( 20 juin, 2010 )

L’architecture tahitienne!

L’existant est souvent dans un état pitoyable. Le futur sera sans doute dans la ligne du stock actuel. Deux choses semblent limiter la qualité des bâtiments, l’absence de normes d’une part, la qualification de ceux qui mettent en oeuvre ensuite.
Longtemps on a construit à base de poutres d’acier, qui s’érodent lorsqu’elles sont soumises aux embruns sans protection. Le béton est ce qui résiste le mieux, encore faut il qu’il soit bien vibré et que les armatures en acier ne se trouvent pas au contact de l’air. La préfabrication d’éléments permettrait sans doute d’augmenter la qualité des structures béton et leur utilisation serait plus courante aussi. Dans les farés l’utilisation du parpaing de ciment est quasi généralisée. On renforce simplement les angles et les ouvertures en coulant un béton sur quelques ferrailles d’armatures. Les farés sont presque toujours de plein pied, et sont entourés d’une terrasse couverte le plus souvent par une avancée du toit. Cette avancée reposant le plus souvent sur des piliers en acier. Le toit est couvert de tôles. Le tout est réputé anticyclonique. Bien sûr il est exclu de mettre ici des tuiles sur les toits tenant par leur poids, on cloue donc parfois des éclisses de bois sur les toitures. Mais il faut alors refaire la toiture assez souvent. Sur quelques hôtel on trouve encore des toitures en feuilles de pandanus, mais il s’agit d’un luxe destiné aux touristes. Bien que ces toits de chaumes soient vraiment isolants eux au contraire des toits recouverts de tôles qui de plus ne sont pas très esthétiques même lorsqu’ils sont peints en vert bouteille. L’aération des bâtiments est fondamentale. Aussi trouve t’on partout ces petites fenêtres portant des lames de verre étroites qu’un mécanisme permet de lever pour ouvrir et de baisser. Le tout est doublé d’une moustiquaire. Les portes d’entrée sont souvent vitrées.
L’intérieur des maisons est sommaire, une grande salle avec une cuisine américaine, et quelques chambres. Un W.C. et une douche qui sont parfois aussi doublés lorsque la maison comporte beaucoup de chambres. Le sol est en béton recouvert de carreaux en céramique.
On a pratiquement tout dit sur l’architecture existante avec cette description.
Si on évalue ce qui va se passer lors d’un fort coup de vent, ou d’un cyclone sur ce type d’habitation on voit bien que cette structure n’est pas faite pour y résister. Avec une probabilité que les tôles vont être arrachées, si elles le sont elles feront des projectiles mortels. Comme il pleut sans cesse ici il est important de se protéger de la pluie, mais les tôles d’acier ne devraient pas être admises pour cet usage. D’autant plus qu’elles transmettent énormément de chaleur, ce qui rend les maisons très inconfortables. Il faut calorifuger et climatiser, et ce n’est pas facile avec un toit en tôle d’y parvenir. Comme on ne peut plus envisager des toits en chaume comme alternative aux plaques d’acier actuelles, il est évident qu’une structure de béton serait sans doute idéale et permettrait de monter un étage au dessus lorsque le besoin s’en ferait sentir. Ici l’eau de pluie qui tombe sur les toits n’est jamais recueillie, elle devrait l’être bien qu’il y ait abondance d’eau douce. Rien n’est plus stupide que de gaspiller cette ressource. Les toits pourraient être recouverts de capteurs solaires et de panneaux photoélectriques, ce qui sera plus facile si ils sont sont plats et formés d’une dalle solide. Le prix de tels aménagements serait vite amorti par les économies d’énergie qui seraient générées.

Beaucoup de farés sont aussi construits au bord du lagon et ne sont pas à l’abri des tsunamis. Le fait de disposer d’un deuxième étage permettrait sans doute aux occupants de ces habitations de se mettre à l’abri lors de l’envahissement par les vagues.
Il y a plusieurs manières d’envisager la climatisation naturelle d’une maison. Le fait qu’elle soit intégrée dans un jardin avec des arbres en est une. Le réservoir d’eau douce ou elle stocke l’eau pluviale peut aussi y contribuer. Une climatisation sera aussi nécessaire bien sûr pour pouvoir jouir de conditions de vie agréable au moins dans un espace réduit.
En première analyse c’est ce qui apparait.
Qu’en est il vraiment? seule l’expérience le dira.
Il est vrai qu’ici on peut semble t’il vivre au grand air toute l’année (si on ne craint pas les moustiques). Il faut aussi se protéger de la pluie, donc avoir un toit. Peut être qu’après tout les cabanes de l’ancien temps n’étaient pas mal que ça. Le faré actuel en dérive sans doute et comporte donc une adaptation locale aux moyens disponibles, comme à l’environnement par l’expérience. Mais que c’est laids quand même généralement, or ce qui est efficace et pérenne est souvent beau. L’architecture tropicale! un beau sujet de recherche et de thèse.

( 14 juin, 2010 )

Vivre à Tahiti

Il y a beaucoup de points de vues différents. Qui porrait penser sérieusement ici qu’on est pas proche du Paradis. On sait bien que c’est le cas et on vit souvent les choses présentes comme un enfer dantesque.

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D’abord la chaleur. Elle est accablante. Le soleil est redoutable. La pluie n’étant jamais loin ,l’air est constamment chargé d’humidité, les montagnes sont presque toujours couvertes de nuages. Tout est vert. Tout est pourrissant aussi. Le bois qui semble tellement abondant partout ne sert plus à rien, car on ne constuit plus qu’avec du bois traité maintenant, et tout ce bois est importé. Les habitations sont couvertes de tôles, et plus de feuilles de pandanus. Il reste quelques toits en tuiles de bois, mais c’est juste pour le décor. Le responsable de l’abandon du bois dans la construction c’est le termite, omniprésent et tellement efficace. Il y a aussi cet autre insecte omniprésent et trés futé le petit moustique nommé tigre parce qu’il a un corps tigré qui vous pique et vous transmet des maladies.  Il semble qu’il n’y ait plus de lèpre depuis quelque temps déjà. Mais les maladies transmises par les animaux et les humains infectés sont assez nombreuses. La pire étant l’éléphantiasis
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( 14 juin, 2010 )

Bonjour tout le monde !

A Tahiti depuis le 1er mai 2010.
Je découvre un monde totalement hors normes. Tellement différent de mon environnement passé en Europe. Avec ses forces et ses faiblesses. Un Pays passionnant!
Mon blog est aussi pour mes amis et ma famille qui y trouveront ce que l’espace qui nous sépare désormais m’empêche de leur dire.

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