autour des autres, les planètes autour des étoiles, les amas d’étoiles autour des centres des galaxies qui sont le siège d’étoiles supermassives, et les galaxies tournent aussi les unes autour des autres.

Tout ceci dans l’infiniment petit comme dans l’infiniment grand dépend uniquement de la gravité. La science n’a pas beaucoup travaillé pour en connaitre les principes et augurer de la consistance de la matière et de son comportement dans un flux de gravitons. La science officielle nie autant la présence de la gravité sous forme de particules qu’elle nie l’existence de Dieu, en fait elle essaie de faire sans, et bien sûr elle y arrive quand même, malgré que ce soit assez difficile avec n’importe quel langage et surtout celui des mathématiques.

Prenons quelques bases pour continuer cet exposé. La densité gravifique d’un espace quelconque consiste à compter ou mesurer le nombre de gravitons qui sont présents dans un espace donné à un instant t. La gravité locale est un vecteur d’accélèration qui consiste à préciser qu’il y a plus de gravitons qui proviennent d’une source hypothètique appelée centre de gravité de la source gravifique qu’il n’y en a dans les autres directions c’est ce que nous constatons  à la surface de la terre. Si nous sommes satellisés autour de la terre cette gravité locale devient nulle comme on le sait parfaitement depuis que nous avons expérimenté cette relation.

Or alors la densité gravifique n’a pas changée. Le fait que nous ne subissions plus l’attraction terrestre provient du mouvement rapide que nous faisons pour nous éloigner  de la terre qui nous attire, mouvement qui compense la perte d’altitude que nous subirions du fait de l’attraction terrestre, ce qui nous colle à une orbite bien que notre vitesse tangentielle devrait nous en éloigner. Cette satellisation explique aussi pourquoi la matière est figée dans un cadre très stable avec des éléments qui tournent autour de centres très massifs qui induisent des forces extrêmes comme l’électricité ou l’électronique, la nature de ces forces n’étant d’ailleurs pas mieux connues que celles qui forment la gravité, mais il est plus que probable qu’il s’agit des mêmes.

 

Ce n’est pas une hypothèse que de prétendre ou de poser comme avéré que la densité gravifique augmente lorsqu’on pénètre dans une masse de matière , c’est ce que l’on peut appeler la pression gravifique, et c’est cette pression qui rassemble les nuages de matière originelle d’hydrogène pour en faire des étoiles, qui ensuite allume ces étoiles , qui ensuite y fabrique tous les éléments simples, qui pour finir détruit l’étoile pour en faire une étoile à neutrons et enfin un trou noir qui va absorber progressivement tout ce qui se trouve à sa portée.

L a gravitation universelle est bien connue et son explication est encore assez fumeuse puisqu’elle repose sur des considérations de l’espace temps assez fumeuses.

La cinétique permet de progresser un peu plus dans l’explication probable du phénomène. On peut poser comme postulat que toute matière irradie de la gravité, semble t’il en ligne droite dans l’espace, avec une vitesse qui n’est pas connue, de tout point de sa surface, mais avec une régularité presque absolue, ce qui ressemble à l’irradiation des photons généré par une source lumineuse ou d’ondes électromagnétiques non visibles qui sont aussi des photons d’une autre nature soit qu’ils sont séquencés plus vite ou moins vite que la lumière visible pour nous humains.

La cinétique peut se baser sur l’expérience suivante. La fronde est un ensemble matériel qui permet de donner une grande vitesse à un ensemble fermé , lorsque le projectile atteint une certaine vitesse il suffit de le libérer du cercle d’accélération pour que le projectile parte dans une direction donnée tout en continuant à subir normalement les forces gravifiques locales. Que se passe t’il lorsque l’objet matériel expérimental est accéléré dans le cercle ?

La seule chose qui change pour lui par rapport à un objet qui ne bouge pas dans le champ gravifique c’est qu’il traverse un espace composé de gravitons qui vont dans tous les sens et qu’ainsi il acquiert une nouvelle inertie qui lui donne sa vitesse d’éjection du système, c’est l’effet gyroscopique aussi qui est ainsi mis en route, un lanceur de fronde habile saura facilement trouver la bonne direction et le bon angle pour lancer son projectile, il pourra facilement faire varier ces coordonnées de tir, tout simplement en jouant sur le cercle dont il maitrise le centre.

L’effet toupie est fort intéressant car à la surface des toupies la gravité locale est perturbée, tout objet se trouvant à la surface d’une toupie subit une accélération gravitationnelle dirigée à l’inverse de l’axe de rotation du système. On a bien essayé d’utiliser cette propriété pour réaliser des espaces ne subissant pas l’attraction terrestre mais ceci n’a pas été possible car si on fait un cône qui tourne ce n’est en fait qu’un cercle à son extrêmité, et si l’on voulait utiliser la descente  il faudrait accumuler dans la montée, ce ne serait qu’une sorte de montagne russe ce manège qui permet des sensations gravifiques variées dont la plus extraordinaire est celle de pouvoir avoir la tête en bas sans tomber.

Avec assez de vitesse un mobile peut monter un mur circulaire, passer au plafond et redescendre de l’autre côté. Le tout en restant collé à sa piste et en subissant une attraction accrue lorsqu’il monte la surface courbe. Son énergie est augmentée et sa vitesse diminue lorsqu’il monte la pente et l’inverse ensuite.

Comment expliquer ceci du point de vue gravifique, si on considère que la gravité seule est en jeu. Donc qu’il s’agit des interactions gravifiques entre la matière mobile et l’espace gravifique qu’il traverse. La matière est faite d’une infinité de giroscopes. Lorsqu’on bouge dans un champ gravifique ces giroscopes il se produit une flexion car chaque giroscope essaie de revenir dans son axe  de départ. Pourquoi est ce le cas?

Nous qui sommes habitués à la gravité comme à la pression athmosphèrique  sommes nous en mesure de le comprendre.

Lorsque nous ne bougeons pas à la surface de la terre nous sommes en fait dans un système complexe autour du soleil, avec la lune qui intervient et la rotation de la surface de la terre  et pourtant le fil à plomb indique pratiquement toujours le centre de la terre sauf s’il y a des masses rocheuses plus denses à proximité par exemple (au flanc d’une montagne )

Dans l’espace de l’attraction terrestre si nous voulons nous affranchir quelques instants de cette attraction il nous faut monter à une grande altitude puis nous laisser tomber, nous prenons de ce fait une vitesse exponentielle et nous ne subissons plus les règles de la pesanteur sur notre corps. C’est la seule manière de tester l’apesanteur pour nous. Imaginons qu’on puisse faire un puits qui passe par le centre de gravité de la terre et qui traverse toute la terre. Si nous jetions dans ce puits un objet il foncerait vers le centre de la terre , dépasserait ce centre et irait presque jusqu’à la surface de l’autre côté sur la vitesse acquise (en fait l’inertie accumulée dans sa  matière). Pendant toute la descente vers le centre de la terre il serait en gravité zéro localement, et pendant toute la remontée de l’autre côté aussi. Alors même que la gravité qui existe au centre de gravité de la terre est nulle par définition. Qu’est ce qui change dans cette expérience qui ne peut être réalisée mais dont nous connaissons bien tous les éléments? nous pouvons même calculer la vitesse moyenne d’un voyage traversant la terre d’un pôle à l’autre de cette façon

En fait la densité gravifique évolue parallèlement à la baisse de la gravité locale unidirectionnelle qui elle diminue progressivement. Au centre de la terre cette densité de gravité maximale fait que l’inertie locale n’est pas la même qu’à l a surface de la terre, et bien qu’il n’y ait pas de gravité locale sensible et que donc nous soyons en apesanteur, tout mouvement impliquerait une force bien plus importante qu’à la surface de la terre (augmentation de l’inertie qu’il est assez facile de calculer) , ceci fatiguerait nos muscles, le coeur par exemple serait soumis à des contraintes épuisantes. Nous aurions bien du mal à bouger des objets facilement utilisables sur cette terre qui résisteraient flottants suspendus dans l’espace.

Comment la gravité joue elle ce rôle sur la matière dont nous sommes composés?

Notre postulat est qu’il y a une pression gravifique sur toutes les matières existantes dans l’Univers, et que chaque matière rayonne aussi sa propre gravité qui est de même nature que celle qu’elle subit. Le rayonnement semble toujours le même quelque soit la pression subie (à prouver)  mais la quantité d’interactions gravifiques subie elle change fortement et ceci induit à l’intérieur des atomes des accumulations ou des pertes massives d’énergie. Une catastrophe matérielle comme l’impact d’un projectile sur une surface dure non flexible crée de l’énergie et perturbe la structure de la cible comme du projectile. Un impact sur une zone devenue flexible peut dévier la course d’un projectile, par ricochet ou par bonds, c’est ce qui se produit dans les liquides et dans les gaz, la matière dure formée de cristaux ou de structures en verre a structuré les giroscopes des atomes de telle sorte qu’ils ne glissent plus les uns sur les autres, le meilleur exemple étant le diamant de carbone qui est de ce fait le cristal le plus dur de la création, encore qu’on puisse imaginer qu’il puisse y en avoir un de plus sérieux si on considère que la matière actuelle peut être modifiée par compression dans les systèmes hypermassifs. Un diamant plus comprimé dans l’espace serait encore plus dur, et ceci même si il brûle assez facilement dans l’oxygène et se détruit tout aussi facilement. Les structures les plus fortes que nous connaissons sont faites d’atomes enchevêtrés dans des collections de fibres, de microtubes et autres céments forgés. Les céramiques par exemple sont des enchevêtrements complexes de ces fibres, même si elles comportent des trous et des fissures que le moindre choc sérieux fait éclater et dont l’énergie libérée contribue à la destruction de l’ensemble.

La pression artificielle par les chocs puissants et les machines à compression peut nous amener à domestiquer la matière plus facilement que ce que la nature fait souvent par hasard. Il est certain qu’il y a des étoiles et des planètes qui produisent des diamants en grande quantité par exemple et ceci par hasard, sur cette terre on n’observe pas beaucoup de diamants produits ailleurs que dans les cheminées des volcans basiques puisqu’il faut impérativement qu’il y ait des fluides catalyseurs pour que le diamant se forme à partir du graphite ou de toute autre source carbonnée.

Ceci pour préciser que la compression des atomes est ce qui se produit lorsqu’on se déplace dans un amas de matière, et peu importe que cette matière soit liquide ou non, même si elle est solide cette compression a lieu, elle est sans doute limitée mais elle induit des effets structurels importants.  Il faut une grande compression des atomes d’hydrogène par exemple pour arriver à former des corps simples nouveaux et produire de l’énergie pour générer des photons lumineux en surface, mais la taille d’une étoile suffit à réaliser ceci. Tout corps matériel est en équilibre il irradie de la gravité et en absorbe , le déficit entre ce qu’il absorbe et ce qu’il irradie est transformé en énergie

 

( 24 janvier, 2013 )

Matière noire et compression de l’Univers qui nous concerne

La théorie la plus commune indique que l’Univers qui nous concerne, le nôtre, car il doit en exister des multitudes, est en expansion continue depuis le big bang qui serait son commencement ou plus probablement sa renaissance à la suite d’une destruction  totale. Comme il n’est pas certain que la matière que nous connaissons soit la résultante d’un tel processus nous pouvons imaginer que les Univers qui existent sont faits de toute autre matière et que même les soit disant forces universelles n’y sont pas les mêmes.

Les chercheurs focalisent souvent leurs recherches sur la matière noire qui représente plus d’énergie que la matière dicernable telle que les photons et les interprétations de la gravité universelle lui donnent consistance environ 96% de la matière de l’Univers serait noire. Un principe est qu’en physique il peut y avoir plusieurs théories pour les mêmes observations, et que la science choisit toujours celle qui semble la plus normale pour les humains qui sont des créatures enfermées dans un écosystème doué d’une certaine gravité, avec un temps de vie assez court et des illusions nombreuses en ce qui concerne le rôle et la place du divin. Le Créateur Universel de l’ordre des choses y est ensencé et l’humain se figure qu’il est le centre de son Univers, et de toute la création, ce qui bien sûr n’est pas le cas, il n’est qu’une toute petite parcelle d’un système qui n’a pas de limite, même si on ne doit pas en conclure qu’il est éternel et sans début et sans fin, car ce qu’on ignore encore de la Nature est plus important que ce que l’on en sait.
La consistance de notre Univers dépend uniquement de la gravité. C’est elle qui allume les étoiles et qui organise leur parcours dans le temps. La lumière et les ondes électromagnétiques sont à l’origine des déchiffrements de notre science actuelle. Les ondes et formes gravitationnelles nous sont peu connues par défaut de moyens que nous avons de les mesurer et de les distinguer facilement. Nous faisons par contre partie des êtres vivants qui peuvent voir des collections de photons et les distinguer un peu dans le spectre visible, ceci est la base de ce que nous pouvons appréhender.

Intéressons nous un peu à ce qui est invisible pour nous mais dont nous subissons les effets continuels, la gravité qui règne à la surface de la terre, dans notre lieu de vie habituel. Que constatons nous?  Notre structure est limitée et organisée pour lutter contre cette force. L’érosion et les faits physiques comme l’écoulement de l’eau sont liés à l’action de ces forces.

Avec une collection d’aimants nous pouvons nous affranchir de cette force  et nous savons comment un aimant transforme une partie de son énergie pour obtenir cet effet. Il est assez simple donc de comprendre que ce sont les interactions de la matière avec le vide qui l’entoure qui sont la base du poids que nous ressentons constamment.

Une des théorie possible est qu’une part importante de la matière est présente sous la forme de particules très minimes (bien plus petits que les gluons mais qui se comportent comme eux,et non comme les photons) qui voyagent constamment dans l’espace comme dans la matière et qui sont en interaction continuelle avec les éléments de la matière. Il en existerait de deux sortes. Des particules matérielles d’une part , des particules de l’antimatière d’autre part. Notre monde est matériel, mais il n’est pas certain qu’un monde d’antimatière ne soit pas  possible dans cet espace fait de gravitons. L’antigravité pourrait annuler les effets de la gravité et ceci se produirait lors de la compression des atomes, produisant de la matière neutronique (étoiles à neutrons, début de la formation des trous noirs) . Tout l’univers serait irradié par un flux de gravitons continuel, et continu, soit que ces gravitons sont éternels, soit qu’ils sont produits constamment par la matière et l’antimatière de l’univers, ou des univers si ils sont jointifs et n’ont pas de frontière définie en ce qui concerne la gravité. La probabilité qu’il y ait des univers d’antimatière pourrait être de 50%.

L’expansion continue de notre univers suppose qu’il trouve un espace pour s’exprimer, ceci n’est pas si simple à interpréter dans les 3 dimensions habituelles. Car si cette expansion se produit il y a nécessité aussi que les éléments les plus fins subissent aussi la même expansion, or ceci ne semble pas être le cas.  Peut on imaginer que ce soit le cas , donc qu’il n’y aurait pas d’expansion de l’univers mais par contre un appauvrissement de la matière en énergie qui conduirait à sa concentration. Nous observerions la même chose. Et les deux phénomènes peuvent aussi se trouver réunis. La compression du volume de l’univers est possible même si on observe l’éloignement des galaxies dans ce cas car c’est la gravité qui régule les distances avec une grande célérité. Nous savons que les étoiles tournent les unes autour des autres et plus exactement autour du coeur des galaxies, et les galaxies tournent aussi autour des autres galaxies. Et là nous savons qu’il y a des directions, des plans pour ces orbites, nous les voyons et nous savons les quantifier et les représenter dans l’espace. Alors nous pouvons en tirer  des théories sur la formation de ces objets, et notamment sur les structures appelées amas. Ce qui amène à cette idée qui n’est pas si stupide que la matière serait impliquée dans la formation du nuage multiforme de gravitrons et ne serait donc pas si neutre qu’on le croit, il y a une force qui est transmise à la matière par le passage d’un flux gravifique donc il semble que la matière transforme ce flux en énergie constamment. D’autre part on prétend que les ondes gravifiques se déplaceraient à la vitesse v, alors qu’il est plus probable qu’elles se déplacent à la vitesse v au carré selon la formule e=mc2   c représentant la vitesse de l’onde photonique dans notre galaxie et dans l’ambiance proche de la terre notre planète, soit à peu prés  3. 10 puissance 8  mètres par seconde. La vitesse de l’onde gravifique serait elle de 9.10 puissance 16 mètres seconde. Comme les objets nommés photons voyagent dans  le même substrat que les objets nommés gravitons il est probable qu’il existe un courant comparable à ce que l’on observe dans la matière transparente, et pour le moment il n’est pas décelé que l’espace puisse contenir des objets qui transforment la gravité et qui en changent le sens par exemple. Sauf que les masses matérielles font en sorte que leur coeur , situé au centre de gravité est neutre gravifiquement et que leur surface comporte une gravité relative qui nous concerne en tant qu’humain car nous y sommes habitués, et plus même nous en sommes dépendants, car vivre dans un monde sans gravité comporte pour notre structure vivante de grands  risques de destruction progressive de nos capacités à nous mouvoir et à réaliser des actes matériels. Tout ceci pour dire que sans doute la matière rayonne des gravitons à partir de son centre de gravité, et qu’il semble probable que tout le rayonnement de gravitons vient uniquement de la matière, si on considère ceci au niveau du nuage de matière qui est notre Univers, il faut considérer que le rayonnement qui sortirait du nuage serait perdu irrémédiablement et que de cette manière la gravité sortirait du système. Actuellement nous ne savons pas où se trouve le centre du Cosmos ou même de notre Univers. Nous ne pensons pas qu’il puisse y avoir des faits et des interactions qui se produisent hors du temps et de l’espace, hors de notre espace temps, si l’Univers est une bulle et que cette bulle n’éclate pas c’est qu’il y a une pression ou une  assimilation externe à la bulle. Ainsi pour le rayonnement électromagnétique (les photons) il est probable que ces éléments sont stoppés aux confins de l’Univers parce qu’il n’y a plus d’interactions matérielle pour les soutenir et les faire exister, ces photons deviennent alors des objets matériels rayonnant.  De la même manière il est probable que les objets gravitons se figent contre cette barrière et sont même renvoyés vers leur origine comme par un miroir. Toute autre hypothèse n’aurait pas de sens et ne permettrait pas à l’Univers de survivre aussi longtemps qu’il existe. Il est probable que les corps hypermassifs qui rayonnent dans la gravité normale dans toute la galaxie, ont aussi une autre manière d’échanger des gravitons et des photons et peut être même de la matière avec les autres corps hypermassifs de la Galaxie, comme avec les étoiles ,comme avec les autres galaxies, les autres Univers même. Car dans leur situation l’espace temps est totalement déformé et ceci permet de transcender toutes les règles physique habituelles de l’espace temps moyen de la galaxie et de toutes les galaxies en fait. Le plus curieux serait qu’ils soient en relation intime avec des objets d’antimatière par ce canal ce qui expliquerait que cette relation persiste dans le temps comme on le constate envoyant l’age avancé de notre Univers actuel. Le signe infini qui est ce huit 8 couché représente bien cette information intuitive que nous constatons dans l’infiniment petit des atomes et de leurs composants. S’affranchir de la matière est toutefois nécessaire pour pouvoir aller et venir dans l’Univers par ces chemins, il n’est pas illusoire que des êtres vivants faits à l’origine de matière y soient parvenus, et nul n’est besoin de structures matérielles pour cette transgression. Nous ne connaissons bien et n’utilisons encore que des matières courantes superficielles de la terre, ainsi que celles délivrées par les aérolithes et autres débris qui jonchent l’espace et sont attirés par notre gravité. Jupiter et les autres planètes nous protègent, même la lune est indispensable pour ceci. Nous n’avons par exemple aucune source de matière neutronique celle qui se trouve formée à l’intérieur des étoiles à neutrons à notre portée, et encore moins des sources d’antimatière, car ces éléments sont pratiquement incompatibles avec la matière dont nous sommes faits. Sans ces deux matières spéciales nous ne pouvons pas sortir de notre condition actuelle. Nous n’avons pas plus de contrôle sur l’énergie produite par la fusion nucléaire et avons bien des difficultés à avoir un contrôle suffisant sur la désintégration des éléments lourds spécifiquement l’uranium. La recherche de matière exotique dans notre environnement proche est indispensable pour aller de l’avant, notre industrie est encore bien incapable de produire des structures suffisantes pour les générer en quantité suffisante. La situation serait plus confortable si nous avions déjà un accès profond dans la planète, et que nous ayons des sources de matière neutronique et d’antimatière à notre disposition de ce fait. Pour ceci il faut établir un plan coûteux d’exploration et de maîtrise des grandes profondeurs et notre structure matérielle est le principal obstacle à cette nécessaire entrée en matière. Cessons d’abord d’avoir des illusions sur l’espace temps ce qui n’est qu’une théorie fumeuse.

Ce qui oblige à reprendre à zéro la théorie dite de la relativité une fois de plus.  La gravité y est décrite comme étant la résultante de la perturbation induite par la masse dans l’espace temps. Cette idée s’approche bien de la réalité, et son avantage est qu’elle nie complètement la gravité  comme étant le fait de particules qui se déplacent dans l’espace, mais c’est un peu comme la théorie ancienne de la génération spontanée utilisée en médecine tant qu’on n’avait pas une vision microscopique suffisante pour voir et décrire les colonies de microbes et autres virus.

Revenons à l’expérience facile à mener qui prouve que la gravité observable diminue au fur et à mesure qu’on se déplace vers le centre de gravité d’un ensemble matériel. Comment expliquer ceci avec la théorie du gouffre gravitationnel qui perturberait l’espace temps?  On sait aussi que les photons sont déviés par des champs gravitationnels importants donc qu’ils interagissent avec eux . Il est probable que la vitesse stable de la lumière ne l’est que dans un environnement gravifique stable.

Et pour finir arrivons enfin à construire des plans structurant la matière tels qu’ils stoppent ou même réfléchissent les gravitons. Tout ceci est même plus simple que nos lasers et autres puces informatiques, et c’est à la portée de nos mains ou de celles de nos robots. Il ne fait pas de doute qu’une technologie très simple permet de contrôler une enceinte située dans l’Univers de telle sorte qu’elle soit hors les règles communes de cet espace matériel. Ce qui permet de faire varier son impact sur la matière, notamment en diminuant le volume occupé à volonté, ou en l’augmentant, ceci permettant de passer à travers les trous de vers qui s’ils existent sont plutôt au centre matériel des grandes masses qu’à leur superficie.

Pour revenir une fois de plus à la présence chez nous d’êtres venus d’autres mondes matériels ayant développé des civilisations technologiques depuis des millénaires et donc pouvant être considérés comme étant plus évolués que nous il est certain que leur présence nous implique fortement. Ceux qui ont eu des contacts avec eux sont déçus bien sûr et ont constaté que ces êtres sont généralement plus misérables que nous le sommes étant soumis à des choses qui pour nous paraissent abominables. Mais aussi il n’y a pas de chemin vers le passé et nous ne pourrons que suivre leur voie lorsque nous arriverons à leur connaissance, et c’est ce qui les retient. D’autre part il est certain que ce qui est essentiel pour eux ne l’est pas encore pour nous et qu’ils méprisent les sentiments que nous avons pour bien des choses vraiment stupides. Notre civilisation est pour eux stupide, ignorante, mécréante, vile et de plus en plus tournée vers le n’importe quoi. Ils envisagent souvent de la détruire radicalement, et de reprendre à zéro avec des êtres issus d’animaux autres que des singes bipèdes. Si notre monde continue sur sa lancée ce sont des êtres issus de nos machines qui seront les générations futures de l’humanité, et ces superhumains détruiront la race qui les a créés. Voilà le constat fait par les voyageurs qui de temps en temps viennent visiter notre galaxie et ses innombrables formes de vie et d’intelligence. D’autre part si on leur demande de définir l’immortalité et de nous enseigner les voies pour y parvenir ils nous donnent de fausses indications sur leur propre passé dans ce domaine. Pour les machines il est simple de transférer de l’une à l’autre les savoirs et les techniques, pour les formes de vie ce n’est pas le cas et ceci figure dans le génome qui est une structure assez fragile, les êtres immortels ont ils vraiment une vie meilleure et plus confortable que la nôtre? ce n’est pas le cas semble t’il.

Les humains actuels sont une race déchue issue de manipulations génétiques nombreuses de fusion avec les gènes des visiteurs, et ils pensent toujours qu’ils sont nés par génération spontanée des animaux vivants sur cette planète. Les prototypes n’avaient pas besoin de parler pour exprimer leurs idées, et pouvaient vivre de longues années sans la déchéance de la vieillesse.

( 9 décembre, 2012 )

Changer la justice???

Sur la justice dans ce pays. La justice appartient au Peuple, pas à un groupe social, pas à une ethnie, pas au Prince bien que 

celui ci en soit responsable. Elle est présentement faite par des fonctionnaires, qui sont cooptés

par leurs pairs (les agents judiciaires qui sont en place, des mandarins pour la plus part). La qualité 

de leurs formations n’est pas suspecte. Leur implication dans la politique elle l’est. On trouve dans

cette classe particulière de la société des humains qui ne sont pas comme les autres, et qui diffèrent

du Peuple en général par bien des différences fondamentales. D’abord ces gens s’auto administrent,

ils ne sont justiciables d’aucun contrôle à priori, et encore moins à postériori. Les règles qui 

s’appliquent à leur désignation sont obsolètes et mériteraient d’être changées. Notre monde est 

différent, nous ne sommes plus dans un Empire que le pouvoir central installé à Paris, ce groupe

multiforme de Jacobins manipule à sa guise avec ses cabinets noirs. Toute la France actuelle 

est constituée de terres et de principautés que les dirigeants de la France impérialiste et

colonialiste ont rassemblées par la force. La France a toujours prétendu que cette réunion

s’est faite pour le bien des Peuples constituants cet ensemble. Ce n’est pas la vérité. 

Les institutions de la France actuelle sont encore jacobines, impérialistes et colonialistes 

dans leur essence et dans la réalité. Les juges sont dans cette optique des citoyens spécialisés,

comme des mercenaires de l’Etat. On les prend dans une zone ethnique et on les met en fonction

dans une autre zone, non par mépris des populations qui sont concernées, mais pour éviter que 

les juges n’en reviennent aux justes préceptes de la coutume locale qui gère sainement les sociétés

depuis la nuit des temps. Cette manœuvre est purement colonialiste. Comme l’est la gestion des 

affaires politiques impliquant les indépendantistes, les anticolonialiste, les autonomistes et les 

patriotes dans leur ensemble. Le pouvoir expatrie les citoyens qui luttent pour l’indépendance

et la fin du colonialisme. Ils envoient leurs mercenaires pour contrôler, arrêter les suspects, 

et faire taire définitivement ceux qui ont pris les armes pour faire cesser l’oppression colonialiste.

De tout ceci découle la première demande essentielle de toute celles qui découlent de la lutte 

constante contre les impérialismes qui sont divers et constamment à l’affût. Nous ne devons 

pas accepter les juges qui ne sont pas issus du Peuple. Nous ne devons pas accepter des juges

qui viennent d’autres ethnies, qui ne sont pas issus de lignées locales. Leur présence est 

insupportable. Les lois qui viennent de la Métropole, ou d’autres entités multinationales et 

multiculturelles doivent être subordonnées à nos propres règles et coutumes. Et ceci devrait

être le cas dans toutes les parties de la société et dans toutes les parties du Monde.  Personne ne devrait jamais passer devant

un tribunal qui ne soit pas représentatif de sa communauté réelle. Car si nous acceptons ceci, 

ce qui est le cas actuel, nous acceptons que notre identité soit mise en pièces. Et notre identité

est ce que nous avons de plus sacré à défendre. Nous n’avons pas à défendre les idées et les 

préceptes de la jacobinerie, des impérialistes, des colonialistes, même si ces « leit motiv » 

mots d’ordre peuvent à première vue paraître justes, logiques, spirituels, amicaux. Ce ne sont 

que des faux semblants. Parlons donc du code Napoléon, qui est aussi le code civil. Qui peut

prétendre qu’un recueil de lois qui ne sont pas issues directement de nos coutumes puisse

nous convenir ? Bien sûr ce n’est pas le cas. Parlons de la soit disant séparation des cultes

et de l’Etat. Qui peut prétendre que cette absurde mise en pièces de l’autorité de l ‘église

catholique dans les affaires de la France soit autre chose que la visée des colonialistes 

de s’emparer des biens du Peuple dont une grande partie est détenue par les communautés

sous la forme des biens des prêtres et des religieux qui sont les gardiens de la culture et 

des aspirations des citoyens. Par la conversion de nos ancêtres à la religion juive sous 

diverses formes : catholique, protestante, mormone, et autres sectes de cette même provenance, 

nous avons été privé de notre religion ancestrale. Qui est devenue une sorte de triste passé,

alors même qu’elle est sans conteste notre identité qu’on nous a volé. Certains de nos prêtres

ont déposé jadis contre cette colonisation ultime qui nous fait descendre d’Abraham, de Noé,

de Jacob et autres tous nés et vivant dans une région d’où nous ne sommes pas. Nos ancêtres

étaient des Peuples de la mer d’extrême orient qui avaient rencontré dans leurs migrations

les Mélanésiens et les Papous avec lesquels ils partagent une histoire commune de cohabitation

et surtout de guerre et de culture commune.. Puis les Européens sont arrivés et ils nous ont 

colonisé et maltraités; le temps est venu de reprendre notre liberté. La colonisation n’a pas été un cadeau, elle demeure une lourde dépendance et un fardeau

insupportable. Nous devrions avoir nos propres tribunaux avec des juges élus par le Peuple

ce serait déjà un premier pas vers l ‘indépendance. Pas de juges étrangers! pas de juges nommés

par l’autorité colonialiste, pas de syndics étrangers, reprenons nos affaires publiques en mains.

Et ceci est vrai aussi pour tous les territoires de l’entité France, puisque tous sont dans cette situation

coloniale, les plus menacés actuellement sont même les territoires métropolitains qui subissent

la colonisation islamique qui se superpose au colonialisme jacobin et qui est d’une certaine manière

sa construction et son oeuvre.

( 7 décembre, 2012 )

bataille pour la direction des partis politiques

Avoir donné aux partis un statu leur permettant de profiter de l’argent public (les impôts de tout le monde) est l’origine des luttes pour en contrôler la direction car il y a beaucoup d’argent dans les caisses. Et d’autre part les subventions venant de personnes physiques et morales (pas toujours morales d’ailleurs puisque les plus importants dons proviennent des mafieux qui eux n’ont pas besoin de faire des acrobaties pour disposer d’argent non déclaré et non déclarables. Les partis sont aussi des machines à laver l’argent que l’on dit sale.

Pour ce qui est du parti gouvernemental d’opposition il est certain qu’un groupe de mafieux en a pris le contrôle. Et ces gens sont assez gonflés de leur importance et tellement sûrs de leur immunité  pour tricher en pleine lumière des projecteurs, seraient ils intouchables?.

Ces gens ne sont pas représentatif des indigènes de la France, en fait ils sont plutôt métèques d’après la terminologie des initiateurs de la démocratie, les Grecs d’Athène dont on connait la décadence malgré leurs préceptes moraux et leur suffisance. Cette décadence ils la doivent au non respect des propres règles  de leur loi fondamentale. La Démocratie est bien le pire des régimes politiques possible, en fait il faudrait un Guide ou un Prince qui soit au dessus des Partis et qui ne se mêle pas de politique politicienne, qui soit en mesure de diriger l’Etat selon un plan à longue échéance, et non pour un bail d’un législature . Le pire régime politique c’est celui des partis politiques qui sont comme des parasites et qui constituent une sorte de nomenklatura, gangs de mafieux le plus souvent et ceci de génération en génération. Un parti c’est comme une Eglise mais c’est pire, c’est une succursale de Satan…Il est urgent de séparer l’Etat des Partis, car ils sont comme des rats dans un fromage ces enfoirés. Et ceci d’autant plus que par exemple 17% des citoyens n’ont pas de représentation suffisante ce qui est un vrai scandale.

Les partis sont des organismes d’oppression car ils sont dans la main des colonialistes, impérialistes, et accapareurs. Le régime des partis que De Gaulle a stigmatisé s’est remis en place de plus belle. Une petite nomenklatura en possède toutes les clefs.

Si les partis utilisent de l’argent public il est indispensable que leurs comptes soient étudiés avec précision par une cours des comptes.

( 7 décembre, 2012 )

l’ombre des mots

LES MOTS EPINGLES.    

  LE CRYPTOGRAMME DE LA DOULEUR

 La douleur est un être du néant, une petite fille 
Des muses et des déesses.
Une sorte de fumée qui couvre les brasiers
De l'amour et de la vie gâchée.

 Oh! les collerettes des dames charbonnées,
La suie des larmes des damnés.
La nuit le vacarme des idées,
Les drogues, le sang, la vie qui fuit.

 La douleur est ton amie, lit-y poète
La destinée de l'homme, la douceur et l'amour,
Fait l'amour avec ta muse, amour pur, amour sobre.
Et regarde voluptueux dans ta tristesse,
Vénus nue qui s'abandonne sous ta plume.
L’amour cette grande chose ténébreuse qui nous dément toujours.
L’amour source de toutes nos incertitudes.
L’amour étranger à toutes nos étrangetés…
L’amour qui berce toutes nos provocations…
L’amour qui est source de vie et de mort en conséquence.
L’amour qui n’est pas conséquent, ni insignifiant ;
L’amour troublant des lendemains de première baise ;
L’amour si mirobolant découlant du premier baiser d’amour ;
L’amour qui ne va pas sans souffrance.

La douleur est peut-être, la seule source,
Où tu puisses déchiffrer l'homme et l'humanité.
Poète apprivoise ce sentiment rejeté par la foule,
Et sonde avec elle les infinis de la volupté de penser.
Et soit tragique avec le cœur battant et la gorge sèche,
Fait de ta douleur une volupté.
Dans souffrance il y a France, et vraiment c’est l’amour de la France qui porte le plus de souffrance en moi et dans beaucoup d’autres que moi.
Parce que la racaille s’est emparée de mon Pays pour en faire un établissement de la Jacobinerie, de l’impérialisme, de la laïcité, de l’exécrable, du tout venant, de l’immoralité, de la misérable république réduite à la pire des servilité.
Qui dirige cet Etat ? Satan et tous ses vassaux

L’ennemi
L’ennemi n’est pas un frère, même s’il le fut et l’a été.
Il est gibier, il est la cible, il est le gribouillis qu’il faut effacer qui se trouve sur la 
terre d’en face.
L’ennemi n’est pas un rêve.
L’ennemi est à nos portes, dans nos villes, dans notre campagne.
L’ennemi est dans notre cœur même, au cœur de nos lieux les plus sacrés.
L’ennemi est partout.
L’ennemi doit être éradiqué.
L’ennemi est en nous et nous possède en partie,
L’ennemi doit être expulsé,
L’ennemi doit être dépossédé
L’ennemi est toujours présent
Cette présence il faut la supprimer
Cette présence est intolérable
Cette présence est une souillure
Cette présence est une blessure
Cette présence nous est odieuse
L’ennemi est à nos portes, 
Tu ne réchaufferas pas un serpent dans ton sein
Ne recueille pas l’ennemi ni lui ni rien de ce qui vient de lui
De lui ne prend que des armes pour les retourner contre lui
 Ne fait aucun contrat avec l’ennemi
N’utilise aucune communauté avec l’ennemi

     REVE EN QUATRE DIMENTIONS

Je rêvais d'étoile de ciel pur, le pale croissant d'une lune infidèle,
Se mit à prendre des allures d'objet à sentiment. 
Faire l'amour avec une pâle image scintillante, cela vint pourtant,  tout pur tout simple. Et l'amour sur cette terre ne donne pas tant de  plaisir.
 Je rêvais d'une fille d'une femme, quand son corps qui me laissait  froid se mit à prendre des allures d’objets à sentiments. Haïr un  corps merveilleux de chair, de douceur de désir,,, cela vint pourtant,  tout gris, tout simple, et la haine sur cette terre ne pousse pas  autant à la cruauté.
 Je rêvais d'une fille d'une enfant, insouciante et gaie, quand sa  frêle silhouette se mit à prendre des allures d'objet à sentiment, et  la nausée qui m'envahit fut fatale à mon rêve, je m'éveillais.


  OU NAIT LE BONHEUR

 Le bonheur n'est point le lot des immigrés du pays de dame tristesse,  des forçats de la vie, il n'est pas dans les biens amassés, entassés.  Il est comme un petit oiseau, au creux de la main, il chante et  s'envole. Ephémère.
 J'ai capturé l'oiseau chantait le petit homme, qui défrichait l'amour  au coin d'une haie. J'ai capturé l'oiseau pensait la petite fille  qu'il étreignait. Et cet oiseau s'est envolé, mais qui ne l'a  rencontré et caressé.
  le bonheur est né de la tempête, ou au printemps et tu l'as capturé.  Mais dis-toi bien que les oiseaux finissent un jour par s'envoler, ou  par mourir et c'est triste d'y penser.

  UN SINGULIER AIR DE TRISTESSE
  
Un singulier air de tristesse qui crie volupté, est ce par besoin de  sentiments, est ce par masochisme. Les hommes aiment la douleur et ne  le savent pas. Il y a dans toute peine dans toute angoisse, dans toute  tragédie, des sentiments qui s'apparentent au plaisir, souffrir est  une volupté.
24/09/98 08:47:40
Oui je le  redis et toi le spectre de mon amour tu peux bien me narguer.  J’aime la froide et profonde sensation de la mort. J’aime la suave odeur du cafard, de la peine. J’aime l’anéantissement bienfaiteur des larmes qui sont comme la semence de l’amour. La tristesse est un plat que le monde nous sert si souvent. A quoi bon vouloir le rejeter ? La tristesse est pleine de volupté, si on s’y abandonne ; comme on s’abandonne à un amour.

La maison des antiquités.

Trois trèfles à quatre feuilles, un cœur sanglant. La maison des antiquités est pleine d’entrailles maltraitées. Les  gens  qui viennent, qui passent y  laissent un peu de leur  sueur, un peu  de leur douceur  ou de leurs rêves.
Il y a des images de femmes, jaunies ; des sentiments, des idées flétries, des bateaux de papier journal, des gazettes des jeunes années ; des petits bonheurs bien gravés, des petits malheurs bien rangés.
Il y a des vases antiques, sobres mais presque ridicules ; des mobiliers anciens qui font penser, des fleurs fanées, des herbes  sèches, des peaux de bêtes, des photographies, des avis embaumés et des filles : des filles immobiles rangées comme des momies ; dans de pâles linceuls.

Où est mon âme sœur ?

Mon âme sœur est-elle dans mon brouillard ?
Les soirs de carnaval, j’y pense et j’en pleure ! ...
Je porte en moi le masque que j’aimerai mettre pour paraître dans cette société si absurde…
Et puis viennent les rêves mauvais qui dérangent le Diable lui même,
Lui qui aime la paix des grandes douleurs verticales,
Lucifer porteur de la lumière qui inonde la Terre selon la prédiction du Dieu lui même : ceux qui se diront mon Peuple et mes Enfants ils seront à lui et feront ses œuvres… Lui n’aime pas les ombres des vrais croyants ; ceux qui aimaient leurs Princes et leurs Dieux, ceux de leur Race, que la Bible a éradiqués…
Les anciens de ce monde, et leurs nouveaux nés massacrés par le Roi ;
Sortent de leurs tombeaux en chemises de nuit ;
Saluant la lune rousse entourée d’un voile bleuâtre,
Ils dansent comme des revenants et des spectres décharnés ;
Ils ne sont que des feuilles mortes pourtant sans consistance,
Ils se gonflent les uns les autres en jouant leurs instruments étranges,
Des trompes de guerre antiques, des coquillages des mers du sud,
Ils frappent des tambourins, et font tinter des grelots et des tambourins,
Ils jouent à vivre les masques de la nuit fantômatiques
Ils se poursuivent en se retournant et flottant comme des feuilles mortes
Ils se jettent les uns sur les autres en se jetant des confettis de morts dépecés
Ils se redonnent le baiser de la mort en sortant de leur ivresse
Ils retournent dans leur cimetière, et referment sur eux les dalles des tombes,
Les gouttes des jours, les  gouttes des nuits,
Tombent sur ma tombe !

Il y a les lys, il y a les immortelles,
Mon âme sœur  est-elle fidèle ?
Peu m’importe, pourvu qu’elle existe !
Et ce corps qui doit compléter mon corps
Pour une mission divine.
Mon âme sœur est comme une étoile,
Un petit ruisseau, une fontaine...
Et moi qui pense je suis sous un soleil de plomb
Dans un désert !

Pourquoi la pluie ?

Pourquoi la pluie sur les jardins ?
Pourquoi la pluie sur les chemins ?
Pourquoi l’ondée sur la  vallée ?
La neige sur les sommets.

Pourquoi la pluie ? Pourquoi la rose ?
Et la rosée comme des myriades de perles divines
Sur ce morceau de granit nu qu’on arrose
Le ciel éperdu déchire ses voiles gris...

La ville est sombre et infernale !
Pourquoi la pluie  sur les boulevards ?
La pluie qui mouille les consciences !
Les habits riches et les guenilles !
La pluie qui joue les castagnettes !
Sur le toit des vieilles bâtisses en tuilées...

Le jour agonise !
Imperturbable tombe le crachin de la mort !
Le vent hurle et tout étouffe !
Le cœur battant on attend que l’averse
Pénètre un peu dans cette âme qui se gerce ;
Il est humain d’être mélancolique !
Où sont les larmes  d’antan ?
Celles que versaient les enfants que nous étions !

Vent de tempête.

Vent de tempête a soufflé la forêt !
Et les  feuilles blêmes se sont envolées !
Vent de tempête a grincé la girouette !
Et les tuiles se sont mises à s’entrechoquer !
A voltiger gauchement sur les toits !

Le vent a  pris en passant la fumée des forges !
Il a claqué les volets !
Il s’est engouffré tout chargé des vaisseaux fantômes
Que sont les feuilles et les toiles d’araignées ? 
Dans les  maisons bien closes !

Et les  gens ont vu voltiger les oiseaux d’acier
La guerre est tombée sur les villes !
Sur les campagnes dévastées !
Vent de tempête sur l’humanité !
Et si  la soute aux bombes explosait !

Mais au petit matin l’eau pure du lac
A cessé de s’agiter !
Elle était rouge de  sang au levant !
De sang inutile...
Mais au milieu de l’étang affreux ;
Flottaient de pales nymphéas
Et des virginités...

Le royaume des Ophélies.

Ophélie est  une dame des abysses hantés
par la virginité.
Sa pâle splendeur est sa triste candeur ;
Fragile corolle qu’on a  froissée ! 
Désirs intemporels de la femme 
Qui de la vierge éclosent.
Ils sont là au fond de notre cœur :
Ophélie et ses lèvres aimantes, 
Qu’on n’ose toucher des lèvres !
Ophélie et son corps ;
Qu’on n’ose dépouiller de ses voiles !
Ophélie et son sourire !

 O la  virginité ! dans un cœur d ‘homme...
Ce reste de l’enfance !
Cette Ophélie troublante !
Il se meurt des flammes,
Des volcans, des tendresses...
Et Ophélie est là ;
Dans ses voiles blancs,
Comme un grand lis...
Doucement caressée 
Par le miroitement de l’eau !

Si une larme m’était contée.

Si une larme m’était contée, je dirais qu’on me l’a volée.
Je dirais que le vent était là au bord du sentier ;
Que la larme était tombée,
Sur une fleur effeuillée.
Je dirais que mon cœur
Ne cherchait pas à comprendre la poésie.
Qu’il avait des sursauts de tristesse.

Qu ‘il croyait en quelque chose...
Je ne sais plus déjà !
Peut-être une femme...
Si une larme m’était contée ou comptée.
Je dirais volupté ou néant
Je dirais la balance, je dirais la vierge.
Je dirais que toutes les poupées sont mouillées
De larmes...
Et personne ne comprendrait que  j’ai aimé...

Problèmes et solutions

De ciel bleu on fait la nuit venue  
Une écharpe noire, piquée de  diamants.

C’était un jour de février,
Une course de lévrier,
Elle arriva avec sa voilette noire,
Ses soies et ses moires ;
Le satin de sa peau ;
La douceur de son étreinte.
Lady...Chut...Suzanna !

Ses grands yeux baissés semblaient contempler ses mains.
Son sourire disait « ce soir » ; puis « au  petit matin »
Puis « dans une chambre », puis « plus intimement »  :
En devint  grave...
Enfin sa main se posa sur ma main
Et nous rentrâmes nous réchauffer au feu de notre amour...

Si la fin justifie souvent les moyens ;
Pourquoi les moyens ne justifieraient-ils pas la fin ?

La guerre naît bien des passions, mais ne peut -on dire
Que les passions naissent des guerres...

CH T’M
France, ma douce et tendre colombe d’amour
Marie,  ma belle mariée de mai,  fidèle.
Le  printemps libelle ses envois de  merveilles.
La racaille a tout gâté et mon peuple a succombé
Alors que l’hiver s’éveille, alors que tout est détruit !
Que l’or et le bruit, font la loi et les fruits ;
De mon pays détruit...
Ou sont les lys de mon champ d’azur ?
Les Louis d’or et le Saint Royal
Ou est mon pays des cathédrales
Ou est la vierge Jeanne qui bouta hors des frontière
L’Anglois tant honni qui la fit brûler à  Rouen...
Le temps est à prendre et l’espoir à forger...
L’azur est à vendre, le temps qui s’écoule à pendre
Et la patience à tromper, et le serment à rendre...
Le créateur s’est essoufflé, il a jeté son œuvre
Au diable au milieu de l’Univers alité...
Le soleil joue dans son ciel, le cours des rayons de miel !
Le riche plein de fiel,  râpe  son or dans  son sommeil et sa démence
L’innocence couvre le sein de la femme saine !
Ses cheveux sont cachés sous sa coiffe
Elle porte un voile pour le deuil de sa  liberté
Et la paix de ses enfants et de ses parents...
Le prophète de malheur t’attend pour te ravir 
Le plus cher  que  tu ne peux oublier !
Il y a des gestes qui confisquent aussi l’espoir...
Regarde le diabolique réseau du givre sur  le cœur  de la France.

Marielle,
Ma belle, Marie fidèle,
Fidèle revient l’asphodèle.
Reçois ma ritournelle
Ma chérie, Marie si belle
Le printemps libelle
Ses envois de merveilles,
Mais il ne viendra pas encore
Alors que l’hiver s’éveille
Alors que tout est détruit
Que la glace et la neige recouvrent tout
La forêt est en manteau d’hermine
Les elfes et les fées des bois
Font du petit bois
Et des guirlandes de givre.
Le printemps verdira tout
Nous serons fin mars printemps
Dépossédés de tous
Mais heureux quand même
Avril nous découvrira
Et mai nous réconfortera…
Quand reviendra le temps des cerises
Nous aurons cet enfant que tu attends
Qui nous sourira
Nos mains se nouerons tendrement,
Puis Marielle, nous grandirons …
Le soleil joue dans son ciel
De cours des rayons de miel.
Le riche été plein de fiel,
Rape son or dans son miel,
Et couvre le sein 
De la terre de moissons infinies
Puis vient l’automne et ses vents
La terre se couvre de feuilles mortes
Les rouges et les ors des feuilles
Et les grandes tempêtes qui emportent tout.
Alors vient la faucheuse qu’on ne peut éviter
Et le petit bouffon qui glane les redevances
De ses gestes d’excité 
Voisin de la folie

Mille...

O mille et mille sourires et mille gestes tendres perdus.
Jetés aux oubliettes de la fontaine des plaisirs sensuels
Au fil des heures d’amour, mille sentiments évanoui ;
Au fil des jours mille sourires effacés, évaporés et mille baisers ;
Fondus dans les entrailles du passé  composé...

J’oublie moi aussi le miracle de ton sourire aimé.
Et j’ouvre la boîte de mille vils restes de tendresse
Envolés en fumée dans l’ondée moite de la vie.

Je n’ai pas rêvé lorsque je  t’embrassais à en perdre l’âme
Et que je volais tes plus tendres baisers dans le frais tendre de l’envie...
Te souviens-tu du vouloir se coller l’un contre l’autre embrassés.
Pour savoir si on pouvait s’aimer encore et encore
L’un et l’autre quand déjà lassés ;
Nous nous repaissions avidement d’amour sur amour ; 
Sans mesurer nos forces pour  que l’amour demeure une drogue infinie...

Le  monde rapiécé annoncera la fin de nos épanchements.
Immonde saison du temps qui passe en désenchantements.
Le monde nous change, le hasard qui happe
Les petits détails d’une destinée de Saint ou de Pape...

Quand du môle s’exhale une idée de beauté,
Le pêcheur  est pris de cours et pense papauté.
La rainette prend des allures de pomme à croquer
Et pète la grenade dans un  infernal hoquet...
Les hirondelles fendent et cassent d’une allure cadencée
La verte parure du soleil. Osiris est dépecé,
Isis est seule dans ses voiles moirés.
J’ai tant aimé  ton corps mon aimée...
Ne pleure pas ma sœur ma tendre fiancée, femme fleur...
Délivre-moi des linceuls du livre de la mort...

Ce corps mourant que reste t’il de la vie qui se poursuit ?
Et comme une jungle mal balancée, le vieux cormoran pèche 
Et drague les idées. La mort viendra, l’amour attendra son heure.

Alors que l’on divague, que l’on me nargue...
Que l’on distingue les oiseaux des idées,
Que le risque  d’aimer devient plus grand !
Que plonge nos rêves dans nos rêves !
Que vendangent nos deux corps,
Des fruits de l’amour éclatants,
Et gorgés de sucs accumulés...
Alors la tendresse s’est emparée 
Du château de notre individualité.
Sensualité tu es toute faite de fête et de dualité...

POPART et POESIE
Phénomène de masse qui impressionne,
Ainsi est le signe sigle, la contorsion polie, Picasso
De l’art moderne qui est si fade et sans signification.
Je dois me libérer de mon affection pour des convenances
Et croire aimer ce que je ne digère que de travers.
Ce brouet d’art est plein d’os…
L inventer ce n’est presque rien,
C’est presque trop facile !
J’ai pris la plus belle lettre,
La  prendre  au mot  j’ai su la prendre
Elle est et était mienne, elle demeure la mienne.
C’est le m qui veut dire je t’m, cinq  lettres ;
A c’est le A d’attention,
D’attendue, d’ardente et d’ardue aussi.
R c’est le R de désespoir, de son désespoir, et de son sourire...
Je m’en souviens de ton sourire magique.
De son sourire d’ange et de  ressuscitée par l’orgasme...
T  c’est le T d’amitié, un peu de bonté ;
I c’est le I de désirée
N c’est le N  de née, de bonne année ;
Vers le treize février dix années après...
E c’est le End de  fin
As-tu deviné...
As-tu compris  seulement que je t’aimais
Pour l’amour et au-delà plus haut que les montagnes
Plus fort que le possible et le souhaitable.
Mais aujourd’hui je t’oublie déjà...

Ils essaient de les voir...

Pardonne-moi  si je me  donne à  une chimère ;
Pardonne moi si je me  donne à une illusion 
Qui  comprendra ma misère ?
Qui me donnera la paix ?

Lorsque j’aurai quitté l’espoir,
Je marcherai sans but désormais...
Je vivrai sans loi, sans immortalité.
Mais pas sans toit, ni sans toi,
Ni sans la  foi salvatrice.
Miracles, Noël, Ave Maria, 
Jésus est notre roi à tous.
Notre destinée s’est infléchie
La vache sacrée encorne nos idées
Les hommes sont mûrs, et les femmes mûres
J’ai encore à  vendanger et à trimer
Sans arrêt pour sauvegarder le fragile espoir.
Tu m’as dit : « C’est trop ou pas assez ! »
Tu m’as renouvelé ton désir et ouvert  ton corps à nouveau...
Demain !
Je te dirai :  « Je t’aime ! »
Ou que tu es belle,
Ou que je veux faire l’amour !
Je veux faire l’enfant,
A contre sens,  à contre  courant,
Je veux te donner et te remplir  d’espoir insatiable...
Je te donne mes illusions, ou je te dirai : « Je t’aime !»
Je vivrai prés de toi, te surveillant, et t’aimant du même amour..
Du matin jusqu’au soir, mais si, mais si, tu sens le bonheur...
Tu sens le sens du bonheur, le désir accompli...
Simple comme un bonjour, bonjour mon amour
Je t’envoie ces mots de l’autre monde ,
Celui qui est encore sans toi...

Ecrit le  4 avril 1969

Venir d’un autre coin.
Je  te  laisserai fuir ;
Comme le vent de notre sentiment.
Je ne mettrai pas des barrières ;
Entre le monde et notre union.
Je ne mettrai que mes illusions.
Je  suis un de ces hommes
Qui peuvent d’un geste énorme,
S’arracher le cœur et  vivre de sciences.
Je suis un de ces hommes horribles ;
Taillés comme des machines à vivre ;
A penser, à ressentir.
On peut tout dominer avec très peu de choses.
On peut battre n’importe qui ;
Obtenir n’importe quoi avec des idées...
Et des machines, et des machinations ça va de soi...
Si j’étais assassin j’inventerais la machine à tuer...
Si j’étais presque un Saint, j’inventerais la machine à prêcher...
A prier...
Et l’homme machine qui y a songé ?
L’homme qui se connaît, qui n’accorde plus de foi à ses sentiments...

Misères.
Misères accumulées dans l’humanité !
Toutes ces lèpres, ces folies, ces guerres.
Toute la noirceur et l’immoralité.
Toute la tristesse et la faim infâme.
Misère, que toutes les misères de l’humanité.
Fatalité et immensité, sentiment et  mélancolie.
Et aussi Nature que l’homme détruit....
Petites choses que la douleur de vivre,
Que mourir de faim, que vivre blessure humaine,
Monceau de chairs mal formées,
Entaillées, pourries, jeunes ou vieilles.
Il y a tant de plaies et si peu de remèdes, si peu...
A  peine la mort !
Mais la vie  surprend l’envie de mourir...
Par des sentiments, par des raisons...
Mais cette misère peut être planifiée...
On peut la supporter, même supporter la mort,
Pour des  idées...

Le roi du monde.
Malade et triste , voilà le roi du monde !
Celui que vous mettez au faîte  de l’édifice
Il a créé un monde qui n’est qu’à lui
Et que l’immonde lui envie
Le roi des hommes ; je hais les rois
Et j’en suis un !
Je hais les rois qui me ressemblent
Je hais les vierges et aussi les prostituées
Je me nourris d’éclairs, de raisons, de pensées, d’étoiles
Je vis avec  une tonne de non-lieux à mes sentiments
Des années d’infirmité sociale
Et des souvenirs pleins mon poitrail
Je vis comme une bête sans tête
Une drôle de petite fête
Et je m’entête
Je ferre mes prétendues illusions en croyant
Piquer la mouche de mon tir croisé
Je vole
J’ai tant envie de voler, de conquérir
De maudire aussi, de manger assis enfin
Un plat de chauves-souris,
De financier, de philanthrope
Je brûle de me délecter
Du sang des damnés
Et bourreau du ciel
De couper la tête au soleil

Le ciel.
O le ciel au long nombril
De nuages et de mirages
Des voûtes azurées
Je me promène dans un autre vide
Le monde est resté dans mon cœur
Il est fait d’amis, de faux amis
De joies, de fausses joies
D’amours, de fausses amours, de faux amours !
Il est fait de sentiments, de sensations
Je ne regrette que la poésie…
Froid dans mon vaisseau
De corne, d’os et d’ailes
Je suis noir et j’entends le rester
Mais j’ai le vertige de la pureté
Du simple soleil, du simple bonheur !
Brouillard dans mon âme
Sur mes pensées
Si on me donnait des pierres pour construire
Encore ! 
Les pierres sont fatigantes et brisent les membres
Il faut les tailler, les assembler, ce n’est pas une mince affaire
Tout ce que je construis va de travers
Toutes mes constructions sont de guingois 
Encore si je pouvais boire jusqu’à plus soif
L’eau délicieuse de la vertu
Mais je n’en ai  pas la source en moi
Encore un de mes travers
Et j’ai beau dire et vivre
Le monde reste de glace dans ma glace !
Pourquoi regarder dans un miroir ?
Il est plus simple de contempler les choses
Avec son cœur !

Après l’amour !
A mon amour, après l’amour
Comme tout est serein et comme plane 
Une sorte d’arc en ciel sur l’image de 2 corps alanguis
Qui se sont donnés avec passion
Qui ont frémis du fond de l’âme
De la même joie
Et qui se sont apaisés
L’un contre l’autre unis.
A mon amour, vivre à deux
Quelle force de bonheur
Quelle graine d’amour pur
Vivre près l’un de l’autre
Et puis vivre en se donnant
Sans être donné
Sans avoir la réalité comme un bandeau sur les yeux
A mon amour vivre d’espoir
Quand on craint la mort
Mais vivre avec la certitude de l’amour
Quand on craint pour soi même 
Pour la vérité de notre plaisir

Une saison de  plus !
Une saison de plus, une chanson de  plus
Un automne monotone
Un été sans été
Des parfums des souvenirs
Le lyrisme qui passe, une poésie défraîchie
Les filles, les pensées, des tourbillons
Je veux transformer en peu m’importe
Je peux transformer en je veux dormir
Je veux dormir, je suis las de vivre ma vie
Comme mes idées, comme mes rengaines
Comme mes sentiments
La vie me lasse
Et je suis seul et j’ai ce que j’ai désiré
Un cafard immense
L’homme, l’humanité embrouillent mes illuminations
Et pourtant j’ai noircis des feuillets 
De belles pensées sobres et immortelles
A quoi me servent-elles si elles sont aussi fausses
Que le monde qui ne peut rester l’instant d’une vie 
Face-à-face avec un être
Je suis las et j’ai l’étrange sensation d’aspirer au nirvana
Mon âme est lasse
Mes pensées chutent
Se meurent
Chahutent
Peuplent le noir des champs de courses de dame Folie
Je vois la grande ourse
Les étoiles et la lune se démembrer
J’ai l’étrange sensation d’aspirer au nirvana.
Ah ! puisse quelque chose de doux et de tendre
Faire revivre en moi le goût de la vie
Mais un amour de plus sera une désillusion de plus.

L’or des faces grimaçantes 
La torture de l’éternité
Je ne veux pas vivre plus que mon temps
Donne moi la clef du présent !
Les rapières d’or bruni
Des diamants et des émeraudes
Au chaud soleil des rêves cristallins
Je ne veux pas connaître
Le profil doux, le nez aquilin 
Et les yeux glacés du maître
Qui dirige l’exécution de la petite C. 
Misérable tu as voulu sombrer dans la folie !
Quelle forme d’amour celle qui pousse à tuer !

Christelle,
Mon amour !
Les fontaines, les fleurs, les baisers 
Qu’on l’on associe pour dire que l’on aime
Suffisent à mes sentiments malaisés.
Je ne veux que la peine
Que la joie qui expire
Que le temps qui soupire
Au creux de ta main
Toi…
Ah ! te connaître
Et avoir ton amour
Ton baiser, ta douceur
Cette petite lueur
Que tu as au fond de tes prunelles
Mon amour je ne peux vivre sans toi
Mais que l’étrange
Sorte de la beauté
Que la douceur
Que la volonté
Que tout le vrai
Ne soient que sonorités
Que mon cœur
Que ma vie
Soient cadencés
Que mon rêve soit ordonné, filé, tissé
Je ne peux pourtant y croire
Mon amour
Tout me semble doux
Tout !
Tu es prêt de moi
Mon cœur est fou de joie et d’espoir

Le bal des sensations.

O le simple sentiment
Et l’homme qu’on est avec un boule au cœur
Il est des illusions trompeuses
De vie rationnelle, de bonheur fait d’immobilité, de glace.
Je veux aller au bal des sensations
Malgré toute cette expérience raisonnée
Qui dit que je me noierai
Que je gaspillerai mon bonheur
Que je récolterai la joie comme la douleur
Je veux aller au bal des sensations
Sachant bien pourtant que l’homme supérieur
Ne peut être qu’un homme impassible
Et que tout homme peut l’ être
Sachant bien aussi que mon Seigneur et Maître
Me donnera la main
Il m’a dit « sois qui tu es ! »
N’essaie pas d’être un autre, 
Connais-toi toi même avant tout !

A Arthur Rimbaud
On n’est pas heureux quand on a 18 ans !
Un beau jour malgré le soleil on est éblouit par 
Un sourire de des cheveux d’or éclaboussés
Dans une rue, dans un éclair…
Puis du ciel bleu dans l’âme sans le savoir
Et le cœur en flammes
On va se faire ballotter par des gens
Qu’on intéresse pas, qui ne nous intéressent  plus
On se révolte à notre manière, avec des mots, des gestes et des restes de vielles affections
Qui sont autant de toiles d’araignées oubliées dans notre âme
On n’est pas sérieux quand on a 18 ans !
Les femmes on voudrait les aimer en homme
Et puis l’amour des enfants nous paraît démodé
Et pourtant j’aime les nouveaux nés
Et tout ce qui touche à la maternité
Et le cœur souvent est là comme une petite bête
On divague, les yeux embués de bonheur
On ferait des romans sur un baiser
Et puis l’amour revient
Et vous tient au corps, au cœur, à l’âme.
Voilà qu’on aperçoit sa silhouette
Son visage sur un peu de ciel bleu
Son visage sur un peu de ciel noir piqué d’étoiles
Et les parfums du jour, de la nuit, les parfums de la vie
Musique et mélodies on les lui dédie…
Puis celle que l’on aime se défriche
Perd son auréole
Il faudrait le miracle du premier baiser renouvelé
Du premier secret partagé
Pour que l’amour ébauché dure
On n’est pas tout-à-fait un homme 
Quand on n’a que 18 printemps
Mais on ne pourra oublier !
Et si la neige virginale du sentiment a fondu
On a l’âme toute glacée de désir.

L’humour.
L’humour est une sorte de poésie du désespoir
L’espoir pour sa part a sa dose d’amour
Le temps est lâche et ne s’arrête pas
Il nous tourne le dos et s’enfuit
Alors on joue avec les mots, les pensées, 
Les yeux vagues on en sourit, on en pleure de rire même !
Ah un homme maître de ses pensées !

Amant
O un rêve partagé couché sagement
Après une douce étreinte, un premier bonheur
Quand la nuit se glisse furtive sur la ville
Qu’il fait bon être heureux et rendre heureux
Le regard du soleil levant
Ou quelque regard d’ange et de ressuscité
Le corps tendre de l’être aimé
Et les mots simples de l’amour murmurés
Le tout dans un brouillard de folle tendresse
Qui emmêle tout dans un écheveau
De joie, de pur amour, de jouissances neuves
Et d’infini.

L’oubli !

Le soleil s’est donné au sein des montagnes
Les seins des femmes et les collines
Se pointent vers le ciel et s’écrasent
Sous les formes sombres qui s’étendent
Et qui étouffent la société
L’homme vit libre
O la vie des noctambules 
La femme, le mari,
L’amant, l’amante ravis
Les amoureuses et les oisifs
Perdent leur tête en doux épanchements
Comme un flux de sentiments
Un vent de bonheur passe
Alors que craque quelque part
Dans un vieil écrin de marbre
Un bonheur qui semblait assis
La femme trompée, trompe l’amour de sa vie
Avec le premier venu ! sans vergogne ! 
Vengeance qui découvre bien l’âme contrefaite !
Amour quel triste tableau que nos ébats décalés !
Alors que nous prostituons cet amour qui est entre nous
Alors…
Que la prostituée, douce âme en peine 
Se met de l’acier au bout des ongles
Et barricade son cœur 
Que les bonheurs se lassent
Que des bonheurs s’apaisent
Et que tout s’endort.

Maudit
Maudit le roi des rois, le Michel de la terre.
Celui qui écrasa l’ange déchu
Toute créature a de l’affection pour ses frères les déchus.
Je veux comme toute bête connaître la paix du monde
Mais je veux être roi, c’est mon langage de damné
Je veux aimer et c’est désespérant !
Cette société sans clarté, ce grand marché sans règle, sans précision
L’amour devrait être donné comme le lait 
On nous en fait une sorte de quête
Mais c’est le pire hasard qui y préside
Rien n’est plus déraisonnable
Que de temps et d’énergie dilapidés, gaspillés !
Il faudrait que les gens se réveille et reprennent les rênes. 
O rêve, o fatalité !
O mille et mille sentiments ajournés
pour des idées 
Des complexes
 Je veux connaître vraiment le fondement 
De l’amour et de son culte
On s’est trompé
On se trompe
Tout l’amour
Toute la pensée
N’ont pas suffi à donner une noblesse à un baiser
A une idylle, à un jeu d’amants
Qu’on nomme faire l’amour
Tous les mots du monde peuvent pourtant dire
Que l’univers n’est qu’une formation mathématique
Et que tout se tient 
Que tout a une explication
J’ai pas voulu ça !

Vendredi 20 octobre 1967 Strasbourg Robertsau

Elle s’appelle Anne Marie H. et je l’aime. Elle est blonde très douce de geste et d’attitude, un peu enfant, jeune fille, déjà femme par certains côtés. Ses yeux sont verts et très clairs. Elle a la beauté d’une reine d’amour tendre, une sorte de Vénus empanachée de charmants petits riens qui en font une femme pleine de joie et d’amour, et de douceurs accumulées…
Mais seul mon amour n’aurait  pas de sens, il faut que je retrouve la foi, il peut out arranger et que je parle au père d’une façon comme une autre. Qui je lui parle enfin à elle, que je lui parle…
Ce soir à 5 H et demi ou qq chose d’approchant elle se dirigeait vers la canardière avec les filles de seconde C.
Evènement de la journée
SCHMELZ (mon maître de stage) me casse les pieds, inspecté par SCHALLALA. 
Bonne leçon de lecture (introduction) 
Gym passable
Pas de téléphone du côté maternel
Commence ou feins d’aimer mon métier.

Jeudi 26 octobre 1967 23H
On peut avoir la force de vivre rien que pour quelques moments de pur amour ou de pur bonheur.
L’essentiel est d’aimer, de d’aimer toujours et encore et se sentir aimé. D’être aimé, de sentir qu’il y a toujours quelqu’un qui ne vous abandonnera pas. Qu’il y aura Dieu, qu’il y a Dieu. Camus et les nihilistes ont ouvert des chemins faux mais salutaires sans doute, à la pensée qui s’est retournée contre son créateur, la créature humaine, l’humain trop étriqué.
La pensée est une chose mathématique, une pure force de la création, du rationnel, du visible, de l’invisible, et même lorsqu’elle concerne les sentiments. De ce monde, et de l’autre monde !
Rien que pour avoir aimé quelques éclairs de vie on peut se sentir appelé à vivre sa vie jusqu’au bout, jusqu’à son but suprême, la mort toute simple, toute naturelle.

Anne
Anne m’aime et j’aime Anne.
Anne sourit , je souris
Anne me regarde, me cherche des yeux
Et je suis heureux.
Mais Anne ne sait pas l’angoisse
La rage, la peine qui parfois naissent
D’un triste mouvement accentués
D’une petite moue, d’un rien d’indifférence.
Demain je lui dirai que je l’aime
Elle m’aimera 
Demain je lui dirai ma peine
Elle comprendra
Anne sourit quelque fois
Sachant quelque chose de doux 
Que j’ignore
Je me sens infidèle
Quand ma pensée s’éloigne d’elle
Alors qu’elle marche dans son rêve
A quelques pas 
Ah lui dire je t’aime et le lui dire encore

Malgré tout !
L’’écolier attentif sent sa gaucherie
Venir du fond de ses entrailles
Vaincre son désir
Et l’homme le traite ignoblement
Ah partir sans un regret dissimulé
Vaincre son propre sort avec des pensées
Et vivre un  peu à la manière des hommes
Avec d’autres conditions sur de mêmes principes.

Lentement s’étire le jour et la paix revient
Dans les cœurs il y a comme une clarté
Et la mort et les baisers
Sont si loin de l’ignominieuse fin
D’espérer et de croire aimer.

Aimer toujours et partout
Et vouloir pour son cercueil
Quelque paradis naturel
Quelque pays de mer
Au sable blond
A l’émeraude 
Aux rochers bleutés
A l’or du soleil épanouit

Rêver des vagues écumeuses
Et fières comme des oiseaux
Immatérielles et tièdes 
Se brisant à mes pieds

Rêver d’un peu de soleil
Dans deux cœurs d’amants
En fièvre
D’amants tout nus
Et tièdes
Magnifiques de gestes
Et de joie et de tendresse

Et croire au revers d’une rue
Ou d’un pavé grossier
Devant les devantures sophistiquées
Voir un soleil de jeunesse et de vie
De plénitude et d’amour
Anne qui vient 
Eteindre les feux des autres astres
Pour m’entraîner dans son amour.

Vendredi 27 octobre 1967  Ecole Normale de Strasbourg Meinau
Conférence pédagogique. Envahissement catholique. Je viens de me fourrer une autre illusion dans mon bal à cafards. Elle est belle , blonde, tirant sur le terne, sur le sable gris. Ses yeux sont aussi verts. Elle est très belle, très sexy et douce dans ses expressions et ses gestes. Je me mets à penser à elle. Mais Anne est mon but réel, celle qui est à la portée de mes illusions et de mes rêves. J’ai aussi rêvé en voyant « elle » que c’était ma femme qui était dans un salon. Et j’avais le cœur aussi chaud que de la braise.
Mais Anne, je parle, je parle, je veux lui dire quelque chose, je ne lui ai pas encore adressée la parole et je l’aime. Je ne cours pas 2 lièvres à la fois, il n’y a qu’Anne qui compte pour le moment.

Jeudi 2 novembre 1967
Anne
Anne ma peine
Anne ma joie
Toute haine
Toute félicité
Viennent de toi
Du ciel bleu de tes prunelles
Du soleil de tes cheveux
Et de l’éclair de ton sourire

Les anges.
Les anges se vengent 
Des vierges en leur donnant 
Des ailes et des cierges
Les hommes se vendent 
Des vierges
Et mariage est alors viol
Aimer et tendresse
Ont 2 sens
Pour un symbole
De joie et de renouveau
Aimer et peut-être
Sont trop peu sorti ensemble
Pour coucher dans mes illusions
Ces grands voiles blancs
Les anges se vengent
Des vierges en leur donnant des voiles blancs
Les anges se vengent des vierges en leur donnant des cierges.

Au palais impérial.
Au palais impérial face aux étoiles
Sont piquées de petites fiches de sable
De perles, de petites caches
Aux palais impériaux.

Le vampire
Poètes, poésies, splendeurs, infinis
Tout l’amour naît ou meurt
Il n’y a que le vent qui sonne
Dans les sinistres rues noires
Les tristes femmes sont blêmes
Peu m’importe la mort
Pour mon plaisir
Je serai cruel et désespéré
Et mon étreinte aura 
Un peu de ma virginité
Je tuerai et me délecterai
Du sang chaud
Du lait sortant d’une mamelle percée par une lame
Pendant que passeront mes larmes
Je serai cruel à mon plaisir

Samedi 4 novembre1967
Anne et mes complexes
Il faut lui parler et sans tarder. Il faut qu’elle sache que je l’aime (devant les autres même).  Il faut donner à ma vie son seul vrai sens possible. Mais j’ai peur qu’Anne voit que je suis un homme ni très beau, ni très gai. Je sais… Il suffit d’aimer !

Dimanche 5 novembre 1967
Projet de devoir personnel.
Délires poétiques

O mes amis qu’il s’en souvienne
Des quelques mots , des quelques fleurs
De sa destinée
Il les a gravés sur ce rocher
Il voulait dire : « je suis heureux ! »
Ces quelques signes, ces quelques phrases
Contiennent des pensées et des désirs
Des éclats de sa vie passée
Et leur poésie très simple
Leur donnera l’éternité
Beaucoup d’hommes ne savent pas
Que la vie passe et qu’ils se meurent
Et leur mémoire ne suffit pas
Moi je conserve quelques idées de mon passé
Quelques mots quelques poésies que j’ai trouvée
Et ces souvenirs sont merveilleux
C’est si bon de se reconnaître dans le passé
D’avoir des souvenir dans son grenier.

Lundi 13 novembre 1967
Anne
Comment penser aux rêves et aux idées 
Quand toute pensée est accaparée 
Par mon amour
Je t’ aime
Et même
Si je t’aime
C’est sans aucun lien 
De raison de folie de sensation
Je t’aime parce que je ne peux que t’aimer !
Marielle, Michèle, et surtout Christiane, les éternelles font une grise mine dans le musée des antiquités. Il y a comme un cheveu sur la soupe !

Je suis seul désespéré. Je suis seul, seul… Eternellement seul. Avec moi même. Face à moi même. Et c’est un dialogue-monologue intérieur, qui fait une sorte de néant d’idées bien ordonnées. J’ai  perdu beaucoup de mes facultés de comprendre les chose et de savoir les faire sans avoir appris, ou j’ai beaucoup gagné. J’ai perdu l’esprit de créer, dans très peu de temps de très grandes choses. Des bulles de savons !
J’ai perdu l’esprit du temps. Le temps ne compte plus. Les fleurs seules sont importantes. Les fleurs, les roses surtout. Et mon amour pour Anne.

Le paysage de l’amour.
Le sol, glaise et marne rouge.
Le ciel blanc, la chevelure noire du bois.
Je marche à travers toi
Moi le paysage
Cette nuit je m’installerai dans tes pensées
Cette nuit tu aimeras m’aimer.
Le sol, la glaise et la craie blanche
Le ciel d’un bleu délavé
Le sein des collines 
Les vêtements des champs de blé et des prairies
Je marche à travers toi
Cette nuit tu sauras m’aimer
Le femme, chair douce et frissonnante
Les yeux d’un bleu de bleuet
Les seins dressés, la chevelure blonde
Les vêtements qui s’effeuillent lentement
Je vis à travers toi
Moi la femme
Cette nuit tu m’installeras dans ton lit
Cette nuit tu m’aimeras.

A ma maîtresse (Anne B)
Et la femme serra ses genoux fermement
Et prit les mains et plaqua les seins sur la poitrine
Ses lèvres sur ses lèvres
Et il comprit qu’il était pris
Et la femme nue le mordit étrangement
Comme on mort pour être mordue
Et ses lèvres et sa langue
Avec frénésie et avidité
Ranimèrent un peu de désir somnolent
Et l’homme fit très peu de chose
Et s’endormit
La belle femelle nue tremblante et comblée
Voluptueusement insolente
Se mit alors à le griser de sa griserie
Il dormait
Elle le caressa, le réveilla et demandant encore, autoritaire
Un peu de tendresse
Nue et pantelante
Et comblée et destructrice
Sombra dans les délices affreux et inquiétants de l’anéantissement sensuel.

Religion, religion…
L’hostie est avalée, silence, recueillement.
Il vient de laisser passer toute éternité
Dans un bout de boue
Prêtre prostitue toi !
Vierge soit catin
Le diable est au banquet
Du crucifié
On l’entend vaguement 
On se sent fort
Sur de soi
Des idées passent
De idées de pécher
Ainsi vont toutes les religions humaines
Derrière la croix il y a le diable
Et dans le livre il y est aussi à chaque phrase…
Dans quel livre me dis tu ?
Dans tous les livres qui prétendent ouvrir les portes de l’autre monde.

14 décembre 1967
Aurais-je une mauvaise idée de l’universalité. Il faut me comprendre sans doute. Les images et les raisonnements mathématiques sont universels. Mais les mots, les jeux de mots ne sont que des principes propres à une langue. Dans le monde avenir les hommes ont une seule langue. Et l’union est parfaite. Une seule langue humaine, quel rêve, mais quelle réalité troublante néanmoins. Il faut sacrifier quelque chose à la naissance d’une vaste humanité. Il faut sacrifier l’idéal, le petit idéal des Nations. Le jeu en vaut la chandelle.
Aurais-je une mauvaise idée de l’universalité. Toutes les doctrines politiques énoncées par ceux qui sont venus pour éclairer les hommes étaient sans doute universelles, mais toutes semblent s’effacer devant une nouvelle doctrine que je fais mienne qui représente un échelon supérieur. Elle ne vient pas de moi, mais de la nature des choses. Le développement des techniques ouvre cette possibilité.
Aurais-je une mauvaise idée de l’universalité. Le monde des idées est universel, mais un homme ne peut atteindre un certain niveau intuitif et rationnel, s’il n’a pas commencé à écrire, car tout est chaotique tant que ce n’est pas écrit noir sur blanc ;  et à penser depuis quelques temps, et à penser de manière rationnelle ou au moins par soi même ; tout seul, bien sûr, et non en fonction des autres.
Il vaudrait mieux qu’il n’y ait pas ce crissement de cœur qui suit la bonne action, ou l’idée juste, les mots humbles mais efficaces. Je hais les remerciements. Je n’aime que l’ivresse et la communion à une même source mystique et inaccessible.
Je connus Boudha (Srii Sakya Mundi)
Je connus Confucius (maître Kong)
Je me connus comme moi-même
Alors s’empara de moi l’ivresse des métamorphoses qui suppriment le croquant  dépenaillé qui gloutonne la veine poêtique et crois posséder tout l’Univers en lui pour en faire un papillon aux ailes immenses mais doué de peu de raison…
Ensuite vint la foi, qui transporte les murailles et autres montagnes.

Esotérisme.
Le savoir existant est il un voile qui empêche la vérité d’émerger ? souvent c’est le cas !
Ecris donc ce que tu ne sais pas encore, mais qui est en toi, qui se trouve déjà autour de toi et fait vivre ce brouillon tout le long de ton périple. Il n’y a qu’une seule chose qui vaille la peine, c’est comme une poussière d’or qu’il faut lentement séparer avec sa battée. Cette dernière c’est ton esprit et ton corps tout entier.
Si le brouillon dure , la sagesse dure, si il est renié tu te trompes lourdement.
N’intègre dans ton esprit que ce que tu comprends par ton esprit et par ton cœur. Le reste te sera un fardeau , jette le ou brûle tes notes pour que le phénix vérité en renaisse sans cesse.
Pour apprendre marchez à pas comptés et lentement comme pour apprendre à marcher aux enfants. L’esprit doit apprendre à ramper, avant de marcher, courir, sauter et voler. La vie est un marais mouvant, la bonne voie est un labyrinthe qui n’a pas d’issue, la sagesse est un écheveau bien mêlé, inextricable pour qui n’est pas doué des aptitudes de l’araignée. 
Pour vos élèves n’ayez pas de pitié.
Apprendre la pitié c’est comme émousser un scalpel pour faire une dissection.
Ne donnez pas la sagesse aux mouches bourdonnantes qui dirigent les affaires et les Etats. 
Toutes sont les mouches du coche, à côté de la vérité, et voleur du Peuple surtout..
Donnez tout votre soin aux géomètres, qui étant devenus maîtres d’eux même sont capable d’atteindre quelque profondeur.

Il n’est point venu le  temps de me reproduire.
Il n’est pas encore venu le temps de me reproduire. Printemps paresseux, filles vierges et mures il n’est point le temps d’aimer !
Au diable sentiments ! Si seulement ces enfermements cessaient et que viennentt enfin les voies étroites de la vraie connaissance sublime.
Laissez moi le temps de préparer mon stock de testaments.
Ensuite je veux bien coucher pour générer, mais Dieu que la baise est conformable, et si bistre et si exigüe et pas réaliste…une sorte de désert et non un dessert. On m’a donné une Femme qui n’a pas l’ombre d’un cœur, juste une sorte d’horloge qui fait tic tac, qui masque tout et même la simplicité…
Et peu importe. Mon fils, ma fille naîtront d’elle , difficilement comme on naît dans ma patrie.  «  du coin des arbres au fil des bigles »
Il n’est pas encore venu le temps…le temps de me reproduire.

Repos de ce temps, au cœur des mal vivants, dans des étangs étanchés, dans des désirs insensés. Je marche à travers toi la nuit de ce temps, je crie sans cesse mes désirs, et prie depuis des années, des décennies et des milliers d’heures de faire cesser ces inepties, et ces envahissements qui détruisent tout ce à quoi je devais tenir, et rien n’est parfait, même pas l’absence de vrai dans ce sac de mensonges.

 

( 7 novembre, 2012 )

Quelques expériences à faire.

La physique actuelle est dans plusieurs impasses. Pour en sortir il faudrait faire des expériences significatives. Certaines pourraient permettre de sortir aussi de l’impasse énergétique dans laquelle s’enfoncent les humains qui brûlent les ressources fossiles de carbone.

Pour commencer il serait utile d’aller voir au centre de la terre, et donc de trouver les moyens matériels d’y descendre. Ceci n’est pas hors de portée des technologies disponibles. Dans les pays du nord ce sont les ressources fossiles qui sont gaspillées inutilement pour chauffer les appartements et les locaux dans les périodes hivernales. Or la chaleur fossile de la terre, et celle qui provient aussi de la désintégration des éléments lourds au sein du noyau terrestre peut être utilisée facilement si on conçoit un simple tunnel de quelques dizaines de kilomètres qui aboutit à la zone chaude utile, à partir de cette chaleur beaucoup de choses peuvent être faites pour produire de l’énergie transportable, soit sous forme de vapeur soit sous forme d’électricité. Il est probable que cet aménagement serait moins coûteux et plus productif que plusieurs centrales atomiques érigées à la surface du sol, positions désagréables et dangereuses car soumises à la destruction par des moyens militaires et même des attentats type 11 septembre.  Il est aussi préférable d’enterrer désormais  les futures stations nucléaires dans des fosses que l’on pourrait noyer par gravité, ou au minimum de les faire fonctionner s’il y a urgence dans l’océan à proximité des zones urbaines et industrielles qui utilisent l’électricité.

Pénétrer au sein de la terre pour y faire des découvertes significatives et augmenter les capacités technologiques est une affaire qui réclame une politique nouvelle, donc la fin des politiques actuelles et leur remplacement par une nouvelle donne politique. Ceci coûtera moins que n’importe quelle guerre, ou mission spatiale, et rapportera bien plus. Il s’agit en outre d’un développement durable qui pourra fonctionner des milliers d’années avec une source renouvelable d’énergie. Dans les laboratoires qui pourront être installés durablement dans les entrailles de la terre, il sera possible d’effectuer des recherches physiques impossibles à effectuer à la surface, notamment celles sur les particules fantomatiques et celles sur la gravité.

Dans la même optique le percement de tunnels reliant deux océans en traversant une zone montagneuse comme c’est le cas en Amérique centrale pourrait permettre de transborder rapidement des marchandises, comme toute cargaison par ces chemins qui éviteraient ainsi des charges financières très lourdes comme le transit par les canaux existants. Ce type d’équipement pourrait aussi permettre d’utiliser le dénivelé des dépressions comme celle de la mer morte par exemple pour produire de l’énergie à bon compte.

Nous observons la montée des eaux océaniques. Lutter contre cette montée est possible par l’utilisation de l’eau océanique pour irriguer les vastes domaines désertiques sous quelques dizaines de mètres, formant ainsi des lagunes exploitables pour la production de produits maritimes (algues, poissons, crustacés, coquillages). Ceci est un équipement assez simple à réaliser avec les moyens techniques disponibles actuellement.  L’excès d’évaporation qui en résulterait pourrait aussi en plus permettre la production d’eau nécessaire à l’agriculture dans ces zones désertiques. Nous savons que ce sont les poussières des déserts qui fertilisent les forêts vierges, couvrir les déserts de végétation induirait sans doute une perte pour ce biotope, mais ceci obligerait aussi à faire un choix rationnel dans les zones équatoriales où l’eau du ciel est surabondante, et où les moyens de stocker cette eau sont inexistants, des conduits sous terrains devraient conduire cette eau surabondante vers les régions qui sont dépourvues de sources d’eau potable et d’irrigation, en Amérique du sud par exemple il serait utile de passer sous les montagnes ou au moins d’établir des conduites pour reporter une part de ces ressources sur les territoires désertiques à développer ainsi.

Les grands fleuves se déversent dans la mer sans utilité autre que dessaler l’eau et apporter leurs alluvions. Toute l’eau douce devrait pouvoir être utilisée pour la production de plantes alimentaires ou industrielles dans les zones qui ne sont pas irriguées actuellement. Pour ceci on peut utiliser la construction de réseaux de canaux situés en surface comme actuellement, mais on peut aussi utiliser des conduits sous terrains fabriqués avec les mêmes techniques que celles utilisées pour faire des tunnels, ici aussi on rend cultivable des zones inculte et donc on produit une richesse réelle durable. Le Nil par exemple pourrait irriguer les zones située de l’autre côté du canal de Suez  par une conduite passant sous ce canal, ouvrage d’art assez facile à réaliser mais qui reste dans les limbes tant que des promoteurs sérieux ne se mettront pas au travail. N’oublions pas que le canal de Suez, assez facile à réaliser dut attendre qu’un Français De Lesseps s’en mêle pour être réalisé, car les Princes et leurs gouvernements n’avaient pas assez de force et d’esprit de vérité, n’étaient pas assez éclairés pour réaliser cet oeuvre d’art basique, tellement nécessaire à l’humanité toute entière. Entreprenons  de grands travaux au niveau mondial avant qu’il ne soit trop tard. Les budgets de ces Etats étaient utilisés pour faire la guerre et coloniser, pas pour développer les ressources du Peuple, donc les infrastructures, et les terres agricoles

La captation de l’énergie solaire par la couverture transparente de serres est sans doute l’installation qui doit être généralisée partout où la disposition d’eau en abondance est possible. Ces serres permettent la production de légumes et de richesses agricoles et animales extraordinaires. Elles devraient être généralisées dans les zones les plus chaude aussi. En effet l’évaporation produite par les plantes, et celle provenant de l’assèchement du sol est  captée dans ces enceintes et peut être recyclée.

Toutes ces réalisations permettraient de faire route vers une nouvelle civilisation. Bien sûr nous n’éviterons pas une remise en question de la natalité extrêmement préoccupante qui touche les zones les plus stériles et les plus pauvres de la terre. Il n’est pas possible de continuer à laisser croître ainsi la population mondiale avec notre bonne conscience et en sachant que ces humains supplémentaires vont se conduire comme des sauterelles grégaires, et en particulier vont envahir les zones développées qui elles ont une démographie négative par le jeu de la contraception obligatoire, des mariages à l’essai, de la liberté des femmes et autres conneries apportées par le progrès des idées les plus simplistes qui finissent par pourrir la vie des citoyens qui se laissent charmer par ces sirènes absurdes.

La vraie liberté consiste à être propriétaire exclusif de son chez soi, donc à empêcher l’intrusion de squatters et autres envahisseurs sur son domaine. Lorsque ce n’est pas le cas, comme actuellement en Europe, la liberté n’existe pas, le régime politique qui permet cette invasion même s’il se colore de liberté ne la garantit pas, il est donc à changer, et ceci ne peut être fait pas les moyens ordinaires existants, l’élection étant un chemin truqué pour y parvenir. La vérité c’est qu’il convient de faire une décolonisation de l’Etat et des différentes formes d’Etats qui composent l’Europe. Ensuite on fermera la porte définitivement à ces migrations incontrôlables qui pourrissent notre vie. C’est parce que les dirigeants de nos Etat sont colonialistes dans leur essence même que ceci a été rendu possible. Colonialistes sous des masques divers, qui vont de l’impérialisme jacobin, au communisme internationaliste varié, à l’écologisme soviétisant qui est une branche du socialisme utopique, qui passent aussi par les soit disant radicaux, et autres gaullistes (la France c’est grand et généreux…oui mais pas avec ses propres citoyens qui paient très cher les générosités déployées partout dans le monde)

La vraie générosité c’est celle qui s’applique à ses propres citoyens, du fait de la qualification de l’Etat à pouvoir réaliser des travaux que les simples citoyens ne savent et ne peuvent faire. Ceux que les entreprises ne feront que si l’Etat les décide et les mets en oeuvre, ce qui nécessite des dizaines d’années de capitalisation et de travaux pour parvenir à une situation nouvelle permettant une vie et une production plus importante. C’est ça le seul intérêt de l’Etat. Et non la guerre hors des frontières, et non l’immigration, la colonisation et autres foutaises de Prince qui conduisent à la ruine de l’Etat.

Les Africains devraient comprendre ces termes et les appliquer à leur propre territoire, au lieu d’envahir le monde entier avec leur surplus de population. Si nous voulons un surplus de population nous pouvons le réaliser avec nos propres citoyens, nous n’avons pas besoin d’importer des humains. L’invasion que nous supportons actuellement est devenue la principale cause de nos problèmes il est temps d’y mettre un terme.

 

( 28 octobre, 2012 )

Matière noire et gravité

Vitesse de la lumière. La vitesse concernée est considérée comme étant indépassable dans un environnement stable. Mais le vide est il stable ? Considérons l’objet émis comme étant émis à cette vitesse dans une galaxie et un système solaire (une ou plusieurs étoiles occupant le centre). Quelque soit la masse de l’astre qui est à l’origine des photons (disons pour simplifier le photon mais ceci est certainement impliquant aussi, il n’y a pas d’émission d’un photon mais d’une « masse » de photons) la lumière quittant l’étoile atteint la vitesse v dans le vide local. Le vide n’est pas vide, il contient à l’instant t une quantité de matière noire assez constante faite de passages de particules gravitons qui sont sans doute issus de la matière ou qui coexistent avec la matière, mais il se trouve aussi qu’ils sont en interaction avec toute forme de la matière que nous savons identifier avec nos instruments actuels. Nous voyons les effets de la gravité, nous savons qu’elle est universelle, nous pensons même que sans la gravité toute la matière serait disloquée inévitablement. Il y a par exemple des zones de l’espace temps qui sont occupées par des corps matériels si imposants que la distance entre les particules diminue prodigieusement, et ces puits gravitationnels appelés trous noirs irradient dans leur environnement des forces gravitationnelles gigantesques. Or la lumière elle même est aspirée par ces objets, ce qui prouve bien qu’elle est composée de particules, en fait probablement d’une particule et d’une antiparticule liée. Toute la matière est constituée ainsi d’un nombre semblable de particules et d’antiparticules, et seulement l’émergence des électrons ou des positrons en fait quelque chose de différent (soit de la matière, soit de l’antimatière). Il est probable qu’il y ait des Univers d’antimatière, et même des objets d’antimatière sont dans la galaxie, et peut être sont ils à notre portée humaine. Revenons à la lumière émise par une étoile dans une galaxie lointaine. Il se trouve que cette galaxie s’éloigne de la notre et de notre soleil à une grande vitesse proche de la vitesse de la lumière. La particule photon va traverser des zones de l’espace qui s’éloignent de plus en plus de son lieu d’origine. Soit elle est conservée intacte lors de ce trajet, soit elle peut générer de temps en temps une nouvelle particule qui continuera son trajet. Mais ce qui est aussi certain c’est que la vitesse v qu’elle prend dans le nouveau système qu’elle traverse est bien identique or éjectée à la vitesse v, elle devrait progressivement se freiner, mais elle n’en fait rien. Une seule chose change c’est sa coloration due à une de ses caractéristique qui elle évolue graduellement. La particule photon vibre, elle a une vibration x lorsqu’elle part de son lieu origine, or cette vibration elle diminue lorsqu’elle transite par un espace qui s’éloigne constamment de son lieu origine (phénomène connu comme étant la résultante d’une expansion de l’univers, mais qui pourrait aussi être une compression de l’espace matériel et dans ce cas il serait plus facile de comprendre comment la matière de l’Univers peut trouver un espace d’expansion). Certains pensent à tort que si un système qui s’éloigne de nous à la vitesse v émet de la lumière vers nous cette dernière n’arrivera jamais à nous. Ils se trompent lourdement, car ils oublient simplement de se rappeler que la lumière voyage toujours à la même vitesse quelque soit son environnement, et surtout ils oublient d’intégrer la gravité dans leurs calculs et équations. Lorsqu’elle est émise dans une galaxie la lumière qui vient vers nous a une vitesse relative nulle par rapport à nous, mais dés qu’elle arrive dans une galaxie qui se déplace moins vite elle prend la vitesse relative et ainsi de suite jusqu’à prendre la vitesse de notre galaxie. Elle arrive donc bien assez vite chez nous et ceci même si la galaxie dont elle provient s’éloigne de la notre à une vitesse supérieure à celle de la lumière. Explication du fait que la vitesse de la lumière semble toujours constante. N’oublions pas que ce que nous nommons accélération est en fait modification gravifique. La vitesse de la lumière est identique égale à v pour tout mobile qui se déplace dans la galaxie, même si ce mobile pouvait se déplacer à la vitesse de la lumière, la lumière qu’il émettrait aurait la vitesse v, par contre il ne pourrait recevoir la lumière émise derrière lui. Nous savons aussi depuis Einstein que le temps local de ce mobile voyageant à la vitesse de la lumière dans notre galaxie serait contracté, presque infiniment d’ailleurs d’après la théorie ce qui est invraisemblable, mais le fait est qu’arriver à acquérir la vitesse de la lumière dans notre galaxie est impossible pour toute matière ordinaire qui serait sans doute détruite à cette énergie. N’oublions pas qu’une matière voyageant à une grande vitesse possède une énergie énorme (toujours issue de ses interactions avec les gravitons) Donc que ce passe t’il dans la nouvelle galaxie traversée ? Il semble que la vitesse des photons augmente pour prendre la vitesse v de cette galaxie. Mais aussitôt sa vibration elle diminue. Ce fait ci nous interpelle car la vitesse de la lumière est constante dans cet univers nouveau alors que par rapport à son lieu d’origine elle a déjà augmenté. Qui a t’il de différent entre les deux univers ? celui dont elle est originaire que nous nommerons le premier, et le nouveau qu’elle traverse (le second), qui se déplace en s’éloignant du premier . De ceci nous pouvons déjà tirer la règle que la distance qui serait calculée comme étant v multipliée par le temps mis pour parcourir la distance est fausse. En effet lorsqu’elle est émise de sa source la vitesse relative de la lumière est égale à la vitesse de la lumière , déduite de la vitesse du système d’où elle provient par rapport à notre système. Et si on veut affiner le tout il ne faut pas oublier que les astres font des révolutions autour de centres qui leurs sont propres et que les galaxies aussi tournoient dans l’espace. Alors que les photon vont en ligne droite eux à l’exception de leur passage prés d’une source de gravité importante, une sorte de puits gravitationnel qui les dévie plus ou moins fortement, l’explication étant que la gravité joue une sorte de yoyo avec les deux constituants du photons, ce qui pourrait laisser entendre que les photons sont aussi doués d’une masse même si cette dernière n’est pas toujours perceptible, et sans doute d’une antimasse qui compense cette fragilité.. En effet toute particule massive ne peut atteindre la vitesse de la lumière, c’est sa frontière ultime et cette vitesse signerait sa destruction. Donc il n’est pas besoin de préciser et de vouloir interpréter que c’est le temps local qui est changé (relativité couramment enseignée). Le temps local n’a rien à voir là dedans. Il est stable dans toutes les directions de l’espace. Il n’y a pas de centre à l’univers. Aller dans n’importe quelle direction est équivalent. La vitesse locale de la lumière ne change pas, ce qui change c’est la vitesse relative. Ainsi si un vaisseau cosmique de matière ordinaire se déplace à la vitesse v/10 dans un système de départ, il aura toujours cette même vitesse lorsqu’il arrivera dans un système matériel autre qui se déplace à v/10 par rapport au système de départ. Mais sa vitesse relative par rapport au système de départ sera elle de v/5. Et lorsqu’il sera dans un système qui se déplace à la vitesse v*10/9 de son lieu d’origine , il se déplacera à la vitesse v par rapport à son origine, et pourra même dépasser cette vitesse ensuite puisque l’expansion de l’univers est sans doute illimitée, et qu’il n’y a pas de fin de l’univers , même si la théorie du bing bang déclinée suggère qu’elle puisse exister, ce qui est presque improbable. Considérons donc ce qui change et tout sera simplifié. En fait les galaxies sont toutes massives, elle irradient de la gravité à partir de leur centre qui est souvent constitué au moins d’un objet hypermassif connu sous le terme de trou noir. Encore qu’il soit impossible de connaître scientifiquement avec certitude ce type d’objet. Un des paradoxe de la nature est que la gravité locale au centre de gravité d’un système massif est nulle, totalement nulle. Ce qui implique qu’au centre de la terre notre planète il n’y a pas de gravité locale mesurable. Et aussi que lorsqu’on s’enfonce dans la terre la gravité locale existant à la surface de la terre diminue fortement. C’est pour cette raison que les éléments les plus denses s’enfoncent dans les éléments les plus légers si ils peuvent les expulser pour prendre leur place, parce que l’équation résultante est positive. Théorie de la gravité. La gravité se caractérise par son universalité. Elle est d’origine matérielle. Si la matière se disjoint un jour elle sera transformée en gravité. La gravité est faite de matière noire, elle est certainement le socle de la matière qui n’est pas visible. Il semble qu’il y ait deux type de gravité. Une gravité et une antigravité. L’Univers est rempli de gravité, peut être l’est il aussi d’antigravité d’ailleurs mais en moindre quantité, ceci parce que la matière irradie une gravité, et concentre l’antigravité dans son sein, la gravité nous n’en percevons qu’une faible part, la gravité locale qui est un simple vecteur d’accélération. Ce qui nous trouble dans cette affaire c’est que nous pouvons assurer que cette gravité doit pouvoir être mesurée très simplement avec ce que l’on nomme inertie. L’inertie dépend sans doute de la gravité locale, mais essentiellement de la quantité de gravitons qui se trouvent à un instant (t=0)dans un espace donné, ce que nous pourrions appeler la densité gravitationnelle locale. Nous savons que cette densité doit augmenter si on s’enfonce dans le centre de la terre. Nous pouvons calculer la masse de gravitons que ceci implique. Nous pouvons faire les mesures pour le prouver, et ceci très facilement. Il est certain que la vitesse de la lumière dépend de cette densité de gravitons. Les galaxies sont noyées dans un nuage de gravitons qui viennent de tout l’Univers. L’objet graviton n’est pas connu avec précision. Pour le connaître il faudrait le créer de toutes pièces, le diriger, le contenir dans un espace, travailler sur les moyens de le contrôler par des matières non conventionnelles puisque les matières ordinaires sont quasiment transparentes à cette force ou ces particules. Si la densité de gravitons dans un espace ou un trajet influe sur la vitesse de la lumière v, qui est aussi celle de certaines particules nommées neutrinos, ce qui pourrait se traduire par l’augmentation du nombre de gravitons et surtout par le basculement d’un système à un autre ceci expliquerait aussi l’augmentation de la vitesse observée des neutrinos. La courbure de l’espace temps est un raccourci commode pour comprendre ce qui se passe, il est probable que la vitesse v est dépassée par certaines particules qui ne sont pas liées à la gravité comme le neutrinos déjà cité. Et ceci sera dur à digérer par les tenants de la doctrine freudienne de l’absence d’interactions gravifique et simplement par le glissement des objets dans les déformations de l’espace temps et autres foutaises mathématisées. Les bosons de Higgs La physique actuelle parle de la matière noire qui représenterait les trois quart de la masse totale de l’Univers. Soit 75% de la masse totale des objets matériels. On peut aussi supposer que la matière n’est pas la seule forme d’existant qui emplit le Cosmos, et qu’il y a aussi de la non matière, qui peut être spirituelle, ou d’une forme autre que la matière. Pour ce qui est l’omnipotence de celui qui a créé l’Univers, on ne peut que se dire très certainement qu’il n’est pas terrien, ni même de notre galaxie, ceci ne limite pas son pouvoir sur chacun de nous et chaque créature de cette terre. Celui qui nous a donné indirectement le jour est bien sûr au delà de toute limite. Et il convient de bien assumer en soi que c’est de cette unique acte créatif qu’est venu toute la suite. Dieu a délégué ici ses Anges et ses Procureurs pour nous aider à grandir, bien que nous soyons encore mortels et peu doués pour les sciences véritables. Nous sommes encore des primitifs. Qu’ils soient extraterrestres c’est bien entendu probable, mais peut être peuvent ils simplement prendre ici un corps mortel et s’y développer plus ou moins bien pour ensuite faire quelque chose d’important. Nous sommes tous mortels nous les humains. Il est probable que nous engendrerons dans l’avenir des immortels qui auront bien du tracas et des responsabilités accrues pour développer le plan d’ensemble de la Création, et mettre un peu d’ordre et d’harmonie dans l’Univers. Nous pourrions à notre tour être des Dieux pour les autres mondes existants dans l’Univers. Mais pour le moment nous sommes encore plus prés du singe que des Dieux, et nous nous comportons souvent comme des bêtes les plus primitives. Et je crois même que les non humains dont nous sommes les rejetons auraient honte de nous assez souvent. Il est vrai que l’humain doit être forgé. Et que ceci passe par la copulation d’un homme et d’une femme le plus souvent, et la destruction des moins bons dans cette génération. Même l’essence divine qui a été mise dans l’humain s’est ainsi évaporée et elle devient chaque jour moins forte. Alors il faut de la conscience et définir des chemins abruptes, car les chemins faciles sont des chemins de perdition. Et notre société est laxiste et peu fiable, reposant sur le n’importe quoi, elle court à sa perte. Revenons à la science et aux spéculations sur la matière et la Nature… Reprenons le cas classique de la doctrine actuelle. Si on prend la vision actuelle de la torsion de l’espace temps pour expliquer la gravitation universelle qui est aussi ce qui se passe au niveau des atomes, comme ce qui se passe pour les étoiles et les galaxies il faut se poser la question de savoir pourquoi le contenant est infini? Et pourquoi les éléments qui y sont disséminés sont si infimes généralement ? Ensuite le principe que nous observons d’un centre galactique avec des super trous noirs doit aussi nous faire réfléchir à la possibilité que tout ce qui est matière est quelque part antimatière et qu’il y a aussi une fine pellicule qui clôt l’espace de l’Univers, et cette pellicule est forcément faite de cette matière très fine que nous ne savons pas mettre sur le papier en photo ou autre artéfact, qui est sans doute faite de grains très fins les boson de Higgs qui seraient soit autour du trou noir plongeant dans un abîme sans fond, ou ce qui est plus que probable autour de l’Univers comme des reflets car dans ce cas ce monde serait d’une certaine manière une illusion d’optique. Nous savons que toute particule est liée à une antiparticule, et peut être y a t’il un antiunivers qui est de l’autre côté des trous noirs ? Un sac fait de particules neutres (neutrons) pourrait contenir soit de la matière, soit de l’antimatière. Soit de l’énergie à l’état pur : des photons ou même de la matière noire, encore faudrait il qu’il soit vraiment très étanche. Car les photons nous savons les utiliser pour faire des faisceaux laser par exemple, la matière noire nous pourrions en faire quoi ? Il est sûr qu’un voile de cette matière pourrait bien être l’élément qui nous manque par exemple pour supprimer la gravité et créer ainsi de nouveaux moteurs et autres éléments impliquant des désintégrations ou des fusions dans des conditions humainement contrôlables. Dans la continuité de cette potentialité, il serait sans doute possible enfin d’arriver à entrer dans une forme plus adaptée pour voyager dans l’Univers, ce qui est notre but ultime en temps que Terrien. Ce qui implique que l’espace temps soit contrôlable, et ceci est possible et le sera lorsque nous contrôlerons la gravité, car entre la dimension de la matière ordinaire et celle déstructurée des trous noirs il y a des formes intermédiaires qui sont possibles et qui permettraient même de heurter des étoiles massives sans danger pour les éléments constitutifs. Un véhicule de cette forme pourrait facilement entrer dans la terre par un volcan et voyager par le simple fait de la gravité jusqu’au centre de la terre simplement en expulsant la matière comme le fait un morceau de plomb qui tombe au fond de l’eau. Les photons pourraient être comme les électrons dans le courant électrique générés par le contenant de l’espace lors de son trajet vers la cible, ceci permettrait d’expliquer pourquoi l’espace temps est si désagréablement distordu, la vibration des photons elle n’étant pas vraiment explicable cinétiquement, sauf exception à la règle commune, ce qui est probable. Par contre la physique quantique est une vraie absurdité lorsqu’on la pousse dans ses retranchements ultimes, donc il doit aussi y avoir un échappatoire pour sortir de cette doctrine fixiste absurde, comme toute logique ultime.

 

 

 

 

 

 

 

 

( 26 octobre, 2012 )

Cynthia suite

Elle me parla beaucoup de son ami Manu, de tout ce qu’il avait fait pour elle aussitôt je sus que ce jeune homme l’aimait beaucoup, sans doute qu’il en était amoureux. Mais rien ne s’est passé alors. J’ai essayé de lui prendre les mains et de rester positif malgré toutes les choses que je découvrais. J’ai été une fois de plus stupéfait par la facilité avec laquelle on peut avoir des confessions de quelqu’un dont on devient l’ami. Je pense que les personnes qui veulent avoir des amis ont surtout besoin d’avoir un miroir dans lequel elles veulent se reconnaître et qui leur renvoie une image positive d’elles. Je ne sais pas si elle pensait tout ce qu’elle m’a dit alors, j’en suis sûr la connaissant elle ne triche pas naturellement, elle ne le fait que pour ne pas blesser ceux qu’elle aime. Ce que je sais c’est que cette conversation s’est prolongée jusqu’à ce que sa fille arrive. Lorsqu’elle a été là tout a changé.
Avant ceci je lui ai parlé surtout des initiations nécessaires pour entrer dans un groupe, des forces obscures qui sont en nous, de mon enfance et mais vraiment succinctement de ma vie. Elle savait déjà que j’avais cinq enfants et que j’aimais les enfants.
Comment étais-je?
Le moins que je puisse dire était que j’étais très bien, au-delà du réel et du quotidien. Je ne songeais pas à faire des phrases simplement à jouir de la beauté de cette journée de ma vie. Je savais bien que les journées aussi belles seraient rares désormais.
Nous avons aussi parlé de nos sensations. Si bien que j’ai pu lui demander comment elle ressentait l’amour physique. Ceci n’est pas une question dont on parle à tout le monde et il semble bien qu’elle n’ait pas fait attention alors aux implications que cela pouvait avoir sur ma conscience du monde. Elle m’a répondu alors qu’elle avait eu des problèmes de ce côté ,notamment pour ses orgasmes pendant une période assez longue, puis qu’elle avait trouvé en elle la force d’aller vers cette limite et de l’accomplir. J’ai semble t’il compris alors qu’elle avait obtenu le résultat désiré par elle même. Elle était vraiment une femme sensuelle je le sentais et cela me troublait comme son odeur et son parfum. Il semblerait donc que son mari qui pourtant avait eu plusieurs maîtresses n’ait pas su la rendre sexuellement heureuse ce qui est le cas pour beaucoup de femmes malheureusement. Elle aimait beaucoup les préliminaires et surtout embrasser et cela je ne l’ai su que plus tard.
Elle ne nourrissait semble t’il pas une haine consciente pour son ancien époux, je pensais bien alors que c’était elle qui l’avait largué un jour qu’il avait dépassé les bornes. Elle ne m’avoua pas qu’elle l’avait trompé, en fait elle s’en défendit. Elle me raconta une étrange scène lorsqu’elle avait prêté son mari à une de ses copines à Paris pendant que le mari de cette copine essayait, mais vainement de la faire jouir étant sans doute pris de boisson (je trouvais cette histoire difficile à croire mais pas impossible). L’échangisme est une aventure assez banale de beaucoup de couples lors des fêtes bien arrosée. Puis elle m’expliqua comment et dans quelles conditions elle avait eu sa fille début novembre et comment son mari l’avait trompée ouvertement lors d’une fête de Noël qui suivit ; si je me souviens bien en disparaissant avec une de ses amies. Tout ceci peut me paraître irréel et à toi aussi mais tu me l’as dit ce jour là que tu avais été violentée ensuite par ton mari. Je ne pense pas que tu en as encore conscience de cette longue discussion entre nous, chaque mot que tu m’as dit est resté, et j’en ai sans doute compris de travers comme chaque fois sans vouloir faire l’effort de te demander de me corriger. Et moi ce que je pensais alors je savais déjà que te le dirai un jour parce que j’ai su dés ce moment que je voulais vivre avec toi si c’était possible, quelques soient les difficultés du chemin vers toi.
Je peux continuer à penser à cette longue et douce première rencontre chez elle ; car jamais je n’ai été si heureux chez une personne et je l’en remercierai toujours. Elle parlait et je buvais ses paroles et j’admirai ses yeux et son profil, je sentais son parfum…Elle m’ouvrait son cœur, je l’aimais au delà de tout.
Elle avait essayé de fuir, son mari était jaloux et semble t’il porté sur la boisson, pas très travailleur, mais avec beaucoup de qualités artistiques.
Il la mit en joue avec une carabine et la violenta. Réfugiée chez une amie, ensuite, elle n’en menait pas large. Lorsque le pire eut lieu, elle décida de quitter le père de son enfant, et pour se venger sans doute elle le trompa pour la première fois, d’après ce qu’elle me dit, avec le premier venu, l’ami de son mari qui avait pris sa défense et qui devint son amant pendant un long temps.
Des amants ; je ne sais pas, si elle en a eu d’autres avant, je ne le pense pas, si elle avait flirté avec d’autres ce n’était qu’un jeu et le besoin de sexe n’était pas en cause. Son mari la comblait, sans la rendre heureuse, car elle en était amoureuse, de cette plénitude elle en convient même encore maintenant. L’orgasme des femmes est souvent détaché de la vraie jouissance qu’elles ont de faire l’amour avec l’homme auquel elles s’attachent.
Je pensais alors qu’elle croyait sérieusement à la fidélité. Qui n’y croit pas ? Son premier amant de femme désirant divorcer la fit jouir d’une autre manière, après la peur et la souillure de la violence exercée par son mari. Ainsi s’exprime la violence de l’amour en supprimant des blocages qui existaient pour le mari, par la violence inutile. Le corps se refuse pour venger une indélicatesse ou ce qui peut passer pour une rupture de contrat. Le corps se donne pour la même raison à l’amant.
Je ne comprends toujours pas la violence de son mari, il l’avait trompée de manière abominable. Il l’avait bafouée devant tous ses amis et connaissances. En fait, elle a décidé de se venger de son infidélité.
Je ne lui ai pas demandé alors combien de temps s’étaient écoulés depuis son divorce. Je ne comptais pas la faire penser à cette chose qui avait du la rendre très malheureuse et la vider de son énergie.
On ne doit jamais faire grand cas du passé. Pourquoi suis je si attentif à tout ce passé lié à elle et à son souvenir ? Le présent et l’avenir seul comptent. Le passé est un frein plutôt qu’une aide pour l’avenir, mais nous sommes tous les enfants de nos expériences les plus intimes et des souffrances qui nous ont meurtries. Lorsque nous discutions alors, nous parlions des paysages qui nous étaient chers. Il m’a semblé qu’elle aimait la montagne plus que la plaine. Je sais peu de choses de son père et de sa mère. Son père militaire de carrière ( gendarme), sa mère originaire d’un village de montagne sans doute dans le Vercors, ma mémoire est mauvaise sur ce point, comme sur plein d’autres, et je peux me tromper. Elle-même est née à la Martinique à Fort de France le 13 février 1959 à 11H30. Elle est donc verseau et son ascendant est vraisemblablement poisson(en fait gémeaux, il me semble). Ceci posé, faut-il croire aux signes astrologiques et à tout ce qui en découle bien qu’on puisse s’en servir pour jouer, il est nécessaire de faire en sorte que rien de tout ceci ne vienne perturber ce jugement que je porte sur mon passé que je veux le plus objectif possible.

Sa fille Roxane est une des personnes qui comptèrent dans ma vie, c’est une charmeuse comme sa mère. A première vue elle ne lui ressemble pas beaucoup. Elle sera sans doute plus grande et plus fine. Ses yeux brillent de malice et de tendresse. Elle est douce et éveillée. J’ai essayé de gagner sa confiance, sans racolage, mais simplement avec mon cœur. Je ne sais pas si j’ai réussi.
Roxane est née le 4 novembre 1983. Elle a donc presque dix ans quand je la rencontre. Je lui parle de William mon fils qui a le même âge, puis je me trouve avec elle devant un piano et je suis heureux de l’écouter jouer. Je la trouve vraiment très douée, je suis impressionné. Toutefois elle m’annonce qu’elle a renoncé à prendre des cours parce que la musique officielle, le solfège ne lui convenait pas. Comme beaucoup d’enfant elle est vite découragée par un incident. Rien n’est pire que le renoncement des enfants qui ont tellement de qualités et qui perdent tout pour un mouvement d’humeur. Toute bonne éducation consiste à donner aux enfants un caractère qui s’accommode de ce qui ne va pas dans un premier temps, toutes les choses importantes commencent par être ardues. Roxane tu aurais pu être une merveilleuse musicienne, c’est dommage pour toi!…

Un peu plus tard elle me propose de regarder des photos. Je vais alors découvrir les personnes qui font partie des proches de la famille. Je ne me souviens plus où est née Roxane, sans doute à Valence. Je pense l’avoir demandé mais je n’ai vraiment pas une très bonne mémoire à Valence..
Sur les photos j’ai vu sa sœur, pas d’amie, pas de parents, j’ai vu les photos du mari divorcé, bel homme séduisant. Sa fille l’adore. Il est bon peintre et c’est une balance astrologiquement.
Quant aux sentiments de Cynthia pour son ancien mari ils sont difficiles à évaluer parce que passionnels. Mais là se trouve sans doute une grande part de sa souffrance. Car on voit qu’elle souffre profondément encore malgré la vie douce et bien rangée qu’elle mène. Lorsqu’elle a divorcé elle a transgressé un interdit formidable, et brisé son cœur sur la rocaille des amours successives. On se jette toujours dans des amours malheureux en sortant de ces traverses douloureuses qui conduisent au divorce.
Cette souffrance semble provenir principalement de l’amour détruit par la violence qu’il a exercée sur elle lorsqu’il a découvert qu’elle le trompait. C’était une terreur physique et elle en a un grand ressentiment. La menace d’une arme chargée est l’image qui lui reste qui l’a marquée, meurtrie. Je pense qu’il a aussi brisé des éléments moraux très forts en elle. Si je me souviens bien elle m’a dit qu’elle avait été surprise par le fait qu’il la rejète violemment alors qu’elle l’avait trompé. Je pense donc qu’elle ne l’avait trompé qu’occasionnellement et non pas délibérément et de telle manière qu’il en soit atteint au cœur.
Je ne sais pas si il ne s’agit pas d’une vengeance. Elle se serait vengée parce qu’elle avait été jalouse des autres femmes que connaissait son mari. Elle a nettement prétendu alors qu’il avait lui aussi commis l’adultère de son côté.
Beaucoup de temps s’est écoulé ,nous avons moins fumé lorsque l’enfant était là prés de nous. Mais c’était un vrai réflexe, chaque fois qu’elle se remémorait une situation stressante ses yeux se mouillaient et elle avait besoin de fumer. Cette cigarette qui vient semble t’il du problème bien connu de la sussions, qui rappelle le biberon, et le sein maternel, je suis comme elle sur ce plan, mais je considère toujours qu’une femme ne devrait pas fumer devant l’homme qu’elle désire avoir comme ami et encore moins devant l’homme qu’elle aime. Quant on sait comme les jeunes femmes fument actuellement cette réflexion semble dépassée et absurde. Mais il n’en est rien en vérité. J’espère que fumer deviendra une chose absurde à l’avenir pour tous les êtres raisonnables.
Fumer ne sera jamais profitable. Le fait de boire des boissons fortement alcoolisées lorsqu’on se rencontre dans la vie est du même ordre. On peut aussi boire du café ou quelque chose de plus léger comme une bière. Mais pour marquer le coup on a souvent la prétention de tromper ainsi le temps et de justifier après coup la chose en disant c’était les circonstances.
Nous sommes allés voir au cinéma un film important Germinal. Alors que j’avais été si bien pendant tout l’après midi cette décision a créé un vrai problème parce que je me suis trouvé dans la position de celui qui tombe mal. Comme la séance à laquelle nous devions assister s’est trouvée repoussée de 45 minutes nous avons poireauté pendant tout ce temps devant le cinéma dans une file, et même pas dans la même file. Puisqu’elle avait déjà les billets.
Pendant une heure nous étions ainsi si loin l’un de l’autre alors que nous étions en fait assis l’un à côté de l’autre ceci fait réfléchir. Puis nous sommes rentrés à toute allure chez elle. Il était déjà minuit et je sus que quelque chose de grave allait se passer. Elle devait me dire d’aller ou de venir. J’attendais d’être congédié, mais elle a le sens de l’hospitalité. Les amis de passage sont toujours admis, on leur fait une petite place pour la nuit, c’est un des principes qui me permettent de ne jamais douter de l’humanité, donc aussi d’être heureux. Merci pour tous tes accueils ils m’ont toujours réchauffé le coeur. Je suis sûr que je ne pourrais plus aimer une personne qui ne possède pas cette forme élémentaire d’humanité.
Les heures ayant filé; il était minuit passé. Elle me proposa donc un matelas et une couverture que j’installais dans son salon. Ce geste m’a beaucoup touché et je lui sais gré de ne pas m’avoir renvoyé aussitôt en me demandant ce que je deviendrai alors car sans doute alors je ne l’aurais pas aimée si vite et aussi violemment. Ce soir là après le film sa sœur était restée quelque temps et nous avons bu une bière spéciale, belge si je me souviens bien. Il me semble que cette bière était déjà ouverte lorsque nous nous sommes demandés ce que nous allions prendre pour apaiser notre soif.
Car là dés que je fus couché j’eus essentiellement envie d’elle, chose qui ne s’était jamais produite auparavant. Je devins tellement atteint par cette idée que je me mis à me tourner de droite et de gauche sans pouvoir trouver le sommeil. Lorsqu’il vint, il fut très court, je fus réveillé vers trois heures et je tournais dans l’appartement jusqu’au lever du jour. Je lui écrivis une lettre, comme je n’avais pas de papier je pris une feuille intercalaire d’un de ses livres, Madame Bovary de Gustave Flaubert. Elle avait un nombre très limité de livres, mais essentiellement les mêmes que ceux que j’aime. J’étais vraiment bien chez elle c’était vraiment une maison où j’aurais voulu habiter. Lorsque je fis ma toilette j’allais dans la pièce prévue pour cet usage, je me rasais et essayais de paraître plus présentable. Je regardais un peu toutes ses affaires. Les femmes se dévoilent souvent dans leur cabinet de toilette. Elle avait un collier très simple mais de beaucoup de goût, et peu de produits de toilette et de beauté. Tout était net, et précis. Le contraire de ce que je sais faire d’un intérieur.
l’après midi lorsque j’étais assis avec sa fille elle a fait une lessive et l’a étendue. Elle a fait cela naturellement sans effort particulier. Je ne pense pas qu’elle avait préparé ma venue. Son cadre de vie est vraiment quelque chose d’essentiel et de bien tenu.
Donc lorsque j’étais dans sa salle de bain j’ai vu bien en évidence un seul vêtement qui lui appartenait. Une petite culotte… Ce sous-vêtement posé bien en évidence m’a troublé, je me suis demandé si elle ne me laissait pas ainsi un signe pour que je puisse aller vers elle.
Mais ceci est tellement fumeux. Je ne connais rien des autres femmes et mon épouse que je connais un peu est d’une autre nature il me semble du moins. La lettre que je lui ai faite alors, je ne lui ai pas donnée, je lui ai envoyée bien après lorsque j’étais revenu à Nice.
Entre temps nous étions sortis dans Romans, à quelques centaines de mètres, voir l’Isère dont les flots tumultueux passaient en bas de sa rue à quelques mètres de là. Que dire encore sur cette première journée, sauf que j’ai tiré sur la corde parce que je n’avais pas très bien dormi la nuit précédente. Les petits cadeaux sont nécessaires à la marque de l’amour qu’on porte à quelqu’un, c’est lorsqu’on fait cadeau à quelqu’un qu’on décèle le signe qu’un sentiment est en train de naître. Moi qui jamais n’en faisait, de cadeaux, je lui ai offert une boîte de coussinets de Lyon et elle a eu l’air d’ apprécier cette marque d’intérêt. Nous en avons mangé un chacun.
Pendant cette première journée nous avons aussi fait connaissance physiquement comme le font tous les amants futurs, et même tous les amis. Naturellement tout ceci est hors des conventions et c’est pour cette raison que je n’ai pas gardé un souvenir très prenant de la manière dont cela c’est passé.
Je sais seulement que nous nous sommes levés pour fumer une cigarette et que nous avons été dans sa cave. Elle s’est assise sur un lit sans matelas et je me suis mis près d’elle. J’ai embrassé ses mains. Elle les portait serrées l’une dans l’autre. Je les ai prises dans les miennes. Je les ai trouvées blanches, fuselées, douces, des mains de personne harmonieuse et logique, de personne vertueuse. Dans son âme elle est certainement comme cela. Plus tard j’ai regardé les lignes de ses mains et j’y vis un tel désordre, une telle désorganisation que je refusais de les déchiffrer. Et ceci définitivement. Il faudrait toujours regarder les lignes de la main des gens avant de les aimer infiniment, même si cela ne change rien finalement.
Je ne l’ai pas prise dans mes bras. Je lui ai juste demandé comment elle s’y prenait pour prendre les gens qu’elle aime dans ses bras et si elle avait bien voulu me le montrer, je suis sûr que j’aurai été jusqu’à l’embrasser, ainsi commence une histoire d’amour infini, car chaque moment de cette éphémère intermède sont gravés dans ma mémoire. Nous aurions pu et du aller plus loin, il n’y avait pas de préjugés entre nous alors, mais sa fille est venue à ce moment et nous n’avons jamais plus progressé sur ce sujet. Le principal traumatisme fut alors celui que représenta la séance de cinéma. Puis le fait que nous ne nous n’avions pas pu nous dire bonsoir dans les formes comme des amis ou des amants dignes de ce nom. Elle était dans sa chambre et cherchait sans doute le sommeil lorsque je revins avec mes affaires pour la nuit. Cette affaire a été ma principale gaffe car je suis persuadé que j’aurai pu pousser mon avantage et me faire reconnaître d’elle comme un amant dès ce moment. Peut être alors que tout aurait changé. Mais il me semble que je n’en avais pas envie réellement, mais comment se souvenir de tout, il me fallait du temps pour comprendre mes sentiments. Je dormais en y pensant. J’étais dans mes rêves cette nuit là.
Je pensais alors à ce qu’elle m’avait dit l’ après midi en me demandant une relation durable pour notre amitié.
Je lui avais posé la question : « que devons nous être l’un pour l’autre ?» elle avait répondu sans problème qu’elle souhaitait que nous soyons amis. J’étais très heureux de ceci. Elle ne pouvait pas dire qu’elle souhaitait autre chose, mais elle aurait pu ne rien dire du tout. Que voulait elle ?
Plus tard lorsque nous sommes sortis pour visiter la ville de Romans je lui ai pris la main et pense qu’elle était contente de ceci. Mais elle a vu de loin un homme , il me semble que c’était un étranger et elle a eu le réflexe de me refuser cette main dans la mienne. Elle était chez elle et ne voulait pas être reconnue donnant la main à un homme, donc étant vraisemblablement considérée par les autres comme une femme de mauvaise vie selon l’expression courante, ce qui m’a d’une certaine manière incité à être plus prudent dans les contacts que j’ai eus avec elle ensuite, nous ne nous sommes jamais plus rapprochés physiquement dans les lieux publics, parce qu’il y a eu cette réticence une fois, je n’ai plus essayé de lui prendre la main et ceci m’a manqué vraiment car j’avais besoin de prendre sa main. J’ai besoin d’avoir un contact avec elle pour être heureux je le sais et c’est ainsi.
Lorsque je la regardais dans les yeux j’avais souvent envie de lui dire des mots tendres, mais il y avait alors souvent sa fille et j’étais assez mal à l’aise pour cette raison.
Nous avons bu deux verres, il me semble, dans un café, je ne voulais pas la lâcher d’une semelle. La raison en était que je ne savais pas alors que je l’aimais autant. Si je l’avais su, je me serai certainement sauvé, on pense toujours ça et on reste en fait fasciné comme le sont les phalènes par la lampe où ils vont se brûler les ailes. Le temps a passé depuis mais il me semble que c’est encore comme aujourd’hui. Rien de plus beau ne m’est jamais arrivé dans ma vie. Et les mots je ne vais pas les mettre en marmelade parce qu’ils sortent toujours ainsi de travers. En fait dès cet instant je l’ai choisie comme la compagne idéale de ma vie et mon âme sœur et je n’ai plus voulu en démordre. Je crois en l’amour grâce à toi ma chérie. Cette révélation je l’ai eue instant après instant, nuit après nuit sans toi prés de moi. Ce que je pense important n’est rien pour les autres ce ne sont que des mots des expressions de son joli corps, de son visage surtout elle a un sourire si merveilleux. Je l’aime déjà.
Qu’est ce qui m’a fait craquer ? Difficile à dire la disponibilité, l’absence de règles précises, sa beauté, un philtre d’amour qu’elle m’a fait boire, ou que j’ai bu. Que pensait-elle alors de moi? pensait-elle que je lui ferais l’amour ? en avait-elle envie ? Je ne saurais répondre à toutes ces questions par contre ce que je sais bien c’est que tout cela n’est pas fini que je vais survivre à cette forme d’amour insensé.
Je perds le fil ensuite et rentre dans ma vie comme un pantin désarticulé, je la quitte et retourne à Nice. Déchirure dont je ressens encore la cruelle marque aujourd’hui.

Chapitre 2
La suite.

Jeudi 10 février 1994. Je me suis rendu à Romans le soir. Je suis parti vers 18H. Et j’étais chez elle vers minuit. Elle m’attendait et c’était vraiment très bon. J’ai monté le cadeau que je lui destinais un magnum de champagne millésimé. Elle m’avait invité pour son anniversaire le 13 février. J’étais vraiment heureux de la tenir dans mes bras. Puis elle m’a offert une infusion et nous avons parlé , un peu car il était minuit au moins peut-être même une heure du matin, je ne me souviens plus très bien.
Puis elle m’a dit quelque chose qui m’a interloqué :qu’elle avait espéré que son chef direct Joël monterait chez elle le jour précédent et sans doute qu’elle voulait faire l’amour. Alors lorsque je l’ai embrassée, j’ai pris ses lèvres. Son baiser m’a émerveillé. Avec le recul je me rends compte que je ne l’ai pas souvent embrassée sur la bouche. Cela était notre secret mais maintenant il faut bien que je me souvienne de tout et que je mette tous au clair. Sans doute j’ai appris à vivre enfin.
Son baiser était comme un gouffre merveilleux, grisant ,vertigineux et je l’ai prise dans mes bras. Elle savait que j’avais vraiment envie d’elle et je sais bien qu’elle aussi avait en elle alors ce désir de faire l’amour. Dire ces choses est tabou. Peut-être liras-tu ces mots un jour et seras-tu choquée toi qui es la femme de ma vie que j’aime par dessus tout. Mais ne m’en veux pas car je veux que tu le saches, même si ça ne change rien entre nous à présent. Je t’ai aimée plus que je n’aimerai jamais, bien plus que je me croyais capable d’aimer. Je sais bien depuis qu’aimer ne justifie rien et rend plutôt stupide en fait. C’est pour toi que j’écris aussi.
Lorsqu’on s’embrasse ainsi on devient amants. J’ai caressé sa poitrine et tout son corps et je pense que jamais je n’ai été si prêt de lui faire l’amour, et pourtant je n’y suis pas parvenu à ce moment ce qui est étrange, tous ces actes manqués nous rongent ensuite toute notre vie. Lorsque je l’ai embrassé nous étions dans l’entrée et nous sortions de sa cuisine; ça c’est passé pratiquement dans les manteaux . Elle m’a rendu mon baiser, je l’ai caressée mais elle n’a pas voulu ou pu aller plus loin, mollement toutefois. Je l’ai portée sur le canapé et j’ai essayé de lui faire l’amour. Finalement elle est montée dans sa chambre ,je lui ai demandé la permission de la suivre mais elle a refusé gentiment, et je n’ai pas vraiment insisté. Un acte raté, qui est inscrit dans notre conscience du monde, en ce qui me concerne un échec constant lorsqu’il s’agit de conclure beaucoup d’affaires. Je n’ai pas l’art de négocier ces actes qui transgressent les règles de la bonne petite ligne droite.
Je n’ai pas pu trouver le repos et comme j’avais vraiment envie d’elle je suis aussi monté dans sa chambre. Elle dormait et j’ai interféré dans ses rêves sans doute. Je crois qu’elle m’a renvoyé, mais je ne m’en souviens pas très bien.
Puis j’ai dormi tout de même quelque temps en me réveillant toutefois pour griffonner ces quelques mots sur un bout de papier « Si je ne fais pas rapidement l’amour avec toi ,je vais devenir fou »
Alors sa fille Roxane s’est levée, elle était avec Natacha une de ses copines. Elle m’a dit bonjour, je lui ai donné les petits cadeaux que j’avais préparés pour elle. Puis elles sont parties pour l’école. Tout ceci s’est passé si vite et j’étais maintenant sûr qu’il fallait que je fasse l’amour avec elle en la rejoignant dans sa chambre. Elle m’a laissé rentrer , je pense que j’ai frappé ,mais je n’en suis pas sûr. Puis elle m’a laissé la caresser et l’embrasser. Puis elle était prés de moi et je me suis déshabillé et glissé prés d’elle. Ca a duré longtemps. Elle était nue je la caressais et son sexe était vraiment accueillant .Elle a voulu que je mette un préservatif. Elle en avait une boîte dans le tiroir de sa table de nuit. Alors plus rien n’a empêché que je la pénètre et que je la fasse jouir ,car elle avait vraiment envie de faire l’amour et c’était bon.. Techniquement si on peut parler ainsi c’était très maladroit mais en fait c’était une chose simple et dépouillée. Je me souviens qu’elle savait bien bouger et je pense qu’elle aime vraiment faire l’amour. En fait sevrée d’amour pendant quelques mois elle avait besoin du plaisir de ses sens autant que de tendresse, comment est-on dans ces moments là qui peut s’en souvenir et l’écrire. Je n’ai pas de mérite l’homme ou la femme qui se souvient des actes sexuels auxquels il a participé n’a pas vraiment de mal à trouver ceux qui ont comptés. La première fois qu’on fait l’amour à la femme qu’on aime est particulière et inoubliable.
Que raconter encore . A un moment elle était lasse des préliminaires et elle a dit comme ,c’est long , c’est trop long; elle n’était pas vraiment sûre d’elle sans doute, de son désir charnel, elle est ainsi, captivante et capricieuse, enjouée et prête à se jeter à corps perdu dans une danse frénétique, pas maîtresse d’elle dans ces moments là. Jamais elle n’a été si démonstrative avec moi. Elle s’est tournée tout de suite dés qu’elle a atteint son plaisir et s’est en quelque sorte renfoncée dans son sommeil. Je me souviens qu’elle m’a demandé aussi de l’eau. Elle a toujours une bouteille d’eau près du lit. J’ai trouvé un verre sur la table de nuit. Nous ne nous sommes levés que bien plus tard et je ne sais plus vraiment bien pourquoi je n’ai pas fait l’amour plusieurs fois ce jour là avec elle. Bien sur j’en avais le désir, et elle je pense encore qu’elle en avait besoin, mais ça ne s’est pas fait. Elle m’a fait une grande scène ce jour là, ce soir là en fait et j’ai été assez minable. Je me suis souvenu de la chanson de Brassens sur les femmes qu’il faut prendre comme elles sont « à peine son désir assouvi elle redevient un bâton merdeux »; elle avait vraiment la tête effarée que je lui connais lorsqu’elle a été baisée jusqu’au trognon, au coeur de son plaisir qu’elle ne laisse jamais jaillir. Elle souffre de crises d’asthme qui l’oblige à se contrôler. Dans la journée elle m’a fait une grande scène lorsque sa sœur est venue et que joyeux d’avoir eu ses faveurs je me suis laissé aller à quelques excentricités. Je ne savais que penser, déboussolé, triste. Je me suis regardé dans la glace et mon visage était maussade, vieilli, je voyais bien dans ses yeux cette image après tout j’avais pris très peu de sommeil depuis deux jours, quelques heures au plus.
Puis ce fut sa soirée d’anniversaire, très réussie. Alors nous sommes rentrés très tôt dans la nuit ,tous les deux seulement. Elle a dit alors : « Peut importe l’avenir et le passé cette nuit je ne peux la vivre solitaire, mais avec toi , montes avec moi …»
Je m’en souviendrai toujours de cette nuit . J’ai su qu’elle aime vraiment faire l’amour, qu’elle est douée pour ça. J’ai fait l’amour plusieurs fois sans rien comprendre ni diriger, j’étais grisé d’amour et de fatigue. Elle est vraiment extraordinaire, j’ai connu d’autres femmes depuis et avant elle, j’ai sans doute fait des progrès avec elle et après aussi, j’avais bien besoin d’en faire d’ailleurs. Mais je n’ai jamais trouvé une femme aussi parfaite et passionnée, une femme sensuelle et raffinée. Merci pour tout le plaisir que tu m’as donné mon amour, c’est vraiment une chose inoubliable pour moi. J’ai pu ressentir combien faire l’amour dans une position particulière lui plaisait particulièrement, et qu’elle devenait vraiment folle du plaisir qui montait en elle et qui pénétrait tout mon être aussi. Mais cette découverte je n’en ai pas profité. Je m’en souviens aujourd’hui je l’ai oublié ensuite par inexpérience. J’aurais aimé connaître tous les secrets du corps féminin pour te faire l’offrande d’un plaisir absolu. Tu m’as guéri de quelques-uns uns de mes blocages déjà alors, j’aurais été un amant génial avec le temps avec une partenaire aussi douée aussi extraordinaire. Toi aussi tu as du faire quelques progrès depuis car je ne pense pas que les choses se sont dégradées pour toi. Le plaisir qu’on se donne à deux est une chose saine qui ne mérite aucun remord. Je n’aurai aucun regret de t’avoir fait l’amour, jamais ! Un plaisir sain , clair , transparent. L’aimais-je vraiment alors ? comme un ouvrier peut aimer son travail en attendant de jouir de l’œuvre de ses mains. Elle se donnait sans angoisse et sans penser au devenir de cette croisière des sens. Tel était mon sentiment, j’étais à mille lieues de penser que ne n’était pas si simple.
Elle prenait appui avec ses pieds et ses mains contre les montants du lit , ses mouvements étaient coordonnés et elle m’enserrait de son corps musclé et souple. Son sexe chaud et doux était caressant tantôt ouvert, tantôt resserré. Elle faisait l’amour divinement, elle était Vénus, la déesse de l’amour vraiment descendue sur cette terre. Elle était aussi guerrière, vraiment elle luttait de toutes ses forces de toute sa conscience, comme un brave petit soldat pour atteindre le but commun du plaisir partagé. Je me souviens de l’avoir alors caressée partout sur tout son corps et d’avoir constaté avec ravissement et surprise combien son corps doux et harmonieux, devenait dur et avide de plaisir, alors qu’elle était près de moi à se remettre de ses émotions ce qui se faisait vite, elle n’était jamais lasse. Ma caresse s’adaptait aux désirs de ses sens, je trouvais les pistes de ses désirs érotiques. J’ai senti qu’elle recherchait au fond de tous ces combats une chose particulière, qu’elle avait fantasmée, une relation violente et furieuse, la reproduction de ses désirs les plus secrets, le mystère de cette limite rêvée de la relation amoureuse reste toujours aussi inaccessible , comment saurions nous pénétrer dans ces mondes où nous serons toujours étrangers. Même la femme la plus fidèle, la plus aimante ne se livre jamais définitivement. Son plaisir semblait presque les soubresauts de la mort, lorsqu’elle atteignait au port elle chavirait, ses yeux se figeaient, elle murmurait alors qu’elle aurait du crier. Je me souviens bien de ses attitudes…Puis elle se tournait et devenait flasque et insensible, jusqu’au réveil de ses sens. Alors reprenait la danse sensuelle..
Ce que nous nous sommes dit pendant ces périodes est très important, merveilleux, oublié dés le réveil, mais ressenti à jamais. Je me souviens bien de son corps, de son odeur, de sa douceur…
Et c’est tout cela que je veux et dois oublier maintenant. Il le faut! Je n’y arrive toujours pas et serait prêt à tout pour retrouver cette merveille.
Car il faut bien enfin la prendre cette décision de ne plus avoir de contacts avec elle. Donc de ne plus lui écrire, ne plus lui téléphoner, ne plus penser à elle surtout, cette dernière chose est vraiment la plus difficile à réaliser. Mais c’est comme d’arrêter de fumer il suffit d’arriver à se passer de cette drogue.
Grâce à elle j’ai arrêté de fumer, et j’en suis très heureux. Vraiment plus aucune envie de tirer sur une clope! Tu m’as prolongé la vie car sans toi je n’aurais sans doute jamais abandonné cette drogue funeste. Et toi que n’as tu tenu parole alors.
Mais elle fume à nouveau, elle avait juré pourtant, et c’est sans doute un des mensonges qui nous séparent à présent , car entre nous c’était un pari, même un serment très sérieux…Je ne veux plus penser à ça aussi, aucun intérêt à ressasser ces souvenirs. D’ailleurs ça fait mal! inutilement ,pour rien de concret , juste des sentiments et du rêve.
Il est toujours trop tard pour comprendre quelque chose à l’amour, je n’y comprendrai jamais rien, et c’est certainement mieux ainsi.
Quant au sexe, c’est vraiment le piège délicieux et stupide par excellence. On n’aspire qu’à forniquer avec celle qu’on aime et c’est la seule voie de secours, et de perdition. Cette fois ci pourtant ça n’a pas calmé le désir que j’avais d’être à elle et de vivre à ses côtés.. C’est la fin tragique de mon espoir en un avenir rayonnant. Plus rien ne sert à rien.

Chapitre 3
Des lettres que j’ai brûlé depuis.

J’écrivis cette lettre que je ne lui donnerai jamais. Pour me rappeler les faits, les graver à jamais. C’est la même histoire mais tellement différente que celle que je viens de raconter plus haut. A mon avis c’est une autre histoire.
Cher Amour de mon cœur
Cynthia
Le 13 février 1993 c’était ton anniversaire. Un dimanche. Tu le fêtas le samedi 12.Je pensais même venir chez toi le vendredi précédent, mais ce n’était pas très raisonnable et j’attendis vendredi pour te rejoindre. Comme je partis vers 6H30 car je montais à l’Abadie pour vérifier qu’il n’y avait pas de lettre de toi, cela me pris beaucoup de temps supplémentaire ,au moins une heure. Je le regrette maintenant. Je n’avais qu’une grosse bouteille de champagne de deux litres et un bambou dans un pot. Ce n’était pas ce que je souhaitais pour toi.
Chez toi, tu étais la seule à veiller et je sais que tu m’attendais avec du désir de passer aux actes. Lorsque je t’ai vue je t’ai prise dans mes bras et je t’ai porté en t’embrassant sur la joue, sur les yeux, dans les cheveux, dans le cou. Puis j’ai monté mes affaires et nous avons discuté. Tu m’as offert une tisane, je crois que c’était du tilleul et nous avons bavardé très gentiment. Je t’ai sûrement dit des mots d’amour, en fait que tu étais belle, et que j’étais bien avec toi. On parla de tout ce que l’on pouvait se dire. Tu mis le voyage à Venise sur le tapis en disant que tu ne voyais pas comment tu pourrais faire ce voyage avec moi dans la même chambre sans faire l’amour avec moi et que tu ne voulais pas que ceci soit entre nous. Puis tu me parlas de ton collègue Joël que tu voulais bien inviter chez toi un soir précédent pour boire un coup, et tu m’avouas que tu aurais bien voulu faire l’amour avec lui. Je fus pris de jalousie sans doute, subitement je devins vraiment désireux d’obtenir ce que tu voulais bien donner à cet homme que tu connaissais comme moi, guère plus en fait…
Tu disais alors :beaucoup de paroles et pas d’actes. Je me suis senti visé et je me suis juré en moi-même que je ferais tout ce que je pourrais pour obtenir de faire l’amour avec toi quoi qu’il m’en coûte. Que savais-je des femmes avant que tu exprimes ton désir. Pourquoi n’ai-je pas lu ce désir dans tes yeux et tes gestes. Je savais juste que je te rendais heureuse lorsque j’étais là, que je t’avais touchée, que tu étais mon amie intime, il n’y avait plus rien d’étranger entre toi et moi, tu me possédais entièrement sans t’en douter je pense.
Alors finalement tu as eu envie de te coucher et je t’ai embrassée et là je t’ai demandé de partager ta chambre. Je savais que ta fille dormait en haut.
J’ai cherché tes lèvres je les ai trouvées et tu as laissé mon baiser t’émouvoir, tu me l’as rendu très vite et c’était très bon, quelque chose d’intense de pénétrant. Mes mains caressèrent tes seins doux et tendres qui devinrent durs. J’enlevais ton soutien gorge .Je promenais mes mains sur tout ton corps mais je fus trop pressé. Je te pris dans mes bras pour te porter sur le canapé et là rien ne fut évident je pense que tu aurais préféré que je te porte dans ta chambre, et que je fasse durer ces préliminaires jusqu’à ce que tu craques vraiment et que tu ais vraiment envie de moi.
Tu me regardais avant cela de droite à gauche, puis de gauche à droite. Tu devais sans doute chercher dans mon regard un indice du désir d’amour qui était dans ton cœur, tu mordais tes lèvres avant ce baiser, tu sentais bon, je te désirais intensément.
Tu finis par me repousser je me laissais faire comme toujours alors qu’il s’agissait d’un challenge à relever. Puis je dormis et je fus réveillé par Roxane et Natacha qui se préparèrent pour l’école. Tu vois j’ai une bonne mémoire de tout, trop bonne sans doute. Comment peut-on oublier les choses exceptionnelles? Je ne donnais pas son cadeau à Roxane parce qu’il était resté dans la voiture. Lorsqu’elles furent parties je te rejoignis dans ta chambre et je m’approchais de ton lit et là tu me laissas t’embrasser et me déshabiller contre toi. Et ce fut délicieux et très long pour moi. Pour toi ce fut très angoissant. Je n’abandonnais jamais j’attendais que tu fus prête. Tu exigeas que je mettre un préservatif (toujours le SIDA) c’était normal mais rassurant pour toi aussi, même si cela change tout, j’ai désiré plus que tout faire l’amour avec toi sans cette enveloppe de caoutchouc mais cela ne se fit pas. J’ai désiré tout ce qu’on peut désirer avec une femme qu’on chérit et qu’on veut conserver jusqu’à ce que la mort nous sépare. Et jamais je ne t’aurais quittée toi.

Le latex est du domaine de la prostitution, pas de l’amour. Mon amour cette forme d’amour tue l’amour vrai. J’aimerais que tu te fasses dépister comme moi pour que nous ayons des gestes d’amours sans artifice. Je te suis et te serai fidèle.
Alors ça finit par arriver, quelque chose d’intense et de merveilleux de court, mais très dense. Un très bon souvenir d’avoir fait l’amour, un des meilleurs J’étais prêt à te prouver à nouveau cette force mais tu te tournas et voulu te reposer. J’avais vraiment découvert ton corps si beau, si doux, si merveilleux. Et ton plaisir sensuel. Je n’avais jamais forcé ton désir, il est venu avec les caresses et sûrement je sais maintenant que tu aimes plus particulièrement que je te domine. Tu lève tes bras et tu bouges bien tous tes muscles, c’est très bon ,trop bon. Tu es si belle, j’aime ton corps et la façon dont tu le coordonnes.

Nous nous levèrent tard ce jour là j’allais t’acheter du pain et une rose ,il y avait toujours le mimosa de la semaine dernière. Je t’ai acheté des œillets le jour suivant. Puis pour la St Valentin je t’ai offert une bague avec un saphir, une petite bague en or .Et aussi un CD de chansons de Brassens.
Je pourrais parler de la nuit de samedi puisqu’il ne s’est rien passé entre nous ce jour là. Nous avons cherché des courses puis tu m’as disputé sur ma manière d’agir. Puis nous sommes allés voir Alain chez qui tu avais prévu de faire ta fête d’anniversaire. Nous étions presque à jeun et nous avions bu un whisky avant de partir et j’ai laissé ma sacoche avec mes papiers dans mon sac après t’avoir montré les photos qui y étaient. Je ne sais pas pourquoi peut être parce que j’étais perturbé par la faute de l’alcool et de la grande émotion du matin, du fait que j’avais peu pris de repos.
Au restaurant nous avons mangé un carpaccio et bu beaucoup de vin avec ,tu as pris du fromage, du gorgonzola il me semble, et un café et nous sommes allés chez Alain.
Vraiment sympa, un mec formidable, tu as vraiment de la chance dans tes amitiés. Puis nous sommes rentrés et tu m’as fait la morale. Notamment en m’annonçant que nous ne ferions pas l’amour ce soir et aussi d’ailleurs plus jamais ce me semble.
J’étais très abattu et je t’ai demandé de l’alcool.
Comme chaque fois que je bois je te débitais sans doute ma vie passée avec le mélange de tout ce qui m’avait marqué, transformé et heurté. Mais sans doute pas l’essentiel, qui est la violence que j’ai subi dans mon enfance. Enfin il faut que nous parlions pour sortir de nous ces blessures… Je dormis et songeais à toi, je rêve souvent de toi… Et le soleil vint me réveiller dans ma chambre devant les iris de Van Gogh…Et ce nouveau jour devait être merveilleux…
Mais voilà au matin ma sacoche me manquait vraiment.
Elle avait disparu.
Je finis par la retrouver, tu sais comment maintenant.
Tu te fis détartrer les dents, ça te fis mal.
Puis le jour suivant tu te fis masser chez Yves Rocher.
tu aimas ce massage.
Lorsque tu revins je sommeillais et je rêvais de toi. Lorsque j’ouvris les yeux tu étais là et tu me souriais. Tu avais mis une musique. Je te dis :Bonjour vous.
Toute la soirée je t’appelais ma Dame, je tins mes distances comme tu me l’avais demandé.
Je pense aussi que tu m’as reproché d’avoir pris ta sœur dans mes bras avant de me faire ta scène samedi.
Mais c’est toi que je voulais en fait tenir ainsi et j’étais trop heureux.
Ton anniversaire fut très réussi. Je te raccompagnais et surprise tu me demandas de passer la nuit avec toi, et tu me rendis le plus heureux des hommes cette nuit et le matin qui suivit. Mon amour merci pour tes marques d’amour, je me souviens toujours de cette partie de ma vie, elle ne fut pas banale pour moi. Puis nous sommes allés chercher ton chien chez tes parents. Puis nous nous sommes quittés. J’ai repris la route de Nice et nous ne nous sommes revus qu’un mois plus tard lorsque tu es venue à Nice. C’est loin déjà même si aucun sentiment d’ absence n’était encore en moi.
Je pense encore à ces choses que j’ai vécues, sans être sûr que je me souviennes bien de tout .Lentement le souvenir s’efface tout de même.

Une autre lettre que je m’écrivis pour mettre mes idées au clair.

Compte rendu du voyage en Italie. Du samedi 26 février au dimanche 13 mars 1994.
J’ai cessé le travail le vendredi soir vers 18H. Puis j’ai fait mon sac à dos avec mes affaires et je suis parti à l’Abadie.
Là bas j’ai fait du ménage, c’est toujours ce que j’ai vraiment du mal à faire.Samedi à 18h je suis allé à la Gare et je me suis garé juste derrière le sous terrain. A 20h tu es arrivée, merveilleuse, encore plus belle que l’image qui était dans mon cœur, je t’ai vue dans le train qui passait à côté de moi avant de s’arrêter, mon cœur battait si fort…
Je t’ai serrée dans mes bras, c’était très bon.
J’ai mis tes affaires dans la voiture. Tu as pris ton appareil photo. Et nous sommes allés nous promener dans les rues voir le carnaval. Nous avons vu les chars et les grosses têtes. Des enfants nous jetaient des confettis et nous aspergeaient avec des bombes fabriquant des serpentins de toutes les couleurs. Nous avons vu les jets d’eau de la place Massena. Puis le vieux Nice. Puis la promenade des Anglais.
Ensuite nous sommes remontés vers la gare ,avons pris la voiture , direction l’Abadie.
Il faisait bien froid aussi avons nous tout mis en branle pour avoir un peu de chaleur. Du feu dans la cheminée…Donc nous avons déjeuné. Des scampis et des légumes, du champagne.
Tout ceci est écrit pour que la mémoire ne s’en efface pas.
Puis nous sommes partis.Il était minuit au moins et nous avons pris l’autoroute pour l’Italie. Longtemps après je me suis arrêté sur une aire. Tu dormais. Sans doute aurions nous passé une meilleure nuit si nous étions restés dans une chambre, mais j’en garde moi un très bon souvenir, malgré le froid, nous nous sommes vraiment retrouvés et pour moi ce n’était pas une chose banale. Le lendemain aussi et nous sommes repartis pour Venise de bonne heure après un bon déjeuner. Je me souviens bien du paysage, et du temps qui était gris et pas vraiment engageant pour un voyage d’amour, mais j’étais très heureux, vraiment comblé.
Vers 17h nous étions à Venise.
Avons pris de l’essence et nous nous sommes renseignés pour un hôtel. C’était facile ,il y avait un bureau de tourisme à la station service.
On nous a proposé tout de suite de nous loger soit à Venise ,c’était très cher, soit en dehors de Venise c’était presque moins cher et nous serions tellement mieux et en plus le bus était moins cher que le fameux parking des Tronchera .
Aussi avons nous choisi cette solution et sommes nous allés nous pointer à l’hôtel POPPI ou nous avons eu la chambre 27. Là il y avait un grand lit ,une ventilation très bruyante et chaude .Il a fallu l’arrêter. Je me souviens bien de toutes les péripéties. D’abord la lumière ne marchait pas. Puis nous avons fait l’amour, pris une douche et nous sommes partis pour trouver un restaurant nous sommes allés à Mestre et nous avons atterri dans une sorte de self .Après nous être restaurés nous sommes revenus à l’hôtel. Le matin nous sommes partis pour Venise sans déjeuner ce jour là.
Le car nous a pris ,nous avons voyagé sans billet, car on ne pouvait les acheter dans le bus.
J’ai peu de souvenirs de cette première journée à Venise.
A midi nous étions sur la place Saint Marc. Nous sommes rentrés à l’hôtel vers 19 heure.
Douche ,tendresse ,et sortie tout de même. Et nous sommes rentrés et nous avons dormi. C’était assez exténuant. Le matin il restait des ressources pour recommencer et refaire l’amour. Puis déjeuner, puis repartir pour Venise. Le soir nous sommes allés à un supermarché proche nous étions lundi. Nous avons grignoté et nous avons aussi fait un tour jusqu’au self de Mestre. Puis nous sommes retournés à notre hôtel pour nous retrouver dans les bras l’un de l’autre, et très détachés des réalités concrètes en ce qui me concerne.
Pendant tout ce temps nous avons beaucoup parlé. J’ai appris à te connaître à fond, et j’ai vraiment compris pourquoi je t’aimais parce que tu étais quelqu’un d’adorable, avec qui je passais les plus belles heures de ma vie. C’est ton humanité qui m’a le plus touché, ton savoir vivre, et ton sourire, tout en toi n’est que douceur et tendresse. Pardonne moi si je ne peux oublier que je t’aime à cause de ça.
Le lendemain nous avons quitté l’hôtel vers 10h avec la voiture. Nous aurions mieux fait de laisser la voiture sur le parking de l’hôtel .
Ce jour là nous avons eu un peu de soleil. Jusque là nous n’avions eu que du brouillard sur la lagune.
Nous avons quitté Venise vers 4h et avons foncé vers Ravenne. Nous y sommes arrivés vers 7H et nous avons cherché un hôtel vers la gare. Faire l’amour, dîner dans une pizzeria et nous coucher, refaire l’amour le lendemain matin, déjeuner et prendre la direction de Florence.
Nous étions à Florence en début d’après midi.
Je me suis garé n’importe où près du Dôme et nous sommes allés faire quelques pas.
Puis nous avons cherché un hôtel, que nous avons trouvé finalement. Quelque chose d’assez romantique et d’inespéré. Tu as sans doute gardé les photos que tu fis alors. Nous sommes montés sur le campanile de Giotto. Tu as vraiment pris de belles vues photographiques avec son canon EOS1000. Florence est tellement belle. J’y suis retourné plusieurs fois depuis je me souviens que tu t’étais allongée sur le bord de l’Arno, tu avais très mal au dos. Mais notre voyage touchait déjà à sa fin.
Alors nous sommes repartis vers Nice après être revenus prendre notre voiture où nous l’avions laissée.
Entre temps nous avions juré à Venise je crois de ne plus jamais fumer, ni toi, ni moi.

Nous étions à Nice vers 1h .
Le matin après avoir déjeuné nous sommes allés nous promener dans la campagne au dessus de la maison.
L’ après midi nous sommes partis pour Romans après avoir visité Monaco et le musée océanographique.
Le soir je t’ai conduit chez tes parents à Livron pour que tu reprennes ta voiture. Puis nous sommes arrivés chez toi. Cette nuit est la dernière nuit que j’ai passé avec toi.
Ensuite nous avons cherché ta fille chez ta sœur.
Je considère que ce fut une erreur de t’ infliger deux semaines de ma présence.
Tu t’es détachée de moi, surtout par l’angoisse que tout allait se rompre très vite. Nous avons pu profiter d’une après midi pour visiter le Vercors. Nous aurions pu faire plein de choses si tu n’avais pas repris ton travail.
Vendredi tu étais très dépressive. Prête à te suicider.
La lettre du père de Roxane ,tu ne l’as pas ouverte, tu l’as laissée traîner sur la table.
Ta fille, la prunelle de tes yeux, une fille vraiment bien , pleine de qualités, adorable, je m’en suis occupé un peu, sans doute mal. J’ai fait quelques courses, même un peu de ménage. Des petites réparations, des bricolages. Je t’ai donné une rose rouge et c’est tout. Mais comment ai-je pu ne pas trouver chaque jour quelque chose qui te rappelle que je t’aime. Samedi nous avons visité le Vercors, et nous nous sommes promenés vers la Chapelle du Vercors.
Nous avons été dîner au Flunch de Valence samedi. Dimanche matin lorsque tu te levas j’avais déjà préparé mon départ.
Je me souviens bien que tu ne m’embrassais pas sur la bouche mais sur les mains, je garde le souvenir de cette dernière étreinte où tu mis vraiment un grand sentiment dans tes gestes, jamais je n’aurai du te quitter alors, mon cœur aurait du me retenir. J’aurais du tomber à tes pieds et te demander d’être ma femme alors, c’est ce que je voulais le plus au monde, et si je ne l’ai pas fait c’est par lâcheté, et par inconscience. Je n’avais pas conscience du mal que je te faisais en te quittant ainsi. Jamais je n’aurais du te quitter mon Amour.
Bien sûr j’avais aussi des problèmes à gérer à Nice mais aucun n’était vraiment urgent. J’ai manqué d’esprit, de chance, et de décision, de cœur aussi, et de courage.
Je partis avant midi et je fus vite sur la route pour Nice, mais sans prendre l’autoroute. Je visitais le Vercors. Puis je repris la route vers Digne. J’étais à Nice assez tard. C’était il y a bien des jours déjà. Rien d’exceptionnel n’est venu briser cette dérive depuis.
Lorsque je me suis retrouvé sans toi, mon cœur s’est brisé littéralement. Je devais essayer de survivre à présent.
J’ai écrit 3 fois et téléphoné 3 fois. Tu avais une voix étouffée au téléphone. Comme quelqu’un qui est mal à l’aise. Alors je t’ ai demandé un rendez-vous téléphonique.
Ce fut Mercredi 23 mars 1994 à 18H 30 chez toi. Je t’appelai comme convenu, tu parlas presque tout le temps .Je te laissais parler ,sans presque rien te dire.
A partir de ce moment je su que je t’avais perdue par ma faute par négligence et par stupidité, par mon manque de tout et de rien, ma vie était vraiment brisée, et la souffrance qui est encore en moi est énorme.
Tu m’as vraiment fait du mal alors.
Je n’ai plus pu te parler vraiment depuis comme on parle à l’être qu’on aime le plus au monde. Je n’oublie pas que je t’aime, que tu mon amour chéri, le plus nécessaire et le plus vrai que j’ai eu pour un autre être sur terre.
J’ai écrit ce qui suit pour te justifier, mais tu n’es plus alors la femme que j’ai connue qui m’avait donné son amitié, j’attends toujours que tu puisses m’écrire tout ce que je dois savoir parce que je t’aime vraiment.

Et encore cette lettre que je m’écrivis.

Rupture.
Que dit-elle ?.
Ca serait plus facile pour moi si j’étais amoureuse de toi. Mais je ne le suis pas m’a -elle dit.
Elle a bien réfléchi.
Que cette chose qui était entre nous lui pesait.
Qu’elle voulait bien que je redevienne seulement son ami.
Que je ne devais plus lui téléphoner au bureau.
Qu’elle était fatiguée et en mauvaise santé, (mal au dos)
Qu’elle souhaitait ne pas me revoir pour le moment.
Que m’écrire était un pensum, qu’elle avait beaucoup de choses à faire et qu’elle n’avait pas envie de le faire actuellement.
Ca me prend la tête dit-elle.
Je me souviens avoir insisté pour qu’elle m’écrive. Et il me semble qu’elle a fini par le promettre.
Je me souviens bien aussi qu’elle m’avait demandé si tout devait se finir entre nous après notre arrivée à Nice lorsque nous revenions d’Italie.
Elle l’a redemandé lorsque je l’ai quittée dimanche.
Nos adieux.
Elle n’aime pas les adieux.
Elle est venue pourtant avec moi jusqu’à la voiture.
Je l’ai prise dans mes bras et je l’ai embrassée. Je lui ai parlé en lui disant que je l’attendrais moi quoi qu’il arrive. Elle m’a embrassé sur la main lorsque je suis parti. J’aurai du sortir et la reprendre dans mes bras.
Je ne sais pas bien ,il faut que j’y pense encore et toujours. La vie fuit. Le temps s’écoule imperturbable.
Rien ne ressemble plus à rien entre-nous.

Ci dessous des documents sur notre histoire qui fut quand même quelque chose de tendre et de vraiment beau, qui m’a définitivement arraché du cœur une grosse pierre qui s’y était développée.

Chapitre 4
Fin de la 2e semaine de janvier 1994.
Je suis en cours à Lyon du 17 au 21 janvier. On se téléphone .On se donne rendez-vous le samedi 15 à 14H à Valence.
Je prends le train le matin de bonne heure. J’ai un sac à dos et une mallette.
Elle vient me chercher avec sa voiture ,avec Roxane ,elle est pile à l’heure.
Nous nous embrassons comme deux amis nous avons bien des choses à nous dire.
Je lui offre son cadeau, puis celui de Roxane. Elle est très sensible à cela je le sais.
Puis nous allons manger chez Mac Donald. Je prends un hamburger et des frites,une bière. Elle un truc au poisson et un jus d’orange.
Roxane un bigmac ,des frites, et un fanta.
Nous commençons à manger sur la terrasse. Il fait très beau.
Je lui donne les cadeaux.
Toujours sa chèvre argentée en pendentif.
Elle s’est fait couper les cheveux. Comme elle se les fera couper avant que je revienne la semaine suivante. Elle a une bague a monture argent avec une grosse pierre verte, qu’elle porte à la main gauche. Ce jour j’avais mis mes verres de contact pour faire plus beau. Elle était très belle aussi. J’ai retrouvé les traits de son visage et surtout son merveilleux sourire, vraiment craquant. Mais ses yeux m’ont paru plus sombres ,ils sont bleus gris, très beaux ,mais je les voyais bien plus délavés, avec du vert, soit je les avais mal vus, soit je ne les regardais pas assez. Elle a mis mes lunettes de soleil. Elle semblait très à l’aise. Pourtant sa voix laissait passer son émotion. Elle m’a ensuite conduit chez elle car elle veut bien m’héberger même si je ne lui demande pas explicitement. Je ne veux pas lui causer d’histoire.
Cette après midi nous la passons à discuter de choses et d’autres. Je récupère deux photos de Roxane sa fille pour lui faire du papier à entête.
En fait actuellement elle souhaite que je l’invite à Nice. Et c’est pour cette raison qu’elle veut bien que je vive chez elle quand je vais la voir. Ce week-end sa fille resta chez ses amis. Nous avons été chercher des pizzas chez un artisan local qui les fait dans une camionnette sur une place.
C’était à Valence. Ca a duré un temps assez long. J’ai passé beaucoup de temps à la regarder. Elle a essayé de retirer de l’argent mais ça ne marchait pas avec sa carte. Il y a un distributeur non loin de cette place. Puis nous avons emmené sa fille chez son amie Chantal .
Elle a une sorte d’appartement de sorcière hippie ou de troisième type dans un petit immeuble. Un chat ,des photos au mur, un bar dans un grand couffin, une petite table basse. Elle semble accueillante. Elle aime Cynthia ,c’est sûr. C’est une amie que je n’ai jamais vue, elle ne m’en a jamais parlé, mais je l’ai déjà rencontrée sur une photo. A la réflexion elle ressemble à sa sœur pour la même raison indéfinissable elle a avec Cynthia des liens d’amitiés très forts qui transcendent les choses vulgaires, c’est décidément beau d’aimer et de partager cet amour avec celui ou celle qu’on aime.
Cela n’a pas duré longtemps car nous avions réservé au restaurant le Cealacanthe à Valence J’aurai préféré Pic mais elle n’avait que cette envie bien plus modeste. Arrivés dans ce restaurant nous nous sommes installés face à face en souriant. Elle s’est mise à l’aise en enlevant son pull. Elle l’a fait avec moi, en même temps que moi. On dirait qu’elle complexe sur les problèmes de rapport en société. Pourtant elle sait bien s’y prendre pour tout et elle n’est pas vraiment timide. Nous avons mangé très sobrement . Huîtres pour ma part crues, elle les a prises gratinées, puis saumon ou sole et un dessert commun une tarte Tatin. Champagne, et nous n’avons même pas bu la moitié de la bouteille. Nous allons voir le film Meurtre mystérieux de Woody Allen dans un cinéma pour films culturels.
Il y a très peu de gens dans la salle. J’ai très vite sa main dans la mienne. Et cette main c’est celle de la femme que j’aime. Mais il manque la magie et le désir et la capacité de l’émouvoir parce que je suis perdu dans mes sentiments et que ne sais pas me départir de mes émotions pour être naturel, enfin c’est une expérience à rebours même si je suis content d’éprouver quelque chose de fort pour elle. Mais décidément je ne comprends rien et m’acharne dans mes travers.
Mais elle est loin de moi par bien des points.
Nous retournons chez elle il est tard. Rien ne se passe . Tout a fait nul comme conversation sans doute ,mais des choses qu’on ne peut pas écrire. Elle m’apprend beaucoup de choses sur elle mais je crois que je parle trop de choses qui ne la regarde pas et dont elle ne veut rien entendre. Je m’y prends sans doute mal. C’est désespérant ! Pourtant il n’y a pas beaucoup de blanc dans notre conversation.
Et là chez elle nous écoutons la musique et nous buvons soit un digestif ,soit une verveine. Puis elle est dans mes bras et des choses importantes se passent, c’est court, c’est bon, ça pose des problèmes insurmontables. L’espoir est encore en moi ,vivace.
Lorsque tout est fini il faut bien que je fasse le fou. Je me mets à me sermonner et être très triste. Je pense avoir pleuré, avoir eu envie de lui dire que je l’aimais trop. Mais c’est vrai je l’aime trop, et c’est trop bon de l’avoir comme amie.

Cette nuit n’est pas facile. Et c’est la seule avec elle. Demain soir je partirai vers Lyon. C’est vrai que l’espoir d’avoir une nuit avec elle est un fait important. Mais pourquoi ne pas m’arranger pour rester aussi la nuit de dimanche. Je sais déjà que je ne pourrai pas arriver à temps par le train. Donc j’y ai renoncé depuis longtemps.

Le lendemain j’ai été chercher des croissants (1 pain, 2 croissants , 2 pain au chocolat), et des fleurs, j’ai pris des oeillets rouges . Nous avons été chercher Roxane. Elle n’a pas voulu venir avec nous. Nous sommes partis vers l’Ardèche, pour faire une ballade. Mais il faisait vraiment mauvais et la pluie s’est mise à tomber. Elle avait emmené son appareil photo et nous devions faire des photos. Mais nous n’y sommes pas arrivés. J’ai cherché un endroit pour boire un café. Nous avons acheté des cigarettes ,puis nous avons mangé un couscous. Enfin nous sommes repartis. Quelques kilomètres à peine . J’ai voulu l’entraîner dans la nature pour marcher et faire des photos Mais elle est rentrée dans la voiture. Je n’ai pas insisté pourtant j’avais vraiment envie de faire des photos de ce jour là pour conserver un peu de cette journée qu’elle m’a consacrée.
Nous sommes revenus rechercher Roxane et nous sommes allés voir un autre film Montparnasse Pondichéry d’Yves Robert. C’était vraiment mélodramatique, mais j’ai marché en faisant un transfert, j’ai pleuré, c’était vraiment absurde, mais c’était bon. Je me souviens de la phrase que j’ai le plus aimée: « Je mourrai avec un chagrin d’amour ». Débile ! mais lorsqu’on est dans la situation de l’éprouver on est touché et on trouve cela assez génial. Ca m’a touché au plus profond du coeur. En fait quelques scènes d’amour auraient été plus nécessaires, un bon film érotique, bien pragmatique et cynique ; on est vraiment trop abusé par ce qu’on regarde sur l’écran des salles obscures. Puis nous avons rejoint sa fille toujours chez son amie. Il y avait une autre amie dont je ne me souviens pas le prénom Chantal peut être, c’est celle qui lui avait donné le canapé que j’avais cherché dans le minibus la première fois que j’ai été chez elle. Il y avait son neveu Yoannick chez elle ce week-end. Je l’ai trouvé sympathique.

A Lyon j’ai pensé à elle et je lui ai écrit et téléphoné. Je ne pense pas que j’étais vraiment bien dans le coup. Un peu à côté de mes pompes en fait. Le cours s’est déroulé correctement.
Le premier soir je devais sortir avec une bande de stagiaires mais je suis resté à me morfondre. J’en ai profité pour faire le point et pour lui écrire, je pense d’ailleurs que je lui ai écrit plus de lettres qu’à toutes les femmes que j’ai connues, et même plus qu’à toutes réunies, et c’est sans doute un signe de quelque chose que je devais lui donner en témoignage, ce texte aussi est pour elle en fait pour qu’elle s’en glorifie. Excuse moi d’avoir si mal su t’aimer ! Je me rappelle ces souvenirs comme si ils dataient d’hier, tu es toujours présente dans mon cœur, je n’y peux rien c’est ainsi.
Le second soir idem. Je n’avais vraiment pas le moral pas vraiment envie de continuer les choses les plus évidentes. Mercredi je suis parti à l’aventure dans Lyon, c’était dur, je ne savais pas quoi faire.
Jeudi je suis sorti avec le groupe et ce fut malgré tout assez génial. J’avais faim ! Nous avons été dans un restaurant italien ou on nous servait à volonté du Carpacchio, de fines tranches de viande arrosées de citron. J’ai beaucoup apprécié les conversations, je pensais déjà au plaisir que j’aurais de la revoir vendredi soir. Puis je lui ai téléphoné. D’ailleurs je lui ai téléphoné tous les jours si je me souviens bien. Mais je ne sais pas bien lui téléphoner. Vendredi je l’ai attendue jusqu’à 19h à la gare. Elle est venue avec Roxane. La grande joie que j’ai ressenti est encore dans ma mémoire. Je n’avais qu’un bouquet de mimosa pour elle. Elle était gaie. Nous avons été manger dans un restaurant Flunch à Valence. Nous n’avons pu guère nous parler. Puis nous sommes rentrés chez elle. Nous avons vu sa soeur accompagnée de Nicolas son deuxième fils, le premier étant Yoannick et nous sommes allés voir le film « Tout le monde n’a pas la chance d’avoir des parents communistes » avec Ballasco. Décidément je vais beaucoup au cinéma lorsque je suis chez elle.
Sa soeur nous a invité pour dimanche ; elles semblent très proches l’une de l’autre.
J’ai rencontré le troisième enfant de sa sœur, une charmante blonde très belle. C’est sûrement la fille dont rêve son ami Manu (à voir) a été ma première pensée. Je crois qu’elle s’appelle Géraldine si je me souviens bien en tout cas elle a une personnalité attachante et lui ressemble avec des creux et des vagues, elle est certainement douée elle aussi pour se faire aimer.
. Et nous avons joué au scrabble. C’était bien et bon. Elle a gagné .Elle est très forte finalement pour tout ce qui est expression et communication. Le lendemain nous étions invités. Ce jour là nous n’avons eu aucune tentation, ni elle ,ni moi…J’ai même bien dormi. Et pourtant c’était un vendredi aussi…
Le lendemain visite du marché à quelques pas de sa maison. Le pain et les fleurs pour sa soeur… Une orchidée et du mimosa… Nous avons bu un apéritif très particulier à base de tequila d’une belle couleur verte ou bleue. C’était délicieux pour un homme amoureux un peu romantique qui y voyait sans doute un philtre d’amour. Puis ce fut la salade et des lasagnes relevés de quelques parcelles de truffes de la propriété. La maison est géniale c’est une ancienne grange vraiment bien aménagée. J’ai toujours rêvé de vivre ainsi à la campagne, et elle aussi je pense…
Après cette journée elle m’a raccompagné chez elle et là elle m’a pris à l’écart et m’a serré fortement dans ses bras. En me disant trois choses importantes pour moi. D’abord qu’elle était bien avec moi, très bien même. Ensuite que je ne devais rien regretter. Finalement qu’elle viendrait me voir et que je devais venir la voir aussi dès que possible. Elle ne m’a rien promis sans doute mais c’était bon à prendre peut être plus que lorsqu’elle me laissa être son amant.

Nice ,samedi 6 novembre 1993

Chère Cynthia,

Ce matin ,je me suis assis dans la campagne et j’ai regardé dans le fond de mon coeur.
C’est toi, c’est ton image qui y est. J’ai besoin de toi. Je t’aime au delà et plus que tout.
J’ai décidé de guérir mon âme de cette fièvre.
J’ai donc regardé dans le miroir de la réalité.
Qui suis je?
Rien qu’un homme sans vraie richesse, parvenu à une limite extrême, plein d’une seule certitude, heureux de t’aimer sans limite.
Mais aussi un homme atteint d’une blessure profonde.

Toi ,que peux tu m’apporter ?
Ce miroir m’a dit que c’était toi qui me verserait l’eau pure qui me manque. Tu es le seul remède qui me convienne.
J’ai vu aussi que tu te détournais de moi: je me suis senti nul, désespéré par cette constatation.

Moi que puis-je donc t’apporter. Tout d’abord il faudrait que je me fasse aimer de toi. Ensuite ,que je quitte tout ce qui me sépare encore de toi.

Ensuite ,il serait nécessaire que tu puisses encore m’estimer assez pour bien vouloir de moi, pour accepter de vivre avec moi, alors que nous n’avons rien de commun ,et que tu pourrais te défier de quelqu’un qui a aussi facilement accepté de détruire son foyer ,donc qui le détruirait encore demain à la première occasion.
Tous mes renoncements se retourneraient contre moi.

J’ai donc regardé dans le miroir de la réalité, et une n’y ai pas trouvé la vérité qui est en moi. J’ai aussi compris que ma raison était égarée, que je ne pouvais plus actuellement apporter que des complications aux personnes que j’aime.

J’ai tellement peur de te perdre à jamais que je suis prêt à toutes les folies!
Je ne pense pas que cette lettre ,si je te l’envoie un jour soit celle que tu désires de moi ,si tu désires une lettre de moi.
Hier j’ai bien senti que je t’agaçais au téléphone (non plutôt que j’étais devenu importun) Peut-être t’ai je blessée sans le vouloir !

Qu’attends tu de moi?
Si tu as un peu d’estime et d’amitié pour moi ,dis moi le de grâce, tu dois bien avoir une idée la dessus.
Rien n’est plus insupportable que ton silence. Y a t’il des choses que tu refuses de me dire?
Moi je ne peux plus mentir, et surtout plus mentir à moi même, d’abord en ce qui concerne mes sentiments pour toi, et aussi pour tout le reste, je veux être digne de toi.
J’ai relu tes trois lettres. Elles sont vraiment belles. Ecris moi plus souvent si tu veux bien. Elles sont des messages clairs, les miennes sont tellement confuses, complexes même pour moi.
Je ne choisis pas les mots, c’est sûrement assez imbuvable.
Je te remercie d’une chose merveilleuse qui m’est arrivée par toi, j’ai appris à me rendre plus supportable aux autres, j’aime les autres ,je suis optimiste sur la nature humaine et le destin humain.
De ce bienfait je ne pourrai jamais assez te payer.
En outre j’ai envie de devenir vraiment adulte, et il y a encore bien des points sur lesquels je ne l’étais pas vraiment.
Je me pose aussi la question de savoir pourquoi je fais tout ce que je fais depuis que je te connais.
Je n’ai pas d’objectifs clairs, pas de stratégie, je me sens juste entraîné par mes sentiments, résultat je fais n’importe quoi, je suis heureux des changements qui sont intervenus dans ma vie.

Ma stratégie en amour comme en tout est très mauvaise. J’en fait toujours trop sur le moment et ne garde rien en réserve. Toi tu sembles beaucoup plus réservée ,surtout avec moi ,c’est certainement préférable. J’ai besoin de ton jugement sur mes fautes dans la manière dont je me suis conduit avec toi, si tu es mon amie tu pourras me dire mes erreurs , j’ai besoin de tes conseils, de ton aide pour me perfectionner.

J’aurais besoin aussi de vraiment bien te connaître. Tu as été choqué semble t’il par l’idée que je me faisais de toi. Et je ne sais pas d’ailleurs pourquoi je t’ai déballé tout ce que je pensais réellement de toi.
Aussi je me pose maintenant la question ,faut il que je sache comment elle est réellement. Tu ne veux pas que je te croie autre que tu n’es je te comprends, mais pourquoi as-tu essayé de te dénigrer, je n’arrive pas à répondre à cette question.
J’en ai bien d’autres, si j’ai un objectif c’est que tu sois satisfait de ce que je fais pour toi, j’ai donc besoin de savoir comment tu réagis.

Te rappelles-tu une période où tu t’es sentie aimée, et où tu aimais aussi pleinement.
La personne que tu aimais et qui t’aimait ; que faisait-il qui te touchait.
-te faisait-il des cadeaux.
-te faisait il découvrir des lieux, ou des sites pittoresques.
-t’entraînait-il dans des voyages d’exploration, ou romantiques.
-te regardait-il avec des yeux tendres
-aimait-il te captiver avec le son de sa voix, te fredonnait-il des chansons
-te touchait-il, prenait-il ta main dans la sienne lorsque vous parliez ou vous vous promeniez
-voulais-tu qu’il te parle de choses sérieuses, de philosophie, de sciences techniques
-voulais-tu au contraire qu’il te parle de poésie ,d’art et de choses futiles
-t’écrivait-il
Toi comment t’exprimais-tu avec lui:
-lui faisais-tu des cadeaux
-l’entraînais-tu dans les endroits que tu aimes
-avais-tu besoin de le regarder dans les yeux
-avais-tu besoin d’entendre sa voix
-cherchais-tu son contact, étais-tu bien dans ses bras
-lui écrivais-tu.
Si tu pouvais me répondre à ces questions je saurais bien ce que je dois éviter de faire pour te plaire.
Je te comprendrais mieux .Je ne veux pas te juger, juste mieux me conduire avec toi.
Je n’ai pas de référence en ce qui concerne une relation d’amitié avec une femme, je ne connais d’ailleurs pas de personnes vivant une relation harmonieuse sur lesquelles je puisse prendre exemple.

Mon objectif est que tu ais vraiment l’impression que je t’aime profondément.
Qu’est-ce qui est absolument nécessaire pour que tu te sentes aimée ?
Que ne doit-on jamais faire ?

Tu as pris un grand soin et beaucoup de précautions pour me dire que tu ne m’aimais pas d’<<AMOUR>>, tu y as mis beaucoup de conviction. Ceci me conduit à te demander ce que tu voulais vraiment que je comprenne par là. Comment m’aimes-tu donc!
Quels sentiments veux-tu éprouver pour moi?
Je veux seulement ne plus faire des choses qui te déplaisent, ne pas être maladroit.
Bien sûr je sais déjà que tu apprécie qu’on te dise qu’on t’aime (encore faut-il te le prouver) et que tu recherches les câlins de ta fille.
Ce qui me révulse le coeur c’est que j’ai peur de gaffer , de mal me conduire avec toi. Ai je trahi dans ton esprit le statut d’ami que tu m’avais proposé, quand ? comment?
Je suppose que tu n’aimes pas beaucoup les questions comme celles que je t’ai posées , mais si tu veux bien répondre à celles qui te semblent utiles je t’en serais reconnaissant.
Ecris-moi, j’attends tes lettres.
Ton Ami Jean

Un Texte de LAO -STEU( philosophe chinois)

Ma voie est grande, dit-on partout dans le monde, mais en quelque sorte inutilisable. C’est justement parce qu’elle est grande qu’elle est en quelque sorte inutilisable.
Si elle était utilisable, depuis longtemps elle serait petite.
J’ai 3 trésors que je chéris et conserve.
Le premier c’est l’Amour;
le second la Sobriété;
Le troisième: le refus de me mettre en avant dans le Monde.

Par Amour on peut ,et on doit être courageux.
Econome on peut être généreux.
En refusant de se mettre en avant, on peut prendre la tête des hommes de talent.

Vouloir être courageux sans Amour,
Vouloir être généreux sans être économe,
Vouloir prendre la tête sans rester en arrière
C’est la MORT!

Si pour combattre on a l’Amour, on est vainqueur.
L’a-t-on pour se défendre on est invicible.
CELUI QUE LE CIEL VEUT SAUVER IL LE PROTEGE PAR L’AMOUR!

Un autre texte oriental peut je crois compléter ce texte auquel il n’y a rien à rajouter.

LA QUETE.

Une vieille légende indienne raconte qu’il y eut un temps où tous les hommes étaient comme les Dieux. Mais ils abusèrent de leur divinité. Brahma, le maître des Dieux, décida un jour de leur ôter provisoirement le pouvoir divin et de le cacher en un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

Lorsque les Dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci:
<<Enterrons la divinité de l’homme dans la terre ! >>
Mais Brahma répondit:
<< Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et trouvera ! >>

Alors les Dieux répliquèrent:
<<Dans ce cas ,jetons la divinité dans le plus profond de l’Océan ! >>
Mais Brahma répondit à nouveau:
<< Non, car tôt ou tard , l’homme explorera les profondeurs de tous les Océans, et il est certain qu’un jour il la trouvera et la remontera à la surface ! >>

Les Dieux firent une nouvelle suggestion:
<<Transportons-la sur une autre planète au fin fond de l’univers >>
Mais ,là encore Brahma leur dit:
<<Non ,car un jour l’homme s’élèvera dans les airs et explorera l’espace infini ! >>

Alors les Dieux conclurent :
<< Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ,, dans la mer, ou dans le ciel d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour.>>

Alors Brahma dit:
<< Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même car c’est le seul endroit où il ne songera jamais à chercher >>

Et depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme explore, escalade, plonge et creuse sans cesse, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui, dans son coeur, mais qu’il ne parvient pas à découvrir … ou à accepter…

Comme tu le vois il s’agit encore de l’Amour dans cette fable. Je pense que ces deux textes peuvent t’exprimer ce que je viens de comprendre dans ma vie aussi. Je les ai choisis pour cela ,j’espère qu’ils te plairont, puisqu’ils ont été fait pour toi, c’est ce que je voulais te dire et je n’ai pas trouvé de mots aussi justes et beaux.

Nice le 15/11/93
J’ai beaucoup lu ces derniers temps. Je me passe beaucoup de musique surtout des chansons ,mais aussi des oeuvres classiques la 5e symphonie (& la 9e) de L.W.Beethoven, le lac des cygnes, le casse noisettes de Tchaïchowski, la flûte enchantée de Mozart.
Par contre je ne bouge presque plus je suis comme englué ,la vérité c’est que je n’ai qu’une envie de balade aller à Romans. Et ce n’est pas un fantasme .
Voici donc tout ce que j’ai crayonné en pensant à ce voyage c’est de la littérature, la vérité est que je voudrais bien te parler face à face.
Notes de mes lectures.
La femme qu’on rêve.
Equilibrée par une vie saine et simple, la femme rayonnante a trouvé la voie juste (celle qui est étroite)Elle vit en paix avec sa conscience, elle aime ses amis(es), elle est heureuse de vivre.
Elle est sensuelle parce qu’elle est détachée du plaisir. Elle n’a ni haine ,ni colère en elle. Elle sait s’ouvrir ,se faire chatte, mutine et tendre, se laisser aller à la frontière absolue. Elle sait conduire sa passion et son ivresse sans calcul. Elle est apte à jouir et à faire la jouissance de celui qu’elle aime. Elle aime sans arrière pensée s’adonner à l’amour. Le fera t’ elle avec n’importe qui ; sûrement pas. Elle aime celui dont elle fait un prince. Jamais cet amant ne la quittera ,elle lui est indispensable.
Cette chose là (D.WOLFROM)

DROIT D’AMOUR.
L’amour ne connaît ni règle, ni limite, il tend vers l’infini. Justice ou injustice ne le concernent pas ,ses lois sont immorales, draconiennes..
La première pourrait être: Je te plais, tu me plais, essayons de nous aimer malgré tout ce qui nous sépare.
La seconde :Je te donne mon coeur, tu me donnes ton coeur, essayons de nous comprendre.
La troisième: Je te donne aussi mon corps pour qu’il devienne une partie intégrante du tien.
La quatrième: Prohibition des rapports sexuels et de l’amour avec d’autres partenaires.
Je te dois fidélité dans la mesure où tu m’es fidèle toi aussi. Mais ceci tend vers l’absolu aussi. En pensées ,en paroles, en actes, en apparences et en réalité je te suis fidèle quoi qu’il arrive.
La cinquième: Si nous le pouvons nous devons vivre ensemble. Il le faut. Ceci doit être l’objectif essentiel. Nous formons un couple. Notre maison est un foyer.
La sixième: L’amour doit rayonner autour de la cellule du couple. Des enfants sont bienvenus et nécessaires.
La permanence de l’amour repose aussi sur eux. Pour qu’ils puissent grandir harmonieusement et avoir des points de repères justes il est nécessaire que les deux parents s’aiment longtemps et forment un couple uni.
La septième: Premier devoir d’amour: la chasteté. Le coeur doit être bien ordonné, sans mensonge, sans concupiscence, pas d’appétit non maîtrisé.
La huitième :tous les objectifs du couple intègrent la nécessité de protéger et promouvoir l’union et l’unité de la famille.
AXIOMES DE L’AMOUR
Celui (celle) qui a trahi trahira , n’est plus digne. (c’est une erreur à mon sens)
Le nombre parfait est deux (toi et moi) (en fait c’est un)
Si nous formons un couple, je suis à toi, et toi tu es à moi exclusivement (c’est ce qu’on pense )

Toutes ces règles existent même si elles sont informelles.
Question: Si tu aimes à nouveau après avoir formé ton couple que faut-il faire?
Premièrement: briser les liens du couple: divorcer (donc séparation physique des époux, régler les problèmes annexes: les enfants (c’est ce qu’il y a de plus important),, biens, habitudes..)
Deuxièmement: organiser l’ après.
Troisièmement :reconstruire un foyer.

1/5 Dimanche 5/12/93
J’ai commencé à corriger ce que j’écris. Mais quand la gomme s’use plus vite que le crayon c’est qu’on exagère. Ceci veut dire que je n’ose plus t’envoyer ce que j’écris et pourtant c’est pour toi et en pensant à toi que je trace ces mots. J’attends ta prochaine lettre. Ce qui est insuffisant dans ma prose , en fait c’est tout, tu es ma seule et unique lectrice, je voulais faire quelque chose de bien en t’écrivant. Je pense que j’ai en fait beaucoup de progrès à faire. La dernière lettre que j’ai faite à une femme que j’aimais date de 1967 environ. Depuis je n’ai plus réalisé de texte de ce type.
L’essentiel me semble être de te dire ce que je pense de toi, ce qui se passe par ici. Bien sûr il serait plus intelligent que je te voie bientôt, et te parle vraiment. Que je te téléphone plus souvent, que je ne fasse pas l’enfant.
Je me souviens de mon professeur de philosophie. RONSCHEWSKI C’était en 1966 et 1967, j’étudiais au Lycée Kléber à Strasbourg. J’ai toujours eu des notes particulièrement minables dans cette matière, mais c’était uniquement par fainéantise et parce que je suis incapable d’aligner deux phrases sans faire quelque contre sens dont mon cerveau est plein. Par contre au moment du bac je m’en suis sorti très bien. Ce qui prouve que je sais aussi être conformiste et que quelqu’un peut me pardonner d’être en révolte contre tout, et surtout contre l’ordre établi, le politiquement correct m’a toujours fait gerber ! Tous les jugements me semblent partiaux et faux par nature, même si j’estime beaucoup le jugement de Salomon rapporté dans la bible, et celui d’Alexandre de Macédoine lorsqu’il rompit le nœud gordien. Enfin trêve de finesse intellectuelle, personne n’est capable de m’apprendre à penser parce que je crois plus aux intuitions créatives qu’à la panoplie des idées rassises qui forment la philosophie depuis toujours. Je ne crois en rien très sérieusement, justement il faut apprendre des choses qui sont très relatives, et qui ne fonctionnent que dans un domaine assez étroit, je pense que l’épistémologie n’est pas la science des sciences, apprendre à apprendre n’est qu’une base, il faudrait avoir tout le temps pour se faire une petite idée de la réalité et nous n’avons que quelques moments, le temps nous est compté sur terre. Après tout pourquoi se livrer à des spéculations, passons donc aux choses sérieuses, raisonnables, comme la gestion de notre courte vie. Il faudrait retourner aux vraies valeurs, à une culture paysanne, refuser le progrès technique qui pourrit tout, mais je sais bien que la technologie soit la seule voie humaine fiable, elle impose finalement toujours ses choix. Donc je n’écoutais pas mon cours de philosophie, étant dans mes pensées destructrices de tout ce qui était enseigné. Mais j’avoue avoir été touché par le personnage et même par le discours…Je n’ai rien retenu de profond, parce qu’il disait trop de banalités, utilisant une sorte de langue de bois non objective.
Mais j’ai vraiment été intéressé par son cours, et surtout par les lectures qu’il nous a faites en dehors des cours: notamment fin de partie de Samuel Beckett, ainsi que la lecture de Sartre, de Camus et autres fantaisistes des choses essentielles et existentielles..
Ce prof qui devait avoir 55 ans environ se distinguait de ses collègues par une allure considérée alors comme très négligée. Crâne rasé, costume baba cool, pince à vélo et grand béret basque sur la tête. Il circulait dans la cour du bahut sur un vieux vélo. A sa lèvre se consumait inexorablement la même gitane maïs (celles dont le papier est jaune) Même en cours il ne quittait pas sa clope, il ouvrait toujours une fenêtre il me semble, sans doute pour apaiser sa mauvaise conscience. Il se plaçait de préférence au milieu de la salle assis sur une table et débitait tout son cours sans regarder ses notes, et sans s’assurer que quelqu’un manquait physiquement ou faisait autre chose que d’écouter ses boniments filandreux.
Pour ma part j’avais toujours quelque chose d’autre à faire pendant ses cours, mais pas de travail de quelque matière qui me plaisait, non généralement il s’agissait de pensées que je tournais dans tous les sens qui me rendaient un peu aventurier dans un espace vital vraiment pas folichon, j’aimais aussi me croire à l ‘abri de la philosophie, et surtout garder et développer mes idées, j’en ai toujours eu, que j’ai le plus souvent trouvé par hasard en démontrant quelque chose de faux on trouve toujours une grande vérité par exemple, mais ceci n’est pas transmissible aux autres, il faut l’expérimenter…Donc ce prof m’ennuyait avec son baratin, mais j’ai bien fini par non seulement l’écouter, mais même par essayer de comprendre ce qu’il voulait bien nous enseigner à sa manière ?J’avais alors une vie très bien remplie et partant très fatigante. Entre mes cours je pratiquais le sport: deux soirées jusqu’à 20h j’étais au stade ou à la salle de karaté. Je passais au minimum 2h à la piscine pendant les interclasses. J’ai fait aussi du kayak, du karaté, du rugby. Je suis sortis avec mes amis tout le samedi soir, et tout le dimanche après midi. Lorsque mes parents sont allés s’installer en Lorraine à saint AVOLD j’ai même organisé ces samedis soir de rencontres avec tous les amis et généralement ceci se prolongeait aussi le dimanche après midi chez moi. Nous avions une grande maison au bord de l’Ill. dans le quartier de la Robertsau à Strasbourg C’est pendant cette période que j’ai profondément souffert de mon incapacité à aimer. Mon prof de philo a été le premier être à m’avoir parlé intelligemment de l’amour. Et à la réflexion il me semble qu’il est dommage que ce soit un étranger qui explique ces choses là.
La première fille qui m’a laissé faire l’amour était la petite amie d’un camarade. Mais c’était bien longtemps après que je suis tombé réellement amoureux d’une fille que je voyais presque journellement. A quinze ans j’ai eu un coup de foudre pour elle, un après midi, en un instant j’ai eu comme un éblouissement en la regardant simplement. Et depuis moi vis avec le souvenir de cet événement et son image est dans mon cœur. En fait j’ai traité la passion pour cette fille comme une névrose obsessionnelle. J’ai réellement refusé de la courtiser, en fait j’avais une terreur panique d’avoir à la prendre dans mes bras. Et je pense qu’elle aussi avait d’autres problèmes, car elle n’a jamais fait un seul pas vers moi, lorsqu’elle était prête, peut être surtout parce qu’elle a été jalouse des autres filles que je fréquentais. Et surtout je l’évitais systématiquement, elle a du se sentir rejetée. Je n’ai pas su lui dire simplement : <<Je t’aime! >> Cela me rappelle ta première lettre. La vie a été injuste avec nous.
Nous l’avons cru chacun de notre côté, et nous avons eu chacun une vie morose et absurde, alors que nous aurions pu nous aimer vraiment, comme deux êtres humains en essayant de former un couple. Elle a beaucoup souffert. Je crois qu’on peut aimer toute sa vie parce qu’un jour d’avril vers 13H30 on a vu comme un éclair(ou cru le voir) en regardant la personne destinée par le sort.
Je ne saurai jamais si j’ai pu la conquérir. Je voulais te parler de cette femme que j’ai aimée parce que je comprends combien elle a compté, mais c’est fini tu l’as déjà remplacée dans mon cœur et je l’accepte comme une chose qui n’est pas triste parce que toi j’ai su te dire que je t’aimais dés que je l’ai su et c’est ce qu’il faut faire. Et ça tu le sais et tu le fais toi tu me l’as déjà laissé entendre.

A toi l’unique.

Tu me manques beaucoup. J’ai besoin de toi. Je t’aime. Tout ce qui m’entoure me parle de toi. Lorsque je vois une femme qui te ressemble je deviens amoureux, en fait je brûle d’amour et j’ai besoin de marcher d’aller au hasard le cœur plein de toi. C’est bon , merveilleux. Lorsque tu m ‘ as téléphoné vendredi je n’en suis pas revenu, c’était vraiment merveilleux. Je ne cesse de parler de toi à tout ceux que je connais, tu es presque toujours présente à mes pensées. Mais ceci ne retourne pas vers toi je veux cesser de penser que tes pensées aussi viennent vers moi, même si distinctement j’entends quelquefois dans mon esprit comme des mots qui viennent de toi. Je ne veux pas devenir fou, pas complètement. En fait je t’aime comme un fou, l’expression me va bien…
J’ai décidé de moi même de repousser le jour où je te reverrai car je sens la difficulté de supporter la joie que j’aurai alors. Ma raison me dit que je n’aurais jamais du t’avouer que je t’aimais, que j’aurai mieux fait de ne pas me l’avouer à moi aussi, de fuir devant cet amour…
D’abord l’amour t’a meurtrie profondément et tu en as peut être peur. Ensuite c’est vraiment extraordinaire, presque incroyable qu’on puisse devenir amoureux au point où j’en suis en ne connaissant la personne qu’on aime que pendant quelques heures à peine. Pourquoi pense t’on toujours à ces heures alors que rien d’extraordinaire ne s’est produit ? C’est comme une sorte de maladie. Lorsque j’avais la fièvre et que je délirais un peu la semaine dernière, je rêvais de toi comme il n’est pas permis de penser à une femme sauf si elle est amoureuse de toi et que tu possède son amour. J’ai été déchiré par cette expérience. Le rêve soigne les désirs charnels. Je suis devenu presque chaste dans mes désirs mais mes rêves sont pleins de toi et ce n’est pas aussi facile.
J’ai besoin de me sentir digne d’aimer et d’être aimé.
La vérité est que lorsque je pense à l’amour que j’ai pour toi je deviens vraiment désireux d’être meilleurs pour tout, parce que la relation que j’ai avec toi est réellement merveilleuse et pure, elle me dépasse, il n’y a aucune notion négative qui me vient de toi. Mon seul rêve est de faire un bout de chemin avec toi près de toi, mais aussi d’aller jusqu’au bout de ce qu’un homme peut et doit donner à la femme qu’il aime.

Lorsqu’on est ainsi tellement désireux d’un être et de jouer un rôle, de réussir quelque chose on angoisse profondément.
Je ne veux pas avoir peur de t’approcher même si c’est presque le cas puisque malgré la passion que j’ai pour toi je ne vais pas à Romans dés que j’ai quelques jours de disponibles et que je trouve aussitôt une autre direction pour porter mes pas. C’est une preuve de faiblesse.
Je me dis comme excuse que tu peux me rejeter violemment de telle sorte qu’il n’y aura plus d’issue, mais ce n’est qu’une mauvaise pensée et c’est vraiment infantile. Pourquoi me jetterais-tu si je suis cool et bien élevé comme je le suis le plus souvent ?
J’ai peur d’être maladroit, emprunté.
C’est vrai que ça m’est déjà arrivé, même avec toi, le vide, l’horreur.
Je dois penser que je ne suis pas prêt que je risque de me montrer incompétent, indigne de toi. Je ne me sortirai pas de ce tract en continuant ainsi. Il faudra bien que j’aille vers toi finalement. Car je me le prouve chaque jour je sais bien me défendre avec ceux et celles qui m’aiment. Et toi tu m’aimes bien un peu j’en suis certain.
Si je reste ainsi au bord du chemin qui conduit vers toi je vais passer à côté de l’essentiel. Je veux, je dois me sentir plus compétent dans les activités nécessaires pour que je puisse te tenir dans mes bras.

D’ailleurs je n’ai pas laissé le fil se rompre entre nous et ceci sans y penser juste en suivant les directives de mon cœur. Mais c’est vraiment le minimum. Toute la tendresse, tout l’amour, toute la lumière qui est en moi je les distribue à d’autres que toi qui vis près de moi. Bien sûr ils en sont émus, je vois bien le résultat de l’amour que j’ai en moi. C’est peut être une erreur parce qu’ils peuvent prendre comme argent comptant et pour eux la grande joie que j’ai en moi lorsque tu es au milieu de nous, et ceci me complique la vie. Il y a tant de femmes qui ont besoin d’amour, de tendresse et moi tout mon amour et toute ma tendresse je voudrais te les donner à toi, comme mes caresses et mes attentions. C’est comme si je voulais tester ma capacité de séduire et de caresser et d’être à toi. J’exerce ma sensibilité et ma capacité, peut être parce que je ne me sens pas vraiment assez compétent, mais je ressens tout cela très négativement comme une trahison que je te fais même si tu ne m’aimes pas encore. Je ne sais pas quoi penser, je ferais mieux de faire du sport au lieu de sortir avec d’autres que toi. Ce n’est pas cela qui m’empêchera d’être emprunté et de manquer d’esprit et d’humour lorsque tu seras près de moi. Je ferai mieux de me donner un moral de gagnant, si je fais travailler mon corps, si je vais au soleil au lieu de traîner la nuit je vais être plus beau, et j’aurai plus de chance de faire bonne impression.
Il faut aussi que je me donne le droit à l’erreur, que je sois plus souple avec moi-même, que j’ai un moral de gagnant.
Ensuite il faut que je pense à toi telle que tu es. Je t’ai tellement idéalisée que je peux refuser une partie de ton identité profonde à laquelle tu tiens. Je ne sais presque rien de toi, sauf l’essentiel: que je t’aime telle que tu es ?
Je ne veux pas te parler de magie mais tu dois savoir qu’il y a aussi en moi des choses de ce type. Merci de m’avoir donné un peu de toi en me disant : <<Que la force soit avec toi>>, j’ai reçu ce message au travers de mon brouillard, c’est ton âme qui parlait à la mienne. Lorsque tu me parles au téléphone je peux t’assurer que mon cœur bat fort et vite et que ma vue se brouille j’ai presque envie de pleurer. Que la force soit aussi avec toi mon amour, ma chérie! Que la vie soit douce avec toi ,que ton corps et ton âme aspirent au repos et atteignent la joie. Réussis dans tes entreprises. Soit heureuse , trouve , ou retrouve le grand amour . Goûte à la source du vrai plaisir.
Tu as été tellement parfaite avec moi depuis que je te connais que c’est réellement magique.
C’est ce que nous avons en commun. Toi de ressentir fortement les choses, le goût de la magie et des sciences occultes, comment je le sais sans que tu ne m’en parle jamais , je m’en doutais depuis que j’ai été totalement captivé, emprisonné par l’ énergie qui est en toi, par la magie qui vient de toi. De l’origine de cette force et de cette magie je n’ai aucune idée, je sais seulement que cette force existe en toi et que c’est pour cette raison que je t’ai donné mon coeur et que ceci me semble tellement définitif que rien ne compte plus autant à présent que d’être prés de toi. Je t’aime en fait plus que ma vie; je ne sais pas si ces mots expriment correctement ce que je ressens, je ne sais pas pourquoi je te les écris, c’est mon besoin de toi qui me pousse à toutes ces choses. Tu es responsable de moi maintenant puisque tout ce que tu feras et diras aura une importance démesurée pour moi.

Je ne veux pas que tu sois toute seule dans ton coeur, même si je n’y ai pas la place que j’aimerai y avoir. Ne pleure plus, n’ai plus peur de la solitude et d’être seule au monde ,je suis là et serais là tant que je vivrais, et même après la mort si tu le veux bien je saurais bien te protéger avec tout mon amour.
Toutes les chansons d’amour me parlent de toi. Tous les poèmes, les idées d’amour me permettent d’apprécier combien je tiens à toi, ma douce amie. Que la force de cet amour soit avec toi comme un miroir mon âme te renvoie cette force.
Je ne sais pas si tu as lu le roman de Colette L’entrave. Je l’ai relu récemment, elle y écrit notamment que la cause de la désunion de Jean et de Renée: la narratrice vient de ce que Colette s’est vantée de l’entendre penser de trop bien le comprendre. Or dit Jean <<M’écouter penser est une offense perpétuelle à mon repos , à ma sécurité d’être intelligent , à l’imperméabilité sacrée à laquelle j’ai droit, et que tu ne dois pas violer!>>
Il est important de ne pas être trop habile aussi lorsqu’on aime. Je joins ce livre à cette lettre ,je ne sais pas si il te plaira. Je l’avais dans un coin depuis plus de 20 ans. J’en avais gardé la notion que la vie de couple est très difficile, que la vérité consistait à s’attendre chacun de son côté , que toute femme qu’on pourra aimer devra en remplacer une autre, que tout ceci est incertain. Je l’ai relu avec plaisir et j’ai mieux compris l’amour, c’est vraiment bien écrit, j’aimerai avoir un peu de talent pour exprimer des choses aussi belles.
Tu n’as certainement pas le temps de lire actuellement. Je pense que tu es très occupée. J’ai fait aussi l’expérience des choses qu’il faut faire lorsqu’on est seul à faire le ménage et à maintenir les choses, juste l’entretien, la logistique. Il ne reste pas beaucoup de temps pour penser et rêver.
Le travail protège de bien des choses et surtout de la désespérance. Je ne sais pas bien ce que j’ai le droit de faire de toi, pour toi.
Je voudrais faire de toi ma femme. Tu es l’élue
Je suis très fier de toi, mon coeur a fait le bon choix.
Je pense à toi sans cesse et je sais bien que je vais te revoir, j’en ai le désir, ma vie n’a de sens que pour ça.
Je t’embrasse tendrement.

Merci de tes belles lettres.
J’ai vraiment besoin de ton expérience. Nous pourrons en parler de manière approfondie.
Je suis bien calé dans mon siège. Et je trie les dernières nouvelles qui me concernent.
Le jugement de séparation de corps en premier lieu.
Les exigences de ma femme pour cette séparation.
Le fait que nous allons vendre tout ce que nous avons en commun.
Les problèmes financiers de mes enfants majeurs.
Les démarches que j’ai faites pour quitter Nice rapidement et me rapprocher de toi.
Etre libre ,le prix à payer, ce que je veux récupérer.
Actuellement je n’arrive pas à faire le tri . Je veux tout jeter.
Je me donne toutefois comme objectif de ne rien décider avant de t’avoir revue.
Eric est un ami de longue date qui connaît bien ma femme.
Elle s’est confiée à lui depuis. Je pense qu’il savait quelque chose avant moi.
Ma fille aussi sans doute. Mais je sais qu’elle ne dira rien.
J’ai appris beaucoup de choses sur Viviane par lui hier.
Mais il n’a pas voulu tout dire ce qu’il savait.
Il pense qu’elle est avant tout une mère et que ce qu’elle m’a dit est en partie faux.
Il faut que je dîne avec lui pour en savoir plus.
C’est vrai que j’ai pensé qu’il y avait quelque chose entre eux ,mais je ne voulais pas voir ce genre de chose.
Tout ceci est très négatif et je pense que je ne t’en dirais rien avant le 11.

Ecrit le 6 novembre 1995
Cynthia,
J’ai écrit à ta fille pour son anniversaire, elle a 12 ans, j’aurais aimé lui faire un cadeau. C’est vrai que je me suis pris d’affection pour elle, et que j’ai besoin d’avoir des sentiments pour les autres. Je pensais à elle et j’étais heureux de l’avoir connue et d’avoir pu lui parler et partager des choses avec elle. Elle m’a beaucoup apporté
Mais c’est un secret entre nous, l’essentiel tient dans cette idée, c’est une personne vraie, authentique, elle a des choses à dire et à partager et elle se donne le mal de les transmettre à ceux qui l’approchent.
Toi que deviens-tu?
Je te souhaite tout le bonheur du monde, montre toi à la hauteur de cette quête du graal qui est en toi. Le livre de Colette m’est retombé entre les mains et je l’ai relu. Colette était Verseau comme toi et ça explique bien des choses dans le fil qui a relié cette lecture et les choses que j’ai senti en toi.
J’ai cette intuition des choses qui sont en devenir ou qui sont profondes dans les êtres que je rencontre. Je devine les gens et si je me fie à ces images qui se présentent à mon esprit. Je cherche aussi à savoir si les personnes que je vois trichent mais pour ça je suis moins compétent. Lorsque j’écoute leurs mots je m’y perds, je prends trop souvent les mots pour argent comptant, alors qu’il ne faut vraiment y voir que des indications de la pensées des gens, les mots dépassent trop souvent nos pensées.
C’est dommage j’ai été vraiment méchant lorsque je t’ai fait la scéne que tu ne méritais pas en fait. En fait ce n’est pas une découverte pour moi, au fond de moi je suis ainsi. Attila, tu te souviens peut-être de la formule partout où il passe l’herbe ne repousse plus.
Ca ne changera rien au fait que je n’ai pas su, pas voulu, pas cru possible d’être ton ami aprés un simple accroc à un simple serment, et le sentiment que je devais me séparer de toi définitivement ce qui est un sacrilège contre ce qu’il y a de plus sacré dans la vie.
Je n’avais pas le droit de te faire de la peine surtout pas ce jour là. Je pense que c’était lâche de ma part, je n’ai pas eu le courage d’accepter la vérité une fois de plus. Et toi tu as été délicate en me ménageant chaque fois que tu le pouvais et tu as fait un effort impressionnant pour m’ouvrir les yeux et me sortir de mes fantasmes.
J’ai bien compris que tu était fidèle à toi-même au fond et que je ne devais pas t’en vouloir pour ça. Je me brouille toujours avec les gens que j’aime parce que je suis excessif.
Et en fait c’est pas du tout important tout ça. Tu peux fumer autant que tu veux devant moi et devant les autres ça ne m’empèchera pas de t’aimer toujours. Tu peux ne pas tenir ce que tu promets ça ne m’autorise pas à te retirer mon amitié, même si tu n’as pas la forme de courage qui m’impressionne chez une femme, je sais bien au fond de moi que tu es courageuse aussi, pour aider les autres et leur rendre service et c’est plus noble.
Je paie cette chose qui est en moi, cette dureté que j’ai dans l’âme.
Tu es le contraire de moi et je sais bien que tu n’as pas beaucoup d’estime pour moi, que tu ne pouvais pas m’aimer vraiment, parce que je suis lâche avec l’existence moi aussi, et que je n’ai pas la tête de l’emploi. J’aurai au moins essayé de tenir cet écheveau ,de donner une chance à l’amour de faire notre bonheur et de le dénouer, jusqu’au moment où agacé je l’ai dénoué brutalement. Tu as été digne à ton habitude, franchement j’aurais préféré que tu sois en colère et que tu éclates, que tu me mettes à ma place. Tu es bien trop gentille pour ça, ou bien tu avais vraiment envie que je fasse cette bétise absurde et humiliante.
C’est vrai que j’ai été tenaillé par la jalousie pendant une année au moins et que je ne me sens pas digne de toi en fait.
Je crois toujours que le plus important dans une relation entre deux êtres c’est la fidélité et la confiance qui doivent être absolus et partagées. Nous n’avons pas su, toi comme moi construire cette fidélité.
Elle n’est pas en nous et c’est pour cette raison que nous serons toujours malheureux.
Je m’étais promis de ne jamais te faire de peine, c’est raté.

Pour toi et ta vie future que disent les signes qui sont comme tu le sais menteurs eux aussi.
Tu devrais trouver un homme désireux de t’aimer et de vivre avec toi pendant longtemps.
Tu portes la vie en toi. Tu n’atteindras pas ton objectif d’être libérée de tes entraves. Tu élèveras bien ta fille et elle t’en sera reconnaissante vraiment intimement.
Ne te jettes pas par la fenêtre même si tu en as envie un jour ça ne règlera pas ton problème. Le philosophe que j’aimais bien Deleuse, s’est suicidé ainsi, ça me semble vraiment un manque de philosophie qui devrait être l’école du courage. Faire face à la mort c’est pas très difficile, c’est faire face à la vie qui est l’essence du combat.
Je te dois toute la force qui est en moi, je te donne toute la force qui est en moi. Essaie de bien vivre, de mieux vivre de t’améliorer c’est toujours possible jusqu’à la fin.
Ton Ami malgré tout…
Jean

1997 octobre je pense, lettre non datée, envoyée, sans réponse comme les autres./

Les jours s’égrènent impitoyablement effaçant aussi les choses qui me faisaient plaisir et un cycle annuel vient encore de se terminer pour moi sans que je puisse faire le point vraiment.
Tout d’abord, j’aimerai être vraiment à l’écoute des autres, mais c’est vraiment difficile pour moi surtout sans ton aide, mais c’est vrai que j’ai peu de chance de te faire croire que j’ai besoin des autres, alors que tu me connais bien .
Je n’ai plus d’ami, en ai-je eu un jour. Je vois Eric que j’aime bien pourtant, presque tous les jours parce qu’il travaille avec moi et nous sommes à des années lumières l’un de l’autre aujourd’hui sans que j’ai changé fondamentalement et Eric est toujours égal à lui même c’est plutôt ma faculté d’accepter les autres comme ils sont qui est en baisse.
Je t’admire vraiment après une vie comme tu l’as vécue, dure… d’avoir autant de compassion pour les autres alors que tu as sans doute eu une éducation comparable à la mienne, même si toi tu t’en es mieux sorti finalement. Je sais c’est une chose dont nous n’avons pas parlé au fond, mais je le sens bien. Toi tu as Chantal, Véro qui sont vraiment tes références, tu as ta sœur Jo et tous tes amis..
Je garde un bon souvenir de tes amies et de tes amis, c’est ce qui m’a manqué depuis des décennies : connaître et vivre avec quelqu’un qui a des amis qui rayonne l’amitié et ça je le reconnais te rendait très désirable. Mais c’est au dessus des forces de la plus part des gens.
Je garde toujours l’espoir d’avoir des nouvelles de toi.
Je suis retourné à Florence, j’ai tout retrouvé. Le Dôme , le campanile de marbre de Giotto, un hôtel et une chambre inoubliable. Puis les bords de l’Arno. J’ai eu une sciatique et ça m’a fait rire ,j’étais vraiment incapable de bouger et j’ai eu droit à des piqûres avant de pouvoir me lever difficilement pour visiter les Musées et j’ai été me faire manipuler par un ostéopathe. La Toscane m’attire vraiment beaucoup. Les gens , les paysages, la beauté des monuments, l’harmonie de la vie ,c’est vraiment un endroit béni des Dieux, je l’aime presque autant que la Grèce ou j’espère toujours retourner et surtout trouver un pied à terre dans l’Attique ou sur une île, car je ne resterai sûrement pas à Nice à la retraite.
J’ai toujours un point d’ancrage dans le village où je suis né ,mais je sais bien que c’est déjà perdu au fond de moi.
Je me suis acheté une voiture neuve alors que j’ai bien calculé que je ferai mieux de louer quand j’en ai besoin, mais c’est une nouvelle preuve que je suis contradictoire et que je ne fais pas les choses logiques.
Je l’ai achetée à crédit ce qui est nouveau pour moi.
C’est une grande ,alors que je suis pratiquement toujours seul. J’espère faire de grands voyages en Europe et surtout en Russie, mais pas dans les jours qui viennent pourtant. Il me faudra beaucoup d’argent et comme je dépense bien plus que je gagne ce n’est pas facile.
J’ai bien essayé de jouer , mais les machines à sous me sont contraires. Si je gagne un jour j’espère que ce sera gros et que je serai assez fort pour arrêter de jouer définitivement. L’argent et l’amour sont semblables finalement, il ne faut pas vivre à crédit, ni dépenser sans compter, ni mettre en jeu l’essentiel et compter sur la chance.
Si j’avais économisé tout ce que j’ai joué depuis deux ans j’aurai pu acheter un appartement et m’offrir les plus beaux voyages.
Mon fils William a été une semaine en vacances dans les Caraïbes ,sa cousine Delphine a passé 2 mois en Californie. Ma copine Liliane part au mois d’octobre à Java, Sumatra, Bornéo, aux Célèbes…toute l’Indonésie.
Je l’aurai bien accompagnée mais c’est vraiment trop cher pour moi. Elle ira seule, une fois de plus, je suis très content car elle sait bien raconter et ça vaut le meilleur des voyage. Bien sûr je n’aurai pas les odeurs, ni les sons, ni les couleurs et la lumière du paysage. Les tropiques qui m’attirent tellement et que pourtant je n’ai jamais visités.
Et puis moins je la vois et plus je l’apprécie ce qui est paradoxal, c’est le dessert dont il ne faut pas abuser.
A part cela je fréquente surtout des pouffiasses , ou plutôt des femmes très superficielles qui recherchent des sensations et pas du tout d’humanité. A la réflexion il vaudrait mieux me limiter là aussi (à une seule personne). Ca me coûte aussi beaucoup de mon temps et de l’argent. Mais c’est tellement facile, il y a vraiment des filons énormes à Nice et dans le département.
Je rencontre beaucoup de femmes divorcées et je pourrais refaire ma vie si j’étais divorcé moi aussi. Je ne le suis toujours pas aujourd’hui, juste séparé !
Mais je préfère de beaucoup ma situation actuelle, sauf si quelqu’un désirait avoir un enfant avec moi, je ne me marierai pas une deuxième fois. Ce n’est qu’une formalité administrative mais elle compte. D’abord je ne serai plus jamais capable d’être attaché servilement à personne, mais j’ai besoin d’une compagne, pour l’amour et pour l’échange des idées, et pour l’amour qui vient du cœur…Je suis aussi incapable actuellement d’accepter que ma compagne ait des droits sur mon emploi du temps et m’impose un style de vie. La liberté…
Et j’ai des choses importantes à faire et ce serait un fardeau insupportable.
Je ne suis pas heureux, on a toujours ce qu’on mérite en fait.
Si on pouvait refaire les choses une fois l’expérience acquise, mais c’est un leurre ; l’expérience n’est qu’une lanterne sourde qui n’éclaire que le passé…Umberto Ecco est mon auteur de prédilection actuellement, mais même la littérature me semble du temps perdu. Je pourrais avoir beaucoup de temps libre actuellement et je n’ai pas une minute à moi.
Je ne dors généralement que 4 h par nuit, mais j’ai aussi des siestes fréquentes, grappillant 1 h par ci par là, de temps en temps, au cinéma, devant la télé, sur la plage…je dors…
En fait je souffre d’insomnie surtout quand je suis en vacances, je ne tiens pas en place, ne fais rien de continu et de sérieux. De mon point de vue le problème principal est la solitude, qui m’apporte beaucoup, mais qui détruit beaucoup de choses.
Je voudrais bien te parler de vive voix ou même face à face, ça réglerait d’ailleurs bien des problèmes en suspens depuis une éternité. Aussi te téléphoner, la dernière fois que je l’ai fait, l’année dernière je rentrais de Pologne…J’ai le téléphone à l’Abadie, mais il sert surtout à Frédérick mon fils qui est en 2e année de médecine qui y habite le plus souvent. Et d’ailleurs sans lui je ne l’aurais jamais fait remettre.
J’ai toujours envie de te revoir et même essentiellement plus que cela, mais là ça coince …on se calme.
Et je retourne à mes Pénates et à mes « Pétasses » sans rien faire de ces choses essentielles qui rendent la vie acceptable, comme de jouir de ton sourire et du son de ta voix qui me manquent terriblement…enfin .
Si nous étions amis à nouveau, si nous l’avons jamais été, tu me dirais assez de choses pour que mon esprit arrête de battre la campagne en vain et que je recadre tout cela en bref…
J’aimerai compter un peu sur toi et pouvoir t’appeler à l’aide, HELP, au secours…etc…
Ca va vraiment mal , souvent les vendredi soir, j’éprouve un grand manque en moi, un vertige, comme dans un mauvais rêve lorsqu’on tournoie dans le vide…interminablement.
Donne moi de tes nouvelles, si tu ne fais pas je penserai que tu es heureuse, ce qui n’est pas une mince affaire parce que tu es du type écorchée vive et que la moindre flèche t’atteint au cœur…Puis encore que tu cultives ton ressentiment contre moi , non que je ne le mérite point , mais tu pourrais faire jouer la prescription parce que ton silence est cruel et inhumain.
Si tu me pardonnes enfin je te promets d’être un ami fidèle et sincère.
Si tu penses que ça en vaut la peine fais moi juste un signe de temps en temps , comme l’étoile du matin se montre à l’araignée dans sa toile, araignée qui est aveugle comme chacun sait d’ailleurs. Et lorsque j’écris cette chose je sais déjà que mes yeux sont très fragiles que je souffrirai de mes yeux…Oui j’ai beaucoup de choses à écluser, à intégrer dans ce qui est ma conscience. Et certaines pièces de ce puzzle sont assez douloureuses.
Le Karma , les conséquences de nos actes ébranlent même la voûte du ciel, et sont incalculables. Le boudhisme enseigne aussi que l’homme qui n’a pas connu la souffrance n’est pas vraiment adulte et achevé.
Mais la souffrance déchire les tripes , comme la peur, et pour les mêmes raisons, le rend incapable de vivre dans la sérénité. Tout cela est illusoire, illusion (maya).
Aurai je un jour le courage de prier , et de me contraindre à m’exercer à contrôler mon corps et mon esprit pour n’être plus prisonnier et pouvoir terminer mes lettres sans t’écrire : je t’aime…
Chapitre 5
Tes lettres….
SES LETTRES
Voici quelqu’unes de ses lettres. Y a t’il quelque chose de plus à écrire, je les ai trouvées belles que me reste t il à faire avant la fin.
LETTRES RECUES

Lettre postée le 21.02.94 à ROMANS-SUR-ISERE
adressée à Jean L’Abadie

17/2
Jeudi soir.
Je ne sais si je vais réussir à écrire qq chose de cohérent ce soir
Je deviens (redeviens) parano.
Je ne me sens pas en sécurité.
Je ne vais pas remettre ce problème sur le tapis.
Mais je vis mal.
Ce copain, avec qui j’ai mangé à midi. Je ne sais pas ce que je voulais.
Mais je ne voulais pas qu’il m’embrasse sur la bouche. Je lui ai dit « copains ».
Je ne suis pas sûre qu’il ait compris. Mais je suis sûre par contre que ça ne lui prend pas la tête. Un célibataire endurçi qui n’en est pas à une histoire prés. J’aurais préféré qu’il n’y ait pas de malentendu. C’est pourquoi je lui ai demandé son n° de tél. Encore une erreur. Je ne vais pas l’appeler. Je n’ai pas envie de me lancer dans des explications que je ne m’explique pas à moi-même.
(un coup de fil…) je disais « enfin un coup de fil pour me sortir de ma parano »-perdu-
C’était Alphonse qui voulait Joanick.
Toute cette histoire me fait vraiment chier! J’ai pas pu me sentir d’aller au Taïchi. Et encore une!
Il faut que je te dise: C’est une fin comme une autre. Je ne pouvais pas l’héberger éternellement dans ces conditions. A un moment ou à un autre, ça m’aurait pesé, trop de soucis…
Bref- Il retourne chez sa mère-
Mais ça ne durera pas très longtemps, avec Riquet ça ne collera pas-
Bon je te reparle de ça, mais que veux-tu si je ne peux pas te parler de mes soucis, alors?…
Je crois que le week-end va être éprouvant. J’aimerais parfois avoir une paire d’épaules larges pour me reposer dessus.
Pauvre femme faible!
Je n’aime pas cette faiblesse, elle fait partie de moi. Et on en profite en général. Merde!
Je redeviens compliquée, un tantinet déséquilibrée. Je me sentais pas de voir ces gens, au Taïchi, bien dans leur peau et rigolards.
Je suis anormalement énervée en ce moment. J’essaie de lire. J’ai du mal à me concentrer.
Au boulot c’est pareil je me sens irritable. Pas de recul. Susceptible, etc…
Joël m’a dit « tu veux qd-même pas comme à l’école que je te dise « il est beau, il est bien ton tableau… »
Je me suis sentie gamine. Flûte!
Je crois qu’il me prend comme une envie de déménager.
Tu sais que j’ai énormément déménagé? (Dans ma tête aussi !)
Beaucoup beaucoup de fois.
J’espère que je pourrai un jour me sentir à nouveau bien dans cette maison.
Nice est trop loin. Je serai bien partie ce week-end-
Ca n’est pas raisonnable-
Pour la semaine prochaine, je ne vois pas d’inconvénient à descendre mais je ne sais qd ni si Christian viendra chercher Roxane.
De plus, j’appréhende un peu d’aller chez toi, dans la maison de ta femme (un divorce à l’amiable…)-
Allez j’ai la tête pourrie!
Faut que j’arrête ici.
Cette lettre va te faire flipper. Ou t’ouvrir les yeux sur moi, sur ma condition…
J’aurais aimé pouvoir t’appeler ce soir. J’aurais voulu parler à qq’un- Pas n’importe qui-
Salut Biz
Cynthia

20/02
Dimanche soir.
Un coup de fil. Bref.
Je suis toute con, aprés. C’est trop court et les idées me viennent quand j’ai raccroché.
Non de toute façon je n’avais rien de bien intéressant à te raconter.
Ca va mieux. L’orage est passé. Je sens une accalmie.
Que penses-tu de ces photos?
J’étais trop speed au téléphone.
Excuse-moi. J’espérais que tu appelles, vois-tu.
J’ai un peu bricolé dans ma maison. Comme je suis pas trés douée ça me prend beaucoup de temps pour installer 2 barres de rideaux.
Mais ma chambre fait plus « habillée ». En plus j’ai changé la disposition (la semaine dernière après ton départ, je t’ai dit?) Depuis j’ai mal au dos.
C’est comme ça, comme l’envie de déménager qd je me sens mal chez moi, il faut que j’apporte des transformations…ou que je foute le camp.
Je me sens désorientée. Probablement pour ça que j’avais envie de voir personne ce week-end. Besoin de me retrouver, de retourner dans mes baskets…
Mes parents sont rentrés de leur voyage à Hyères.
Nice(Carnaval)…enchantés. Les mimosas, les citrons… ça me faisait sourire.
Manu m’a téléphoné vendredi soir. On a discuté longtemps. Ca m’a fait du bien. C’est vraiment un ami. Il est très gentil- (pas pour tout le monde)-
Voilà. Je crois que j’ai hâte d’être en vacances. Va savoir pourquoi! Non allez. Je serai heureuse de te revoir, heureuse s’être en congés et d’en profiter pour Partir…J’aime PARTIR.
Je préférerais que Roxane puissse aller avec son père, mais tjs pas de nouvelles. Ul va encore falloir qu’on appelle partout pour le trouver et lui demander ce qu’il compte faire.
(elle lui a écrit une 2e lettre; il n’a pas répondu à la première. Ah ces mecs qui assurent pas!)
Je te laisse ça m’évitera de dénigrer encore…Je t’embrasse.
Cynthia
(je suppose que tu as beaucoup à dire sur mon écriture- et t’as vu la différence d’une lettre à l’autre?)

Samedi 5 février
Ce matin reçu une lettre (postée hier 17H30 à Nice)
Je crois bien que j’aurais aimé que tu viennes .Je me sens léthargique. Impossible de me mettre au boulot (ménage, rangement, etc…)
Je pense à toi. J’écoute de la musique. J’aime ta lettre, qui me parle de ta vie de tous les jours, de ton ami Eric.
Que je ne tiens pas à connaître non plus, s’il a une idée négative de ma personne…Je n’aime pas être jugée, être testée, jaugée, cataloguée d’avance.
Mais je comprends très bien ce qu’il peut penser de moi. S’il te voit triste, s’il te trouve changé depuis que tu me connais, je suis pour lui celle qui a « foutu ta vie en l’air ».
Je n’arrive rien à faire ce matin parce que je pense trop
Je pense à tout ce que je voudrais te dire… et quand je suis sur le papier je ne sais plus.
(je reprends ta lettre)
Que tu te connaisses mal ne me surprend pas. Tu as besoin de réapprendre à te connaître, et à t’aimer.
Tu aimes te voir dans les yeux de ce qui t’aiment pour cette raison: tu ne t’aime pas suffisamment parce que tu n’arrives pas à comprendre tous tes actes, parce que tu (te connais mal(barré)) ne sais pas toujours ce que tu ressens au fond de toi, ne comprends pas, ne reçois pas les messages de ton inconscient, etc… et c’est un cercle vicieux.
Roxane sort du bain, et m’autorise à lire la lettre que tu lui as écrite. (…) (sa photo digitalisée est magnifique)
Je cherche des idées pour le repas de ma fête.
Joanick m’a dit qu’il m’aiderait. Je ne sais pas si je peux compter sur lui.
(autant il oubliera et disparaîtra)
On a cherché des idées ensemble hier soir.
Je chanterai peut-être avec Christophe et Sylviane, avec Jean Duchon s’il vient (il ne supporte pas la fumée, ni trop de monde…) mais il fera un effort, je sens.
Y ‘aura Manu, Véro, Chantal, JO et ERIC, Gégé, Nicolas peut-être Joanick Rachida Alphonse, Binou; Francette, Tophe et Sylviane, enfin on sera une vingtaine avec les mômes.
Alain est un bout-en-train.
Il a toujours des histoires à raconter, j’aime sa façon de parler. C’est un révolté (il s’occupe de l’Association qui accueille des jeunes de la DDASS ou confiés par la Justice- c’est lui qui a créé cette Assoce, qui se débat chaque jour… Il a un discours corrosif parfois, enfin il dérange souvent les gens qui possèdent « le pouvoir »…).
Je l’adore. Je l’admire. J’espère que vous vous plairez. Je ne m’inquiète pas pour ça.
J’ai dit à JO que j’allais partir huit jours en vacances.
Elle a dit « Avec Jean, »
Elle est surprise, je crois.
Elle t’a senti très destructuré la dernière fois. Elle a peur que tu ne saches pas très bien ce que tu fais.
J’aimerais encore parler avec toi. Sur le papier c’est à sens unique. Quand je reçois la réponse, je ne me souviens parfois plus de ma question…
Ta femme. Tu m’as dit tellement de fois qu’elle était parfaite…
Si tu la trouvais parfaite par rapport à toi, qu’elle te comble réellement, tu ne m’aurais même pas remarquée. Ne crois-tu pas?
Alors elle est certainement parfaite par rapport à certains critères…mais nul n’est parfait.
Tout ça ne veut pas dire grand chose.
J’aimerais que tu parles de façon moins générale.
Pour parler de moi, comme tu le sais je suis loin d’être « parfaite » ménagère, « parfaite » mère de famille, « parfaite » compagne, « parfaite » amante (non ça tu le sais pas…).
Là j’ai rajouté ces mots.
« Je sais ce que tu voulais dire, je n’ai pas vraiment compris tes mots alors. Mais c’est vrai que tu es exceptionnelle, pas parfaite ca non c’est pas toi, toi tu es vraiment hors norme et posant problème ; tu es une amante merveilleuse : c’est vraiment le mot juste, la meilleure que je connaisse et qui puisse exister…mais je ne suis pas vraiment impartial lorsque je dis cela. Je me souviens toujours de tes performance inoubliables, tout ce que j’ai connu est pale en comparaison, tu mérites l’oscar, la médaille d’or du sexe et du désir…et pour le reste tu es comme je le désire la femme qui me convient et me plait infiniment. Je t’aime à jamais, mais c’est aussi pour autre chose que faire l’amour avec toi, c’est pour ton charme et la vérité qui est en toi. Jean janv.-99 »

Genre de réflexion complètement crétine, qui me dépasse totalement, sortie de la bouche ou de la plume de mon dernier Amour (Suca Lafond, « François le Belge »)= il m’a dit que je faisais l’amour « merveilleusement ».
c’est parfaitement idiot. J’étais moi même passionnée, j’avais jamais autant aimé faire l’amour auparavant…
Tout est donc relatif.(souligné 2 fois)
Mais ça il ne l’a pas compris. Je n’ai jamais su dire je t’aime. Je ne sais pas si j’ai su aimer.
Il faut bien que je te raconte tout cela, ça me paraît indispensable.
J’espère que ça ne te rend pas triste. Je pense avoir compris ceci:
J’ai toujours été attiré par des gens (soit:barré) complètement contraires à moi: très extravertis, mais chez qui je ressentais une faiblesse, un manque, un besoin, que j’avais la prétention de combler…
Toujours ce côté salvateur.
Besoin de justifier mon existence.
Servir à quelque chose ou à quelqu’un qui, je pensais à chaque fois, le méritait (enfin méritait que j’en fasse ma cause) (ma cause souligné 2 fois)
Et j’en profitais pour me cacher derrière leur (forte) personnalité.
J’ai toujours été déçue parce que je me trompais, je fonçais tête baissée…
et aussi parce que je m’oubliais trop. Je ne prétends pas être irresponsable de toutes mes « mésaventures ». Mais je pense avoir réellement fait prendre un tournant à ma vie;
Une femme devient intelligente à trente – trente cinq ans.
Un peu simpliste comme raisonnement, mais c’est un peu ça.
Les femmes font passer d’abord (généralement) leur couple, leurs enfants, avant tout.
Et quand ils sont grands, qu’ils commencent à quitter la maison, elles commencent à se poser des questions sur leur vie.
Roxane n’est pas près de quitter la maison, mais disons que j’ai été amenée à me poser des questions un peu plus tôt que la moyenne…
Donc si je ne suis pas une bonne ménagère, je peux apprendre à te connaître et je suis sûre que tu peux me surprendre (Je crois que je te connais pas mal. Sinon je ne me sentirais pas de partir avec toi huit jours… destination inconnue en plus (pour le moment))
et surtout je n’essaierai pas de te changer- ça tu le sais.
Je dis ça par rapport à ta femme. Peut-être comprendra-t-elle un jour qu’elle n’aurait pas dû attendre de toi, exiger plutôt, un comportement différent, « en Société »-

FIN de ce petit livre romantique :

Voilà on est arrivé au bout. Il manque sans doute quelques centaines de lettres que je t’écrivis. Quelques unes de tes lettres. De tout ce texte ce sont tes lettres qui sont la partie la plus intéressante. Tu es vraiment douée pour ça aussi. Tu écris de manière si profonde et pleine de charme.
Je vais te faire parvenir ce texte. J’ai mis beaucoup de temps à en assembler des morceaux disparates. Tu peux en faire ce que tu voudras. J’ai brûlé tes lettres et tout ce que j’avais de toi à part une photo que je te joins. Si j’avais toujours tes lettres je te les aurais rendues.
Je termine ce long texte qui contient tout de travers des choses qui te sont destinées et d’autres qui devront rester éternellement parce que l’amour est une chose inoubliable et tellement indispensable. Je te pense heureuse. Bien sur il y a en chacun de nous un grand manque que rien ne peut combler et que la vieillesse et la mort font ressembler à un gouffre béant. T’aimer n’a jamais été une tragédie pour moi. Je t’aimerai toute ma vie et même au delà si c’est possible. Je n’ai rien fait de bien depuis que je t’ai perdue. Je suis comme sur une voie de garage, comme ces paquebots qui rouillent dans les cimetières marins attendant qu’on les jette contre la côte pour les dépecer. J’ai eu d’autres amies habitant la Drôme, Cynthia S.qui habite à Beaufort Gervanne ,Nicole R. à Montélimar, Annie S. qui habite Chabeuil parce que je voulais me rapprocher de toi et te revoir et que chaque fois je n’ai pas su ou pu te rencontrer vraiment ce qui est quand même un comble… Parce que je t’aime toujours et le plus grand plaisir que je pourrais avoir serait de te revoir. Et une autre n’est pas prêt de te remplacer.
Mais je pense que tu ne souhaites pas me revoir et ça me suffit pour éviter de te faire de la peine. Je sais que je t’en ai fait et je te demande de me pardonner. Je ne veux pas t’oublier vraiment. Accepte mon amitié même si elle est indécente et inquiétante pour toi. Que cette nouvelle année te donne tout ce que tu mérites et souhaites. Si tu as conservé mes lettres j’aimerais les relire maintenant. Depuis je n’ai écrit à presque personne surtout pas avec sincérité. Mes lettres qu’en as tu fait ? les as tu détruites au fur et à mesure que je te les écrivais.
samedi 30 janvier 1999
Le temps a passé très vite, les choses les mieux établies se sont défaites et le temps où il faut bien choisir entre deux chemins et je pense avoir déjà choisi ce qui est nécessaire et qui suffira à mon bonheur. Que te dire de plus, je ne suis plus du tout dans ton orbite cette chanson se termine aussi pour moi. Pour toi elle a fini il y longtemps. Ce n’est pas le désespoir qui est triste, seul l’espoir et le désir portent en eux de la tristesse. Je sais très bien ce qu’aimer veut dire à présent. Adieu donc, au revoir, si il y a d’autres vies, j’espère cette fois là être l’élu de ton cœur et mériter cette distinction en prenant vraiment soin de toi. L’élue de ma vie je la connais à présent, je l’ai trouvée sans l’avoir cherchée, j’ai su l’apprivoiser, elle m’a apprivoisé plus facilement encore, j’ai du la quitter, et ceci a ressemblé à la mort pour moi, c’est toi l’élue de mon cœur, je n’ai plus d’espoir de vivre avec toi, et je sais bien que la pente vers la tombe est déjà prise, que ton destin est tragique, comme le mien.
dimanche 6 février 2005
Bon anniversaire le 13 février.
Je pense à toi tous les jours, soit heureuse…
Je ne sais pas vraiment ce que je deviendrai dans les mois qui vont venir. Je suis seul…
Ici on m’a cambriolé récemment, j’ai perdu beaucoup de choses auxquelles j’attachais de l’importance, mais c’est une stupidité la seule chose vraiment importante pour moi c’est toujours toi où que tu sois. Ecris moi, parle moi, viens me voir, tu seras la très bien venue. Si tu as besoin d’amitié sincère, de vérité, de paix, de douceur et de respect, ma maison et mes bras te sont ouverts à jamais. Ici tu es vraiment chez toi. Qu’attends tu pour venir ? tu connais le chemin. Je crois que tu as comme moi plein de choses auxquelles tu tiens qui sont comme ces chaînes qu’on met pour se protéger et qui nous enferment. Et l’essentiel on oublie seulement de lui consacrer un peu de temps. Pour remédier à ce dernier point j’ai décidé de faire quelque chose de notre histoire, d’en faire une étude, clinique, dont ce qui précède n’est qu’un premier jet, si tu souhaites être la seule destinatrice de ce texte écris moi le, sinon peut être sera t’il un jour publié.
Je t’ai trouvé un prénom de roman Cynthia, ma meilleure amie Liliane a trouvé Ixia elle.
Ne m’oublies pas. Retiens un peu de moi en toi malgré tout.

Chapitre du renouveau.

Cette histoire se prolonge toutefois avec d’autres essai de mon cœur de trouver un lieu d’asile.
Que dire de tout ceci ?
Les plaisirs de l’amour sont capiteux, extraordinaires. Chaque humain devrait avoir le droit et même le devoir d’en découvrir chaque élément, et d’en accorder les différentes saveurs.
Pour ce qui relève de la nécessaire initiation aux plaisirs des sens qui est concentrée dans cette voie, j’ai acquis désormais assez de connaissance, de science et de patience pour percer les secrets de l’âme et du corps de mes partenaires.
Des femmes multiples sont venues alors qui n’avaient pas vocation à rester dans mon cœur et dans ma vie, mais qui remplirent mes sens et mon esprit d’illusions et de tristesse lorsqu’il fallait bien s’inscrire en faux et dire que cette relation était sans issue. Savoir décliner l’amour est aussi à base de rupture, et savoir rompre sans casse et sans retour est un art très difficile. J’ai appris à comprendre les gestes de l’amour avec des femmes qui n’en valaient pas la peine, avant de savoir apprécier ces gestes avec celles que j’aimais. Parce que les plaisirs sont infinis avec la femme qu’on aime et qu’ils sont d’une autre sorte avec celle qui n’est pas aimée, et qu’on comprend et analyse alors les causes et les effets, par la méthode bien connue dite expérimentale. Il faut faire de tristes expériences pour prendre de la graine.
Alors pour finir on fait le tour de tout ce qui peut être entrepris dans une relation et on se trouve tout simplement devenu expert dans une affaire qui ne devrait jamais reposer que sur la plus pure improvisation. Faire bien l’amour peut aider mais ne fera jamais naître l’amour. Il y a juste un sentiment qui est celui d’avoir touché les points sensibles, et d’avoir donné du plaisir sans ces erreurs qui se glissent partout dans tous les actes que nous produisons sur cette terre. Les femmes sont d’ailleurs je le pense plus à même de faire cette découverte chez les autres que les hommes qui seront toujours très empruntés. La femme porte dans son sexe une sorte de berceau qui contient en germe l’enfant qu’elle désirera toujours de l’homme qu’elle aime. Comment peut elle recevoir de lui autre chose que le don d’une insémination d’amour ? comment peut elle accepter un sexe banal, qui n’est qu’une forme de gymnastique, même si cet acte se construit si délicieusement qu’il en devient une drogue délicieuse. Or atteindre le plaisir est possible, probable et souhaitable avec n’importe quelle partenaire, et il suffit pour ceci de très peu de science, avec juste quelques rudiments de technique.
Ceci peut aider quelquefois à faire un temps illusion et à transcender des relations qui n’ont pas le charme infini de la relation amoureuse qui compte, celle qui bouscule tout sur son passage et qui nous rend vraiment dépendant.
J’écrirais ci dessous ce que j’en sais. Sans doute n’est-ce qu’un digest, une sorte d’aide mémoire. Peut importe, je n’ai rien inventé, et j’ai mis bien des années à trouver ces choses simples qu’on ne dit jamais et qu’on avoue pas même sous la plus cruelle torture.
Donc voici les petites ficelles de l’amour physique.
L’expérimentation est la seule voie de l’amour. Il faut connaître son corps et celui de sa partenaire.
D’abord choisir une femme qui soit sensuelle, puis apprendre à recevoir les informations de son corps, ceci peut se faire dans toutes les situations, même virtuellement. Et si elle n’est pas sensuelle il faudra par la science des caresses l’apprivoiser et la combler pour qu’elle le devienne.
Etre attentif et décrypter les signaux. Envoyer des signaux, et recevoir, persévérer, savoir découvrir, inventer, être à l’écoute de l’autre. Dans cette quête il y a beaucoup de fausses pistes, et de choses qui sont purement magiques. Qui passent par les odeurs, le timbre de la voix, le regard, les différentes parades de l’amour auxquelles on n’échappe pas. Puis l’élue de votre cœur un jour sera prête à sortir avec vous, et ce jour elle se fera belle en elle, et aura un formidable cadeau à vous offrir, à condition que vous soyez patient jusqu’au moment ou s’ouvrira sa corolle, comme une fleur qui s’ouvre le matin à la rosée et qui embaume de parfum.
C’est cette partie de l’amour qui est la plus prenante, la plus riche en sensations et en désir, celle qui consiste à se captiver mutuellement pour se donner ensuite. Lorsque le don se fait il doit avoir été mûri. L’amour se fanera si il n’est pas précédé de cette magie incomparable.
Dans ce temps incertain des flirts on apprend à aimer les interfaces de l’autre, et à mêler les salives, les gestes tendres, les caresses exploratoires, surtout les serments les plus doux. Enfin vient le moment de la première fois, du premier round qui ne se conclut pas souvent par beaucoup d’extase, mais par une sorte de remise à zéro des compteurs. On passe alors la ligne de non retour, et le but en est bien de
découvrir ensemble les différentes voies du plaisir et de l’installer dans notre vie. Et cette relation est alors unique, ne peut être qu’unique. Elle se doit d’être faite hors du monde, hors du temps, dans un lieu isolé, non connu, qui deviendra alors quelque chose d’incomparable, de magique, d’immortel. La première fois qu’on fait l’amour avec l’être aimé, et toutes les phases suivantes qui sont indispensables, qui épuisent vraiment les possibilités de notre corps, de notre âme, de nos désirs…
Si cette lune de miel n’a pas lieu, alors l’amour meurt le plus souvent.
Ensuite poursuivre cette réalisation par des orgasmes vraiment parfaits. Lorsque nous atteignons douze orgasmes notre initiation se transforme en connaissance intime et peut alors descendre au but ultime qui est la vrai tendresse et la vraie connaissance intime.
Entre deux êtres qui s’aiment d’Amour, il ne saurait y avoir de faiblesse, de tabou, de médisance, de mésentente, de choses voilées et insondables. Chaque partie de notre être est à l’autre autant que chaque partie de l’autre est à nous, pour notre plaisir partagé. Donc reprenons cet ouvrage délicieux sans cesse qui consiste à construire un monument fait des extases que nous provoquons et partageons avec l’élue de notre cœur.
Voilà il est tard déjà dans ma vie. Je n’ai pas rencontré encore la femme qui me convient vraiment. Je la cherche et je l’attends. J’aurai l’espoir de la tenir dans mes bras avant la fin de cette vie qui s’enfuit si lentement, et si vite parfois. Cette vie qui n’est parfaite et complète que par l’amour. Que par une relation vraiment construite, heureuse, gratifiante, définie, simple et cohérente comme si elle allait de soi.
Je ne parlerai pas des indispensables cadeaux que l’homme et la femme se font pour tenir cette gageure, aimer un être différent de soi, lui abandonner ce qu’on a de plus cher et de plus précieux, se mettre à sa merci. Le tenir pour sa terre promise, son avenir. Nier avec lui tout passé qui serait contraire à la pérennité de cette relation.

Nice 2007.
Cette année a été un fardeau depuis son début jusqu’au cœur de l’été. Ensuite j’ai fait un grand voyage jusqu’en Suède. J’espérais faire le même que lorsque j’étais au sortir de l’adolescence, à rêver ma vie sans savoir la direction à prendre. Et il s’agissait alors de bavarder avec le monde tel qu’il se présente, et à confronter son image avec celle qui s’était formée dans ma conscience avec toutes les informations déjà glanées par ci ; par là. Pouvais-je être amoureux alors ?
Bien sûr je l’ai été sur ces routes du nord ; car j’y ai rencontré une gamine exquise de mon âge qui venait de la Bohême et qui se prénommait Magdalena. Et cette rencontre aussi a laissé alors dans mon cœur de très étranges concrétions et des sentiments poignants. Mais rien n’a éclipsé mon souvenir de la vraie personne qui m’est devenue indispensable, que je sais être présente si prés et si loin de moi. Je ne suis pas passé par la route tant de fois prise, celle qui conduit au bord de l’Isère ; dans la vieille ville. Je n’ai pas été prés de la maison que tu habites maintenant qui est dans un petit village à quelques kilomètres sur les collines. C’est là que je t’ai aperçue la dernière fois.
Hiver 2007.Nous sommes prés de la fin de l’année. Et mon cœur est serré comme dans un étau. Mes souvenirs encore éveillés dissipent la brume qui est dans mon cœur. J’arrive à peine à penser au printemps pourtant qui viendra une fois encore. Je pourrai faire quelque chose pour te voir, t’entendre, te parler et au lieu de ceci je ne fais que des choses sans signification et sans raison. Mon amour perdure et se nourrit en moi. Pas comme un cancer ; comme une petite flamme dorée. J’aime toujours tes yeux et ton sourire si merveilleux. Ma tendre et chère. Je ne peux qu’écrire ton prénom dans mon esprit et jusqu’au bout de mes lèvres et je ne prononce pas le prénom qui cache le tien ; celui de la femme qui te remplace dans cette histoire commencée il y a tant de temps ; qui est si vide de sens pour les autres qui le liront. Peut être y trouveras-tu, toi quelque chose de vrai et de bon qui te remplira l’âme ? Comme jadis tu as fait en moi cette révolution qui m’a entraîné vers des chemins étranges. Lorsque je t’aimais et que tu ne m’étais pas encore étrangère ; que tu étais mon amie ; mon esprit et ma conscience du monde s’étaient développées et avaient conduit mon être à la bonne place. Celle que nous méritons tous sur cette terre. La place située au Paradis, dans la juste connaissance de notre condition sur cette pente infime qui nous rapproche tous les jours de notre fin terrestre. Je t’aime autant qu’on peut aimer. Il n’y a pas de limite à l’amour. L’amour n’est pas qu’une formalité. Que j’aimerais te revoir et pouvoir te dire simplement : « Bonjour ; tu m’as beaucoup manqué… »

Début de l’année 2008

Le 13 février ce sera ton anniversaire. C’est mon cadeau. Je ne sais pas si tu apprécieras. Si tu dois corriger des choses n’hésites pas une seconde. Il est essentiellement et spécifiquement réalisé pour toi, même si il n’est pas très bon et même bâclé. J’y ai mis tout mon cœur. Mais comme beaucoup de choses que j’ai faites dans ma vie je ne suis pas allé au bout et il manque des centaines d’heures de travail qui en auraient fait une œuvre vraiment digne de toi donc de passer à la postérité. Je vais faire un trés grand voyage sans doute en avril et si je survis j’irai sans doute m’établir très loin et ne pourrais plus en quelques heures venir prés de toi, si un jour tu as besoin de moi. Il est vrai qu’avec internet nous pourrions être très proches l’un de l’autre même si nous vivions aux antipodes.
Les temps futurs ne parleront sans doute pas de nous comme de modèles à suivre.
Mais je ne peux pas arriver à vivre sans toi et je ne veux surtout pas t’oublier.
Il te reste à trouver le temps et la force d’ écrire ; de corriger cette épure pour le publier et en faire quelque chose qui mérite d’être publié. Pour ma part je pense être arrivé au but que je m’étais fixé de laisser au moins un message complexe et incomplet à te donner, je pense qu’il vaut mieux que le feu qui détruisit tout ce que je gardais qui me venait de toi. D’ailleurs ce feu de cheminée ne m’a enlevé une seule seconde le besoin que j’ai de toi à chaque souffle de ma vie. Ecris moi donc ce que tu en feras.
C’est comme si tu l’acceptais donc il sera à toi unique lectrice jusqu’à présent.
Si tu n’as pas cette envie je le publierai sans doute un jour prochain en changeant tout ce qui doit l’être pour que personne n’en souffre jamais.
Je lui écrivis alors me semble t’il et n’eus jamais de retour de courrier, mon courrier portait avec lui ce texte si poignant pour moi, que je sus construire comme un puzzle, un texte un peu vide à présent de sens puisque mon cœur est depuis passé à une autre et que j’aime avec tous les travers de l’amour fusion, que je n’ai plus un moment à moi, que la femme qui partage ma vie est ma vraie patrie, mon port d’attache, auquel je suis lié si fidèlement, même si ça fait mal parfois. Je regarde bien souvent le soleil, mais si furtivement, mes yeux sont si faibles et si malades. Depuis longtemps, dix ans au moins je n’ai plus conscience des choses qui faisaient mon émerveillement, et j’ai du mal à entreprendre ce qui jadis me semblait si facile, que pourtant je n’accomplissait que fragmentairement. Voilà la nuit qui s’avance et qui déjà couvre de son silence les termes anciens sont comme effacés.
Et puis aujourd’hui le 26 octobre 2012 il y a prescription, et je suis bien loin de tout ceci et donc je vais publier ce premier livre que j’ai traîné si longtemps en moi.
FIN

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