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( 1 juillet, 2010 )

La politique locale

Tout d’abord il y a ici une fête pour l’autonomie, qui est considérée comme une vraie indépendance dans l’interdépendance. C’est à dire que l’essentiel du budget de la puissance publique est apportée par la Métropole. Mais que le Gouvernement, et l’Assemblée tous les deux locaux, se chargent de dépenser toutes les subsides que les contribuables locaux fournissent.
Il y a sans doute beaucoup de redondances dans cet empilement de rôles et de fonctions.
La stabilité politique existait lorsque Gaston Flosse était élu avec une grande avance de voix. Elle a duré assez longtemps, trop sans doute.
Depuis que des partis minoritaires peuvent faire et défaire les gouvernements toutes les forces les plus sournoises qui planent sur la démocratie sont réunies dans ce jeu de poker menteur qui fait que la Polynésie est devenue ingouvernable. La politique locale est devenue celle du chien crevé au fil de l’eau, on ne fait rien qui puisse irriter un tant soit peu un petit baron local qui va aussitôt faire bloquer la marche des affaires. Les électeurs voient bien que les fonctions électives, celles de magistrats, comme celles de parlementaires sont dévoyées, mais ils ne peuvent qu’assister impuissants au cruel jeu de rôle qui se noue ici.
Les programmes des partis sont clairs il faut développer la Polynésie. Ils le disent tous! ils ne le font pas lorsqu’ils sont au pouvoir.
Il n’y a pas de consensus fort (80% des élus) pour lancer des travaux urgents et des investissements nécessaires pour arriver à dynamiser l’économie qui est en panne sèche du fait de l’incurie des organes gouvernementaux qui ne savent plus mettre en oeuvre des projets d’avenir pluriannuels et des réalisations économiques et sociales créant des emplois et apportant des ressources nouvelles .

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