( 30 décembre, 2019 )

LE MAL JUIF

Le mal juif.

 

Y a-t-il un mal juif ?  Comme il peut y avoir un mal français ; qui viendrait lui aussi de la nature psychologique de ce Peuple. Et d’abord est ce qu’on peut vraiment parler d’un Peuple juif ; d’une Nation des Juifs ?

Qui sont les Juifs et comment sont ils lorsqu’ils vivent parmi les autres Peuples ? Leurs annales sont connues par les récits bibliques.

Si nous lisons le livre d’Esther nous voyons Mardochée un potentat juif de Suse mépriser ouvertement le Gouverneur de l’Empereur des Perses qui humilié par cette arrogance construit une haine contre toute la communauté juive de l’Empire. Ce qui le conduit à fomenter et même organiser une extermination de toute la communauté.

Extermination qui est organisée avec l’assentiment du monarque lui-même.

Entre temps Mardochée a fourni à l’Empereur une femme de sa famille (peut être sa nièce) Esther qu’il utilisera ensuite pour faire assassiner le gouverneur Amann et toute sa famille, et il prendra même le pouvoir ensuite. Pour ce faire il a déjoué un complot qui visait l’Empereur et placé sa pupille Esther dans le lit du souverain. Il a aussi bénéficié du fait que les communautés juives sont reliées les unes aux autres et sont en mesure de se défendre et même d’attaquer préventivement leurs ennemis.

Il y a aussi le conte de Joseph, et même celui de Daniel qui reprend les mêmes racines. La prise de pouvoir par l’intrigue, la magie, les sciences divinatoires ou le plus souvent certaines manœuvres perverses et filouteries en tous genres.

Enfin la Bible est pleine de contes de ce sel et piment ; ce qui définit une idéologie en fait qui excuse beaucoup d’actes odieux et absurdes.

Lors de la première royauté des Hébreux relatée dans le livre des Rois ; le Prince est désigné par le prophète d’alors qui avait rang de Juge suprême. Le Prophète de Dieu lui verse de l’huile sur le crâne, onction sacrée. Or on voit Dieu lui-même par la voix de ce Prophète exiger que des Populations cananéennes soient totalement exterminées eux et tout ce qui est à eux comme bétails, meubles et sans doute immeubles. Le Roi par distraction ou par bêtise ne fait pas réaliser ce génocide et le Prophète le maudit, lui et sa descendance pour cet acte de respect de la vie et des biens des vaincus.

Et la Bible montre qu’alors ce Prophète choisit David comme successeur et ainsi prédit la fin ignominieuse de Saül et de son fils ; à la suite d’un combat auquel David sera absent car il est alors au service des ennemis de Saül et donc d’Israël ; les Philistins.

David sera le Grand Roi d’Israël ses armées étendront le royaume bien au-delà du Jourdain et iront même jusqu’à Damas. Mais il devra subir les usurpations de ses fils et d’abord celle d’Absalon. Son successeur sera le fils de la femme qu’il a volé à un de ses capitaines Uri ; et sagement celui-ci éliminera toute concurrence de ses demi frères pour régner sans partage. L’âge d’or du règne de Salomon se fera au détriment du Peuple. Si bien que son héritier légitime ne pourra que récupérer deux tribus ; les autres feront sécession il y aura donc deux royaumes celui de Judée et celui de Samarie qui se donnera un chef moins arrogant et dépensier. Les deux royaumes seront détruits l’un après l’autre. Une grande partie du Peuple et des Elites sera contrainte de quitter la Palestine pour aller s’installer à Babylone.

Le meurtre de Holopherne par Judith pose aussi des idées scabreuses comme étant des choses permises et profitables ; une philosophie bien étrange pour un humain normal. « Judith rentra dans Bethulie sous les acclamations de la foule car le chef des armées d’Assour avait succombé sous la main d’une femme restée pure, et ce malgré les désirs d’Holopherne dont la tête fut suspendue aux remparts de la ville. » Il est vrai que ce texte n’est pas présent dans la Bible en hébreux. Et cette ignominie fut imagée et mise dans certaines églises par des Chrétiens.

 

Et ceci est dans la Bible. Et quoi qu’on dise et pense quelque soit le cinéma qui est fait ; le théâtre d’ombres ou même les foutaises prétendues suggérées par le code moral d’Israël et même la constitution réelle de cette Nation tout est dans la Thora. Le grand royaume des Hébreux établi par David successeur de Saül le premier n’a duré que deux générations ; après le règne de Salomon ce royaume a été divisé, il y a eu un Roi d’Israël pour neuf tribus et un Roi de Jérusalem qui ne gouvernait plus que le territoire des deux tribus des feux rois soit Benjamin celle de Saül  et Juda celle de David ;  ce royaume de Juda a été détruit à plusieurs reprises; la dernière fois qu’un pouvoir juif s’est établi ce fut sur la Palestine grecque par des activistes  lévites les Macchabées pouvoir qui n’a duré qu’une génération , repris ensuite par un Arabe Nabatéen utilisé comme Prince de substitution par les Romains. Il s’agit d’ Hérode qu’on nous décrit comme un Nabatéen rusé entré au service des Macchabées.

La parenthèse des Macchabées est une période d’intolérance religieuse abominable.

Mais du temps de l’occupation romaine la liberté religieuse existera enfin et le Temple qui tombait en ruines sera alors magnifiquement reconstruit et augmenté d’une vaste esplanade par Hérode ; roi d’Israël mis sur ce trône par le sénat romain, ce prince nabatéen sans doute d’origine araméenne, anciennement chef de guerre des Macchabées converti au judaïsme ne sera jamais considéré comme étant légitime par les tenants de l’orthodoxie juive d’alors. Ce Temple était pourtant alors le centre de la vie religieuse de tous les Juifs son constructeur aurait dû être considéré, n’étant pas d’origine juive ce ne fut pas le cas. Pour les Juifs d’alors comme pour ceux d’aujourd’hui seuls les descendants de David peuvent être les Rois d’Israël. Les autres ne seront jamais que des usurpateurs.

La révolte des Macchabées est un exemple signifiant du mal juif. Néhémie dans un autre temps nous indique aussi les travers de la société juive face à une sorte de mondialisation et de melting-pot dont les prêtres en première ligne sortent par la violence et le meurtre de ceux qui ne sont pas juifs, comme de ceux qui étant juifs se mélangent avec des étrangers inassimilables. Dans le nettoyage de Néhémie on trouve notamment des femmes issues de communautés méprisées or on sait que David lui-même avait une ancêtre issue d’une de ces communautés Ruth la Moabite. Il s’agit bien en l’occurrence d’une sorte d’ostracisme ou même de mépris (aujourd’hui on qualifie toute haine du voisin qu’on abomine de racisme) qui ne se base que sur des considérations totalement absurdes. Le fait d’oublier le langage hébreux ou araméen est sans doute déjà est considéré comme une désertion inqualifiable. Pour tout dire à ce sujet ; il y a une grande chose inimaginable qui a été conçue lors de la création d’Israël ; les dirigeants politiques ont décidé que la langue du Peuple serait l’hébreux de la Bible une langue morte utilisée jusque là uniquement dans les célébrations des synagogues. Ailleurs les Juifs parlaient les langues locales ou des sabirs comme le yidiche très éloignés de l’hébreux. Cette seule réalisation incomparable montre bien que tout est possible pour les humains qui disposent d’un bréviaire et donc d’une idéologie bien constituée ; s’ils s’en donnent les moyens.

De nombreux prêtres ou prophètes sont décrits comme étant des assassins des prêtres d’autres religions locales ; notamment Elie un meurtrier quasiment dérangé qui est considéré comme un Saint par les Juifs de l’époque de Jésus. Ceci explique beaucoup de travers de l’esprit juif. Les Lévites dans le système mosaïque ne reçoivent pas de territoire ; mais sont dispersés dans tous les territoires des différentes tribus ; ils vivent de la dîme et sans doute aussi des sacrifices que les juifs font effectuer par leur intermédiaire ; plus prosaïquement ils acceptent des espèces sonnantes et trébuchantes de l’époque ; et le temple lui-même est une sorte de coffre-fort que les conquérants s’empressent d’ailleurs de piller et qui sans doute attire les envahisseurs conquérants qui ont toujours besoin de piller des trésors pour dénouer et enrichir leurs affaires militaires et affirmer leur expansion coloniale.

Le temple de Jérusalem est considéré comme le lieu où les humains peuvent faire des sacrifices et des prières en liaison directe avec le Dieu des Juifs ; entité étrange qui accepte que l’on tue des animaux et qu’on les brûle en son honneur ; et qui n’accepte aucun culte étranger voisin de lui voire concurrent . De ce monstre on a fait un Dieu unique qui nie tous les autres Dieux des autres communautés humaines. On a même érigé une fable prétendant que ce Dieu est à l’origine de l’Univers présent et même de tous les Univers ; qu’il n’a pas de début ; qu’il n’a pas de fin ou quelque chose d’approchant. Or cette fable appelée monothéisme est par nature de type intolérante et même pire agressive totalement fausse, invérifiable et même contraire à tout ce qu’on sait de l’histoire de l’Univers contraire à tout ce que les humains peuvent connaître de la réalité de la Divinité qui si elle existe dans notre petite sphère ou y a délégué ses envoyés. Les Anges ou autrement dit certains Extraterrestres de civilisations plus avancées qui seraient venus parmi les humains d’alors pour édifier notre race qui est issue sans conteste d’une branche simiesque qui aurait gravi une pente intellectuelle donc plus rationnelle. Les humains sont d’abord et avant tout des races techniciennes chasseuses puis éleveurs et cultivateurs. Ces races essentiellement prédatrices et expansionnistes qui détruisent leur environnement lorsque la population atteint la limite et devient surpopulation autodestructive. L’intelligence c’est la main et la parole ; puis la mémoire et le partage ; enfin l’écriture et les sciences expérimentales ; d’où se détache la vision de l’extrême grand par l’exploration du cosmos ; et la vision de l’infiniment petit par le jeu de la lumière et tout ceci grâce à notre vision.

Le temple des Juifs est détruit depuis que Rome l’a rasé ; et beaucoup souhaitent le reconstruire ; ils en ont même fait des maquettes. Ils pourraient bien sûr le reconstruire n’importe où d’ailleurs ; pourquoi vouloir à tous prix le mettre au même endroit que celui que Salomon a fait ériger à Jérusalem sur une colline ; car la place est occupée actuellement par une mosquée qu’il faudra déménager ailleurs. Et ceci n’est pas si facile. S’il existe une justice dans ce monde la place du Temple des Juifs leur appartient toujours ; il y a bien eu usurpation ; et ceci est habituel chez les humains. Les Nations construisent toujours leurs nouveaux temples sur les temples détruits des religions anciennes éradiquées elles aussi par les nouvelles religions. Pour assumer leur retour en Palestine les Israéliens doivent reconstruire leur temple unique sur la colline de Sion ; ils n’ont pas d’autre choix. Les synagogues ne sont que des lieux vides ; et le Temple lui serait la demeure de Dieu lui-même avec son Saint des Saints qui contiendrait alors les tables de la loi et l’arche d’alliance ; à condition de les retrouver ce qui n’est pas encore fait.

Le saint des saints ce lieu clos bizarre situé au cœur du temple que seul le grand prêtre de l’année pouvait visiter une fois par an pour y faire une sorte de nettoyage symbolique.

 Il s’agit bien d’une démarche magique que bien peu d’humains de ce siècle ont du mal à comprendre et à admettre. La religion est basée sur la magie ; mais dépasse la magie qui n’est pas ou plus nécessaire ; les croyances raisonnables seules sont fiables ; celles qui évoquent des histoires et des contes à dormir debout ne tiennent pas la route. Encore s’agit-il souvent que d’enluminures sur la trame des versets de la forme écrite de ces absurdités. Dieu est bien sûr rationnel et compatissant avec ses créatures et sa prodigieuse création.

Donc le préjugé des Juifs est leur religion ; ils sont sûr de leurs fables divines et de ceci dépend tout. Les meneurs de cette Nation sont le plus souvent agnostiques et même non croyants ; mais ce sont des politiciens qui veulent construire un Pays et une Nation réservée à ce qui est pour eux le Peuple Elu. Difficile à croire ; mais c’est ainsi.

Le but ultime de toute entité juive sera toujours de reconstruire le Temple de l’Eternel et le lieu unique où ceci peut et doit se faire ne peut être que l’esplanade du temple qui a été occupée par le premier temple celui de Salomon. Or à cet endroit a été bâti des édifices que les musulmans se sont attribués comme des lieux sacrés exclusifs. Les Mahométans cette secte juive créée par un Arabe pour promouvoir la descendance imaginaire d’Abram par Ismaël le fils ainé que la Bible décrit comme étant celui d’une égyptienne Agar servante de la femme légitime Rachel ; fils que Abraham rejette avec sa mère car il ne lui donne pas d’héritage et pas de primauté sur la tribu.

Lors de la naissance d’Ismaël son père est toujours Abram ;il n’a pas encore le nom d’Abraham et il n’est pas circonscrit ; il ne fera cette conversion de son nom et de sa personne comme de tous les mâles de son clan que lors de la naissance de son fils Isaac qu’il circonscrira à huit jours, comme tous les Juifs circonscrivent leurs enfants mâles depuis ; ceci se fait sans anesthésie par le Rabbin qui est un religieux de la  tribu de Lévy , tribu qui a l’exclusivité de la célébration du culte y compris dans les synagogues qui ne sont pourtant pas des lieux de culte ; mais simplement des lieux de prière et de mémoire. Seuls les sacrifices faits dans le Temple de Jérusalem sont réputés comme étant acceptables par la Divinité. Ceci est bien ridicule si ce n’était la cause de bien des maux. Il n’y a plus de sacrifices sanglants, ni même de sacrifices de pains et d’autres denrées par le feu en l’honneur de la Divinité, du moins dans les lieux officiels de cette religion. Certaines sources prétendent à tort sans doute que des sacrifices sont fait dans le cadre de magie et d’occultisme, et que ceci est une des raisons qui permet aux Juifs de bénéficier d’une protection divine plus importante que celle accordée à leurs ennemis et aux populations qui hébergent des communautés juives. Mais bien sûr ceci n’est qu’une hérésie. Dieu n’accorde pas ce genre de protection il traite tous les humains de la même impartiale manière. Tout ceci n’est que fumisterie et illusion. Les Juifs sont confiants de leur généalogie qui toujours prend le pouvoir par la ruse ou l’appui de Dieu lui-même…

Et ce fait est presque constant dans toute la Bible. Jacob qui deviendra Israël lui-même n’est pas le fils aîné d’Isaac, et il vole son droit d’ainesse à son frère Esaü .  Jacob est le père des Juifs ; de ses nombreuses épouses et concubines naitrons les douze patriarches des tribus hébraïques ; et Joseph qui vendu par ses frères à des marchands d’esclaves finira par devenir un potentat de la cour de Pharaon. Il recevra ses frères et son père en Egypte et les installera dans ce pays. Quatre cents années plus tard les tribus issues de cette migration sortiront d’Egypte sous la conduite de Moïse, un autre Egyptien de haut rang car fils adoptif de la fille d’un pharaon ; qui serait né dans la tribu de Lévi et abandonné dans un berceau flottant sur les bords du Nil ou d’un canal de ce fleuve.

L’exode est la saga initiatique du Peuple Juif ; il commence par la Pâques lors de la nuit où tous les premiers né d’Egypte meurent sauf ceux des Hébreux ; où chaque famille partage l’agneau pascal et des herbes amères avec du pains azyme debout prêt à partir et à quitter ces lieux d’abondance et de sécurité qu’est l’Egypte pour entreprendre une migration sans retour dans le désert du Sinaï et l’Arabie. Quarante années plus tard ce Peuple du désert va envahir la Terre Promise Cananéenne et passer le Jourdain pour s’attaquer aux villes fortifiées et ravager la contrée. A cette occasion la circoncision est à nouveau pratiquée. Elle n’était pas pratiquée en Egypte et encore moins dans le désert. Les personnes qui ont quitté l’Egypte lors de la Pâques et de l’exode sont toutes décédées ; il y a douze tribus qui vont s’installer dans la Palestine à l’exclusion de Gaza occupée par les Philistins et de quelques principautés qui survivront du fait du brassage des populations lors de cette colonisation forcenée ; subsistera notamment les cultes anciens de Baal et des autres Dieux de la région. Il faudra attendre la royauté de David et celle de son fils qui lui succède Salomon pour que la religion d’Etat soit instituée et le temple construit.

Quand est-il de la vérité de l’errance des Hébreux sortis d’Egypte dans les zones désertiques du Sinaï et de l’Arabie ?

Cet exode commence dans le désert du Sinaï et se poursuit dans toute la région d’Arabie proche, l’immensité du peuple ainsi transporté dans des zones désertiques aurait dû laisser des traces dans les documents historiques ; mais il n’en a pas été trouvé à ce jour et il ne s’en trouvera sans doute jamais car cette grande migration, cet exode n’a jamais existé . C’est en fait un conte mythologique qui a été inventé lors de l’établissement des royautés hébraïques supplantant les villes cananéennes. Une chose est certaine la bible décrit précisément le passage des tribus hébraïques dans le désert. Et elle décrit aussi que la subsistance du Peuple est alors à base d’un don de Dieu ; la manne céleste qui chaque jour nourrit la communauté ; il y a aussi l’institution du jour du Sabbat ce jour ou il est interdit de faire des actes assimilés à un travail quelconque ; jour qui doit être consacré à la célébration de la divinité par les réunions de lectures de la thora et sans doute aussi des sacrifices encore que ces actes de boucherie et de brulage de viandes soit bien un travail d’une nature assez idolâtre car Dieu s’il existe n’a que faire des fumées et des encens n’étant qu’un pur esprit et un être omniscient il doit même être incommodé d’être traité de cette manière ; tuer des êtres vivants pour célébrer un culte avec lui franchement c’est bestial et maléfique. Dieu est un Être de lumière qui n’aime pas le sang. Et pourtant la Bible fait du sang une substance à part ; qui en quelque sorte serait comme le substrat de l’âme ; ce que le sang bien sûr n’est pas et ne peut être… Si l’âme existe ce qui n’est pas prouvable matériellement elle est d’une nature qui se moque bien du sang ou de quelque fluide de matière terrestre. L’humain a inventé de toutes pièces cette histoire d’âmes et d’entités de cette nature qui sont en chaque être vivant. Et là il y a une inconscience absurde. Car le monde des esprits existe bien ; il est autour de nous toujours ; et nous n’en avons conscience que par des peurs et des intuitions qui nous assaillent ; mais une règle universelle nous empêche d’y avoir accès ; et ne me demandez pas pourquoi c’est ainsi. Nos souvenirs, tous nos souvenirs sont des informations qui sont stockées dans nos cellules qui enregistrent notre mémoire en tant qu’être vivant ; depuis notre conception jusqu’à notre mort physique. Nous n’avons dans notre mémoire que ces faits et leurs transformations dans des rêves et autres manipulations psychiques et mentales ; la spiritualité est un vaste bluff ; une parodie de folie ; un peu d’irréalisme qui est une sorte de sauce onctueuse permettant de se foutre de la limite indécente que la vie met à notre existence sur cette terre. Mais comme dit souvent le Prêtre qui est fort isolé dans sa tour d’ivoire et qui le plus souvent ne reçoit aucun message de la Divinité qu’il prie sans cesse donc qui est fort incroyant et passablement truqueur par nature ; ce Pontife sait qu’il n’est qu’un truqueur de cartes, un exhibitionniste de foire ou de musiq hall ; un illusionniste et un menteur finalement. Mais il a conscience de son rôle social et de sa dignité dans la hiérarchie humaine de son époque et il devient de fait un phare pour sa communauté. Les prêtres sont tous ainsi. Et il faut une vocation de ce type pour pouvoir tenir ce rôle. Bien sûr il y a sans conteste un vent de folie qui souffle sur la terre et la grâce divine descend parmi les humains ; la croyance s’installe dans notre esprit et emprisonne notre cœur. Et c’est notre lot sur cette terre. Quelle horreur d’être et de demeurer insensible à cette spiritualité totalement illusoire et d’être matérialiste par force ? en fait le seul examen un peu attentif de la magnificence de la vie et de l’Univers création de l’Etre Suprême suffit à créer en nous un émerveillement qui ne peut que nous diriger vers la foi en Dieu. Cette foi est par nature irrationnelle ; totalement folle même et c’est bien ce qui conduira à l’éloge de la folie d’Erasme et de plein d’autres humains qui labourent leurs pensées dans des textes prophétiques.

Ce sublime Univers qui n’est qu’une bulle de savon pour l’Eternel…

Si nous avions la proximité de Dieu en nous ; nous serions des voyants et des savants avant même que de naître et nous croyons encore naïvement que nous naissons une seule fois ; or ceci est faux , nous naissons une deuxième fois lorsque l’esprit qui habite et préexiste au monde et aux Univers même s’introduit en nous et nous donne cette conscience ténue de l’irrationnel et de l’Univers immatériel qui nous entoure et nous dirige même.

« Trouvez-vous une différence entre ceux qui, dans la caverne de Platon, regardent les ombres et les images des objets, ne désirant rien de plus et s’y plaisant à merveille, et le sage qui est sorti de la caverne et qui voit les choses comme elles sont ?5 »

Bien sûr il n’y en a pas. L’ombre d’un doute peut être s’y glisse parfois. C’est bien la même chose de croire et de ne pas croire ; car ceux qui sont hors de la caverne voit les choses telles qu’elles sont pour influencer ceux qui étant dans la caverne s’en trouvent bien content alors qu’il ne s’agit que l’illusion à l’intérieur de la caverne comme en dehors. L’illusion du sage qui croit connaître la vérité est encore plus misérable.

Mais la chose est compliquée à expliquer. Si la construction de la science mathématique conduit à créer de toutes pièces les nombres irrationnels parce qu’il n’existe pas de racine carrée d’un nombre négatif par exemple et que cette découverte donne ensuite des fruits logiques ; alors l’illusoire s’installe et balaie la réalité et confond le vrai et le faux dans un même cadre. Bien sûr que l’illusion est une belle chose ; c’est comme une bulle de savon qui s’étale avec ses milliers de couleurs et sa forme parfaite ; puis qui éclate subitement. Tout ceci est subtil et confondant. Nous avons tellement besoin des bulles de savon pour nous situer sur cette terre et nous rendre un peu immortel ; car l’illusoire et les bulles de savons de notre pensée sont nos artifices pour aller vers notre anéantissement sans souffrance exagérée.

 Comme il faut bien remercier le Ciel chaque jour, chaque minute, chaque seconde de porter la vie en nous et d’être vivant dans ce monde de merveilles ; notre peu de foi et nos faits artistiques portent témoignage ; et Dieu s’en satisfait et nous aime même pour ça ; que nous soyons riches et puissants ; ou des esclaves dans leurs cachots ; nos œuvres qui portent témoignage sont comme ces bulles de savons les plus belles prières que nous puissions envoyer vers le créateur de toutes choses dans cet Univers fantasmagorique et incertain qui nous entoure .

Chapitre 2

Des boucs émissaires et autres affaires de ce type.

Le but des boucs émissaires est de charger une bête des péchés de tous les Juifs et de l’envoyer ensuite dans le désert pour qu’elle soit dévorée par les bêtes sauvages qui y vivent. A l’origine sans doute était-il admis qu’on puisse charger un seul être vivant de tous les crimes et que cette personne seule expierait pour toutes les fautes commises par le Peuple. S’agissait-il d’un humain ? c’est vraisemblable, on envoie de cette façon un coupable à la Divinité qui ainsi doit oublier les fautes du Peuple.

Le contraire de cette affaire est la condamnation d’un Peuple tout entier pour les crimes d’un de ses membres ; ceci est de fait rejeté par la religion. La vérité pourtant est bien celle-ci ; la plus part des guerres sont le produit d’un groupe dirigeant un peu fou qui décide de lutter pour des choses absurdes. Les Juifs sont parfois dans cette affaire aujourd’hui comme jadis. La Bible dans les chroniques des Rois en fait l’écho. La stigmatisation des Peuples situés autour de leurs royaumes est un exemple de cette idée néfaste qui leur nuit fondamentalement. Les Juifs ne veulent pas s’assimiler, ni être assimilés par d’autres Peuples. Ils restent strictement à part. Leur action essentielle consiste à prendre le pouvoir partout et une fois qu’ils l’ont à essayer de le conserver de toutes les façons possibles. Le pouvoir économique tout d’abord. Le reste suit tout naturellement.

Il se trouve que les Peuples colonisés par des colons juifs se révoltent de temps en temps. Dés qu’il y a matière à se révolter parce que l’autorité du pouvoir cause des désastres, que les guerres détruisent des vies ; que des épidémies s’abattent sur les citoyens ; ces derniers cherchent et trouvent immédiatement les boucs émissaires locaux et étrangers ; ce sont les Juifs et leurs installations. Un pogrom est généralement un nettoyage local ; et dans ce cas les Juifs sont considérés comme des boucs émissaires commodes ; mais aussi comme responsables de tous les maux ; ce qu’ils ne sont pas tout à fait quand même. Mais il est certain quand même qu’ils contribuent toujours à ce que les choses empirent lorsqu’il y a un souverain qui déconne et qui se sert généralement d’eux pour dépasser la mesure fiscale ensuite car il faut les rembourser avec les intérêts ou leur fournir des passe-droits et autres exemptions.  Il s’agit des riches qui ont constitué leur fortune en volant le Peuple et qui ensuite s’incrustent dans les affaires locales au point de devenir des parasites néfastes. Les parasites et les saprophytes peuvent être utiles en faible pourcentage car ils permettent d’éliminer les corps malades ou morts et de les recycler ; mais trop de parasites et de prédateurs rend toute société stérile et décadente ; c’est le cas en Occident actuellement. Et ceci est fort dommage.

( 27 novembre, 2019 )

JE SUIS NE DANS LES VOSGES

 

Nous voulons tous laisser après nous quelque chose de notre passage sur cette terre. Nous n’y employons pourtant pas beaucoup d’énergie généralement. Nous nous contentons d’aller et de venir sur un territoire et de faire ce qu’on attend de nous socialement ou individuellement. Les choses ne sont jamais très cohérentes. Lorsque la fin arrive nous nous trouvons avec un tas de choses mortes depuis longtemps que nous avons en nous. Et des choses vivantes qui dépendent encore de nous. Et nous ne savons pas gérer cette cruelle braderie de tout ce qui nous attache ici, et tout ce qui est attaché à nous par les forces diverses et variées. Là où je vais je ne peux emporter qu’une valise de 22 kg au maximum et un sac de 14 kg.  Ceci réduit à presque rien mes biens matériels que j’ai accumulés. J’en profite pour donner tout ce que j’ai de plus précieux à mes enfants.

 

Généalogie des Beaudoin d’Uriménil.

Généalogie des autres ancètres de mes enfants.

Histoire de ma famille.

Souvenirs pour ceux qui viendront après moi.


 « Quelque chose d’éternel gît en nous, dont nous n’avons que l’usufruit ; mais cette jouissance même est réglée par les morts. » Maurice Barrès

Je n’ai pas grand chose à vous laisser, comme ceux qui me précèdent d’ailleurs (ils ne m’ont laissé que peu d’éléments de leur vie) je n’ai pas fait le bilan de ma vie, je ne sais pas si vous avez quelque intérêt pour l’histoire que je vais vous conter. Il s’agit de recherches et de souvenirs que j’ai effectués sur mon histoire personnelle. Mon aventure sur cette terre se termine déjà, j’ai passé du temps à essayer de faire des choses diverses. Sans trop de réussite toutefois. J’ai aujourd’hui cinq enfants, peut être que c’est la meilleure part qui m’a été donnée. J’ai beaucoup de regrets, mais lorsque j’examine les choses de plus près, je me rends bien compte que tout compte fait ce qui s’est passé n’est pas si éloigné de ce qui était désirable. Ayez des rêves à votre portée, et surtout vivez les. Il est facile de déchiffrer l’avenir probable, faites le en étudiant l’histoire, la géographie, l’économie. Le monde est en train de changer profondément. L’avenir est peut être pour vous de quitter cette vieille Europe qui ne permet plus d’avancer, et qui ne sauvegarde pas les valeurs essentielles surtout du fait de son incurie politique. Il y a beaucoup de territoires qui sont plus accueillants et qui permettent de vraiment développer vos capacités et l’avenir de vos descendants.

« Wir wissen, dass denen die Gott lieben, alle Dingen zum besten dienen » , ce qui signifie : « Nous savons que pour tous ceux qui aiment Dieu donc qui ont foi en lui, tout sera facile ». Cette belle devise que je reprends à mon compte pour cette œuvre ci ; est écrite sur le fronton de l’église d’Idar Oberstein. Mon père Guy Jean Maurice naquit le 9/10/1922 dans ce petit village de Rhénanie Palatinat alors que l’armée française occupait la Rhur. J’espère que ce texte sera utile. Je le destine à ma famille et aussi à tous ceux qui ont quelque ancêtre en communs avec nous. Et peut être aussi aux êtres humains qui font quelque recherche sur le comportement d’un homme arrivé à la soixantaine qui se soucie alors de choses qui n’avaient pas d’importance dans son passé.

Mon nom est Jean Marcel BEAUDOIN, je suis né le 12 septembre 1949, dans les Vosges, à Uriménil petit village du département des Vosges, de la région Lorraine,de 1397 habitants, à une altitude de 350 mètres, sur une superficie de 1562 hectares,  qui se trouve à 12 kilomètres d’Epinal sur la route de Bains-les-Bains. Uriménil vient du terme Ulrici Mansile, mansile veut dire :la propriété, le manoir. «Les villages de Ménil, Grand-Ménil ont emprunté leurs noms du verbe maneo; car mansile, qui veut dire ménil, signifie une demeure ou un manoir. » ou l’établissement de Ulric : nom d’origine germanique. La famille de mon père est originaire de cette localité et des villages voisins Xertigny, Uzemain, Hadol, la Chapelle aux Bois, Amerey… Ils furent surtout paysans, villageois, attachés à cette terre par toutes les fibres de leur corps,  mais aussi maîtres verriers, et maîtres de forges de père et fils depuis toujours et épousèrent des filles de leur village, ou celles d’un village voisin. Bien peu dérogèrent à cette règle.

Terriens, ils possèdaient des terres et des habitations qui y étaient subordonnées, ceci explique  qu’ils se soient cantonnés dans une petite zone territoriale pendant des siècles. Cette chose devient désormais rare. Depuis la révolution de 1789 et ses ravages qui ont brisé l’ordre naturel de notre civilisation, l’ensemble français se délite, par une démographie faible. Les Vosges se dépeuplent et les industries y sont moribondes. Dans cette terre assez peu favorisée par la nature subsista pourtant au vingtième siècle une énergie formidable. Ici on n’est pas Français mais d’abord et surtout Lorrains. Lorrains car faisant partie de cette terre depuis des milliers d’années. Lors de la partition de l’Empire Carolingien cette région fut dévolue à Lothaire, le petit-fils aîné de Charlemagne, Lorraine vient de Lotharingie. Ensuite, cette région fut terre d’Empire, héritage des Comtes de Lorraine, puis même celui des Ducs de Bourgogne, pour finir par être annexée par la France pour y établir Stanislas un Polonais beau père du roi Louis XV, et à sa mort elle devait revenir à la France finalement.

On prétend que le Duc de Lorraine cèda ses deux duchés contre le grand duché de Toscane. Le Duc de Lorraine avait rang de Prince Royal dans l’Empire Romain Germanique.

1737 : François III de Lorraine cède le duché de Bar puis le duché de Lorraine à Stanislas Leszczynski qui s’installe à Lunéville le 03 avril

1738 : ratification du traité de Vienne par les puissances internationales de l’échange fait par François III de Lorraine de ses duchés de Lorraine et de Bar contre le grand duché de Toscane  1751

On sait que le roi de France était descendant des Ducs de la Toscane : les Médicis ;  et donc qu’il avait la possibilité de réclamer la couronne lorsque le dernier Médicis mourut sans postérité mâle. Y mettre un Duc Lorrain permettait de sauvegarder la paix, tout en apportant les duchés de l’est à la France qui de cette manière assurait la continuité territoriale avec l’Alsace conquise récemment par Louis XIV. La France avait profité de la fin des guerres de religion (la guerre de trente ans) pour y intervenir. Lorsque l’Allemagne s’unifiera autour de la Prusse, ces terres germaniques furent revendiquées par l’Etat allemand. On sait que les zones qui parlaient des dialectes romans furent exclus de ce rattachement. Les Vosges au contraire de la Lorraine rattachée à l’Allemagne parlaient un dialecte roman depuis le moyen âge. Les noms de famille purement germaniques y sont en fait souvent en minorité, et sans doute que le clergé y tint le pays avant que les Comtes Mérovingiens ne reprirent les choses en  mains. Sous Charlemagne qui aimait y chasser l’hiver, la région était romane, on voit très nettement la frontière entre les parlers romans et germaniques dans les architectures des fermes, et les organisations des villages, toutes choses qui découlent des règlements visant les fermiers. Les chateaux fortifiés aussi ne se trouvent pas en abondance dans les Vosges, alors que toutes  les hauteurs de l’Alsace en possèdent. L’habitat des Vosges était généralement très dispersé et la résistance aux invasions armées se réduisait généralement à des regroupements de populations dans les grandes exploitations des monastères ou des terres des couvents et des évéchés, sans doute aussi dans les exploitations des Templiers qui dominèrent la région avant la destruction de l’ordre sous le règne de Phillippe IV Le Bel.

Le vendredi 13 octobre 1307 tous les templiers de France furent arrêtés et jetés en prison.  Le roi s’empara des liquidités qui étaient stockées dans le local nommé le Temple à Paris. Lieu où le fils du dernier Capétien de droit divin fut lâchement assassiné ensuite cinq siècles plus tard.

Le 18 mars 1314 le grand maître J. de Molay et le commandeur de Normandie furent brûlés vifs comme relaps, dans l’île aux juifs à Paris. L’ordre des hospitaliers de St Jean leur succéda dans la possession des divers biens, en théorie du moins, car personne ne voulut plus connaître le sort réservé par le roi de France aux Templiers. Les templiers étaient un état dans l’état. Ils formaient une collectivité très puissante capable de mobiliser des troupes et des capitaux importants. Ils représentaient une menace pour l’unité du royaume, un ver dans le fruit.

Les Templiers possèdaient une grande quantité de terres dans les Maisons de Lorraine établies à Xertigny par exemple, ils sont responsables de nombreux défrichements organisés à cette époque, de la construction de nombreux bâtiments en pierre, de l’essai de mise en place de systèmes sociaux existant alors en Palestine et dans l’Orient qui étaient ni plus ni moins qu’une forme d’esclavage, et leurs milices locales faisaient règner la terreur dans les exploitations paysannes et les villages ou bans, ces milices étaient pour la plus part composées d’anciens esclaves d’Orient et de Palestine, qui formaient les troupes auxiliaires, dans lesquels on trouvait beaucoup d’islamistes arabes, egyptiens, turcs et de juifs et samaritains convertis de force. Cette valetaille se caractérisait par ses exactions, archers, incendiaires et égorgeurs lors des batailles, serviteurs faisant régner la terreur sur les domaines du Temple et artisans en dehors des guerres. Les maires de ces bans, ainsi que les échevins des petites villes les haïssaient. Ils contrôlaient notamment les finances locales avec leurs manières héritées des mœurs moyen-orientales. Ils furent notamment en conflit avec les banquiers juifs et les diverses confréries de marchands banquiers flamands et lombards qui tenaient les comptoirs commerciaux, tout en rançonnant les villages souvent pour le compte des Princes. Les dynasties des Seigneurs semblent se mettre en place dans les anciennes commanderies ou maisons du Temple une fois que les Templiers furent arrêtés et détenus pour la plus part dans des prisons du roi de France. Seuls les chevaliers qui faisaient partie de la classe dirigeante du Temple furent inquiétés. Les sergents et autres serviteurs se fondirent dans la population locale, s’engageant dans les forces armées des différents belligérants en Italie et en Espagne notamment.

Dans la mémoire collective de Lorraine la destruction de l’empire multinational des Templiers par le roi de France est considérée comme une délivrance. Car nos ancètres issus de la paysannerie locale et des différents barbares qui s’y implantèrent étaient initialement libres dans ce qui allait devenir l’Etat lorrain. Tout ce qui circule sur le servage est assez mensonger. Personne n’était attaché à la terre par l’autorité de l’Etat, mais par attachement à sa Maison et à sa Patrie. Mais il est vrai aussi que lorsque la France rattacha ces terres à la couronne ceci changea complètement , ils furent depuis un Peuple exploité iniquement, soumis à un Etat colonialiste despotique. La France s’est servie grassement en Lorraine, et n’a presque rien apporté.

Le dernier Prince : Stanislas, ancien roi de Pologne et grand duc de Lithuanie fut la dernière page de l’indépendance qui se conjuguait avec abondance et rayonnement alors. Stanislas commença le pillage, et vécut à crédit sur la bête, hypothéquant tout ce qui pouvait avoir de la valeur et introduisit la plus part des pilleurs dans la place. Ensuite à sa mort la France stérilisa la Lorraine, n’en tirant plus que la moitié des revenus qu’en tiraient les Princes lors de l’indépendance du Duché, en moins d’une génération beaucoup d’industries périclitèrent, l’agriculture fut totalement sinistrée par la concurrence déloyale qui lui fut imposée. Un grand nombre d’usuriers et de profiteurs s’installèrent à cette période,  certains venant de Pologne, les plus nombreux étant les troupes de financiers véreux et de combinards que les intendants des Grands de France utilisaient pour faire de juteuses affaires en exploitant les Provinces du Roi.

Mes ancètres furent dans ces circonstances des hommes honnêtes, travaillant aux champs, dans les ateliers et les forges, et les fours des verriers, toujours artisans par goût et par passion, mais aussi par tradition. Aucun n’a été usurier, ou trafiquant d’esclave, ni n’a trempé dans des trafics et des affaires sordides. Aucun n’a jamais été lâche face à l’ennemi. Ils furent pourtant érodés et détruits par le progrés technique. Actuellement cette terre est vide de sens, pauvre parce qu’il n’est de richesse réelle que parce qu’il y a des hommes libres, entreprenants et actifs et une vie sociale développée. Les rues, les champs sont déserts, partout où une population industrieuse s’activait, il ne subsiste plus que des souvenirs, des fantômes. Les villages les plus éloignés des grandes villes sont désertés de leurs habitants, il ne reste que des vieux dans des masures qui se décrépitent.  Beaucoup de fermes tombent en ruines. Les enfants sont partis dans les villes pour l’essentiel lors de la révolution industrielle du 19ème siècle. La première vague fut celle qui choisit l’armée, ou l’administration, ou l’usine. Ensuite une génération plus tard, leurs enfants firent leur vie dans des terres d’exil et épousèrent des femmes de contrées lointaines, il n’y eut plus de retour, les descendants se sont éparpillés aux quatre coins de la France. Mes racines sont là, je le savais implicement depuis mon enfance. Je n’ai pu l’apprécier que longtemps après lorsque je pris la décision de faire le travail de retrouver l’histoire de mes ancètres. Alors tout fut clair pour moi, et je compris l’importance qu’avait pour moi ce bout du monde si particulier. Les Beaudoin aussi se sont éparpillés, leurs enfants sont à Grenoble, Paris, aux USA même, d’autres sont en Aquitaine, dans le centre de la France, en Corse, à Paris, en Alsace, au Canada, d’autres encore sont entre la France et le Pérou . Ma tante Marcelle, l’aînée de la famille de mon père est la dernière à habiter Uriménil. Je suis le dernier Beaudoin à être né à Uriménil. Les terres et les propriétés ont été vendues. Reste la maison acquise par mon arrière grand père PIERRE Prosper dans le bas du village, là où je suis né. Maison qui appartient à ma marraine Marcelle et qui sans doute sera vendue à sa mort à quelqu’un qui n’est pas de la famille.

Ma vraie Patrie était bien ce coin de terre. Certes j’avais aussi à intégrer les ancètres qui me venaient d’Alsace. Mais il a toujours été clair pour moi que les Alsaciens étaient des étrangers pour moi, non pas de race, nous sommes identiques physiquement, mais l’histoire, la culture, les racines n’ont rien de commun. Nous n’avons pas de principes en commun. Les alsaciens de ma familles sont très conformistes concernant les autorités et les affaires religieuses. Les vosgiens n’ont pas ce défaut ou cette qualité. Ils sont brouillons, têtus, obstinés, caractériels même par bien de leurs côtés, des gens durs et pas simples à cotoyer. Mais aussi des personnalités qui se font respecter et qui respectent leurs engagements. Les Alsaciens sont tout le contraire. Simples et obéissants, assez ordonnés, d’un caractère assez moutonnier, un brin simplet vis à vis des autorités et des tondeurs de laine, usuriers et autres commerçants qui les arnaquent semble t’il impunément depuis la nuit des temps. Toutes choses qui heurtent lorsqu’on vient d’un village d’autonomistes assez forcenés, qui ne supportent aucune contrainte qui ne s’intégre pas naturellement dans leur vision du monde. Mais je sais bien que je ne suis pas impartial sur ce sujet. La vie m’a démontré qu’il valait mieux se tromper de sens des choses qu’on subit ; surtout lorsque le sens de ces iniquités nous oblige à en découdre. Et donc je sais que suivre la pente ;  chose impensable dans les zones montagneuses où il faut toujours tenir compte de cette donnée primordiale si on veut survivre ; oui j’ai conscience aujourd’hui que suivre la pente est quand même la solution la plus fructueuse. Il faut s’accomoder de tout et ne pas se perdre en conjonctures, laisser les hypothèses au vestiaire. Prendre ce qu’on peut et doit prendre, éviter tous les écueils. Chose encore une fois certaine dans les zones de plaine et de marais, qui devient impensable lorsqu’il y a un relief, et des ruisseaux qui emportent toute la terre dans les pentes. Ainsi les sillons sont tracés dans les champs en pente en suivant les courbes de niveau, et la charrue remonte la terre par rapport à la pente. Chose qui n’a pas d’importance lorsque la terre est à plat, là il faut simplement drainer les champs lorsqu’il y a trop d’eau. Les fonds de vallées sont irrigués dans les Vosges par des canaux et des rigoles qui courent jusqu’au cours du ruisseau. On n’irrigue jamais dans les plaines d’Alsace du moins pas à mon époque et pas de cette manière. L’hiver dans les Vosges est nettement plus long et rude qu’en Alsace . J’ai beaucoup plus vécu en Alsace que dans les Vosges que je ne connais que par quelques années entières de ma petite enfance et quelques vacances de quelques mois que j’y ai passé dans mon adolescence et dans mon enfance. Donc je n’ai pas vraiment expérimenté dans ma chair cette rigueur climatique. Je sais que la terre y est fertile quand même lorsqu’on en prend soin. Dans les Vosges il peut pousser en abondance certains fruits, mais il n’y aura jamais des vergers aussi beaux que ceux d’Alsace. Si j’habitais dans les Vosges je planterais des cerisiers et des pommiers, des petits fruits rouges, des myrtillers, de la rhubarbe. J’aurai aussi des plantations de choux et de pommes de terre.

Je me sentais depuis toujours un vosgien de bonne souche, ayant une mère alsacienne. Considéré comme un Polonais en Alsace (sans doute par référence avec le dernier Duc Stanislas le Polonais).  La mère ne compte pas d’ailleurs pour la nationalité alors. Et  je ne me suis jamais senti Alsacien dans mon enfance, même lorsque je pouvais parfaitement me débrouiller dans ce dialecte. Cette double identité vécue m’a toujours donné le sens de la sensibilité et des tourments des différents métis qui sont sans racines véritables, obligé de s’acculturer et de rechercher autre chose pour combler leur vide existentiel. Je suis très fier à présent de mes origines alsaciennes, mais je ne serai jamais partie prenante de ce côté là ! j’ai choisi mon camp et je n’ai pas l’intention de revenir sur ce choix assez difficile à expliquer et exprimer. Quelle est ma patrie ? j’ai choisi mon lieu de naissance sans hésiter, je me sens, je suis Vosgien avant tout, et  donc aussi Lorrain. Je regrète la perte de l’identité lorraine dans l’ensemble français. J’ai toujours pensé qu’une Lorraine indépendante aurait été plus riche, plus développée, plus populeuse et capable que ce qui en est résulté du fait de l’impérialisme français.

C’est comme si ce choix irrationnel et critiquable me faisait mal néanmoins parce qu’il est injuste, que j’en découvre l’injustice à chaque période nouvelle de ma vie et que j’en souffre vraiment. Il n’y a que dans les Vosges que je pourrais être bien, et je ne serai jamais vraiment bien en Alsace. Jamais je n’y serai à l’aise. Pas plus que dans les Alpes Maritimes qui de ce point de vue est encore plus éloigné de mes profondes aspirations. Sauf peut être la haute montagne vers Saint Martin de Vésubie.

Je me sens encore paysan fils de paysan ! pas bourgeois, mes enfants n’ont pas cette conscience…

Et les Alsaciens de ma famille ne semblent pas faire partie d’un clan terrien, mais de familles d’artisans. Les Küstner venant d’après la tradition orale que j’ai pu avoir, de la frontière entre la Saxe et le Danemark, ce qu’on nomme le Schleswig Holstein. Ils ont été sur la Baltique, sans doute jusque dans la Prusse orientale, puis se sont établis sur la frontière du Rhin et l’Alsace bossue comme famille de tisserands dans un premier temps. Pour les Diebold on peut penser qu’ils proviennent de la zone du Ried et qu’ils étaient cultivateurs (Diebold c’est la forme de Thiébaut locale), c’est l’information que j’ai et je m’y tiens, donc si ils ont eu des terres ils doivent être restés sur place pendant plusieurs générations. Il a fallu faire des recherches dans les environs du village de naissance de ma grand mère Drusenheim.

Depuis des recherches aux archives départementales ont été conduites et aujourd’hui en décembre 2008 j’en sais un peu plus sur mes ancètres alsaciens. Jusqu’à la révolution au moins, car avant les documents disponibles sont pour moi totalement illisibles et je n’arrive pas d’ailleurs à les trouver vraiment n’étant pas très habile dans cette recherche. Voilà je sais que l’essentiel de ma famille alsacienne vient du village de Hoenheim où est née ma mère. Sa maison natale existe toujours prés du pont routier sur le canal. C’est une petite maison à colombages, presque une maison de poupée avec un assez grand hangard attenant. Hoenheim est le village de la famille de ma mère. Les  Kustner y sont paysans, les Diebold  sont eux revendeurs puis ouvriers du bâtiment. Il y a aussi le village voisin de Bischheim qui fut aussi un temps leur lieu de vie. Ces deux villages sont collés à l’agglomération de Strasbourg, c’est là que les notables de la ville libre externalisèrent les juifs lorsqu’ils les mirent à la porte de la ville, avec aussi Kronenbourg tout proche.

Ma grand mère Julie DIEBOLD est née à Drusenheim, comme son père ; mais son grand père était de Hoenheim. Ce qui explique sans doute qu’elle se marie une première fois avec un Klein de Hoenheim ou de Bischheim. Une fois veuve ; elle se remariera avec Frédéric Kustner mon grand père.

François Xavier DIEBOLD, le grand père de Julie, donc mon arrière arrière grand père ;  est fils du revendeur Joseph de Hoenheim, et de Marie JUND elle même revendeuse. Il est maçon. Il a un fils plâtrier, ce dernier s’installe à Drusenheim et y épouse la fille d’un plâtrier :Sabel Gertrude,  dont le grand père est chirurgien barbier de son état.

Il reste  encore beaucoup de travail de recherche pour trouver le lien avec la tradition familiale pour l’arrivée des Kustner en Alsace. Je ne sais pas d’ailleurs si les documents disponibles existent encore. Mes recherches m’ont permis de trouver une famille Kustner au nord de l’Alsace prés de la frontière avec l’Allemagne. C’étaient tous des tisserands.

Mon grand père Frédéric Kustner était le petit fils d’une Marie   Barbe Kustner, cultivatrice, qui mit au monde son père Xavier, et au moins un autre enfant mâle en dehors des liens du mariage ce qui à l’époque était fort rare. Elle se maria ensuite, il serait intéressant de connaître sa vie car elle semble avoir été très frondeuse et forte femme. Je ne voyais pas mon grand père avoir une grand mère comme ça. Il est vrai qu’il ne l’a pas connue puisqu’elle est morte lorsqu’il avait deux ans.  La lignée paternelle de Xavier Kustner (né de père inconnu) n’a pas laissée de trace dont j’aurai pu avoir connaissance. Voilà un mystère à éclaircir sans doute y a t’il des documents qui permettent de la retrouver dans le stock des archives. Le grand père de cette Barbara Kustner était né à Hoenheim en 1767. Il se prénommait Georges, sa profession était celle de laboureur dans un premier temps, puis il est considéré comme un paysan jusqu’à la fin de sa vie. Sa femme Schwartz Salomé est la fille d’un paysan local. Son père Jacques Schwartz, et sa mère DABER Catherine sont aussi agriculteurs à Hoenheim. Je sais à présent que mes ancètres alsaciens étaient de Hoenheim pour l’essentiel et de Drusenheim et du nord de l’Alsace pour une autre part par les Sabel.

Je ne me comprends que parce que j’ai compris ma famille, et j’aurai aimé que ceux qui me précédèrent me laissent des documents et des signes plus déchiffrables. C’est pour cette raison que j’écris ce texte. Il est destiné à tous ceux qui sont de ma famille, ceux qui sont morts, ceux qui sont vivants, ceux qui viendront. Ceux qui découvrant en eux des intuitions particulières pourrons connaître ainsi l’origine d’un curieux jeu de piste. Car chaque ancètre nous donne une partie de son savoir et de sa connaissance par héritage. Beaucoup de choses que j’écris seront sans doute considérées ou avérées comme en partie inexactes ou même fausses dans les années futures. Une grande part de notre passé est fait ainsi de choses transformées et délibérément détournées. Ainsi l’arrivée du christianisme est considéré comme une délivrance, alors que ce fut chez nous aussi une destruction de notre identité, un génocide culturel, moral, physique même.

J’ai aussi dans les Vosges des ancètres venus de l’Europe centrale.

Ainsi ce furent les verriers qui vinrent de Bohème qui nous transmirent les dons de découvreurs de recettes et d’alliages, ils étaient industrieux et habiles à trouver des astuces. Ce furent eux qui étaient nobles de par leur métier qui s’allièrent aux Seigneurs locaux et pour  finir aux maîtres de forges d’Uzemain. Tous étaient habiles dans les armes, dans l’exercice, dans le commandement, aptes à diriger une troupe et servir un Prince, soucieux de travail bien fait, et d’exploitation vastes et ordonnées. Parmi eux se trouvent aussi beaucoup d’ artistes. Il y a au moins la lignée Duhoux dont le premier vient semble t’il de la Belgique actuelle.  Mais d’autres lien familiaux avec ces industriels verriers existent aussi dans la lignée des Pierre.

Des lignées de forgerons des Vosges viendraient pour leur part de l’Angleterre et possédant aussi lorsqu’ils étaient maîtres de forges une noblesse qui les exemptait des tâches qu’on exigeait des roturiers. La fabrication d’armes de guerre exigeait les meilleurs aciers qui ne sont pas si faciles à trouver au niveau des minerais utilisables dans la nature. Une division du travail existait et les forges locales faisaient plus dans le fer blanc et les casseroles à la fin juste avant de faire faillite que dans les armures ou les lames nécessaires à l’équipement des armées. Ceci provenait surtout de la piètre qualité des minerais disponibles localement. Les lames de qualité venaient d’Allemagne dans le temps de Solingen en Rhénanie. Les techniques et les savoir faire venaient de là aussi.

 

Pour réaliser les aciers spéciaux nécessaires pour forger l’âme d’une lame coupante il faut de l’hématite très purifiée, du carbone et en petite quantité des sels de métaux rares. La présence de cuivre, de zinc, de plomb est nuisible semble t’il. Or il n’y a pas beaucoup d’hématites dans les filons disponibles localement. Ce qu’on trouve dans les étangs est toujours assez phosphoreux. On sait qu’il y a d’immenses gisements de  minette dans les zones calcaires de la plaine lorraine, qui n’est pas vraiment exploitable. Donc comme pour l’ensemble du monde les aciers vraiment coupant venaient par le commerce, ils étaient intégrés dans des aciers doux locaux pour réaliser des outils agricoles surtout, pas des armes de qualité semble t’il. Lors des fouilles les aciers anciens trouvés sont presque tous de mauvaise qualité, très susceptibles à la rouille. Ce qui n’est pas le cas pour les aciers locaux qui sont employés lors de la période romaine, et des invasions germanique par exemple qui subsistent dans les mortiers ou dans les caveaux. On retrouve des épées tordues dans les tombeaux, et lorsqu’on les retrempe on voit qu’elles sont faites d’un mille feuilles de couches d’acier de qualité différente avec une âme très coupante parce que faite de wootz, l’acier exceptionnel dont la production la plus importante était en Inde.

Il est probable que ces aciers venaient alors du Rhin, et étaient fait avec des minerais très riches provenant de mines lointaines amené par les divers envahisseurs orientaux. Les mines suédoises peuvent aussi avoir fourni une part de ces matériaux de très bonne qualité étant connues semble t’il depuis des siècles.

Notre famille compte dans sa lignée directe plusieurs sorciers notoires, dans les temps anciens, et aussi récemment. Aucun ne fut brûlé autant que je sache, aucune femme ou fille non plus. La sorcellerie fut toujours un don transmis par le sang, certains l’ont et d’autres ne l’ont pas. Bien sûr on ne dit pas  sorcier, mais sourcier, et depuis quelque temps radiéstésiste. On nait sorcier ! Le sorcier découvre un jour son don, et trouve naturellement l’initiation nécessaire à sa portée. La magie étant une chose étrange qui comme l’amour ne s’explique pas vraiment, et viole souvent les règles de la science la plus fine et intuitive. Il y a donc ce don dans la famille depuis toujours et dans presque chaque génération elle apparaît. Ceux qui s’y adonnent se trouvent assez souvent dans des positions singulières qui les mettent en demeure de cacher cette partie de leur nature. La singularité d’être sorcier va souvent de pair avec des manifestations cutanées et physiologiques qui nuisent à la santé et à une vie harmonieuse. Ce don lorsqu’il n’est pas maitrisé peut se transformer en une manie qui confine à la paranoïa et qui n’est alors jamais comprise par l’entourage immédiat. Les forces qui sont en jeu sont de l’ordre de celles pour lesquelles il n’y a pas d’explication physique crédible. Du moins en est il ainsi de nos jours encore, bien que la science de la vie ait fait de grandes découvertes. La magie n’est qu’une formulation de choses qui sont hors de tout contrôle réel, mais qui ont une existence attestée. On peut penser d’ailleurs que les rituels ne sont que des aide mémoire transmis au long des siècles. Un livre existe qui contient toutes les formules qui marchent dit on. Il suffit d’y avoir accés par la pensée, et de l’ouvrir à la bonne page. Mais ceci doit aussi être vrai pour ce livre qui contient l’avenir, qui contient le passé, le présent et qu’on peut ouvrir à volonté si on possède le don nécessaire, ou ce qui est plus probable l’initiation véritable. Que dire de l’âme des morts qui sont encore dans leur intégrité de vivants et qui ont gardé quelque mémoire de leur vie sur terre que le sorcier peut ressentir, non interroger mais sentir à distance par une communion avec les êtres ayant existés ou qui viendront sur cette terre. Le sorcier lorsqu’il descend sur terre, en naissant, puis après ses voyages lors de ses rêves chamaniques garde en lui un tracé de cette descente. Lorsqu’il rêve ensuite de choses et d’autres il va quitter son corps et aller avec son âme, une partie de son âme dans plusieurs lieux, il empruntera une route comparable à un cheminement dans l’air de l’athmosphère terrestre, ce qui n’est évidemment pas le cas, chemin qui sera presque toujours le même,  une sorte de tuyau sera utilisé, puis dans son rève  il ira au loin dans plusieurs lieux, où il sera confronté à plusieurs formes de vie qu’il connaît ou qu’il a simplement connues dans des vies antérieures, et là il formera plusieurs œuvres de ses sens, car il ne possède bien sûr pas de force et de muscles pour interagir, juste semble t’il la parole ainsi que les simulacres qu’il emporte avec lui, les musiques et les idées , et il observera en retour de sa présence dans ces lieux de l’autre monde plusieurs conséquences et vérités qui peuvent lui apporter l’enseignement des choses terrestres qu’il doit accomplir pour que les choses qui dépendent de lui se mettent en œuvre.  Que ceux qui sont sorciers puissent arriver jusqu’à cette phase et ne l’utilisent pas pour faire le bien ou le mal systèmatiquement, mais uniquement lorsque c’est nécessaire et que ceci correspond à une chose qui va dans le bon sens. Toutes les constructions qui sont sur terre sont comme des chateaux de sable, si nous voulons transformer cette règle alors la grande justice passera sur nos œuvres et les mettra à néant. Mais celui qui soulage le mendiant et le pèlerin sans en tirer profit, qui ne met pas en œuvre un cycle néfaste, celui là peut agir, constater qu’il a fait quelque chose hors norme et simplement s’en réjouir. Il y a de l’honneur à ne pas vouloir profiter de son don de voyance par exemple. De la prudence aussi. Car nul n’est assez stupide pour ne pas tenir compte des prédictions qui marchent. Si nous pouvons prédire l’avenir alors toutes nos actions seront couronnées de succés et nous trouverons les trésors nécessaires. N’ayons donc pas peur de nos dons un peu spéciaux, mais ne les utilisons que lorsqu’il n’y a rien d’autre à faire.

La passion de la chasse et de la pèche vient aussi des Baudouin. Cette forme ancienne du nom a prévalu jusqu’à mon arrière grand père compris. Elle vient du germanique Bald Winn qui peut se traduire par ami audacieux.

Le goût pour la guerre est fortement ancré dans notre famille. Les femmes sont comme Jeanne d’Arc, qui est née à peu de distance dans la plaine. Elles sont  fortes de caractère, et de pensée, entières, incapables de tromperie et autre laxisme. C’est par les femmes que nous sommes parents avec les Seigneurs locaux tous issus des familles de verriers de la forêt de Darnay, où se trouvent les sources de la Saône. Les femmes de notre famille ont bien sûr gardé cette force de caractère et certain traits perdurent encore aujourd’hui dans leurs agissements. Elles sont bien sûr dotées de sentiments nobles mais sont souvent imprévisibles toutes entières dans leur démarche et leur décision est souvent hors du simple réalisme.

Il y a dans ma famille vosgienne plusieurs ancètres dont j’ai quelque mal à connaître l’origine. Mon grand père avait une sorte de complexe de supériorité par rapport à la famille de sa femme. Il les considérait assez mal parce qu’il y avait une ancètre Mattias Marguerite fille naturelle d’une Mattias Elisabeth fille de ferme dont on ne savait pas d’où elle pouvait venir. Dans la famille Pierre certains étaient très bruns de peau, comme la Tante Célina, ce qui est assez rare localement. Alors que les Beaudoin étaient tous des bloncs aux yeux bleus très clairs. Ce complexe de supériorité qu’il portait s’exprimait aussi dans sa propre famille puisqu’il traitait sa propre fille ma tante Marcelle de « négresse » parce qu’elle avait les yeux foncés. Il s’entendait aussi très mal avec sa belle mère née Remy qui l’insupportait physiquement. Une des constantes dans le caractère des Beaudoin semble être de se marier avec des femmes dont ils n’aiment pas les parents parce qu’ils les jugent inférieurs de caractère et d’origine douteuse. Ce côté maléfique se double souvent d’un tri qu’ils font de leurs propres enfants. Les uns sont bons, les autres ils les estiment tarés. L’aîné a parfois une importance particulière mais ce n’est pas souvent le cas. Le plus souvent ce sont les femmes qui décident de l’avenir car elles survivent et remettent les choses dans l’ordre qu’elles estiment juste. Mon grand père paternel était un vrai tyran domestique. Il avait une grande idée de lui même. Il se considérait comme un musicien d’exception, et comme un soldat de grande valeur, ce qu’il était d’ailleurs semble t’il. Les autres lui semblaient très insuffisants. Il se disait socialiste d’ailleurs aussi, mais sans montrer la moindre trace de socialisme dans ses manières, étant aussi très avare pour les autres et ne connaissant que son bon plaisir. Il ne donnait à sa femme que le minimum pour l’entretien du ménage. Et lui avait comme constance de se fier à son bon plaisir et de ne se priver de rien. Ce n’était pas un humaniste. D’abord lui ensuite les autres. Ma grand mère qui l’avait supporté pendant tant d’années m’en a laissé un portrait très déplaisant. J’ai bien sûr essayé de faire la part des choses, car un homme ne peut être tout à fait mauvais, il a toujours quelques facettes plus valables qui même expliquent pour une part ses mauvais côtés. Mais j’avoue que je n’ai pas à ce jour compris cet homme, c’était un militaire de carrière qui a été au combat et qui a survécu à la grande guerre en étant blessé et gazé. Il a été un soldat de la France colonialiste et impérialiste, même s’il a surtout fait de la musique en dehors des conflits. Il avait quelques bonnes raisons d’avoir des idées et des comportements que n’importe qui jugeraient maintenant odieux. Du fait de son implication dans la musique militaire il n’a pas été promu comme il l’aurait mérité. Cette aptitude à se cantonner dans un domaine choisi pour l’intérêt qu’on en a est aussi un travers de notre famille contre lequel il est important de lutter. Ses chefs le jugeaient comme étant doué pour le commandement comme pour l’organisation, mais ils voyaient bie qu’il en faisait toujours à sa tête et qu’il ne travaillait que ce qui lui plaisait. En outre il n’avait qu’une éducation primaire, qui bien de bonne qualité par rapport à ce que l’on voit de nos jours était insuffisante pour prétendre à passer officier. Il restera donc sous officier toute sa carrière. Je n’ai pas trouvé trace de sa légion d’honneur dans les archives tout d’abord, mais finalement j’ai eu confirmation de cette décoration qu’il avait reçue sur le front pendant la grande guerre pour son courage exceptionnel au service de ses camarades.

Je sais qu’il a été décoré d’autre part à de multiples reprises pour fait de guerre. Mais je n’ai pas les détails de ses faits. Simplement j’ai eu en héritage de mon oncle Roger ses médailles militaires. Je ne sais pas si il y attachait beaucoup de prix, je ne le pense pas. Il nourrissait pour l’armée un sentiment de révolte. Il était heureux que son fils cadet soit parvenu à être officier, sorti de Saint Cyr.

Mon grand père paternel était ainsi assez arrogant.

Mais lui même portait une hypothéque sur son nom.

Son père était né sous le nom de Colinchard, et n’avait été reconnu que lors du mariage de ses parents lorsqu’il avait presque 4 ans. Ceci consiste une énigme à résoudre. En première noce sa mère avait épousé Jacques Charton dont je n’ai pour l’instant aucune information particulière. Elle était veuve lorsqu’elle épousa Beaudoin Charles. Mon grand père était sûr de la filiation de son père  qui était quelque fois nommé « le Chaurbon, en souvenir du fait que sa mère était la veuve Charton » ce qui pour lui représentait une insulte. Bien sûr c’était à l’époque assez difficile d’être un enfant né hors mariage, ceci donnait lieu à des suppositions sur la moralité de sa mère. Unique héritier d’un couple bien pourvu  il pouvait vivre assez bien pour avoir une nombreuse famille. Il eut 15 enfants dont beaucoup moururent très jeunes. Sur son acte de mariage il exerce la profession de sabotier. S’il a fait quelque fois des sabots c’est oublié depuis longtemps. Les souvenirs qu’on m’a rapportés le présentent plutôt comme un bistroquet qui tenait le bar pendant que sa femme tenait l’épicerie locale. Le reste de sa vie ne m’est pas connue. Je sais simplement par les confidences de ma tante Marcelle qu’il était souvent couvert de sporiasis. Ce qui pourrait faire croire que cette maladie est génétiquement transmise à  partir de lui. Mon père en souffrira surtout après 50 ans. Il en sera même couvert vers sa soixantième année, et pendant 20 ans il aura du mal à s’en défaire. Depuis quelques années vers ses 80 ans il semble mieux maitriser le problème.

Des autres Beaudoin des Vosges que je connais je sais simplement qu’ils sont tous bloncs aux yeux bleus. Leur caractère est souvent contrasté, jamais égal.

La famille a peu d’intérêt pour eux. Et ils n’ont plus de terre qui leur est propre, une terre ancestrale à mettre en valeur et à lèguer à la génération survivante. Certains ont bien réussi leur vie.

Mon oncle Roger fut semble t’il un bon officier. Un autre fut aviateur, pilote militaire. Il y a beaucoup de fonctionnaires. Un autre fut commerçant à St Tropez, avant de se retirer en Corse.

Entre eux il ne se fréquentent pas beaucoup. Il y a toujours eu des problèmes de famille et d’héritage qui les ont divisés.

Enfin tous sont plutôt difficiles à vivre, tout en étant étouffants avec leurs simagrées sentimentales.  Donc ma famille vosgienne m’est assez bien connue et je tiens à en laisser témoignage.

Revenons au temps du servage, un Seigneur dirigeait toute zone de quelque importance, il devait des comptes à son Suzerain pour ce domaine, et son but était de l’exploiter au mieux en y entretenant des colonies agricoles et industrielles, tout en y puisant les ressources pour sa propre subsistance, ses armes et ses hommes d’armes et serviteurs. Il semble qu’il n’y ait jamais eu de Seigneur d’Uriménil, je n’en ai pas trouvé du moins dans mes recherches, mais qu’il y ait eu dés l’origine un Ban regroupant les principaux clans du village. Et ceci vaut aussi pour Xertigny autant que j’ai pu le déduire des légendes. A Uriménil le tout seigneurial  semble appartenir à l’église ; aux chanoinesses de Remiremont semble t’il (à vérifier cette source me semblant assez peu fiable)

L’unité était le village et les familles qui quittaient un village pour un autre même proche avaient du mal à vivre à cheval sur les deux communes. Les lieux de ralliement étant l’église et le cimetière, plus que la mairie qui n’était qu’une sorte d’enclave étrangère. Dans les temps anciens, le maire n’avait pas besoin d’un local public pour officier, et cette nouveauté introduite à la Révolution, avec l’Etat Civil et la maison commune n’a jamais été vraiment considérée comme signifiante. La révolution institua la maison commune, la mairie. Le curé avait autrefois une vraie existence, qui s’est dilluée après la laïcisation de l’Etat jacobin et la révocation du concordat signé par Napoléon ; et ceci par les lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Comme partout où les familles sont propriétaires de terres depuis des siècles, et s’y cotoient sans rapine et destruction mutuelle, la chose publique semble une charge redoutable. L’opposition et la majorité sont très proches l’une de l’autre et peuvent basculer facilement dans le n’importe quoi. Peu de choses vraiment significatives peuvent être entreprises, tout ce qui aboutit vient de l’Etat et de la Préfecture, localement l’immobilisme et le conservatisme sont la règle. Le remembrement par exemple n’a jamais été entrepris, l’assainissement est déficient, les divers services publics communaux sont très insuffisants. Et pourtant la commune est très riche, car elle possède de vastes propriétés foncières communes constituées essentiellement de bois. Il est facile de soupçonner l’Etat de manipulations visant à stériliser les actions locales et les biens des communes rurales, lorsqu’on examine la gestion des communes on se rend compte qu’il y a aussi une vraie incapacité du système démocratique qui est basé sur le suffrage représentatif. Toutes les communes vraiment développées ont eu des seigneurs qui s’occupaient sérieusement de leur territoire. L’excés de régime démocratique a toujours conduit à une quasi anarchie. Avec l’arrivée de personnes non impliquées dans les clans locaux se forme toutefois des  pôles de changements. Ceci m’a toujours fait horreur. Nous sommes tous parents dans cette communauté et au lieu de nous entendre pour élire un syndic parmi nous nous confions la magistrature et le pouvoir à des métèques et des étrangers qui nous rançonnent et nous méprisent. Voilà le piège de la démocratie, parce que nous sommes divisés nous mettons au pouvoir des minorités assez colonialistes.

Les villages de cette zone de collines sont composés de fermes dont le plan d’ensemble est quasi identique. Il s’agit de bâtiments de pierres formant un carré de 20 mètres de côté,qui ont deux niveaux pour les humains, accolés se trouvent grange étable, et un vaste fenil situé sous le toit. Les pentes du toit sont faibles quasi identiques à celles des zones provençales. Ici pas de toits pentus équilatéraux comme en zone germanique. Les portes se trouvent sur la façade exclusivement, généralement une petite porte rectangulaire pour l’entrée dans la grande salle commune, là où se trouve la cuisine, avec le poêle et le fourneau, la cheminée, et de l’autre côté la vaste grange permettant de rentrer une charrette pleine de foin, avec un linteau en voûte romane, le tout fermé par une porte en bois de deux vantaux, dans laquelle le plus souvent une petite porte auxiliaire est disposée, le tout ouvre sur une vaste salle haute de plus de trois mètres. Au dessus de cette grange se trouve le fenil qui se prolonge sous tout le toit. La grange fait généralement toute la largeur du bâtiment. Sur sa droite se trouve le plus souvent les stalles pour les bestiaux, vaches, chèvres, ou même porcs. Une petite porte servant à desservir l’arrière lorsqu’il y a un jardin, un verger, ou un enclos attenant. Il y a aussi généralement une cave creusée dans la terre pour conserver les légumes l’hiver. Elle est généralement couverte d’une voûte en pierres.

Dans les village les maisons sont parfois construites avec des murs mitoyens, vestige d’un clan familial, mais le plus souvent chaque maison est isolée. Dans mon enfance je me souviens de l’impression d’ensemble d’un village. Une odeur de bouse de vache flottait partout quasi générale, les bêtes paturaient dans les champs aux beaux jours, conduites le matin après la traite, et ramenées le soir. Il s’agissait alors d’animaux de race vosgienne pie noire, de petite taille, très rustique. Actuellement les troupeaux sont constitués d’animaux qui ressemblent de plus en plus à la Holstein et les pacages sont réduits à proximité de la stabulation où la traite est réalisée. Les bœufs qui servaient aux travaux de la terre étaient généralement de race pie rouge des plaines eux. Je ne me souviens pas d’avoir jamais vu des vosgiennes attelée à un joug dans mon enfance. Dans le temps il semble que c’était ce qui se faisait lorsqu’on avait pas de quoi se payer un attelage de bœufs. Il restait dans les jours de mon enfance quelques attelages sous le joug, et semble t’il c’était la règle dans tous ces pays pentus d’utiliser des bœufs pour le labour, le transport des charrettes de produits, et le débardage des bois. Les bœufs étaient liés à un joug, et poussaient avec leur tête les différents attelages. Je n’ai presque jamais vu de chevaux travailler dans les champs dans les Vosges. A la réflexion je n’y ai jamais vu un cheval de labour même. Il y avait très peu de tracteurs alors. Les moissons se faisaient avec la mise en gerbe des épis, qui formaient des meules dans les champs, les faucheurs utilisaient des faux. Puis le tout était emporté en charrette jusqu’au lieu de battage ou se trouvait une batteuse mécanique il me semble qu’elle fonctionnait encore avec une machine à vapeur. Tout ceci disparut très vite avec l’arrivée du progrés de la mécanisation. Le seigle, l’orge, le froment étaient alors régulièrement cultivés, presque par toutes les exploitations. Les épis étaient le plus souvent très diffus, il y avait souvent de la verse, et le tout était agrémenté de coquelicots, de bleuets, voire de chardons et d’autres mauvaises herbes. Des vergers subsistaient encore alors un peu partout autour des fermes et dans les jardins, il n’y avait pas de ferme sans basse-cour , sans jardin et sans verger. Presque partout ces vergers étaient déjà à l’abandon, il s’agissait de vieux pommiers, je ne me souviens pas d’avoir vu planter de jeunes arbres fruitiers alors. Il y avait aussi des cerisiers, et si j’ai bonne mémoire c’est tout. Pas ou peu de prunes, pas de poires, pas de noix. Tout le monde avait un pied de rhubarbe, et quelques pieds de groseillers. En bordure de haies il y avait des noisetiers, et des ronces qui fournissaient des mûres dont la confiture était un vrai régal.

Il y avait disséminé autour des habitations beaucoup de champs de pommes de terre, mais il s’agissait surtout d’auto consommation. La plus grande partie servait à engraisser les porcs de l’exploitation, le reste était destiné à la nourriture de la famille. Les usines d’amidon qui utilisaient cette matière première avaient fermé déjà et le marasme était partout dans toute cette société, potentiellement riche mais qui a de nombreux travers qui la conduise à vivre assez mal. La terre sableuse locale convient bien à cette production de pommes de terre, mais il faut beaucoup de travail d’entretien qui alors était fait à la main. Il y avait aussi les invasions de doryphores qui étaient de vrais cauchemars. Les insectes étaient ramassés à la main, et grillés ensuite avec du pétrole. Mais ils revenaient sans cesse à la charge, s’étant acclimatés dans la région, vivant sur les morelles et autres plantes de la même famille fréquentes dans les friches, clairières et sous-bois. Il y avait aussi la dégénérescence due à des viroses. Toutes ces plaies conduisirent à l’abandon progressif de la culture de la pomme de terre. Mais de superbes recettes culinaires avaient été inventées et utilisées pendant des générations, ce qui en fait une des bases de la gastronomie locale. Je me souviens bien des cocottes de fontes de ma grand mère qui produisait sur le feu de bois de sa cuisinière une sorte de hachis parmentier qui était un régal incomparable, cuisiné avec du lard et quelques aromates, le caramel de la pomme de terre grillée avec la viande délicatement tranchée. Tout était mesuré alors, tout était cher, aucun gaspillage n’existait. Le pain sec était donné aux animaux de la basse cour, comme tous les autres restes. Mais il n’y avait jamais de reste de nourriture. Tout repas commençait par une soupe de légumes du jardin dont le goût inimitable me poursuit encore. Il fallait du chou, des légumes frais, quelques abatis de volailles, ou une queue de bœuf. Les jours de fête c’était le potage, ou le pot au feu. Comme les clapiers regorgeaient de lapereaux il ne se passait pas de semaine sans qu’on mange du lapin. Le plus souvent en civet, et c’était un vrai régal.

Pour compléter mes souvenirs sur l’architecture des maisons vosgiennes je vais dresser rapidement un inventaire de leurs caractéristiques. On a déjà vu qu’il s’agit d’un bâtiment de pierre, couvrant 400 m2 au sol, avec une vaste grange à foin qui se trouve au dessus, juste sous le toit, et qui le plus souvent couvre toute la superficie disponible. Le foin étant un bon isolant en hiver. Il y avait aussi généralement un fruitier dans ce grenier une pièce aménagée dans les combles qui permettait de stocker les pommes. Rien n’étant mécanisé les charges de foin étaient manipulées en vrac soit à la fourche, soit dans des ballots fait d’une toile remplie puis serrée avec des ficelles. Le foin devait être bien sec, sinon il pouvait fermenter, et même entrer en combustion. Pour la même raison le toit devait être étanche. Localement ce sont des tuiles qui viennent des fabriques lorraines. Sans doute depuis plusieurs siècles. Mais j’en doute toujours parce que j’ai entendu parler des éclisses qui servaient à couvrir les toits, qui étaient faites sans doute à partir de bois de chêne, et je crois que les maisons avant le 18ème siècle étaient souvent construites en bois et couverte d’éclisses.

Toutes les maisons de pierre que je connais portent la date de leur construction gravée dans une pierre située au dessus du sous-bassement et je n’en connais aucune qui soit antérieure à 1800. Mais je peux me tromper absolument…

Je n’ai pas d’information précise. Il semble que dans les hautes Vosges on utilisait le sapin pour réaliser la couverture des toits traditionnellement, il n’y a pas beaucoup de mélèze dans notre forêt, du moins je ne me souviens pas d’en avoir vu. Les pentes des toits sont de même type que dans les Vosges c’est à dire à 120° environ au niveau de la ferme sommitale. Ce qui se rapproche de la pente que l’on trouve dans le midi, et qui est aussi celle utilisée par les romains. En Alsace et dans les pays germaniques cette pente se rapproche de 60°, ce qui semble provenir des architectures germaniques à colombage, les murs étant fait de torchis à l’origine. Il n’est pas exclu que les Vosges aient eu des bâtiments à colombages dans un passé lointain, car les maisons les plus anciennes que je connais ne remontent pas au delà du début du 19ème siècle. Une recherche à ce sujet devrait être faite. D’autre part le fait que tous les bâtiments sont faits sur le même plan met à mal cette hypothèse. Ainsi que les portes charretières qui ont toutes le même type d’arc roman. J’aimerai savoir si l’architecture locale était bien identique avant la révolution, personnellement j’en doute. Les murs faits de pierre de grés local, sont jointoyé avec le sable local mélangé de chaux, ce ciment est peu fiable, et le plus souvent s’effrite facilement et peut être gratté avec l’ongle. L’enduit extérieur fait de même à la chaux part par plaque, ce qui fait que presque tout le monde l’a depuis longtemps recouvert de tôles, ou de bardeaux de fibrociment qui défigurent complètement ces façades. L’épaisseur des murs environ 50 centimètres, du bout du médium jusqu’au coude sans doute. L’intérieur recouvert de plâtre. Pas de boiseries le plus souvent, pas non plus de poutres apparentes. Le sol recouvert de plancher. Et dans les granges le plus souvent de la terre battue.

Le ciment et le plâtre viennent de la Lorraine calcaire car il n’y a pas du tout de calcaire dans toute la région, et l’argile même y est assez rare, au point que des tuileries je n’en connais point.

Très peu de lieux comportent un pavage de briques ou de pierre. Les caves avec un sol de terre battue le plus souvent, leur entrée étant située à l’extérieur des bâtiments. Les toilettes rustiques étaient le plus souvent situées au fond du jardin, et les gens disposaient d’un pot de chambre qu’ils vidangeaient dans cet endroit. Mettant juste un peu de terre de temps en temps sur le tas. Mais les excréments humains ne servaient jamais à engraisser les légumes et ne finissaient donc jamais sur le fumier qui donnait le compost utilisé comme engrais dans le jardin. L’eau coule partout, il y a peu de puits, mais de nombreuses fontaines, chaque ferme avait sa source généralement canalisée qui coulait dans un réceptacle taillé dans le grés, une petite cuve servait à recueillir l’eau la plus pure qui servait à la boisson, une grande cuve servait elle à faire la lessive, et à tremper et laver toutes choses.

Toute ferme avait son tas de fumier, souvent situé dans ce qui servait de basse cour, et les volailles y chassaient les insectes et les vers. Le coq perché sur le tas lançait son cri à l’aurore, dés qu’il était libéré par la fermière, lorsqu’elle allait traire ses vaches, ou ses chèvres. Chaque ferme élevait des poules, qui couvaient et élevaient leurs poussins. Les bandes de poules allaient se régaler d’insectes dans des prés, ou dans le verger. Lorsque rien n’était clôturé, ce qui était la règle alors elles trainaient dans les environs, traversant les routes et les rues du village. Ce qui causait bien des accidents. Les poules mortes ou blessées finissaient à la casserole. Une chose détestable était alors de les plumer après les avoir ébouillanté dans une grande casserole genre lessiveuse. Il flotte alors une odeur très particulière qui m’est restée. Après il y avait de bons bouillons et la soupe s’améliorait. Mais quelle catastrophe lorsqu’il s’agissait de la meilleure poule. Quand aux races de poules elles étaient nombreuses alors et elles se sont perdues.

Il y avait partout des chats absolument nécessaires pour lutter contre les rats et les souris. Ils se trouvaient chez eux dans la cuisine, et avaient même des chattières pour aller et venir à leur guise.

La grange, les animaux et le foin,occupaient le plus grand volume de l’habitation. Une grande porte charretière surmontée d’une arcade  romane pour permettre les allées et venues des charrettes pleines de foin ou de paille, se trouve généralement fermée d’une vaste porte s’ouvrant vers l’intérieur en deux parties. L’une de ces demi porte comportant assez souvent une petite porte, permettant le passage d’un homme ou même d’un animal.elle même  une autre porte pour entrer dans les locaux destinés aux humains, et d’abord la grande cuisine carrée avec sa cheminée établie contre le mur de séparation de la pièce de réception qui y est adossée, quelquefois un couloir étroit permettant de passer de l’entrée à cette pièce de réception sans devoir entrer dans la cuisine. Derrière cette pièce de réception un accès à une cour jardin, basse-cour, poulailler, cabanes à lapins et autres dépendances pour l’élevage de menu bétail. Toutes les fermes avaient ces aménagements. Les chambres des enfants, et celles servant à dormir se trouvant le plus souvent à l’étage.

Dans cette contrée où  il fait froid plus de 6 mois par an; seule la cuisine était chauffée continuellement. Ailleurs de faibles fourneaux entretenaient une chaleur minimale, empêchant l’eau de geler au plus. Les lits étaient réchauffés par une bassinoire sorte d’ instrument comportant un récipient en cuivre dans lequel on mettait quelques charbons ardents et qu’on portait avec un manche en bois,  et une bouillotte mise aux pieds des dormeurs, cette dernière était quelque fois en caoutchouc contenant de l’eau, mais le plus souvent  elle était constituée d’une brique chauffée dans le four entourée de laine. Sous l’édredon avec le bonnet les gens passaient l’hiver sans chauffage. Et ils survivaient bien, ceux qui tenaient le choc étaient résistants. Mais ceci explique sans doute pour une bonne part les morts en bas âge qui étaient nombreuses. Ainsi mon grand-père, était le cinquième enfant, les trois premiers moururent en bas âge, et le quatrième à la guerre. La situation sanitaire devait être très critique alors. Sa mère mit 15 enfants au monde.

Son père était l’enfant unique d’un couple de veufs, légitimé lors du mariage de ses parents. Sa mère provenant elle d’une famille les LOUIS qui était fort prolifique alors. Elle même alliée aux POIROT autre clan très prolifique. Beaucoup pensent que l’origine du nom Poirot est le prénom Pierre, mais il est plus vraisemblable que ce nom fut donné à ceux qui élevaient des poiriers, il y a d’ailleurs un mont Poirot en Haute Saone, jouxtant notre zone vosgienne. En remontant le cours des générations la lignée BAUDOUIN d’Uriménil se déplace sur Xertigny au 17ème siècle, le gros bourg proche, et sans doute La Chapelle aux Bois, Amerey, et autres lieux dits de cette commune.

Treize générations connues de BAUDOIN sont nés, se sont mariés, ont eu des enfants, et sont morts à quelques kilomètres de la ferme où je suis né. Leurs os reposent dans la terre des cimetières proches des églises et des mairies. Leurs terres sont désormais entre les mains des quelques rares agriculteurs qui restent, les bois ont été pour la plus part soit annexés par l’Etat, et la Commune, soit accaparés par les familles des patrons des industries locales, nouveaux seigneurs de notre contrée, et comme tels soumis à une certaine reconnaissance mélangée d’ostracisme et de quasi mépris, bien qu’ils aient développé une sorte d’assistanat social, et que leur implication dans l’économie et la politique locale soit de fait essentielle,  voire déterminante. L’Etat est ici quasi absent, il brille par son absence. Comme s’il ne savait qu’aspirer l’énergie et la richesse locale, sans jamais rien bonifier. L’essentiel de la richesse française est depuis toujours gaspillée dans des aventures stériles en terres étrangères, pour le bénéfice d’une petite faction d’accapareurs et de colonialistes,  dans le but de civiliser et pour aider des populations qui nous haissent du fait de notre intrusion et nous envahissent  avec leur surplus de population.

Les patrons d’industrie d’Uriménil sont  les Bihr. Immigrés alsaciens de Mulhouse(ancienne ville libre cohalisée avec les cantons suisses jusqu’à la révolution) ou des environs lors de la fracture de 1870 qui vit l’Alsace revenir à l’Allemagne germanique qui se constituait en rassemblant les peuples germaniques , selon le principe des nationalités que défendait  Napoléon III, qui utilisa d’ailleurs cet argument pour justifier l’aide significative apportée à l’Italie qui se constituait en Etat National contre l’Etat Autrichien. Pour ce service la France impériale et impérialiste reçut le Comté de Nice partie intégrante de l’Etat Sarde jusque là.

ORIGINES ALSACIENNES.

Ma mère a une origine alsacienne, j’ai vécu surtout en Alsace dans mon enfance. Ma période de formation intellectuelle et affective s’y est déroulée.  J’épousais à Nice le 27 décembre 1971, Viviane Chantal Gisèle SCHOEPFF.  Alsacienne par son grand père paternel, du Comté de Nice par ses arrière grand parents paternels, de Corse, d’Antibes…

Nous sommes dépendants de l’histoire des lieux habités par nos ancètres.

Je connais bien ces problèmes historiques et j’ai eu conscience depuis toujours de la mauvaise foi des historiens et des hommes politiques sur ces sujets. Voici une vue de mon village vers l’année de ma naissance, la maison où je suis né est à gauche en bas. C’est celle que le père de ma grand-mère paternelle PIERRE Charles Joseph Prosper, menuisier, ébéniste acheta, mais je n’ai pas d’information précise à ce sujet.

 

 

 

J’ai été confronté à la France, je sais que cette entité ne représente pas ma Patrie, mais un ensemble étranger, profondément en opposition avec ce que je suis et sens en moi. Un Etat National qui était et est resté par bien des points un Etat Impérialiste, dominateur, dont le but est de franciser des différents éléments nationaux qu’il rassemble, Etat très centralisé, Jacobin…J’ai essayé de comprendre l’Empire français, d’y trouver un charme singulier même, de défendre cette œuvre illusoire, dispendieuse inutilement. J’ai vite jugé ce colonialisme abominable et inique, jalonné de millions de crimes militaires et politiques inutiles qui n’ont rien arrangé. J’ai vite compris que ces aventures coloniales étaient des entreprises de pillage entreprises dans le but presque exclusif de permettre à quelques puissants de s’enrichir facilement. Le colonialiste, l’esclavage, le servage, l’utilisation de main d’œuvre à bon compte, toute forme d’immigration qui y sont attachés m’insupportent et le jacobinisme me fait horreur.

Mais, j’ai aussi compris comment on pouvait devenir attaché à la France au point de quitter sa terre natale pour la France. L’impérialisme allemand qui annexa les terres germaniques de l’Alsace et de la Lorraine était dirigé par les Prussiens, gens qui par bien des points nous sont très supérieurs lorsqu’il s’agit d’administrer et de réguler, d’éduquer le Peuple et de faire de l’ordre et de la stabilité.

Rien n’est moins Allemand qu’un Prussien ! si on y regarde de prés, et  pour avoir fréquenté le conglomérat des Germains mélangés aux fonds celtiques qui va des Bavarois très celtisés, jusqu’ aux Saxons qui sont essentiellement des Scandinaves, en passant par les Souabes, et autres Rhénans, dont les Alsaciens du sud et du nord qui sont très particuliers.

Les populations germaniques proviennent selon la tradition de la fusion de deux peuples différents, les Ases qui venaient d’Asie, et les Vanes qui étaient les gens du Pays. Ce sont les Ases qui prirent le pouvoir politique. Toute cette histoire est inscrite dans la mythologie des germains.  L’ordre des chevaliers teutoniques créa la Prusse dans une région ou vivaient surtout des Lithuaniens, des Baltes qu’on qualifie généralement de Germains bien que leur langage soit encore proche de l’indo européen, quelques tribus slaves, et les Borussen qui donnèrent le nom à l’Etat. L’ordre dépendait de la Royauté de Pologne, construite par les Jagellons des Princes Lithuaniens, même si les chevaliers de l’ordre étaient des nobles allemands, la plus part de la population et de leurs serfs n’ont jamais été allemands. La différence entre les germains et les slaves est infime, il s’agit de peuples qui ont sans doute la même origine. Et leur apparence physique est généralement la même. Les slaves avaient une structure politique plus socialisante que les germains qui étaient dirigés par des nobles, la classe des nobles n’existait pas vraiment dans les zones slaves, elle fut mise en œuvre par les germains qui s’unirent à ces peuples, le nom de boyard est un vocable germanique « boy :garçon » « ard : fort, hardi », le prénom Vladimir que tout le monde croit d’origine slace est aussi germanique il s’applique à Odin qui avec ses frères démembra Imir, vlad veut dire démembreur.

Tous les Prussiens ont plus d’ancètres Slaves, Baltes, Français, Polovniens, Borussen que d’Allemands, y compris les Junkers ! Il est aussi vrai que les nobles Russes furent à l’origine des Suédois Varègues, donc des membres de tribus germaniques, que toutes les ethnies de cette régions ont cohabité et se sont mélangées entre elles pendant des millénaires. L’empire de la grande Pologne qui regroupait la plus grande partie de l’Ukraine fut construit par une famille les Jajellons, des Baltes de Lithuanie ou Lituanie. Cet empire mit fin à l’indépendance de l’ordre, qui devint un simple département de la Pologne, jusqu’à l’indépendance de la Prusse. Curieusement c’est de la politique des Jagellons qu’est issue la décadence de la Pologne, d’abord avec l’élection des rois, puis avec l’instauration d’un régime seigneurial qui dépouilla les villages de leurs libertés et qui supprima la répartition des terres par le Mir, système socialiste à visée nataliste. Après cette réforme seuls les nobles purent posséder des terres, les terres comprenant aussi alors les villages et les villageois. Ceci entraina une régression absolue, l’envahissement des territoires entiers par des nomades et des migrants de toutes sortes. La pire des choses qui puisse arriver à un Etat et une Nation s’est produite en Pologne à la suite des succés de conquête impressionnants de la dynastie Jajellon. Et la Pologne a failli disparaître à la suite de cette folie. Du duché germanisé de Prusse sortit pourtant le régime le plus apte à réussir quelque chose de romain que l’occident ait connu depuis le royaume franc, un ensemble administratif, politique, militaire doté d’une organisation imparable, avec un système éducatif de premier ordre. De la Prusse sortit un peuple d’élite

Partie de la grande Pologne, la Prusse est la construction de l’Ordre Teutonique, le dernier grand maître étant devenu Roi après sa conversion au Protestantisme. Etudier la réussite de cet Etat explique assez bien les vertus politiques qui découlent de la discipline prussienne. Il faut de l’esprit, de l’ordre, de la méthode, de la philosophie, le tout appliqué d’une main de fer, dans un gant de velour. Un Peuple se forge comme ça ! il faut plusieurs générations simplement. La règle est assez simple. Il faut édicter des lois simples et efficaces, assorties de châtiments exemplaires. Ensuite il faut d’une main de fer les faire appliquer. Au départ il y a bien quelques personnes qui narguent l’autorité, mais au bout de quelques décennies de gouvernement sans faiblesse,  ils ont été éliminés du paysage avec tous ceux qui se conduisaient sauvagement. Car après cette cure d’ordre tout devient facile, et les prisons et camps de travail deviennent presque inutiles.

L’Allemagne fut longtemps un ensemble incohérent livré aux appétits des mafieux de tous poils. Avec des Princes qui étaient surtout occupés de leurs petits bénéfices. Et ceci n’a pas changé fondamentalement actuellement. L’Allemand est par nature une proie rêvée pour les trafiquants métèques qui usent de corruption et vivent de l’usure, pour les colonialistes de tous poils. L’Allemagne n’a été unifiée qu’en 1870, et en 1918 elle a été démantelée en grande partie. La tentative hitlérienne de reconstituer l’Empire des Allemands a aussi été un échec total du fait de l’imbécilité des politiques guerrières menées ou subies plutôt. Par deux fois les forces colonialistes ont imposé un régime fédéral faible à l’ensemble allemand, la deuxième fois divisant le territoire par un rideau de fer. La plus part des Allemands pensent fermement actuellement que l’hitlérisme était une erreur absolue, ils exagèrent, cette folie meurtrière était aussi un sursaut violent de peuples mis en jachères par des impérialistes triomphants. Les Allemands ont droit à un Etat national indépendant, ils sont depuis dans une situation quasi coloniale, sous contrôle.

La Démocratie en Allemagne c’est le loup dans la bergerie. Les Allemands forment le Peuple le plus simple à duper et asservir. Même du temps de leurs Princes ils furent une vraie colonie pour les gangs affairistes et les usuriers internationaux. Ils ont attirés les gangs juifs comme la charogne attire les essaims de mouches et sécrété les Sionistes et les Askénazes (ce qui peut se traduire par « Allemand » en Yddich , Askénaz est cité dans la bible comme étant un descendant de Noé, et viendrait du persan qui désignait le peuple des Scythes de Aschkuza).  Ces communautés inombrables du colonialisme juif. Le Yddich Land, cet ensemble de Steattels véritable préfiguration des colonies de Gallilée et des Kiboutzims de l’Etat Juif de Palestine qui a pris le nom d’Israël. C’est parce que l’Allemand est par nature d’une naïveté confondante que les races mercantiles, trafiquantes et affairistes se rendent maître de toute la richesse disponible. Ainsi après la guerre de trente ans, dans le domaine des Princes d’Allemagne ce sont bien les usuriers qui ont acquis l’essentiel des terres disponibles. Et ces accapareurs se sont goinfrés à chaque occasion ensuite. La fin de la monarchie a été aussi une occasion idéale pour leur main mise.

De par mes ancètres je suis bien plus allemand et germanique que n’importe quelle autre ethnie de l’hexagone, comme de la France totale avec toutes ses ramifications venant des aventures colonialistes.  Les Lorrains de ma famille ont une horreur des Boches et se croient assez naïvement Français. Les Alsaciens de ma famille sont partagés sur ce sujet ils ont une même idée de leurs deux oppresseurs, ils ont été les dindons de la farce. Leur langue maternelle est allemande sans conteste. Ils sont Allemands de droit, parce que le Deutchland est aussi et avant tout l’état national des peuples germaniques, donc de ceux qui parlent un dialecte allemand. Ils ont été colonisé par la France, puis décolonisé, et défrancisé par le Reich allemand. Si on leur demande comment ils se sentent, et qui ils sont ? ils répondent volontiers et le plus souvent : « assez mal, mais nous sommes français  bien sûr » après c’est un jeu de propagande que de leur dire qu’ils ne sont pas des Allemands de France. La France est un état multinational, qui pour cette raison cultive le nationalisme de la langue et de quelques autres traits politiques qui ne veulent rien dire comme la laïcité, la république, les prétendus droits de l’homme, l’égalité, la fraternité, et même la liberté…Bon il vaut mieux en sourire !

La logique est ce qu’il y a de plus important pour un être libre. C’est cette aptitude à juger des choses qui nous permet de lutter contre toutes les tyrannies. La francisation de l’Alsace est une horreur colonialiste, ça c’est une chose sûre ! L’Alsace est une partie intégrante de Deutchland, ça aussi c’est sûr ! La vérité sur la nationalité qu’on essaie de connaître par d’autres moyens. Le terme de libre penseur ne devrait pas effrayer les humains de ce siècle. Bien sûr une autre tyrannie remplace toujours celle qui est tombée ou a été mise au rancard. Une nouvelle tyrannie s’installe lorsqu’on a brisé les moules anciens, on crée alors de nouveaux moules encore plus aliénants.

J’ai trouvé une idée assez naïve pour exprimer mon attachement à ma partie alsacienne. Oui je crois qu’en moi il y a tous les espoirs et tous les devenirs du peuple alsacien. Je me sens fier d’être issu d’une communauté qui est française et allemande à la fois. Plus allemande que française sans doute mais ceci n’a pas beaucoup d’importance par les temps qui courent.

Je suis aussi surtout Lorrain de la montagne des Vosges. Et là aussi je ne suis pas vraiment de la France. Mes ancêtres avaient des Princes qui étaient indépendants de l’entité politique française et qui géraient très bien leurs affaires sans l’aide de la France. Je me sens plus Européen que Français. Et surtout je ne tiens pas à ce que l’Europe devienne comme la France, centralisée à outrance, impérialiste et jacobine.

Ma partie germanique s’exprime par le fond de ma personnalité qui est d’un romantisme absolument délirant parfois. Je sais bien que ceci conduira au nihilisme le plus triste et ensuite à faire n’importe quoi par réaction. La bonne doctrine humaine est celle qui s’appuie sur les faits et le traitement des problèmes existants par des méthodes scientifiques raisonnables. Nous savons que les idéologies sont elles bâties sur des idées et des systèmes idéologiques freulâtés. La pire des choses ce sont les bons sentiments ! nous devons nous défaire absolument des bons sentiments. Tant que nous ne ferons pas ce qui convient pour que les roues tournent elles ne tourneront pas ; les directives sociales que nous mettons en place actuellement sont des roues carrées.

 

Et je connais bien les faiblesses des germains, celles du peuple de base (des niais pour la plus part avec bonne conscience et peu d’énergie pour lutter contre l’ordre des choses). Même leurs philosophes ne trouvent pas qu’il faut ruser et rendre coup pour coup à la corruption qui vient des accapareurs étrangers.  Je sais que ces gens sont honnêtes au point de se faire dépouiller par les nobles et toutes les espèces de parasites que la race humaine a générés, sans se défendre. L’Allemagne c’est comme une ruche pleine de miel pour les parasites. En leur racontant des belles histoires on peut faire n’importe quoi d’une communauté allemande, des gens vraiment sans esprit d’indépendance, prédisposés à l’exploitation. En Allemagne depuis des millénaires les parasites sont toujours gras et arrogants. Et tout ceci vient de l’absence de vrai gouvernement de ces régions par des gens vraiment nationalistes, et éduqués. L’esprit allemand est vraiment peu structuré, il ne résiste pas à des ethnies qui manient l’intolérance et la ruse, qui alors rafflent toutes les mises en très peu de temps.

Je sais bien que l’Allemagne est un terrain d’anarchie, le plus fécond de la planète. L’Alsace étant sans doute ce qu’il y a de plus allemand dans le monde, une zone ou l’impérialisme français s’est illustré. Cette incapacité à être indépendant et cette facilité  à se laisser coloniser m’a toujours scandalisé profondément.  Mes ancètres alsaciens parlaient alsacien entre eux un dialecte allemand, le Français a toujours été une langue très étrangère pour eux.

Mais en Alsace l’esprit était devenu français pour beaucoup de gens, même si pour la majorité c’était l’esprit bavarois ou même autrichien qui prévalait. L’Alsace était aussi un ancien bastion de la réforme…En tout cas c’est en Alsace que le génie allemand et français se confrontèrent,  et ce n’est pas l’esprit français qui sort vainqueur de la comparaison, pas pour moi, et pas non plus pour les autres humains qui réfléchissent sur leur condition en général. L’Alsace est une partie de la Germanie annexée par la France.

La France elle même a été à l’origine une création des Francs eux même descendants de tribus germaniques originaires de Hollande et sans doute avant de la Scandinavie au moins en ce qui concerne les familles nobles.  En Alsace l’esprit français  est nettement amélioré par les qualités de l’esprit réformateur de la Prusse qui pourtant n’y a jamais prévalu que de 1870 à 1918 soit 48 années à peine. Cet esprit de respect de la forme et de la règle que les Prussiens savent mettre dans toutes leurs activités, ces Prussiens qui d’ailleurs ne sont pas des Allemands de souche, en effet slaves, baltes et même protestants français chassés lors de la révocation de l’Edit de Nantes en forment l’essentiel du peuple. L’Alsace est une colonie française en Allemagne, l’Alsace est la terre des Alamans. L’Alsace a été prussienne et aussi annexée par Louis XIV.

Les Alsaciens penchent du côté allemand, même après prés d’un siècle de redomination française, ils sont par nature des Allemands avant d’être de France, leur culture et leur génie sont allemands…Ils en ont conscience au point que le métropolitain est un Français de l’intérieur (donc ils se situent eux comme Alsaciens à l’extérieur de cette France) et le Vosgien pour sa part sera toujours un Polonais référence sans doute à une expression d’origine prussienne. Je me considèrais comme un hybride franco allemand, longtemps avant de comprendre qu’il n’y avait aucune différence profonde entre les gens, de chaque côté des vosges, sauf le langage qui différe et le fait que les Allemands ont été parfaitement éduqués par leurs Princes, alors que la civilisation française est faite de laisser aller et de laisser faire qui frôle toujours l’anarchie gauloise, celle perpétuée par les Bagaudes jadis et par la racaille depuis la révolution française qui a mis fin à l’oppression bien construite de la religion catholique. Les nobles étant retenus à la cour des rois ont oublié le plus souvent de faire leur travail d’éducation du peuple, et n’ont pas développé leur province. En France les privilèges sont partout. En Allemagne chacun apporte sa pierre à l’édifice. Toute la France est bâtie sur les privilèges que certains ont et que d’autres n’auront jamais. Il y a beaucoup trop de lois désordonnées dans tous les sens, seuls les tricheurs y sont comme des poissons dans l’eau, il y a aussi beaucoup trop d’impôts, la plus part très injustes. Enfin la France est un Etat impérialiste, colonialiste, qui ayant perdu son empire colonial extérieur intègre des population diverses venant de ces contrées colonisées sans être regardante et attentive sur les conséquences désastreuses qui en découlent pour le Peuple.

Etant métis de deux cultures, j’ai parfaitement intégré le fait qu’il fallait faire un choix, entre l’Allemagne et la France, que le choix alsacien était d’être au milieu, ni Français, ni Allemand, Alsacien avant tout. J’ai vu l’aptitude à faire mieux que les Français se déliter, disparaître le plus souvent même. L’esprit alsacien manque de la  plus élémentaire finesse. La décadence des mœurs y est pour beaucoup. La francisation par la marginalisation du dialecte en est la cheville ouvrière. L’Alsacien est mimétiste, caméléon, assez peu défenseur de sa culture et de ses valeurs locales que tous les envahisseurs conquérants ont toujours dénigrées.

L’Alsacien est collaborateur par nature et conviction. Mais très indépendant quand même. Il ne va pas généralement jusqu’à l’indépendantisme, du moins lorsqu’il n’a pas bu. Sans doute plus par sous estime de sa Nation que par peur de sortir du consensus clanique classique inculqué par les diverses autorités morales.

En fait lutter contre l’autorité politique du moment, n’est ni dans son caractère, ni dans ses principes. Ni la France ,ni l’Allemagne n’ont d’ailleurs jamais demandé leur avis aux Alsaciens lorsqu’ils les ont annexés ou reconquis. La seule alternative qu’on leur a proposé était d’aller s’installer pour voir de l’autre côté de la frontière si il y avait un doute, du côté de leur choix.

La très grande majorité, les gens du peuple sont restés sur place et se sont accommodés des forces d’occupation et de propagande nationaliste qui débarquaient à chaque retournement de conjoncture. Maintenant que l’Europe se fait (enfin) toutes ces supercheries semblent bien ridicules.

Dans mon village natal des Vosges il y a eu un artisan alsacien nommé Bihr qui s’est installé après l’annexion. Il venait semble t’il de Mulhouse. Il fonda l’usine de cordages qu’on y trouve encore de nos jours. Les patrons locaux sont les Bihrs. Je dirais qu’il s’agit des barons et des vrais dirigeants dans le système politique actuel. En effet ce qui compte de nos jours c’est l’industrie qui amène des emplois pérennes, bien plus rémunérateurs que la polyculture traditionnelles des siècles passés.

¨Pour revenir aux Bihr, ils vinrent donc de l’Alsace du sud avec des qualités spécifiques qui manquaient localement. Ils s’intégrèrent et contribuèrent à développer industriellement la région, au point de devenir les vrais barons du village.

Cordiers, ils fondèrent une industrie prospère de corderies. De l’accumulation de capitaux qu’ils réalisèrent ils se servirent pour acquérir de nombreuses propriétés foncières.

Le modèle de l’entreprise située dans un village a été détruit par la concentration urbaine, la désertification des campagnes induite par la mécanisation, qui a de fait supprimé la masse des doubles actifs qui se satisfaisaient de salaires d’appoint, ayant par ailleurs jardin, logement, et activités paysannes variées. A certain moment ce patronat se conduisit comme beaucoup de ces négriers modernes qui ont réalisé la France défigurée d’aujourd’hui. Notamment lorsqu’il construisirent une sorte de Cité H.L.M. pour accueillir des familles portugaises recrutées pour suppléer aux locaux devenus un peu trop revendicateurs et socialistes…Presque tous partirent rapidement vers d’autres cieux plus cléments d’ailleurs.

Nos patrons, les Bihr, que devrions nous en faire ?

Certainement pas leur ériger une statue en reconnaissance des emplois et de la richesse qu’ils ont de fait distribuée localement par leur industrie. D’ailleurs ils ne sont pas aimés, même si ils sont nés et ont vécu ici depuis des générations. Actuellement ils représentent un élément essentiel de la vie de la commune. La collectivité communale n’a aucune emprise et aucune autorité sur leurs agissements qui sont dictées par la conjoncture économique, et les options politiques françaises…

Mais si leur industrie fait un jour faillite le village se retrouvera vidé de sa substance.

Soumise aux lois draconiennes du marché. Et depuis la fin du 20ème siècle cette industrie est mal en point. D’ailleurs c’est toute l’industrie traditionnelle des Vosges qui souffre et qui est dans la tourmente.

Il y a très peu d’entrepreneurs dans notre population vosgienne. Les gens y sont très individualistes, pas vraiment doués pour les affaires. Leurs besoins sont faibles, ils travaillent donc le minimum, et complètent par une activité d’appoint. Pas vraiment intégrés dans une économie de marché. L’arrivée des grandes surfaces de vente a d’autre part détruit presque radicalement les petits commerçants. Ce pays ressemble par bien des points au village d’Astérix. Par bien des points il est une caricature de la France moderne. Ne manque plus que la touche finale la colonisation turque ou arabe. L’instituteur est déjà arabe, d’origine algérienne, il se prétend fils de harquis (collaborateurs des forces coloniales) ce qui est semble t’il faux…Dans une région ou il y a eu toujours pénurie de travail et chômage structurel comment se fait il que les emplois disponibles soient trustés par des immigrés ?

Comment se fait il que nos enfants catholiques soient éduqués par des musulmans ? L’envahissement de l’Europe par des millions de musulmans est intolérable, insupportable…Nous devrons prendre les armes pour supprimer les effets négatifs de cette colonisation. Nos Etats ont comme mission essentielle de protéger nos biens privés et collectifs des envahisseurs, de bouter les envahisseurs hors de notre territoire. Ceci fonde le pacte qui nous lie aux autorités civiles, politiques et religieuses de nos Nations. Or ces gens chargés de protéger nos biens de ces envahisseurs ne font pas leur travail, et rendent de ce fait caduque le pacte républicain. Je suis tout à fait solidaire avec les Français qui sont éjectés des quartiers qui sont devenus des ghettos musulmans, et j’ai ressenti le même écœurement qu’eux lorsque j’ai su que le pouvoir jacobin nous collait un arabe musulman comme enseignant pour les enfants du village. La laïcité c’est vraiment un paravent pourri qui permet n’importe quoi. Que cette personne aille faire la classe aux jeunes issus de l’immigration algérienne, et qu’il retourne chez lui en Afrique.

Il ne doit pas manquer de jeunes indigènes vosgiens catholiques aptes à faire la classe se trouvant au chômage, ou devant éduquer des immigrés, ou des issus de l’immigrations contre leur gré le plus souvent.

Donc ce chantier est ouvert ici aussi. Français vous êtes colonisés,! et il est temps de  faire une révolution qui mette fin définitivement..

. Il subsiste dans la conscience collective au moins deux périodes de libération du joug imposé par les forces esclavagistes et monopolisatrices. La première concerne la période des Templiers la seconde concerne la période révolutionnaire.

Lorsqu’ils furent expulsés de Palestine, les blancs manteaux s’installèrent dans toute l’Europe, et dans la région des Vosges. Colonialistes impitoyables ils appliquèrent les manières orientales de prélèvement systématique de biens et de travaux forcés, une société totalitaire s’installa autour des commanderies. Aussi lorsque le roi de France Philippe détruisit l’Ordre le peuple rasa jusqu’aux fondations la plus part des constructions et sans doute dut il y avoir une extermination des oppresseurs telle que leurs successeurs les barons et autres seigneurs furent bien avisés de ne pas s’y  incruster. Par nature il n’y a pas de place dans cette région pour les fiefs, les grands propriétaires, exploiteurs et autres parasites sociaux. Leur élimination est programmée dans les mœurs locales, elle résulte d’abord des conditions géographiques et climatiques difficiles, et aussi de l’anarchie frondeuse qui fait le fond de l’âme locale. La relation maître-serviteur ou seigneur-valet n’a ici que peu d’avenir. Les colonialistes qui s’y succédèrent pendant des générations essayèrent de faire venir leurs esclaves et leurs valets d’ailleurs, ils en furent pour leurs frais, jusqu’à l’arrivée des industriels, et de leurs immigrés. Ce peuple est profondément sauvage sur ce point, donc démocratique. Il serait presque anarchiste si il n’était sincèrement et profondément attaché aux valeurs religieuses réelles, fuyant par contre toute forme de soumission aux dogmes et aux injonctions de la hiérarchie. Les autorités politiques locales issues du Peuple et élues, ont toujours fait de la résistance à toute autorité supérieure et sont parvenues presque toujours à rester à l’écart  de la politique politicienne. Par beaucoup de points cette région ressemble au village d’Astérix. L’ennemi est clairement désigné, c’est le colonialiste qui rôde et qui s’incruste. Il y a donc dans mon cœur une région qui est mienne, ma patrie. Que j’ai quitté très jeune mais qui reste dans mon cœur quoi qu’il arrive. L’année prochaine à Uriménil est la phrase qui me vient naturellement à chaque nouvelle année. Lorsque je vois la dégradation horrible qui est intervenue dans l’espace de mon Pays, lorsque j’apprécie l’invasion ignoble que subit jour après jour notre population partout dans l’hexagone, je me retourne vers mon village natal. De ce point qu’il faut reconquérir aussi on peut lancer une guerre de libération nationale et reconstruire notre Nation.

J’ai une grande tendresse pour Jeanne d’Arc de Domrémy et son combat désespéré. Elle est l’exemple à suivre, sa démarche doit nous guider, et je pense que de cette terre vosgienne, viendra assez vite la solution à notre mal être actuel.

Chaque village était d’abord une assemblée de familles alliées entre elles. Les biens devaient rester dans la famille. Il y avait peu d’intérêt à épouser un conjoint dont les terres étaient distantes de plusieurs kilomètres car comment les exploiter utilement. Et certainement il était impensable de devoir les vendre à des étrangers quels qu’ils soient. La terre n’est pas un bien ordinaire ici. Les biens de famille y sont sacrés.

Ces comportements hors du siècle et hors du temps se poursuivent toujours comme si ils étaient programmés dans la mémoire génétique. Peut être s’agit il de faits culturels, de l’éducation reçue et transmise. Ce n’est pas sûr lorsqu’on voit que certains élevés dans une autre ambiance, dans les villes reprennent cette philosophie comme l’eau du torrent qui finit par passer par dessus le barrage et par reprendre sa course dans la vallée. Qui sont ces Vosgiens ? Lorsqu’on apprécie qu’il y a eu si peu de personnes nées hors d’un petit groupe de village pendant les quatre derniers siècles, on ne voit pas pourquoi ni comment il pouvait en être autrement autrefois. Tout à toujours été occupé par la population locale. Pas une parcelle qui n’ait un propriétaire et qui ne fasse ce qu’il faut pour démontrer ses droits avec efficacité. Ici les squatters n’ont vraiment pas beaucoup de chance jusqu’à aujourd’hui du moins. L’ostracisme et le boycott des étrangers ont découragé la plus part des envahisseurs.

Mais qu’en est il  à présent !

La plus part sont partis ailleurs et se sont mariés avec des femmes ou des hommes d’autres régions. Certaine proche comme l’Alsace ; d’autres très lointaine comme la Bretagne, la Provence et le Comté de Nice.

Il semble que très peu de vosgiens de cette région aient quitté la France. La plus part ont été fonctionnaires, dans l’armée, la police, et l’éducation. Ils furent ainsi  expatriés par l’Etat Jacobin. Depuis la génération de mes parents ils ne se marient plus volontiers dans les villages d’où ils proviennent. Ils y reviennent avec difficulté désormais, même lorsque la retraite sonne. Ils vendent les biens qu’ils y possèdent encore.  Reprenons le cours de l’histoire des familles vosgienne d’Henri IV, à la guerre de 1914, caractérisée par une quasi absence d’arrivée de conjoints nés ailleurs. L’origine rurale est certaine. Les gens des villes ne se mélangent pas avec ceux des villages, même si ce sont les gens de la campagne qui finissent par s’installer en ville. A partir de ce moment ils ne retournent plus à la campagne.

Parmi eux on trouve des familles nombreuses, et d’autres qui ont une grande difficulté à perpétuer le nom, et les biens qui donc acquirent du fait de ce manque d’enfants une plus grande quantité de terres, et de richesse par héritages successifs. Parmi les premiers il y a les POIROT, LOUIS, BAUDOUIN, parmi les seconds il y a tant de noms perdus aujourd’hui. L’essentiel des descendants de ces familles a désormais quitté la région, et la plus part le département, partis presque tous vers les villes et vers d’autres cieux.

Ce que j’en connais est peu de chose, j’ai moi même des enfants qui ne rejoindront jamais cette contrée pour s’y établir. Ils seront étrangers à ma patrie, comme je suis resté étranger à la leur. Celle qu’ils pensent avoir désormais. Leurs racines sont elles multiples ce qui est une chance j’en conviens. Ils ont effacé de leur conscience leur appartenance à cette région, en fait ils sont les propriétaires légitimes de cette région parce qu’elle fut celle de leurs ancêtres. Et de cette propriété ils n’en veulent pas.

Mon pays natal est situé sur une frontière naturelle de l’Europe, une ligne de partage des eaux.

Il existe un étang situé entre Xertigny et Raon-aux-Bois appelé le Void de Cône qui donne naissance à un ruisseau à droite qui se confond avec la Moselle à Arches, et à gauche à un autre ruisseau qui lui rencontre la Saône. Il y a même un autre étang un peu plus loin sur la route de Bains à Epinal qui passe par Uriménil, l’étang du Roulon qui lui aussi relie la Mer du Nord par la Moselle et le Rhin, et la Méditerranée par la Saône et le Rhône.

Les eaux de mon village se concentrent toutes vers le Coney qui prend sa source dans les pentes vers Epinal, il coule dans les prés situé en contrebas de la maison où je suis né. Un canal de dérivation servant primitivement à faire tourner des roues de meunier, la roue de Fariné, et celle de l’usine de corderie située en aval, longe la propriété, permettant d’inonder les prés avec des rigoles rejoignant le Coney. Ces prés étaient coupés pour fournir du foin, et du regain aux animaux, chèvres, lapins, vaches.

Le Coney rejoint la Saône, qui naît plus à l’ouest à une trentaine de kilomètres à côté de Vioménil patrie de la branche Duhoux qui en furent les Seigneurs pendant plusieurs siècles. C’est par une Duhoux mariée à un Gregy que nous sommes apparentés à  cette famille noble, qui donna un Maréchal de France à la Restauration, et de nombreux maitres verriers. Par cette famille nous sommes apparentés à toutes les familles de verriers de la région, et sans doute de bien des régions du monde, notamment de la Bohème d’où ils seraient venus à l’invite du Comte de Lorraine. La Saône se jette dans le Rhône à Lyon et finit en Camargue par atteindre la Méditerranée.

De ce fait, une goutte d’eau tombant sur le sol de ma patrie, qui ruisselle ensuite dans le Coney finit souvent par atteindre la mer du monde grec et romain. Par cette voie naturelle des hommes sont venus et ont transmis leur culture.

Les cours d’eau permettaient de transporter par flottage les bois, dont la région est si riche. Il y avait aussi de nombreuses routes, dont l’entretien était toujours difficile, parce qu’il fallait établir des ponts, empierrer les parties en pente pour les protéger de l’érosion, ou les parties de fonds de vallée pour éviter les embourbements. De nombeux ponts étaient nécessaires, le plus souvent construits en bois ils devaient être fréquemment réparés. Certains construits en pierres subsistent encore de la période romaine comme à Arche. Il est certain que sans un réseau de ponts entretenu cette région était difficile à traverser et à exploiter. La période romaine a utilisé pratiquement toutes les voies actuelles, et il serait sans doute assez facile de trouver les travaux des Romains à chaque franchissement de rivière.

Une voie romaine passe juste devant la maison qui m’a vu naître, une partie de la maison est constituée des empierrements gaéliques et romains faits pour maintenir le tablier de la route. Cette route étant sans doute peu stratégique servait essentiellement au transport du sel entre les zones de production de Lorraine, et les divers comptoirs diffusant ce produit indispensable  dans les exploitations agricoles. Une légende en fait la route des sauniers. Elle passait aussi par Arche où se trouvait un pont romain érigé sur la Moselle.

Cette route reliant l’autre versant des Vosges, celui dont toutes les eaux courent vers la mer du nord, la Moselle qui prend naissance dans les hautes Vosges, y coule dans sa vallée, traverse Epinal, Charmes et rejoint Nancy, puis glisse en terre étrangère à  la France actuelle. Plus à l’ouest on trouve la Meuse qui passe à Neufchâteau et Domrémy la Pucelle, et son affluent le Vair dont les sources sont dans la zone de Vittel et Contrexéville.

La région de Neufchâteau, Domrémy est calcaire, elle est constituée des fonds relevés d’une ancienne mer intérieure, et comporte des affleurements de roches en forme de gradins ou  cuestas formées de bancs de coreaux et surtout de calcaire coquillier formé le plus souvent de petites coques. C’est  la pierre locale utilisée dans la construction des habitations, donc de la maison de Jeanne d’Arc à Domrémy.

La Vosge est constituée de zones rocheuses gréseuses qui sont le plus souvent ocre jaune, et pour les plus intéressantes pour la construction roses. C’est avec ce gré rose que furent construits en Alsace la Cathédrale et la plus part des beaux édifices de pierres.  Les hautes Vosges sont soit granitiques, soit couvertes de roches éruptives dans la zone des lacs de Gérardmer, Longemer et Retournemer. L’érosion d’un ancien massif granitique pour l’essentiel a constitué des sédiments siliceux qui se sont trouvés agglomérés par des ciments divers. Autour d’Uriménil le grés est plutôt jaune ocre, ailleurs on en trouve de plus fin et plus beau de vrai couleur rose, qui permet une très belle taille et sculpture. C’est ce grés rose qui fut recherché par les bâtisseurs antiques.  La pollution l’attaque en dissolvant le ciment qui maintient les grains très fins de sable dont il est composé. Il subit aussi les attaques du gel lorsqu’il devient moins compact et qu’il commence à se fendre.

Les hautes Vosges comportent des zones de roches volcaniques autour des lacs de Gérardmer, Longemer, Retournemer et bien sûr des zones granitiques sont fort éloignées de cette région.

A Uriménil la pierre locale est assez banale et n’est pas vraiment rose, sauf dans quelques endroits. Les principales carrières sont dans des zones montagneuses isolées où la roche affleure. Presque partout la terre est profonde, constituée presque essentiellement de sable siliceux, avec très peu de galets de quartz.  L’argile, le calcaire y sont extrêmement rares. Ce qui en fait des terres pauvres, mais qui sèchent et chauffent vite. Il y a aussi dans tous les fonds des tourbières qui souvent sont des marais peu propices à l’établissement humain. Nulle part on ne trouve des champs de caillasses comme on en voit en Provence, le sol arable présent partout a été réalisé pendant des millénaires par la couverture végétale constante, il est maintenu par la forêt, l’érosion des sols y est en fait très 0maîtrisée, car la moindre déforestation implique la destruction des sols par ravinement, et les paysans ont pris l’habitude de remonter la terre en la retournant tout en suivant les courbes de niveau, mais toute activité agricole y est très pénible. Le blé y fut cultivé longtemps dans les meilleures terres, les pacages se faisaient dans les communaux sous la surveillance de bergers.  Lorsque les défrichements réalisés par les industriels verriers et métallurgistes étaient réalisés des fermes s’installaient pour y réaliser des cultures, mais la terre s’épuisait vite, et le blé ne rendait que 15 quintaux à l’hectare, on cultivait aussi de l’orge, de l’avoine. La grande richesse était  le bétail et le bois d’œuvre. La révolution détruisit un équilibre social très solide.  A la suite des réformes intervenues alors la pression fiscale fut augmentée de manière importante. Un grand nombre de cultivateurs furent tués à la guerre jusqu’à Waterloo. La population dépassait alors largement les 300000, elle n’a fait que diminuer depuis, malgré la continuation de grandes familles rurales. Il y a eu aussi de nombreux enfants uniques, et une grande émigration réalisée par la France colonialiste et impérialiste.  La Révolution a été la cause de l’appauvrissement du département et de sa mauvaise gestion pendant plusieurs siècles jusqu’à aujourd’hui.

Une autre remarque concerne l’habitat local. Presque toutes les fermes maisons sont faites de murs de pierre épais, le mortier utilisé venant sans conteste de lorraine, puisqu’il n’y a pas de zone calcaire à proximité. Il en est de même des tuiles d’ailleurs. Chaque ferme maison comporte une pierre intégrée dans la maçonnerie comportant la date de l’érection, et le plus souvent le nom des propriétaires. Or pour ma part je n’en ai jamais trouvé une remontant au delà du 19ème siècle. Ce qui ouvre  pour moi l’hypothèse suivante. Je pense que les constructions anciennes jusqu’à la révolution au moins étaient sans doute construites en bois. Les blocs de grés ne servant que pour construire l’embase et dans une certaine mesure les caves et autres celliers. A l’exclusion des restes des ouvrages des templiers, et de quelques châteaux forts qu’on retrouve parfois intégrés dans la maçonnerie des fermes (donc au 19ème siècle pour l’essentiel, il ne semble pas y avoir eu d’habitat de pierre considérables dans les campagnes des Vosges avant cette période.

Je suppose donc que les habitations anciennes avant le 1800 n’ont pas laissé de traces, le bois a pourri entièrement, sauf dans les zones marécageuses. Mais ceci n’est qu’une hypothèse.

Ceci provenant dans mon idée du fait qu’une maison de pierre est beaucoup moins confortable sous ces climats que les maisons de bois (or le bois est abondant partout ici). D’autre part les couvertures peuvent être faites à bon compte avec des éclisses, clouées ou attachées par des liens divers  ou même par des chaumes divers, bruyères, genets. Encore une fois ce n’est qu’une hypothèse personnelle mais très sérieusement posée. L’archéologie de la région reste à faire. Elle n’intéresse pas grand monde semble t’il. Une autre chose est remarquable, c’est la forme des portes des granges. Il s’agit généralement d’une arche de type romane. Or ceci semble attester l’ancienneté de ce mode de construction. Ce qui construisent en bois ne s’amusent pas à réaliser des arches romanes pour les portes de granges. Il y a bien là un signe.

Nous sommes dans le monde du bois. Depuis toujours les habitants de cette contrée ont cultivé amoureusement leur forêt. Ignorant la coupe rase, ils ont sélectionné les meilleures essences adaptées aux conditions locales. Les sapins, les hêtres, les chênes, épicéas, charmes…Dans l’âme de tout vosgien se trouve un amoureux de la forêt. Les familles baptisaient leur enfant, et leur plantaient aussi un arpent de bois, leur bois, dont ils étaient responsables d’ailleurs et qui était leur héritage le plus précieux. Une autre coutume consistait à créer des vergers de cerisiers greffés à partir de sauvageons poussant naturellement à l’orée des forêts. Souvent ces arbres étaient de vrais merisiers dépassant les dix mètres de haut. On y greffait le plus souvent une petite cerise noire qui sous ces climats ne mûrit qu’au mois de juillet, un régal en clafoutis, et surtout mangé nature sur l’arbre. Avec le soleil et le vent la plus part des cerises finissaient par sécher naturellement sur l’arbre ne finissant par terre que bien tard dans la saison. Il y eu toujours des vergers même si tous les arbres à fruit y sont très fragiles. Des pommiers pour l’essentiel. Peu de pruniers, il gèle jusqu’au mois de mai. En fait abrités ils survivent et produisent bien. Je n’y ai jamais vu un noyer de quelque envergure. Mon père prétend qu’il y en avait mais qu’ils ont été coupés en masse pour faire des crosses de fusil. J’ai du mal à le croire vraiment. Les cultivateurs qui faisaient ici de l’alcool de fruit utilisaient les pommes le plus souvent. La quetsche vient bien semble t’il, mais ne semble jamais avoir été plantée régulièrement. Les poiriers sont peu nombreux aussi.

Ce qui m’amène à la réflexion suivante. Le nom POIROT vient sans conteste de poire, et il est fort à parier que c’est en cultivant des poiriers sur une propriété qu’ils ont acquis ce nom. Les poires peuvent être conservées en les séchant par exemple, puis en les applatissant les fameuses poires tapées. Il y a aussi l’alcool de poire qui est très renommé. L’avantage des pommes a toujours été leur facilité de conservation en fruitier pendant tout l’hiver. Il y en avait depuis juillet qu’on appelait les pommes des moissons, jusque fort tard aux gelées. La boisson locale devait être un cidre bouché, ou une sorte de bière aromatisée de fruits. Dans beaucoup d’endroits on fait d’ailleurs une sorte de vin avec des petits fruits. Il est certain qu’il y eut dans toute la région un alambic par ferme, car l’alcool était nécessaire pour l’économie domestique. Enfin la tradition indique que la bière locale était remarquable et qu’il y avait des brasseries qui la fabriquaient presque dans chaque vallée.

Mon grand père qui avait voyagé dans d’autres régions plus favorables avait entrepris d’acclimater des fruitiers provenant de ses escales à Morhange en Lorraine, et à Albertville en Savoie. J’ai vu très longtemps un prunier Reine Claude incapable de donner une prune à cause des gelées printanières. Il me semble qu’on m’avait parlé d’un abricotier, et même de pêchers (les années de grand gel ont tout éliminé). Il n’y a pas plus de châtaignier localement, alors que toutes les conditions semble réunies pour que cet arbre s’y développe facilement.

Mon grand père avait ramené une vigne, une sorte de chasselas, de Savoie, il l’avait installée contre le mur situé plein sud. Et cette vigne donnait chaque année du raisin qui mûrissait en septembre comme partout ailleurs et était même très sucré. Je n’en ai pas vu beaucoup ailleurs. Les petits fruits étaient eux abondants, fraises, myrtilles qu’on appelle localement brimbelles, mures poussant dans les haies, framboises, groseilles rouges et blanches. L’abondance de champignons est aussi remarquable.

Les cultures faites localement donnent de bons rendements depuis l’arrivée des engrais modernes. Avec les amendements au fumier classiques c’était pas toujours acquis. La pomme de terre vient bien, au siècle dernier il y avait même une production significative marquée par la présence d’usines d’extraction de l’amidon notamment. L’élevage de porc aussi était fort développé de ce fait. Il y a essentiellement des bovins laitiers actuellement depuis le milieu du 20ème siècle. Par endroit quelques brebis, très localement quelques chèvres. L’état sanitaire des pâturages  est semble t’il mauvais, sans doute du fait de l’importance de la faune sauvage qui maintient des parasites comme les douves dans beaucoup de sites.

Mon grand père était pêcheur, et chasseur, comme sans doute la plus part de mes ancêtres. Les produits de ces activités contribuant notablement à la nourriture de la famille. Les viandes étaient salées et fumées. Les légumes pouvant être conservés au sel, en choucroute ou stérilisés dans des bouteilles de verre. Le bouchon étant trempé dans de la cire à cacheter . J’ai vu de cette manière conserver des haricots qu’on faisait sortir le jour du débouchage avec une tige métallique. Enfin il y avait des confitures. Autrefois c’était le pain qui était précieux. Il était fait en grande quantité cuit dans un four extérieur à la maison, quelquefois communal. Etant dur comme de la pierre il servait à tremper la soupe. Il n’y avait pas de repas sans soupe (surtout le soir) et pas de repas sans pain. La cuisine locale était à base de produits du jardin, de la nature, des animaux de la ferme. Souvent délicieuse comme ces civets de lapin mitonnés avec quelques herbes odorantes, du thym, du serpolet. Je me souviens bien du rituel du passage à la casserole de ces magnifiques fauves de bourgogne que je voyais matin et soir dans leurs casiers, manger leur pain, leur foin, du son, et boire…

Ce jour il fallait les assommer puis on les attachait par un nœud coulant à la patte droite accroché de cette façon à la porte de la grange ils étaient dépouillés. Au part avant on leur enlevait un œil pour les saigner, le sang étant recueilli dans un bol contenant un peu de vinaigre on agitait le tout pour éviter qu’il ne caille. L’odeur en était particulière et pour tout dire obsédante.  J’ai élevé moi même des lapins bien des années plus tard, et j’avoue que je n’ai pas su reproduire cette mise à mort rituelle par énucléation. En fait après les avoir assommés je leur brisais le cou pour être sûr de bien les avoir tués. Je ne suis jamais arrivé à les faire saigner par l’œil, et procédait à un égorgement. Or ceci ne permet pas à la tête de se vider de son sang et de ce fait elle n’est pas consommée. Je me souviens bien que la tête était considérée comme un morceau de choix par ma grand mère. Le sang ainsi réservé lors de l’abattage était mêlé au dernier moment à la sauce.

Ma grand mère qui les soignaient leur donnait du foin, des céréales, du pain dur, quelques légumes et de l’eau à boire. Elle en avait plusieurs dizaines, et en vendait une partie à un colporteur qui passait régulièrement. Elle avait toujours  une ribambelle de poules et de poulets, fournissant œufs et rôtis le plus souvent pour les mêmes colporteurs. Il y avait aussi au moins un coq et nous avions donc la joie de voir des couvées de poussins dans la basse cour, à chaque printemps. L’observation de ce spectacle est une des plus belle chose qui soit. Je suis tout à fait renseigné sur les mœurs de ce volatile,  par ailleurs assez peu engageant, mais je connais aussi très bien ses aptitudes à trouver sa pitance sur le terrain et même à nettoyer le terrain de toute vermine et même de toute forme de plantes. Avec des poules pas de problème d’éradication des mauvaises herbes sur un terrain en friche. Les canards aussi étaient présents dans notre ferme, on leur construisit  même une mare en béton lorsqu’il leur fut interdit de divaguer sur le Coney.

Canards et poules pondaient un peu partout dans des nids aménagés pour cette opération, mais aussi au dessus de la grange parmi le foin et dans toutes les cachettes possibles. Il me revenait d’aller faire le tour de leurs planques et de subtiliser tous les œufs. Les poules couveuses, une ou deux au plus étaient le plus souvent laissées sur des œufs artificiels, car il était plus facile d’acheter les poussins. Ceux ci arrivaient au printemps et comme il gelait encore dehors commençaient leur vie à la ferme dans la cuisine.

Enfin elle avait toujours plusieurs chèvres, le plus souvent quatre. On les menait au bouc, et elles faisaient des chevreaux, le plus souvent vendus au colporteur lorsque c’était un mâle. Il y avait donc des chevrettes régulièrement et on tuait les vieilles chèvres mises à saler dans de gros pots en terre cuite.

La viande de chèvre en ragoût est délicieuse. Les peaux étaient mise à sécher tendues avec des piquets et salées. Des colporteurs venaient à l’occasion les ramasser.

Il y avait aussi toujours au moins un chat dans la maison pour mettre fin aux rongeurs indésirables. Ma grand mère ayant constaté qu’ils étaient tués sur la route voulut interdire qu’ils sortent de la maison. Elle les sortait avec une laisse. A la suite de cette violation des règles de conduite vis à vis de cette espèce elle fut grièvement blessée par un de ses protégés, un tigré…Elle continua à avoir des chats mais leur laissa désormais la liberté d’aller et de venir comme il sied à cette race domestique, qui  a plus domestiqué l’homme que l’inverse.  J’ai appris à manipuler et comprendre les animaux dans ma maison natale, qui était une ferme et une arche de Noé à la fois, essentiellement un endroit mystérieux véritablement magique. A l’époque, je ne voyais pas grand chose étant très myope comme mon père, et n’ayant eu ma première paire de lunette qu’à six ans passés. Je me souviens bien de mes réflexions d’enfant sur la taille des grandes personnes et leurs attitudes que j’ai mis plusieurs décennies en fait à comprendre. Je pense avoir compris les animaux mieux et beaucoup plus vite que les humains. Ces derniers furent pour moi toujours une source d’interrogations, ne produisan aucune certitude. Les animaux ne trichent pas, enfin pas souvent, pas toujours et pas systématiquement. Et pourtant ce sont des animaux dénaturés, domestiqués, humanisés qui n’auraient pour la plus part pas la moindre chance de survivre dans la jungle naturelle, celle de la forêt primitive, ou de la savane, et encore moins dans les conditions des steppes, à l’exeption du  chat qui lui est de taille à survivre partout.

Les animaux sauvages que je voisinais alors étaient les hirondelles, un couple nichait toujours dans la grange. Il y avait aussi les moineaux qui venaient voler les grains de la basse cour. Les insectes dans les champs et les truites dans la rivière. Partout des vaches dans les parcs. Vaches qu’on rentrait pour la traite et qui laissaient sur la route des bouses. Vaches qui devaient changer de profil radicalement. La Vosgienne petite race pie noire trapue et rustique, étant remplacée par la Holstein beaucoup plus grande et massive, produisant beaucoup plus de lait, au moins deux fois plus. Je me souviens à ce propos d’avoir vu travailler les dernières paires de bœufs utilisées pour exploiter la terre dans les fonds de vallées ou n’importe quel tracteur moderne s’enlise, ou pour remonter une pente à la charrue. Une force monstrueuse concentrée dans le cou, la tête  prise dans un joug, chaque partenaire sachant épauler l’autre. Dans mon pays il n’y avait pas de chevaux lourds à cette époque, comme on en voyait en Alsace lorsque j’étais enfant quelques années  plus tard, jusque dans les années 60.

Dans mon esprit les bœufs des pie rouge pour la plus part étaient l’emblème d’Uriménil. Pas le taureau figurant sur le blason du canton d’Uri en Suisse, mais un attelage de bœufs au travail sous le joug. Il y a là un symbole, et une signification qui m’échappent en fait toujours qui représente ce que j’ai dans le cœur et ce que je souhaite voir sur mon blason. Uriménil est un lieu magique pour moi. Pour une foule de raisons qui ne seront jamais décrites. J’ai vécu des moments extraordinaires, je les connais, m’en souviens mais suis bien incapable de les écrire jamais. Donc mes souvenirs sont forcément partiaux, l’essentiel s’est en fait décanté, ne reste plus qu’une trame, le tout était beaucoup plus riche et vivant il y avait vraiment de la matière. Cette vie que j’ai vécu alors je ne la revivrai jamais, elle s’est enfuie à tout jamais. Nos souvenirs sont singuliers, quelquefois je remonte le fil en regardant une photo ou en songeant à une chose de la vie, comme Proust remonte le fil avec sa madeleine trempée dans du thé et pour les mêmes raisons.

Mon grand père est né et habitait au puit des fées un hameau situé à deux kilomètres de la maison où je suis né. c’est un endroit vraiment magique aussi dans la nature, avec des sources et un étang creusé par nos ancêtres. Il jouxte les bois proches. La maison qui ne paie pas de mine faisait épicerie et débit de boissons. Les commerces d’alors étant des compléments d’activité, et de revenus. Les enfants dormaient dans des pièce du haut il y avait aussi une vieille maison servant de remise en contrebas. Rien d’exceptionnel donc. Le débit de boisson avait un nom, « la guinguette des étangs » gravé sur une plaque de granite. Une statue de la vierge se trouvait dans une niche au dessus de la porte d’entrée.

Il y avait un grand poêle dans la salle. Ma marraine, la sœur de mon père prénommée Marcelle m’a raconté que l’origine du surnom de mon arrière grand père « Le Chaurbon » provient de ce poêle un jour que mon aïeul était en train de charbonner pour entretenir le feu quelqu’un s’est permis de lui faire une remarque désobligeante, sans doute sous l’emprise de l’alcool, Charles – Marie aurait alors saisi un charbon ardant pour le menacer ou le marquer violemment.  Cet ancêtre était donc du type qu’il ne faut pas chercher à provoquer. Mon grand père, savait aussi se faire respecter, il réagissait fermement à toute provocation. Avec une violence extrême en fait le plus souvent.

La naissance de ma petite fille Mélodie me conduisit à faire des recherches sur les origines de ma famille. Toutes ces choses doivent être écrites et conservées jalousement pour tous les hommes. Il est important de garder un souvenir précis de nos ancètres. Ailleurs que dans nos gènes et nos souvenirs qui nous viennent d’eux. Sans ceci comment pourrions nous savoir qui nous sommes. Connais-toi, toi même ! telle est la réponse de la Pythie au Prince qui lui demandait la source de la science et de la sagesse. Il est aussi écrit dans le livre de l’humanité que celui qui ne sait rien de lui même n’est pas apte à connaître les autres vérités. Enfin la principale tâche des colonialistes est de couper le Peuple de ses racines, de sa culture et de sa généalogie. Les colonialistes fabriquent des généalogies fausses, trafiquent la vérité, car ils savent bien que la propriété de la terre et des domaines qui y sont depuis toujours annexés est légitimement aux descendants de ceux qui y vécurent depuis toujours. Or ce sont ces terres qu’ils accaparent eux et leurs descendants.

 

La vie ne m’a pas apporté tout ce dont j’ai rêvé. Mais aujourd’hui j’ai sans doute l’occasion de faire quelque chose de significatif, pour acquérir les dernières informations qui me manquent.

Raconter la vie de  mes ancêtres m’entraînera sans doute vers mon vrai passé. Les erreurs du passé que nous ne devrions pas reproduire demain, si nous les connaissons. Ne jamais perdre notre histoire.

Il serait souhaitable que je fasse un plan pour la suite de ce livre. Simplement chronologique il me semble que c’est ainsi que les choses devront venir et se fondre. Contrairement à Jean-Jacques Rousseau dans les Confessions, je n’ai aucunement le projet de tout dire de ma vie et de ce que j’ai été amené à faire. Simplement que ce que j’écris à présent soit un fil d’Ariane pour ceux qui viendront après moi. Ceux qui sont de ma famille, comme ceux qui y trouveront quelque enseignement et quelque divertissement. Je pense que se donner en spectacle est une chose assez malsaine par nature. Etre comédien est sans doute une activité essentielle de notre société, surtout dans sa partie politicienne, ce n’est pas ainsi que nous irons vainqueurs vers le futur.

La verrerie, les forges.

Un peu d’histoire.

Les Romains sont dans la Lorraine dés la conquête de la Gaule. César bat Arioviste chef d’une bande armée de Germains qui se mettait au service des roitelets (les vergobets) celtes qui tenaient le pays avec le système des clients et des assemblées claniques. Les tribus locales sont nommées LEUCI par César. Il est fort probable qu’elles sont en lutte continuelle avec leurs voisins les REMI qui tiennent toute la Champagne, ainsi qu’avec les TREVERI qui tiennent la région de Trèves qui deviendra la capitale de la région romaine de Germanie. Les SEQUANI qui sont un peu le cheval de Troie des Romains en Gaule qui tiennent la Franche Comté actuelle, ont utilisé les Romains contre Arioviste, après avoir signalé la migration des Helvètes, qui est le point de départ de la conquète romaine. César va arrêter la migration Helvète, détruire la puissance des troupes d’Arioviste. Il profitera de cette occasion pour embaucher des mercenaires germains, notamment la cavalerie germanique qui lui permettra de faire face à la cavalerie gauloise, ensuite il fera une large boucle pour annexer toute la Gaule, annexion qui se terminera à Alésia. Après son passage dans les Vosges, une colonne suit les vallées des rivières et les routes gauloises existantes, la Moselle, le Rhin, la Meuse. Cette avant garde s’implante dans la Belgique et la Hollande actuelle, préparant les expéditions qui suivront. Un point d’appui est installé dans la région de Metz,  DIVODURUM.

Une route relie la ville de Langres (ANDEMATUNNUM) à ce point d’appui. Il passe par vallée de la Meuse. A proximité de Neuchateau, se trouve le site romain de Grand, qui prouve qu’une communauté romaine importante s’installa dans la région. La traversée des Vosges se faisait avant l’arrivée des Romains pour transporter le sel extrait en Lorraine dans les salins. Par ce chemin circulait aussi les produits d’échange d’alors, l’acier, les métaux, le vin, les poteries et céramiques. La région étant alors couverte de forêts. On pense que c’est les Romains qui amenèrent la technique de la verrerie dans la région, d’abord dans leurs établissements de la région de Trèves, puis le long de la Meuse, de la Saône, et de la Moselle. Produire du verre nécessite de grande quantité de charbon de bois pour chauffer la pâte de verre. Les autres matières premières se trouvent assez facilement localement. Il y a aussi des mines fournissant divers minéraux utilisables pour colorer le verre, et du plomb alors très utilisé par la culture technologique romaine. Cette utilisation généralisée du plomb explique d’ailleurs le saturnisme qui détruira une grande  partie du potentiel humain du peuple romain, ainsi que celui des populations qui adopteront le mode de vie romain. Le saturnisme détruisit Rome et la civilisation romaine avec l’aide du christianisme, et la faiblesse coupable qui permit aux tribus germaniques de prendre le pouvoir militaire. Les plus ancienne verreries des Vosges ne semblent pas toutefois remonter à la période romaine. Encore qu’une recherche sérieuse n’ait pas été réalisée jusqu’ici. Les sites de verreries laissent des signes incontestables, il n’est donc pas inconcevable qu’on puisse en trouver de cette période. Ce qui est certain c’est qu’au début du 12ème siècle il y a abondance de verreries dans la région de Villé sur Illon située à proximité de la forêt de Darney, et des sources de la Saône. Il y a aussi abondance de forges. Le minerai de fer est assez abondant partout dans les Vosges. Il est transformé localement depuis l’arrivée des celtes, qui maitrisent les techniques les plus évoluées pour produire de l’acier, le souder, en faire des armes résistantes et tranchantes. Cette activité s’est perpétuée à Kingenthal du côté alsacien qui doit sa survivance à la qualité de ses productions et aux  privilèges successifs donnés par les Princes, Klingenthal dont le nom fait référence aux bruits des enclumes, où furent forgées beaucoup d’armures et de lames d’acier. De nombreuses forges celtiques existaient bien avant l’arrivée des Romains. La période romaine ne semble pas amener un changement dans cette production très locale. Au moyen-âge ce sont des artisans germaniques qui modifient les standards locaux, ensuite on trouve trace de l’arrivée de maître de forges provenant d’Angleterre, toujours pour le travail des tôles d’acier, et celui des aciers cémentés. La métallurgie est alors un art qui se transmet de génération en génération, avec des secrets de fabrication qu’on ne dévoile pas aux non initiés.Le passage des Templiers dans la région n’est sans doute pas étranger à la création de grandes forges notamment à Uzemain, bourg jouxtant Uriménil au nord, dont sont originaire une grande partie des ancètres des plus lointaines générations qui sans doute cumulaient le travail des champs avec celui de la forge. Le traitement du minerai ne semble pas avoir été très développé localement. On utilisait sans doute des lingots produits en Lorraine, et partout où il existe de bons minerais naturels qui fournissent des alliages naturels. L’acier de haute qualité étant très rare alors, était utilisé avec parcimonie. Dans une lame on forgeait un fil puis tout autour on y mettait une sort de mille feuilles d’acier plus vulgaire et de fer alterné. L’ensemble devait être assemblé de telle manière que la soudure ne se désolidarise pas lors des chocs, et que l’usure naturelle fournisse toujours un tranchant efficace. Il semble que cette technique vienne de Damas, et qu’avant elle ait été trouvée en Inde patrie du wootz;  cet acier inégalable, elle a été rapportée par les esclaves des templiers utilisés dans les forges de l’ordre. Lors des grandes invasions germaniques amenées par l’expansion du royaume des Huns ; on constate aussi que les Wisigoths et les Ostrogoth avaient des armes utilisant cette technologie, et que beaucoup d’armes gauloises ont été forgées avec ce principe sans doute connu de tous temps. Ce qui est certain c’est que l’acier de qualité supérieure utilisé dans la région provenait alors de contrées lointaines, peut être même déjà de l’Inde, sans doute aussi de Suède qui possède des mines de magnétite. Le wootz se forme en effet par la calcination dans un creuset de ce minéral particulier qui attire le fer comme un aimant. Il existe aussi des légendes parlant de fer météoritique, dont une faible quantité était capable de donner par alliage un tranchant inusable, et qu’on ne pouvait briser. Que reste t’il de cette industrie de la forge ? Presque rien, tout a été détruit par le progrés technologique et l’arrivée de l’industrie moderne du traitement de l’acier. Les Vosges ne sont pas devenu une région de forges modernes lors de la révolution industrielle. Cette région a même perdu ses verriers.  Les verreries ont été détruites par le progrés de l’industrie du verre. Ceci s’est produit dés le 18ème siècle semble t’il. Une première vague de manufactures a commencé à produire à faible coût. La révolution française a levé toutes les barrières qui protègeaient les artisans contre la concurrence déloyale. Au vingtième siècle le coup de grâce est venu de la mécanisation agricole. Il n’y a plus de forgeron dans les vosges. Il n’y a plus de forges. Il n’y a plus que quelques verreries industrielles en Lorraine comme celle de Baccarat, un peu plus au nord.

Du 13ème siècle au 18ème siècle la branche des DU HOUX alliée aux différentes familles de verriers de la région de Ville sur Illon, ont à la fois tenu des verreries et eu un emploi d’homme d’armes pour le Prince local. Cette double occupation étant incompatible avec la culture, leurs terres étaient donc en fermage. Ils sont Seigneurs d’un ban local de père en fils. Ils sont aussi employés dans les guerres d’Italie, que leur Prince réalise pour son propre compte, ou celui de son suzerain. Il semble qu’ils aient été déployés en Sicile, à Naples, au moins deux mourront pendant ces guerres en Italie. Il n’y a pas d’information sur leur présence dans les contingents qui firent les croisades en Orient. L’origine de la famille DU Houx est sans doute la Belgique sans doute les Ardennes. Ils furent Seigneurs de Vioménil, et le marquisat héréditaire fait toujours référence à cette terre où se trouvent les sources de la Saône.

Les descendants actuels du nom continuent le titre de marquis qu’ils avaient avant la suppression des titres de noblesse par la révolution. La branche vosgienne reste très provinciale, alors que celle de Bourgogne s’est élevée par des alliances flatteuses. Reste pour la branche lorraine les 3 noms suivants DU HOUX DE CREFCOEUR, un DU HOUX D’HENNECOURT, un DU HOUX MARQUIS DE VIOMENIL. Parmi les femmes de la lignée DU HOUX on trouve les DE HENNEZEL très nombreux encore, les DE LA GUICHE (il y avait un DUC DE GUICHE à la révolution né le 15 juin 1789 à Versailles, prénommé Antoine Héraclius Geneviève Age). La famille semble originaire de la région basque de la Soule, mais elle est bourguignone au 15ème siècle lorsque Claude DU HOUX épouse Marguerite DE LA GUICHE le 7 janvier 1451. Cette alliance est la cause de l’abaissement de la famille qui ayant pris le parti de la Bourgogne contre la Lorraine sera dépossédé de ses titres et de ses apanages au profit d’un Pfaffenhoffen. C’est une descendante directe des DU HOUX qui épouse en secondes noces Jean GREGY, sans doute maître d’une forge d’Uzemain en 1661. La famille GREGY viendrait de GREMILLY dans la Meuse, ou serait la contraction du nom d’un forgeron GREGORY MILLER venant d’Angleterre. Gremilly se trouve à quelques kilomètres au nord de Verdun, à proximité d’un étang nommé étang du haut fourneau, sans doute en souvenir d’une installation permettant de raffiner le minerai local de fer, tiré de ces étangs. Le nom Gremilly se transforme en Grégy ensuite. Le travail du minerai de fer était alors d’assez peu de rapport, les basfourneaux fournissant partout sur tout le territoire du fer de faible qualité qu’il fallait traiter en le battant à l’enclume pour l’affiner. Ce fer puddlé n’avait que peu de résistance, se pliait et se tordait facilement, pour le rendre utile à la fabrication d’un outil ou d’une arme, il fallait le transformer en acier en lui incorporant du carbone. Cette transformation très difficile à réaliser dans des ateliers de production de faible capacité, necessite des creusets pour mélanger les ingrédients et obtenir leur fusion, elle se fait dans un four, plutôt que dans une forge découverte. A partir du fer dit doux l’acier produit est généralement de mauvaise qualité, il est plus facile de l’obtenir à partir d’une fonte fortement carburée, en brûlant une partie du carbone par un apport substantiel d’air, actuellement cette opération se fait avec de l’oxygène.

Pour réaliser de l’acier cémenté artisannalement il fallait décarburer une barre de fonte tout en la forgeant pour que les grains de carburation, des microdiamants en fait se répartissent dans toute la masse de manière assez homogène. Le tout devantt être très lentement refroidi, pour que la cristallisation des grains d’acier se fasse. L’acier ainsi produit est généralement noir ou presque bleu, il sert à réaliser les ressorts. Certaines variétés comportent un mélange assez stable de matière ferreuse ductile, et de plaques très fines acièrées, c’est ce que l’on nomme l’acier Damas, dont le nom savant et le wootz ; son origine est l’Inde, qui en produit toujours et c’est cet acier qui fut importé en Syrie à Damas par les différents maîtres de ces régions, les Perses, les Grecs, les Romains et les Arabes. De Syrie il fut transporté en Europe lors des croisades. En fait cet acier produit au creuset par les forgerons indiens était connu depuis l’origine de la métallurgie du fer. Les armes de toutes les armées occidentales et orientales en comportent une part, du moins celles les plus performantes réservées aux chefs généralement.Sa production en occident était fortement improbable, ne partant pas d’un minerai de magnétite, sauf exception, en Suède et Norvège par exemple.

La technologie de production est simple et ne comporte aucun vrai secret, elle ressemble tout à fait à la production de la porcelaine, c’est l’art achevé de la métallurgie.

La magnétite est généralement rare, son traitement nécessite des creusets réfractaires, et des fours, son traitement est limité à quelques forges, ou provenait d’affinages à partir de lingots de provenance assez mystèrieuse, le plus souvent provenant d’orient semble t’il, des  sous forme de pièces rondes trouées qu’on pouvait enfiler. Il existait aussi des morceaux de météorites ferreuses pour réaliser les parties coupantes. Il y avait aussi les lingots carrés de la taille d’une paume servant à produire une seule lame.

Les enclumes et les marteaux provenaient généralement de legs gaulois. Les gaulois étaient réputés comme les maîtres métallurges, et leurs productions d’outils de forge était inégalable. Les Saxons avaient la réputation de produire le meilleur fer aciéré pour les cotes de mailles, des pointes de lance et des haches les plus solides et tranchantes. Mais aucun n’arrivait à forger les lames d’épée comme les Celtes de l’Angleterre. Seul les Japonais arrivèrent à une perfection proche. Cet art de la métallurgie explique pour une bonne part le succés des germaniques sur les autres nations.

Il y a un village nommé Damas à quelque distance d’Uzemain, vers Dompaire et Hennecourt.

Seul l’acier de bonne qualité avait une valeur d’échange. Or tous les minerais de la région lorraine comprennent beaucoup de phosphore ce qui rend l’acier cassant. La déphosphorisation posait un problème difficilement surmontable, les haut fourneaux produisant de la fonte très carburée il fallait aussi la réduire en oxydant les masses de fonte ce qui était particulièrement difficile dans de petits ateliers. Tout l’art des producteurs d’acier est dans le travail de la fonte qui doit être oxydée partiellement, avant de devenir de l’acier. Ces aciers de décarburation se prêtaient à la fabrication de tôles d’acier flexibles et solides, facile à entretenir, souder et mettre en forme. La confection d’armures d’acier fut un formidable marché pour toutes ces forges. L’acier formé était ensuite généralement recouvert d’une couche de magnétite chargée de la protéger de la corrosion, ce vernis étant réalisé dans des fours avec une sorte de vitrification, art provenant de la céramique du grès, sans doute tranmis par les verriers ou les producteurs de poteries. Certaines armures étant dorées à l’or, d’autres étamées ou bronzées.

Elle explique le développement de cette industrie. Lorsque le moyen-âge se termina cette production cessa. Les forges produisirent désormais des clous, des ferrures pour les chevaux et les bâtiments, de la petite quincaillerie, des outils agricoles aussi. Aucune ne produisant des outils vraiment performants, ou des armes de qualité, sans doute par manque de capitaux, mais plus probablement parce que les manufactures royales jouissaient de privilèges spéciaux pour ces fabrications.

Les verreries servirent aussi à réaliser les vitraux des cathédrales. Les bouteilles et la vaisselle de verre étaient très rares alors, réservées aux élites civiles, militaires et religieuses.

L’industrie moderne du verre, comme l’industrie de l’acier ruinèrent ces industries locales. En reste le goût de produire des objets techniques et de créer des outils, une vrai science du feu et de la matière. La métallurgie, comme la verrerie sont des arts du feu, les seuls qu’un noble pouvait entreprendre sans déchoir.

 

Sur le Rhin ARGENTORATUM (Strasbourg) est à la base un camp romain destiné aux troupes chargées de contrôler le Rhin, et de permettre la colonisation de l’Alsace. La vallée de la Moselle est aussi utilisée très tôt, un pont romain traverse la Moselle à Arches, un autre traverse la Vologne à Jarménil.
Souvenirs de ma petite enfance. Dans les Vosges, et en Bretagne à l’Hôpital Canfrout.

De cette période qui va de ma naissance le 12 septembre 1949 au départ des Vosges pour rejoindre ma famille à Strasbourg Robertsau je ne me souviens que par fragment et petites touches. Ensuite en revenant sur les lieux j’ai revu mon enfance, et recherché comme Proust le fit avec sa madeleine le fil conducteur.  Nous habitions la partie située en bas de la maison familiale de ma grand-mère (la mère de mon père Marie Berthe PIERRE). Cette maison avait été acquise par mon arrière grand père qui se prénommait Charles Joseph Prosper mais que tout le monde nommait Prosper PIERRE. Il l’acheta sans doute lorsqu’il épousa sa femme en rentrant du régiment. Il avait été forcé de faire 7 années dans les forces de marine, après avoir tiré le mauvais numéro et ne pas avoir pu par manque d’argent trouver un remplaçant. Il partit donc pour les colonies sous l’uniforme de la marine et avait notamment été stationné en Martinique à Fort de France, et aussi dans la ville qui fut détruite par l’éruption de la Montagne Pelée qui se nommait St Pierre. Il y était employé aussi pour ses compétences dans le travail du bois et il avait à cette époque fabriqué plusieurs meubles pour équiper les officiers du lieu. Ma grand mère est née dans cette maison, ainsi que sa sœur. Ensuite mon frère Guy y est né, et moi même. Ma petite sœur Chantal y est née et décédée très peu de temps après. Je ne crois pas que ma sœur Monique y soit née. Dans mes souvenirs je me souviens de très peu de choses avec netteté. Il faut dire que j’étais très myope et que je n’avais pas alors de lunettes. Je n’ai vu les choses avec précision que lorsque j’eus mes premières lunettes alors que j’avais six ans. Ceci lorsque nous étions déjà à la Robertsau depuis quelques mois. J’avais été confié à ma marraine Marcelle la sœur de mon père et à son mari Jean Herry, qui habitaient la maison d’Uriménil, avec la grand mère Berthe, mère de mon père et sa sœur que nous nommions tous Marraine Marie (elle était la marraine de tante Marcelle). Cette dernière occupait la partie basse donnant sur le jardin, une enfilade de trois pièces contigües qui était notre logement lorsque papa épousa maman jusqu’à ce que notre sœur meure si je me souviens bien. Ensuite c’est le trou noir. Mon père dut rester quelques mois au sanatorium car il avait attrappé une vilaine maladie respiratoire. Il avait la tuberculose et faillit en mourir. A l’époque il n’avait pas de voiture et il se rendait à son travail en bicyclette. Comme il était surveillant à la prison de Toul ceci faisait 120 km ce qui n’est pas rien à pédaler. Il attrappa sans doute cette maladie dans son travail, il ne semble pas que personne de la famille d’autre que lui ne fut  atteint par la suite par contagion. Ce qui est assez rare car il était vraiment très atteint. Lorsqu’on me fit le BCG plus tard jamais je ne développais une réaction positive comme si je n’avais pas de réaction vis à vis de cette maladie. La plus part de mes frères et sœurs étaient dans le même cas que moi.
Lorsque j’étais dans les Vosges ma mère Mathilde, mon frère Guy, ma sœur Monique habitaient chez mes grands parents maternels qui habitaient alors une vieille maison alsacienne située sur le bord de l’Ill à la Robertsau, citée des chasseurs. Le plus jeune frère de ma mère Alfred que l’on nommait tous Betty y vivait encore. Il devait partir pour l’Algérie quelques années plus tard. Je me souviens assez bien de mon arrivée dans cette maison. Nous étions tous réunis puisque mon père était sorti du sanatorium guéri. Il était soigné à Saales. Il travailla à partir de cette période à la Coop qui était une chaine de magasin coopératifs d’alimentation et d’épicerie implantée sur le département. Les supermarchés n’existaient pas encore. Le premier qui s’implanta localement fut un Mammouth vers 1966 il me semble. La coop fut donc le premier emploi alsacien de mon père. Il y était contrôleur si je me souviens bien. Il s’occupait sans doute des livraisons, du parc automobile, et faisait aussi quelques vérifications de caisses à l’occasion.  Lorsque nous étions chez mes grands parents alsaciens nous buvions l’eau de la nappe phréatique tirée grace à une pompe à main. Il n’y avait pas l’eau courante, pas de tout à l’égout. Les excréments finissaient dans un trou dans la terre. Les poubelles étaient rares à l’époque. Les emballages de papier et carton étaient brûlés et les bouteilles consignées étaient rapportées chez les différents détaillants. Mes grands parents tenaient un petit jardin et élevaient aussi quelques volailles et lapins. Mais les lapins mourraient souvent de myxamatose disséminée par les moustiques. Ils étaient très pauvres. Je me souviens que mon grand père était déjà retraité, à l’époque les retraites étaient misérables. Nous voyons souvent Emile le frère de maman qui s’est marié et qui a habité une maison proche  de celle de mes grands parents. Très vite nous eumes la chance d’avoir en location un chalet situé à quelques centaines de mètres de là, sur le quai des joncs au numéro 16 ; c’était un logement de la ville de Strasbourg réalisé à partir des maisons préfabriquées en bois que les Allemands destinaient à leur propre population pour les reloger après les destructions dues aux bombardements alliés. Ces maisons avaient été subtilisées à la fin de la guerre par la France. J’ai donc habité un chalet en bois de sapin posé sur une base en béton de 6 ans à mes 20 ans. C’est la maison de mon enfance, celle dans laquelle j’ai vu se passer les principaux évènements familiaux. Nous y avions assez de place pour y vivre confortablement. Il y avait 7 pièces au moins une salle de bains, un wc, l’eau courante, le gaz de ville. Avant nous juste un autre locataire. Tout était pratiquement neuf. Donc nous avons eu beaucoup de chance alors. Je commençais par aller au cours préparatoire cette année là. Mon institutrice se nommait madame Poli et était réputée pour être très efficace. Ayant été à l’école à Uriménil je savais déjà lire, écrire et compter mais je n’avais toujours pas de lunettes au début.

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Je suis né à Uriménil. La famille de mon père est originaire de cette commune et des communes voisines. Ils furent paysans, villageois de père et fils depuis toujours et épousèrent des filles de leurs villages.

Les villages de cette zone de collines sont composés de fermes dont le plan d’ensemble est quasi identique, 20 mètre sur 20, la moitié pour la grange, les animaux et le foin, une grande porte charretière surmontée d’une arcade  romane pour l’accès au foin, une autre porte pour entrer dans les locaux destinés aux humains, et d’abord la grande cuisine carrée avec sa cheminée établie contre le mur de séparation de la pièce de réception qui y est adossée, quelquefois un couloir étroit permettant de passer de l’entrée à cette pièce de réception sans devoir entrer dans la cuisine. Derrière cette pièce de réception un accès à une cour jardin, basse-cour, poulailler, cabanes à lapins et autres dépendances pour l’élevage de menu bétail. Toutes les fermes avaient ces aménagements. Les chambres des enfants, et celles servant à dormir se trouvant le plus souvent à l’étage.

Dans cette contrée où  il fait froid plus de 6 mois; seule la cuisine était chauffée continuellement. Ailleurs de faibles fourneaux entretenaient une chaleur minimale, empêchant l’eau de geler au plus. Les lits étaient réchauffés par un instrument comportant un récipient en cuivre dans lequel on mettait quelques charbons ardents et qu’on portait avec un manche en bois, on appelle cet instrument désuet aujourd’hui une bassinoire,  une bouillotte était mise aux pieds des dormeurs, cette dernière était quelque fois en caoutchouc et contenait de l’eau chaude, mais c’était  le plus quelque brique chauffée sur le foyer entourée de laine. Sous l’édredon avec le bonnet sur les yeux les gens passaient l’hiver sans chauffage ou presque. Et ils survivaient, et devenaient fort vieux, ceux qui tenaient le choc étaient vraiment résistants. Mais ceci explique sans doute aussi pour une bonne part les morts en bas âge qui étaient fort nombreuses. Ainsi mon grand-père, était le cinquième enfant, les trois premiers moururent en bas âge, et le quatrième à la guerre. La situation sanitaire devait être très critique alors. Sa mère mit 15 enfants au monde. Un seul resta dans le village. On l’appelait l’oncle Marcel il n’eut pas d’enfant de son mariage avec la tante Denise. C’est lui qui conserva la propriété de ses parents, un bout de terre avec un étang, et le long de la route 2 maisons, la vieille d’origine, la nouvelle qui faisait bistrot, restaurant et épicerie. Le nom de cette maison était la Guinguette des Etangs.

Son père était l’enfant unique d’un couple de veufs, légitimé lors du mariage de ses parents. Sa mère provenant elle d’une famille les LOUIS qui était prolifique. Elle même alliée aux POIROT autre clan très développé. En remontant le cours des générations la lignée BAUDOUIN d’Uriménil se déplace sur Xertigny au 17ème siècle, le gros bourg proche, et sans doute La Chapelle aux Bois, Amerey, et autres lieux dits de cette commune.

Treize générations connues de BAUDOIN sont nées, se sont mariées, ont eu des enfants, et sont mortes à quelques kilomètres de la ferme où je suis né. Leurs os reposent dans la terre des cimetières proches des églises et des mairies. Leurs terres sont désormais entre les mains des quelques rares agriculteurs qui restent, les bois ont été pour la plus part soit annexés par l’Etat, et la Commune, soit accaparés par les familles des patrons des industries locales, nouveaux seigneurs de notre contrée, et comme tels soumis à une forme d’ostracisme et de quasi mépris, bien qu’ils aient développé une sorte d’assistanat social, et que leur implication dans l’économie et la politique locale soit de fait essentielle, déterminante.

Les patrons d’industrie d’Uriménil sont  les Bihr. Immigrés alsaciens de Mulhouse ou des environ lors de la fracture de 1870 qui vit l’Alsace revenir à l’Allemagne germanique qui se constituait en rassemblant les peuples germaniques , selon le principe des nationalités que défendait  Napoléon III, qui utilisa d’ailleurs cet argument pour justifier l’aide significative apportée à l’Italie qui se constituait en Etat National contre l’Etat Autrichien. Pour ce service la France Impériale et impérialiste reçut le Comté de Nice partie intégrante de l’Etat Sarde.(Ma mère a une origine alsacienne, j’ai vécu surtout en Alsace dans mon enfance et ma période de formation intellectuelle et affective.  J’épousais à Nice le 27 décembre 1971, Viviane Chantal Gisèle SCHOEPFF, alsacienne par son grand père paternel, du Comté de Nice par ses arrière grand parents paternels, de Corse, d’Antibes, je connais bien ces problèmes historiques et j’ai eu conscience depuis toujours de la mauvaise foi des historiens et des hommes politiques sur ces sujets ).

J’ai été confronté à un Etat National qui était et est resté par bien des points un Etat Impérialiste, dominateur, dont le but est de franciser des différents éléments nationaux qu’il rassemble, Etat très centralisé, Jacobin…J’ai essayé de comprendre l’Empire français, d’y trouver un charme singulier, de défendre cette œuvre illusoire, dispendieuse inutilement. J’ai vite jugé ce colonialisme abominable et inique, jalonné de crimes inutiles. J’ai vite compris que ces aventures coloniales étaient des entreprises de pillage entreprises dans le but presque exclusif de permettre à quelques puissants de s’enrichir facilement. Le colonialiste, toute forme d’immigration m’insupporte et me fait horreur.

Mais j’ai aussi compris comment on pouvait devenir attaché à la France au point de quitter sa terre natale pour la France. L’impérialisme allemand qui annexa les terres germaniques de l’Alsace et de la Lorraine était dirigé par les Prussiens, gens qui par bien des points nous sont supérieurs lorsqu’il s’agit d’administrer et de réguler, d’éduquer le Peuple et de faire de l’ordre et de la stabilité. Mais en Alsace l’esprit était devenu français pour beaucoup de gens et pour la majorité c’était l’esprit bavarois ou même autrichien qui prévalait. L’Alsace était aussi un ancien bastion de la réforme…En tout cas c’est en Alsace que le génie allemand et français se confrontèrent. Il en ressort que l’esprit français y est nettement amélioré par les qualités que les prussiens savent mettre dans toutes leurs activités. Les Alsaciens penchent du côté allemand, même après prés d’un siècle de domination française, ils sont par nature Allemands avant d’être de France, leur culture et leur génie sont allemands…Ils en ont conscience au point que le métropolitain est un français de l’intérieur (donc ils se situent à l’extérieur) et le vosgien pour sa part sera toujours un Polonais référence sans doute à une expression prussienne.

Etant métis j’ai parfaitement intégré le fait qu’il fallait faire un choix, entre l’Allemagne et la France, que le choix alsacien était d’être au milieu, ni français, ni allemand, Alsacien avant tout. J’ai vu l’aptitude à faire mieux que les Français se déliter, disparaître le plus souvent même. La décadence des mœurs y est pour beaucoup. La francisation par la marginalisation du dialecte en est la cheville ouvrière. L’Alsacien est mimétiste, assez peu défenseur de sa culture et de ses valeurs locales. En fait lutter contre l’autorité politique n’est ni dans son caractère, ni dans ses principes. Ni la France ,ni l’Allemagne n’ont d’ailleurs jamais demandé leur avis aux Alsaciens lorsqu’ils les ont annexés ou reconquis. La seule alternative qu’on leur a proposé était d’aller voir de l’autre côté de la frontière, du côté de leur choix.

La très grande majorité, les gens du peuple sont restés sur place et se sont accommodé des forces d’occupation et de propagande nationaliste qui débarquaient à chaque retournement de conjoncture. Maintenant que l’Europe se fait (enfin) toutes ces supercheries semblent bien ridicules.

¨Pour revenir aux Bihr, ils vinrent donc de l’Alsace du sud avec des qualités spécifiques qui manquaient localement. Ils s’intégrèrent et contribuèrent à développer industriellement la région, au point de devenir les barons du village.

Cordiers, ils fondèrent une industrie prospère de corderies. De l’accumulation de capitaux qu’ils réalisèrent ils se servirent pour acquérir de nombreuses propriétés foncières.

Le modèle d’entreprise située dans un village a été détruit par la concentration urbaine, la désertification des campagnes induite par la mécanisation, qui a de fait supprimé la masse des doubles actifs qui se satisfaisaient de salaires d’appoint, ayant par ailleurs jardin, logement, et activités paysannes variées. A certain moment ce patronat se conduisit comme beaucoup de ces négriers modernes qui ont réalisé la France défigurée d’aujourd’hui. Notamment lorsqu’il construisirent une sorte de Cité H.L.M. pour accueillir des familles portugaises recrutées pour suppléer aux locaux devenus un peu trop revendicateurs et socialistes…Presque tous partirent rapidement vers d’autres cieux plus cléments d’ailleurs…

Nos patrons, les Bihr, que devrions nous en faire ?

Certainement pas leur ériger une statue en reconnaissance des emplois et de la richesse qu’ils ont de fait distribuée localement par leur industrie. D’ailleurs ils ne sont pas aimés, même si ils sont nés et ont vécu ici depuis des générations. Actuellement ils représentent un élément essentiel de la vie de la commune. La collectivité communale n’a aucune emprise et aucune autorité sur leurs agissements qui sont dictées par la conjoncture économique, et les options politiques françaises…

Mais si leur usine fait un jour faillite le village se retrouvera vidé de sa substance.

Soumise aux lois draconiennes du marché. Et depuis la fin du 20ème siècle cette industrie est mal en point. D’ailleurs c’est toute l’industrie traditionnelle des Vosges qui souffre et qui est dans la tourmente.

 

Il y a très peu d’entrepreneurs dans notre population vosgienne. Les gens y sont très individualistes, pas vraiment doués pour les affaires. Leurs besoins sont faibles, ils travaillent donc le minimum, et complètent par une activité d’appoint. Pas vraiment intégrés dans une économie de marché. L’arrivée des grandes surfaces de vente a d’autre part détruit presque radicalement les petits commerçants. Ce pays ressemble par bien des points au village d’Astérix. Par bien des points il est une caricature de la France moderne. Ne manque plus que la touche finale la colonisation turque ou arabe. L’instituteur est déjà arabe, d’origine algérienne, il se prétend fils de harquis (collaborateurs des forces coloniales) ce qui est semble t’il faux…Dans une région ou il y a eu toujours pénurie de travail et chômage structurel comment se fait il que les emplois disponibles soient trustés par des immigrés ?

Comment se fait il que nos enfants catholiques soient éduqués par des musulmans ? L’envahissement de l’Europe par des millions de musulmans est intolérable, insupportable…Nous devrons prendre les armes pour supprimer les effets négatifs de cette colonisation. Nos Etats ont comme mission essentielle de protéger nos biens privés et collectifs des envahisseurs, de bouter les envahisseurs hors de notre territoire. Ceci fonde le pacte qui nous lie aux autorités civiles, politiques et religieuses de nos Nations. Or ces gens chargés de protéger nos biens de ces envahisseurs ne font pas leur travail, et rendent de ce fait caduque le pacte républicain. Je suis tout à fait solidaire avec les Français qui ont éjectés des quartiers qui sont devenus des ghettos musulmans, et j’ai ressenti le même écoeurement qu’eux lorsque j’ai su que le pouvoir jacobin nous collait un arabe musulman comme enseignant pour les enfants du village. La laïcité c’est vraiment un paravent pourri qui permet n’importe quoi. Que ce gus aille faire la classe aux jeunes issus de l’immigration algérienne.

Il ne doit pas manquer de jeunes indigènes vosgiens catholiques aptes à faire la classe se trouvant au chômage, ou devant éduquer des immigrés, ou des issus de l’immigrations contre leur gré le plus souvent.

Donc ce chantier est ouvert ici aussi. Français on vous prend pour des cons ! et il est temps de provoquer et de faire une révolution qui mette fin définitivement..

. Il subsiste dans la conscience collective au moins deux périodes de libération du joug imposé par les forces esclavagistes et monopolisatrices. La première concerne la période des Templiers la seconde concerne la période révolutionnaire.

Lorsqu’ils furent expulsés de Palestine, les blancs manteaux s’installèrent dans la région. Colonialistes impitoyables ils appliquèrent les manières orientales de prélèvement systématique de biens et de travaux forcés, une société totalitaire s’installa autour des commanderies. Aussi lorsque le roi de France Philippe détruisit l’ordre le peuple rasa jusqu’aux fondations la plus part des constructions et sans doute dut il y avoir une extermination des oppresseurs telle que leurs successeurs les barons et autres seigneurs furent bien avisés de ne pas s’y  incruster. Par nature il n’y a pas de place dans cette région pour les fiefs, les grands propriétaires, exploiteurs et autres parasites sociaux. Leur élimination est programmée dans les mœurs locales, elle résulte d’abord des conditions géographiques et climatiques difficiles, et aussi de l’anarchie frondeuse qui fait le fond de l’âme locale. La relation maître-serviteur ou seigneur-valet n’a ici que peu d’avenir. Les colonialistes qui s’y succédèrent pendant des générations essayèrent de faire venir leurs esclaves et leurs valets d’ailleurs, ils en furent pour leurs frais, jusqu’à l’arrivée des industriels, et de leurs immigrés. Ce peuple est profondément sauvage sur ce point, donc démocratique. Il serait presque anarchiste si il n’était sincèrement et profondément attaché aux valeurs religieuses réelles, fuyant par contre toute forme de soumission aux dogmes et aux injonctions de la hiérarchie. Les autorités politiques locales issues du Peuple et élues, ont toujours fait de la résistance à toute autorité supérieure et sont parvenues presque toujours à rester à l’écart  de la politique politicienne. Par beaucoup de points cette région ressemble au village d’Astérix. L’ennemi est clairement désigné, c’est le colonialiste qui rôde et qui s’incruste. Il y a donc dans mon cœur une région qui est mienne, ma patrie. Que j’ai quitté très jeune mais qui reste dans mon cœur quoi qu’il arrive. L’année prochaine à Uriménil est la phrase qui me vient naturellement. Lorsque je vois la dégradation horrible qui est intervenue dans l’espace de mon Pays, lorsque j’apprécie l’invasion ignoble que subit jour après jour notre population partout dans l’hexagone, je me retourne vers mon village natal. De ce point qu’il faut reconquérir aussi on peut lancer une guerre de libération nationale et reconstruire notre Nation.

J’ai une grande tendresse pour Jeanne d’Arc de Domrémy et son combat désespéré. Elle est l’exemple à suivre, sa démarche doit nous guider, et je pense que de cette terre vosgienne, viendra assez vite la solution à notre mal être actuel.

 

Chaque village était d’abord une assemblée de familles alliées entre elles. Les biens devaient rester dans la famille. Il y avait peu d’intérêt à épouser un conjoint dont les terres étaient distantes de plusieurs kilomètres car comment les exploiter utilement. Et certainement il était impensable de devoir les vendre à des étrangers quels qu’ils soient. La terre n’est pas un bien ordinaire ici. Les biens de famille y sont sacrés.

Ces comportements hors du siècle et hors du temps se poursuivent toujours comme si ils étaient programmés dans la mémoire génétique. Peut être s’agit il de faits culturels, de l’éducation reçue et transmise. Ce n’est pas sûr lorsqu’on voit que certains élevés dans une autre ambiance, dans les villes reprennent cette philosophie comme l’eau du torrent qui finit par passer par dessus le barrage et par reprendre sa course dans la vallée. Qui sont ces Vosgiens ? Lorsqu’on apprécie qu’il y a eu si peu de personnes nées hors d’un petit groupe de village pendant les quatre derniers siècles, on ne voit pas pourquoi ni comment il pouvait en être autrement autrefois. Tout à toujours été occupé par la population locale. Pas une parcelle qui n’ait un propriétaire et qui ne fasse ce qu’il faut pour démontrer ses droits avec efficacité. Ici les squatters n’ont vraiment pas beaucoup de chance jusqu’à aujourd’hui du moins. L’ostracisme et le boycott des étrangers ont découragé la plus part des envahisseurs.

Mais qu’en est il  à présent !

La plus part sont partis ailleurs et se sont mariés avec des femmes ou des hommes d’autres régions. Certaine proche comme l’Alsace ; d’autres très lointaine comme la Bretagne, la Provence et le Comté de Nice.

Il semble que très peu de vosgiens de cette région aient quitté la France. La plus part ont été fonctionnaires, dans l’armée, la police, et l’éducation. Ils furent ainsi  expatriés par l’Etat Jacobin. Depuis la génération de mes parents ils ne se marient plus volontiers dans les villages d’où ils proviennent. Ils y reviennent avec difficulté désormais, même lorsque la retraite sonne. Ils vendent les biens qu’ils y possèdent encore.  Reprenons le cours de l’histoire des familles vosgienne d’Henri IV, à la guerre de 1914, caractérisée par une quasi absence d’arrivée de conjoints nés ailleurs. L’origine rurale est certaine. Les gens des villes ne se mélangent pas avec ceux des villages, même si ce sont les gens de la campagne qui finissent par s’installer en ville. A partir de ce moment ils ne retournent plus à la campagne.

Parmi eux on trouve des familles nombreuses, et d’autres qui ont une grande difficulté à perpétuer le nom, et les biens qui donc acquirent du fait de ce manque d’enfants une plus grande quantité de terres, et de richesse par héritages successifs. Parmi les premiers il y a les POIROT, LOUIS, BAUDOUIN, parmi les seconds il y a tant de noms perdus aujourd’hui. L’essentiel des descendants de ces familles a désormais quitté la région, et la plus part le département, partis presque tous vers les villes et vers d’autres cieux.

Ce que j’en connais est peu de chose, j’ai moi même des enfants qui ne rejoindront jamais cette contrée pour s’y établir. Ils seront étrangers à ma patrie, comme je suis resté étranger à la leur. Celle qu’ils pensent avoir désormais. Leurs racines sont elles multiples ce qui est une chance j’en conviens. Ils ont effacé de leur conscience leur appartenance à cette région, en fait ils sont les propriétaires légitimes de cette région parce qu’elle fut celle de leurs ancêtres. Et de cette propriété ils n’en veulent pas.

 

Mon pays natal est situé sur une frontière naturelle de l’Europe, une ligne de partage des eaux. Les eaux de mon village se concentrent toutes vers le Coney qui prend sa source dans les pentes vers Epinal, il coule dans les prés situé en contrebas de l’endroit où je suis né. Un canal de dérivation servant primitivement à faire tourner des roues de meunier, et celle de l’usine de corderie située en aval, longe la propriété, permettant d’inonder les prés avec des rigoles de cent mètres rejoignant le Coney. Ces prés étaient coupés pour fournir du foin, et du regain aux animaux.

Le Coney rejoint la Saône, qui naît plus à l’ouest, qui elle se jette dans le Rhône à Lyon et finit en Camargue par atteindre la Méditerranée.

De ce fait, une goutte d’eau tombant sur le sol de ma patrie finit souvent par atteindre la mer du monde grec et romain. Par cette voie naturelle les hommes sont venus et ont transmis leurs cultures. Une voie romaine passe au dessus, une partie de la maison est constituée des empierrements romains faits pour maintenir le tablier de la route. Cette route étant sans doute peu stratégique servait essentiellement au transport du sel entre les zones de production lorraine, et les divers comptoirs diffusant le sel  dans les exploitations agricoles. Une légende en fait la route des sauniers. Elle passait par Arche où se trouvait un pont romain érigé sur la Moselle.

Cette route reliant l’autre versant des Vosges, celui dont toutes les eaux courent vers la mer du nord, la Moselle qui prend naissance dans les hautes Vosges, y coule dans sa vallée, traverse Epinal, Charmes et rejoint Nancy, puis glisse en terre étrangère. Plus à l’ouest on trouve la Meuse qui passe à Neufchâteau et Domrémy la Pucelle, et son affluent le Vair dont les sources sont dans la zone de Vittel et Contrexéville.

La région de Neufchâteau, Domrémy est calcaire, elle est constituée des fonds relevés d’une ancienne mer intérieure, et comporte des cuestas formées de bancs de calcaire coquillier. C’est d’ailleurs la pierre locale, celle des habitations, donc de la maison de Jeanne à Domrémy.

La Vosges elle est constituée de zones gréseuses. L’érosion d’un ancien massif granitique pour l’essentiel a constitué des sédiments siliceux qui se sont trouvés agglomérés par des ciments divers. Autour d’Uriménil le grés est jaune ocre, ailleurs il est bien plus fin et plus beau de couleur rose. C’est ce grés rose qui fut recherché par les bâtisseurs antiques.  Les hautes vosges comportant des roches volcaniques autour des lacs de Gérardmer, Longemer, Retournemer et bien sûr des zones granitiques sont fort éloignées de cette région.

Donc la pierre locale est un grés jaunâtre assez friable qui se taille mal. Les principales carrières sont dans des zones montagneuses. Presque partout la terre est profonde, constituée presque essentiellement de sable siliceux, avec très peu de galets de quartz.  L’argile, le calcaire y sont extrêmement rares. Ce qui en fait des terres pauvres, mais qui sèchent et chauffent vite. Nulle part on ne trouve des champs de caillasses comme on en voit en Provence, le sol arable présent partout a été réalisé pendant des millénaires par la couverture végétale constante, il est maintenu par la forêt, l’érosion des sols y est en fait très maîtrisée.

Une autre remarque concerne l’habitat local. Presque toutes les fermes maisons sont faites de murs de pierre épais, le mortier utilisé venant sans conteste de lorraine, puisqu’il n’y a pas de zone calcaire à proximité. Il en est de même des tuiles d’ailleurs. Chaque ferme maison comporte une pierre intégrée dans la maçonnerie comportant la date de l’érection, et le plus souvent le nom des propriétaires. Or pour ma part je n’en ai jamais trouvé une remontant au delà du 19ème siècle. Ce qui ouvre  pour moi l’hypothèse suivante. Je pense que les constructions anciennes jusqu’à la révolution au moins étaient construites en bois. Les blocs de grés ne servant que pour construire l’embase et dans une certaine mesure les caves et autres celliers. A l’exclusion des restes des ouvrages des templiers, et de quelques châteaux forts qu’on retrouve parfois intégrés dans la maçonnerie des fermes (donc au 19ème siècle pour l’essentiel, il ne semble pas y avoir eu d’habitat de pierre dans les campagnes avant cette période.

Je suppose donc que les habitations anciennes avant le 1800 n’ont pas laissé de traces, le bois a pourri entièrement, sauf dans les zones marécageuses. Mais ceci n’est qu’une hypothése.

Ceci provenant dans mon idée du fait qu’une maison de pierre est beaucoup moins confortable sous ces climats que les maisons de bois (or le bois est abondant partout ici). D’autre part les couvertures peuvent être faites à bon compte avec des éclisses, clouées ou attachées par des liens divers  ou même par des chaumes divers, bruyères, genets. Ce n’est qu’un hypothése mais très sérieusement posée. L’archéologie de la région reste à faire. Elle n’intéresse pas grand monde semble t’il.

Nous sommes dans le monde du bois. Depuis toujours les habitants de cette contrée ont cultivé amoureusement leur forêt. Ignorant la coupe rase, ils ont sélectionné les meilleures essences adaptées aux conditions locales. Les sapins, les hêtres, les chênes, épicéas, charmes…Dans l’âme de tout vosgien se trouve un amoureux de la forêt. Les familles baptisaient leur enfant, et leur plantaient aussi un arpent de bois, leur bois, dont ils étaient responsables d’ailleurs et qui était leur héritage le plus précieux. Une autre coutume consistait à créer des vergers de cerisiers greffés à partir de sauvageons poussant naturellement à l’orée des forêts. Souvent ces arbres étaient de vrais merisiers dépassant les dix mètres de haut. On y greffait le plus souvent une petite cerise noire qui sous ces climats ne mûrit qu’au mois de juillet, un régal en clafoutis, et surtout mangé nature sur l’arbre. Avec le soleil et le vent la plus part des cerises finissaient par sécher naturellement sur l’arbre ne finissant par terre que bien tard dans la saison. Il y eu toujours des vergers même si tous les arbres à fruit y sont très fragiles. Des pommiers pour l’essentiel. Peu de pruniers, il gèle jusqu’au mois de mai. En fait abrités ils survivent et produisent bien. Je n’y ai jamais vu un noyer de quelque envergure. Mon père prétend qu’il y en avait mais qu’ils ont été coupés en masse pour faire des crosses de fusil. J’ai du mal à le croire vraiment. Les cultivateurs qui faisaient ici de l’alcool de fruit utilisaient les pommes le plus souvent. La quetche vient bien semble t’il, mais ne semble jamais avoir été plantée régulièrement. Les poiriers sont peu nombreux aussi.

Ce qui m’amène à la réflexion suivante. Le nom POIROT vient sans conteste de poire, et il est fort à parier que c’est en cultivant des poiriers sur une propriété qu’ils ont acquis ce nom. Les poires peuvent être conservées en les séchant par exemple. L’avantage des pommes a toujours été leur facilité de conservation en fruitier pendant tout l’hiver. Il y en avait depuis juillet qu’on appelait les pommes des moissons, jusque fort tard aux gelées. La boisson locale devait être un cidre bouché, ou une sorte de bière. Dans beaucoup d’endroits on fait d’ailleurs une sorte de vin avec des petits fruits. Il est certain qu’il y eut dans toute la région un alambic par ferme, car l’alcool était nécessaire pour l’économie domestique.

Mon grand-père qui avait voyagé dans d’autres régions plus favorables avait entrepris d’acclimater des fruitiers provenant de ses escales à Morhange en Lorraine, et à Albertville en Savoie. J’ai vu très longtemps un prunier reine claude incapable de donner une prune à cause des gelées printanières. Il me semble qu’on m’avait parlé d’un abricotier, et même de pêchers (les années de grand gel ont tout éliminé. Il n’y a pas plus de châtaignier localement, alors que toutes les conditions semble réunies pour que cet arbre s’y développe facilement.

Mon grand-père avait ramené une vigne, une sorte de chasselas, de Savoie, il l’avait installée contre le mur situé plein sud. Et cette vigne donnait chaque année du raisin qui mûrissait en septembre comme partout ailleurs et était même très sucré. Je n’en ai pas vu beaucoup dans les autres fermes de la région, mais il semble qu’il y eut des vignes jadis un peu partout, mais surtout sur les côtes calcaires vers Toul, et au bord de la Moselle. Une rivière ou un fleuve semble profitable à la vigne. C’est le froid intense qui tue les vignes semble t’il, surtout lors des gels printanniers. On m’a aussi parlé des noyers, qui étaient nombreux semble t’il dans le temps et qui furent tous détruits,  ou coupés pour faire des crosses de fusil ( ? ). Il n’y a pas plus de chataîgniers alors qu’ils sont abondants sur les hauteurs vosgiennes de la plaine d’Alsace, à l’entour des châteaux forts. Pas de poiriers non plus. De mon temps les vergers tombaient tous à l’abandon, restaient des pommiers avec des dizaines de variétés (les pommes des moissons qu’on pouvait manger dés les moissons (juillet)). Les cerisiers sont à part. Je ne sais pas si il en reste encore beaucoup comme il s’en trouvait alors des hautes tiges greffées qui se trouvaient au milieu des champs, ou sur leurs bordures, greffés jadis sur des merisiers ou des francs, avec des variétés qui murissaient surtout en juillet. Nous pouvions les récolter lors des grandes vacances. Alors qu’en Alsace c’était au mois de mai et de juin . Les petits fruits étaient eux abondants, fraises, myrtilles qu’on appelle localement brimbelles, mûres poussant dans les haies, framboises, groseilles rouges et blanches. L’abondance de champignons est aussi remarquable en automne. Que cultivait on alors ? je me souviens d’avoir vu les attelages de bœufs (pie rouge) travailler dans les prés et dans les terres pentues. Pas d’attelage de chevaux dans mes souvenirs. Le fumier s’entassait devant la ferme. L’odeur de la bouse était partout omniprésente. Une volée de poules et poulets s’égayait autour des habitations cherchant leur pitance, au printemps il y avait des poussins. Enfin la plus part des terres étaient des paturages entourés de clôtures en fil de fer barbelé. Le blé était beau, plein de coquelicots assez souvent, il y avait aussi de l’orge, et même de l’avoine, du seigle. La grande production semble avoir été la pomme de terre. Cette production cessa dans ma jeunesse avec l’arrivée des tracteurs et des engrais modernes, qui poussèrent les cultivateurs a faire du foin, à produire du lait et du blé. Le foin qui était une corvée est même devenu assez facile depuis l’arrivée des matériels formant les bottes cubiques ou rondes  maintenant. Qui n’a pas connu une fenaison à l’ancienne ne connaît pas une partie du bonheur. Le foin était retourné avec des rateaux de bois deux fois par jour, puis mis en andin, puis en tas et chargé en vrac sur des chariots. A la fourche de bois pour l’essentiel. Puis de même monté dans les greniers à foin et entassé avec précaution.

Les cultures faites localement donnent de bons rendements depuis l’arrivée des engrais modernes. Avec les amendements au fumier classiques c’était pas toujours acquis. La pomme de terre vient bien, au siècle dernier il y avait même une production significative marquée par la présence d’usines d’extraction de l’amidon notamment. L’élevage de porc aussi était fort développé de ce fait. Il y a essentiellement des bovins laitiers actuellement depuis le milieu du 20ème siècle. Par endroit quelques brebis, très localement quelques chèvres. L’état sanitaire des pâturages  est semble t’il mauvais, sans doute du fait de l’importance de la faune sauvage qui maintient des parasites comme les douves dans beaucoup de sites.

Mon grand père était pêcheur, et chasseur, comme sans doute la plus part de mes ancêtres. Les produits de ces activités contribuant notablement à la nourriture de la famille. Les viandes étaient salées et fumées. Les légumes pouvant être conservés au sel, en choucroute ou stérilisés dans des bouteilles de verre. Le bouchon étant trempé dans de la cire à cacheter . J’ai vu de cette manière conserver des haricots qu’on faisait sortir le jour du débouchage avec une tige métallique. Enfin il y avait des confitures. Autrefois c’était le pain qui était précieux. Il était fait en grande quantité cuit dans un four extérieur à la maison, quelquefois communal. Etant dur comme de la pierre il servait à tremper la soupe. Il n’y avait pas de repas sans soupe (surtout le soir) et pas de repas sans pain. La cuisine locale était à base de produits du jardin, de la nature, des animaux de la ferme. Souvent délicieuse comme ces civets de lapin mitonnés avec quelques herbes odorantes, du thym, du serpolet. Je me souviens bien du rituel du passage à la casserole de ces magnifiques fauves de bourgogne que je voyais matin et soir dans leurs casiers, manger leur pain, leur foin, du son, et boire…

Ce jour il fallait les assommer puis on les attachait par un nœud coulant à la patte droite accroché de cette façon à la porte de la grange ils étaient dépouillés. Au part avant on leur enlevait un œil pour les saigner, le sang étant recueilli dans un bol contenant un peu de vinaigre on agitait le tout pour éviter qu’il ne caille. L’odeur en était particulière et pour tout dire obsédante.  J’ai élevé moi même des lapins bien des années plus tard, et j’avoue que je n’ai pas su reproduire cette mise à mort rituelle par énucléation. En fait après les avoir assommés je leur brisais le cou pour être sûr de bien les avoir tués. Je ne suis jamais arrivé à les faire saigner par l’œil, et procédait à un égorgement. Or ceci ne permet pas à la tête de se vider de son sang et de ce fait elle n’est pas consommée. Je me souviens bien que la tête était considérée comme un morceau de choix par ma grand mère. Le sang ainsi réservé lors de l’abattage était mêlé au dernier moment à la sauce.

Ma grand mère qui les soignaient leur donnaient à boire. Elle en avait plusieurs dizaines, et en vendait une partie à un colporteur qui passait régulièrement. Elle avait de même une ribambelle de poules et de poulets, fournissant œufs et rôtis le plus souvent pour les mêmes colporteurs. Elle avait donc au moins un coq et nous avions donc la joie de voir des couvées de poussins dans la basse cour. L’observation de ce spectacle est une des plus belle chose qui soit. Je suis tout à fait renseigné sur les mœurs de ce volatile,  par ailleurs assez peu engageant, mais je connais aussi très bien ses aptitudes à trouver sa pitance sur le terrain et même à nettoyer le terrain. Avec des poules pas de problème d’éradication des mauvaises herbes sur un terrain en friche. Les canards aussi étaient présents dans notre ferme, on leur construisit  même une mare en béton lorsqu’il leur fut interdit de divaguer sur le Coney.

Canards et poules pondaient un peu partout dans des nids aménagés pour cette opération, mais aussi au dessus de la grange parmi le foin et dans toutes les cachettes possibles. Il me revenait d’aller faire le tour de leurs planques et de subtiliser tous les œufs. Les poules couveuses, une ou deux au plus étaient le plus souvent laissées sur des œufs artificiels, car il était plus facile d’acheter les poussins. Ceux ci arrivaient au printemps et comme il gelait encore dehors commençaient leur vie à la ferme dans la cuisine.

 

Enfin elle avait toujours plusieurs chèvres, le plus souvent quatre. On les menait donc au bouc, et elles faisaient des chevreaux, le plus souvent vendus au colporteur lorsque c’était un mâle. Il y avait donc des chevrettes régulièrement et on tuait les vieilles chèvres mises à saler dans de gros pots en terre cuite.

La viande de chèvre en ragoût est délicieuse. Les peaux étaient mise à sécher tendues avec des piquets et salées. Des colporteurs venaient à l’occasion les ramasser.

Il y avait aussi toujours au moins un chat dans la maison pour mettre fin aux rongeurs indésirables. Ma grand mère ayant constaté qu’ils étaient tués sur la route voulut interdire qu’ils sortent de la maison. Elle les sortait avec une laisse. A la suite de cette violation des règles de conduite vis à vis de cette espèce elle fut grièvement blessée par un de ses protégés, un tigré…Elle continua à avoir des chats mais leur laissa désormais la liberté d’aller et de venir comme il sied à cette race domestique, qui  a plus domestiqué l’homme que l’inverse.  J’ai appris à manipuler et comprendre les animaux dans ma maison natale, qui était une ferme et une arche de Noë à la fois, essentiellement un endroit mystérieux véritablement magique. A l’époque, je ne voyais pas grand chose étant très myope comme mon père, et n’ayant eu ma première paire de lunette qu’à six ans. Je me souviens bien de mes réflexions d’enfant sur la taille des grandes personnes et leurs attitudes que j’ai mis plusieurs décennies en fait à comprendre. Je pense avoir compris les animaux mieux et beaucoup plus vite que les humains. Ces derniers furent pour moi toujours une source d’interrogations sans certitudes. Les animaux ne trichent pas, enfin pas souvent, pas toujours et pas systématiquement. Et pourtant ce sont des animaux dénaturés, domestiqués, humanisés qui n’auraient pour la plus part pas la moindre chance de survivre dans la jungle naturelle.

Les animaux sauvages que je voisinais alors étaient les hirondelles, un couple nichait toujours dans la grange. Il y avait aussi les moineaux qui venaient voler les grains de la basse cour. Les insectes dans les champs et les truites dans la rivière. Partout des vaches dans les parcs. Vaches qu’on rentrait pour la traite et qui laissaient sur la route des bouses. Vaches qui devaient changer de profil radicalement. La Vosgienne petite race pie noire trapue et rustique, étant remplacée par la Holstein beaucoup plus massive, produisant beaucoup plus de lait, au moins deux fois plus. Je me souviens à ce propos d’avoir vu travailler les dernières paires de bœufs utilisées pour exploiter la terre dans les fonds de vallées ou n’importe quel tracteur moderne s’enlise, ou pour remonter une pente à la charrue. Une force monstrueuse concentrée dans le cou, la tête  prise dans un joug, chaque partenaire sachant épauler l’autre. Dans mon pays il n’y avait pas de chevaux lourds à cette époque, comme on en voyait en Alsace lorsque j’étais enfant quelques années  plus tard, jusque dans les années 60.

Dans mon esprit les bœufs sont l’emblème d’Uriménil. Pas le taureau figurant sur le blason du canton d’Uri en Suisse, mais un attelage de bœufs au travail sous le joug. Il y a là un symbole, et une signification qui m’échappent en fait toujours qui représente ce que j’ai dans le cœur et ce que je souhaite voir sur mon blason. Uriménil est un lieu magique pour moi. Pour une foule de raisons qui ne seront jamais décrites. J’ai vécu des moments extraordinaires, je les connais, m’en souviens mais suis bien incapable de les écrire jamais. Donc mes souvenirs sont forcément partiaux, l’essentiel s’est en fait décanté, ne reste plus qu’une trame, le tout était beaucoup plus riche et vivant il y avait vraiment de la matière. Cette vie que j’ai vécu alors je ne la revivrai jamais, elle s’est enfuie à tout jamais. Nos souvenirs sont singuliers, quelquefois je remonte le fil en regardant une photo ou en songeant à une chose de la vie, comme Proust remonte le fil avec sa madeleine trempée dans du thé et pour les mêmes raisons.

Mon grand père est né et habitait au puit des fées un hameau situé à quelque kilomètres c’est un endroit vraiment magique aussi dans la nature, avec des sources et un étang creusé par nos ancètres. Il jouxte les bois proches. La maison qui ne paie pas de mine faisait épicerie et débit de boissons. Les commerces d’alors étant des compléments d’activité, et de revenus. Les enfants dormaient dans les pièce du haut, une pour les filles, une autre pour les garçons, et sans doute la pièce des parents, il y avait aussi une vieille maison servant de remise en contrebas, la ferme d’origine. Rien d’exceptionnel donc. Le débit de boisson avait un nom, la guiguette des étangs. Le texte était gravé sur une plaque de granite sans doute par Charles Marie. Une statue de la vierge portant Jésus en terre cuite peinte se trouvait dans une niche au-dessus de la porte d’entrée.

Il y avait un grand poêle dans la salle. Ma tante, la sœur de mon père Marcelle m’a raconté que l’origine du surnom de mon arrière grand-père  » le chaurbon  » provient de ce poêle un jour que mon aïeul était en train de charbonner pour entretenir le feu quelqu’un s’est permis de lui faire une remarque désobligeante, une allusion à sa naissance semble t’il, sans doute sous l’emprise de l’alcool, Charles – Marie aurait alors saisi un charbon ardant pour le menacer ou le marquer violemment.  Cet ancètre était donc du type qu’il ne faut pas chercher à provoquer. Mon grand-père, savait aussi se faire respecter, ce qui veut dire qu’il réagissait fermement à toute provocation. Bien sûr les événements les plus marquants ont disparu de la mémoire mais quelques-uns, assez amusants sont encore colportés. Lorsque ses voisins l’ennuyaient ou faisaient du bruit le jour il les réveillait en pleine nuit par un concert de trombone à coulisse ou de trompette. Militaire de carrière, il avait participé à l’expédition des Dardanelles, auparavent il était au Maroc. Puis il fut au front dans les tranchées et dans les affrontements stériles et meurtriers du chemin des dames notamment. Les différentes médailles militaires qui lui ont été attribuée m’ont été lèguées par ma marraine Marcelle aînée de ses trois enfants. Roger mon oncle, militaire de carrière comme son père, les avait récupérées à la mort de Joseph Del Félicien mon grand-père, et les avait rassemblées sur une planchette de 20 sur 30 cm. Sur laquelle il avait tendu du tissu vert, avec deux bandes jaunes. A gauche était collé en lettres de feutrine jaune,  de haut en bas, 14,70,30,7,BCA. A droite agrafé un cordon d’épaule tressé rouge prolongé par une pointe en laiton.(sorte de bretelle d’honneur)

1 Légion d’honneur 2 valeur militaire 3 croix de 1914-1915 (dardanelles ?) 4 médaille coloniale Maroc

5 Médaille de bronze (lagrande guerre 1914-18 pour la civilisation (sic et resic…)) 6 croix du combattant 7 l’étoile rouge 8 une autre médaille avec une tête casquée une garde de sabre, et quelques lauriers en bronze, 9 la médaille de la Somme juillet novembre 1916 (une grande boucherie inutile…), 10 une médaille de bronze italienne 1915 guerra per lunita d’Italia 1918, au revers (coniata-nel…bronzo-nemico.

Insignes associés : un cor avec un chamois et des lauriers en bronze, un cor avec un diable portant un trident avec le 7 (les diables bleus) argenté, un cor argenté avec un chamois et l’inscription « en pointe toujours 30 », un cor avec un dauphin (le symbole hieraltique, gros poisson avec grosses écailles et grosse tête) sans doute pour les chasseurs alpins de Savoie. Mon père Guy Jean Maurice se souvenait de son enfance passée presque exclusivement dans le département de la Savoie à Albertville. Il avait été scout et en gardait en très bon souvenir des excursions et camps effectués dans les massifs voisins. Cette période voit aussi ses dons artistiques reconnus par ses professeurs de dessin successifs qui proposent au père une école spécifique des beaux arts. Joseph Del Félicien refusera de laisser Guy Jean Maurice poursuivre des études artistiques. Quelques photos de cette période montre toute la famille en promenade dans les hauteurs au dessus d’Albertville.

 

 

Ce texte a été recommencé en 2003 car je ne trouvais plus le texte que j’avais écrit plusieurs années.

Donc il vient en complément, j’espère ne rien oublier.

 

La Vôge est une région gréseuse, humide et boisée, des contreforts sud du massif vosgien. D’elle vient le nom du département. Cette région particulière est un prolongement et une partie de la Lorraine. Historiquement elle était située en Lotharingie, le royaume de l’aîné des petits-fils de Charlemagne, roi des Francs, empereur d’Occident. Cette terre fut de tous temps une terre germanique. Les Romains y ont laissé leur empreinte indélébile dans l’architecture et les mœurs. Les empreintes celtiques sont moins évidentes. Les Celtes pénétrèrent par la plaine d’Alsace et dans cette région de forêts défrichèrent des pâturages, mais il est fort probable qu’ils se saisirent essentiellement des terres les plus riches et que les populations locales gardèrent longtemps leur autonomie. La zone vosgienne a été une zone celtique très incertaine. Les traditions locales n’en font pas état du tout d’ailleurs. L’invasion des Celtes peut être datée de –1000 avant J.C., elle a été prolongée jusqu’à l’arrivée de plus en plus nombreuse de germaniques qui remontaient les rivières, le Rhin, la Moselle, la Meuse.

C’est aussi par cette voie qu’arrivèrent les peuples germaniques. Les Celtes et les Germains poussaient leurs troupeaux dans les steppes et vivaient le plus souvent dans des tentes ou des chariots. Leurs établissements lorsqu’ils devenaient agriculteurs étaient de longues maisons de bois et de torchis. Les maisons à colombage en sont la traduction dans les temps historiques. Les Romains eux construisaient le plus souvent en pierre, briques et ciment. Les recherches archéologiques, les ruines que l’on retrouve un peu partout dans les bois et les prairies montrent que dans la région ce sont les formes très anciennes qui se sont perpétuées. Des maisons de bois étaient plus faciles à construire pour un peuple qui possèdait des haches et des scies au tranchant en acier. On construisait ainsi jadis parce que l’argile est rare, et le bois abondant, pour continuer la tradition des peuples anciens. Les habitations furent construites en bois jusqu’à une époque très récente dans les Vosges. Les rares ruines qui peuvent remonter aux Romains montrent que les villas coloniales n’étaient pas très importantes ici. Même dans les zones riches. La pierre qui est abondante, le grés n’était guère utilisé que pour les bâtiments publics de quelque importance, et pour paver les voies romaines. Très peu de ponts en pierre remontent à cette période, des aqueducs il n’en est pas besoin, il y  a de l’eau en abondance partout, sources et ruisseaux abondent. Le sentiment que la région a toujours été fortement peuplée domine partout, mais c’est un fait. Parce que la terre même pauvre est facile à travailler, profonde, que les herbages sont productifs, les rivières, la forêt enfin sont une source inépuisable de nourriture.

Si les Celtes ont peu laissé leur empreinte, celle des Germains est présente partout. La toponymie montre que tous les établissements furent ceux de personnalités germaniques. Ainsi Uriménil vient de Ulrici Mansile. Le mot latin mansionile est devenu mesnil dans le vieux français. Le nom d’un chef germanique nommé Ulrich qui y avait établi un domaine, sans doute avec un moulin sur le Coney, à proximité de la voie qui allait de la zone de Nancy où on extrayait du sel, à la Haute Saône terre d’élevage qui avait besoin de ce sel. Cette route du sel passait par un gué de la Moselle, sur lequel les Romains construisirent un des rares ponts de pierre de cette période qui a donné le nom à la localité d’Arches. Si la noblesse celtique s’est installée quelque part c’est sans doute sur le site d’Epinal, situé à 12 kilomètres d’Uriménil. Il est plus vraisemblable que les sites celtiques soient dans les zones ou on extrayait les minerais et les forges sont aussi nombreuses et datent de bien avant la venue des Romains.
Le nom BEAUDOIN vient du germanique BALDWIN qui fait référence à Balder et à Winn  et qui a été traduit par ami audacieux après que la mythologie germanique fut effacée des mémoires. Il est plus probable qu’il signifiait à l’origine victoire de Balder. Balder devant revenir de l’enfer (Hell) pour diriger le monde qui surgira de l’abîme après le Ragnarök, lorsque le monde présent sera détruit, par la destruction du soleil avalé par le loup Fenrir, que le maître du feu Loki, et le Premier des Dieux Ases Odin (Wotan) disparaîtra. Ce nom a été traduit par ami courageux hors références mythologiques. Baldwin est courant dans la région depuis le haut moyen-âge. Les populations locales avaient avant cette période des noms établis sur le mode celtique, ou romain. Et changeaient souvent de nom d’ailleurs.

L’origine de ce nom vient des Suèves et des Jutes. Les Francs l’adoptèrent peut être par agglomération de migrants venus du Danemark et de Suède. Il était aussi fréquent en Belgique, surtout en Normandie, où le prénom est devenu assez courant surtout chez les nobles. Il y a donc plusieurs nom nobles qui comportent Beaudoin, ou Baudouin. Les premier émigrants au Canada comportent des Beaudoin venus de Charente (Origine probable la présence Anglo-normande dans cette région). Il y a en France environ 10000 familles qui portent ce nom avec plusieurs orthographes.

L’ancienneté de ce nom est reconnue puisqu’il y eut des Baudoin dans les croisades et que plusieurs rois de Jérusalem portèrent ce nom. Le nom de Louis est aussi d’origine germanique, le premier Franc roi de France qu’on appelle Clovis ne nommait en fait Louis en Allemand Wolfgang (de loup et d’allure ou de caractère), wolf c’est le loup et gang c’est l’allure, la manière d’être.

Mon patronyme se retrouve aussi emporté par les Normands en Normandie, en Aquitaine et jusqu’en Italie du Sud. D’après les traditions germaniques le nom de famille était conservé et chaque génération ajoutait un nom particulier. Lorsque ces zones devinrent chrétiennes les noms juifs furent généralisés, utilisés comme prénom et comme nom. Ainsi les noms de famille dérivés de Jacob, Marc, Pierre, Thomas, Antoine, Jean. Certains autres viennent de l’origine de la lignée dans un territoire donné, ou dans une tribu particulière. Ainsi les Rémy viennent sans doute de la région de Reims. Il y aussi ceux qui prirent un nom en fonction des productions qu’ils savaient faire. Le patronyme Poirot vient de cultivateurs qui produisaient des poires, il y a d’ailleurs une colline qui s’appelle le mont Poirot qui devait être planté de poiriers. Pour certain ce nom viendrait de Pierre et en serait une déclinaison, Pierrot, Poirot..pas sérieux à mon avis.

Mes ancètres les plus anciens connus (29/12/2003) sont les descendants de Jehan DUHOUX, et de son père sans doute prénommé Regnard qui serait venu du Nord de la France, la famille étant elle originaire de Belgique ce qui peut signifier aussi la Frise ou la Hollande.

Leur arrivée se produit vers 1300. Au moment où le Pape prétend en 1302 à la suzeraineté mondiale par la bulle « Unam sanctam ». Philippe IV LE BEL le fait prisonnier et transfère la papauté à Avignon. Et met fin en 1307 aux entreprises des Templiers qui tiennent en Lorraine de grands établissements sur le modèle de ceux qu’ ils avaient construits en Terre Sainte en Palestine et au Liban. Les biens des Templiers sont saisis, et la plus part des chevaliers du temple de jérusalem sont même arrêtés. Les paysans s’emparent des batisses, les pillent et les détruisent. Les valets et autres serfs du Temple sont aussi chassés impitoyablement et le pays est nettoyé de ces oppresseurs. L’ost qui a liquidé l’ordre reçoit seigneureries, terres et domaines des ci devant chevaliers. Les biens de l’ordre du temple sont distribués aux hommes d’armes qui les arrêtent par surprise et souvent  les exécutent alors sommairement, en masse et sans jugement. Comme ceci avait été le cas aussi en pays cathare.  En Lorraine aussi tout est liquidé très vite et il semble que la population locale y a participé du mieux qu’elle a pu. La plus part des chevaliers du temple qui y vivaient ont pu fuir toutefois, en bon ordre, et en luttant les armes à la main, ils se réfugiront finalement en Ecosse. Ces chevaliers pour la plus part n’étaient pas issus des populations locales et n’avaient donc pas de famille pour les accueillir.

Les Du Houx sont chevaliers au service des seigneurs locaux. Ils finissent par obtenir une seigneurerie à Vioménil, petite bourgade située aux sources de la Saône et résident aussi à Ville sur Illon. Ils achètent ou construisent une entreprise de verrerie qui restera dans la famille jusqu’à la Révolution.

Neuf (9) générations de Du Houx se succèdent s’alliant surtout à la noblesse locale de Ville sur Illion souvent aussi entreprise dans des affaires de verrerie.

Le métier de maître verrier et celui de maître des forges étaient les seuls qui permettaient de ne pas déroger et donc de rester noble. Parallèlement ils feront des carrières militaires, pour les Comtes locaux, puis pour le Duc de Bourgogne, Charles le Hardi, duc de Bourgogne ce qui vaudra à Claude DU HOUX la confiscation de ses terres et seigneurerie au profit d’un Thomas de Pfaffenhoffen. Lors des guerres d’Italie au moins deux enfants d’un ancêtre perdront la vie et tous y feront preuve de courage et d’endurance.

Il n’est pas sûr qu’ils soient présent aux vêpres siciliennes, ce qui est certain c’est qu’ils étaient en Italie alors.

Ils sont avec Charles VIII en 1494 prise de Naples. (Nicolas)

Puis avec François 1er.

Notamment en retraitant après la défaite de Pavie, ils sont vraisemblablement à Marignan victoire acquise contre les Suisses du Pape.

Le fils de Guillaume II DU HOUX sera prénommé François en 1520. En l’honneur de François Ier. Farouches baroudeurs ils participent à plusieurs sacs de Metz. Mais servent le plus souvent de troupe de police aux agents des Princes. Lors d’une opération de police dans le but de récupération d’un cheval volé   Du Houx tue accidentellement une femme noble Mme Des Champs d’un coup de pistolet.

« Claude DU HOUX, né vers 1550, capitaine au château de Darney, épouse en 1570 Claudine DU THYSAC. Sur ordre du Bailli des Vosges, il se rend , avec quelques soldats, à Attigny pour reprendre à la famille Des Champs un cheval volé. Sur place, la discussion s’envenime, les pistolets sortent de leur étuis, un coup de feu part et Mme DES CHAMPS est involontairement tuée. Claude DUHOUX s’enfuit et quitte le pays. Quelques semaines après, son défenseur prouve que ce meurtre a bien été involontaire et son auteur bénéficie de la grâce ducale en date du 26.11.1587. Il serait le premier détenteur de la verrerie de Senennes et ses descendants y auraient résidé jusqu’à la révolution. Nous trouvons également en date du 28.04.1588 un ascensement à Claude DUHOUX pour faire un moulin et un étang sur le rupt de Clairey. Il reviendra un peu plus tard à Jean Chevalier, époux d’Anthoyne DE HENNEZEL. »

 

Dans les années 1980 je commençais à m’intéresser à mes ancêtres. D’abord fortuitement, en en parlant avec Viviane Schoepff mon épouse. Puis en 1988 j’achetais à la FNAC le livre de Généalogie conçu par Christian Thevenot. Et le travail de base commença quelques années plus tard en cherchant des documents et des photos. Des souvenirs de mes parents, j’essaie encore de reconstituer un puzzle et surtout de le mettre sous forme d’un document graphique. Voici l’état de mes recherches aujourd’hui trente décembre 2008. Résumé par Hérédis.

 

 

Chronique familiale de Jean Marcel BEAUDOIN

 

L’histoire de Jean et de ses descendants a été établie sur 3 générations.

Génération 1

 

Sosa : 6

Jean Marcel BEAUDOIN est né le lundi 12 septembre 1949 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Guy Jean Maurice BEAUDOIN, Mécanicien, employé de bureau, directeur d’agence d’une entreprise de transport, cultivateur, âgé de 26 ans et de Mathilde KUSTNER, âgée de 22 ans. Il est le frère de Guy né en 1948.

Naissance à Uriménil deux ans après le mariage de ses parents, et un an après la naissance de son frère Guy Marie José.  De 6 ans à 21 ans Jean vit à Strasbourg Robertsau 15 quai des joncs. Le quai longe l’Ill qui à cet endroit fait environ trente mètres de large. En face c’est Hoenheim, des champs souvent inondés au printemps. Jean prépare le Bac Math élementaire au lycée Kléber, une année de formation spécifique d’instituteur (4ème année) à Neudorf, puis Instituteur à Nordhouse( 1969) et Wasselone (1970)

Quitte l’Alsace en 1970 pour Nice. Se marie en décembre 1971.  Coffreur boiseur pendant un an interim en Alsace en 1971, .et à Nice. Quelques chantiers dans la rénovation à Nice, un autre sur la route d’Isola 2000 . Agent auxiliaire à la Caisse d’épargne de Nice, puis au centre de tri de Nice. Après réussite au concours de contrôleur des PTT, stage de 6 mois à Achères (région parisienne), nommé au guichet à la Poste d’Arcueil (94), puis au ministère des PTT. Informaticien, passe sa qualification d’informaticien en juin 1974. Retour à Nice en 1977. Nommé inspecteur à Chalons en Champagne (alors sur Marne) à l’agence comptable régionale de la Poste en 1979, y reste un an. Après 6 mois de détachement pour élever ses 3 enfants mineurs, nommé au centre de tri de Nice en nuit en 1981. En 1984 nommé à la Direction de la Poste des Alpes maritimes pour des études informatiques et techniques. En 2004 fait valoir ses droits à la retraite en fonction de ses divers services effectués comme fonctionnaire d’Etat. Il est Inspecteur  des P.T.T., depuis 1981, analyste informaticien ; responsable syndical CFE-CGC à partir de 1997.

 

Il épouse Viviane Chantal Gisèle SCHOEPFF, Infirmière, l’enfant légitime de Robert SCHOEPFF, tailleur d’habits puis marchand de biens, entrepreneur dans le bâtiment, et de Joséphine Laure MAZZOLINI, le Lundi 27 décembre 1971  à Nice (06). Il est alors âgé de 22 ans. Elle a  18 ans.

Ce couple aura cinq enfants :

- Christelle Aurore Sylvie BEAUDOIN (1)

- Siegfried Frédéric Joseph BEAUDOIN (2)

- Fréderick Robert Philippe BEAUDOIN (3)

- William Wolfgang Philippe Cyprien BEAUDOIN (4)

- Albérick Bernard Christophe Doric Williams BEAUDOIN (5)

 

Le Mercredi 26 juin 1974 naît sa fille Christelle Aurore Sylvie. Jean a 24 ans.

 

Le Lundi 7 juillet 1975 naît son fils Siegfried Frédéric Joseph. Jean a 25 ans.

 

Le Vendredi 1 juillet 1977 naît son fils Fréderick Robert Philippe. Jean a 27 ans.

 

Le Lundi 28 mars 1983 naît son fils William Wolfgang Philippe Cyprien. Jean a 33 ans.

 

En 1988, il obtient le diplôme de Médaille de l’innovation pour avoir conduit un projet d’informatisation du Centre de tri à partir d’un micro ordinateur de marque goupil sous msdos. A la suite de quoi il est appelé à la direction départementale dans les services techniques. Rapidement La Poste vas sortir de la fonction publique. Le recrutement sera désormais essentiellement celui de contractuels, les concours d ‘entrée de fonctionnaire seront supprimés.

 

Le Vendredi 2 juin 1989 naît son fils Albérick Bernard Christophe Doric Williams. Jean a 39 ans.

 

 

 

Génération 2

 

1 – Sosa : 3

Christelle Aurore Sylvie BEAUDOIN est née le Mercredi 26 juin 1974 à L’Hay les Roses (94).

Elle est l’enfant légitime de Jean Marcel BEAUDOIN, Inspecteur P.T.T.  informaticien responsable syndical CFE-CGC, âgé de 24 ans et de Viviane Chantal Gisèle SCHOEPFF, Infirmière, âgée de 20 ans. Christelle est leur premier enfant.

 

Elle est Assistante financière à la Poste à Menton.

 

Elle épouse Martial MACRI, Employé dans une filiale de la Poste Dillipack, l’enfant légitime de Victor MACRI, agent de maîtrise EDF et de Colette Gabrielle PETRINI, le Samedi 26 février 2000  à St André de la Roche (06). Elle est alors âgée de 25 ans. Il a  30 ans.

Le Samedi 2 décembre 2000, le mariage religieux entre Martial et Christelle est célébré  à Nice (06).

Ce couple aura deux enfants :

- Mélodie Gabrielle Viviane Murielle Béatrice MACRI (1.1)

- Mathys Théo Rémi MACRI (1.2)

 

Le Dimanche 18 juin 2000 naît sa fille Mélodie Gabrielle Viviane Murielle Béatrice. Christelle a 25 ans.

 

Le Samedi 16 août 2003 naît son fils Mathys Théo Rémi. Christelle a 29 ans.

 

 

 

2

Siegfried Frédéric Joseph BEAUDOIN est né le Lundi 7 juillet 1975 à Nice (06000).

Il est l’enfant légitime de Jean Marcel BEAUDOIN, Inspecteur P.T.T.  informaticien responsable syndical CFE-CGC, âgé de 25 ans et de Viviane Chantal Gisèle SCHOEPFF, Infirmière, âgée de 21 ans. Siegfried est leur deuxième enfant. Il est le frère de Christelle (née en 1974).

 

Il est Etudiant en Informatique.

 

 

 

3

Fréderick Robert Philippe BEAUDOIN est né le Vendredi 1 juillet 1977 à Nice (06000).

Il est l’enfant légitime de Jean Marcel BEAUDOIN, Inspecteur P.T.T.  informaticien responsable syndical CFE-CGC, âgé de 27 ans et de Viviane Chantal Gisèle SCHOEPFF, Infirmière, âgée de 23 ans. Fréderick est leur troisième enfant. Il est le frère de Christelle (née en 1974), de Siegfried (né en 1975).

 

Il est Médecin.

 

 

 

4

William Wolfgang Philippe Cyprien BEAUDOIN est né le Lundi 28 mars 1983 à Nice (06000).

Il est l’enfant légitime de Jean Marcel BEAUDOIN, Inspecteur P.T.T.  informaticien responsable syndical CFE-CGC, âgé de 33 ans et de Viviane Chantal Gisèle SCHOEPFF, Infirmière, âgée de 29 ans. William est leur quatrième enfant. Il est le frère de Christelle (née en 1974), de Siegfried (né en 1975), de Fréderick (né en 1977).

 

Il est Etudiant en Informatique à la Fac de Nice.

 

 

 

5

Albérick Bernard Christophe Doric Williams BEAUDOIN est né le Vendredi 2 juin 1989 à Nice (06000).

Il est l’enfant légitime de Jean Marcel BEAUDOIN, Inspecteur P.T.T.  informaticien responsable syndical CFE-CGC, âgé de 39 ans et de Viviane Chantal Gisèle SCHOEPFF, Infirmière, âgée de 35 ans. Albérick est leur cinquième enfant. Il est le frère de Christelle (née en 1974), de Siegfried (né en 1975), de Fréderick (né en 1977), de William (né en 1983).

Il est né à Nice à la Clinique Mozart, située place Mozart.

 

 

 

Génération 3

 

1.1 – Sosa : 1

Mélodie Gabrielle Viviane Murielle Béatrice MACRI est née le Dimanche 18 juin 2000 à Nice (06000).

Elle est l’enfant légitime de Martial MACRI, Employé dans une filiale de la Poste Dillipack, âgé de 31 ans et de Christelle Aurore Sylvie BEAUDOIN, Assistante financière à la Poste à Menton, âgée de 25 ans. Mélodie est leur premier enfant.

Clinique St Georges Nice Rimiez.

 

 

06500 Menton

.

 

1.2

Mathys Théo Rémi MACRI est né le Samedi 16 août 2003 à Nice (06000).

Il est l’enfant légitime de Martial MACRI, Employé dans une filiale de la Poste Dillipack, âgé de 34 ans et de Christelle Aurore Sylvie BEAUDOIN, Assistante financière à la Poste à Menton, âgée de 29 ans. Mathys est leur deuxième enfant. Il est le frère de Mélodie (née en 2000).

Clinique Saint Georges Rimiez

Les parents habitent Menton

Résidence du Val Borrigo

Bat A

49 Avenue des Accacias *

 

Note complémentaire.

Je reprends ce texte en 2008 après bien des années je l’ai en partie relu, je n’ai pas beaucoup de temps pour ça mais il faut bien de temps en temps savoir ce que j’ai fait avant pour ne pas répéter toujours les mêmes idées et les mêmes mots, et décrire des choses déjà dites. J’ai progressé dans la recherche généalogique entamée depuis et maintenant j’ai suffisamment d’informations fiables sur toutes les  branches. Depuis Frédérick s’est marié et il a eu deux enfants. Owen et Juliette. Tout va très vite pour moi aussi, je recherche encore les choses que je dois découvrir, et j’ai aussi besoin de visiter d’autres contrées hors de ce continent. En relisant toutes mes notes de recherche je constate que mes ancètres sont morts la plus part avant d’atteindre 60 ans. Je suis donc une exception. Je ne sais pas combien de temps il me reste à vivre, j’aimerai utiliser ce temps à accomplir des choses vraiment importantes qui sont présentes en moi. Mais comme le sculpteur qui a un bloc de bois entre les mains, j’ai bien du mal avec le fil du bois, et je vois bien la forme des choses à extraire, mais tout ceci est fastidieux, éprouvant. Je suis loin de mes bases. J’essaie d’écrire régulièrement,  j’y arrive peu souvent, je ne suis pas un forçat de l’écriture. Je continue à rêver et je voudrais aller au loin dans le Pacifique, à Tahiti, ou à Fatu Hiva…mais c’est une autre histoire à mener et construire. En attendant je dois arriver au terme de mes travaux. Et mettre un peu d’ordre dans ma vie aussi. Je dois aussi me faire opérer de la cataracte prochainement, et me faire soigner les dents avant ce départ.

Voilà cette petite note complémentaire est finie. J’ai beaucoup passé de temps avec les morts cette année. D’abord en les recherchant, en trouvant leur trace dans les vieux documents qui datent de plusieurs siècles pour certains. Puis en allant visiter des cimetières. Cette tradition d’enterrer les morts et d’aller leur faire une visite se perd visiblement dans le temps actuel. Je me souviens bien que nous allions souvent dans les cimetières pour échanger avec nos chers morts quelques pensées secrêtes et nous souvenir. Je connais bien mon cimetière d’Uriménil. Puis depuis la mort de ma mère celui de la Robertsau à Strasbourg. Il y a aussi là la tombe de mes grand parents maternels Frédéric Kustner et Julie Diebold, avec leur petit dernier Alfred qui se trouve à quelque mètres. Puis il y a celle de mon frère Guy, qui se trouve derrière le grand étang, il y est enterré avec son premier enfant, une petite fille morte à la naissance.

J’ai aussi visité les cimetières de Drusenheim, celui de Hoenheim, et d’autres encore pour trouver des traces, des signes pour ma quête. Cette dernière s’achève. Je veux laisser quelque chose d’assez construit pour les générations futures. J’espère que mon travail de recherche sera poursuivi et complèté par quelqu’un qui prendra la suite.  Nous avons tous une sorte de devoir de recherche et de reconnaissance de nos racines. Car la pire des choses c’est de ne pas avoir de souvenirs de notre famille et de nos ancètres. Il ne s’agit pas d’un culte spécifique que nous leur devons dans un but « religieux » mais d’une initiation à ce que nous sommes vraiment. Comment pouvons nous décider de notre vie et de ce que nous sommes en réalité si nous n’avons pas une vue sur l’arbre dont nous sommes une branche, avant d’être nous aussi le tronc d’un arbre futur. Je me souviens des longues conversations que j’ai eu avec ma grand mère Marie Berthe PIERRE, dans sa cuisine située en contre bas de la route, au niveau du jardin, alors qu’elle s’occupait des tâches ménagères. J’avais alors entre douze et quatorze ans. Elle me parlait de toutes les choses importantes de sa vie. Des gens, des évènements qui l’avaient marqués. J’ai été formé par cette conversation, j’ai acquis là ma connaissance intime de la vie des gens de cette petite bourgade, de ce village si particulier. Et je sais des choses quasi secrètes que l’on ne se dit que dans ces conditions. Difficile de tout me souvenir et de les écrire, mais peut être que ceci viendra par la suite.
Cette note je l’ai faite vendredi 28 novembre 2008. Je vais poursuivre l’écriture du texte à sa fin actuelle.

 

 

Voilà ma famille dans le sens de la marche en avant, dans l’autre sens je suis obligé de partir du plus ancien BEAUDOIN connu à ce jour et je ferai des commentaires au fur et à mesure.  Donc voici la chronique des Baudouin de Xertigny, puis d’Uriménil. Je suis certainement un des derniers humains à être né à Uriménil, car il ne nait plus d’enfant dans les villages depuis déjà des années. Je suis né dans une maison qui fut acquise par PIERRE Joseph Prosper mon arrière grand père menuisier ébéniste, très religieux d’après ce qu’on m’en a dit. Cette maison comprend une vieille ferme avec sa grange et accolé à elle une maison de 2 niveaux donnant sur la route départementale prés du bureau de Poste qui a été supprimé en 2007.

 

 

Chronique familiale de Jean BAUDOUIN sans doute né à Xertigny premier du nom.

 

L’histoire de Jean et de ses descendants a été établie sur 12 générations.

Génération 1

 

Sosa : 12 288

La date de naissance de Jean I  BAUDOUIN n’est pas connue.

Ses parents ne sont pas connus.

 

A une date non connue, il épouse Anne AZIER.

Ce couple aura un enfant :

- Demenge BAUDOUIN (1)

 

 

 

Génération 2

 

1 – Sosa : 6 144

La date de naissance de Demenge BAUDOUIN n’est pas connue. (Demenge est une forme locale de Dominique)

Il est l’enfant légitime de Jean BAUDOUIN et d’Anne AZIER. Demenge est leur premier enfant.

Note : Je ne suis pas sûr de la filiation de cet ancêtre. Il est peut être fils de Nicolas LEROY dit BAUDWIN

Peut être que l’origine du nom est autre d’ailleurs. On trouve un LEROY Nicolas vers 1614 à Ville/Illion, dit BAUDWIN

il épousa 15/10/1636 chez le notaire Jeanmaire à Ville/Illion une LAGNIER Valbruge de Xertigny

peut être s’agit il de l’origine du nom BAUDOUIN de Xertigny.

 

Le Mardi 29 juin 1666 naît son fils Jean II.

Le Vendredi 6 mars 1671 naît sa fille Anne.

 

A une date non connue, il épouse Anne Georgine BODEL.

Ce couple aura deux enfants :

- Jean II BAUDOUIN (1.1)

- Anne BAUDOUIN (1.2)

 

Génération 3

 

1.1 – Sosa : 3 072

Jean  II BAUDOUIN est né le Mardi 29 juin 1666 à Xertigny 88.

Il est l’enfant légitime de Demenge BAUDOUIN et d’Anne Georgine BODEL. Jean est leur premier enfant.

 

Il épouse Anne MUNIER, l’enfant légitime de Nicolas MUNIER et d’Anne GODARD, le Jeudi 23 octobre 1681  à La Chapelle aux Bois (88). Il est alors âgé de 15 ans. Elle a  24 ans.

Le très jeune âge du marié donne à penser qu’il peut y avoir une erreur sur la date de naissance de Jean, voire qu’il s’agisse d’un homonyme.

Ce couple aura cinq enfants :

- Dominique BAUDOUIN (1.1.1)

- Anne BAUDOUIN (1.1.2)

- Jeanne BAUDOUIN (1.1.3)

- François BAUDOUIN (1.1.4)

- Joseph BAUDOUIN (1.1.5)

 

Le Dimanche 28 mai 1684 naît son fils Dominique. Jean a 17 ans.

Le Dimanche 25 août 1686 naît sa fille Anne. Jean a 20 ans.

Le Jeudi 15 mai 1692 naît sa fille Jeanne. Jean a 25 ans.

Le Mardi 8 décembre 1693 naît son fils François. Jean a 27 ans.

Le Samedi 28 janvier 1696 naît son fils Joseph. Jean a 29 ans.

 

Le Jeudi 14 septembre 1719 il perd son épouse Anne, âgée de 62 ans. Il a 53 ans.

Jean BAUDOUIN meurt le Lundi 3 février 1721 à Xertigny 88, âgé de 54 ans.

Autre acte de décès pour un homonyme le 8 juin 1730 à Amerey

Sans doute son père époux BODEL Anne mais qui est appelé Demenge (domique par ailleurs) il peut avoir changé de prénom ?

Difficile de trouver le fil dans cette quête puisqu’on ne sait pas l’âge du décédé.

 

 

 

1.2

Anne BAUDOUIN est née le Vendredi 6 mars 1671 à Xertigny 88.

Elle est l’enfant légitime de Demenge BAUDOUIN et d’Anne Georgine BODEL. Anne est leur deuxième enfant. Elle est la soeur de Jean (né en 1666).

 

Un contrat de mariage est établi entre Jean MOUGEOT et Anne BAUDOUIN le 25 novembre 1691  à Xertigny 88. Par Maître Gérard.

 

Le Dimanche 27 janvier 1697 naît son fils Jean. Anne a 25 ans.

 

En 1702 naît son fils Claude. Anne a 30 ans.

 

Anne BAUDOUIN meurt le Jeudi 14 décembre 1741 à Xertigny 88, âgée de 70 ans.

 

A une date non connue, elle épouse Jean MOUGEOT.

Ce couple aura deux enfants :

- Jean MOUGEOT (1.2.1)

- Claude MOUGEOT (1.2.2)

 

 

 

Génération 4

 

1.1.1

Dominique BAUDOUIN est né le Dimanche 28 mai 1684 à Xertigny 88.

Il est l’enfant légitime de Jean BAUDOUIN, âgé de 17 ans et d’Anne MUNIER, âgée de 27 ans. Dominique est leur premier enfant.

1.1.2

Anne BAUDOUIN est née le Dimanche 25 août 1686 à Xertigny 88.

Elle est l’enfant légitime de Jean BAUDOUIN, âgé de 20 ans et d’Anne MUNIER, âgée de 29 ans. Anne est leur deuxième enfant. Elle est la soeur de Dominique (né en 1684).

1.1.3

Jeanne BAUDOUIN est née le Jeudi 15 mai 1692 à Xertigny 88.

Elle est l’enfant légitime de Jean BAUDOUIN, âgé de 25 ans et d’Anne MUNIER, âgée de 35 ans. Jeanne est leur troisième enfant. Elle est la soeur de Dominique (né en 1684), d’Anne (née en 1686).

1.1.4 – Sosa : 1 536

François BAUDOUIN est né le Mardi 8 décembre 1693 à Xertigny 88. François pour marquer le rattachement à la France sans doute.

Il est l’enfant légitime de Jean BAUDOUIN, âgé de 27 ans et d’Anne MUNIER, âgée de 36 ans. François est leur quatrième enfant. Il est le frère de Dominique (né en 1684), d’Anne (née en 1686), de Jeanne (née en 1692).

 

Il épouse Anne-Marie PIERRE, l’enfant légitime de Jacques PIERRE et de Quirine PIERRON, le Mardi 21 janvier 1721  à Uriménil 88. Il est alors âgé de 27 ans. Elle a  24 ans.  Le couple va s’établir à Uriménil.

Ce couple aura trois enfants :

- Joseph BAUDOUIN (1.1.4.1a)

- Françoise BAUDOUIN (1.1.4.2a)

- Catherine BAUDOUIN (1.1.4.4a)

 

Le Vendredi 28 novembre 1721 naît son fils Joseph. François a 27 ans.

Le Dimanche 14 novembre 1723 naît sa fille Françoise. François a 29 ans.

Le Vendredi 16 mars 1736 naît sa fille Catherine. François a 42 ans.

1.1.5

Joseph BAUDOUIN est né le Samedi 28 janvier 1696 à Xertigny 88.

Il est l’enfant légitime de Jean BAUDOUIN, âgé de 29 ans et d’Anne MUNIER, âgée de 39 ans. Joseph est leur cinquième enfant. Il est le frère de Dominique (né en 1684), d’Anne (née en 1686), de Jeanne (née en 1692), de François (né en 1693).

1.2.1

Jean MOUGEOT est né le Dimanche 27 janvier 1697 à Xertigny 88.

Il est l’enfant légitime de Jean MOUGEOT et d’Anne BAUDOUIN, âgée de 25 ans. Jean est leur premier enfant.

1.2.2

Claude MOUGEOT est né en 1702 à Xertigny 88.

Il est l’enfant légitime de Jean MOUGEOT et d’Anne BAUDOUIN, âgée de 30 ans. Claude est leur deuxième enfant. Il est le frère de Jean (né en 1697).

 

Il épouse Jeanne THIEBAULT, le Mardi 19 février 1732  à Xertigny 88. Il est alors âgé de 30 ans. Elle a  27 ans.

Ce couple aura quatre enfants :

- Jeanne MOUGEOT (1.2.2.1)

- Claude MOUGEOT (1.2.2.2)

- Jean-Baptiste MOUGEOT (1.2.2.3)

- Charles MOUGEOT (1.2.2.4)

 

Un contrat de mariage est établi entre Claude MOUGEOT et Jeanne THIEBAULT le 31 mai 1732  à Xertigny 88. Maître Vuillemin à Xertigny.

 

Le Mercredi 9 octobre 1737 naît sa fille Jeanne. Claude a 35 ans.

Le Jeudi 8 octobre 1739 naît son fils Claude. Claude a 37 ans.

Le Jeudi 14 décembre 1741, sa mère Anne BAUDOUIN meurt, âgée de 70 ans. Claude a 39 ans.

Le Vendredi 25 décembre 1744 naît son fils Jean-Baptiste. Claude a 42 ans.

Le Samedi 6 mai 1747 naît son fils Charles. Claude a 45 ans.

Claude MOUGEOT meurt le Dimanche 9 juillet 1747 à Xertigny 88, âgé de 45 ans.

 

Génération 5

1.1.4.1a – Sosa : 768

Joseph BAUDOUIN est né le Vendredi 28 novembre 1721 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de François BAUDOUIN, âgé de 27 ans et d’Anne-Marie PIERRE, âgée de 25 ans. Joseph est leur premier enfant.

 

Le Lundi 21 septembre 1744, sa mère Anne-Marie PIERRE meurt, âgée de 48 ans. Joseph a 22 ans.

 

Il épouse Marie-Jeanne DUSAPIN, le Mardi 24 novembre 1744  à Uriménil 88. Il est alors âgé de 22 ans. Elle a  16 ans au moins.

Il n’y a pas d’enfant connu pour ce couple.

Avant 1753 il perd son épouse Marie-Jeanne. Il a moins de 31 ans.

 

Il épouse en seconde noce Catherine BLAISE, cultivatrice, l’enfant légitime de Dominique BLAISE et d’Anne FRESSE, le Mardi 6 novembre 1753  à Uriménil 88. Il est alors âgé de 31 ans. Elle a  30 ans.

Ce couple aura un enfant :

- Joseph BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b)

En 1760 naît son fils Joseph. Joseph a 38 ans.

 

Joseph BAUDOUIN meurt en 1771 à Hadol (88225), âgé de 49 ans.

26.0?.1771.

 

 

 

1.1.4.3

Françoise BAUDOUIN est née le Dimanche 14 novembre 1723 à Uriménil 88.

Elle est l’enfant légitime de François BAUDOUIN, âgé de 29 ans. Françoise est son troisième enfant. Elle est la soeur de Joseph (né en 1721).

 

Elle épouse Laurent GENAY, le Samedi 31 octobre 1744  à Uriménil 88. Elle est alors âgée de 20 ans.

Il n’y a pas d’enfant connu pour ce couple.

 

 

 

1.1.4.4a

Catherine BAUDOUIN est née le Vendredi 16 mars 1736 à Uriménil 88.

Elle est l’enfant légitime de François BAUDOUIN, âgé de 42 ans et d’Anne-Marie PIERRE, âgée de 40 ans. Catherine est leur troisième enfant. Elle est la soeur de Joseph (né en 1721), de Françoise (née en 1723).

 

Le Lundi 21 septembre 1744, sa mère Anne-Marie PIERRE meurt, âgée de 48 ans. Catherine a 8 ans.

 

Elle épouse Nicolas RUER, le Mardi 29 juin 1756  à Uriménil 88. Elle est alors âgée de 20 ans. Il a  18 ans.

Ce couple aura un enfant :

- Claude RUER (1.1.4.4a.1)

 

En 1774 naît son fils Claude. Catherine a 37 ans.

 

Le Lundi 14 avril 1794 elle perd son époux Nicolas, âgé de 56 ans. Elle a 58 ans.

 

Catherine BAUDOUIN meurt le Mardi 17 décembre 1816 à Uriménil 88, âgée de 80 ans.

 

 

 

1.2.2.1

Jeanne MOUGEOT est née le Mercredi 9 octobre 1737 à Xertigny 88.

Elle est l’enfant légitime de Claude MOUGEOT, âgé de 35 ans et de Jeanne THIEBAULT, âgée de 33 ans. Jeanne est leur premier enfant.

 

Elle épouse Nicolas LALLEMAND, le Mardi 4 février 1755  à Xertigny 88. Elle est alors âgée de 17 ans. Il a  29 ans.

Ce couple aura deux enfants :

- Agathe LALLEMAND (1.2.2.1.1a)

- Anne-Marguerite LALLEMAND (1.2.2.1.2a)

 

En 1764 naît sa fille Agathe. Jeanne a 26 ans.

 

Le Mercredi 12 mars 1766 naît sa fille Anne-Marguerite. Jeanne a 28 ans.

 

Elle épouse Jean-Baptiste CHASSARD, le Mardi 10 janvier 1769  à Xertigny 88. Elle est alors âgée de 31 ans. Il a  26 ans.

Ce couple aura quatre enfants :

- Jean-Baptiste CHASSARD (1.2.2.1.3b)

- Marie-Anne CHASSARD (1.2.2.1.4b)

- Jean-François CHASSARD (1.2.2.1.5b)

- Marie-Thérèse CHASSARD (1.2.2.1.6b)

 

Le Samedi 11 novembre 1769 naît son fils Jean-Baptiste. Jeanne a 32 ans.

 

Le Jeudi 24 octobre 1771 naît sa fille Marie-Anne. Jeanne a 34 ans.

 

Le Lundi 7 juin 1773 naît son fils Jean-François. Jeanne a 35 ans.

 

Le Mercredi 13 mai 1778 naît sa fille Marie-Thérèse. Jeanne a 40 ans.

 

 

 

1.2.2.2

Claude MOUGEOT est né le Jeudi 8 octobre 1739 à Xertigny 88.

Il est l’enfant légitime de Claude MOUGEOT, âgé de 37 ans et de Jeanne THIEBAULT, âgée de 35 ans. Claude est leur deuxième enfant. Il est le frère de Jeanne (née en 1737).

1.2.2.3

Jean-Baptiste MOUGEOT est né le Vendredi 25 décembre 1744 à Xertigny 88.

Il est l’enfant légitime de Claude MOUGEOT, âgé de 42 ans et de Jeanne THIEBAULT, âgée de 40 ans. Jean-Baptiste est leur troisième enfant. Il est le frère de Jeanne (née en 1737), de Claude (né en 1739).

1.2.2.4

Charles MOUGEOT est né le Samedi 6 mai 1747 à Xertigny 88.

Il est l’enfant légitime de Claude MOUGEOT, âgé de 45 ans et de Jeanne THIEBAULT, âgée de 43 ans. Charles est leur quatrième enfant. Il est le frère de Jeanne (née en 1737), de Claude (né en 1739), de Jean-Baptiste (né en 1744).

Génération 6

1.1.4.1a.1b – Sosa : 384

Joseph BAUDOUIN est né en 1760 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Joseph BAUDOUIN, âgé de 38 ans et de Catherine BLAISE, cultivatrice, âgée de 36 ans. Joseph est leur premier enfant.

Il épouse Jeanne-Marie MANGIN, l’enfant légitime de Maximilien Ignace MANGIN et d’Anne JACQUOT, le Mardi 9 janvier 1787  à Uriménil 88. Il est alors âgé de 27 ans. Elle a  28 ans.

Ce couple aura cinq enfants :

- Marie-Jeanne BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.1)

- Jean-Joseph BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2)

- Catherine BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.3)

- Jean-Nicolas BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.4)

- Jean-Evre BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.5)

En 1788 naît sa fille Marie-Jeanne. Joseph a 28 ans.

En 1791 naît son fils Jean-Joseph. Joseph a 31 ans.

Le Mercredi 8 mai 1793 naît sa fille Catherine. Joseph a 33 ans.

Le Samedi 10 janvier 1795 naît son fils Jean-Nicolas. Joseph a 35 ans.

En 1797 naît son fils Jean-Evre. Joseph a 37 ans.

1.1.4.4a.1

Claude RUER est né en 1774 à Dounoux.

Il est l’enfant légitime de Nicolas RUER, âgé de 36 ans et de Catherine BAUDOUIN, âgée de 37 ans. Claude est leur premier enfant.

Le Lundi 14 avril 1794, son père Nicolas RUER meurt, âgé de 56 ans. Claude a 20 ans.

Le Mardi 17 décembre 1816, sa mère Catherine BAUDOUIN meurt, âgée de 80 ans. Claude a 42 ans.

Claude RUER meurt le Mercredi 28 février 1849 à Dounoux, âgé de 75 ans.

1.2.2.1.1a

Agathe LALLEMAND est née en 1764 à Xertigny 88.

Elle est l’enfant légitime de Nicolas LALLEMAND, âgé de 37 ans et de Jeanne MOUGEOT, âgée de 26 ans. Agathe est leur premier enfant.

Elle épouse Dominique RICHARD, le Mardi 28 avril 1789  à Xertigny 88. Elle est alors âgée de 25 ans. Il a  31 ans.

Ce couple aura deux enfants :

- Marguerite RICHARD (1.2.2.1.1a.1a)

- Jean-Dominique RICHARD (1.2.2.1.1a.2a)

Le Vendredi 12 mars 1790 naît sa fille Marguerite. Agathe a 26 ans.

Le Mardi 20 novembre 1792 naît son fils Jean-Dominique. Agathe a 28 ans.

Elle épouse Jean-Baptiste DUMAS, le Mercredi 22 février 1797  à La Chapelle aux Bois (88). Elle est alors âgée de 33 ans. Il a  38 ans.

Ce couple aura un enfant :

- Jean-Baptiste DUMAS (1.2.2.1.1a.3b)

 

En 1798 naît son fils Jean-Baptiste. Agathe a 34 ans.

 

Elle épouse Nicolas COLLENOT, le Mardi 23 novembre 1813  à La Chapelle aux Bois (88). Elle est alors âgée de 49 ans. Il a  61 ans.

Il n’y a pas d’enfant connu pour ce couple.

1.2.2.1.2a

Anne-Marguerite LALLEMAND est née le Mercredi 12 mars 1766 à Xertigny 88.

Elle est l’enfant légitime de Nicolas LALLEMAND, âgé de 40 ans et de Jeanne MOUGEOT, âgée de 28 ans. Anne-Marguerite est leur deuxième enfant. Elle est la soeur d’Agathe (née en 1764).

1.2.2.1.3b

Jean-Baptiste CHASSARD est né le Samedi 11 novembre 1769 à Xertigny 88.

Il est l’enfant légitime de Jean-Baptiste CHASSARD, âgé de 27 ans et de Jeanne MOUGEOT, âgée de 32 ans. Jean-Baptiste est leur premier enfant.

1.2.2.1.4b

Marie-Anne CHASSARD est née le Jeudi 24 octobre 1771 à Xertigny 88.

Elle est l’enfant légitime de Jean-Baptiste CHASSARD, âgé de 29 ans et de Jeanne MOUGEOT, âgée de 34 ans. Marie-Anne est leur deuxième enfant. Elle est la soeur de Jean-Baptiste (né en 1769).

1.2.2.1.5b

Jean-François CHASSARD est né le Lundi 7 juin 1773 à Xertigny 88.

Il est l’enfant légitime de Jean-Baptiste CHASSARD, âgé de 30 ans et de Jeanne MOUGEOT, âgée de 35 ans. Jean-François est leur troisième enfant. Il est le frère de Jean-Baptiste (né en 1769), de Marie-Anne (née en 1771).

1.2.2.1.6b

Marie-Thérèse CHASSARD est née le Mercredi 13 mai 1778 à Xertigny 88.

Elle est l’enfant légitime de Jean-Baptiste CHASSARD, âgé de 35 ans et de Jeanne MOUGEOT, âgée de 40 ans. Marie-Thérèse est leur quatrième enfant. Elle est la soeur de Jean-Baptiste (né en 1769), de Marie-Anne (née en 1771), de Jean-François (né en 1773).

Génération 7

1.1.4.1a.1b.1

Marie-Jeanne BAUDOUIN est née en 1788 à Uriménil 88.

Elle est l’enfant légitime de Joseph BAUDOUIN, âgé de 28 ans et de Jeanne-Marie MANGIN, âgée de 29 ans. Marie-Jeanne est leur premier enfant.

Elle épouse Jean-Nicolas MANGIN, le Mercredi 28 novembre 1810  à Uriménil 88. Elle est alors âgée de 22 ans. Il a  23 ans.

Il n’y a pas d’enfant connu pour ce couple.

1.1.4.1a.1b.2 – Sosa : 192

Jean-Joseph BAUDOUIN est né en 1791 à Xertigny 88.

Il est l’enfant légitime de Joseph BAUDOUIN, âgé de 31 ans et de Jeanne-Marie MANGIN, âgée de 32 ans. Jean-Joseph est leur deuxième enfant. Il est le frère de Marie-Jeanne (née en 1788).

Soldat au 4ème régiment de ligne à Waterloo. Consigné sur les archives de Ste Hélène comme engagé volontaire de 1814 à 1815.

Blessé, assisté par son compatriote Evre CHARTON lors de la retraite.

Il est manoeuvre, soldat, reprend une ferme sans doute des Gury au puys des Fées.

Il épouse Marguerite HERRAY, avant 1818  à Uriménil 88. Il est alors âgé de moins de 27 ans. Elle a  moins de 26 ans. Pas de descendant connu de ce couple

Il épouse Marie-Jeanne GURY, l’enfant légitime d’Evre GURY et de Marie-Madeleine POIROT, le Mercredi 6 mai 1818  à Uriménil 88. Il est alors âgé de 27 ans. Elle a  20 ans.

Ce couple aura cinq enfants :

- Marie-Catherine BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.1b)

- Charles BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.2b)

- Marie-Anne Virginie BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.3b)

- Marie Justine BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.4b)

- François-Denis BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.5b)

Le Mardi 3 avril 1821 naît sa fille Marie-Catherine. Jean-Joseph a 30 ans.

Le Mardi 12 septembre 1826 naît son fils Charles. Jean-Joseph a 35 ans.

Le Vendredi 25 décembre 1829 naît sa fille Marie-Anne Virginie. Jean-Joseph a 38 ans.

Le Dimanche 1 juin 1834 naît sa fille Marie Justine. Jean-Joseph a 43 ans.

Le Jeudi 6 septembre 1838 naît son fils François-Denis. Jean-Joseph a 47 ans.

1.1.4.1a.1b.3

Catherine BAUDOUIN est née le Mercredi 8 mai 1793 à Uriménil 88.

Elle est l’enfant légitime de Joseph BAUDOUIN, âgé de 33 ans et de Jeanne-Marie MANGIN, âgée de 34 ans. Catherine est leur troisième enfant. Elle est la soeur de Marie-Jeanne (née en 1788), de Jean-Joseph (né en 1791).

Elle épouse Claude-Joseph GERARDIN, le Mercredi 22 février 1832  à Uriménil 88. Elle est alors âgée de 38 ans. Il a  28 ans.

Il n’y a pas d’enfant connu pour ce couple.

1.1.4.1a.1b.4

Jean-Nicolas BAUDOUIN est né le Samedi 10 janvier 1795 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Joseph BAUDOUIN, âgé de 35 ans et de Jeanne-Marie MANGIN, âgée de 36 ans. Jean-Nicolas est leur quatrième enfant. Il est le frère de Marie-Jeanne (née en 1788), de Jean-Joseph (né en 1791), de Catherine (née en 1793).

Le Mercredi 13 janvier 1836 naît sa fille Apolline. Jean-Nicolas a 41 ans.

1.1.4.1a.1b.5

Jean-Evre BAUDOUIN est né en 1797 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Joseph BAUDOUIN, âgé de 37 ans et de Jeanne-Marie MANGIN, âgée de 38 ans. Jean-Evre est leur cinquième enfant. Il est le frère de Marie-Jeanne (née en 1788), de Jean-Joseph (né en 1791), de Catherine (née en 1793), de Jean-Nicolas (né en 1795).

Il épouse Marie-Del DIDELOT, le Mercredi 22 octobre 1823  à Uriménil 88. Il est alors âgé de 26 ans. Elle a  25 ans.

Ce couple aura deux enfants :

- Justine BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.5.1)

- Edouard Georges BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.5.2)

Le Dimanche 21 mars 1830 naît sa fille Justine. Jean-Evre a 33 ans.

Le Samedi 22 avril 1837 naît son fils Edouard Georges. Jean-Evre a 40 ans.

1.2.2.1.1a.1a

Marguerite RICHARD est née le Vendredi 12 mars 1790 à La Chapelle aux Bois (88240).

Elle est l’enfant légitime de Dominique RICHARD, âgé de 32 ans et d’Agathe LALLEMAND, âgée de 26 ans. Marguerite est leur premier enfant.

1.2.2.1.1a.2a

Jean-Dominique RICHARD est né le Mardi 20 novembre 1792 à La Chapelle aux Bois (88240).

Il est l’enfant légitime de Dominique RICHARD, âgé de 35 ans et d’Agathe LALLEMAND, âgée de 28 ans. Jean-Dominique est leur deuxième enfant. Il est le frère de Marguerite (née en 1790).

1.2.2.1.1a.3b

Jean-Baptiste DUMAS est né en 1798 à La Chapelle aux Bois (88240).

Il est l’enfant légitime de Jean-Baptiste DUMAS, âgé de 39 ans et d’Agathe LALLEMAND, âgée de 34 ans. Jean-Baptiste est leur premier enfant.

Il épouse Marie AUBERT, le Mercredi 28 février 1821  à La Chapelle aux Bois (88). Il est alors âgé de 23 ans. Elle a  23 ans.

Il n’y a pas d’enfant connu pour ce couple.

Génération 8

1.1.4.1a.1b.2.1b

Marie-Catherine BAUDOUIN est née le Mardi 3 avril 1821 à Uriménil 88.

Elle est l’enfant légitime de Jean-Joseph BAUDOUIN âgé de 30 ans et de Marie-Jeanne GURY, âgée de 23 ans. Marie-Catherine est leur premier enfant.

Elle épouse Joseph BEDEL, le Lundi 25 février 1850  à Uriménil 88. Elle est alors âgée de 28 ans. Il a  27 ans.

Il n’y a pas d’enfant connu pour ce couple.

1.1.4.1a.1b.2.2b – Sosa : 96

Charles BAUDOUIN est né le Mardi 12 septembre 1826 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Jean-Joseph BAUDOUIN âgé de 35 ans et de Marie-Jeanne GURY, âgée de 28 ans. Charles est leur deuxième enfant. Il est le frère de Marie-Catherine (née en 1821).

Le Vendredi 31 octobre 1862 naît son fils Charles-Marie. Charles a 36 ans.

Il épouse Marie COLINCHARD, l’enfant légitime de Jacques COLINCHARD et de Marie-Anne BAUDOUIN, le Mercredi 26 septembre 1866  à Uriménil 88. Leur enfant né en octobre 1962,Charles-Marie né COLINCHARD de  père inconnu sera légitimé par ce mariage. Il est alors âgé de 40 ans. Elle a  35 ans.

Ce couple aura un enfant :

- Charles-Marie BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1)

1.1.4.1a.1b.2.3b

Marie-Anne Virginie BAUDOUIN est née le Vendredi 25 décembre 1829 à Uriménil 88.

Elle est l’enfant légitime de Jean-Joseph BAUDOUIN âgé de 38 ans et de Marie-Jeanne GURY, âgée de 31 ans. Marie-Anne est leur troisième enfant. Elle est la soeur de Marie-Catherine (née en 1821), de Charles (né en 1826).

Elle épouse Joseph FEVET, le Mardi 12 juillet 1853  à Uriménil 88. Elle est alors âgée de 23 ans. Il a  26 ans.

Il n’y a pas d’enfant connu pour ce couple.

1.1.4.1a.1b.2.4b

Marie Justine BAUDOUIN est née le Dimanche 1 juin 1834 à Uriménil 88.

Elle est l’enfant légitime de Jean-Joseph BAUDOUIN, âgé de 43 ans et de Marie-Jeanne GURY, âgée de 36 ans. Marie est leur quatrième enfant. Elle est la soeur de Marie-Catherine (née en 1821), de Charles (né en 1826), de Marie-Anne (née en 1829).

1.1.4.1a.1b.2.5b

François-Denis BAUDOUIN est né le Jeudi 6 septembre 1838 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Jean-Joseph BAUDOUIN, âgé de 47 ans et de Marie-Jeanne GURY, âgée de 40 ans. François-Denis est leur cinquième enfant. Il est le frère de Marie-Catherine (née en 1821), de Charles (né en 1826), de Marie-Anne (née en 1829), de Marie (née en 1834).

Il épouse Marie-Elise FRANCOIS, le Lundi 8 janvier 1866  à Uriménil 88. Il est alors âgé de 27 ans. Elle a  25 ans.

Il n’y a pas d’enfant connu pour ce couple.

1.1.4.1a.1b.4.1

Apolline BAUDOUIN est née le Mercredi 13 janvier 1836 à Uriménil 88.

Elle est l’enfant légitime de Jean-Nicolas BAUDOUIN, âgé de 41 ans. Apolline est son premier enfant.

1.1.4.1a.1b.5.1

Justine BAUDOUIN est née le Dimanche 21 mars 1830 à Uriménil 88.

Elle est l’enfant légitime de Jean-Evre BAUDOUIN, âgé de 33 ans et de Marie-Del DIDELOT, âgée de 32 ans. Justine est leur premier enfant.

1.1.4.1a.1b.5.2

Edouard Georges BAUDOUIN est né le Samedi 22 avril 1837 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Jean-Evre BAUDOUIN, âgé de 40 ans et de Marie-Del DIDELOT, âgée de 39 ans. Edouard est leur deuxième enfant. Il est le frère de Justine (née en 1830).

Génération 9

1.1.4.1a.1b.2.2b.1 – Sosa : 48

Charles-Marie BAUDOUIN est né le Vendredi 31 octobre 1862 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Charles BAUDOUIN, âgé de 36 ans et de Marie COLINCHARD, âgée de 31 ans. Charles-Marie est leur premier enfant.

Né COLINCHARD à 4 ans est légitimé et reconnu lors du mariage de ses parents le 26//9/1862. Domicilié à Chapuis Chantré. Propriétaire de la Guinguette des étangs, épicerie, bistrot. Un étang qu’il a fait creuser est situé derrière en contre bas.

Le Dimanche 29 juillet 1883 naît son fils Charles Félicien. Charles-Marie a 20 ans.

Il épouse Marie-Léonie LOUIS, l’enfant légitime d’Augustin LOUIS et de Marguerite ARNOULD, le Samedi 26 avril 1884  à Uriménil 88. Il est alors âgé de 21 ans. Elle a  19 ans.

Ce couple aura quinze enfants :

- Charles Félicien BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.1)

- Joseph Constant BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.2)

- Joseph Henri BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.3)

- Del Henri BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.4)

- Joseph Del Félicien BEAUDOIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5)

- Renné Justin Del BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.6)

- Berthe Marie Delle BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.7)

- Marie Ernestine BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.8)

- Charles Henri Del BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.9)

- Léon Joseph Del BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.10)

- Marie Léonie Delle BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.11)

- Marcel Julien Del BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.12)

- Jules Adrien Del BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.13)

- Charles Louis Del BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.14)

- Georgette Amélie Delle BAUDOUIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.15)

 

Le Mardi 3 février 1885 naît son fils Joseph Henri. Charles-Marie a 22 ans.

Le Mardi 3 février 1885 naît son fils Joseph Constant. Charles-Marie a 22 ans.

Le Lundi 14 juin 1886 naît son fils Del Henri. Charles-Marie a 23 ans.

Le Mardi 31 janvier 1888 naît son fils Joseph Del Félicien. Charles-Marie a 25 ans.

Le Lundi 14 octobre 1889 naît son fils Renné Justin Del. Charles-Marie a 26 ans.

Le Dimanche 5 juillet 1891 naît sa fille Berthe Marie Delle. Charles-Marie a 28 ans.

Le Vendredi 30 décembre 1892 naît sa fille Marie Ernestine. Charles-Marie a 30 ans.

Le Mercredi 30 janvier 1895 naît son fils Charles Henri Del. Charles-Marie a 32 ans.

Le Dimanche 27 septembre 1896 naît son fils Léon Joseph Del. Charles-Marie a 33 ans.

Le Dimanche 14 mai 1899 naît sa fille Marie Léonie Delle. Charles-Marie a 36 ans.

Le Samedi 22 juin 1901 naît son fils Marcel Julien Del. Charles-Marie a 38 ans.

Le Vendredi 10 avril 1903 naît son fils Jules Adrien Del. Charles-Marie a 40 ans.

Le Vendredi 17 mars 1905 naît son fils Charles Louis Del. Charles-Marie a 42 ans.

Le Vendredi 16 février 1906 naît sa fille Georgette Amélie Delle. Charles-Marie a 43 ans.

Génération 10

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.1

Charles Félicien BAUDOUIN est né le Dimanche 29 juillet 1883 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Charles-Marie BAUDOUIN, âgé de 20 ans et de Marie-Léonie LOUIS, âgée de 18 ans. Charles est leur premier enfant.

Légitimé au mariage de ses parents.

Charles Félicien BAUDOUIN meurt en 1884 à Uriménil 88, âgé de moins d’un an.

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.2

Joseph Constant BAUDOUIN est né le Mardi 3 février 1885 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Charles-Marie BAUDOUIN, âgé de 22 ans et de Marie-Léonie LOUIS, âgée de 20 ans. Joseph est leur deuxième enfant.

Joseph Constant BAUDOUIN meurt le Samedi 21 mars 1885 à Uriménil 88, âgé de moins d’un an.

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.3

Joseph Henri BAUDOUIN est né le Mardi 3 février 1885 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Charles-Marie BAUDOUIN, âgé de 22 ans et de Marie-Léonie LOUIS, âgée de 20 ans. Joseph est leur troisième enfant.

Joseph Henri BAUDOUIN meurt le Mardi 17 février 1885 à Uriménil 88, âgé de moins d’un an.

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.4

Del Henri BAUDOUIN est né le Lundi 14 juin 1886 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Charles-Marie BAUDOUIN, âgé de 23 ans et de Marie-Léonie LOUIS, âgée de 21 ans. Del est leur quatrième enfant.

Del Henri BAUDOUIN meurt en 1894 à Uriménil 88, âgé de 7 ans.

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5 – Sosa : 24

Joseph Del Félicien BEAUDOIN est né le Mardi 31 janvier 1888 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Charles-Marie BAUDOUIN, âgé de 25 ans et de Marie-Léonie LOUIS, âgée de 23 ans. Joseph est leur cinquième enfant. Il est le frère de Del (né en 1886).

Il est Militaire chef de fanfare et d’orchestre.

Il épouse Marie Berthe PIERRE, l’enfant légitime de Charles Joseph Prosper PIERRE, Menuisier ébéniste et d’Agathe Amélie (Mélanie) REMY, en 1918  à Uriménil 88. Il est alors âgé de 29 ans. Elle a  26 ans.

Ce couple aura trois enfants :

- Marcelle BEAUDOIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.1)

- Guy Jean Maurice BEAUDOIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.2)

- Roger BEAUDOIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.3)

Le Lundi 10 novembre 1919 naît sa fille Marcelle. Joseph a 31 ans.

Le Lundi 9 octobre 1922 naît son fils Guy Jean Maurice. Joseph a 34 ans.

Le Lundi 26 mars 1928 naît son fils Roger. Joseph a 40 ans.

Joseph Del Félicien BEAUDOIN meurt en 1969, âgé de 80 ans.

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.6

Renné Justin Del BAUDOUIN est né le Lundi 14 octobre 1889 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Charles-Marie BAUDOUIN, âgé de 26 ans et de Marie-Léonie LOUIS, âgée de 24 ans. Renné est leur sixième enfant. Il est le frère de Del (né en 1886), de Joseph (né en 1888).

Renné Justin Del BAUDOUIN meurt le Vendredi 30 octobre 1914, âgé de 25 ans.

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.7

Berthe Marie Delle BAUDOUIN est née le Dimanche 5 juillet 1891 à Uriménil 88.

Elle est l’enfant légitime de Charles-Marie BAUDOUIN, âgé de 28 ans et de Marie-Léonie LOUIS, âgée de 26 ans. Berthe est leur septième enfant. Elle est la soeur de Del (né en 1886), de Joseph (né en 1888), de Renné (né en 1889).

Berthe Marie Delle BAUDOUIN meurt le Jeudi 9 janvier 1986 à Uriménil 88, âgée de 94 ans.

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.8

Marie Ernestine BAUDOUIN est née le Vendredi 30 décembre 1892 à Uriménil 88.

Elle est l’enfant légitime de Charles-Marie BAUDOUIN, âgé de 30 ans et de Marie-Léonie LOUIS, âgée de 27 ans. Marie est leur huitième enfant. Elle est la soeur de Del (né en 1886), de Joseph (né en 1888), de Renné (né en 1889), de Berthe (née en 1891).

Marie Ernestine BAUDOUIN meurt en 1960, âgée de 67 ans.

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.9

Charles Henri Del BAUDOUIN est né le Mercredi 30 janvier 1895 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Charles-Marie BAUDOUIN, âgé de 32 ans et de Marie-Léonie LOUIS, âgée de 30 ans. Charles est leur neuvième enfant. Il est le frère de Joseph (né en 1888), de Renné (né en 1889), de Berthe (née en 1891), de Marie (née en 1892).

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.10

Léon Joseph Del BAUDOUIN est né le Dimanche 27 septembre 1896 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Charles-Marie BAUDOUIN, âgé de 33 ans et de Marie-Léonie LOUIS, âgée de 31 ans. Léon est leur dixième enfant. Il est le frère de Joseph (né en 1888), de Renné (né en 1889), de Berthe (née en 1891), de Marie (née en 1892), de Charles (né en 1895).

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.11

Marie Léonie Delle BAUDOUIN est née le Dimanche 14 mai 1899 à Uriménil 88.

Elle est l’enfant légitime de Charles-Marie BAUDOUIN, âgé de 36 ans et de Marie-Léonie LOUIS, âgée de 34 ans. Marie est leur onzième enfant. Elle est la soeur de Joseph (né en 1888), de Renné (né en 1889), de Berthe (née en 1891), de Marie (née en 1892), de Charles (né en 1895), de Léon (né en 1896).

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.12

Marcel Julien Del BAUDOUIN est né le Samedi 22 juin 1901 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Charles-Marie BAUDOUIN, âgé de 38 ans et de Marie-Léonie LOUIS, âgée de 36 ans. Marcel est leur douzième enfant. Il héritera du commerce, de l’habitation et des biens attenants. Il ne se mariera semble t’il jamais, vivant avec une femme qui ne lui donnera pas d’enfant. A sa mort la propriété fut vendue.

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.13

Jules Adrien Del BAUDOUIN est né le Vendredi 10 avril 1903 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Charles-Marie BAUDOUIN, âgé de 40 ans et de Marie-Léonie LOUIS, âgée de 38 ans. Jules est leur treizième enfant. C’est le père de Françoise, institutrice qui partagea avec moi ses vacances à l’Hôpital Canfrout alors que j’avais  15 ans.

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.14

Charles Louis Del BAUDOUIN est né le Vendredi 17 mars 1905 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Charles-Marie BAUDOUIN, âgé de 42 ans et de Marie-Léonie LOUIS, âgée de 40 ans. Charles est leur quatorzième enfant. Se marie avec une corse (née à Lumio à côté de Calvi) aprés une retraite à Fréjus, enterré au village natal de son épouse.

Il est Gendarme motard.

Il aura un garçon et une fille. Le garçon tiendra un commerce à St Tropez et se retirera en Corse à sa retraite.

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.15

Georgette Amélie Delle BAUDOUIN est née le Vendredi 16 février 1906 à Uriménil 88.

Elle est l’enfant légitime de Charles-Marie BAUDOUIN, âgé de 43 ans et de Marie-Léonie LOUIS, âgée de 41 ans. Georgette est leur quinzième enfant.

Georgette Amélie Delle BAUDOUIN meurt en 1912 à Uriménil 88, âgée de 5 ans.

Génération 11

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.1

Marcelle BEAUDOIN est née le Lundi 10 novembre 1919 à Uriménil 88.

Elle est l’enfant légitime de Joseph Del Félicien BEAUDOIN, Militaire chef de fanfare et d’orchestre, âgé de 31 ans et de Marie Berthe PIERRE, âgée de 28 ans. Marcelle est leur premier enfant.

Elle épouse Jean HERRY, né à L’hôpital Canfrout (29) Maître mécanicien de la marine nationale française (Tonkin,Chine, Japon, Allemagne), en 1950  à Uriménil 88. Elle est alors âgée de 30 ans. Il a  39 ans.

Elle n’aura pas d’enfant. C’est la marraine de Jean Marcel BEAUDOIN son neveu né en 1949, Jean HERRY son mari sera le parrain.

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.2 – Sosa : 12

Guy Jean Maurice BEAUDOIN est né le Lundi 9 octobre 1922 à Idar Oberstein en Allemagne lors de l’occupation française qui suivi la fin de la guerre.

Il est l’enfant légitime de Joseph Del Félicien BEAUDOIN, Militaire chef de fanfare et d’orchestre, âgé de 34 ans et de Marie Berthe PIERRE, âgée de 31 ans. Guy est leur deuxième enfant. Il est le frère de Marcelle (née en 1919).

Il est Mécanicien, employé de bureau, directeur d’agence d’une entreprise de transport, cultivateur.

Il épouse Mathilde KUSTNER, l’enfant légitime de Frédéric KUSTNER, Charpentier menuisier (zimmermann) et de Julie DIEBOLD, le Samedi 12 avril 1947  à Strasbourg (67). Il est alors âgé de 24 ans. Elle a  20 ans.

Ce couple aura huit enfants :

- Guy Marie José BEAUDOIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.2.1)

- Jean Marcel BEAUDOIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.2.2)

- Chantal BEAUDOIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.2.3)

- Monique BEAUDOIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.2.4)

- Chantal BEAUDOIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.2.5)

- Dominique BEAUDOIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.2.6)

- Pierre BEAUDOIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.2.7)

- Louis BEAUDOIN (1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.2.8)

 

Le Lundi 2 février 1948 naît son fils Guy Marie José. Guy a 25 ans.

Le Lundi 12 septembre 1949 naît son fils Jean Marcel. Guy a 26 ans.

En 1952 naît sa fille Monique. Guy a 29 ans.

En 1953 naît sa fille Chantal. Guy a 30 ans., elle meurt au bout de quelques mois.

Le Mercredi 8 septembre 1954 naît sa fille Chantal. Guy a 31 ans.

En 1956 naît son fils Dominique. Guy a 33 ans.

Le Mardi 7 février 1961 naît son fils Pierre. Guy a 38 ans.

En 1964 naît son fils Louis. Guy a 41 ans.

Il aura encore 2 filles avec une veuve Bernadette MASSON -BEAUDOIN, qu’il épousera et dont il divorcera quelques temps plus tard.

Frédérique et Guyllette.

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.3

Roger BEAUDOIN est né le Lundi 26 mars 1928 à Euskirchen.

Il est l’enfant légitime de Joseph Del Félicien BEAUDOIN, Militaire chef de fanfare et d’orchestre, âgé de 40 ans et de Marie Berthe PIERRE, âgée de 37 ans. Roger est leur troisième enfant. Il est le frère de Marcelle (née en 1919), de Guy (né en 1922).

Né pendant l’occupation française de la Sarre et la Ruhr.

Il est Militaire Lieutenant colonel dans les transmissions puis responsable de la sécurité au ministère des PTT.

En 1969, son père Joseph Del Félicien BEAUDOIN meurt, âgé de 80 ans. Roger a 40 ans. Tout le monde l’appelait Félicien car il y avait beaucoup de Joseph et même de Del. Ce prénom Del a été choisi parce que les enfants précédents étaient morts très jeunes et donc c’était pour obtenir une protection de Saint Del.

En 1985, sa mère Marie PIERRE meurt, âgée de 93 ans. Roger a 56 ans.

En 1986 il perd son épouse Jacqueline, âgée de 58 ans. Il a 57 ans.

Il construira une maison à Oradour sur Glanes lorsqu’il quittera l’armée pour les PTT. Enfant de troupe, puis St Cyrien il fera la fierté de son père, sans toutefois pouvoir intégrer le milieu assez fermé des officiers supérieurs. De petite taille il était très fort en gymnastique dans sa jeunesse. Ses copains militaires le surnommaient Popeye pour son caractère et sa bravoure.

Colonel en Algérie, responsable d’un détachement sur le terrain, il sauvera la vie de plusieurs de ses hommes en organisant un camp retranché dissuasif pour son dispositif, et en évitant de faire le jeu de la guérilla en se précipitant sur les sites des attentats, il fera ensuite la campagne d’Alger contre le soulèvement  et rentrera à cette occasion dans les services de renseignements de l’armée qu’il ne devait plus quitter ensuite, l’interrogatoire de prisonniers membres du FLN lui sera notamment confié lors des périodes de guerre intensive qui se déroulèrent alors. Il obtiendra des résultats très positifs dans cette organisation de subvertion de la guérilla indépendantiste  par la mise en œuvre de système d’intoxication et de retournement de militants algériens. Il s’occupera aussi d’infiltrer des agents dans les rangs des terroristes. Menacé plusieurs fois du fait d’infiltrés du FNL dans les locaux utilisés qui transmettent les coordonnées des opérateurs de la répression. Il échappera de justesse à un tueur qu’il blessera lors d’une fin de vacation dans ces locaux, ce combat eut lieu dans la rue à Alger autour de sa voiture. Menacé par l’OAS un temps,  il ne prendra pas position pour les insurgés. Ensuite il sera cantonné quelque temps à Epinal, puis à Bordeaux. Il prendra sa retraite à la suite d’un blâme qui lui sera adressé car il avait été condamné au pénal pour avoir détourné l’héritage de son père à son profit, à l’époque il était lieutenant colonel, ses héritiers sont une branche de la famille de son épouse. Il n’aura pas d’enfant ce qui fut un drame pour lui comme surtout pour son épouse. Il devra vivre sa vie de famille avec sa belle mère qui était une femme très cassante, assez pénible. Lors de son décés il ouvrira une boutelle de champagne, ce que son épouse alors très triste et malade lui reprochera amèrement. Roger n’était pas très gai lorsque je l’ai rencontré à plusieurs reprises chez sa sœur Marcelle à Uriménil. Il était visiblement malheureux dans sa vie personnelle. A la mort de sa femme il essaiera de se remarier, mais il ne semble pas qu’il ait trouvé là non plus ce qui lui convenait. Curieusement il avait un grand sens de l’humour et une grande capacité de compréhension des choses. C’était un cadre compétent dans les affaires qu’il traitait. Sa passion était la musique classique, et aussi la radio téléphonie, il avait toujours une installation de radio amateur et passait des heures à écouter des messages et à en envoyer dans le monde entier. Esprit curieux avant tout. Je le connais peu pour porter sur lui un jugement. Je crois qu’il était quelqu’un  qui essayait de bien faire son travail avec conscience. Il avait lui aussi subi l’éducation de son père et de sa mère qui n’était pas à proprement parler une partie de plaisir. Le fait d’avoir réussi l’entrée à St Cyr et  d’en être sorti avec les honneurs montre toutefois qu’il avait une grande capacité de travail. Même si semble t’il délaissait parfois ses cours pour des activités plus ludiques. Les écrits de ses cahiers de cours  que j’ai pu consulter montrent un élève assez soigneux qui prend bien les dispositions nécessaires pour arriver à atteindre la bonne moyenne, ni brouillon, ni en tête sur n’importe quel domaine, sauf en éducation physique semble t’il. Très religieux dans son enfance, il semble avoir basculé dans l’agnostisme dans son âge mur sans doute à la suite des travers de la guerre qu’il a subi.

Roger BEAUDOIN meurt en 1991 à Limoges, âgé de 62 ans. Sans doute d’un cancer.

A une date non connue, il épouse Jacqueline ALBERTUS. Elle avait un gros problème de hanche et dû être opérée à plusieurs reprises.

Génération 12

 

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.2.1

Guy Marie José BEAUDOIN est né le Lundi 2 février 1948 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Guy Jean Maurice BEAUDOIN, Mécanicien, employé de bureau, directeur d’agence d’une entreprise de transport, cultivateur dans sa retraite à Deycimont, âgé de 25 ans et de Mathilde KUSTNER, âgée de 20 ans. Guy est leur premier enfant.

Il est Postier, puis chauffeur routier.

Le Mardi 12 octobre 1976, sa mère Mathilde KUSTNER meurt, âgée de 49 ans. Guy a 28 ans.

Sa fille Estelle naît à Strasbourg en 1977 ?

En 1983 naît son fils Yves. Guy a 34 ans.

Guy Marie José BEAUDOIN meurt le Samedi 7 août 1999, âgé de 51 ans. Il est enterré avec sa première fille morte à la naissance au cimetière de la Robertsau.

A une date non connue, il épouse Bernadette FRANK.

Ce couple aura 3 enfants. Leur premier enfant mourra à sa naissance.

Estelle et Yves BEAUDOIN

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.2.2 – Sosa : 6

Jean Marcel BEAUDOIN est né le Lundi 12 septembre 1949 à Uriménil 88.

Il est l’enfant légitime de Guy Jean Maurice BEAUDOIN, Mécanicien, employé de bureau, directeur d’agence d’une entreprise de transport, cultivateur, âgé de 26 ans et de Mathilde KUSTNER, âgée de 22 ans. Jean est leur deuxième enfant. Il est le frère de Guy (né en 1948).

Naissance à Uriménil deux ans aprés le mariage de ses parents, et un an aprés la naissance de son frère Guy Marie José.  De 6 ans à 21 ans à Strasbourg Robertsau 15 quai des joncs. Bac Math élem au lycée Kléber, une année de formation spécifique d’instituteur (4ème année) à Neudorf, puis Instituteur à Nordhouse( 71) et Wasselone (72)

Quitte l’Alsace en 1973 pour Nice. Se marie en 1974.  Coffreur boiseur pendant un an interim en Alsace, .et à Nice. Quelques chantier dans la rénovation à Nice. Caisse d’épargne de Nice, puis centre de tri de Nice. Aprés réussite au concours de contrôleur des PTT, stage de 6 mois à Achères (région parisienne), nommé à Arcueil (94), puis au ministère des PTT. Informaticien. Retour à Nice en 1977. Nommé inspecteur à Chalons en Champagne (alors sur Marne) à l’agence comptable régionale de la Poste en 1979, y reste un an. Aprés 6 mois de détachement nommé au centre de tri de Nice en nuit en 1981. En 1984 nommé à la Direction de la Poste des Alpes maritimes.

 

Il est Inspecteur P.T.T.  informaticien responsable syndical CFE-CGC.

 

Il épouse Viviane Chantal Gisèle SCHOEPFF, Infirmière, l’enfant légitime de Robert SCHOEPFF, Tailleur puis marchand de biens, entrepreneur et de Joséphine Laure MAZZOLINI, le Lundi 27 décembre 1971  à Nice (06). Il est alors âgé de 22 ans. Elle a  18 ans.

Ce couple aura cinq enfants :

- Christelle Aurore Sylvie BEAUDOIN

- Siegfried Frédéric Joseph BEAUDOIN

- Fréderick Robert Philippe BEAUDOIN

- William Wolfgang Philippe Cyprien BEAUDOIN

- Albérick Bernard Christophe Doric Williams BEAUDOIN

 

Le Mercredi 26 juin 1974 naît sa fille Christelle Aurore Sylvie. Jean a 24 ans.

Le Lundi 7 juillet 1975 naît son fils Siegfried Frédéric Joseph. Jean a 25 ans.

Le Vendredi 1 juillet 1977 naît son fils Fréderick Robert Philippe. Jean a 27 ans.

Le Lundi 28 mars 1983 naît son fils William Wolfgang Philippe Cyprien. Jean a 33 ans.

En 1988, il obtient le diplôme de Médaille de l’innovation pour avoir conduit un projet d’informatisation du Centre de tri.

Le Vendredi 2 juin 1989 naît son fils Albérick Bernard Christophe Doric Williams. Jean a 39 ans.

 

 

 

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.2.3

Chantal BEAUDOIN est née en 1951 à Uriménil 88.

Elle est l’enfant légitime de Guy Jean Maurice BEAUDOIN, Mécanicien, employé de bureau, directeur d’agence d’une entreprise de transport, cultivateur, âgé de 28 ans et de Mathilde KUSTNER, âgée de 23 ans. Chantal est leur troisième enfant. Elle est la soeur de Guy (né en 1948), de Jean (né en 1949).

 

Chantal BEAUDOIN meurt en 1951 à Uriménil 88, âgée de moins d’un an.

 

 

 

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.2.4

Monique BEAUDOIN est né en 1952 à Strasbourg (67000).

Il est l’enfant légitime de Guy Jean Maurice BEAUDOIN, Mécanicien, employé de bureau, directeur d’agence d’une entreprise de transport, cultivateur, âgé de 29 ans et de Mathilde KUSTNER, âgée de 24 ans. Monique est leur quatrième enfant. Il est le frère de Guy (né en 1948), de Jean (né en 1949).

En 1976 naît sa fille Barbara. Monique a 24 ans.

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.2.5

Chantal BEAUDOIN est née le Mercredi 8 septembre 1954 à Strasbourg (67000).

Elle est l’enfant légitime de Guy Jean Maurice BEAUDOIN, Mécanicien, employé de bureau, directeur d’agence d’une entreprise de transport, cultivateur, âgé de 31 ans et de Mathilde KUSTNER, âgée de 27 ans. Chantal est leur cinquième enfant. Elle est la soeur de Guy (né en 1948), de Jean (né en 1949), de Monique (né en 1952).

Elle épouse Alexandre ANCEL, en 1971  à Strasbourg (67). Elle est alors âgée de 16 ans. Il a  17 ans.

Ce couple aura trois enfants :

- Alexandre ANCEL

- Aurore ANCEL

- Angélique ANCEL

En 1973 naît son fils Alexandre. Chantal a 18 ans.

En 1974 naît sa fille Aurore. Chantal a 19 ans.

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.2.6

Dominique BEAUDOIN est né en 1956 à Strasbourg (67000).

Il est l’enfant légitime de Guy Jean Maurice BEAUDOIN, Mécanicien, employé de bureau, directeur d’agence d’une entreprise de transport, cultivateur, âgé de 33 ans et de Mathilde KUSTNER, âgée de 28 ans. Dominiique est leur sixième enfant. Il est le frère de Guy (né en 1948), de Jean (né en 1949), de Monique (né en 1952), de Chantal (née en 1954).

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.2.7

Pierre BEAUDOIN est né le Mardi 7 février 1961 à Strasbourg (67000).

Il est l’enfant légitime de Guy Jean Maurice BEAUDOIN, âgé de 38 ans et de Mathilde KUSTNER, âgée de 33 ans. Pierre est leur septième enfant.

 

Le Vendredi 12 avril 1991 naît sa fille Claudia. Pierre a 30 ans.

Le Vendredi 25 décembre 1998 naît sa fille Anaïs. Pierre a 37 ans.

 

A une date non connue, il épouse Martha BENDAYAM née au Pérou à Lima. Son père étant le fils d’un juif marocain né à Tanger et d’une indienne, et sa mère la descendante d’indiens de la jungle des environs de Iquitos.

Ce couple aura deux enfants :

- Claudia BEAUDOIN

- Anaïs BEAUDOIN

Pierre divorcera. Il aura après ce divorce une vie très aventureuse. Ceci l’entraînera à cotoyer des athlétes de Cuba. Il voyagera aussi beaucoup.  Sportif de haut niveau il a fait l’INS avec son frère Louis. A sa sortie de cours il n’obtiendra pas de poste dans le sport du fait de sa non réussite aux concours d’enseignants et il s’orientera vers les métiers de l’assurance.

 

 

1.1.4.1a.1b.2.2b.1.5.2.8

Louis BEAUDOIN est né en 1964 à Strasbourg (67000).

Il est l’enfant légitime de Guy Jean Maurice BEAUDOIN, âgé de 41 ans et de Mathilde KUSTNER, âgée de 36 ans. Louis est leur huitième enfant.

 

J’arrête ici provisoirement ce panorama qu’il faut complèter et fiabiliser. J’espère en faire quelque chose de plus détaillé et précis en révisant le tout à partir des documents d’origine. Et sans doute complèter mes données.

Donc je vais profiter de ce canevas pour mettre mes souvenirs et ce que j’imagine.

 

ICI FINIT LE TEXTE COMPLEMENTAIRE.

Il y a, sans doute, quelques redites que le lecteur excusera, à lui d’essayer de voir l’évolution des choses de faire ce qui convient pour le texte d’ensemble soit fiabilisé.

Ecrit en 2008.

Les choses vont évoluer en 2008. Je me trouve maintenant dans la situation de dénigrer une partie de ce que j’ai écrit dans les textes précédents. Bien sûr l’essentiel de mes recherches généaliques se trouve maintenant saisi dans le logiciel Hérédis et donc il y a une certitude sur presque toutes les données puisque les documents ont été recherchés.
Au mois de juillet et jusqu’au début septembre je me suis rendu en Alsace pour trouver les documents et comprendre enfin l’origine de ma famille alsacienne. J’en profitais pour effectuer des recherches sur la famille alsacienne de Viviane SCHOEPFF et de nos enfants. A ma grande surprise je trouvais que nous avions des parents en commun. Son grand père Charles SCHOEPFF avait une grand mère Kustner, qui était la petite fille du couple Kustner Georges, et Schwartz Salomé couple de laboureur à Hoenheim. Georges étant né en 1767,et décédé le 29 août 1837. Salomé Schwartz est décédée le 19 janvier 1839. Ma mère est née à Hoenheim dans une petite maison alsacienne située le long du canal en contre bas de la digue, à quelque distance du pont qui conduit à la citée de l’Ill et à la Robertsau.

Son père Frédéric Kustner, né le 19 mai 1895 était le fils de Georges charpentier lui aussi et de Herrmann Salomé. Georges né le 20 février 1868 est le fils naturel de Barbara Kustner, cultivatrice, née le 16 mai 1842 et décédée en 1897. Barbara est la petite fille de Kustner Georges et Salomé Schwartz.

Comment aurai je pu imaginer que je rencontrais une cousine éloignée en rencontrant Viviane Schoepff, je n’avais alors pas d’idée sur la généalogie de ma mère, ni sur celle du grand père Schoepff né à Sélestat.
Puis ensuite les choses se sont progressivement décantées. J’ai trouvé que la mère de Charles Schoepff, née Hickel Frédérique Louise était née à Strasbourg Robertsau, le lieu ou j’avais passé toute ma jeunesse de 6 ans à 21ans . En cherchant son acte de naissance j’appris avec beaucoup de surprise que sa mère était une Kustner Caroline Christine, dont je trouvais son acte de naissance à Hoenheim le 15 janvier 1843. Elle était fille de Jean Kustner, laboureur né à Hoenheim le 11 novembre 1805 et de FEI Christine née à Sand dans le duché de Bade. La seule allemande connue de la famille semble t’il encore que le duché de Bade était à l’époque indépendant

Voilà pour cette recherche alsacienne dont je tire les autres enseignements. La mère de ma mère Julie DIEBOLD était bien née à Drusenheim, sa mère SABEL Gertrude provient bien d’une famille de Drusenheim, car son grand père Louis François SABEL né en 1790 dans cette localité était un chirurgien de cette époque, donc aussi barbier et sans doute un notable local.

Par contre les DIEBOLD à ma grande surprise étaient aussi originaires de Hoenheim comme les Kustner. C’est le grand père de Julie, François Xavier, né à Hoenheim le 22 octobre 1819, marié avec  FAHR Marie Salomé, elle même née à Bischheim le 21 novembre 1819, le mariage étant daté du 22 mars 1854 à Hoenheim. Il était maçon et il vint à Drusenheim ou naquit son fils Xavier le 14 janvier 1857. Donc avant la période allemande. Il dut garder des liens  avec sa famille d’origine.

Ceci explique sans doute le retour de Julie à Hoenheim ou elle se maria avec KLEIN Georges qui devait décéder très rapidement lui donnant une fille Madeleine Klein. Jeune veuve elle rencontra Frédéric KUSTNER et se maria avec lui. De cette deuxième union elle eut d’abord quatre filles, Salomé, Jeanne, Mathilde (ma mère) toutes nées à Hoenheim, Georgette née en 1928 à Drusenheim et morte trois années plus tard dans cette localité,   puis trois garçons Emile né à Drusenheim en 1930, Frédéric né à Bischheim, et Betty (Alfred) né à Strasbourg Robertsau. Ma mère a donc connu la perte de sa petite sœur Georgette lorsqu’elle avait 4 ans. Elle aussi perdit une de ses filles son quatrième enfant, quelques jours après sa naissance et ce chagrin resta longtemps une douleur profonde. Lorsqu’elle venait à Uriménil elle allait toujours se recueillir sur la tombe familiale dans laquelle était enterrée Chantal, son enfant morte:notre petite soeur, et nous y allions aussi avec elle, et nous étions solidaires de cette douleur sans toutefois bien l’analyser. Que dire des frontières de cette douleur qui suit la mort de l’être qu’on aime qui alors perdure pendant toute la vie ? J’ai toujours eu l’impression que ma petite sœur, son âme tout le moins était présente parmi nous.

Nous sommes habitués à considérer les cimetières comme des points de contact. En fait nous nous rencontrons souvent dans la famille uniquement dans ces circonstances. La famille se réunit avec tous les alliés et toutes les connaissances qui comptent lorsqu’il y a un décès. Lors des enterrements on peut d’ailleurs faire une sorte de point sur la famille et savoir ce que deviennent les autres membres de la tribu. Et puis suit aussi la période des notaires et des testaments. Que dire de ce point de détail important toutefois. Il y a une règle celle du code civil, qui prévoit la répartition des fonds et des biens des décédés aux survivants, et elle s’applique le plus souvent dans les familles normales. Dans la famille ce n’est pas vraiment le cas. Ceci m’amène à penser que nous ne faisons jamais vraiment nos comptes et ne traitons jamais assez bien ce point de vue. Les successions sont souvent peu liquides du moins chez les Beaudoin. Et il y a des histoires peu ragoûtantes à ce sujet…
Mon père fut assez mal traité par sa famille dans les affaires d’héritage. La raison en est principalement le fait qu’il avait reconnu deux enfants d’une femme avec laquelle il avait eu une aventure pendant la guerre. Les CHRETIEN, parents de cette femme ensuite essayèrent de nantir leurs deux petits enfants en demandant pour eux une pension et des biens. La famille réagit immédiatement en procédant à un partage des biens qui pouvaient être attribués à mon père. Ce qui entraîna la division du patrimoine familial qui pouvait être pris en compte. Mon père se trouva dans cette division totalement spolié. Il ne s’en émut pas d’ailleurs sur le moment du moins. Il attachait lui aussi peu d’intérêt aux éléments matériels.

Mon père ne fréquentait pas son propre père pour des raisons assez mystérieuses pour moi. Ils s’étaient brouillés lors de la séparation avec ma grand mère et n’avaient pas essayé de se rencontrer à nouveau ensuite. Je pense que mon grand père méprisait la manière de faire de mon père, et que mon père méprisait son père pour son caractère tyrannique.

Lorsque mon grand père mourut. Son frère Roger en première ligne, et sa sœur Marcelle en seconde ligne, tous les deux complices,  firent main basse sur toutes les liquidités qui se trouvaient à leur portée, notamment du fait de la procuration que mon grand père avait donné à Roger. Ce dernier naturellement ne fit pas part à mon père qu’il avait fait le ménage. Mon père le découvrit ensuite et s’en ému, sortant de ses gongs il commença alors une longue bataille juridique contre sa sœur et son frère, qui se prolongea pendant plus de vingt ans. La maison de mon grand père fut fermée pendant tout ce temps et devint une masure, avec des tuiles brisées qui créèrent des infiltrations sources de destruction des biens qui y étaient stockés. Des instruments de musique assez précieux  furent ainsi détruits. La plus part des papiers disparurent. Cette affaire familiale donna le ton de nos relations familiales. Difficulté de pouvoir se sentir bien à Uriménil surtout, et pour moi perte de relation avec ma tante Marcelle qui est ma marraine, son mari mon parrain Jean Herry, ma grand mère paternelle Berthe PIERRE, mes racines vosgiennes furent ainsi mises en jachère. Avant cette catastrophe il y eut aussi une période sans relations avec mon oncle Roger et ma marraine Marcelle. Pour des motifs que je n’ai jamais compris, qui ne m’ont jamais été expliqués. Puis ceci se calma. Curieuse manière donc de vivre en famile chez les BEAUDOIN d’Uriménil. Qui tient à quoi ? A des intérets mesquins, pour des sommes peu importantes et vraiment ce n’est pas une chose qui fait vraiment plaisir. Mais ce non sens je l’ai compris depuis vient de l’anarchie qui est cultivée dans la famille au sujet des droits et des devoirs de chacun. Ici on prétend se gérer sans tenir compte des autres. Les lois on s’en accomode, mais sans les laisser entrer dans l’intimité des relations internes à la famille. Donc acte à mes descendants de ne pas poursuivre sur ce modèle, car il y a en vous des ferments qui vous pousseront à essayer de dépouiller vos cohéritiers.

De l’autre côté en Alsace il n’y avait pas de biens propres de mes grands parents. Ils ne possèdaient aucune maison, aucun terrain. Juste de quoi vivre. Et ceci fit que tout le monde trouva bien que nous n’ayons rien de ce côté même pas un souvenir. Puis ma tante Salomé mourut. Elle avait accumulé beaucoup de biens et possèdait des comptes en banque bien fournis. Curieusement elle mourut seule derrière sa porte, mais on ne trouva aucun argent liquide chez elle. Ce décés me sembla très suspect, mais aucune enquête sérieuse n’eut lieu pourtant. Je n’ai jamais été sur sa tombe à ma grande honte. C’est mon frère Pierre qui fit ce qu’il faut pour que cette succession se passe dans de bonnes conditions, il y mit beaucoup d’énergie.
Tout ceci se passait alors même que je n’avais pas commencé mes recherches généalogiques. Je me tenais à l’écart de cette affaire et ne fit que suivre Pierre qui défendait les intérets des enfants de maman.

La saga de la famille continue. Avec ses hauts et ses bas. Les hauts se sont les naissances nouvelles qui viennent combler les vides sur la liste des vivants. Les morts sont toujours dans notre cœur lorsqu’on les a connu et qu’on les a aimé généralement. Mon grand père paternel que je n’ai pas vu après mes 5 ans jusqu’à sa mort qui a eu lieu alors que j’étais à Strasbourg le 5 septembre 1966

Puis mon parrain lui même est mort à la suite d’une opération à l’estomac, il avait un ulcère, devenu insupportable, il était aussi sans doute frappé par les suites de l’exposition aux fibres d’amiante comme beaucoup beaucoup d’anciens de la marine de guerre. J’appris sa mort le 21 novembre 1969 alors que je vivais seul, dans la maison alors vide du quai des joncs à la Robertsau. J’avais pris mes fonctions d’instituteur à Nordhouse une petite localité prés de Erstein, mes parent étant partis pour Saint Avold où mon père dirigeait alors la flotte de camion locale de l’entreprise ONATRA.(filiale du groupe Onassis) Toute la famille se trouvait alors dans cette galère à l’exception de mon frère aîné Guy qui je pense devait déjà habiter un appartement en ville. Nous avions fait une fête, genre boum, avec mon camarade Christian Magy un voisin et nos différents amis, et petites amies. Cette annonce de la mort de mon parrain déclencha en moi une sorte d’émotion non maitrisable qui me conduisit à dire des choses qu’il ne faut jamais révéler. Et ceci bien sûr me brouilla définitivement avec la fille que je fréquentais alors qui était présente. Ce souvenir me semble aujourd’hui encore étrange. Comment pouvons nous être ainsi déstabilisé au point de perdre les pédales ?

Je me souviens aussi de la scéance lorsque j’appris la nouvelle de la mort de ma mère. Je ne l’avais pas revue depuis qu’ils étaient venus nous voir à Villejuif, alors que nous avions acquis une maison et que faisions les travaux les plus nécessaires. C’était à l’ automne 1976, mon père était venu avec mon frère Pierre me faire les travaux de plomberie nécessaires. Et maman était montée avec eux. Ma mémoire me joue des tours parfois mais là j’en suis presque sûr. Avant cela nous avions mon frère Pierre et moi fait ,pendant mes vacances alors que Viviane, et nos enfants Christelle et Siegfried étaient à Nice chez la mère de Viviane ; fait de grands travaux pour encastrer l’électricité et surtout construire une terrasse. Quand j’y pense je me vois tellement dans le bain des travaux manuels alors pour aménager cette maison de bric et de broc, et je n’étais pas très réaliste sur la manière.  Donc cette année là je ne pris pas de congés, occupé tout entier à faire les travaux les  plus nécessaires dans la maison que nous venions d’acheter à Villejuif 24 sentier du télégraphe. Je fis le maximum de ce qui peut être fait. Stupidement, j’en oubliais de faire le minimum de tâches ménagères et souvent nous allions très loin dans nos journées avec Pierre qui dut se sentir un peu exploité à cette occasion par son propre frère. Lors du retour des enfants, j’étais crevé,  je n’avais pas fini mon travail, mais le plus gros était fait. Nous disposions d’une vraie salle de bain qui prenait presque toute une pièce, un très bon travail fait par mon père, aidé de Pierre. Je pense qu’il avait profité des vacances pour venir. Nous étions allés aussi à Noël à Strasbourg cette année là et à cette occasion nous avions baptisé Siegfried il me semble, mais ce devait être en 1975,  Siegfried étant né le 7 juillet mon Père fut son parrain et ma sœur Monique sa marraine. A cette occasion on baptisa aussi le troisième enfant de ma sœur Chantal, Angélique dont je devins le parrain. A ma grande honte je ne me suis jamais intéressé vraiment à cette charge et j’ai été un parrain inexistant. Car Angélique je ne l’ai jamais revue depuis son baptême. Chantal elle même je ne la revis que lors du décés de mon aîné Guy, et nous n’avons échangé que peu de mots alors. Je me souviens de ce Noël vaguement. J’étais malade et j’allais donc voir notre médecin de famille Buchholz qui me soigna très bien. Nous sommes aussi allés tous ensemble à la messe de minuit à la cathédrale de Strasbourg, la seule fois de ma vie que je suivis une messe dans cette église magnifique. Ceci ne fut possible que cette année là. Donc je me pose la question de savoir si nous étions allés en Alsace l’année suivante aussi et je pense que non. Nous n’étions pas en mesure de le faire sans doute devant déménager d’Arcueil où nous avions acheté un logement de deux pièces. Nous arrivâmes à Villejuif dans des conditions assez épiques. Ce fut notre plus rude période de cohabitation avec ce chantier qui n’en finissait pas, car nous avions les deux petits qui dormaient dans notre chambre pendant tout le temps qu’il fallut pour mettre en place et aménager le dessous du toit. Nous prîmes un ouvrier pendant quelques mois puis il fallut bien continuer tout seul et terminer les travaux aussi. A cette époque je n’avais pas vraiment une idée très correcte de la manière de traiter un logement à rénover. Ce n’est qu’avec le recul que je me rends compte qu’il faut toujours utiliser des matériaux de première qualité au lieu d’essayer toujours de passer avec le moins cher. Il y avait aussi la nécessité de traiter les poutres du toit qui étaient attaquées par des capricornes. Et ce traitement très nocif pour la santé a sans doute eu comme conséquence d’induire des troubles comme le sporiasis que je développais alors. J’utilisais aussi des peintures et des matériaux assez toxiques alors que nous vivions tous dans les locaux peu aérés parce que nous chauffions aussi à l’électricité, ce qui en ce temps là était quand même une idée assez farfelue. Mais au moins nous n’avions plus l’odeur du poêle à mazout que nous avions supportée à Arcueil pendant deux années de chauffe. Nous nous chauffions aussi souvent avec un petit poêle à charbon qui était resté dans la maison lorsque nous l’avions achetée. Mais ceci uniquement dans la salle à manger et la cuisine. Par une assez étrange attitude, maintenant que j’examine ma mémoire pour savoir ce que j’ai fait de mon temps et de mon énergie alors, je me souviens bien de ce jardin que j’essayais de faire prospérer et de tous les animaux que j’ai eu alors. Des lapins, des poules, des canards, et surtout des pigeons. Comment avoir perdu ce temps pour des activités si peu rémunératrices ? alors même que j’avais tant de travaux à faire dans la maison que je n’arrivais d’ailleurs pas à achever finalement. Le bilan que j’en tire est très mitigé, il faut dire que ma mémoire est dans l’impasse lorsque j’y pense, et je n’arrive pas à avoir une vraie vue d’ensemble de cette période. Je me souviens aussi que nous avions alors un aquarium, avec quelques poissons d’eau douce. Et nous eumes plusieurs chiens. Le premier nous l’avons trouvé à la SPA, mais nous le ramenâmes vite car il était assez fugueur c’était un épagneul breton que j’avais appelé Klachka. Ensuite j’achetais à Paris sur les berges de Seine, dans les animaleries qui y sont situées, une jeune femelle berger allemand que je nommais Maïa, et quelques temps après lorsque mon frère Dominique vint nous voir avec Nicole, je leur cédais bien volontiers . Avec la distance (plus de 33 années se sont passées depuis) je vois bien que j’ai dilapidé mon temps au lieu de le consacrer à des choses valables, précises. Toutes les années qui suivirent en furent d’ailleurs d’une certaine manière la continuité.

Lorsque je fais le bilan de cette aventure, je suis très critique bien sûr. Je devais alors travailler au ministère de la Poste et ceci m’obligeait à prés de 4 heures de transport par jour. Viviane ne partait pas en même temps que moi au travail, vers sept heures du matin elle revenait du sien. Elle travailllait de nuit à l’hôpital anti cancéreux de Villejuif qui à l’époque était encore dans les anciens locaux situés en pleine ville. Nous nous croisions donc bien souvent et nous ne dormions ensemble que moins d’un jour sur deux. Les enfants tant qu’ils ne furent pas pris à la crèche étaient souvent infernaux et empêchaient leur mère de dormir la journée, tout en faisant les quatre cents coups dés qu’ils le pouvaient.

Je dois encore me souvenir de cette période pour mieux pouvoir l’analyser et en faire un récit cohérent. Tout le monde semblait se liguer pour nous faire vivre alors dans une sorte de petite bulle locale à Villejuif, et dans la région parisienne. Si nous n’avions pas perdu la même année Mathilde ma mère, et Robert mon beau père, il est probable que nous y serions restés encore longtemps. Car la situation n’était pas mauvaise sur tous les plans, il y avait beaucoup d’espoir pour moi dans ma carrière, et pour les enfants aussi ils auraient sans doute pu avoir plus de chance dans leurs études et leurs emplois futurs qu’à Nice.

Aujourd’hui mardi 27 janvier 2009.

L’Alsace l’hiver est un spectacle très particulier. On y voit très bien les terres, les cours d’eau et les plans d’eau, les forêts sont dénudées dans le ried qui se situe dans la zone innondable entre le Rhin et l’Ill.
Aller se promener le long du Rhin comme je l’ai fait dans mon enfance il y a quarante années et  contempler la nature. Voilà un des buts de mes loisirs. Le temps s’écoule vite, comme toujours j’ai la sensation de perdre ce temps en futilités. Bien sûr c’est le cas pour la plus part de notre vie.

J’ai fait une liste de saints.

Sainte Jeanne D’Arc pour les Vosges et la France.

Sainte Réparate pour Nice.

Sainte Odile pour l’Alsace.

Sainte Julie pour la Corse.
Saint Louis, le roi,  pour la France.

L’archange Saint Michel.

Et bien sûr pour tous les métiers de mes ancètres il y a le choix.

St Médard pour les agriculteurs, St Joseph pour les charpentiers, St Louis pour les coiffeurs ; Ste Anne pour les ébénistes ; St Del …St François aussi. Je me souviens de St Louis de la Robertsau il y a quarante années. A l’époque il y avait même un Suisse en habit d’époque moyenâgeuse qui faisait aussi office de carillonneur. Tout un cérémonial très sophistiqué. Avec naturellement cette messe en latin qui avait une vraie saveur. Puis les sermons en Alsacien aussi. Enfin tout a changé et pas vraiment en bien, comme si on était allé de l’autre côté à l’église protestante, située un peu plus loin. Ici les communautés vivaient très bien en apartheid, catholiques avec les catholiques, et protestants entre eux. Il y avait aussi des juifs présents un peu partout. Puis très peu d’étrangers, quelques personnes de l’intérieur, « vosgiens, parisiens, … », les pieds noirs et autres rapatriés, et déjà les envahisseurs du tiers monde. Mais ce n’était encore qu’une petite minorité même dans les quartiers populaires. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui car ils y sont majorité et même on ne voit plus que ça.

Tout ceci nous prépare des lendemains pas très agréables. Ici dans les banlieues ce sont les jeunes arabes des cités strasbourgeoises qui ont lancé la mode islamo française des incendies de voitures. Et ils sont pénibles partout. Actuellement il y a beaucoup de Turcs qui s’installent. Venus par l’Allemagne pour beaucoup d’entre eux. Ils sont dans le commerce essentiellement et des entreprises dirigées par des compatriotes. Il y a des Doner Kebab partout, ils achètent pratiquement tous les commerces qui se libérent dans les zones qu’ils voisinent. Cette colonisation turque sent l’héroïne à plein nez. Pour les incendies de voitures il s’agit bien  sûr aussi d’une démontration visant au nettoyage ethnique, une contre mesure aux actions policières touchant au commerce local.

L’origine de cette mode une pratique des trafiquants de drogue pour montrer aux autorités que les émeutiers potentiels sont prêts à faire des dégradations systématiques si la police vient à faire du zèle et à trop confisquer les stocks d’héroïne, de chit et des autres saloperies qui se vendent dans les cités. D’ailleurs chaque fois qu’un grossiste des cités est pris une émeute « spontannée » se déroule …

Ce sont essentiellement ceux qui vivent dans des quartiers qui ne sont . pas encore à majorité musulmane, mais qui comportent des détaillants du trafic de drogue. Les établissements turcs doner y sont aussi nombreux, ils permettent de capitaliser l’argent issu des trafics et d’implanter un réseau compact sur les différents quartiers. La mafia islamique y étant très forte du fait de la loi particulière en Alsace qui a trait à la religion. Les imans sont ici payés comme des fonctionnaires emble t’il ,comme les autres desservants du culte. Mais ils ne sont pas contrôlés et peuvent faire ce qu’ils veulent des fonds qui leurs sont affectés. Le concordat napoléonien, ou plutôt prussien s’applique ici, et la loi de séparation de l’église et de l’état n’y a pas cours. Ce qui est sans doute une très bonne chose généralement car on voit les dégats que cette loi crée partout dans la France profonde, comme dans les zones de colonisation islamique.

Je ne peux que repenser à la réflexion qu’on trouve dans l’esprit des lois de Montesquieu. Il est stupide d’introduire, ou de permettre l’introduction d’une religion étrangère. Et les lois devraient nous protéger contre ces envahissements de notre domaine. On ne voit pas quelle communauté de vie nous pourrions avoir avec ces communautés, et vivre l’apartheid avec eux sur les normes françaises actuelles est une épreuve très douloureuse. Nous devons subir des empiètements continuels de leur part sur notre domaine privé. Le domaine public est dégradé systèmatiquement lorsqu’ils y sont présents. La volonté de monopoliser la manne publique caractérisent les nouveaux venus et ceci se bâtit autour de l’islamisme, comme jadis les juifs prenaient dans les villages Steatel au fur et à mesure toutes les choses disponibles, et en vidaient peu à peu les non juifs. La ghettoisation est toujours un acte colonialiste, et le plus souvent elle provient du fait que les communautés qui s’y rassemblent ne veulent pas vivre avec les autres citoyens, pour de multiples raisons, le plus souvent à base ethnique et religieuse.

L’Alsace est mal partie !

Une subversion islamique forte s’y est installée…Curieusement cette subversion est ici protégée par les agents de la communauté juive, et même par les protestants qui étant aujourd’hui minoritaires mais prépondérants économiquement ont de fait les leviers de contrôle et de commande dans leurs mains.

Le fond de la conscience politique des alsaciens ne m’est pas connu. La ville de Strasbourg a viré au rose du fait de l’arrivée massive des migrants, des fonctionnaires qu’on y déporte, notamment ceux qui sont occupés dans les différentes institutions européennes qui s’y trouvent. Le socialisme d’ici étant comme partout une manière assez lamentable de jeter l’argent public par la fenêtre et de subventionner la paresse, les activités parasites et la dépendance. Il faut dire que la droite alsacienne est aussi particulière, et très portée sur des actions qui sont généralement évitées dans les communes et les régions où le bon sens s’impose sur le conditionnement des esprits par de grandes phrases. Les alsaciens qui font de la politique sont des adeptes rigoureux de la langue de bois et ils vont jusqu’à l’appliquer dans la pratique aux choses ordinaires. Le modèle du politicien borné peut facilement être trouvé ici même et surtout d’ailleurs parmi ceux qui ont un quotient intellectuel très élevé. Ceci réussit si bien parce que les gens (l’Alsacien moyen) sont si naïfs qu’on peut leur faire gober n’importe quoi en les grugeant  chaque fois au passage. L’Alsace est un pays de cocagne pour les arnaqueurs. Bien sûr lorsqu’on vit quelque temps ici on oublie cette réalité et on fait avec. En espérant toujours qu’un jour on se réveillera et que les choses auront changé. Ce qui est bien sûr peu probable.

 

( 27 novembre, 2019 )

Origine de la masse

L’origine de la masse a toujours été assez difficile à trouver par les différents chercheurs qui se sont intéressés au problème et ceci est significatif du fait que cette origine n’est pas visible par nos sens.
Nous devons pour cette raison nous diriger vers un autre de nos moyens d’appréhender la réalité. Il s’agit de la capacité que nous avons d’inventer quelque chose qui n’existe pas et de le faire vivre ensuite. Nous avons une grande capacité à créer ce type de matière.

Le vide est constitué d’espace, dans lequel se déploient des entités matérielles diverses. Il y a les gaz, les poussières, les météorites, les astres qui se comportent comme des comètes, les planètes.

( 7 novembre, 2019 )

DES CORDES ET AUTRES FANTAISIES DE LA PHYSIQUE

La terre comme la plus part des objets célestes poursuit une trajectoire hélicoïdale dans l’espace.

Trajectoire qui ne saurait en fait être fermée sur elle-même. Et ceci même si l’espace était fixe et les atomes locaux sont aussi dans ce cas ils tournent en hélice dans un substrat qu’on dit vide mais qui ne l’est certainement pas contenant au moins des fantômes d’éléments matériels et cette bizare source de gravité nommée parfois matière noire.

Encore qu’on en sache peu sur la gravité, et que les équations qui en font l’analyse à la surface de la terre ne sont pas celles qui marcheraient au centre de gravité de la terre, puisqu’au centre de gravité de la terre nous serions en apesanteur.

Le soleil était satellisé autour du centre de la galaxie passe donc dans des espaces différents dans cette course et nous entraîne avec lui.

Lorsqu’on considère une hélice en développement ou en marche il peut y avoir deux sens de rotation soit dans le sens des aiguilles d’une montre soit dans le sens inverse (à droite ou à gauche, ou encore dextre et sinistre). Ceci semble universel. Le SPIN de la matière est à droite et l’antimatière à gauche. La gauche est bien sûr la partie diabolique, l’autre sens étant angélique et divin.

La droite est de SPIN positif, et la gauche de SPIN négatif. Et bien sûr la gauche c’est la merde assurée.

Au mieux la gauche permet de retourner dans le passé, surtout en y récupérant ce qui était le plus maléfique.

 

DES CORDES ET AUTRES FANTAISIES DE LA PHYSIQUE

La nature utilise des systèmes binaires que les Chinois traduisent par le Ying et le yang par exemple, et les Occidentaux par le jour et la nuit, le bien et le mal, le positif et le négatif, le bonus et le malus, le sec et le mouillé, le haut et le bas, le gain et la perte…etc…

Ainsi le photon serait un objet de ce type qui aurait la forme d’un disque. Le tout serait constitué d’une particule et d’une antiparticule, et serait lié par des forces électriques et magnétiques, cet ensemble tournoierait dans l’espace à grande vitesse radiale, tout en effectuant un transfert dans l’espace à la vitesse de la lumière qui est proche de 3.10 puissances 8, mètres seconde. Soit trois cent mille kilomètres par seconde.

Cet ensemble cinétique pourrait se comparer à ce qu’on trouve dans la galaxie fréquemment une étoile double, ou à une sorte de toupie qui est utilisée pour bloquer les pressions dans certaines machines, ou encore à un gyroscope ; le tout miniaturisé bien sûr.

Les lois physiques nous indiquent que l’attraction électromagnétique croit comme l’inverse du carré de la distance. En l’occurrence les photons seraient plus ou moins éloignés du centre de gravité de leur système situé au milieu, ou l’un de l’autre bien sûr.

Ce système serait relié par une ou plusieurs cordes qui seraient l’expression de la force électromagnétique et qui voyageraient avec le photon, indissolublement liés à lui. Et ceci depuis la constitution du photon, jusqu’à sa dissolution.

Partons du principe qu’un photon peut engendrer un couple électron – positron ; ceci a d’ailleurs été observé à partir des photons les plus énergétiques, ceux qui doivent être liés par des cordes les plus énergiques, les rayons gamma.

Un problème surgit. Ce couple électron positron n’a pas de masse. S’il en avait une il ne pourrait pas voyager à la vitesse de la lumière dans le vide car sa masse deviendrait infinie. Il n’y a qu’une solution pour tenter d’expliquer ceci c’est que l’électron a une masse positive et le positron une masse négative, ce qui ne veut pas dire que le positron n’a pas la même énergie que l’électron, en fait il a une énergie égale en quantité. Quelle est la variable qui joue ? c’est la gravité universelle de la matière qui nous entoure. En fait l’électron est sensible à la gravité et le positron aussi mais au lieu d’être attiré comme le positron par la matière, il en est repoussé avec la même force. Ce couple a donc une masse nulle et c’est la seule explication possible au fait qu’il n’ait pas de masse ce qui lui permet de voyager à la vitesse de la lumière dans le vide.

Nous savons tout cela et nos élucubrations scientifiques sont désuètes.

Réfléchissons à ce qui peut se trouver au milieu entre l’électron (notons le A)  et son antiélectron (noté B). Une corde plus ou moins vibrante, ou plutôt un ensemble de cordes, s’il n’y a qu’une corde les distances entre A et B peuvent être quelconques la corde s’allongeant progressivement, mais si il y a des cordes alors il y a des sautes d’un intervalle à un autre. Et si il y a les deux c’est un peu plus compliqué.

Ces cordes ne vibrent pas vraiment, elles tournoient dans l’espace, à une vitesse tangentielle fixe, la vitesse d’éjection de la matière en ce qui les concerne, et ceci dépend aussi de la gravité locale lorsqu’il y a cette éjection bien sûr, et comme il s’agit du saut d’un électron matériel d’une orbite haute à une plus basse, qui produit ce processus alors il est presque certain que c’est la vitesse haute de l’électron qui est en cause dans le mouvement tangentiel.

Il y a des photons de longueurs d’onde très différentes parce qu’ils sont plus ou moins grands comme la force qui les maintient est de plus en plus importante lorsqu’ils proviennent de la proximité du noyau, ils sont de plus en plus petits, et tournent de plus en plus vite sur eux même. La valeur est connue c’est leur nombre de tours en hertz.

Ceci ressemble au système des planètes autour du soleil. Les planètes les plus proches tournent plus vite, et pour ceci elles doivent avoir une vitesse tangentielle beaucoup plus importante que les planètes lointaines. On peut facilement établir les équations mathématiques ad hoc. Et même calculer la taille des photons qui sont une sorte de disque, emporté à la vitesse de la lumière, mais dans ce disque l’électron et le positron sont opposés et tournoient aussi autour d’un centre se trouvant à égale distance l’un de l’autre.

Dans l’espace ce disque pourrait sans doute prendre n’importe quel plan et même changer de plan constamment, notamment lorsque le photon arriverait à proximité d’un puits gravifique. La course du photon est en ligne droite dans l’espace lorsque la gravité y est stable, mais si la gravité locale évolue fortement les photons sont déviés, pas tous toutefois, certains le sont, d’autre non, et même il est probable que certains ne le sont jamais. Des sources lumineuses du cosmos sont ainsi visibles à deux endroits dans les clichés des télescopes.

Une chose doit toutefois être prise en considération, un électron ou un positron ne peuvent aller plus vite que la vitesse de la lumière, or si l’ensemble va à la vitesse de la lumière il est improbable que le photon ou son double positif puissent aller contre le mur de la vitesse ultime et le briser, par exemple si le disque photonique est dans un plan ou se trouve sa trajectoire, si ceci arrivait il y aurait une sorte de freinage et de distorsion à chaque rotation du disque, le disque se comportant comme un gyroscope il se passerait une avanie très rapidement qui le ramènerait dans un plan moins chaotique.

Que sont donc ces cordes? qui se conduisent comme des ressorts si on y pense bien en fait. Puisque en passant d’un système de gravité moyenne à un autre , d’une vitesse locale v à une autre, il se trouve que le disque photonique s’élargit si sa vitesse v d’origine est moins élevée que la vitesse v de l’espace qu’il traverse, et l’inverse sans doute aussi. Décalage vers le rouge de la lumière provenant des galaxies lointaines qui s’éloignent de nous par exemple.

Ces cordes sont donc des éléments essentiels de la matière, qui sont essentielles à la constitution des noyaux, comme à la constitution des réseaux électroniques superficiels. Le boson X pourrait être impliqué aussi.

De ce qui précède on peut déduire qu’il est probable que la plus part des photons sont des disques qui sont situés dans un plan perpendiculaire à la direction de fuite ou de la trajectoire du photon. Ce qui fait que les électrons seront situés parfois à des distances très grandes de la cible du photon, ce qui peut donner un début d’explication aux résultats expérimentaux des deux fentes parallèles bien connue en optique.

Mais revenons à la réalité. On constate que des photons émis par la même source sont de phases différentes, ce qui éparpille leurs effets, et que les lasers remédient à ceci en partie.

Ceci ne contredit pas le fait que la plus grande probabilité est que les disques photons sont dans un plan perpendiculaire à leur direction dans l’espace.

Mais revenons aussi aux sélections comme celle obtenue par des matériaux comme le spath d’Islande qui sélectionne une forme de photon. Il y a certainement une autre forme de plan avantageux pour les photons qui est celle d’un plan dans lequel est situé la ligne de leur trajet dans l’espace. Et là ils peuvent prendre n’importe quel plan, et même passer d’un plan à un autre plus ou moins rapidement et ceci en rotation plus ou moins rapide. Dans un sens ou un autre. Ce qui est aussi le cas si ils sont dans un plan perpendiculaire à leur marche. Les deux semblent possibles.

Si nous sommes au fait de ce qui précède nous pourrons prendre quelques mesures pour domestiquer ces photons encore plus sérieusement que nous le faisons désormais avec nos lasers de grande puissance qui arrivent toutefois à une limite ne permettant pas de concentrer suffisamment de photons dans un espace donné pour faire par exemple éclater les noyaux atomiques ou aussi bien sûr établir des fusions de tritium ou deutérium confinés dans un espace.

 

( 15 juillet, 2019 )

Sur la vitesse de la lumière et le temps

La vitesse de la lumière et le temps sont liés dans tout l’Univers semble t’il. Or le temps est considéré comme élastique pour permettre à la vitesse de la lumière d’être stable. Il y a là une incongruité gênante pour un être rationnel qui constatant que la Nature est par définition quelque chose de cohérent ne saurait admettre que le temps qui en est la source et la substance essentielle se trouve ainsi raboté par les mathématiques et les illusions d’optiques que nous érigeons en dogmes. Bien sûr que le temps est un élément matériel et le seul qui vaille d’ailleurs. Et il ne s’agit pas de tricher avec lui. Le temps est au dessus des petites contingences matérialistes. Si nous reprenons ce qui nous importe ici qui est semble t’il l’origine dans le temps des images qui nous arrivent des lointaines galaxies. Nous supposons à tort semble t’il que cette information photonique a voyagé à la vitesse de la lumière pour venir nous frapper sur nos télescopes. Ce qui bien sûr est absurde, puisque les galaxies lointaines se déplacent à des vitesses énormes en s’éloignant de nous. Si les photons émis ont bien été émis à la vitesse v dans leur galaxie de départ, ils ont ensuite pris la vitesse v des galaxies ou intergalaxies qu’ils ont traversé. Et lorsqu’ils nous arrivent ils sont à la vitesse v dans notre galaxie; donc ils ont bien voyagé plus vite que v globalement, et c’est bien eux qui sont flexibles et pas le temps. Car admettons qu’une des galaxies que nous observons s’éloigne de nous à la vitesse de la lumière, ce qui est plus que probable, les photons vont quand même nous parvenir grâce au fait que les photons adaptent leur vitesse v à celle du contexte dans lequel ils voyagent et c’est bien pour cette raison qu’il y a autour des trous noir sans doute une circulation intense de photons qui finissent par être captés et engloutis dans cet espace temporel. Et alors c’est la gravité qui joue ce tour de cochon à notre physique classique. Et pourquoi pas en tirer la leçon que c’est la gravité moyenne qui règne dans une galaxie qui détermine la vitesse v des photons émis par n’importe quelle source, qu’elle soit interne à la galaxie cette source, ou que les photons viennent de pétaouchnok ou même plus loin encore. On cherche vainement la matière sombre qui semble sortir des équations gravifiques issues de la relativité, et même de la mise en place par Newton des formules de base des mécaniques spatiales où tout le monde tourne autour de tout le monde et autour de systèmes qui tournoient tous et s’attirent tous. Or nous avons des cibles tout de même. Nous savons que la matière contient des neutrinos, puisqu’elle peut en éjecter, nous savons que l’univers est empli de neutrinos parce qu’ils sont tels qu’ils n’interagissent presque jamais avec la matière lorsqu’ils sont lancés dans le vide. Peut être que si ils rencontrent un antineutrino par hasard ils formeront un couple et un objet observable de type rayon cosmique ou gamma, mais en fait ils sont partout et ils viennent de tous les points de l’espace ne serait il pas possible que ce soient eux qui induisent la gravité en bombardant la matière, en la traversant. Imaginons qu’ils pénètrent dans le système matériel et qu’aussitôt un neutrino sorte de la matière, pas celui qui y est entré mais un des neutrino qui est en circulation dans la matière. La matière perd de l’énergie par réaction l’équilibre interne étant détruit ce qui peut se prouver en cinétique. La matière est attirée vers l’origine du neutrino qui a pénétré dans l’atome, car ceci doit se passer au niveau atomique, et pas en dessous. Le rôle des électrons dans cette hypothèse serait de peu d’importance, les hypothétiques bosons X ou de Hyggs eux seraient bien les éléments de cette translation. Ceci expliquerait pourquoi la force de gravité tend à rapprocher des corps matériels au lieu de les éloigner. La gravité contracte aussi les atomes pour cette même raison, et si il il n’y avait plus de gravité sans doute que tous les atomes se dissocieraient en libérant tous les éléments dont ils sont constitués. Nous savons que c’est la gravité qui a réalisé les atomes les plus lourds, la gravité est le principe de base de la forge des atomes complexes, la gravité permet des températures énormes.

( 15 janvier, 2019 )

Les neuf formes de la conscience

Les formes de la conscience sont rassemblées dans le tétragramme suivant:

ligne 1 djet ,ka, ba,   ligne 2 shut, ak, ab  ligne 3 sekhem, rèn, sakh

akh:  ce principe est défini comme la lumière de l’esprit, il est symbolisé par le signe ank qui est une croix avec une boucle ;

la ligne 1  le corps matériel qui est une copie du macrocosme, djet fait référence au grand corps céleste, ka: dynamisme créateur, ba: l’âme possibilité d’incarner le Divin sur cette terre,

La ligne 2  l’ombre de la vérité shut, le signe central qui est la lumière  de l’esprit: akh, ab: le coeur siège de la conscience

la ligne 3  sekhem puissance de réalisation, rèn: le nom ou le logos la vérité ultime, sakh: le corps spiritualisé

Le signe de vie est un cocon qui comprend trois couches, djet définit le but

 

Si nous trouvons parfois la vérité celle ci s’occupe principalement de nous diriger sur de fausses pistes. Ainsi est elle déclarée parfois comme étant toute nue ce qui bien sûr n’a rien de sérieux; toute vérité est un mensonge avéré qui repose sur des mensonges accumulés. Et ceux qui s’y accrochent comme des morts de faim sont bien déraisonnables.

 

( 10 mars, 2014 )

généalogie BEAUDOIN de Nice

N° Sosa/réf. Nom Naissance Lieu nais-sance Conjoint Date d’union Lieu d’union Décès Lieu décès Age
Génération 1
1 Owen Antony Axel Audren BEAUDOIN 30.8.2004 Nice
Génération 2
2 Fréderick Robert Philippe BEAUDOIN 1.7.1977 Nice Aurélie Marie Amandine ETCHENIC 6.5.2005 Nice
3 Aurélie Marie Amandine ETCHENIC 31.8.1977 St Jean de Luz Fréderick Robert Philippe BEAUDOIN 6.5.2005 Nice
Génération 3
4 Jean Marcel BEAUDOIN 12.9.1949 Uriménil Viviane Chantal Gisèle SCHOEPFF 27.12.1971 Nice
5 Viviane Chantal Gisèle SCHOEPFF 18.12.1953 Nice Jean Marcel BEAUDOIN 27.12.1971 Nice
6 Joseph Pascal ETCHENIC 29.3.1948 St Jean de Luz Jeanine, Marie, Mélanie (Corinne) MONESTIER
7 Jeanine, Marie, Mélanie (Co-rinne) MONESTIER 10.9.1946 Aumes Joseph Pascal ETCHENIC
Génération 4
8 Guy Jean Maurice BEAUDOIN 9.10.1922 Idar Oberstein • Mathilde KUSTNER
• Nn CHRETIEN • 12.4.1947
• • Strasbourg

9 Mathilde KUSTNER 26.3.1927 Hoenheim Guy Jean Maurice BEAUDOIN 12.4.1947 Strasbourg 12.10.1976 Strasbourg 49
10 Robert SCHOEPFF 21.2.1929 Nice Joséphine Laure MAZZOLINI 26.12.1952 Nice 19.12.1976 St Martin de Vésubie 47
11 Joséphine Laure MAZZOLINI 2.8.1931 Nice • Robert SCHOEPFF
• Bernard BOUCHARD • 26.12.1952
• 31.5.1977 • Nice
• Nice
12 Manuel ETCHENIC 1920 St Jean de Luz Jeanne ELISONDO
13 Jeanne ELISONDO 1922 St Jean de Luz Manuel ETCHENIC
14 Alexis, André, François MONESTIER 18.7.1922 Aumes Marguerite, Marie, BLANC 10.11.2003 Bessan 81
15 Marguerite, Marie, BLANC 30.5.1920 Pomérols Alexis, André, François MONESTIER
Génération 5
16 Joseph Del Félicien BEAUDOIN 31.1.1888 Uriménil Marie Berthe PIERRE 6.3.1918 Uriménil 5.9.1966 Bruyères 78
17 Marie Berthe PIERRE 24.3.1891 Uriménil Joseph Del Félicien BEAUDOIN 6.3.1918 Uriménil 6.5.1985 Uriménil 94
18 Frédéric KUSTNER 19.5.1895 Bischheim Julie DIEBOLD 13.4.1923 Hoenheim 4.4.1979 Rosheim 83
19 Julie DIEBOLD 22.9.1892 Drusenheim • Frédéric KUSTNER
• Georges KLEIN • 13.4.1923
• • Hoenheim
• 3.4.1979 Strasbourg 86
20 Charles SCHOEPFF 1.7.1898 Sélestat Angèle Françoise Baptis-tine COTTO 23.7.1925 Nice 22.1.1991 Nice 92
21 Angèle Françoise Baptistine COTTO 14.2.1906 Antibes Charles SCHOEPFF 23.7.1925 Nice 26.3.1992 86
22 Marino Secondo MAZZOLINI 17.12.1897 Annico Magdalena FORNERO 9.7.1942 44
23 Magdalena FORNERO 17.12.1901 Costigniole Saluzzo Marino Secondo MAZZOLINI
24 Joseph ETCHENIC 10.7.1874 St Jean de Luz Marie Jeanne EGUËS 15.2.1914 Paris (8e)
25 Marie Jeanne EGUËS Joseph ETCHENIC 15.2.1914 Paris (8e)
28 Jean André Joseph MONESTIER 27.8.1894 Aumes Alix Eugénie Joséphine LOURDOU
29 Alix Eugénie Joséphine LOURDOU 16.3.1899 Aumes Jean André Joseph MONESTIER
30 Jean Marie Maurice BLANC 14.1.1894 Pomérols Mélanie PUJOL
31 Mélanie PUJOL Pomérols Jean Marie Maurice BLANC
Génération 6
32 Charles-Marie BAUDOUIN 31.10.1862 Uriménil Marie-Léonie LOUIS 26.4.1884 Uriménil
33 Marie-Léonie LOUIS 10.1.1865 Uriménil Charles-Marie BAUDOUIN 26.4.1884 Uriménil
34 Charles Joseph Prosper PIERRE 26.5.1859 Hadol Agathe Amélie (Mélanie) REMY 18.8.1885 Uriménil > 1938 Uriménil >= 78
35 Agathe Amélie (Mélanie) REMY 1.3.1863 Uriménil Charles Joseph Prosper PIERRE 18.8.1885 Uriménil > 4.1950 Uriménil >= 87
36 Georges KUSTNER 20.2.1868 Hoenheim Salomé HERRMANN 14.4.1894 Hoenheim
37 Salomé HERRMANN 19.4.1870 Bischheim Georges KUSTNER 14.4.1894 Hoenheim Bischheim
38 Xavier DIEBOLD 14.1.1857 Drusenheim Gertrude SABEL 18.5.1932 Drusenheim 75
39 Gertrude SABEL 28.8.1854 Drusenheim Xavier DIEBOLD 12.12.1913 Drusenheim 59
40 Xavier SCHOEPFF 7.9.1869 Sélestat Frédérika Louise HICKEL 21.7.1895 Sélestat 9.2.1941 Nice 71
41 Frédérika Louise HICKEL 31.12.1874 Strasbourg Robertsau Xavier SCHOEPFF 21.7.1895 Sélestat 3.2.1951 Sélestat 76
42 François Emile Célestin COTTO 26.1.1883 Antibes • Cécile Honorine ERSA
• Marie TOSEL • 6.10.1903
• 26.4.1923 • Antibes
• Antibes 24.6.1961 Nice 78
43 Cécile Honorine ERSA 24.11.1884 Cannes François Emile Célestin COTTO 6.10.1903 Antibes 27.3.1966 Nice 81
44 Marcello MAZZOLINI Rosa GHIGNATTI
45 Rosa GHIGNATTI Marcello MAZZOLINI
46 Giuseppe FORNERO Maria ROVERA
47 Maria ROVERA Giuseppe FORNERO
48 Jean ETCHENIC 12.7.1833 St Jean de Luz Josèphe ARAMENDY
49 Josèphe ARAMENDY 12.9.1833 Ciboure Jean ETCHENIC
56 Rosé MONESTIER 26.4.1858 Aumes Anna Alphonsine COUDERC 18.7.1884 Aumes
57 Anna Alphonsine COUDERC 17.10.1862 Lézignan la Cèbe Rosé MONESTIER 18.7.1884 Aumes
58 Hippolyte Théodor LOURDOU 29.12.1872 Aumes Marie Philippine Julia VALETTE 8.1.1898 Aumes
59 Marie Philippine Julia VALETTE 8.9.1875 Aumes Hippolyte Théodor LOURDOU 8.1.1898 Aumes
60 Louis BLANC 28.10.1859 Pomérols • Anna ?
• Anna Marie DALADOUIRE •
• •

61 Anna Marie DALADOUIRE 28.7.1865 Pomérols Louis BLANC
62 Daniel Ernest PUJOL 12.10.1864 Pomérols Marguerite Pricille (Léonie) VIDAL 18.1.1887 Pomérols
63 Marguerite Pricille (Léonie) VIDAL 22.6.1869 Pomérols Daniel Ernest PUJOL 18.1.1887 Pomérols
Génération 7
64 Charles BAUDOUIN 12.9.1826 Uriménil Marie COLINCHARD 26.9.1866 Uriménil
65 Marie COLINCHARD 7.1.1831 Uriménil • Jacques CHARTON
• Charles BAUDOUIN • 14.11.1854
• 26.9.1866 • Uriménil
• Uriménil
66 Augustin LOUIS 28.4.1838 Uriménil Marguerite ARNOULD 1.5.1860 Uriménil
67 Marguerite ARNOULD 16.1.1841 Uriménil • Augustin LOUIS
• Louis THIEBAUT • 1.5.1860
• 21.8.1873 • Uriménil
• Uriménil 26.1.1922 Uriménil 81
68 Charles Joseph PIERRE 1833 Uriménil Marie Appoline CHAUFFOUR 12.4.1858 Hadol
69 Marie Appoline CHAUFFOUR 4.11.1835 Hadol Charles Joseph PIERRE 12.4.1858 Hadol
70 Joseph Constant REMY 28.2.1822 Uriménil Mélanie VINEL 6.5.1851 Uriménil
71 Mélanie VINEL 29.12.1828 Uriménil Joseph Constant REMY 6.5.1851 Uriménil
73 Marie Barbe (Barbara) KUSTNER 16.5.1842 Hoenheim 18.7.1897 Hoenheim 55
74 Benjamin HERRMANN 9.5.1840 Bischheim Caroline URBAN
75 Caroline URBAN 5.3.1846 Bischheim Benjamin HERRMANN
76 François Xavier DIEBOLD 22.10.1819 Hoenheim Marie Salomé FAHR 22.3.1854 Hoenheim
77 Marie Salomé FAHR 21.11.1819 Bischheim François Xavier DIEBOLD 22.3.1854 Hoenheim
78 Pierre Paul SABEL 29.8.1825 Drusenheim Gertrude SCHULTZ 9.11.1853 Drusenheim
79 Gertrude SCHULTZ 1828 Drusenheim Pierre Paul SABEL 9.11.1853 Drusenheim
80 Martin SCHOEPFF 15.9.1837 Sélestat Marie PFEIFFER 7.9.1865 Sélestat
81 Marie PFEIFFER 24.5.1843 Sélestat Martin SCHOEPFF 7.9.1865 Sélestat
82 Karl Michel HICKEL 12.1.1847 Strasbourg Robertsau Caroline Christine KUSTNER
83 Caroline Christine KUSTNER 15.1.1843 Hoenheim Karl Michel HICKEL
84 Jean Joseph COTTO 1847 Sospel Baptistine (Rosalia Battis-tina ) BAREL
85 Baptistine (Rosalia Battistina ) BAREL 19.10.1851 L’Escarène Jean Joseph COTTO
86 Jacques ERSA 13.10.1849 Bastia Marie Thérèse IMBERT
87 Marie Thérèse IMBERT 18.11.1858 Antibes Jacques ERSA
96 Paulo ETCHENIC 1772 Etchelar Phillipa JAUREGUY
97 Phillipa JAUREGUY Paulo ETCHENIC
98 Joseph ARAMENDY Catherine ALBEREUNEA
99 Catherine ALBEREUNEA Joseph ARAMENDY
112 Jean Pierre MONESTIER 9.11.1827 Aumes Julie (Thérèse Julie) DELFIEU 30.5.1854 Aumes < 1884 Aumes < 56
113 Julie (Thérèse Julie) DELFIEU 20.5.1828 Aumes Jean Pierre MONESTIER 30.5.1854 Aumes > 1884 Aumes >= 55
114 André COUDERC 13.8.1841 Aumes Anna SOULIE 20.1.1866 Aumes > 1884 Lézignan la Cèbe >= 42
115 Anna SOULIE 25.7.1845 Montagnac André COUDERC 20.1.1866 Aumes < 1884 Lézignan la Cèbe < 38
116 Eugène LOURDOU 25.3.1849 Aumes Marie Thérèse Eulalie BRASSAC 13.1.1872 Aumes > 1898 Aumes >= 48
117 Marie Thérèse Eulalie BRASSAC 29.12.1850 Aumes Eugène LOURDOU 13.1.1872 Aumes > 1898 Aumes >= 47
118 Philippe VALETTE 3.12.1846 Mèze Marie Batilde IZARD 7.5.1874 Aumes 1.12.1879 Aumes 32
119 Marie Batilde IZARD 1851 Philippe VALETTE 7.5.1874 Aumes
120 Jean Pierre BLANC 10.10.1818 Pomérols Marie CREZENSAC 10.11.1842 Pomérols
121 Marie CREZENSAC 31.3.1822 Pomérols Jean Pierre BLANC 10.11.1842 Pomérols
122 Antoine DALADOUIRE 25.11.1822 Pomérols Claire Marie CALMEL 12.1.1853 Pomérols < 1889 Pomérols < 66
123 Claire Marie CALMEL 11.8.1834 Pomérols Antoine DALADOUIRE 12.1.1853 Pomérols Pomérols
124 Pierre PUJOL 8.10.1838 Pomérols Marianne Clémence FORESTIE 21.1.1863 Pomérols
125 Marianne Clémence FORESTIE 25.2.1840 St Germain Millau Pierre PUJOL 21.1.1863 Pomérols
126 François VIDAL 22.4.1834 Pomérols Marguerite (Mélanie) ALQUIER 14.5.1858 Pomérols
127 Marguerite (Mélanie) ALQUIER 22.3.1837 Pomérols François VIDAL 14.5.1858 Pomérols
Génération 8
128 Jean-Joseph BAUDOUIN 1791 Xertigny 88 • Marguerite HERRAY
• Marie-Jeanne GURY • < 1818
• 6.5.1818 • Uriménil
• Uriménil 24.3.1863 Uriménil 72
129 Marie-Jeanne GURY 1798 Uriménil Jean-Joseph BAUDOUIN 6.5.1818 Uriménil 10.10.1847 Uriménil 49
130 Jacques COLINCHARD 14.4.1798 La Chapelle aux Bois • Anne BAUDOUIN
• Marie Reine PIERRON • 21.1.1823
• 21.1.1824 • Xertigny 88
• Xertigny 88
131 Anne BAUDOUIN 1804 Xertigny 88 Jacques COLINCHARD 21.1.1823 Xertigny 88 6.12.1859 Uriménil 55
132 Nicolas LOUIS 22.9.1806 Epinal • Marie Jeanne Marguerite HERRAY
• Jeanne Marie CHARTON • 7.7.1829
• 8.1.1838 • Uriménil
• Uriménil
133 Jeanne Marie CHARTON 16.10.1812 Uriménil Nicolas LOUIS 8.1.1838 Uriménil
134 Amé ARNOULD 19.3.1803 Bellefontaine Catherine LACUVE 18.6.1828 Uriménil
135 Catherine LACUVE 30.7.1803 Uriménil Amé ARNOULD 18.6.1828 Uriménil < 1868 < 64
136 Joseph Charles PIERRE 17.11.1805 Uriménil Marguerite MATTIAS 25.1.1831 Uriménil
137 Marguerite MATTIAS 4.4.1806 Uzemain la Rue Joseph Charles PIERRE 25.1.1831 Uriménil
138 Joseph CHAUFFOUR 27.1.1805 Hadol Marie Anne BATTU 26.11.1834 Hadol < 1858 < 52
139 Marie Anne BATTU 11.7.1809 Hadol Joseph CHAUFFOUR 26.11.1834 Hadol
140 Jean Dominique REMY 1798 Uriménil Marie Anne JOLY 1873 Uriménil 75
141 Marie Anne JOLY < 1804 Uriménil Jean Dominique REMY
142 Joseph VINEL < 1808 Uriménil Anne Catherine CANEL 1800 Uriménil
143 Anne Catherine CANEL 22.10.1779 Uriménil Joseph VINEL 1800 Uriménil
146 Laurent KUSTNER 5.1.1808 Hoenheim Marie Barbe HEITZ 8.11.1838 Hoenheim
147 Marie Barbe HEITZ 27.10.1805 Hohwiller Laurent KUSTNER 8.11.1838 Hoenheim
148 Georges HERRMANN 1803 Bischheim Salomé HAMM
149 Salomé HAMM 1805 Bischheim Georges HERRMANN
150 Jean URBAN 1799 Bischheim Sophie ROTH
151 Sophie ROTH 1810 Bischheim Jean URBAN
152 Joseph DIEBOLD 1764 Hoenheim Marie JUND 6.7.1836 Hoenheim 72
153 Marie JUND Joseph DIEBOLD 20.10.1845 Hoenheim
154 Georges FAHR 1792 Bischheim Marie Salomé WOLFF 6.2.1835 Bischheim 43
155 Marie Salomé WOLFF 1798 Bischheim Georges FAHR
156 Louis François SABEL 1790 Drusenheim Catherine Barbara BRAUN 25.11.1822 Drusenheim
157 Catherine Barbara BRAUN 30.8.1808 Louis François SABEL 25.11.1822 Drusenheim
158 Ignace SCHULTZ Drusenheim Catherine SC HWOB
159 Catherine SC HWOB Ignace SCHULTZ
160 Martin SCHOEPFF 12.11.1800 Sélestat Elisabeth LACOMB 7.1.1833 Kintzheim
161 Elisabeth LACOMB 9.11.1808 Kintzheim Martin SCHOEPFF 7.1.1833 Kintzheim
162 Martin PFEIFFER 1.10.1816 Kintzheim Marie Anne GACKER 9.2.1840 Orschwiller
163 Marie Anne GACKER 9.1.1815 Orschwiller Martin PFEIFFER 9.2.1840 Orschwiller
164 Georges HICKEL 20.1.1815 Brumath Catherine Caroline SCHERTZ 18.6.1846 Strasbourg Robertsau
165 Catherine Caroline SCHERTZ 10.11.1819 Strasbourg Robertsau Georges HICKEL 18.6.1846 Strasbourg Robertsau
166 Jean KUSTNER 11.11.1805 Hoenheim Christine FEI 24.3.1831 Hoenheim
167 Christine FEI 14.6.1805 Sand Jean KUSTNER 24.3.1831 Hoenheim
168 César Fidel (Cesare) COTTO 5.3.1808 Sospel Séraphine Appolonie (Sé-rafina) PEGLION 16.9.1837 Sospel 13.2.1848 Sospel 39
169 Séraphine Appolonie (Sérafi-na) PEGLION < 1825 Sospel César Fidel (Cesare) COTTO 16.9.1837 Sospel 10.7.1855 Sospel >= 30
170 Antonio Bernard (Antonius Bernardus) BAREL 10.7.1816 L’Escarène • Cattarina BONAUD
• Chiara (Clara) PEIRANI • 7.1855
• • L’Escarène

171 Chiara (Clara) PEIRANI 6.1816 L’Escarène Antonio Bernard (Antonius Bernardus) BAREL < 7.1855 L’Escarène < 39
172 Louis Félix ERSA 21.12.1813 Bastia Marie Félicité MANCINI 26.9.1836 Bastia 25.4.1886 Bastia 72
173 Marie Félicité MANCINI 1.10.1816 Bastia Louis Félix ERSA 26.9.1836 Bastia 16.5.1888 Bastia 71
174 Séraphin Marie IMBERT 14.8.1831 Nice Marie SALAMITE 10.11.1857 Antibes
175 Marie SALAMITE 27.2.1837 Antibes Séraphin Marie IMBERT 10.11.1857 Antibes
224 Jean Pierre MONESTIER 12.4.1803 Aumes Marguerite Josèphe DEFAMS 6.2.1827 Aumes
225 Marguerite Josèphe DEFAMS 1807 Aumes Jean Pierre MONESTIER 6.2.1827 Aumes
226 Jean DELFIEU 1780 Aumes Marie Joseph Esprit CABARDES 17.8.1809 Aumes > 1809 Aumes >= 29
227 Marie Joseph Esprit CABARDES 1788 Béziers Jean DELFIEU 17.8.1809 Aumes
228 André COUDERC 27.2.1811 Aumes Marguerite MALAVIALLE 9.11.1840 Aumes
229 Marguerite MALAVIALLE 18.3.1810 Aumes André COUDERC 9.11.1840 Aumes
230 François SOULIE 10.7.1814 Aumes Anne COUDERC 20.6.1840 Aumes
231 Anne COUDERC 13.2.1819 Aumes François SOULIE 20.6.1840 Aumes
232 Jean LOURDOU 5.3.1819 Loupian Marie CABARDES 6.5.1841
233 Marie CABARDES 6.2.1816 Aumes Jean LOURDOU 6.5.1841
234 François BRASSAC 3.9.1819 Aumes Madeleine SOULIE 22.4.1845 Aumes
235 Madeleine SOULIE 20.2.1823 Aumes François BRASSAC 22.4.1845 Aumes
236 Bernard Cler VALETTE 8.11.1815 Aumes Rose ROUGER 23.5.1844 Aumes
237 Rose ROUGER 4.3.1815 Aumes Bernard Cler VALETTE 23.5.1844 Aumes
238 Alexis IZARD 5.11.1825 Lézignan la Cèbe Françoise MILHAU 23.5.1850 Aumes
239 Françoise MILHAU 29.9.1829 Aumes Alexis IZARD 23.5.1850 Aumes
240 Jean Pierre BLANC Françoise BAZIMBAUD < 1842 Pomérols
241 Françoise BAZIMBAUD Jean Pierre BLANC < 1842 Pomérols
242 Antoine CREZENSAC 11.5.1780 Freix Anglards • Marie LAGRIFFOUL
• Jeanne DELMAS • 5.4.1820
• • Pomérols
• < 1842 Pomérols < 61
243 Marie LAGRIFFOUL 10.4.1793 Pomérols Antoine CREZENSAC 5.4.1820 Pomérols 19.2.an VII Pomérols 5
244 Antoine DALADOUIRE 15.1.1802 Pomérols Marie ROUQUETTE 14.1.1829
245 Marie ROUQUETTE 19.2.1811 Pomérols Antoine DALADOUIRE 14.1.1829
246 Simon CALMEL 1.10.1797 Pomérols Marie ROUGÉ
247 Marie ROUGÉ 19.2.1802 Pomérols Simon CALMEL
248 Pierre PUJOL 4.11.1810 Pomérols Marguerite VOISIN > 1863 Pomérols >= 52
249 Marguerite VOISIN 16.9.1801 Pomérols Pierre PUJOL 6.6.1857 Pomérols 55
250 Jean Joseph FORESTIE Marie Françoise GANTON 23.2.1844 St Germain Millau
251 Marie Françoise GANTON Jean Joseph FORESTIE 24.5.1842 Vabre Tizac (St Affrique)
252 Jean VIDAL 1.6.1794 Pomérols Claire VIDAL 19.12.1815 Pomérols
253 Claire VIDAL 15.8.1795 Pomérols Jean VIDAL 19.12.1815 Pomérols
254 Jean ALQUIER 27.9.1802 Pomérols Marie Anne GILLAN 14.11.1832
255 Marie Anne GILLAN 9.9.1808 Pomérols Jean ALQUIER 14.11.1832
Génération 9
256 Joseph BAUDOUIN 1760 Uriménil Jeanne-Marie MANGIN 9.1.1787 Uriménil
257 Jeanne-Marie MANGIN 1759 Uriménil Joseph BAUDOUIN 9.1.1787 Uriménil
258 Evre GURY 1765 Uriménil Marie-Madeleine POIROT 21.1.1794 Uriménil
259 Marie-Madeleine POIROT 11.6.1763 Uzemain • Evre GURY
• Jacques AMET • 21.1.1794
• 3.9.1808 • Uriménil
• Uriménil
260 Joseph COLINCHARD 7.9.1767 La Chapelle aux Bois • Catherine BERNARDIN
• Anne-Françoise CHARTON • 21.4.1796
• 11.1.1804 • La Chapelle aux Bois
• Xertigny 88
261 Catherine BERNARDIN 25.7.1772 La Chapelle aux Bois Joseph COLINCHARD 21.4.1796 La Chapelle aux Bois
262 Jean Nicolas BAUDOUIN < 1763 Xertigny 88 Marie Anne VUILLEMIN 18.5.1790 Xertigny 88 1826 Xertigny 88 >= 63
263 Marie Anne VUILLEMIN 17.6.1771 Xertigny 88 Jean Nicolas BAUDOUIN 18.5.1790 Xertigny 88
264 Nicolas LOUIS 26.12.1778 Cheniménil Marie DEMANGE 24.8.1802 Uriménil
265 Marie DEMANGE Uriménil Nicolas LOUIS 24.8.1802 Uriménil
266 Jean Pierre CHARTON 26.12.1778 Uriménil Marie Catherine ANDRE 24.8.1802 Uriménil
267 Marie Catherine ANDRE 8.3.1777 Uzemain Jean Pierre CHARTON 24.8.1802 Uriménil
268 Nicolas ARNOULD 26.9.1778 Raon aux Bois Marguerite LAMBOTTE 8.6.1799 Plombières les Bains
269 Marguerite LAMBOTTE 15.1.1769 Bellefontaine Nicolas ARNOULD 8.6.1799 Plombières les Bains
270 Christophe LACUVE 1754 Uriménil Françoise MOREL > 1828 Uriménil >= 73
271 Françoise MOREL 1772 Uriménil Christophe LACUVE
272 Jean Claude PIERRE 11.2.1767 Xertigny 88 • Marguerite ETIENNE
• Marie POIROT • 22.11.1788
• 31.12.1797 • Xertigny 88
• Uriménil < 1831 < 63
273 Marie POIROT 1772 Uriménil Jean Claude PIERRE 31.12.1797 Uriménil
274 X. Elisabeth MATTIAS
275 Elisabeth MATTIAS Uriménil X.
276 Jean Baptiste CHAUFFOUR 28.3.1765 Hadol Marie Anne LECLERC 9.2.1790 Hadol
277 Marie Anne LECLERC < 1772 Jean Baptiste CHAUFFOUR 9.2.1790 Hadol
278 Joseph BATTU Marie Anne VUILLEMIN 1.6.1803 Hadol
279 Marie Anne VUILLEMIN 15.10.1773 Hadol • Joseph BATTU
• Antoine HERRAY • 1.6.1803
• • Hadol

281 Catherine R..
282 Jean Joseph JOLY Marie Anne A…
283 Marie Anne A… Jean Joseph JOLY
284 Jean Pierre VINEL Marie THERELLE < 1806
285 Marie THERELLE Jean Pierre VINEL
286 Joseph CANEL 17.6.1751 Chaumousey Marie Anne IMATTE 25.7.1780 Xertigny 88 Uriménil
287 Marie Anne IMATTE 24.3.1760 Hadol • Joseph CANEL
• Antoine HERRAYE • 25.7.1780
• 27.2.1797 • Xertigny 88
• Uriménil
292++ Georges KUSTNER 1767 Hoenheim Salomé SCHWARTZ 29.8.1837 Hoenheim 70
293++ Salomé SCHWARTZ Hoenheim Georges KUSTNER 19.1.1839 Hoenheim
320 Ignace (François) SCHÖPF 22.7.1764 Sélestat Catherine KUNTZMANN 9.11.1797 Sélestat 24.4.1830 Sélestat 65
321 Catherine KUNTZMANN 19.12.1764 Ville Ignace (François) SCHÖPF 9.11.1797 Sélestat 1.12.1820 Sélestat 55
322 Christophe LACOMB 24.5.1772 Trimbach • Anne Marie BLUMBERGER
• Marie Anne DILLENSEGER • 16.11.1814
• • Kintzheim

323 Marie Anne DILLENSEGER ~ 1780 Breitenbach Christophe LACOMB 10.4.1814 Kintzheim ~ 34
324 Michel PFEIFFER 1775 Orschwiller Marie Anne KLEIN > 9.2.1840 Orschwiller >= 65
325 Marie Anne KLEIN Michel PFEIFFER 19.1.1828 Orschwiller
326 Mathias GACKER 20.2.1765 St Hippolyte Marie Anne KUHMAGEL 25.5.1812 Orschwiller 5.5.1829 Kintzheim 64
327 Marie Anne KUHMAGEL 30.3.1781 Orschwiller Mathias GACKER 25.5.1812 Orschwiller > 9.2.1840 Orschwiller >= 58
328 Jean Michel HICKEL 7.7.1772 Kurtzenhouse Anne Marie THOMAS 4.2.1806 Brumath 20.7.1833 Strasbourg Robertsau 61
329 Anne Marie THOMAS 23.11.1782 Brumath Jean Michel HICKEL 4.2.1806 Brumath > 18.6.1846 Strasbourg Robertsau >= 63
330 Jean Michel SCHERTZ 3.3.1783 Strasbourg Robertsau Catherine FISCHBACKER 13.3.1816 Strasbourg Robertsau
331 Catherine FISCHBACKER 18.8.1792 Strasbourg Robertsau Jean Michel SCHERTZ 13.3.1816 Strasbourg Robertsau > 18.6.1846 Strasbourg Robertsau >= 53
332 (292) Georges KUSTNER 1767 Hoenheim Salomé SCHWARTZ 29.8.1837 Hoenheim 70
333 (293) Salomé SCHWARTZ Hoenheim Georges KUSTNER 19.1.1839 Hoenheim
334 Jean FEI 1744 Sand Barbe BEUDLERE > 1831 Sand >= 87
335 Barbe BEUDLERE Sand Jean FEI < 1831 Sand
336 Jean-Baptiste COTTO 7.2.1779 Sospel Marguerite Marie TORDO 25.2.1856 Sospel 77
337 Marguerite Marie TORDO 1775 Turretta (Sans Doute Tour-rette du Cha-teau) Jean-Baptiste COTTO 11.11.1855 Sospel 80
338 Michel PEGLION < 1792 Sospel Rose SARAMITO
339 Rose SARAMITO < 1792 Sospel Michel PEGLION
340 Honoré BAREL < 1796 L’Escarène Thérèse PEIRANI
341 Thérèse PEIRANI < 1796 L’Escarène Honoré BAREL
342 Charles PEIRANI Thérése BERARD
343 Thérése BERARD Charles PEIRANI
344 Ange Marie ERSA < 1793 Bastia Marie Catherine FILIPPI > 26.9.1836 Bastia >= 43
345 Marie Catherine FILIPPI < 1793 Bastia Ange Marie ERSA > 26.9.1836 Bastia >= 43
346 Louis MANCINI 1771 Luques • Marie Benoîte POMPEI
• Marie Ange PANTATEURI • 26.12.1811
• • Bastia
• < 26.9.1836 Bastia < 65
347 Marie Benoîte POMPEI 20.12.1789 Bastia Louis MANCINI 26.12.1811 Bastia
348 Jean Baptiste IMBERT Antibes Angèle BENSA 8.10.1828 Nice
349 Angèle BENSA Jean Baptiste IMBERT 8.10.1828 Nice
350 Adam SALAMITE 23.2.1808 Antibes • Marie Thérèse BERNARDIN
• Marie Thérèse BERNARDY • 26.4.1836
• • Biot
• 15.1.1887 Antibes 78
351 Marie Thérèse BERNARDIN 6.2.1815 Biot Adam SALAMITE 26.4.1836 Biot
448 Pierre MONESTIER 22.11.1775 Aumes Elisabeth JOUVE 10.8.an IX Aumes
449 Elisabeth JOUVE 23.3.1777 Aumes Pierre MONESTIER 10.8.an IX Aumes
450 Jean François DEFAMS Aumes Marguerite VARLES > 1827 Aumes
451 Marguerite VARLES Jean François DEFAMS > 1827 Aumes
452 Jean DELFIEU Catherine MILHAU
453 Catherine MILHAU Jean DELFIEU
454 Pierre CABARDES Marie MESTRE 24.7.1794 Béziers
455 Marie MESTRE Pierre CABARDES 12.6.1793 Béziers
456 Louis COUDERC Françoise MONESTIER 26.1.1819 Aumes
457 Françoise MONESTIER 1771 Aumes Louis COUDERC
458 Antoine MALAVIALLE 1793 Aumes Madeleine MONESTIE 24.11.1813 Aumes < 1840 Aumes < 46
459 Madeleine MONESTIE 1786 Antoine MALAVIALLE 24.11.1813 Aumes 30.3.1825 Aumes 39
460 Joseph SOULIE 1774 Aumes Jeanne BASTIDE
461 Jeanne BASTIDE Joseph SOULIE
462 Jean COUDERC 29.10.1791 Aumes Françoise MILHAU 12.5.1812 Aumes
463 Françoise MILHAU 7.10.1792 Aumes Jean COUDERC 12.5.1812 Aumes
464 Jean LOURDOU 1794 Loupian Marguerite CARRIERE 1.10.1817 Loupian
465 Marguerite CARRIERE 1796 Loupian Jean LOURDOU 1.10.1817 Loupian
466 Pierre CABARDES 2.2.1780 Aumes Marie JOUVE 22.2.1805
467 Marie JOUVE 27.2.1786 Aumes Pierre CABARDES 22.2.1805
468 Jean François BRASSAC 1793 Aumes Madeleine BAUDOU 1.11.1813 Aumes > 1845 Aumes >= 51
469 Madeleine BAUDOU Aumes Jean François BRASSAC 1.11.1813 Aumes > 1845 Aumes
470 Joseph SOULIE 1800 Aumes Anne COUDERC 29.5.1822 Aumes
471 Anne COUDERC 1797 Aumes Joseph SOULIE 29.5.1822 Aumes
472 Philippe VALETTE 1783 Pezenas Catherine TAUSSAC 20.1.1806 Aumes < 1844 Aumes < 60
473 Catherine TAUSSAC 1783 Montagnac Philippe VALETTE 20.1.1806 Aumes
474 Jean ROUGER Anne BOUDET
475 Anne BOUDET Jean ROUGER
476 Pierre IZARD 7.6.1800 Lézignan la Cèbe Marie Antoinette AUBENQUE 18.2.1822 Lézignan la Cèbe > 1825 Lézignan la Cèbe >= 24
477 Marie Antoinette AUBENQUE 9.12.1801 Lézignan la Cèbe Pierre IZARD 18.2.1822 Lézignan la Cèbe
478 Jean Pierre MILHAU Françoise CABANNES
479 Françoise CABANNES Jean Pierre MILHAU
484 Antoine CREZENSAC Anne VERDIER > 13.4.1808 St Sernin
485 Anne VERDIER Antoine CREZENSAC 1.1.1789 St Sernin
486 Antoine LAGRIFFOUL Claire GREGOIRE 29.1.1815 Pomérols
487 Claire GREGOIRE Antoine LAGRIFFOUL 29.10.1798 Pomérols
488 Jacques DALADOUIRE Helmne BREMONT > 14.1.1829 Pomérols
489 Helmne BREMONT Jacques DALADOUIRE
490 Xavier ROUQUETTE Cécile BAILLE
491 Cécile BAILLE Xavier ROUQUETTE
492 Pierre CALMEL Jeanne DURAND
493 Jeanne DURAND 1775 Pomérols Pierre CALMEL
494 Guillaume ROUGÉ Gabrielle ALLON
495 Gabrielle ALLON Guillaume ROUGÉ
496 Jean PUJOL 1780 Pomérols Marie BASTIDE 18.2.1805 Pomérols
497 Marie BASTIDE Jean PUJOL 18.2.1805 Pomérols
498 François VOISIN Catherine BASCOU
499 Catherine BASCOU François VOISIN
502 Antoine GANTON 3.2.1847 St Germain Millau
504 Michel VIDAL Marguerite GAILLARD
505 Marguerite GAILLARD Michel VIDAL
506 Jacques VIDAL Anne HUGUES
507 Anne HUGUES Jacques VIDAL
508 André ALQUIER 1776 Pomérols Jeanne PERRIN 25.1.1797 Pomérols
509 Jeanne PERRIN 1775 Pomérols André ALQUIER 25.1.1797 Pomérols
510 Jacques GILLAN 1778 Pomérols Marguerite Anne LÈBAC 12.8.1806 Pomérols
511 Marguerite Anne LÈBAC 1783 Pomérols Jacques GILLAN 12.8.1806 Pomérols
Génération 10
512 Joseph BAUDOUIN 28.11.1721 Uriménil • Marie-Jeanne DUSAPIN
• Catherine BLAISE • 24.11.1744
• 6.11.1753 • Uriménil
• Uriménil 26.9.1771 Hadol 49
513 Catherine BLAISE 2.10.1723 Uriménil • Nicolas CLAUDEL
• Joseph BAUDOUIN • 16.5.1743
• 6.11.1753 • Uriménil
• Uriménil 15.11.1795 Dounoux 72
514 Maximilien Ignace MANGIN Anne JACQUOT 9.11.1751 Uriménil
515 Anne JACQUOT Saint Laurent Maximilien Ignace MANGIN 9.11.1751 Uriménil
516 Eloi GURY Jeanne-Marie FREMIOT 22.2.1751 Uriménil
517 Jeanne-Marie FREMIOT Eloi GURY 22.2.1751 Uriménil
518 Dominique POIROT 29.1.1735 Uzemain Marie-Madeleine DUGRAVOT 18.1.1763 Girancourt 88
519 Marie-Madeleine DUGRAVOT 7.5.1739 Dommartin aux Bois 88 Dominique POIROT 18.1.1763 Girancourt 88
520 Jean COLINCHARD 24.9.1738 Le Clerjus 88 Françoise GOLBIN 23.10.1759 La Chapelle aux Bois
521 Françoise GOLBIN 24.3.1738 La Chapelle aux Bois Jean COLINCHARD 23.10.1759 La Chapelle aux Bois 1.3.1788 La Chapelle aux Bois 49
522 Augustin BERNARDIN 14.2.1749 La Chapelle aux Bois Marguerite GRISEZ 22.7.1805 La Chapelle aux Bois 56
523 Marguerite GRISEZ 25.9.1738 Xertigny 88 Augustin BERNARDIN > 1782 Xertigny 88 >= 43
524 Claude BAUDOUIN 1730 Xertigny 88 Marguerite MENETREL < 1763 Xertigny 88 8.2.1767 Xertigny 88 37
525 Marguerite MENETREL < 1730 Claude BAUDOUIN < 1763 Xertigny 88 13.11.1767 Xertigny 88 >= 37
526 Dominique VUILLEMIN Marguerite BESSON
527++ Marguerite BESSON < 1750 Xertigny 88 • Dominique VUILLEMIN
• Dominique VUILLEMIN •
• •

528 Mathieu LOUIS <> 1728 & 1733 Cheniménil Françoise DUPREY 19.1.1762 Docelles 88 16.10.1814 Dounoux >= 81
529 Françoise DUPREY Docelles 88 Mathieu LOUIS 19.1.1762 Docelles 88
530 Joseph DEMENGE Marie Anne ANCELLE
531 Marie Anne ANCELLE Joseph DEMENGE
532 Pierre CHARTON Anne Françoise VINEL 24.11.1772 Hadol
533 Anne Françoise VINEL Pierre CHARTON 24.11.1772 Hadol
534 Jean Joseph ANDRE 19.11.1742 Uzemain Catherine DESCHASEAUX 7.1.1772 Uzemain 4.11.1776 Uzemain 33
535 Catherine DESCHASEAUX 14.9.1741 Uzemain • Jean Joseph ANDRE
• Joseph HERRAYE • 7.1.1772
• 17.2.1789 • Uzemain
• Uzemain
536 François ARNOULD 13.3.1738 Bellefontaine Marie-Rose MATHIEU 20.12.1760 Raon aux Bois 1.5.1787 Raon aux Bois 49
537 Marie-Rose MATHIEU 5.1.1741 Raon aux Bois François ARNOULD 20.12.1760 Raon aux Bois
540 Claude DE LACUVE 7.9.1705 Uriménil Anne DEL 30.6.1744 Raon aux Bois 17.2.1790 Uriménil 84
541 Anne DEL 25.9.1717 Raon aux Bois Claude DE LACUVE 30.6.1744 Raon aux Bois 30.7.1784 Uriménil 66
542 Jean Epvre MOREL Marie Christine PIERRON 23.8.1763 Uriménil > 1793 Uriménil
543 Marie Christine PIERRON Jean Epvre MOREL 23.8.1763 Uriménil > 1793 Uriménil
544 Jean Baptiste PIERRE 6.7.1719 Charmois L’Orgueilleux Marguerite HACQUARD 28.7.1792 Xertigny 88 73
545 Marguerite HACQUARD 1731 Xertigny 88 Jean Baptiste PIERRE 23.1.1792 Xertigny 88 61
546 Etienne POIROT Cécile PIERRON
547 Cécile PIERRON Etienne POIROT < 1797
552 Jean Baptiste CHAUFFOUR 10.12.1711 Fougerolles • Marie GUERY
• Marie Madeleine BENNEROT • 8.5.1742
• 27.1.1761 • Hadol
• Hadol 8.1.1779 Hadol 67
553 Marie Madeleine BENNEROT 9.12.1726 Hadol • Jacques LAPOIRIE
• Jean Baptiste CHAUFFOUR • 26.4.1747
• 27.1.1761 • Hadol
• Hadol
554 Jacques LECLERC Marie THIRIET
555 Marie THIRIET Jacques LECLERC
558 Jean VUILLEMIN 28.2.1739 Hadol Marguerite LALLOUE 18.11.1776 Hadol 1.6.1785 Hadol 46
559 Marguerite LALLOUE 20.7.1742 Hadol Jean VUILLEMIN 18.11.1776 Hadol 7.5.1785 Hadol 42
572 Dominique CANEL Chaumousey Anne DUMONT
573 Anne DUMONT Chaumousey Dominique CANEL
574 Dominique IMATTE Marguerite THIEBAUT
575 Marguerite THIEBAUT Dominique IMATTE
584++ Jacques KUSTNER Catherine DABER
585++ Catherine DABER Jacques KUSTNER
640 Caspar SCHÖPF Marie BOUIST
641 Marie BOUIST Caspar SCHÖPF
642 Jean KUNTZMANN Ville Marie Barbe SOUSINTALER
643 Marie Barbe SOUSINTALER Ville Jean KUNTZMANN
644 Jean Georges LACOMB 1735 Trimbach Anne Marie GEIGER
645 Anne Marie GEIGER Trimbach Jean Georges LACOMB
646 Antoine DILLENSEGER Anne Marie BLUMBERGER < 6.1.1799 Kintzheim
647 Anne Marie BLUMBERGER Antoine DILLENSEGER > 6.1.1799 Kintzheim
656 Sikrit HICKEL Marie SCHATTEN 18.10.an VIII Kurtzenhouse
657 Marie SCHATTEN Sikrit HICKEL > 1806 Kurtzenhouse
658 Abraham THOMAS Anne LITT > 1806 Brumath
659 Anne LITT Abraham THOMAS
660 Jean Michel SCHERTZ Strasbourg Robertsau Catherine PORUMTEV
661 Catherine PORUMTEV Jean Michel SCHERTZ
662 Jean Frédéric FISCHBACKER Salome SPAHR 8.3.1814 Strasbourg
663 Salome SPAHR Jean Frédéric FISCHBACKER 16.6.1815 Strasbourg Robertsau
672 Pierre COTTO < 1759 Sospel Marie CARABALONA
673 Marie CARABALONA < 1759 Sospel Pierre COTTO
692 André MANCINI < 1750 Luques Catherine MUNEINI < 1811 Bastia
693 Catherine MUNEINI < 1750 Luques André MANCINI > 1811 >= 60
694 Noël POMPEI < 1769 Bastia • Mariange PANTATEURI
• Thérèse Fylius SAMESEA •
• •
• < 26.12.1811 Bastia
695 Thérèse Fylius SAMESEA < 1769 Bastia Noël POMPEI > 26.12.1811 Bastia >= 42
700 David SALAMITE Sospel Marie GIRARD 23.5.1834 Antibes
701 Marie GIRARD 1785 Antibes David SALAMITE 6.10.1808 Antibes 23
702 Antoine Joseph BERNARDIN 13.3.1781 Biot Madeleine MILLE 21.8.1810 Biot
703 Madeleine MILLE 9.8.1790 Biot Antoine Joseph BERNARDIN 21.8.1810 Biot
896 Jean MONESTIER Jeanne ANDRIEU
897 Jeanne ANDRIEU Jean MONESTIER
898 Jean Pierre JOUVE Jeanne ALLO
899 Jeanne ALLO Jean Pierre JOUVE
916 Jean Antoine MALAVIALLE 1766 Aumes
918 Henri MONESTIE Françoise ALAN 20.12.an VII Aumes
919 Françoise ALAN Henri MONESTIE 9.11.an VI Aumes
924 François COUDERC 1748 Aumes Marguerite JULLIE
925 Marguerite JULLIE François COUDERC
926 Jean MILHAU 1752 Aumes Marie BERNARD
927 Marie BERNARD Jean MILHAU
928 Jacques LOURDOU Marguerite MOULIN < 1.10.1817 Loupian
929 Marguerite MOULIN Jacques LOURDOU
930 Antoine CARRIERE Claire DOLQUE 29.6.1813 Montagnac
931 Claire DOLQUE Antoine CARRIERE
934 Jean JOUVE Marie ROUCH > 22.2.1805 Aumes
935 Marie ROUCH Jean JOUVE > 22.2.1805 Aumes
936 Jean BRASSAC 1756 Aumes Marie BRUNEL
937 Marie BRUNEL 1758 Aumes Jean BRASSAC
938 Pierre BAUDOU 1756 Aumes Marie LAFFON
939 Marie LAFFON Pierre BAUDOU
940 François SOULIE Geniève MONESTIER > 29.5.1822 Aumes
941 Geniève MONESTIER François SOULIE > 29.5.1822 Aumes
942 Jean Andé COUDERC Marie Jeanne BAUDOU 28.3.1822 Aumes
943 Marie Jeanne BAUDOU Jean Andé COUDERC 1.9.1820 Aumes
944 Hillaire VALETTE 1744 Pezenas Anne MANTEAU
945 Anne MANTEAU Hillaire VALETTE
946 Jean TAUSSAC Montagnac Anne FOURNIER
947 Anne FOURNIER Jean TAUSSAC
952 Bernard IZARD Marie ALUISAU < 1822 Lézignan la Cèbe
953 Marie ALUISAU Bernard IZARD > 1822
954 André AUBENQUE Marie CASTANIE < 1822 Lézignan la Cèbe
955 Marie CASTANIE André AUBENQUE
992 Pierre PUJOL 1760 Pomérols Jeanne ALQUIE 21.5.1781 Pomérols
993 Jeanne ALQUIE 1765 Pomérols Pierre PUJOL 21.5.1781 Pomérols
994 Jean BASTIDE Marie VIDAL 24.9.1804 Pomérols
995 Marie VIDAL 1765 Pomérols Jean BASTIDE
1 016 François ALQUIER Marie BARRAL
1 017 Marie BARRAL François ALQUIER
1 018 Pierre PERRIN Françoise BASTIDE
1 019 Françoise BASTIDE Pierre PERRIN
1 020 Anicé GILLAN Catherine CARRIERE > 12.8.1808 Pomérols
1 021 Catherine CARRIERE Anicé GILLAN > 12.8.1806 Pomérols
1 022 Antoine LÈBAC Marianne BOUSQUET 3.3.1793 Servian
1 023 Marianne BOUSQUET Antoine LÈBAC
Génération 11
1 024 François BAUDOUIN 8.12.1693 Pomer Anne-Marie PIERRE 21.1.1721 Uriménil 14.5.1763 Uriménil 69
1 025 Anne-Marie PIERRE 12.2.1696 Uriménil François BAUDOUIN 21.1.1721 Uriménil 21.9.1744 Uriménil 48
1 026 Dominique BLAISE 1688 Uriménil Anne FRESSE 21.2.1718 Dommartin lès Remiremont 88 5.7.1743 Uriménil 55
1 027 Anne FRESSE 9.11.1687 Rupt sur Mo-selle 88 Dominique BLAISE 21.2.1718 Dommartin lès Remiremont 88 3.3.1751 Uriménil 63
1 028 Jean-Charles MANGIN Saint Laurent • Anne CURIEN
• Marie PIERRE • 25.11.1708
• 7.1.1728 • Uriménil
• Uriménil
1 029 Marie PIERRE Saint Nabord 88 Jean-Charles MANGIN 7.1.1728 Uriménil
1 030 Claude JACQUOT Marguerite MANGIN
1 031 Marguerite MANGIN Claude JACQUOT
1 032 Nicolas GURY Madeleine MOUREL 28.1.1728 Uriménil
1 033 Madeleine MOUREL • Nicolas GURY
• Joseph JACOPIN • 28.1.1728
• 1.2.1734 • Uriménil
• Uriménil
1 034 Jacques FREMIOT Uriménil Anne-Marie RUER 3.2.1728 Hadol
1 035 Anne-Marie RUER 23.6.1706 Hadol Jacques FREMIOT 3.2.1728 Hadol
1 036 Claude POIROT 18.2.1708 Uzemain Agathe GREGY 23.1.1730 Uzemain 4.12.1775 Uzemain 67
1 037 Agathe GREGY 15.11.1700 Uzemain Claude POIROT 23.1.1730 Uzemain 28.10.1767 Uzemain 66
1 038 Jean DUGRAVOT 15.4.1714 Dommartin aux Bois 88 Anne AUBRY 17.6.1736 Dommartin aux Bois 88 22.4.1785 Dommartin aux Bois 88 71
1 039 Anne AUBRY 1714 Docelles 88 Jean DUGRAVOT 17.6.1736 Dommartin aux Bois 88 7.1.1760 Dommartin aux Bois 88 46
1 040 Jean COLINCHARD < 1708 Le Clerjus 88 Madeleine MELINE 1729 Le Clerjus 88
1 041 Madeleine MELINE 1710 Le Clerjus 88 Jean COLINCHARD 1729 Le Clerjus 88 10.9.1760 Le Clerjus 88 50
1 042 Claude-Del GOLBIN (OU GOLBAIN, GOLBE, GOLBEY) 1700 Le Clerjus 88 Jeanne TERNIER 2.3.1734 La Chapelle aux Bois 17.8.1773 Le Clerjus 88 73
1 043 Jeanne TERNIER Claude-Del GOLBIN (OU GOLBAIN, GOLBE, GOLBEY) 2.3.1734 La Chapelle aux Bois 25.4.1758 La Chapelle aux Bois
1 044 Sébastien BERNARDIN 1709 La Chapelle aux Bois Catherine BOURGEAUX 2.3.1734 Remiremont
1 045 Catherine BOURGEAUX 1709 La Chapelle aux Bois Sébastien BERNARDIN 2.3.1734 Remiremont
1 046 Claude-François GRISEZ < 1705 Xertigny 88 Anne JORAND 1728 Xertigny 88
1 047 Anne JORAND < 1708 Xertigny 88 Claude-François GRISEZ 1728 Xertigny 88 26.3.1743 Xertigny 88 >= 35
1 056 Mathieu LOUIS Rupt sur Mo-selle Barbe JACQUEMIN 4.5.1734 Docelles 88 < 17.1.1758
1 057 Barbe JACQUEMIN Docelles 88 Mathieu LOUIS 4.5.1734 Docelles 88
1 058 Joseph DUPREY Jeanne LAMBERT
1 059 Jeanne LAMBERT Joseph DUPREY
1 064 François CHARTON Jeanne JEANDON
1 065 Jeanne JEANDON 13.2.1719 Xertigny 88 François CHARTON
1 066 Claude François VINEL 1715 Uriménil • Libaire REMY
• Jeanne Françoise NURDIN • 24.1.1733
• 27.1.1750 • Uriménil
• Uzemain 27.5.1753 Hadol 38
1 067 Jeanne Françoise NURDIN 29.6.1718 Uzemain Claude François VINEL 27.1.1750 Uzemain
1 068 Claude ANDRE 1709 Uriménil Elisabeth POYARD 26.4.1740 Uzemain 27.11.1779 Uriménil 70
1 069 Elisabeth POYARD 5.12.1712 Uzemain • Claude NICOLAS
• Claude ANDRE • 16.2.1733
• 26.4.1740 • Uzemain
• Uzemain 3.10.1781 Uzemain 68
1 070 Joseph DESCHASEAUX 13.2.1714 Charmois L’Orgueilleux Catherine BERNIER 21.7.1739 Uzemain 2.4.1747 Uzemain 33
1 071 Catherine BERNIER 11.11.1718 Uzemain Joseph DESCHASEAUX 21.7.1739 Uzemain
1 072 Nicolas ARNOULD 12.8.1704 Bellefontaine Marguerite LAURENT 2.3.1734 Bellefontaine 12.4.1771 Bellefontaine 66
1 073 Marguerite LAURENT 20.2.1711 Bellefontaine Nicolas ARNOULD 2.3.1734 Bellefontaine 7.10.1775 Bellefontaine 64
1 080 Joseph DE LACUVE 1677 Marguerite ANTOINE 10.1.1695 Uriménil 18.4.1747 Uriménil 70
1 081 Marguerite ANTOINE 1669 Joseph DE LACUVE 10.1.1695 Uriménil 15.6.1739 Uriménil 70
1 082 Claude DEL Raon aux Bois • Jeanne GRILLOT
• Anne PERRIN • 13.7.1712
• 24.4.1714 • Raon aux Bois
• Raon aux Bois
1 083 Anne PERRIN 21.1.1681 Uriménil Claude DEL 24.4.1714 Raon aux Bois 27.7.1750 Uriménil 69
1 084 Joseph MOREL 28.2.1689 Uriménil Anne Marie DE LACUVE 30.1.1720 Uriménil 27.2.1754 Uriménil 64
1 085 Anne Marie DE LACUVE 25.3.1700 Uriménil Joseph MOREL 30.1.1720 Uriménil
1 086 Jean Epvre PIERRON 26.10.1721 Uriménil Anne THIRIET 8.1.1754 Chaumousey
1 087 Anne THIRIET < 1736 Chaumousey • MATHIIEU
• Jean Epvre PIERRON • < 1754
• 8.1.1754 • Chaumousey
• Chaumousey
1 088 Sébastien PIERRE 1669 Charmois L’Orgueilleux Anne GRANDCOLAS 2.9.1707 Harol 88 25.4.1741 Charmois L’Orgueilleux 72
1 089 Anne GRANDCOLAS 1688 Harol 88 Sébastien PIERRE 2.9.1707 Harol 88 27.5.1748 Charmois L’Orgueilleux 60
1 092 Claude Dominique POIROT 27.2.1700 Hagecourt Jeanne NOEL 13.10.1767 Begnecourt 67
1 093 Jeanne NOEL 18.4.1700 Gelvecourt et Adompt Claude Dominique POIROT 14.11.1768 Gelvecourt et Adompt 68
1 104 Jean CHAUFFOUR Barbe LAINE 22.1.1704 Fougerolles Fougerolles
1 105 Barbe LAINE Jean CHAUFFOUR 22.1.1704 Fougerolles
1 106 Laurent BENNEROT 10.8.1697 Hadol Marie Reine BALLON 15.1.1726 Hadol 16.9.1751 Hadol 54
1 107 Marie Reine BALLON 19.3.1694 Hadol • Laurent BENNEROT
• Gengoult MATHIEU • 15.1.1726
• • Hadol
• 18.11.1757 Hadol 63
1 116 Nicolas VUILLEMIN 19.9.1695 Hadol • Marie Anne THOMAS
• Marie COURTOIS • 6.10.1733
• • Hadol

1 117 Marie Anne THOMAS 4.2.1713 Uzemain Nicolas VUILLEMIN 6.10.1733 Hadol
1 118 Joseph LALLOUE 27.3.1701 Uzemain Marie JEROME 3.2.1728 Hadol 30.1.1761 Hadol 59
1 119 Marie JEROME 6.6.1708 Hadol Joseph LALLOUE 3.2.1728 Hadol 5.6.1766 Hadol 57
1 400 François SALAMITE Catherine AUBERT
1 401 Catherine AUBERT François SALAMITE
1 402 Honoré GIRARD Marie Cécile MAURAN Antibes
1 403 Marie Cécile MAURAN Antibes Honoré GIRARD Antibes
1 404 Honoré BERNARDIN Biot Honorée SARDIN Biot
1 405 Honorée SARDIN Biot Honoré BERNARDIN < 21.8.1810 Biot
1 406 Pierre Joseph MILLE Biot Madeleine MAVY Biot
1 407 Madeleine MAVY Biot Pierre Joseph MILLE Biot
1 984 Jean PUJOL Marguerite LOUPIAC
1 985 Marguerite LOUPIAC Jean PUJOL
1 986 Pierre ALQUIE Marie FOUILE
1 987 Marie FOUILE Pierre ALQUIE
Génération 12
2 048 Jean BAUDOUIN 29.6.1666 Xertigny 88 Anne MUNIER 23.10.1681 La Chapelle aux Bois 3.2.1721 Xertigny 88 54
2 049 Anne MUNIER 1657 Xertigny 88 Jean BAUDOUIN 23.10.1681 La Chapelle aux Bois 14.9.1719 Xertigny 88 62
2 050 Jacques PIERRE 1665 Uriménil • Quirine PIERRON
• Anne (JEAN)BLAISE • 7.12.1695
• • Uriménil
• 15.2.1745 Uriménil 80
2 051 Quirine PIERRON Jacques PIERRE 7.12.1695 Uriménil 29.10.1740 Uriménil
2 052 Claude BLAISE < 1668 Deyvillers Françoise VASSEUR 29.10.1686 Deyvillers < 21.2.1718
2 053 Françoise VASSEUR Sercoeur Claude BLAISE 29.10.1686 Deyvillers
2 054 Joseph FRESSE 16.10.1654 Rupt sur Mo-selle 88 Claudotte ANDREUX 14.10.1720 Chaumousey 65
2 055 Claudotte ANDREUX 16.3.1657 Rupt sur Mo-selle 88 Joseph FRESSE
2 056 Jacques MANGIN Anne PETITJEAN
2 057 Anne PETITJEAN Jacques MANGIN
2 058 Mathieu PIERRE 21.9.1679 Vagney 88 Nicole ROUSSEL 2.6.1711 Vagney 88
2 059 Nicole ROUSSEL 28.7.1692 Vagney 88 Mathieu PIERRE 2.6.1711 Vagney 88
2 064 Louis GURY Anne ANTOINE 12.11.1687 Uriménil
2 065 Anne ANTOINE Louis GURY 12.11.1687 Uriménil
2 066 Jean MOUREL Anne VUILLEMIN 19.6.1685 Uriménil
2 067 Anne VUILLEMIN Jean MOUREL 19.6.1685 Uriménil
2 068 Joseph FREMIOT Claude LALLOUE
2 069 Claude LALLOUE Joseph FREMIOT
2 070 Claude RUER Quirine MOUREL
2 071 Quirine MOUREL 1676 Hadol Claude RUER 2.11.1736 Hadol 60
2 072 Nicolas POIROT 20.10.1670 Uzemain Marie Madeleine MARCHAND 12.2.1692 Uzemain 10.4.1711 Uzemain 40
2 073 Marie Madeleine MARCHAND 31.1.1673 Uzemain Nicolas POIROT 12.2.1692 Uzemain 16.5.1714 Uzemain 41
2 074 Claude GREGY 10.1666 Uzemain Marie CHASSARD 16.2.1695 Uzemain 21.4.1716 Uzemain 49
2 075 Marie CHASSARD 11.10.1665 La Chapelle aux Bois Claude GREGY 16.2.1695 Uzemain 23.1.1711 Uzemain 45
2 076 Jean DUGRAVOT 3.10.1670 Dommartin aux Bois 88 Françoise THOMAS 24.1.1702 Dommartin aux Bois 88
2 077 Françoise THOMAS 6.10.1672 Dommartin aux Bois 88 • Jean DUGRAVOT
• Jacques GALMICHE • 24.1.1702
• 4.5.1728 • Dommartin aux Bois 88
• Dommartin aux Bois 88 26.3.1748 Dommartin aux Bois 88 75
2 078 Jacques AUBRY 5.10.1681 Docelles 88 Françoise BRETON 5.7.1705 Docelles 88 11.1.1767 Docelles 88 85
2 079 Françoise BRETON 1681 Docelles 88 Jacques AUBRY 5.7.1705 Docelles 88 19.8.1733 Girancourt 88 52
2 080 Joseph COLINCHARD Xertigny 88 Catherine BODEZ > 1680
2 081 Catherine BODEZ 1661 Le Clerjus 88 Joseph COLINCHARD > 1680 1.6.1741 Le Clerjus 88 80
2 082 Dominique MELINE 10.8.1675 Xertigny 88 Sébastiienne JEANDIN
2 083 Sébastiienne JEANDIN < 1671 Xertigny 88 • Paul DURUPT
• Dominique MELINE • 22.11.1689
• • La Chapelle aux Bois

2 084 Léonard GOLBIN (OU GOLBAIN, GOLBE, GOLBEY) Hélène THOUVENOT
2 085 Hélène THOUVENOT Léonard GOLBIN (OU GOLBAIN, GOLBE, GOLBEY)
2 086 Jean-Claude TERNIER 1666 Xertigny 88 Marguerite ROBERT 16.2.1695 Breuvannes 15.5.1746 Xertigny 88 80
2 087 Marguerite ROBERT Jean-Claude TERNIER 16.2.1695 Breuvannes
2 088 Nicolas BERNARDIN Anne LAURENT
2 089 Anne LAURENT Nicolas BERNARDIN
2 090 Jean BOURGEAUX Didière TASSIN
2 091 Didière TASSIN Jean BOURGEAUX
2 092 Claude GRISEZ Marie PORTAIL 23.10.1728 Xertigny 88
2 093 Marie PORTAIL Claude GRISEZ 23.10.1728 Xertigny 88
2 094 Joseph JORAND Christine SALGNEY
2 095 Christine SALGNEY Joseph JORAND
2 112 Amé LOUIS < 1660 Bellefontaine Anne HENRY 18.11.1680 Bellefontaine 21.8.1724 Bellefontaine >= 64
2 113 Anne HENRY < 1664 Bellefontaine Amé LOUIS 18.11.1680 Bellefontaine
2 128 Florent CHARTON 28.7.1683 Pomer Marguerite GARION 20.3.1764 Xertigny 88 80
2 129 Marguerite GARION 28.9.1699 Xertigny 88 Florent CHARTON 10.2.1753 Xertigny 88 53
2 130 Brice JEANDON 1689 Bettegney St Brice Anne Marie BONNARD 5.11.1715 Chaumousey 11.5.1763 Xertigny 88 74
2 131 Anne Marie BONNARD 4.5.1693 Le Val d’Ajol Brice JEANDON 5.11.1715 Chaumousey 17.2.1759 Xertigny 88 65
2 132 Jean VINEL Agnès GARION
2 133 Agnès GARION Jean VINEL
2 134 Humbert NURDIN 1670 Fougerolles • Marguerite SACHOT
• Barbe PERNOT • 22.2.1707
• 3.2.1733 • Uzemain
• Uzemain 8.4.1750 Uzemain 80
2 135 Marguerite SACHOT 5.7.1685 Uzemain Humbert NURDIN 22.2.1707 Uzemain 22.6.1726 Uzemain 40
2 136 Bernard ANDRE Françoise MAUFROIS
2 137 Françoise MAUFROIS Bernard ANDRE
2 138 Antoine POYARD Marie GUIGNON
2 139 Marie GUIGNON Antoine POYARD
2 140 Joseph DESCHASEAUX Marie Marguerite GRANDMAIRE
2 141 Marie Marguerite GRANDMAIRE Joseph DESCHASEAUX 18.12.1725 Charmois L’Orgueilleux
2 142 Pierre BERNIER 1687 Uzemain Marie ANTOINE 4.2.1717 Uzemain 6.4.1767 Uzemain 80
2 143 Marie ANTOINE 30.3.1679 Uzemain Pierre BERNIER 4.2.1717 Uzemain 13.6.1762 Uzemain 83
2 166 Nicolas PERRIN Marie THIRIAT
2 167 Marie THIRIAT Nicolas PERRIN 8.6.1712 Raon aux Bois
2 168 Nicolas MOUREL 1645 Uriménil • Marie CURIEN
• Marie MARTIN • < 1673
• 3.6.1673 •
• Uriménil 1.11.1690 Uriménil 45
2 169 Marie MARTIN 1649 Nicolas MOUREL 3.6.1673 Uriménil 28.4.1713 Uriménil 64
2 170 Nicolas DE LACUVE < 1674 Anne RUER 5.3.1696 Uriménil 30.9.1749 Uriménil >= 75
2 171 Anne RUER 13.10.1671 Uriménil Nicolas DE LACUVE 5.3.1696 Uriménil 5.6.1749 Uriménil 77
2 172 Joseph PIERRON 18.5.1673 Uriménil • Anne (Marie) RUER
• Elisabeth BUFFET • 3.3.1703
• • Uriménil
• 30.6.1741 68
2 173 Elisabeth BUFFET 1693 Le Pont du Bois Joseph PIERRON 3.2.1763 St Laurent 70
2 176 Sébastien PIERRE Marguerite COLIN
2 177 Marguerite COLIN Sébastien PIERRE
2 178 Dominique GRANDCOLAS Anne RENARD
2 179 Anne RENARD Dominique GRANDCOLAS
2 184 Joseph POIROT 22.9.1667 Escles Anne Nicole MOUROT 8.1.1696 Hagecourt 22.9.1736 Jorxey 69
2 185 Anne Nicole MOUROT 6.5.1663 Lerrain Joseph POIROT 8.1.1696 Hagecourt 23.3.1740 Attigny 76
2 212 Quirin BENNEROT 18.2.1661 Hadol Claudette DIEUDONNE 30.5.1683 Hadol 6.10.1719 Hadol 58
2 213 Claudette DIEUDONNE 26.5.1658 Hadol Quirin BENNEROT 30.5.1683 Hadol 5.3.1728 Hadol 69
2 214 Joseph BALLON Barbe VUILLEMIN 25.5.1687 Hadol 4.3.1725 Hadol
2 215 Barbe VUILLEMIN 11.6.1663 Hadol Joseph BALLON 25.5.1687 Hadol 13.12.1726 Hadol 63
2 232 Jean Claude VUILLEMIN Anne GERARD
2 233 Anne GERARD Jean Claude VUILLEMIN
2 234 Jean Nicolas THOMAS 22.3.1666 Uzemain Marie FREMIOT 25.1.1695 Uzemain 8.5.1717 Uzemain 51
2 235 Marie FREMIOT 26.12.1673 Uzemain Jean Nicolas THOMAS 25.1.1695 Uzemain 23.8.1716 Uzemain 42
2 236 Jacques LALLOUE 25.7.1671 Hadol • Anne JEANPIERRE
• Anne Marie LEROY • 3.2.1694
• 23.4.1708 • Hadol
• Uzemain 11.8.1719 Hadol 48
2 237 Anne JEANPIERRE 15.6.1672 Hadol Jacques LALLOUE 3.2.1694 Hadol 3.2.1707 Hadol 34
2 238 Claude JEROME Marie BAUDELET
2 239 Marie BAUDELET Claude JEROME
Génération 13
4 096 Demenge BAUDOUIN Anne Georgine BODEL
4 097 Anne Georgine BODEL Demenge BAUDOUIN
4 098 Nicolas MUNIER Anne GODARD
4 099 Anne GODARD Nicolas MUNIER
4 102 Claude PIERRON Jeanne MARTIN
4 103++ Jeanne MARTIN • Martin PIERRON
• Claude PIERRON •
• •
• 5.2.1705 Uriménil
4 108 Nicolas FRESSE 10.1.1627 Rupt sur Mo-selle 88 Cosmatte ??
4 109 Cosmatte ?? Nicolas FRESSE
4 110 Jacquot ANDREUX Claire CREUSOT
4 111 Claire CREUSOT Jacquot ANDREUX
4 116 Pierre-Nicolas PIERRE Thiéfosse 88 Catherine MOUGEL 29.4.1668 Vagney 88
4 117 Catherine MOUGEL < 1648 Gerbamont Pierre-Nicolas PIERRE 29.4.1668 Vagney 88
4 118 Antoine ROUSSEL Marie PIERROT 25.10.1689 Vagney 88
4 119 Marie PIERROT Antoine ROUSSEL 25.10.1689 Vagney 88
4 128 Nicolas GURY
4 130 Fleurent ANTOINE
4 132 Jean MOUREL
4 134 Dominique VUILLEMIN < 1750 Xertigny 88 Marguerite BESSON
4 135 (527) Marguerite BESSON < 1750 Xertigny 88 • Dominique VUILLEMIN
• Dominique VUILLEMIN •
• •

4 144 Claude POIROT 2.10.1640 Uzemain Claudette Marie THOMAS < 1669 Uzemain 10.8.1708 Uzemain 67
4 145 Claudette Marie THOMAS 21.4.1646 Uzemain Claude POIROT < 1669 Uzemain 20.6.1711 Uzemain 65
4 146 Claude MARCHAND 1651 Uzemain • Valburge LEPRINCE
• Claudine GERARD • < 1673
• 3.7.1696 •
• Uzemain 28.4.1721 Uzemain 70
4 147 Valburge LEPRINCE 11.5.1645 Uzemain Claude MARCHAND < 1673 12.11.1695 Uzemain 50
4 148 Jean GREGY 20.12.1641 Uzemain • Anne DUHOUX
• Anne BASSO • 1661
• • Reblangeotte

4 149 Anne DUHOUX 1637 Ville sur Illon Jean GREGY 1661 Reblangeotte
4 150 Claude CHASSARD 1.7.1646 La Chapelle aux Bois Marie DIOLE 10.1696 La Chapelle aux Bois 50
4 151 Marie DIOLE Claude CHASSARD 2.8.1685 Xertigny 88
4 152 Dominique DUGRAVOT Anne VINCENT
4 153 Anne VINCENT Dominique DUGRAVOT
4 154 Nicolas THOMAS Catherine THOUVENOT 1670 Uzemain
4 155 Catherine THOUVENOT Nicolas THOMAS
4 156 Claude (Georges) AUBRY • Anne DE LA POIRIE
• Laurence JACQUEMIN •
• •

4 157 Laurence JACQUEMIN • Claude (Georges) AUBRY
• CLAUDE •
• •

4 158 Martin BRESSON Claudette DUGUENOT
4 159 Claudette DUGUENOT Martin BRESSON
4 164 Demenge MELINE 1643 Xertigny 88 Jeanne-Catherine DAVAL 27.3.1719 Xertigny 88 76
4 165 Jeanne-Catherine DAVAL Demenge MELINE 25.8.1697 Xertigny 88
4 166 Claude JEANDIN
4 172 Jacques TERNIER Germaine HOM
4 173 Germaine HOM Fedry Jacques TERNIER
4 174 Nicolas ROBERT Breuvannes Marguerite NEVEUX
4 175 Marguerite NEVEUX Nicolas ROBERT
4 256 Claude CHARTON • Elisabeth GERARD
• Marguerite ou Mougeotte GERARD •
• •

4 257 Elisabeth GERARD Claude CHARTON
4 258 Demenge GARION Françoise LHOTE 16.9.1681 Xertigny 88
4 259 Françoise LHOTE Val d’Ajol Demenge GARION 16.9.1681 Xertigny 88
4 260 Nicolas JEANDON Simone LAMBERT
4 261 Simone LAMBERT Nicolas JEANDON
4 262 Dominique BONNARD Germaine CHAUFFOUR
4 263 Germaine CHAUFFOUR Dominique BONNARD
4 268 Humbert NURDIN Jeanne BILLEQUEZ 4.7.1667 Fougerolles
4 269 Jeanne BILLEQUEZ Humbert NURDIN 4.7.1667 Fougerolles
4 270 Nicolas SACHOT 1650 Uzemain Madeleine MARCAT 1675 Uzemain
4 271 Madeleine MARCAT 1652 Uzemain Nicolas SACHOT 1675 Uzemain 12.2.1737 Uzemain 85
4 284 Jean BERNIER Barbe VALENTIN
4 285 Barbe VALENTIN Jean BERNIER
4 286 Claude ANTOINE 1640 Uzemain Mengeotte LEPRINCE Uzemain
4 287 Mengeotte LEPRINCE 8.5.1642 Uzemain Claude ANTOINE Uzemain 31.10.1685 Uzemain 43
4 332 Estienne PERRIN Raon aux Bois Délatte VITRESSE 26.10.1694 Raon aux Bois
4 333 Délatte VITRESSE Estienne PERRIN 16.5.1692 Raon aux Bois
4 334 Nicolas THIRIAT 30.7.1667 Raon aux Bois
4 336 Jean MOUREL 1611 Uriménil 22.5.1691 Uriménil 80
4 340 Dominique DE LACUVE Nicolle BOURLIER 13.8.1693 Uriménil
4 341 Nicolle BOURLIER Dominique DE LACUVE
4 342 Pierre RUER 1640 Claudette PIERRON 23.1.1716 Uriménil 76
4 343 Claudette PIERRON 1644 Uriménil Pierre RUER 1.3.1709 Uriménil 65
4 344 Martin PIERRON • BERNARD
• Jeanne MARTIN • 17.11.1663
• • Uriménil
• 14.1.1687 Uriménil
4 345 (4 103) Jeanne MARTIN • Martin PIERRON
• Claude PIERRON •
• •
• 5.2.1705 Uriménil
4 346 Humbert BUFFET 1675 Raon • Marie PORTE
• Anne DE LEMONTEY • 7.2.1695
• 24.5.1735 • Raon
• Le Pont du Bois
4 347 Marie PORTE 1674 Venizey Humbert BUFFET 7.2.1695 Raon 2.6.1726 Le Pont du Bois 52
4 352 Bastien PIERRE Claudette DE LA GUICHE
4 353 Claudette DE LA GUICHE • Bastien PIERRE
• Bastien PIERRE •
• •

4 354 François COLIN Mathiotte DUGRAVOT
4 355 Mathiotte DUGRAVOT François COLIN 3.2.1697 Girancourt 88
4 424 Demenge BENNEROT Hadol 1670 Hadol
4 426 Adelphe DIEUDONNE Claudette DIEUDONNE 27.2.1669 Hadol
4 427 Claudette DIEUDONNE Adelphe DIEUDONNE 12.2.1689 Hadol
4 430 Nicolas VUILLEMIN Anne MARCHAL 24.1.1643 Hadol
4 431 Anne MARCHAL Nicolas VUILLEMIN 24.1.1643 Hadol 19.11.1688 Hadol
4 468 Claude THOMAS 21.9.1641 Uzemain Marguerite POIROT
4 469 Marguerite POIROT 1647 • Claude THOMAS
• Claude THOMAS •
• •
• 1702 55
4 470 Florent FREMIOT 23.11.1645 Uzemain Marie SAINT PAUL 5.5.1705 Uzemain 7.5.1716 Uzemain 70
4 471 Marie SAINT PAUL Florent FREMIOT 5.5.1705 Uzemain
4 472 Claude LALLOUE Catherine N.
4 473 Catherine N. Claude LALLOUE
Génération 14
8 192 Jean BAUDOUIN Anne AZIER
8 193 Anne AZIER Jean BAUDOUIN
8 206++ Demenge MARTIN Barbe FRANCOIS
8 207++ Barbe FRANCOIS Demenge MARTIN 12.4.1690 Uriménil
8 216 Delon FRESSE Colette ??
8 217 Colette ?? Delon FRESSE
8 232 Nicolas PIERRE
8 234 Jean MOUGEL 28.12.1676 Vagney 88
8 236 Demenge Claude ROUSSEL
8 238 Pierre PIERROT
8 288++ Jean POIROT Marguerite ANTOINE
8 289++ Marguerite ANTOINE 1608 Uzemain Jean POIROT 2.2.1708 Uzemain 100
8 290++ Nicolas THOMAS Claudette ANTOINE Uzemain 1.12.1689 Uzemain
8 291++ Claudette ANTOINE Nicolas THOMAS Uzemain 5.1695 Uzemain
8 292 Nicolas MARCHAND 1620 Uzemain Marie Madeleine GREGY 5.1.1688 Uzemain 68
8 293 Marie Madeleine GREGY Nicolas MARCHAND 1685 Uzemain
8 294++ Jean LEPRINCE < 1610 Uzemain Claudette SAULNIER 1642 Uzemain
8 295++ Claudette SAULNIER < 1620 Uzemain Jean LEPRINCE 1642 Uzemain < 23.6.1667 Uzemain
8 296 Jean GREGY 14.12.1625 Florémont Anne N.
8 297 Anne N. Jean GREGY
8 298 Nicolas DUHOUX 1600 Ville sur Illon Nicole DE MASSEY 1660 Ville sur Illon 60
8 299 Nicole DE MASSEY 1603 Ville sur Illon Nicolas DUHOUX
8 512 Demenge CHARTON Marguerite ou Mougeotte GERARD
8 513 Marguerite ou Mougeotte GERARD • Claude CHARTON
• Demenge CHARTON •
• •

8 514 Pierre GERARD Moyenpal Brigitte CHOFFE
8 515 Brigitte CHOFFE Pierre GERARD
8 540 Claude SACHOT Madeleine MARCAT
8 541 Madeleine MARCAT 1622 Uzemain Claude SACHOT 30.1.1690 Uzemain 68
8 572 Claudon ANTOINE Uzemain Jeanne FREMIOT Uzemain
8 573 Jeanne FREMIOT Uzemain Claudon ANTOINE Uzemain
8 574 (8 294) Jean LEPRINCE < 1610 Uzemain Claudette SAULNIER 1642 Uzemain
8 575 (8 295) Claudette SAULNIER < 1620 Uzemain Jean LEPRINCE 1642 Uzemain < 23.6.1667 Uzemain
8 684 Jacob RUER Claudette N.
8 685 Claudette N. Jacob RUER
8 862 Jean MARCHAL Madeleine N.
8 863 Madeleine N. Jean MARCHAL
8 936 (8 290) Nicolas THOMAS Claudette ANTOINE Uzemain 1.12.1689 Uzemain
8 937 (8 291) Claudette ANTOINE Nicolas THOMAS Uzemain 5.1695 Uzemain
8 938 (8 288) Jean POIROT Marguerite ANTOINE
8 939 (8 289) Marguerite ANTOINE 1608 Uzemain Jean POIROT 2.2.1708 Uzemain 100
8 940 Dominique FREMIOT Jeanne PERRIN
8 941 Jeanne PERRIN Dominique FREMIOT
8 942 Georges SAINT PAUL
Génération 15
16 586 Jean GREGY 1595 Uzemain Jeanne N.
16 587 Jeanne N. ~ 1600 Uzemain Jean GREGY
16 588++ Jean LEPRINCE Uzemain
16 590++ Nicolas SAULNIER 1580 Uzemain • Mougeotte N.
• Mougeotte COURROY • 1600
• 1620 • Uzemain
• Uzemain 26.12.1644 Uzemain 64
16 591++ Mougeotte N. < 1585 Uzemain Nicolas SAULNIER 1600 Uzemain
16 592 Didier GREGY 1586 Rugney Hélène N..
16 593 Hélène N.. 1590 Rugney Didier GREGY
16 596 Humbert DUHOUX 1565 Ville sur Illon Jeanne DE FINANCE Ville sur Illon
16 597 Jeanne DE FINANCE 1565 Ville sur Illon Humbert DUHOUX
17 884 Pierre SAINT PAUL
Génération 16
33 175 Jeanne SYMON
33 192 François 1er DUHOUX Ville sur Illon Yolande DE HENNEZEL Ville sur Illon
33 193 Yolande DE HENNEZEL 1523 Ville sur Illon François 1er DUHOUX
33 194 Gérard DE FINANCE 1535 Ville sur Illon Jeanne DE HENNEZEL
33 195 Jeanne DE HENNEZEL 1535 Ville sur Illon Gérard DE FINANCE
Génération 17
66 384 Guillaume 2 DUHOUX 1485 Ville sur Illon Françoise DE WISSE 1548 Ville sur Illon 63
66 385 Françoise DE WISSE Guillaume 2 DUHOUX
66 386 Gérard DE HENNEZEL Jeanne DE HENNEZEL
66 387 Jeanne DE HENNEZEL Gérard DE HENNEZEL
Génération 18
132 768 Nicolas DUHOUX 1455 Ville sur Illon Gabrielle DE THIETRY 1480 Ville sur Illon 1525 Ville sur Illon 70
132 769 Gabrielle DE THIETRY 1458 Nicolas DUHOUX 1480 Ville sur Illon
Génération 19
265 536 Claude DUHOUX 1422 Vioménil Marguerite DE LA GUICHE 25.1.1451 Vioménil 1494 Vioménil 72
265 537 Marguerite DE LA GUICHE 1425 Besançon Claude DUHOUX 25.1.1451 Vioménil
Génération 20
531 072 Guillaume 1er DUHOUX 1389 Vioménil Jeanne DE SAUVILLE 1444 Vioménil 55
531 073 Jeanne DE SAUVILLE 1392 Guillaume 1er DUHOUX
Génération 21
1 062 144 Gilles DUHOUX 1356 Ville sur Illon Huguette DE NAUROY 1380 Remiremont 1414 Ville sur Illon 58
1 062 145 Huguette DE NAUROY 1359 Gilles DUHOUX 1380 Remiremont
1 062 146 Jean DE SAUVILLE 1360
Génération 22
2 124 288 Jehan DUHOUX ~ 1322 Ville sur Illon Lorie DE MONTSON 1362 Ville sur Illon ~ 40
2 124 289 Lorie DE MONTSON 1326 Jehan DUHOUX
Génération 23
4 248 576 Regnard DUHOUX ~ 1300 Ville sur Illon

 

( 28 janvier, 2013 )

LETTRES D’UTOPIA

LETTRES D’UTOPIA.
Dédicaces :
A F. Godwin pour son voyage dans la lune.
A toi Françoise , tellement nécessaire à ma vie, qui m’a permis de juguler le dragon qui rongeait mon esprit et mon cœur.
Notre seule devise…celle du Comité de Défense de la Liberté.
« défendre les libertés fondamentales des individus et des organisations, et venir en aide à ceux qui sont persécutés pour avoir exercé leurs droits à la liberté de s’exprimer, d’écrire et d’agir »  Freedom Defense Committee
« La seule chose qu’on est sûr de ne pas réussir, c’est celle que l’on ne tente jamais »  P.E.Victor
1984 Orwell.
Préambule.
Ce texte reprend presque mot par mot les manuscrits écrits sur des cahiers d’écoliers. Ces lettres et ces récits  sont tout à fait fantaisistes, et totalement imaginaires. Même si ils parlent d’un temps futur tellement prévisible qui n’est pas si éloigné dans le temps, dans un monde qui ressemble curieusement à notre monde actuel. Un indigène de l’Inde émigré en Europe, écrit à sa sœur restée au pays, il vit à Utopia, Principauté qui s’est constituée en Camargue,  au milieu de l’Occident ravagé par le colonialisme. Le style n’a pas été changé, il aurait fallu pour ceci traduire l’auteur, donc le trahir. Les mots sont souvent impropres, et dépassent les faits, mais l’essentiel n’est il pas de décrire sans fard.
PREMIER CAHIER.
Première lettre.
Bonjour Kali,
Je me trouve à Utopia, dans le plus étrange lieu de la terre, à l’abri de la grande désolation. Je ne sais pas si tu  vis encore sur le bord de notre fleuve sacré, le Gange,  tellement pollué depuis que la civilisation moderne est arrivée chez nous aussi. Bien sûr il me fallait avoir accès à un ordinateur pour t’envoyer ce mail.
Depuis prés de deux ans je n’ai pas pu te donner de mes nouvelles, il se trouve que j’étais retenu prisonnier pendant tout ce temps.
J’avais pris en septembre de l’année du Rat la mer avec l’intention de fuir cette absurde vie moderne que nous abominons, toi comme moi et d’aller vers le débouché sur l’Atlantique, les colonnes d’Hercule, et au delà l’Amérique centrale. Exaspéré par l’inconsistance du bonheur qui est distillé ici en Occident. Bonheur tarifé, si cher pour les êtres normaux, et qui est le plus souvent totalement frelaté. Je vis depuis tant d’années dans la proximité de la mer Méditerranée et j’ai failli y mourir noyé. Dans cette mer si bleue qui est comme la continuation et même parfois la source du ciel d’azur de cette région ou j’abordais jadis avec l’espoir de vivre une vie heureuse.
Le bonheur n’est pas un vain mot ! nous le recherchons avidement, mais nous ne savons pas sa consistance, ni même ses racines, ses directions, ses azimuts.
Mon seul objectif était de rechercher le vrai bonheur. Or comme le dit la légende  Brahma cacha l’ambroisie qui rend immortel dans un lieu secret, ce trésor n’est nulle part ailleurs  que dans notre cœur, et pourtant nous la recherchons en vain dans notre quête insatiable de la fontaine de jouvance.
Je suis arrivé en Europe à seize ans ayant quitté notre patrie montagneuse ; il y a bien des années car j’en ai plus de quarante à présent. Et j’ai pris pied alors sortant de la barque qui me déposa sur cette côte, sur une plage de galet, dans un port creusé à l’embouchure d’une rivière qui recueille les eaux de pluie des montagnes toutes proches. J’ai alors épousé une jeune femme de cette contrée. J’ai mis tellement d’années à voir que je n’était qu’un étranger qui avait fait son temps et qui comme une chose usée, un citron pressé n’avait plus d’utilité. J’avais acquis un emploi dans l’administration communale et j’étais allé jusqu’au bout de l’échelle que peut gravir un migrant qui s’installe dans cette contrée. Possédant la science des chiffres, ainsi que celle des langues, on me disait intégré et j’avais même postulé à diverses fonctions administratives et reçu en très peu de temps un papier me déclarant citoyen à part entière. Malgré ceci je nourrissais une haine farouche contre le gouvernement et les autorités locales. La gouvernance qui s’appliquait dans cette nation cosmopolite, sous la coupe de cet état jacobin colonialiste me semblait être ce qu’il y a de plus abominable sur terre. Non en raison d’une quelconque xénophobie, car les étrangers y avaient même table garnie sans rien débourser au nom de l’hospitalité. Souvent ils jouissaient de privilèges exorbitants et avaient même plus de droits que les citoyens.
L’Etat se complaisait dans une coupable négligence. La racaille y était prépondérante. On y vivait plus à l’aise à tricher,  à ne rien faire et à ne pas payer d’impôts, le tout aux frais des contribuables ; que lorsqu’on se démenait pour essayer d’ entrer dans les mailles du filet social.  Il était fort difficile de détenir un emploi disponible. Il y avait aussi partout cette classe de parasites qui dominait tout. Presque tous les emplois sérieux étaient de fait monopolisés par une gentry très avare et conservatrice. Les autres emplois étaient mis à l’encan, sur un marché du travail. Là les humains subissaient une sorte de passage en revue dégradante comme les esclaves jadis. Cet examen se faisant dans des conditions telles le plus souvent que l’esclave avait jadis plus de droits et surtout ce droit au respect qui devrait exister quand on distribue la manne providentielle des emplois qui n’existe que par la cohérence et les sacrifices des générations passées. Tous les emplois qui existent dans une Nation sont de petites fermes de l’Etat, car sans son action régulatrice, il n’y a que de la jungle, et du n’importe quoi.
L’Etat est propriétaire des emplois qui sont offerts sur son sol, c’est lui qui les valide et les protège, le marché ne règlera jamais cette question.  Distribuer l’emploi est dans ce pays ouvert à toutes les formes d’immigrations venues du tiers et du quart monde comme une sorte de charité inappropriée faite au menu fretin.  Car on ne doit rien dilapider de ce qui revient de droit aux pauvres, nantir les pauvres venu d’ailleurs est une manière ignoble de cracher sur les indigènes pauvres. Charité bien ordonnée doit toujours commencer par nantir soi même. Le peuple des indigènes est ici méprisé. Ils nomment et traitent les vrais propriétaires du pays comme si c’était des aborigènes , ils les appellent  « les locaux » ou les gens « de souche » dans leur sabir de technocrates. Ces gens considérés comme les « intouchables de jadis » sont pour la secte des laïcs jacobins colonialistes qui dirigent cet Etat, des gens sans intérêt, mais dont on brigue quand même les suffrages. Le moyen peuple surtout est considéré comme un troupeau de moutons craintifs par les nantis et les élites « locales » qui appartiennent à l’élite sociale, avec leurs différents laquais ils dominent toutes les sphères.
Une sorte de marché du travail qui ressemble à celui des bestiaux y avait cours. Du fait de l’immigration anarchique continuelle qui telle une noria infernale déverse sans cesse de nouveaux travailleurs désireux de s’emparer de tous les postes de travail et d’effectuer tous les travaux possibles ce marché est toujours déséquilibré.
Les décideurs d’embauches font ce qu’ils veulent, quelquefois ce qu’ils peuvent ; ils doivent se déterminer sur des critères très subjectifs. Le gouvernement de l’Etat qui devrait réguler cette anarchie et d’abord penser à nantir ses propres citoyens des postes de travail disponibles, laisse faire « le marché », ouvrant la voie aux trafiquants qui utilisent la main d’œuvre sans payer les charges sociales. On nomme ceci le « travail au noir ». Et il y en a partout. Si bien que les postes de travail sont bientôt tous occupés par des migrants, ils conservent même leurs emplois quand le pouvoir politique les régularise, car ils sont très mal payés.
Mais entre temps ils ont posé les jalons de leur colonisation, ils occupent les logements sociaux. Ils ont des familles nombreuses qui les rejoignent.
Les hommes politiques de droite ont l’arrière pensée que  au moins les migrants de la première génération ne feront pas la révolution prolétarienne qui leur fait si peur,  et qu’ils seront bien sages, du moins tant qu’ils pourront être expulsés. Tant qu’ils n’auront pas obtenu le fameux sésame de résident privilégié, qui leur donne tous les droits des citoyens, avec même une préférence pour les emplois où en tant qu’éléments rapportés, appartenant à une minorité visible, ou invisible,  ils ne sont pas encore assez nombreux et prépondérants.
Des quotas discriminatoires s’appliquent dans beaucoup de professions, et jusque dans l’administration pour intégrer les nouveaux citoyens issus de l’immigration. Sans parler de sociétés quasi mafieuses qui n’emploient que des étrangers comme les services assurant la sécurité dans les grandes surfaces de vente par exemple, et les commerces des quartiers ghettos.
Les migrants étrangers sont souvent dirigés par des mafieux qui ont besoin des membres de leur communauté comme fourmis pour les transports de drogue. Les enfants des cités sont l’armée subversive qui réalise les émeutes visant à sanctuariser les cités comme des places fortes des trafiquants. Ces caïds se protègent au sein des colonies étrangères, et mènent une guerre subversive contre la police. Le rapport de forces est tel que les autorités publiques sont plus que dissuadées de nettoyer au karcher ces racailles. Le terrorisme est la base de leur pouvoir.
Leur discours est le suivant : « Soit vous embauchez des étrangers pour garantir vos biens, soit ceux ci seront pillés par les hordes de jeunes intenables de la cité ghetto voisine ».
Les émeutiers veulent aussi dire aux pouvoirs publics : « si vous vous en prenez aux trafiquants de drogue dans le ghetto, nous détruirons des édifices publics, brûlerons des voitures, jetterons des projectiles sur les forces de l’ordre… »
Il y a aussi les attentats comme A.Z.F. on fait exploser une usine chimique pour obtenir un ministre musulman, puis un préfet musulman de plus, puis deux, puis trois ministres… la politique étrangère de la France est impactée fortement par la menace terroriste islamique.
L’Etat dépense sans compter pour insérer ces migrants dangereux au sein les populations indigènes aux cœur des quartiers populaires, qui de ce fait deviennent des Babels ingérables, des jungles insensées, des zones de non droit, où le marché de la drogue, les activités illégales, les trafics en tous genres s’installent et perdurent.
L’État dépense des sommes colossales en pure perte pour réguler ce tonneau des Danaïdes de l’immigration en provenance du quart monde africain surtout. Ceci ne sert qu’à renforcer l’immigration. Au lieu de limiter l’arrivée des immigrants clandestin cette politique la favorise,  il y a toujours une nouvelle couche de populations démunie qui débarque en quête de revenus octroyés gratuitement par les services sociaux et les différentes cliques qui se mêlent de l’assistance aux envahisseurs. Les migrants  qui débarquent ruinent toutes les espérances des demandeurs d’emplois indigènes en s’emparant immédiatement de toutes tâches disponibles. Ceci se double du fait que ces citoyens indigènes misérables  sans patrimoine sont aussi exclus des logement sociaux par les envahisseurs, puisque les migrants s’emparent aussi prioritairement des locaux d’habitation que l’Etat possède, qu’il a fait payer par toute la population indigène dans le passé en taxant lourdement les revenus les plus modestes, en prétendant qu’ils étaient destinés en priorité aux citoyens les plus faibles ayant les revenus les plus bas. Tout ceci se fait avec la complicité objective de la classe politique qui n’y voit pas matière à s’émouvoir. A l’exclusion peut être du Parti Nationaliste : « le F.N. » qui par des lois électorales iniques n’a jamais eu aucun député au Parlement, ni au Sénat, ceci, bien qu’il recueille en moyenne plus de dix pour cent des voix et même parfois jusqu’à trente pour cent.  Le Front National est le seul parti qui défende encore les indigènes de ce pays. Une sorte de cabale regroupant tous les autres partis, menée par des groupes occultes et des responsables de diverses communautés colonialistes empêche toute expression publique de ce seul parti nationaliste. Ce parti étant  exclu des parlotes qui ont lieu dans les chambres législatives du simple fait que les élections sont à deux tours et que au deuxième tour, tous les partis ; de droite comme de gauche s’unissent contre le représentant du Front National. Les électeurs sont toujours manipulés à ce jeu et ceci démontre bien la connerie insondable de l’électorat populaire. Il faut dire que les thèses du FN sont assez peu crédibles et souffrent de contradictions évidentes.
La principale erreur de ce mouvement est d’être laïque et impérialiste jacobin et de le revendiquer. C’est une erreur de pensée étrange, qui frise l’irrationnel,  qu’un parti issu de la survivance du colonialisme européen, qui porte encore cette stupide illusion dans sa doctrine soit le seul à défendre les indigènes européens, que la colonisation tiers-mondiste met dans la position de prolétaires dépossédés de toute assurance de profiter des emplois et des logements disponibles qui normalement devraient lui être réservés, mais qui sont occupés par les migrants. Le F.N. qui est l’avatar actuel de la doctrine dite nationaliste de  l’impérialisme et du colonialisme ancien de l’Etat Français, que l’on qualifie ici de jacobin ne peut avoir une doctrine claire sur la préférence indigène, il ne parle d’ailleurs que de préférence nationale, ce qui ne veut rien dire.
Il n’a pas vraiment compris que ce qui compte ; c’est le droit à une propriété exclusive qu’ont les indigènes sur les biens du Peuple qu’on nomme aussi collectifs. Qu’il faudrait redistribuer ces biens détenus par l’Etat qui les a volés à leurs ancêtres en faveur principalement des indigènes devenus pauvres.
Moins l’Etat possède de biens et moins il y a de prolétaires pauvres du fait de ces spoliations. Qu’il faudrait aussi redistribuer les gros patrimoines détenus par des familles d’usuriers et de trafiquants. Et qu’il faudrait pour la Nationalité se préoccuper d’abord et avant tout des filiations, non des origines et des lieux de naissance, mais des parents du citoyen, de son arbre généalogique. Car donner la citoyenneté à des migrants c’est bien enlever d’abord une part essentielle des biens des pauvres. Et rendre ensuite les pauvres suspects. Car lorsqu’un citoyen de la classe moyenne voit ses impôts augmenter pour qu’on donne les soins gratuits, et qu’on paie des chambres d’hôtels pour les migrants illégaux, il ne comprend plus rien. Il a payé pour les pauvres de son peuple, on utilise ces biens et fonds pour nantir des étrangers.
On peut remarquer quand même que la préférence accordée aux indigènes existe bien dans cette Nation . Toutefois elle ne s’applique que dans quelques unes des anciennes colonies qui ont une population de couleur souvent issue de l’esclavage et de la traite négrière, appelées depuis quelques temps départements ou territoires d’outre mer. Les « originaires » de ces territoires sont de ce fait privilégiés pour tous les emplois relevant de l’administration qui se libèrent sur leur territoire natal.  Ils sont aussi favorisé par le doublement de leurs congés et autres passe droit, lorsqu’ils sont employés en métropole, et là il y a bien discrimination. Je suppose que ces mesures discriminatoires sont apparues pour maintenir ces colonies dans la Nation une et indivisible ; comme il est écrit dans les préambules.  Beaucoup de textes civils ayant ici une sorte de caractère religieux ,mais à base laïque , ne sont pas très fondés sur la vérité, mais sur des mensonges absolus qui deviennent de ce fait la vraie logique de la vie. Et pour tout dire sans ambages, ces préceptes politiques n’ont rien à voir avec les découvertes scientifiques et les différents préceptes immortels de la Nature et de la Vie.
La nation indivisible d’ailleurs l’a été à plusieurs reprises déjà. Et le divorce n’est pas fait pour les chiens que je sache ; nous pouvons ; nous devons divorcer d’une Nation, d’un Etat qui ne nous protège pas des invasions et des envahisseurs.
Si Dieu s’intéresse à notre petite sphère de vie, alors il est certain qu’il souhaite que l’humain finisse par se conduire rationnellement et qu’il  mette en œuvre des lois qui reposent sur les règles de la vie, celles qu’elle porte en elle depuis les origines des plus infimes créatures. Comment peut on avoir encore de nos jours des « bons sentiments » qui violent ces lois élémentaires ?
L’homme s’est déifié dans ses lois absurde. Il traite son espèce comme une espèce à part, ce qu’elle n’est pas du tout.
Tout ceci est pervers, mais repose aussi sur des décisions individuelles. Les décideurs et les prophètes se sont moqués presque toujours de leurs concitoyens, et continuent à le faire aujourd’hui en mettant en œuvre des idées stupides. Les philosophes, les savants en matière politique et économiques sont des apprentis sorciers dangereux. Ils ont été les maîtres des folies capitalistes, communistes, socialistes, national-socialistes…
La France est dans une impasse à cause d’eux. Nos petits maîtres de philosophie ont déconnés à plein tube dans les lois et les règlements.
 La Constitution de cet État composite est un patchwork de préceptes totalement amoraux et stupides qui s’imposent même aux assemblées délibératives. Un homme de bon sens rayerait tout ce fatras de préceptes malvenus pour proposer des lois saines, mais ici aucun Solon ne pourra remédier au désastre. Seul le Peuple peut par référendum mettre fin à cette organisation très verrouillée, mais bien sûr il faut qu’un gouvernement abroge ce qui est désastreux et qu’il propose un texte qui mette fin aux privilèges existants , qui puisse détruire aussi les cercles vicieux. Or le Sénat veille à ce qu’aucun texte qui puisse détruire « l ‘équilibre » existant ne puisse être élaboré.
Ils ont une assemblée complète de sénateurs, plusieurs centaines, qui font barrage à toute réforme véritable. Cette société est très corrompue en profondeur et très aseptisée en surface. L’ essentiel du pouvoir se trouve dans la mains de groupes quasi mafieux qui se partagent le territoire. Les partis sont financés par l’impôt, du moins ceux qui ont pignon sur rue et qui ont des élus. Ainsi arrive t’on à voir peu à peu l’essentiel de la richesse de cet état être dilapidé sans mesure pour des causes injustes. La subvention du chômage et des faibles salaires dilapide sans effet bénéfique pour l’économie l’essentiel des fonds qui pourraient si ils étaient correctement employés par l’État permettre l’investissement créatif de nouvelles industries productives de réelles richesses et d’emplois non subventionnés. Le nombre de fonctionnaires qui brassent du vent  y est énorme. Particulièrement dans les ex zones coloniales qui ont plusieurs couches supplémentaires de services étatiques et locaux. A quoi il faut rajouter tous les emplois subventionnés qui le plus souvent ne servent à rien, ou qui soulagent le travail de fonctionnaires qui déjà n’en faisaient pas trop, et en tout cas ne faisaient pas vraiment ce pour quoi ils devaient être employés. La Police y est divisée en diverses branches, les unes civiles, les autres militaires, avec au milieu des polices municipales qui font l’essentiel du travail quotidien, tout ceci est fort embrouillé et sert plus la délinquance que les honnêtes citoyens. Les Juges sont nommés par l’État qui les recrute par concours, la plus part sont inconséquents n’ayant jamais exercé de vrai métier dans la société, n’y ayant jamais eu de responsabilité, et vivant dans une bulle judiciaire très imperméable aux vérités sociales et politiques les plus élémentaires. Ces Juges prétendent se diriger eux même et s’auto réguler. Le Peuple au nom duquel pourtant ils établissent des jugements et des non lieux n’a jamais son mot à dire dans leur nomination. Il ne peut pas non plus les révoquer ou les mettre en accusation. La justice est donc lente et même très lente, généralement laxiste et même bénigne pour les canailles, dure et impitoyable pour les citoyens honnêtes qui se laissent prendre dans ses mailles. On y juge sans preuve réelle le plus souvent en parlant de l’intime conviction de plusieurs personnes qui bien souvent ont un jugement très faussé par leur immersion dans le bouillon judiciaire. Les procureurs et autres juges des parquets sont dans l’ensemble noyés dans leurs tâches, privilégiant les activités qui ne les regardent pas et oubliant le plus souvent celles qui relèvent de leurs compétences et de leurs décisions. L’absence de juridictions de proximité, élues par les diverses communautés et collectivités humaines qui pourraient, si elles existaient,  déblayer le terrain ; fait que toute la machinerie judiciaire est submergée par des tombereaux de dossiers inconsistants. L’application des codes civils et divers codes particuliers n’est pas assurée parce que le juge de paix n’y existe plus. Cette suppression a été réalisée par un ministre jacobin issu de la magistrature professionnelle dans le but de contrôler la justice locale à partir du ministère de la justice, comme on contrôle une armée en la fonctionnarisant. Ceci est la marque de l’état colonialiste partout où il s’installe, il détruit l’échelon judiciaire local réalisé par les plus avisés des citoyens. Le juge de paix, ce magistrat élu ou nommé par les indigènes est seul est apte à juger selon les us et coutumes locales. Un juge local ne juge pas selon les livres, et les textes qui lui sont indifférents. Il est l’arbitre impartial entre les parties qui s’affrontent.  Il connaît par cœur les coutumes et les gens du cru. Les lois sont souvent par nature immorales et servent les gens immoraux. Le juge de paix connaît bien les personnes qu’il juge et il fera place nette, la racaille ne triomphera plus autant ; comme elle le fait le plus souvent avec une juridiction administrée, et des juges venant de nulle part qui ne connaissent rien au terrain. Il faut bien considérer que la justice administrée d’en haut, n’est qu’un baillon pour les victimes, et surtout un instrument du colonialisme.
Prenons par exemple son action dans l’invasion du territoire par les migrants.
L’État fait semblant de faire la police aux frontières mais laisse presque tous les clandestins s’incruster. A peine dix pour cent du surplus des immigrants illégaux sont renvoyés chez eux. Et encore ceci traîne parfois des semaines et coûte fort cher au budget, autant que si on mettait les expulsés dans un hôtel grand standing.
De nombreux gangs se sont constitués qui contrôlent ces mouvements humains et manipulent l’opinion publique. Il y a vraiment une politique de dupes qui est jouée depuis des décennies. Cette invasion est organisée par des groupuscules cosmopolites haineux, des groupes occultes, et une frange de la classe des notables qui s’est emparée du pouvoir pour asservir le peuple. Elle est délibérément mise en œuvre pour détruire la structure de la société, la remplacer par celle d’un métissage « un melting pot » à la mode de Chicago, Caracas ou New York. Les parasites ont besoin que règne le désordre, leur ordre est celui qui s’exprime par le libre échange, et leur doctrine consiste à laisser faire le marché qui se régulera tout seul. Or tout le monde sait ce qu’il en coûte de laisser le marché diriger n’importe quoi et surtout l’économie, et il est naïf de penser que cette stratégie qui ne profite qu’aux forts et aux riches finira par atteindre et enrichir ceux qui n’ont rien à mettre sur le marché, ou qui ayant une production à y vendre se font dépouiller systématiquement par les exploiteurs et les usuriers. Le système brouille bien les cartes avec un maquillage socialisant, mais ce n’est qu’un masque et à chaque crise financière il tombe brutalement.
Le socialisme au lieu d’arranger les choses les complique toujours. Il se sert de la confusion créée pour tromper et arnaquer le peuple sans vergogne. Les notables socialistes forment la caste la plus rétrograde, ils sont les plus conservateurs et les plus niais. Quelque fois même on peut penser qu’ils croient à leurs discours issus de leur langue de bois. On leur fait crédit lorsqu’ils disent qu’il faut taxer les riches pour enrichir les pauvres. Or si il y a une chose de certaine c’est que ceci n’a jamais fait que le bonheur des usuriers qui attendent placidement qu’une crise détruise la fausse richesse donnée aux pauvres pour tout récupérer à moindre coût. Le socialisme spécule sur la connerie humaine, qui est un filon qui ne risque pas de s’épuiser.
Le socialisme est bâti sur la problématique de la chèvre, du loup et du choux. Il n’est qu’un exercice de filous. Il s’agit de faire croire aux prolétaires qu’ils sont les maîtres du jeu. Mais bien sûr on commence par dépouiller les indigènes de tous leurs biens ancestraux, et par distribuer ces biens à tout venant, de jeter toute la richesse nationale dans des entreprises fallacieuses dépourvues de sens. Le socialisme est ce qu’il y a de pire dans la structure de l’état. La suppression radicale de toute forme de socialisme est un préalable au développement de l’individu et de la société. Mais cette suppression passe nécessairement par une phase critique. Le socialisme gère très bien la faiblesse de quelques irréductibles asociaux parasites qu’il faut subventionner en augmentant la charge donc la faiblesse de toute la société. Il procède par étapes. Ligotant de plus en plus les indigènes qui s’activent ; à la fin tout le monde est englué par les subventions et les nécessaires combinaisons et interdictions qui s’y rattachent. La subvention des parasites augmente prodigieusement leur nombre et leurs méfaits qui ne sont plus considérés comme des fautes ; car les parasites sont des « pauvres victimes » ils n’ont pas d’emploi ou pas de capitaux, ou pas même de papiers…ils sont insolvables par nature. On leur demande juste de bien voter : socialiste…
Pour réaliser ce montage socialiste il est nécessaire de prôner la liberté, l’égalité sur toutes les couvertures des programmes qui ne sont que des mensonges bien ficelés. D’un ton assuré l’homme politique socialiste explique que tout est possible à condition de lui laisser le pouvoir de mettre en place ses foutaises. Et l’enfermement est toujours au bout du chemin. D’abord l’Etat met la main dans vos biens et vos valeurs, il s’en empare sans vergogne, les taxe autant qu’il est possible, et vous met en position telle qu’avoir quelque chose vous empêche d’avoir droit à tous les avantages sociaux si généreusement distribués à ceux qui assurent qu’ils n’ont rien.
Les prisons et les goulags sont pleins. Les citoyens ont perdu le sens commun et ne savent plus ce qu’est un travail bien fait, accompli avec sérénité, rémunéré correctement. Les parasites se sont multipliés et sont partout aux postes de commande. Lorsque la société quitte l’état socialiste, comme on l’a vu en Russie, lorsque l’ancienne structure soviétique des Républiques Socialistes Soviétiques (le signe U.R.S.S. ; CCCP en cyrillique , qualifiait l’empire multinational tsariste socialisé par les communistes) Le régime soviétique précité fut détruit par une révolution populaire récupérée par la nomenklatura et les hommes des services spéciaux. Ceci eu lieu aussi dans les anciennes Républiques Populaires Socialistes satellites de l’URSS. Alors, ce furent les fonctionnaires dirigeants des forces de répression (le KGB) qui s’emparèrent des richesses nationales bradées par l’Etat. Ces oligarques devinrent des milliardaires qui ensuite rançonnèrent l’État et la Nation. La doctrine communiste n’est pas morte malgré tout et beaucoup d’officines qui la propagent ont pignon sur rue et jouent dans l’arène politique un rôle non négligeable. Eux aussi fourvoient les indigènes pauvres en leur contant des histoires à dormir debout. Est il possible que l’état jacobin puisse se réformer sans bouleversement dramatique ? et peut il seulement se libérer radicalement du socialisme qui s’est incrusté partout dans la société ?  Car c’est bien de cela qu’il s’agit : il faut en finir avec les bons sentiments qui sont la base de la corruption de la société. La réponse actuelle est « non » assurément. Les socialistes ont le vent en poupe et continuent impunément leur travail de termites dans l’arbre national. Leur discours sont repris par tous les médias, ils sont toujours aussi arrogants et ignorants. Ils trustent les postes de commandement dans toutes les administrations. Ils dirigent les entités avec leur habitude constante de vouloir mettre du social partout, comme on met une couche de fard. Leur socialisme n’est qu’un décor très cher, qui ne masque même pas la réalité crue du dépérissement des couches sociales actives et productives accablées par des impôts insupportables.
Le pire étant que les charges sociales sont si élevées ici qu’on ne peut y produire que des choses très chères qui ne s’exportent pas. Donc la subvention est partout et elle pourrit tout. Les taxes servent surtout à engraisser une bande de parasites qui dirigent l’État et se servent directement dans les caisses. Les organisations sociales, les assurances obligatoires, les logements sociaux sont quasiment pillés par les migrants, alors même que les citoyens auxquels toutes ces facilités sont promises se trouvent évincés, les migrants étant prioritaires. Il est fait des quotas partout et les migrants ont toujours la meilleure part, on met aussi des flics partout pour vérifier que les migrants peuvent bien aller et venir partout et partout se comporter en colonialiste. Dans ce monde bizarre même les loups sont devenus des animaux protégés. Il faut être fou pour remettre des loups dans les pays qui vivaient fort bien sans leur présence, et c’est ce qui s’est produit pourtant…Les bergers et les moutons apprécient…ainsi est le socialisme inconséquent et criminel. Il préfère les loups aux moutons, et aux bergers…surtout si les loups sont étrangers bien sûr.
Tu me diras sans doute que le colonialiste est partout, comment peut on le reconnaître. Moi par exemple je ne me classe pas comme colonialiste, même si j’ai vécu et profité de la richesse de la société, je n’ai pas accaparé les biens des indigènes. Oui je suis étranger ici, mais pas colonialiste. Juste un passant. Je n’ai rien pris à aucun indigène. Je me suis comporté comme un étranger en pays étranger, et non comme un  colon en territoire conquis.
On reconnaît le colonialiste au fait qu’il arrive les mains vides et qu’il repart fortune faite, en ayant tout monopolisé et tout razzié. Ainsi est la vie en occident dans le melting pot européen né de l’hydre que l’on nomme Communauté Européenne, cet État monstrueux qui n’en est pas un, ce système du n’importe quoi et du n’importe comment.
Mais pour ce qui concerne le poste de travail des citoyens, ce qui est le minimum de la justice qu’un État doit à un de ses citoyen tout est laissé à l’abandon. Les dirigeants de ces États pensent que tout ceci se régule de soi même par le jeu du marché, et des guerres. Le socialisme qui a frappé les européens semble incurable. Ce mal pernicieux enrobé de bons sentiments, cette peste s’est tellement incrusté partout que rien de sérieux n’est possible et crédible. Un essaim bourdonnant de mandarins issus de l’administration et de la technocratie s’affaire sur le cadavre de l’Europe. Le tout est doublé d’un cortège d’hommes de loi, de légistes qui mettent en oeuvre le monstre socialisant. Tout ceci est le résultat de cette inconséquence, de cette stupidité pernicieuse qui consiste à vouloir prendre des revenus aux riches pour en donner aux pauvres, ce qui en théorie seulement est une bonne idée.  Il en est de même des retraites par répartition qui sont une escroquerie encore pire que celle des pensions qui a fait tant de  dégâts dans le passé. Là aussi ce système pernicieux ne profite qu’aux usuriers. Au lieu d’épargner leur retraite les producteurs de richesse la distribuent aux retraités, ces derniers consomment donc à crédit, et lorsqu’ils meurent ils ne laissent rien, ils n’ont pas capitalisé leur retraite. Le jeu est pernicieux parce qu’il va inévitablement vers un déséquilibre, et les usuriers en profitent, comme ils ont toujours profités des rentes.
Nous devons éviter cette idéologie et même la détruire partout où elle peut encore s’incruster et faire ses émules et ses victimes. Jouer au Robin des Bois en politique comme dans toute entreprise humaine n’est qu’un jeu de dupes, ceux qui manipulent les cartes et font le jeu, nous couillonnent et nous roulent dans la farine. Ils y trouvent des bons jobs et une tranquillité certaine étant des parasites établis de génération en génération ; comme les nobles de jadis maîtres du jeu de père en fils, ou au moins par leurs clans.
Ce qui importe, c’est bien le tout contraire. Au lieu de subventionner les prolétaires ou ceux qui se font passer pour tels, il convient de supprimer la pauvreté, et de faire tourner les élites qui s’incrustent aux postes de commande, donc de ne pas admettre la redistribution des revenus qui est une manœuvre de colonialiste. Il faut au contraire imposer la redistribution périodique du capital, pour qu’ils n’y ait plus d’inégalité trop ardue. Il convient donc de supprimer aussi les monopoles et leur déclinaison qui est le fief local. Il faut s’atteler à casser les trusts et leurs manigances doivent être combattues. Donner à chaque citoyen une part du gâteau, et non faire perdurer les grandes fortunes, tous les capitaux doivent être distribués aux citoyens. Les biens que l’Etat a volé au Peuple doivent lui être rendus. Le gouvernement n’a pas besoin de posséder la terre et les bâtiments qu’il qualifie de biens nationaux. Il stérilise tant de capitaux pour rien. Le privilège exorbitant de l’État qui dilapide par ses monopoles la richesse nationale doit être définitivement supprimé. Il faut aussi que régulièrement les grandes fortunes soient redistribuées et ceci ne se fera pas en laissant le marché et la libre concurrence faire le travail. Ceci nécessite un travail de sape que seule une loi sage peut mettre en place, il est temps de réguler les patrimoines, et même de le faire à l’échelle mondiale. Ce lit de Procuste qui dépossède ceux qui ont trop pour le distribuer équitablement à ceux qui y ont droit du fait que l’Etat colonialiste leur a volé ces terres et ces biens, qui peut l’entreprendre sérieusement dans la jungle des grandes Nations actuelles ?
Nous  sommes retournés à la case départ du jeu de l’oie du gouvernement des hommes par d’autres hommes. On y fait la promotion d’un système qui conforte la société des Seigneurs qui se servent sans compter et des Manants qui sont taillables et corvéables à merci.
Ainsi en est il de ce marché du travail qu’il faut d’urgence contrôler, organiser et bien sûr nationaliser. Et pour débuter il conviendrait que les postes de travail disponibles sur un territoire soient désormais distribués équitablement et en priorité aux indigènes de ce territoire. Car ceci est un préalable à la bonne marche de l’Etat. Ce sont ceux qui luttent contre cette idée simple et nécessaire qui sont les vrais ennemis du peuple. Il faut éliminer ces sangsues, ces parasites, ces suppôts du colonialisme et des gangs mafieux qui tirent leur richesse du colonialisme.
Qu’en est il actuellement du marché du travail ?
Les emplois sont distribués par les dirigeants des entreprises. Ils affectent à cette tâche des recruteurs sans conscience civique qui sont de simples opérateurs du marché. Les gestionnaires des ressources humaines, et les différents décideurs agissent selon leurs propres règles sans tenir compte de la réalité économique et sociale et du bien général de l’Etat. Ce qui doit s’imposer à l’avenir, c’est que les compétences soient développées en amont dans l’enseignement. Ceci doit être soutenu et dirigé par les dirigeants politiques et économiques. Pour tenir les emplois locaux, on forme des travailleurs et ces emplois sont réservés aux indigènes. Il est aussi nécessaire que ces emplois soient rémunérateurs et permettent non seulement de vivre décemment, mais aussi d’amasser un capital pendant toute sa vie pour transmettre cette richesse à ses héritiers. Or nous voyons bien que la situation actuelle est exactement l’ inverse. Les emplois conduisent à un stade où la collectivité sert une rente aux retraités en puisant dans la caisse des entreprises, et en taxant le salaire des actifs. On leur fait croire que payant la retraite des vieux ils assurent ainsi la leur, par répartition. Or ce système c’est le vieux piège de la rente. Il ne profite qu’aux usuriers qui détiennent et monopolisent la vraie richesse, les valeurs monétaires et les biens essentiels de la société. On voit bien que les retraites sont des rentes et qu’elles sont gagées sur des choses absurdes comme une redistribution intergénérationnelle. On oublie de croire et d’affirmer qu’une vie de travail doit aboutir pour chacun à la constitution d’un capital qui mis en valeur donne une retraite par les profits qu’ils génère. Et ce capital est distribué à chacun alors que la rente généralisée perturbe l’économie en détruisant les salaires des actifs, tout en n’assurant aux retraités aucun capital. La répartition équitable des actifs sociaux des entreprises privées et publiques de l’Etat devrait être la base de la réforme nécessaire. Il est faux et fou de vouloir que l’Etat possède toutes les entreprises, il est bien plus habile de donner à chaque famille un domaine capitalistique qui lui permette de vivre bien. Les prolétaires sont incapables de bien vivre, et surtout de devenir actifs économiquement, ils sont d’une passivité absolue, comment s’en débarrasser ? tout simplement en leur donnant un capital à défendre et augmenter. Il est nécessaire d’enrichir toute la société, pas de laisser un petit nombre de gangsters futés s’emparer de presque tout.
Ceci doit conduire à une autre politique, celle de la préservation. L’État ne se justifie jamais que par le fait qu’il protège les citoyens des invasions de toutes sortes, et actuellement les États européens font tout le contraire. Ils protègent les immigrés et laissent tomber les indigènes.
Nous voulons des réserves pour les indigènes. Nous voulons que les biens et les capitaux que l’État ou des monopolisateurs disposant des grosses fortunes se sont appropriés soient remis aux indigènes. Que ceux ci soient nantis de ces biens et que ce nantissement soit inaliénable. Il faut que ces biens en capitaux soient inaliénables pour que chaque citoyen puisse avoir de quoi à sa naissance et transmette par héritage ce qu’il lui vient de ses parents.  Car si ils ne sont pas inaliénables, alors comme toujours au bout de quelques temps les usuriers vont à nouveau s’emparer de tout ce qui a de la valeur, ne laissant aux manants que les miettes.
 Actuellement le marché du travail est tellement déséquilibré que ceux qui obtiennent ces emplois productifs de biens et richesses se trouvent dans la situation de tirer le diable par la queue tout en regardant les profiteurs du système économique se gaver et faire feu de tout bois. S’ils se rebellent contre cet état de fait, une politique de grands travaux est généralement décidée pour produire des biens publics et des infrastructures. Mais comme elle est concentrée sur les zones urbaines ceci ouvre plus grand encore les vannes de l’immigration, il en résulte que les citoyens du cru se font déposséder de leur emploi en fin de course, puis on les oblige à vivre sans sécurité. Leurs quartiers deviennent des ghettos. Il n’y a plus sécurité de l’emploi, il n’ont plus droit aux logements sociaux monopolisés par les immigrants,  même et surtout par les migrantes illégaux. Pour finir, après leur avoir fait le coup du travail en miettes, qui est encadrés par des sociétés d’intérim, après leur avoir imposé des cadences infernales ou des horaires absurdes, on dit, on démontre qu’ils sont trop chers et on délocalise finalement toute la production laissant même les immigrés qu’on a introduit dans la place sans emploi. Et c’est encore ceux qui travaillent qui paient l’addition, car ces chômeurs sont indemnisés. On ne leur trouve pas un travail à réaliser, non on leur donne une prime pour qu’ils ne travaillent pas.
C’est vraiment n’importe quoi !
Les hommes politiques à tous les niveaux n’ont ici aucun honneur et se fichent totalement des emplois, des logements et du niveau de vie de leurs citoyens. Ils sont généralement trop bien payés pour ce qu’il font. Tous pensent que les chômeurs sont des fainéants, que ceux qui ont de faibles revenus sont des crétins incapables de réussir des études. Que c’est bon le socialisme qui permet de faire perdurer ce système stupide.
Il n’y aurait pas un seul électeur socialiste si chacun avait une part de la richesse nationale, un travail régulier, qui représente une vraie valeur ajoutée pour la société.
La politique est l’art de tromper les électeurs par tous les moyens possibles. Et dans cet art si particulier les plus grosses ficelles sont celles qui marchent le mieux. Le slogan le plus inconcevable marche. La politique n’est qu’un jeu de dupes.
Par bonheur il y a toujours quand même le minimum qui se fait quoi qu’on fasse par la force des choses et contre les pires des démons qui s ‘agitent toujours pour détruire toute forme de réforme qui peut amener un réel progrès. Bien sûr ceci suppose qu’une partie de la société respecte les règles et travaille. Et aussi qu’un homme de bien décide et que Dieu, la Personne suprême l’assiste de ses conseils et de son aide. L’homme providentiel est toujours nécessaire en politique. Ce qui est étrange c’est qu’il puisse encore y avoir de  temps en temps , un homme politique qui surgit du néant qui est la règle dans la jungle politique, qui soit capable d’être providentiel après avoir passé par les différentes étapes qui mènent au sommet des partis, puis à la direction des Etats. Les voyous les plus cyniques sont nettement plus avantagés dans cette marche forcenée qui consiste à confisquer le pouvoir, ceux qui ont un peu de conscience et de grandeur d’âme se font barrer et rembarrer. Ainsi peut on dire que le métier d’homme politique est sans doute ce qu’il y a de plus absurde généralement. Du moins dans le régime qu’on nomme démocratique libéral qui repose sur le parlementarisme, qui ne peut s’installer et prospérer que dans les Etats anciens riches et sclérosés. N’importe quelle entreprise privée qui serait gérée comme un état démocratique l’est généralement en période de croisière ferait faillite très rapidement. On peut s’étonner que les Etats ne fassent pas faillite en faisant tout ce qu’il faut pour. C’est la grande contradiction que nous voyons tous les jours. La richesse est mal partagée, mais finalement lorsque le dirigeant de l’Etat se trompe se sont toujours les plus faibles revenus qui trinquent, et qui sont taxés pour réparer les pots cassés. Par nature les sans revenus fixes sont détaxés. Il serait normal qu’ils paient aussi leur écot et même qu’ils soient surtaxés car le bilan fiscal doit inciter les personnes à avoir des revenus fixes pas à être des mendiants. Les sans revenus fixes vivent de la générosité publique. Ils profitent de leur situation et la maintienne tant qu’elle rapporte un revenu fixe d’allocations et d’avantages exorbitants qui leurs sont accordés. Mais qui aura le courage de combattre la misère et de la dissuader, au lieu de la subventionner ? Nous savons tous pourtant que ceci produit un grave déficit et active les dysfonctionnements de la société. Les prolétaires forment une classe parasite parce qu’ils sont confinés dans cette position de pauvres par des subventions et des attentions sociales. Le socialisme au lieu de libérer les prolétaires de leur condition de pauvres, les y confine, et ses mesures visent en fait à rendre tous les hommes prolétaires, donc contrôlables, car c’est la Puissance Publique qui accorde les privilèges, et qui décide des choix. Celui qui possède des biens et des revenus capitalistes peut voir venir, et choisit ce qu’il veut, il ne se fait pas imposer ses choix par l’Etat. Il faudrait aussi diminuer les grandes fortunes, sans dissuader les entrepreneurs de créer de la richesse. Souvent la grande richesse nécessite qu’il y ait une masse de prolétaires pour la créer et la conserver. Les usuriers volent impunément la richesse de leurs clients, et presque toutes les transactions commerciales sont impactées par les gangs d’usuriers qui à un moment donné prennent leur marge. Plus leur client est prolétaire et  plus cette marge est importante. Et à la fin ce sont les usuriers qui agissent s’emparant des biens, avec l’aide de la justice ils rançonnent les gens qui sont entrés dans leur boutique un jour et ont pris l’appât qu’ils leurs ont donné, comme le poisson mort à l’hameçon.
L’accroissement des gros patrimoines et de leurs revenus est directement proportionnel aux tares du système qui les maintient. Bien sûr je n’ai pas la finesse d’esprit des Européens pour apprécier et comprendre cette absurdité. On me disait souvent que nos castes étaient bien singulières, mais là je crois que la singularité vient du fait que la Nation toute entière est engluée dans les mauvaises lois. Trop de lois inconsistantes. Trop de défauts dans la prise de décisions. Trop de gens qui se mêlent de politique en fait. Pourquoi faut il prés de mille parlementaires pour mettre en œuvre des lois ? On peut diviser ce nombre par dix au moins. Et les bonnes lois pourquoi faut il les réformer sans cesse, n’est il pas plus simple de supprimer les mauvaises lois. Le monde politique est par définition absurde. Il se complait dans un affrontement stérile entre la majorité et l’opposition. Ce ne sont que des mots bien sûr, mais ceci finit par brouiller les cartes et l’électeur ne sait plus bien ce qui est bon pour lui. La rhétorique stupide ne lutte jamais pour un assainissement de la loi et des finances publiques minimales et bien administrées. Elle produit le trouble et occasionne de graves pertes budgétaires. Il faut nettoyer tout ceci.
Il y a trop de monde pour décider avec intelligence de quoi que ce soit ! Trop de lois aussi qui ne servent qu’à mystifier l’opinion publique.
Ca fait du bien d’exprimer enfin ce qui ne peut se dire sur un forum. On réprime ce type de réflexion partout, ce qui est un grand mystère pour moi, car il s’agit d’ une société qui a cassé toutes ses règles morales au nom de la liberté de penser et d’agir à sa guise. Les gens d’ici ont leurs vaches sacrées et leurs tabous et ces derniers sont évités dans la langue de bois qui fleurit partout. Même les bébés sont conditionnés dés le jardin d’enfants à dire les choses de cette manière absurde, il y a des mots sales qu’il ne faut pas prononcer. Le politiquement correct est devenu tellement abscons qu’on a l’impression d’entendre à chaque fois qu’un orateur devrait dire quelque chose d’important les mêmes mensonges, le même disque rayé qui tourne, les mêmes conneries qui sont débitées à tour de phrases ampoulées, avec des flashs  et des slogans pernicieux destinés à masquer la vérité , qui expriment quand même par de petits indices de clairvoyance que l’on se fiche de vous, parler vrai en langue de bois,  c’est juste pour épater la galerie. La langue de bois est le langage politique par excellence.
Orwell dans son livre « 1984 » l’appelle « novlangue », je  l’appellerai plutôt softlangue,  c’est l’idiome des truqueurs, des pharisiens, des sophistes ; c’est le langage de l’oppression.
Il y a toujours un prétendu philosophe qui crée cette oppression en montant un système de mots et d’idées qui ne repose que sur le vent de l’esprit, pas sur les actes et les réalités concrètes.  Comme Marx par exemple. Ensuite la racaille politicienne s’en empare et en fait un dogme et l’entoure de tabous, et assure ainsi sa toute puissance.
La police des mots est la pire oppression qui s’exerce. Dans ce pays on a jugé un homme politique qui avait dit que le « soit disant génocide des juifs » n’était qu’un « détail » de l’histoire. Il a dit une chose parfaitement vraie, et démontrable, évidente même, on lui en a fait grief comme s’il avait fait un crime inexpiable; la liberté de penser et de parler est essentielle ; mais si une faction peut la limiter dictatorialement elle montre sa force et  ainsi fait peur à toute la population. C’est une grande honte pour un Peuple de se laisser châtrer ses pensées et ses actes. Ceci n’est pas ce qu’on attend des êtres libres, c’est être esclave que d’accepter qu’un homme public, un représentant politique, même si on ne partage pas ses idées, soit harcelé par la canaille et la racaille, parce qu’il exprime des choses justes et justifiables. Cet exemple montre jusqu’à quel point ce Pays est haïssable, car les indigènes et les non juifs qui sont quand même la majorité écrasante ne se sont pas révoltés contre l’oppression publique dont ce député du Peuple a été l’objet. C’ est une chose très lamentable même pour les juifs normaux qui ne veulent pas eux paraître comme des oppresseurs. La police des mots quelle horreur ! Et on a trouvé des juges assez lâches et méprisables pour condamner cet innocent. Ainsi les juifs ont montré leur pouvoir absolu de contrôle des mots qui peuvent se dire sur l’arène politique. Ils ont posé leurs règles. Et tout le système a construit sur cette oppression.
La vérité n’est jamais dite en politique, c’est une chose sérieuse la politique, on n’y fait pas de vraie révolution, on maintient le système en place coûte que coûte.
Je suis sûr que tu as deviné. Je vivais alors dans la dernière région du socialisme réel, la dernière république populaire soviétique, en Francie, au vingt et unième siècle chrétien, du côté de la frontière avec l’Italia. Région qui borde la mer du sud. Je me suis souvent demandé comment, et pourquoi on avait nommé cette mare d’eau glauque Méditerranée, et ma réponse a toujours été assez absurde et abrupte. Elle se résume en deux mots qui font référence aux excréments et aux dangers qui nous guettent lorsqu’on se trouve dans la situation de recevoir ce qu’on ne veut à aucun prix. (merde et terreur). D’ici est venue la civilisation dit on dans les officines qui concoctent les manuels scolaires avec une histoire totalement falsifiée et inventée pour justifier l’injustifiable. Quelle civilisation ? Les mots sont dérisoires qui conduisent à notre déchéance. Nous avons été tous colonisés par des peuples venus de ce rivage si bleu, de cette plaine liquide pareille à un désert bleu qui tisse ses vagues jour après jour, et roule ses galets sur le rivage. Ici débarquèrent nos étranges et déconcertants maîtres à penser et à formater nos consciences et nos âmes. Les Romains il y a vingt siècles et à présent tous nos nouveaux citoyens  que les vrais humains civilisés ne voulaient pas même côtoyer lorsqu’ils étaient les maîtres dans les colonies et qu’ils y trafiquaient en développant les échanges et la production locale pour le bénéfice exclusif de quelques familles d’usuriers et de possédants.
J’en termine avec ma rancœur et mon délire concernant cette grande Nation du temps des Rois capétiens , devenue si petite et si mesquine, tellement incapable de sortir de son cercle vicieux fatal dans lequel elle s’enferme, ce socialisme absurde, et débilitant.
Donc, j’allais au gré des flots, vers le soleil couchant, vers le détroit qui débouche sur le grand océan Atlantique, au delà des piliers d’Hercule, qui se nomme aujourd’hui Gibraltar, et que l’Anglais tient toujours avec sa hargne de pitbull et son sans gène de colonialiste sans scrupule. La perfide Albion s’y incruste et  y applique une rigoureuse justice régentée par la plus implacable des morales politicienne, comme ils firent en Inde jadis. J’allais donc vers la Mer des Sargasses, mais d’abord vers le débouché de cette mer pot de chambre de l’Asie, l’Afrique et l’Europe ;  lorsqu’une tempête monstrueuse se leva du fond de l’océan. Je faillis perdre la vie emporté par les vagues lorsque mon bateau se brisa comme une coquille de noix écrasée par un marteau pilon. Je fus sauvé par ma combinaison de plongée qui me maintint à la surface et par une bande de dauphins qui croisaient dans les parages qui me poussèrent à la côte pendant toute une journée tout en jouant autour de moi. Je marchais longuement sur le sable de la plage  que j’atteignis alors et me retrouvais dans des dunes couvertes d’une vague végétation d’herbes coriaces et d’épineux. Epuisé, je me couchais dans le sable et je tombais dans un profond sommeil.
A mon réveil, alors que je percevais les premières lueurs rougeoyantes de l’aube, je me trouvais devant un groupe d’individus qui pointaient des armes dans ma direction. L’homme de pointe qui portait une casquette et des lunettes de soleil malgré l’obscurité, tenait un revolver. Il m’intima, en anglais, puis en arabe, l’ordre de me lever immédiatement, en levant les mains et sans geste brusque.
Je me gardais bien de bouger et de faire comme si j’avais compris. Il reprit donc en français ; et je me levais comme il le souhaitait.
Je comptais cinq humains disposés autour de moi dont deux me visaient avec leur arme. Ils étaient masqués par des cagoules noires, vêtus comme des soldats de tenues de combat bariolées, avec une casquette sur les yeux. Deux énormes chiens muselés ; étrangement silencieux les accompagnaient. Leur armement comportait des fusils automatiques, une arbalète et des armes de poing. Deux soldats portaient aussi une sorte de sabre sur le dos du côté droit à la mode japonaise, les autres avaient un grand poignard commando sur la cuisse ou sur la jambe. Tous étaient équipés de sacs à dos volumineux, et de gilet pare balle.  Ils faisait alors encore presque nuit, une lune verdâtre éclairait le paysage, pendant qu’on discernait à l’horizon les premières lueurs mauves et rougeoyantes de l’aube. Ces combattants ne semblaient pas être des personnes réelles, leur peau marbrée de maquillages verdâtres et noirâtres les faisaient paraître comme des zombies.
Il s’agissait d’un de ces commandos chargé des plus basse besognes, dont celle de capturer ou d’éliminer les intrus humains s’aventurant sur le domaine de la Principauté d’Utopia. J’avais été déposé sur la côte orientale de ce pays, prés de la passe des flamants. Là où ces oiseaux viennent chaque année se reproduire au milieu du grand étang de Vaccarès, qui subsiste malgré tous les aménagements de la côte. Là se trouve un monde nouveau imaginé par une poignée d’irréductibles qui s’y sont enfermés pour se protéger de la civilisation actuelle et pour construire une société parfaite ; bien sûr ce n’est pas vraiment le cas non plus, ici ainsi qu’ailleurs, il y a beaucoup de choses qui sont ratées. Les Utopiens vivent assez bien toutefois et semble t’il à l’abri des désordres qui sont la cause des guerres civiles européennes où les milices et les armées nationales s’affrontent au milieu des populations dans des escarmouches incessantes.
Utopia existe depuis cinq décennies. Son indépendance a été obtenue par un référendum et une cruelle guerre de sécession qui suivit. Un Prince la dirige et son régime est démocratique.
Beaucoup de gens ignorent encore son existence, elle n’est pas vraiment accessible à tous, tous ceux qui ne sont pas capables de comprendre et d’accepter ses lois n’y sont pas les bien venus. C’est une Principauté qui a des fondements religieux, militaires et politiques très complexes. Tout le monde y est à la fois libre tant qu’il respecte la loi et prisonnier de la raison d’Etat. La raison d’Etat s’impose aux Utopiens, sa constance est la lutte contre les ennemis, cette doctrine qui s’apparente à une chasse aux sorcières bien organisée, est aussi le conditionnement qui fait de ces humains des êtres sans peur, efficaces dans l’action, ne prenant pas le temps de jouer à des jeux sans intérêt.  Cette Patrie est le domaine de l’excellence, dans tous les secteurs,  elle force au respect, car c’est le seul monde qui lutte contre l’absurdité de notre civilisation actuelle pourrissante.
Il y a des millions d’années les rivières qui viennent des montagnes lointaines que sont , les Alpes, le Massif Central, le Jura, les Vosges ont déposé des alluvions sur ce vaste plateau marin, ce qui en a fait une sorte de lagune très vaste. Le fleuve Rhône draine toutes ces eaux. Il a formé un gigantesque delta lorsque ses alluvions allaient encore jusqu’à la mer. A présent il est tellement canalisé que les alluvions sont arrêtées aux barrages et que la mer mange sans cesse les rivages . Ce domaine a été longtemps une terre de moustiques et même de malaria,  zone d’élevage de chevaux et de bovins. Les arbres y étaient dans les temps anciens rares. Maintenant encore les seules grandes plantes des zones naturelles sont les divers roseaux et les joncs. Il s’y est constituées d’immenses lagunes d’eau saumâtres. Partout le sel qui vient de la mer et qui imprègne le sol rend la terre stérile. Cette zone fut considérée toujours comme un lieu inhabitable, la malaria décimait les populations et seuls quelques indigènes y vivaient, fort bien d’ailleurs de l’élevage, de la chasse et de la pèche. De grands marais salants s’y étaient installés aussi.  Après le grand cataclysme de la dernière guerre contre le terrorisme qui vit la création des différentes principautés islamiques dans les banlieues des grandes villes européennes, un certain nombre de combattants des enclaves chrétiennes martyrisées par les attentats odieux et les tueries des terroristes d’Al Quaïda quittèrent la grande métropole phocéenne proche pour ériger ici une zone de sécurité pour les générations à venir et installer une base de reconquête des territoires perdus. Et c’est là que j’allais être le prisonnier.
La brutalité est généralement utilisée lors des arrestations. J’eus donc à subir quelques coups de pieds bien dirigés visant à me mettre hors d’état de nuire. Ceci bien que je ne fasse pas même mine de me révolter, mais mes mains n’étaient pas visibles. Cette correction cessa lorsqu’ils virent que je n’avais aucune envie de me battre. Ma combinaison de plongée faisait de moi un espion probable.
On m’attacha les mains dans le dos avec une sorte de lacet en plastique, et on mis aussi une sorte d’entrave identique  à mes chevilles, je fus ensuite conduit jusqu’à un point de ralliement situé au milieu des étangs par un seul gardien qui me hissa en travers de la selle d’un cheval blanc, il me jeta à terre sans ménagement et disparut aussitôt au grand galop. Je fus alors confronté à d’autres prisonniers qui pour la plus part étaient des étrangers qui étaient là depuis des mois. Nous n’avions pas le droit d’échanger des paroles, nous devions boire l’eau croupie d’une citerne et notre nourriture était constituée de grains de blé et de riz pour l’essentiel à nous d’en faire quelque aliment consommable, mais nous n’avions aucun récipient adapté pour les cuire.
Le métal était prohibé dans le camp de concentration. Les repas cuisaient dans des marmites de terre cuite produites localement. Lorsque qu’un trouble avait lieu ces poteries étaient régulièrement brisées en représailles par nos gardiens. On cuisait alors quelque temps les aliments dans des trous creusés dans la terre, avec des pierres chauffées.
Nous y vivions en plein air sans aucun abri en maçonnerie. Le camp était entouré d’un ensemble de clôtures très dissuasives avec des barbelés, des grillages et des canaux hérissés de pieux. Il a la forme d’un octogone d’un kilomètre environ de diamètre, une sorte de carré dont on a coupé les pointes. Les soldats le nomment entre eux le centre de tri. Il leur permet de tenir leurs prisonniers à discrétion et surtout de bien les conditionner pour les mettre en mesure de révéler leurs secrets. La vie ou la mort dépendent de ces révélations et ceci « qui n’est jamais dit » est toujours présent à l’esprit des captifs. Ceux qui ne savent pas écrire vont se confesser oralement aux bornes interactives qui sont mises à leur disposition. Les gardiens sont loin et n’interviennent jamais dans la vie de ce camp de concentration. Leur seul rôle consiste à chasser les fugitifs et à les blesser ou les tuer lorsqu’ils portent des armes ou en ont fait usage. Les différentes livraisons de détenus, de boisson et de nourriture sont faites par des détenus eux mêmes à partir d’une zone de sas. Les détenus sont dirigés par des responsables nommés par les gardiens.  Ces kapos  tiennent tous les rôles administratifs et politiques du camp et distribuent aussi les tâches. Les toilettes disponibles sont de simples fosses que l’on rebouche au fur et à mesure en couvrant les excréments de terre, on se sert ensuite de ces déjections lorsqu’elles sont compostées comme engrais. Les différents outils de terrassement et de jardinage sont considérées ici comme des armes possibles et sont donc strictement contrôlées.  Les prisonniers construisent des abris pour se protéger des éléments en tressant des roseaux et des joncs et en levant des murs de terre. Aucune toile ne leur est donnée pour se protéger du soleil. Ils se couvent d’argile, de graisse et de boue pour ne pas être brûlés par le rayonnement. Si quelqu’un commence à donner des ordres et à organiser la vie du camp pour le rendre plus confortable, il disparaît bientôt lors d’une visite nocturne des gardiens. Ceux ci sont accompagné de leurs chiens et quelquefois le prisonnier qui essaie de bien diriger le camp de concentration est dévoré vivant par ces molosses. On voit aussi parfois leur cadavre dans les fosses à déjection. Quelquefois leur tête décapitée est plantée sur une perche dressée là où siégeait le conseil des prisonniers. Les cadavres de ceux qui meurent dans ce camp sont mis sur un charnier  et des vautours viennent nettoyer leurs os. Les vautours sont ici légions, ils  tournoient souvent dans le ciel, leur lieu de repos étant sur de vastes tours d’acier, de béton et de verre, couvertes de végétation situées à l’est, qu’on voit à l’horizon. Là se trouvent les nids des rapaces. Ces tours forment l’agglomération des Aires.
Au loin au nord ouest, on distingue les murs roses de la grande cité d’Utopia , on l’appelle la cité « des Murailles ». Le soleil levant éclaire ces murs comme une vaste falaise sanglante. La propagande officielle nomme cette construction paradoxale la Nouvelle Jérusalem, capitale éternelle du peuple d’Utopie.
Cette cité est entourée complètement d’une vaste muraille d’une vingtaine de mètres de hauteur.  Au sommet de cette muraille on trouve une vaste terrasse continue qui est aussi un chemin de ronde.  Des installations militaires y sont construites dans le but de tenir sous le feu les assaillants. Que ceux-ci essaient d’escalader la muraille de la ville ou qu’ils soient parvenus sur son sommet. Construite en béton, cette enceinte est aussi le mur extérieur des habitations de la cité.  Une forteresse difficile à protéger car son pourtour fait plusieurs kilomètres. Des colonies distinctes se sont établies sur son tracé et peu à peu par des constructions ont réuni les différentes cellules entre elles. Derrière cette muraille infranchissable formée de cellules rectangulaires mises l’une à côté de l’autre et interchangeables, il y a un vaste espace qui est la zone sacrée de cette Nation, celle que les étrangers ne doivent jamais fouler. Ici seuls les membres de la communauté des élus, des citoyens initiés,  sont admis et généralement ils y vivent aussi proche qu’on peut l’être de l’état de nature et pratiquent le naturisme le plus rigoureux comme nos fakirs qui vivent nus. Le climat assez froid en hiver limite toutefois cette nudité à l’été. C’est aussi la zone de leurs jardins et des serres collectives qui permettent de vivre un éternel printemps ou un été agréable alors que partout ailleurs le vent souffle et que le froid s’installe. Cette ville est entièrement entourée d’un canal. A quelque distance des murs aux alentours se trouvent les différents ghettos faits de grands blocs d’habitations espacés, situés au milieu d’un capharnaüm de bâtisses de tous les styles, comme en en voit dans toutes les favelas et zones  industrielles du monde . De grandes éoliennes sont plantées dans la campagne à des espacements régulier, elles permettent d’utiliser la force des vents si favorable dans cette région à cette exploitation. Elles se trouvent en batterie dans toutes les directions de l’espace fournissant l’énergie nécessaires aux pompes qui assèchent ou irriguent les champs, remplissant aussi les réservoirs d’eau de mer qui servent à la production de sel et à l ‘élevage des animaux marins. Le soleil est utilisé pour la grande partie de l’énergie nécessaire, des capteurs solaires sont installés partout intégrés dans toutes les constructions, souvent de grande taille ils sont fait de modules simplement assemblés par jonction d’éléments plus petits.. Enfin la cité dispose de plusieurs centrales nucléaires situées profondément dans son sous-sol. Les usines sont situées pour l’essentiel dans de vastes constructions souterraines, et elles n’ont pas d’équivalent dans le monde étant pour l’essentiel destinées à produire de l’armement. La principauté dispose aussi d’un complexe de production situé sur l’océan, dans le domaine maritime qu’elle s’est acquise par ses travaux d’endiguement. Une vaste digue a d’abord isolé un bras de mer puis cette zone à été mise en exploitation. D’abord pour l’élevage en lagune. Puis entre les parcelles se sont constituées des rizières et des champs vite recouverts de serres qui produisent des légumes et des fruits toute l’année. Les bassins d’élevage marins sont entretenus avec soin, ils regorgent de coquillages, crustacés et poissons délicieux. L’eau de mer des élevages est pompée au large à grande profondeur, elle est ensuite stockée dans de grands bassins situés en hauteur sur les digues d’où elle est distribuée à toutes les exploitations qui en ont besoin, une fois cette eau marine devenue trop salée pour l’élevage des animaux et des plantes par le fait de l’évaporation, elle est alors stockée dans un vaste complexe qui lui donne un nouveau usage. Par évaporation elle y est transformée en eau douce et en sel. L’eau douce est produite par la condensation de la vapeur produite par le refroidissement de murs qui absorbent la chaleur produite par le rayonnement solaire, cette condensation produisant aussi de l’énergie, cette eau douce très pure, distillée est stockée dans de vastes réservoirs situés sous la citée qui est littéralement construite sur l’eau. Cette réalisation permet de protéger les zones de vie aussi puisque lorsqu’il y a débordement des digues qui entourent le pays, jamais la plus haute quantité d’eau ne sera en mesure d’atteindre les zones de vie. Tout le bas des habitations est aussi destiné à stocker l’eau potable. Pour ce faire plusieurs matériaux sont utilisés des bétons très denses pour les poutrages et les enveloppes externes destinées à contenir les forces de pression, des caoutchoucs pour les joints, des matériaux plastiques pérennes et d’autres à base de résines sur des fibres de verre, des argiles bien sûr pour les grandes étendues, et surtout le classique agglomérat de sable, gravier et bitume et de goudrons divers que l’on nomme partout macadam. On peut se demander pourquoi on a tant fait cas de l’eau distillée alors que le Rhône apporte une eau toujours assez abondante. Or il se trouve que l’eau de ce fleuve est très polluée et que son usage est restreint à certaines cultures seulement qui fixent les polluants.
Les serres sont arrosées avec de l’eau chargé d’engrais. Elles sont chauffées l’hiver. Les ingénieurs locaux ont mis au point de grandes unités de chauffe avec tous les moyens disponibles localement et toutes les énergies les plus propices. Il est utilisé toutes les sources d’énergie récupérables. Ces complexes qui sont d’immenses salles de four permettent la fusion des argiles pour réaliser des briques et diverses poteries de première qualité, des verres feuilletés pour les vitrage très résistants intégrant des feuilles plastiques , des tissus de verre, des ciments performants, et tout ceci de manière très économique. Vu les immenses besoins de la cité dans ces matériaux de base ces fours gigantesques qui sont continuellement en activité sont aussi une source de richesses car ils servent régulièrement à la cuisson des  céramiques et des porcelaines les plus fines qui sont vendues dans le monde entier. La chaleur résiduelle de ces fours n’est pas perdue et sert à chauffer les serres et les logements l’hiver. La cité produit aussi de l’azote liquide et de l’oxygène en grande quantité. A partir de l’eau de l’hydrogène est aussi produite avec les surplus d’électricité. Cette activité est stratégique considérée comme le fondement de la suprématie de la Principauté. L’hydrogène produit avec les surplus énergétiques disponibles est aussi généralement liquéfié, le centre de production est le plus important de l’occident, un réseau de pipeline permet de distribuer aux différentes industrie les différents gaz produits. Des fours spéciaux permettent d’obtenir des réductions de minéraux comme des affinages. Les métaux proviennent de tous les récupérateurs, une des spécialités des entreprises de cette Nation implantées partout dans le monde. Il y a aussi des minerais de bonne qualité en provenance du monde entier. Les divers aciers et métaux qui y sont aussi fondus permettent à la cité de voir venir même lorsque le commerce international est en mauvaise posture du fait des guerres continuelles qui se livrent sur les océans et qui conduisent à la destruction progressive de notre civilisation moribonde.
La direction du pays est assurée  par un Prince assisté d’un conseil et de plusieurs ministres selon les besoins du moment. Il n’y a pas d’encombrants fonctionnaires qui bloquent toutes les décisions nécessaires avec leurs affaires compartimentées. Ici un domaine des affaires publiques nommé par un numéro recouvre tous les moyens nécessaires pour la réalisation d’un projet donné. Une fois ce projet abouti, le domaine n’existe plus, tous les éléments qui ont fourni le moule sont démontés et sont reconfigurés sur d’autres projets. Toute l’organisation est prévue pour réaliser un développement durable, sans gaspillage de ressources. Et tout ce qui peut être sous-traité à meilleurs prix l’est. Le mot d’ordre de l’administration  est la rapidité et son souci constant la qualité maximale de chaque élément constitutif. Son objectif constant est d’éviter que des fonctionnaires s’emparent des volants de commande, et viennent perturber l’ordre naturel des choses. Les promoteurs des entreprises sont souvent des étrangers, qui sont vus avec un certain respect tant qu’ils se tiennent à la lisière de la cité et n’essaient pas d’y jouer un rôle politique. Ces métèques sont tous riches avant de venir s’installer ici. Ils y trouvent tout ce dont ils ont besoin et surtout la sécurité pour eux et leurs biens ce qui est si difficile à obtenir à un prix modique pour eux partout ailleurs dans le monde, sauf pour une poignée de dirigeants qui sont entourés par des gardes du corps puissamment armés et qui vivent dans des voitures blindées. Ici on ne leur demande que le minimum d’impôt, le même pourcentage qu’on demande aux citoyens, ni plus ni moins, certains ont même voulu obtenir la nationalité locale, alors même qu’elle les oblige à être au service de l’État de manière absolue, et à refuser toute autre nationalité, donc à répudier celle de leurs parents. Ce qui n’est pas si simple et qui les fait toujours refuser finalement le cadeau après un essai de quelques mois. Les enfants des étrangers riches fuient généralement la principauté car n’ayant pas les qualités de leurs parents ils ne sont utiles à rien de sérieux, ils n’y trouvent donc aucun travail, et sont relégués dans les zones frontières pour servir de travailleurs occasionnels sur les différents chantiers des zones en chantier. Ce qui bien sûr ne leur convient pas.
Utopia est sorti d’un désert, c’est aujourd’hui une immense cité qui compte prés d’un million  de citoyens. Il naît plus de cinquante mille enfants chaque année, et les citoyens qui émigrent forment une vaste diaspora de plusieurs centaines de milliers de citoyens très actifs. Ils n’oublient pas leur mère patrie et forment partout des colonies sur les bases de la colonie mère, reprenant ce que firent les grands peuples de l’antiquité, les Grecs surtout qui diffusèrent leur civilisation.
Cette terre ancienne qu’ils nommait alors, «  la Kamarg »  était un désert avant leur arrivée. Ils en ont fait un phare à présent qui brille pour toute l’humanité. Une de leur particularité est la langue qu’ils utilisent dans leur gouvernement et dans leur administration qui est l’anglais. Chaque citoyen a la connaissance de cette langue et aussi de plusieurs autres langues vivantes ou mortes, comme le Français qui est peu pratiqué toutefois, beaucoup moins que le mandarin, le grec, le latin et l’espagnol. Les étrangers eux aussi sont forcés de connaître cette langue anglaise, si ils n’ont pas de notions suffisantes lors de leur audition d’arrivée, ils sont expulsés immédiatement. L’aéroport construit sur la mer jouxte aussi la zone de fret du port, les touristes et autres arrivants sont pris en charge par un comité d’accueil qui leur fournit un laisser passer après les avoir quasiment autopsiés et surtout fichés. Ce laisser passer unique qui a la forme d’une carte de crédit leur permet de se faire reconnaître et de passer toutes les barrières qui sont établies partout sur toutes les voies de communication. Les communications de tout le monde sont contrôlées bien sûr et il ne faut pas y voir de mal. La sécurité de tous repose sur le contrôle continuel de tous par tous. Chaque citoyen est un contre espion formé à débusquer les agents ennemis. Les étrangers qui se livrent à des fantaisies qui laissent penser qu’ils sont des espions ou des journalistes sont immédiatement reconduits à la frontière, et quelque fois exécutés immédiatement, lorsqu’ils sont pris la main dans le sac avec des informations classées sensibles. Ici tout est considéré comme sensible, donc prudence. Les journalistes sont très mal vus, la plus part de ceux qui sont pris en train de fouiller dans les poubelles ou de ramasser des documents compromettants sont simplement exécutés d’une balle dans la tête sans autre forme de procès. On leur laisse une seule chance de s’en sortir, leur retournement et leur soumission aux services de sécurité chargés de la propagande. La plus part sont paraît il confiants dans leur  carte de journaliste qui doit les protéger et donc ils refusent de bonne foi et sont alors abattus comme des chiens. Curieusement ils sont aussi le plus souvent pendus au gibet qui se trouve bien en vue des différents ghettos des étrangers et métèques, où de grands corbeaux viennent les décharner et s’en repaître. Les vautours eux attendent qu’ils soient jetés sur les charniers. La place dévolue à ce cimetière est nommée la Moucherie, les mouches y sont très nombreuses, surtout les grosses bleues et les vertes, qui s’élèvent parfois dans le ciel comme des essaims. Passer dans cette zone lorsqu’un brouillard sévit est une épreuve angoissante, car les fantômes des morts sont encore présents. Des vautours brisent les os en les jetant sur des roches qu’on a installé dans ce but, et c’est toute la journée une noria incessante.
Parfois on nettoie le terrain des monceaux d’os restant, il sont broyés et servent d’engrais dans les champs, surtout dans les vignes à ce qu’on m’a assuré.
Chère Kali je vais me coucher maintenant il est tard et ici nous ne veillons pas devant des écrans, nous travaillons autant qu’il est possible de le faire tous les jours à la lueur du jour ou dans les usines. Nous avons aussi le temps bien sûr d’avoir d’autres activités qui sont considérées partout ailleurs comme des travaux et qui ici sont des loisirs. Car il ne viendrait pas à l’esprit d’un citoyen de se laisser aller à pratiquer une activité qu’il ne trouve pas plaisante et instructive. Le savoir est ici partagé par l’ensemble de la population, tous les citoyens sont des savants qui continuent toute leur vie à s’instruire.
Je t’écrirai bientôt comment et pourquoi je suis sorti du camp de concentration que j’ai trouvé à mon arrivée sur cette terre étrange.
Je t’embrasse tendrement comme il est de coutume chez nous.
Lettre 2
Chère Kali,
J’ai dégusté ta lettre que j’ai reçu aujourd’hui. Elle avait le goût des citrons et des mangues de notre grand jardin lorsque nous vivions prés du temple de Krisna. Tu me parles de ton mari qui te donne bien des soucis avec ses folles dépenses et ses investissement hasardeux. Bien sûr il est fou, je te l’ai dit dés le premier jour, mais il t’aime et il t’a quand même fait une belle vie avec ses entreprises dans le passé. Donc n’oublie pas de le saluer de ma part et donne lui le baiser fraternel aussi, je le remercie de tout le bien qu’il t’a fait.
J’ai trouvé une âme sœur ici, il s’agit de la fille d’un citoyen et d’une femme de la communauté gitane ; et nous formons le projet d’avoir un enfant ensemble ce qui est une chose merveilleuse. Rien ne m’est plus agréable comme cadeau. Surtout que je pense que cet enfant aura la possibilité d’être un jour citoyen et donc sera plus à même d’être heureux. Nous avons déjà choisi ses trois prénoms qui sont ceux qui s’imposent. Kali Viktoria Astrid. Tu vois je pense déjà que ce sera une fille. Bien sûr il me manque encore tout ce qui est nécessaire pour être père surtout un bon emploi. Mais j’y travaille avec acharnement. J’ai décidé de faire l’apprentissage nécessaire, et de poser ma candidature à une petite fonction dans un centre d’élevage marin.
Les citoyens peuvent avoir autant d’enfants qu’ils veulent avec n’importe quelle personne qui leur convient. Il n’est pas institué de règle concernant le mariage et les naissances ici. Tout le monde fait à sa guise et semble libre de procréer. Cette règle ne vaut toutefois pas pour les étrangers. Ceux ci sont tenus de suivre leurs propres règles et ne doivent en aucune manière avoir de relations sexuelles suivies avec les citoyens, sauf à perdre leur autorisation de séjour. Les étrangers sont exclus de toutes les organisations sociales de la cité et ont leurs propres organisations communautaires. Aucune subvention de l’ état n’est prévue pour leurs organisations. Les citoyens ne peuvent inviter un étranger à entrer dans la cité. Si un étranger est trouvé dans la cité il est expulsé immédiatement et ses complices sont arrêtés et déférés devant le juge responsable de l’ordre public qui les condamne immédiatement, le plus souvent à des amendes ; mais s’il s’agit d’espions ennemis ils sont mis à mort promptement à la sortie du tribunal sur la place qui y fait face où il y a plusieurs potences destinées à cet usage. Aussi est il pratiquement impossible pour un étranger de parvenir à se glisser à l’intérieur de la cité, et ce qu’on en sait lorsqu’on est dans les ghettos de relégation est très vague. Les citoyens sont élevés dans la crainte de l’espionnage et des espions, ils ne parlent donc jamais à des étrangers. Il circule bien quelques petites vidéos et même des reportages bien documentés. Mais la plus part sont des films de propagande de l’État lui même qui essaie de faire passer son mode de vie pour le meilleur du monde, ce qu’il est dans  une certaine mesure bien sûr, mais il y a bien des choses qui manquent, surtout les divers désagréments de la vie qui la pimentent, les citoyens devraient s’ennuyer, mais généralement ils se contentent d’être heureux de vivre ici et sont donc incapables de s’ennuyer ayant toute consolation dans leurs proches et amis, qui les traitent avec une extrême amabilité et une politesse affectueuse, certains esprit tordus diront affectée, mais comme c’est étrange il y a toujours des pessimistes, qui nient tout pour le plaisir de dire du mal des bonnes choses.
Les étrangers admis à travailler dans les zones mixtes où leur présence est tolérée sont tenus de résider dans un quartier qui leur est réservé qui est situé à proximité des remparts. Ils n’ont pas comme je l’ai déjà dit le droit d’aller et venir à leur guise à l’intérieur de la cité, ni de participer aux activités du gouvernement et de l’administration. Ils doivent se tenir à l’écart de toute affaire qui occupe deux citoyens et ne peuvent être qu’en tiers dans les affaires industrielles et commerciales. Cette règle est particulièrement bien suivie et celui qui essaie de la tourner est aussitôt arrêté, jugé et condamné. Je t’expliquerai un jour le fonctionnement de leur justice, tu verras qu’elle ne ménage ni la chèvre ni le chou, et qu’il faut faire attention aussi ici à ce que l’on dit, fait et pense. Ce n’est pas une vraie terre de tolérance ! ça non pas du tout ! il n’y a aucun laxisme de l’Etat. Et donc ce qui compte avant tout ici c’est de ne pas forcer l’entrée dans le domaine réservé aux citoyens.
Si l’État s’interdit de s’immiscer dans les affaires sexuelles des citoyens il est très regardant sur la qualité des relations qui se tissent autour de ces activités le plus souvent considérées comme ludiques. Les diverses religions qui sont représentées sont toutes tenues de ne pas contrarier la marche de l’État, et de tenir leurs remarques et conseils sous le boisseau. Toutes celles qui se sont permises de troubler l’ordre public ont été interdites et expulsées avec une extrême rapidité et une cruelle extirpation de toutes leurs simagrées. Les mutilations rituelles effectuées par certaines sectes sont punissables de la peine capitale, ceci s’applique au prêtre ou à toute personne qui pratique ces mutilations sur les autres. A l’extrême les tatouages sont très mal vus, et ceux qui en ont sont généralement exposés à la moquerie de tous. Seuls les personnes majeures ayant déposé devant notaire et témoin qu’ils veulent se pratiquer à eux même ces mutilations peuvent se les faire elles même. Mais sans en faire un devoir et une forme de propagande. Il en est de même des signes de soumission que les hommes imposent aux femmes comme le port du voile qui sont considérées ici comme des atteintes à l’ordre public. Les femmes qui se voilent sont lapidées jusqu’à ce qu’elles enlèvent leur masque de toile.
Le viol est puni par la décapitation et il y a très peu d’affaires de mœurs qui finissent par être découvertes et traitées par la justice. Tous les citoyens ont des aventures assez nombreuses au long de leur existence, et ce n’est pas pour eux une très grande difficulté d’avoir des amantes et des amants. Mais si ils aiment vraiment une personne, ils sont alors fidèles et même absolument incorruptibles sur ce plan. Souvent ils se marient dés qu’ils ont la certitude d’aimer une personne. L’Etat a décidé depuis son origine qu’il voulait des enfants de femmes jeunes, fécondes, physiquement fortes et moralement irréprochables. Il a donc bâti toute sa doctrine sociale sur ce modèle. Ici avoir des enfants dans la prime jeunesse n’est pas une tare mais une réalité incontournable, toutes les femmes sont donc en mesure d’avoir des enfants avec l’homme de leur choix dés qu’elles le souhaitent. Il est même fait en sorte que les plus belles et les plus fécondes en aient le plus possible. Aucune méthode de contraception n’est utilisée pour les hommes comme pour les femmes qui sont dans cette période de leur vie.
Au contraire des autres européennes jeunes qui le plus souvent sont le ventre plat on ne voit ici que des jeunes femmes enceintes entourées d’enfants et c’est une grande joie de voir qu’elles le sont dans le bonheur, le respect, et la joie. Les rues de la cité sont pleines de jeunes enfants qui jouent, rient et discutent ensemble. Les écoles et les gymnases sont propres et bien tenu, l’ordre et la discipline y règne, les maîtres sont respectés, vénérés même. Tout est bien organisé et aucune faille dans le dispositif de lutte contre l’anarchie étudiante ne permet jamais de fronder contre le gouvernement.
Il est vrai que les jeunes femmes n’ont pas le choix ;  leur corps est au service de la procréation au moins pendant dix années. Et la plus part ont donc mis au monde au bout de ce temps cinq enfants parfois bien plus.
L’État gère la pédiatrie comme une affaire d’importance. La plus importante même car il considère que c’est sa principale affaire sérieuse. L’éducation donnée aux enfants commence dans le ventre de leur mère. Ils y écoutent de la musique et sont mis en condition par des discours répétés sans cesse dans les chansons et les publicités, et ceci déjà pour être exceptionnels dans leur vie future. Ils arrivent au monde généralement sans recours à la médecine, et dans les rares cas où c’est le cas on n’essaie pas de traiter les affections létales qui peuvent survenir. L’hygiène est très bonne et la nourriture excellente, les enfants ne meurent pas en bas âge parce qu’il y a des soins de qualité qui sont accessibles à tous. Les femmes qui ont des enfants ont une vie d’exercices, une gymnastique adaptée à leur état, la natation régulièrement pratiquée, une nourriture adaptée font que leur corps au lieu de se dégrader des suites de la grossesse se magnifie et se fortifie au contraire. Etre enceinte n’est pas considéré comme une maladie, mais comme une bénédiction.
Lorsqu’une femme a eu beaucoup d’enfants, elle peut si elle le souhaite vivre sa vie sans être enceinte tout le temps. Ceci passe souvent par l’implantation de stérilet comme partout ailleurs dans le monde. Mais ces opérations sont très mal vues par le gouvernement qui les réprouve sans toutefois les interdire. Le fait de stériliser volontairement une jeune femme ou un jeune homme en âge d’avoir des enfants est considéré comme un crime, et l’avortement est sévèrement réprimé.
Les enfants  ne représentent pas une charge pour leurs parents, ils sont totalement pris en charge par l’Etat, qui veille à leur bonne hygiène de vie. La discipline leur est inculquée, et les vraies valeurs leurs sont proposées en exemple. La violence et le mal leurs sont présentés comme des manifestations sataniques. La loyauté, le calme, la discipline, l’honnêteté, le travail appliqué et constructif leurs sont inculqués par toutes les formes possibles de propagande, ils expérimentent vite la contrainte morale et les punitions réformatrices qu’on leur impose très vite les marquent pour la vie. Enfin on les forme à avoir du courage dans toutes les circonstances. Bien sûr comme partout il y a des lâches pathologiques qui n’arrivent pas à surmonter leur peur viscérale, mais au moins ici ils ne nuiront pas à la société. Ceux qui ont des tendances naturelles à la violence et à la contestation sont aussi mis hors de leur cercle vicieux habituel par cette éducation très rigoureuse. Pour l’amour et l’amitié qui sont des sentiments très complexes à gérer, leur éducation laisse souvent à désirer. C’est le rôle de leur Mentor de les faire progresser sur la voie qui mène à la conscience de ces sentiments débilitants lorsqu’ils sont mal contrôlés. L’amour de l’humanité ici n’est pas exclusif, il englobe l’amour des animaux et bien sur il repose sur l’amour nécessaire et indispensable des ennemis. Car si on n’aime pas son ennemi comme on aime son frère ou son ami, alors on est incapable de le battre dans cette courte phase du combat à mort. Et l’ennemi est omniprésent autour de cette Principauté. L’ennemi est toujours sur le pied de guerre, et c’est un ennemi qui propage la terreur des attentats contre la population civile, contre les femmes et les enfants, c’est l’islamisme dans toute son horreur qui déchaîne sa violence absurde, insupportable. J’ai honte d’être un humain lorsque je m’informe et me remémore les attaques des musulmans fanatiques contre le genre humain non musulman, j’ai honte d’être un homme si un homme digne de ce nom peut faire de telles monstruosités. Or ici la frontière a été construite pour éradiquer le terrorisme islamique qui s’est imposé partout en Europe. D’abord il y a eu les émeutes arabes qui avaient lieu chaque fois qu’un grossiste de drogue était inquiété dans un quartier colonisé par la mafia arabe. Puis les incendies de voitures, et la destruction systématique des biens collectifs. Puis les femmes voilées se sont multipliées poussant des landaux, enceintes, avec leur marmaille autour d’eux, et abrités derrière les terroristes ont assassiné des ouvriers, des étudiants, des serveurs de bar, des femmes et des enfants, et l’armée qui arrivait n’a pas pu les cibler et les mettre hors d’état de nuire. Puis les banlieues islamisées se sont déclarées libres et membres de la grande alliance des musulmans, le Kalifat universel, Al Quaïda et les Etats l’un après l’autre se sont couchés et ont acceptés que ces enclaves soient auto administrés par les terroristes, les trafiquants de drogue, les mafieux…Lorsque la Principauté d’Utopia s’est créée elle a demandé elle aussi son indépendance, et la votation qui a eu lieu ensuite a confirmé à plus de 90% cette demande.  Et alors déjà les islamistes voulurent imposer leur loi ici aussi. Et le Prince dut procéder à des actes de guerre assez barbares pour les faire reculer. Les troupes des islamistes furent défaites lors des trois guerres qui suivirent. Au milieu se trouvait encore les troupe de l’ONU lors de la première confrontation. Ces troupes d’interposition servaient en fait de bouclier aux terroristes abrités derrière leurs lignes qui bombardaient la Principauté à proximité des bataillons d’interposition empêchant une riposte ciblée. Alors la légitime défense obligeait à propager le terrorisme aussi contre ces assaillants masqués abrités derrière des boucliers humains. Et la décision a été prise alors de détruire les familles des islamistes, comme on détruit les œufs des  serpents venimeux avant qu’ils ne puissent réaliser leurs méfaits. L’éradication de la race des terroristes. Et l’Etat Utopien est devenu hors la loi internationale qui protège les populations dites civiles, c’est à dire le terreau de l’islamisme et des fous furieux qui depuis la fin du vingtième siècle ont rendu la vie des autres hommes pénible et hasardeuse. Il a réalisé des opérations de représailles contre les populations qui fomentent le terrorisme dans leur sein, et il l’a fait sur l’ensemble du champ de bataille, la planète toute entière, avec des moyens modernes. Il s’est aussi coupé du monde libre en construisant une barrière de sécurité autour de son territoire. Voilà donc une chose difficile à inculquer à la jeunesse locale. Il faut aimer les Arabes et les Musulmans qui continuent à vouloir détruire la vie des êtres humains normaux en lançant contre des populations civiles des bombes humaines. Et ceci est presque impossible vous en conviendrez. Quand on pense que les USA qui avaient été visé par ces fous les ont enfermés à Guatanamo puis les ont relâchés ensuite. Qu’ils n’ont pas détruit les régimes islamistes qui protégeaient les terroristes. Qu’ils ont cru naïvement que la démocratie viendrait à bout de ces criminels absolus en leur enlevant leurs illusions. Qu’ils ont fait des guerres stupides en Afghanistan, puis partout dans les bastions d’Al Quaïda sans jamais réussir à coincer les promoteurs et les dirigeants de ces terroristes. Il est très difficile pour moi d’aimer les musulmans intégristes et surtout de les considérer comme des humains. Je pense toujours qu’il faudrait les éradiquer totalement, et les moyens pour le faire nous les avons depuis toujours, alors pourquoi ne pas s’y mettre aujourd’hui, et lorsqu’il n’y aura plus la semence d’un seul islamiste terroriste fou furieux nous retrouverons notre liberté, notre tranquillité, notre paix intérieure, notre absence de peur de l’étranger qui arrive, et qui parce qu’il y a eu des monstres assassins peut porter la mort avec lui. C’est sommaire, mais c’est ainsi le principe de précaution doit s’appliquer à ces humains et à toute leur race maudite. Les propagandistes qui ont été à la base de ces crimes qui les jugera ? pourquoi ne pas tous les mettre hors d’état de nuire définitivement, on les laisse vivre avec leur smala, alors qu’ils devraient être brûlés dans les feux de l’enfer.
Mais je reviens à la vie des familles. Les parents s’intéressent à tour de rôle à des enfants, mais le plus souvent ils ne s’agit pas des leurs. Ils leur donnent des cours et sont les tuteurs de plusieurs. Les relations parentales sont souvent basées sur des séquences de vacances, car ils ne voient leurs enfants réellement que pendant  ces intermèdes.
Les crèches collectives sont partout à la disposition de chacun, elles sont ouvertes tout le temps et chacun y a sa place, il y a dans chaque unité de production des locaux destinés aux enfants des agents de production. Cette politique délibérément nataliste est mise en œuvre depuis toujours pour arriver à construire une Nation nouvelle, qui s’impose sur toutes les autres par sa dynamique même. Il est assez facile de comprendre que les groupes humains qui n’ont pas une démographie suffisante pour boucher les trous qui se font dans leur tissus social par la mort sont détruits radicalement par la démocratie, l’ouverture des frontières et les allées venues de populations plus prolifiques. Si une minorité s’installe quelque part et qu’elle double sa population alors que les indigènes ont tendance à diminuer de nombre, il est certain que cette minorité deviendra un jour majoritaire et prépondérante. C’est ainsi que le colonialisme et les invasions fonctionnent. La colonisation ultime repose sur l’acculturation des indigènes, mais elle a aussi une base ethnique et génétique, une population remplace une autre en faisant beaucoup d’enfants. Ensuite les colonialistes repoussent les indigènes non acculturés dans des réserves et c’est le règne des métis qui perdent tous les repères anciens. C’est ce que nous avons vu dans le passé. C’est ce qui se produit dans les banlieues de l’occident. En un demi siècle les musulmans ont dépassé dix pour cent de la population alors qu’ils n’en représentaient pas même un millième avant. C’est ce qui a constitué la base de la formation des entités islamiques se réclamant du grand Califat universel en Europe, c’est ce qui a été la base des guerres civiles passées et de la partition du territoire européen en minuscules principautés islamiques enkystées dans toutes les régions.
Utopia est en lutte contre l’Empire universel islamique, pas une lutte frontale dont elle n’a pas les moyens pour le moment, une lutte pour survivre par le développement de nouvelles formes d’organisation.
Les musulmans vivant à Utopia sont considérés comme des étrangers. Chaque fois qu’une attaque islamique contre les intérêts de la cité à lieu, ils sont expulsés immédiatement. Ce qui arrive bien sûr presque toutes les années. Aucun fondamentalisme n’est toléré d’aucune religion, pas de barbus ici et pas de tchador. C’est la marque de la soumission de l’occident à l’islam de laisser ces marques de l’islamisme se montrer dans les lieux publics partout. Lorsque ces marques disparaîtrons l’occident sera à nouveau libre, libéré, indépendant, décolonisé.
L’islamisme l’Inde l’a subi et comme conséquence il y a eu cette partition inique, ce grand nettoyage ethnique et religieux qui a fait de notre terre sacrée l’empire du mal du Pakistan à l’Afghanistan.
Je termine cette longue lettre pour aujourd’hui.
La tempête a fait rage aujourd’hui. Je travaillais sur le port et les vagues gigantesques passaient au dessus des défenses qui protègent les digues. Le vent était tellement violent qu’on pouvait à peine tenir debout. De nombreux bateaux étaient en difficulté au large. Ces petits ouragans deviennent de plus en plus fréquent avec le réchauffement de la planète. Bien sur si le courant chaud le Gulf Stream qui fait de cette région un lieu tempéré disparaît un jour ; tout ceci sera aussi bientôt du passé et un âge de glace reviendra sur l’Europe.
J’en frissonne d’avance.
Je te fais mes plus tendres bises.
Lettre 3
A Kali,
Je t’ai parlé des dispositions prises par Utopia pour avoir de l’énergie et pouvoir réaliser toutes les productions indispensables à son développement. Bien sûr l’essentiel des matières premières et matériaux usinés vient de l’étranger dans des navires, mais l’autonomie alimentaire elle est réalisée comme elle doit l’être avec mesure et discipline. Chacun est responsable de l’approvisionnement de la communauté, et doit donc constituer et entretenir des stocks alimentaires. Chacun aussi produit sa propre énergie en coopération avec d’autres citoyens. Les pouvoirs publics fédèrent l’ensemble et veillent à ce qu’il j’y ait ni gaspillage, ni spéculation.
Enfin la République dispose de plusieurs centrale nucléaires confinées profondément dans son sous-sol. Les usines vraiment stratégiques sont aussi implantées pour l’essentiel dans de vastes constructions souterraines à l’abri des bombardements, et elles n’ont pas d’équivalent dans le monde étant presque uniquement destinées à produire de l’armement. La principauté exporte des armes qu’elle produit sous licence et d’autres que ses ingénieurs ont mises au point. Elle s’est acquise dans cette spécialité une place prépondérante. Elle dispose d’un complexe de production situé sur l’océan, dans le domaine maritime qu’elle a créé par ses travaux d’endiguement. Une vaste digue a d’abord isolé un bras de mer puis cette zone à été mise en exploitation. D’abord pour l’élevage en lagune. Puis entre les parcelles lagunaires d’élevage, se sont constituées des rizières et des champs.  Après ces travaux des îles artificielles ont été construites au large, reliées entre elles par un réseau de canaux, pour supporter les quais des immenses usines de production situées sur l’océan dans des barges immenses. Si ces usines doivent être déménagées un jour elles seront tirées vers leur nouvelle destination par des remorqueurs. Il en est de même des stocks flottants qui sont constitués pour les alimenter en produits de base. Une flotte de guerre et les vedettes des gardes côtes montent la garde sur la frontière et arraisonnent les navires suspects, si ces derniers font mine de fuir aux sommations d’usage, ils sont envoyés aussitôt par le fond. La Principauté dispose d’une flotte de pêche et de commerce, qui peut être réquisitionnée et transformée pour des missions militaires en cas de conflit. Le plus vaste port se trouve ainsi aménagé à l’abri des fureurs de la mer. Au large de la côte une digue de 300 mètres de large le relie à une zone industrielle et commerciale. Des stocks stratégiques sont constitués de vastes réserves de matières premières qui se trouvent dans ces entrepôts flottants, sous la digue ou profondément immergés dans les profondeurs de la mer. On construit ici avec des technologies vraiment étonnantes. Les sédiments étant parfois très meubles leur remplacement par des structures massives se fait  parfois par simple aspiration du sable sous les structures qui ainsi s’enfoncent dans les profondeurs des sédiments sans difficulté. Les méthaniers sont déchargés dans un site approprié, le gaz étant souvent liquéfié dans de vastes cuves. Le pétrole est aussi stocké en grande partie dans des réservoirs profondément enfouis sous la terre à l’abri de toute attaque par missile comme de toute pollution, des pipelines et des réseaux de gazoducs desservent les différents éléments de la colonie. Tout le réseau électrique est fortement enterré. Les différentes éoliennes et capteurs solaires sont disséminés, situés de préférence à proximité des lieux d’utilisation de l’énergie. La production d’eau douce est réalisée en partie aussi par des éoliennes à partir de l’humidité de l’air et du principe des réfrigérateurs. Le stockage de l’électricité est aussi partout une activité importante qui comporte de nombreuses petites exploitations. Aucune activité de surface ne représente une activité essentielle qui pourrait si elle était détruite nuire à effort de guerre que la petite Principauté réalise pour se mettre hors d’état d’être annexée ou envahie.
Tous les citoyens d’Utopia sont militaires de leur naissance à leur mort, ils donneraient tous leur vie pour leur Patrie, et ne laisseraient jamais un état étranger quelque qu’il soit envahir et occuper son territoire. La doctrine militaire est celle des représailles proportionnées, immédiates, et dans une certaine mesure préventive ; ce qui fait qu’il y a peu d’État qui envisagent dans leurs plans de bataille de nuire aux intérêts de la petite communauté. La disposition de bombes atomiques ; est niée officiellement par le gouvernement, mais tout le monde sait qu’il y a dans les arsenaux  d’Utopia, de quoi constituer plusieurs dizaines de bombes, que certaines sont opérationnelles et prêtes à l’emploi, et que des vecteurs suffisants pour les acheminer sans encombre sur les cibles sont disponibles. Utopia possède deux sous marins capables de lancer ces fusées de n’importe quel point de l’océan. Bien sûr ces armements sont protégés de telle sorte qu’un ennemi potentiel ne soit pas en mesure de les détruire par une première frappe surprise. La possession de l’arme nucléaire sanctuarise toute Nation. Aucun agresseur ne se permet d’entrer de force dans un territoire qui dispose de l’arme suprême. Seuls les terroristes en sont capables et ils le font sans l’appui d’un seul état. Car la doctrine de la riposte graduée vise les États voyous qui protègent, entraînent et suscitent le terrorisme. Ceci réalise le paradoxe que nous appliquons depuis l’ère atomique, le seul garant de la sécurité des Nations est la dissuasion nucléaire. Les tyrans en particulier qui disposent de cet argument international n’hésitent pas à le brandir à la moindre anicroche. Certes depuis 1945 il n’y a plus eu d’attaque nucléaire contre un site civil comme une grande ville par exemple. Les bombes qui visent les villes sont toujours de type conventionnel et essaient de cibler avec précision des objectifs militaires et surtout économiques. Utopia n’est que très peu vulnérable à une attaque contre ses installations économiques, et ses forces militaires ne peuvent être mises en difficulté par une attaque de bombardement aérien. Une telle attaque serait suivie de ripostes nucléaires contre des objectifs que l’ennemi sait vulnérables.
J’ai entendu dire que la Principauté disposait d’une arme capable de détruire les aéronefs ennemis très performante,  bâtie sur l’étude des sens des humains. Il s’agit d’un réseau de capteurs reliés à des ordinateurs qui analysent sans cesse les intrusions dans l’espace aérien. Ces capteurs sont de plusieurs types. Généralement très bien camouflés et minuscules. Il s’agit de caméras, de microphones, de divers instruments se trouvant dans les conditions d’observation coordonnée. Des batteries de contre mesures sont aussi pilotées en liaison avec les différentes intrusions. Depuis des simples canons jusqu’à des lasers et des roquettes disposant d’intelligence dans leur trajectoire de rencontre avec les cibles. Les autodirecteurs analysent plusieurs types de données, ce qui diminue la possibilité d’être leurrés. Enfin il est probable qu’avec des armes guidées par les ordinateurs les pertes des intrus seront tellement énormes que ceci donnera à réfléchir aux assaillants.
Ces armes fonctionnent déjà et détruisent régulièrement les drones qui sont envoyés pour survoler le territoire et les installations militaires. En cas de danger des milliers de ballons captifs peuvent aussi être déployés en quelques minutes  pour diriger des capteurs de survol à basse altitude dans toutes les directions, et aussi tendre des fils de nylon et des filets destinés à entraver les incursions à base altitude. Les hélicoptères étant particulièrement sensibles aux filins. Des filins très fins finissent par entraîner des câbles d’acier se trouvant au sol capables de bloquer les rotors. Pour rassurer la population semble t’il des fantassins se promènent toute la journée sur tout le territoire avec des missiles portatifs pouvant abattre un hélicoptère à quelques centaines de mètres. Ces roquettes sont de différentes forces et peuvent aussi servir contre des engins motorisés, des véhicules blindés, des navires et même des bâtiments construits en béton. Chaque groupe de commando qui protègent les frontières dispose aussi d’un lance grenade, il s’agit d’une sorte de fusil de chasse à canon qui se casse, on y introduit une roquette spéciale qui porte une grenade à son extrémité.  Cette arme est d’une efficacité extrême contre les fantassins qu’elle fauche même plaqués au sol, elle permet aussi de détruire assez facilement beaucoup de véhicules légers. Il y a aussi les classiques grenades perforantes qu’on met en œuvre au bout des fusils d’assaut. Les obusiers de différentes tailles, la plus part construits en matériaux composites et donc très légers sont aussi disponibles dans la logistique proche des patrouilles, en cas d’accrochage avec des ennemis planqués disposant de fusils à longue portée, ils sont mis automatiquement en action lorsqu’ils sont montés et validés à partir des signatures de l’attaque.
Le sniper n’a que très rarement le temps de tirer une deuxième fois, ou de fuir lorsqu’il est repérable par ce système. Il n’y a pas de poste d’observation disponible pour un sniper dans la zone dite no man’s land. Un camouflage y est quasi impossible. Tout ennemi, tout intrus trouvé en possession d’une arme ou non dans cette zone est exécuté de manière automatique par des batteries de défense. Même une mouche ne pourrait entrer dans la zone contrôlée par les machines et les opérateurs sans se faire descendre au bout de quelques mètres. D’ailleurs tous les animaux qui s’y risquent sont autant de cadavres dont se repaissent les vautours. Le système laisse les vautours aller et venir à leur guise. Cette donnée a donné l’idée aux ennemis d’équiper des vautours espions de caméras, mais les vautours inconnus sont étudiés en détail et lorsqu’il y a doute on les voit bientôt exploser en plein vol. Cette surveillance automatique est pilotée par de très jeunes citoyens à partir des centres de commandements de la frontière situés dans les sous terrains de la défense. Ces jeunes opérateurs y trouvent un réel plaisir chaque fois qu’ils accrochent une cible et la font détruire. Plus difficile et dangereux est la tâche des équipes qui installent les matériels d’écoute et de tir dans ces zones. Car ces territoires stériles consacrés à la défense qui sont les vraies murailles de la Principauté sont constamment réaménagées et les défenses qu’elles comportent modifiées et perfectionnées. Les laboratoires qui réalisent ces systèmes d’écoute et de détection forment des secteurs industriels très prospères. Ils sont exportés vers la plus part des pays qui ont des frontières à surveiller, et ils sont considérés désormais comme des matériels indispensables dans les guerres modernes, capables même de décider de la victoire.
Par tout temps en tous lieux des citoyens en armes veillent cachés dans le paysage ou le plus souvent derrière des écrans.  Aucun individu porteur d’une charge explosive ne saurait et ne pourrait pénétrer dans le domaine. Outre la carte nécessaire à l’ouverture des portes et qui seule permet de passer les contrôles des portes d’accès ils doivent aussi se signaler par des signes biométriques multiples difficiles à imiter, notamment les empreintes digitales, le fond de l’œil, une phrase dite d’une certaine manière…Des caméras sont placées à beaucoup de points de contrôle. Des opérateurs derrière les écrans examinent avec attention tous les indices d’intrusion, ils sont aidés dans cette tâche par des programmes automatiques. Les citoyens se connaissent tous et vivent en communauté de telle manière que si l’intrus pris dans une zone isolée est visiblement étranger il est immédiatement sommé de se déshabiller, dés qu’il est à bonne distance et ne peut donc faire entrer son chargement explosif dans un espace protégé. Des automates renifleurs et des chiens spécialisés sont aussi disposés aux portillons de passage.
Aucun ennemi n’a pu à ce jour franchir ces barrages. Et les brevets sont désormais vendus à toutes les nations qui doivent protéger leurs frontières par des postes de barbelés et des grillages. La plus simple des défense restera toujours la clôture dissuasive. Elle doit être établie entre deux points de contrôles. Et être telle que l’on ne puisse ni la sauter, ni passer en dessous d’elle. Des capteurs automatiques et des ordinateurs font le travail de renseignement de routine avec une surveillance d’opérateurs humains constante sur le terrain. Les caméras enregistrent les faits et les équipements automatiques ou les commandos font alors le nettoyage qui s’impose. La plus part des intrus démasqués sont semble t’il sommairement exécutés au milieu des lignes, et leurs cadavres sont dépouillés par les vautours, et les différents charognards qui vivent sur ces zones. On a même du apprendre aux ordinateurs à ne pas cibler les charognards qui dépouillent les cadavres tombés au milieu du champ de tir. Toutes les recrues passent quelque temps derrière les caméras et les manettes de commande des tirs contre les ennemis infiltrés dans le champ de tir.  Ils y trouvent du plaisir. Comme ce sont souvent des adolescents très jeunes ils n’ont aucune retenue. Souvent ils tirent d’ailleurs aussi sur des lapins ou des renards qui s’égarent dans ces lieux. Ceux qui surveillent le ciel tirent aussi parfois sur un canard ou une bécasse par jeu avec des balles explosives. J’ai observé plusieurs fois un vol de canard s’élever et survoler la frontière, aucun volatile n’en a réchappé, ils ont tous explosés en vol et ceci presque en même temps. Le commandant du secteur était fou de rage pour ce gaspillage de munitions, mais tout le monde riait, car ce n’était qu’un exercice. Puis un hélicoptère s’est un jour perdu dans le brouillard dans ces parages son système de reconnaissance était tombé en panne. Un tir de sommation l’a accueilli, il s’est posé en catastrophe mais sur une zone minée. Il y a eu aussi un avion de ligne qui a été abattu, alors qu’il passait à six mille mètres d’altitude, un missile s’est déclenché à la suite d’une fausse manœuvre d’un contrôleur aérien qui a enclenché la barrière de défense par erreur au lieu de laisser le passage libre.
La frontière est une zone de mort. La faucheuse s’en donne à cœur joie dans ces lieux maudits. Partout on y voit des ossements et surtout les vêtements déchiquetés des victimes. Personne ne les enlève ni ne nettoie les lieux. Ce serait d’ailleurs presque impossible, les systèmes d’armes automatiques qui y sévissent sont inviolables, il est presque impossible de les mettre hors service. Il existe bien des procédures et des codes pour les contrôler, mais souvent ces matériels sont déficients et on ne peut les interrompre dans leur mission de guerre. D’autre part ouvrir une brèche dans le système serait une grave donnée que l’ennemi exploiterait lors  de l’inévitable invasion.
Il y a aussi des champs de mines pour protéger tous les accès dégagés, et sans doute aussi empêcher les fuites des utopiens  vers le monde libre. Plusieurs enceintes existent, de béton, de barbelés, de diverses constructions dissuasives. Chacune permet un peu de sécurité. L’invasion de cette nation si elle est un jour décidée par une puissance dominante ne sera pas une partie de plaisir.
L’art de la fortification s’exprime dans l’architecture des divers ouvrages publics qui jalonnent le paysage, il s’agit toujours d’un sous-terrain bien protégé dans la terre, surmonté d’une sorte de petite casemate comportant des armes  automatisées pouvant pointer dans toutes les directions. Cette casemate est indécelable dans le paysage du fait de sa construction en mimétisme total avec son environnement.  Toute la nation est sur le pied de guerre constamment, chaque point du territoire qui peut être une cache permettant de cibler un véhicule ennemi est équipé de moyens défensifs. Ces moyens une fois validés se déclenchent automatiquement sur leur cible. La menace d’une attaque par une colonne blindée a particulièrement  été étudiée. Aussi n’y a t’il pas de zones planes de quelque importance permettant à des véhicules blindés de prendre de la vitesse, des fondrières sont prévues aux points stratégiques permettant d’engluer même les véhicules amphibies les plus efficaces. Les canaux qui sont généralement bétonnés sont aussi réalisés dans le but de ne pouvoir être franchis qu’avec difficulté et de ne pas pouvoir être parcouru par des vedettes ennemies. Le point faible essentiel de cette défense réside dans l’absence de couverture aérienne. Utopia a décidé de ne pas se doter d’une  aviation d’attaque performante faute de moyens politiques de les acquérir, de les mettre en œuvre et de les piloter, et donc se trouve à la merci de toutes les forces qui en sont équipées. Le prix d’un tel armement serait toutefois à sa portée. Le responsable des armées essaie vainement de faire adopter par le conseil la mise en place d’avions de combat performants pouvant atterrir sur des structures flottantes, ou des porte avions mais pouvant aussi en temps de paix assumer toutes missions  de mitraillage des forces ennemies, et bombarder les cibles militaires ou civiles. Pour remédier un peu à cette insuffisance, on bricole des solutions inédites.
Quelques avions de transport civils arrivés en bout de course ont été achetés et sont maintenus et transformés pour réaliser des bombardiers de masse transportant surtout des missiles intelligents air sol principalement mais aussi air air  pour se couvrir des attaques des avions adverses. Les pilotes sont formés à voler au ras du sol, ils n’ont pas besoin de prévoir le retour en cas d’action de guerre car ils seront recueillis par des hélicoptères après leur éjection, leur avion continuera seul sa mission étant dirigé par pilotage automatique. La perte d’un de ces avion aura peu d’incidences, il est fort probable qu’ils ne pourront pas pénétrer très profondément en territoire ennemi, même si ils volent très  vite à basse altitude, et qu’ils seront détruits avant d’avoir réalisé leur mission. Ces avions emportent aussi des bombes au phosphore, et aussi celles à sous munitions qui s’éparpillent sur un territoire et le rendent totalement inutilisable par des fantassins. La plus part de ces mines miniaturisées sont capables de détecter la trajectoire d’un combattant ennemi dans sa zone d’écoute et  d’action, pour exploser au moment opportun pour le détruire. Pour éviter qu’un ennemi puisse s’en emparer et les retourner contre nous ils sont prévus pour exploser si on essaie de les neutraliser.  Ces matériels finalement ont fait jusqu’à présent plus de morts dans nos propres rangs que dans ceux de l’ennemi. Ils sont la terreur des patrouilles, car on en trouve partout, disséminés dans les zones militaires, plus que les mines ils sont la cause des morts dans toutes les armées. Une fois activés ils représentent même un piège mortel pour les servants eux même. Actuellement ceux qui sont produits peuvent être désamorcés très facilement à condition de connaître leur code de contrôle. Ceci devrait même permettre à nos forces armées de pénétrer sans problème sur un terrain miné. Bien sûr personne n’est volontaire pour expérimenter cette possibilité.
La marine de guerre est très réduite en nombre de bâtiments de surface.  Les navires de commerce étant prévus pour servir l’effort de guerre en cas de danger sont spécifiquement armés pour cette double mission. Personne ne voit un porte conteneurs se transformer en porte avion dans la marine et c’est aux ingénieurs d’agir pour que ce soit un jour possible ; c’est à l’étude dit on. Tout ceci limite la maîtrise du ciel. Les drones sont utilisés pour toutes les missions d’observation. Ils donnent de bons résultats même pour traiter un problème très ponctuel par une frappe de missile. Une flotte d’hélicoptères impressionnante par son nombre et sa cohésion et un certain nombre d’avions civils transformables forment bien les moyens de projection des commandos, ils sont quasi identiques aux matériels civils courants et ne sont pas spécifiques.
La plus part de ces hélicoptères peuvent être équipés pour larguer des missiles contre les chars, ils disposent à cet effet des équipements de base, il suffit d’installer les roquettes et ils sont prêts à les larguer sur les engins motorisés repérés par les différents organes de surveillance du champ de bataille. La plus part des missiles sont dirigés vers l’avant de l’appareil ce qui semble logique, mais il y a aussi des matériels qui peuvent ajuster n’importe quelle direction sans tenir compte de la marche du véhicule porteur, et toujours au moins un missile dirigé vers l’arrière. Les missiles sont de type fire and forget, une fois la cible définie et la décision de larguer le missile établie, l’engin avec son autodirecteur et son intelligence se déplace vers sa proie en suivant un processus très complexe, le tout avec des organes d’acquisition totalement silencieux, il navigue de façon aléatoire pour éviter de servir de cible aux contre mesures éventuelles, et établir la trajectoire et la distance de sa cible avec précision. Il s’agit pour lui de frapper aux différents points vulnérables d’un véhicule blindé. Certains sont conçus spécifiquement pour immobiliser et ne pas tuer les équipages, ce qui est étonnant lorsqu’on connaît la théorie de la guerre mise en œuvre par cette armée. Les mitrailleuses montées dans le nez et la queue des matériels volants tirent de petits obus explosifs, il suffit d’appuyer sur un bouton pour les mettre en œuvre, l’ordinateur de bord réalisant ensuite les opérations nécessaires avec un programme intelligent.
Les militaires qui servent ces armes représentent le fer de lance de l’armée. Ils se distinguent des autres forces par leur bagage technique et leur professionnalisme.
Différentes ailes volantes motorisées sont utilisées par les forces spéciales qui effectuent des missions hors du territoire. Il y a aussi d’immenses planeurs en toile et composite pouvant déplacer plusieurs dizaines de combattants à la fois ou des matériels de plusieurs tonnes sans produire de bruit au dessus des défenses ennemies. Pour leur envol ils sont tirés par des avions spéciaux ou des hélicoptères, certains disposent de moteurs. Ces structures issues des parachutes ascensionnels sont très fragiles mais elles rendent de grands services aux forces spéciales, tout le monde essaie d’utiliser au maximum les hélicoptères et bien peu se risquent dans les airs avec ces moyens sommaires. Ces moyens légers sont  surtout utilisés pour des missions nocturnes à l’arrière des lignes ennemies, ou pour pénétrer les défenses des camps retranchés. Généralement ces moyens sont utilisés pour effectuer le retour d’opérations spéciales. Ne pouvant intercepter les avions ennemis dans des zones critiques l’armée a du déployer de l’artillerie permettant d’atteindre et d’abattre les avions de chasse et des missiles dissuasifs sur une vaste zone frontière. Ce qui ne réduit que faiblement la menace d’une attaque aérienne massive ferait courir.
La dissuasion nucléaire semble être la seule vraie réponse à l’encerclement conduit par les forces ennemies. Toute nation de la coalition qui déclenchera une attaque aérienne d’envergure contre la principauté induira immédiatement une réponse par un feu nucléaire. Ceci est le principe même de cette dissuasion.
Utopia ne dispose pas non plus de véhicules blindés offensifs et l’état refuse aussi de confier aux armées des chars d’assaut modernes, qui sont des cibles très faciles pour toutes les aviations modernes, mais qui permettent quand même de pénétrer dans le dispositif ennemi une fois une voie tracée et quelque soit les moyens mis en embuscade. La lutte contre les blindés ennemis ne repose presque que sur des hélicoptères chasseurs de chars avec des escadrilles de drones déployés en avant pour définir les cibles. Les véhicules blindés les plus utilisés sont ceux qui permettent de sécuriser des zones couvertes par des francs tireurs et des snipers, ils ne sont pas adaptés à la percée d’un front quelconque, ils ne disposent pas de chenilles généralement mais de roues caoutchoutées, qui n’ont pas beaucoup d’efficacité dans les marais par exemple, ils doivent éviter les ornières trop accentuées.
Quelques matériels de ce type sont capables de s’immerger comme des sous marins, la plus part des chars disponibles sont stockés dans des garages sous terrains à l’abri des attaques aériennes.  La principauté achète les vieux chars désuets et les transforme en pièges et tueurs de chars.
L’industrie d’armement a obtenu des contrats pour des matériels innovants. Elle essaie de construire actuellement un véhicule d’attaque tout terrain pouvant emporter un système d’armes automatisées. Très bas et de petite taille, cette sorte de drone terrestre blindé peut se cacher dans un fossé ou un cours d’eau attendant d’être mis en branle pour lancer une attaque fulgurante contre un convoi de char ou de véhicules. La capacité de répétition est en effet le facteur le plus intéressant des attaques d’un matériel antichar. L’essentiel dure à peine une minute. Car après sa durée de vie est infime.
Certains gros chars  réalisés à partir des carcasses des antiquités russes ou américaines ont été aménagés pour être quasi automatisés et sont considérés comme des chasseurs de chars portant deux ou trois missiles capables de frapper au delà de l’horizon, les azimut leur étant fournis par les drone ou les hélicoptères mis en sentinelle. Le nombre de ces matériels qui ne peuvent se déplacer que très difficilement dans les zones où ils sont installés, ne permet pas de couvrir totalement le front éventuel. Les différents canons tractés disponibles sont eux aussi pour la plus part des armes très anciennes, l’artillerie utilisable est surtout constituée d’obusiers très mobiles convoyés sur toutes sortes de porteurs classiques ou non, qui vont de la bicyclette, au camion. La mise en œuvre de bombardements coordonnés pour écraser une zone territoriale exiguë est réalisable en quelques minutes. La stratégie définie est que la guerre frontale est systématiquement évitée. Mais l’armée répond à un front militarisé par l’ennemi par des actions destructives de cellules significatives de ce front. Ce que l’on recherche c’est toujours l’effet de surprise dans des actions très rapidement menées. Le repli doit s’effectuer dés que l’avantage est acquis ce qui est très souvent le cas après les trois premières salves. On se replie tout attirant les combattants adverse dans des embuscades bien préparées, et des pièges. Ce qui compte aussi c’est de couper les forces de leurs soutiens logistiques.
Les convois doivent être attaqués sans cesse, c’est la doctrine du harcèlement. La base des actions consistes à isoler les unités ennemies de leurs bases, et à les détruire par surprise. Toute embuscade cesse avant que la riposte ennemie se mette en œuvre. L’ensemble de l’armée est formée aux techniques des attaques surprises, avec une préférence pour le corps à corps et le combat de nuit. Infliger une terreur panique aux combattants adverses en frappant dans ses cantonnements. Tuer le plus d’ennemis possible est le but de toute stratégie correcte. En blesser le plus possible lorsqu’il y a un intérêt à le faire ne semble pas très bien compris ici. Les armes les plus simples sont souvent celles qui sont le plus utiles dans le corps à corps. La baïonnette que l’on met au bout de son fusil d’assaut, mais aussi des sabres, ainsi que toutes les panoplies des guerres anciennes. Les lance flammes, les bombes à essence, le napalm, les bombes à phosphore, les différentes bombes asphyxiantes qu’on peut utiliser dans les espaces clos. La gestion des prisonniers n’est guère enseignée ici. Ceux qui se rendent ont la vie sauve sauf si ils ont combattu de manière interdite et se sont livrés à des crimes odieux en ciblant des civils par exemple. Un aviateur par exemple qui a mitraillé des civils ou lancé des bombes sur des habitations ou des civils sera condamné et exécuté. Les francs tireurs aussi seront éliminés. Les agents ennemis pris en flagrant délit aussi, et en règle générale tous ceux qui ont un costume de guerre qui n’est pas celui de l’ennemi. Tout civil pris en possession d’arme sera aussi fusillé. Il suffit même qu’il ait sur ses mains et son visage des résidus de poudre prouvant qu’il  a tiré avec une arme à feu. Il est toujours difficile d’agir correctement à leur égard,  ils présentent un danger dans la plus part des configurations de combat. La doctrine à leur sujet évolue, mais c’est plutôt dans le sens de ne pas faire de prisonnier et de les rendre inaptes à continuer le combat. Ce qui peut conduire à les mettre hors d’état de nuire définitivement. Le chantage consistant à les interner dans des camps situés en bouclier  des sites vitaux n’est pas de mise pour le moment du moins.  Les différents camps de concentration sont donc généralement utilisés, les prisonniers y sont libre d’aller et de venir à leur guise, et y reçoivent les soins que les autres prisonniers ont ni plus, ni moins. Des colis leurs sont envoyés par leurs familles. Comme leur seule tâche est d’essayer de s’évader ces personnes sont une charge importante. Les prisonniers de guerre seront mis en quarantaine dans une île fortifiée dit on maintenant. Pour éviter qu’ils ne puissent s’évader à l’avenir. Certains parlent ouvertement du fait qu’on pourrait leur faire réaliser des travaux comme on le fait des autres prisonniers. Mais cet esclavage ne semble pas encore utile à quelque chose. La question des prisonniers embarrasse vivement les militaires qui ne veulent pas avoir à la traiter. Comme l’ennemi frappera sans doute le premier, il pourra dans les premier temps faire des prisonniers lui aussi. Nous traiterons les prisonniers ennemis comme ceux ci traitent les nôtres, ni plus, ni moins. Nous échangerons un prisonnier ennemi contre un des nôtre, ni plus, ni moins. Voilà en quelques mots ce qu’on entend un peu partout dans les cercles de militaires. La guerre ne sera jamais une partie de plaisir, même pour le plus cruel des assassins. Il y aura toujours un moment où l’ennemi que l’on doit détruire se découvrira être notre semblable, notre frère. Ce qu’il est sans conteste. Et alors rien n’ira plus comme avant. On aura fait son travail, et on en sera malade. L’assassin ne peut que penser à ses victimes. Il fait parfois en sorte d’oublier tout ceci, et de trouver des bonnes raisons. Mais ces bonnes raisons ne sont pas vraiment « bonnes », ce ne sont que des idées stupides et sans fondement. La guerre est un jeu stupide, généralement inévitable, et imparable, que les humains qui les fomentent et les activent décident toujours pour de mauvaises raisons. Il n’y a pas de guerre juste. Celui qui est attaqué est toujours une victime. L’occupation militaire est toujours un viol de la souveraineté du Peuple. Notre conception de la guerre est tellement puérile, on ne dirait pas que nous sommes des savants du vingt et unième siècle. Ici on ne songe qu’au grand nettoyage qu’il pourrait y avoir un jour si la République se voyait envahie par ses ennemis. Nous déclencherions les salves nucléaires que nous possédons, toutes à la fois pour être sûr qu’au moins la moitié atteindraient leurs buts. Ceci détruirait aussi nos ennemis en surface sur notre propre territoire. Nous avons de quoi vivre pendant l’hiver atomique qui s’en suivrait. Et l’occupation ennemie si elle se confirmait serait un calvaire pour les troupes qui seraient à notre portée. La vraie guerre commencerait après l’occupation ennemie si celle ci devait avoir lieu un jour.
Je te quitte pour aujourd’hui.
Et t’embrasse tendrement.
Lettre 4
Chère Kali,
Je t’ai parlé des morts ennemis dans le domaine d’Utopia. Ils sont simplement donnés aux vautours fort nombreux qui sont pratiquement élevés par les utopiens pour cette tâche. Pas de four, pas de fumée de crématoires. Les vautours font tout le travail, il ne reste que des os qui sont par milliers au milieu des champs protégeant les frontières de l’État, et dans certaines parties des camps de concentration pour les migrants illégaux qui y sont temporairement déportés et stockés sans beaucoup de confort.
Ces os sont parfois collectés pour être broyés et répandus ensuite sur la terre comme amendement calcaire. Bien sûr quelques esprits chagrins s’élèvent parfois contre ce gaspillage et cet élevage de vautours. Ils préfèreraient sans doute que les matières utilisables des corps des décédés soient récupérées pour produire du savon, des farines protéiques, ainsi que d’autres produits industriels. Mais le gouvernement c’est toujours refusé jusqu’à ce jour à cette industrie de la mort. Ici on considère qu’enfouir un corps dans la terre est un crime contre l’environnement, et que nourrir les vers de terre, les moisissures, les microbes, les mouches qui dévorent les cadavres mis en terre est une absurdité. Brûler les corps comme nous le faisons chez nous leur semble aussi néfaste pour l’environnement, et un crime contre la Nature car cette matière est consommable par des espèces vivantes carnivores ou omnivores. La chair de l’homme pourrait être mangée par les humains, mais ceci n’a pas beaucoup d’intérêt car qui voudrait de cette viande ? même les prisonniers dans les camps, lorsqu’il meurt quelqu’un ne le mangent pas. Alors les vautours sont là pour ça. Ils évitent que les asticots des mouches fassent le travail. Il n’y a pas non plus d’autres carnivores qui pourraient s’intéresser à la viande humaine.
Les étrangers essaient parfois lorsqu’ils meurent de se faire enterrer. Mais le gouvernement a interdit à tout le monde de creuser une tombe dans le sol. Les corps des étrangers sont exportés vers le pays d’origine si les membres de la famille peuvent payer les frais. Sinon ils sont traités comme les autres et jetés en pâture aux vautours. Les étrangers se divisent en deux catégories. Il y a ceux qui ont le droit de travailler. Ils peuvent séjourner dans la Principauté pendant un temps déterminé qui ne peut excéder deux années consécutives. Avant de pouvoir revenir ils sont tenu de passer deux années en dehors.
La deuxième catégorie est celle qui n’a pas le droit de résider et de travailler dans la Principauté, et qui est expulsée sans recours possible.
Ces derniers sont généralement récupérés par leurs Nations qui viennent les embarquer dans un port spécifique proche des camps de concentration, entre temps il en meurt toujours un peu, surtout de soif et de faim. Leurs os alors sont généralement aussi rembarqués vers leur pays d’origine. Le nettoyage de la terre est assez systématiquement entrepris dans les camps. Les excréments humains comme ceux de tous les autres animaux une fois compostés servent à engraisser les champs donnés aux immigrés pour qu’ils y cultivent quelques légumes pour satisfaire leurs besoins en nourriture. Utopia ne leur fournit qu’un peu de céréales et de l’eau douce en quantité minime soit deux litres par personne et par jour environ. Le reste est fourni par le canal d’irrigation qui passe à côté et il est interdit aux colons des camps de concentration de gaspiller l’eau douce ou de procéder à des actes qui empoisonnent l’eau circulant dans les canaux.
Les colons travaillent en construisant des habitations et en faisant des travaux d’utilité publique dans la zone de confinement qui leur est allouée. Ces habitations sont de simples huttes réalisées avec de l ‘argile et des roseaux. Des tentes en tissus sont quelquefois fournies à ceux qui ont les moyens de les payer. Enfin les colons peuvent écrire et téléphoner à leurs proches qui peuvent leur envoyer de quoi se vêtir et se nourrir correctement. Il y a parfois des animaux domestiques dans ces camps, mais ce n’est pas bien vu des autorités. Pour avoir un cheval, un chien, une vache, une chèvre ou tout autre animal il faut payer fort cher.
Malgré ceci les conditions des différents camps sont telles que les migrants s’y sentent parfois mieux que dans leur pays d’origine et refusent souvent de rembarquer lorsque les services de rapatriement de leurs pays viennent les rechercher. Dans ce cas ils sont généralement faits prisonniers et quelque fois même exécutés sur place par les soldats de leurs Pays venus les recueillir.
Les terroristes sont une autre catégorie d’étrangers. Ils sont tous exécutés et ne causent donc pas une grande dépense de moyens. On les soumet simplement à la question tant qu’ils ont quelque chose à dire d’important, dés qu’ils ont livré leurs ultimes renseignements on les exécute promptement. Ceux qui refusent de parler sont expédiés sans délai.
Utopia ne reconnaît aucun acte terroriste comme étant un acte courageux et droit. Tous les terroristes sont jugés et condamnés à la même peine capitale qui s’exécute le jour même de la sentence. Les juges qui traitent des cas de terrorisme ne sont pas connus, ils sont désignés par le conseil d’état. Ils jugent tous les actes terroristes, ceux du passé, comme ceux du présent. Ceux qui impliquent des intérêts et des citoyens, comme ceux qui n’en impliquent pas. La sentence une fois rendue est applicable immédiatement. Elle est passée aux organes d’exécution qui mettent en œuvre tous les moyens dont ils disposent pour atteindre les auteurs. Les seules peines qui sont prescrites sont la mort par balle, ou tout autre moyen radical adapté aux circonstances de la rencontre. Les personnes visées n’ont pas grande chance de pouvoir s’y soustraire. Le jugement d’un terroriste est immédiatement applicable. Quiconque qui tue un terroriste ou un complice d’un acte terroriste est assuré d’une immunité, quelques soient les circonstances et la manière dont il élimine le problème que constitue le terrorisme et ses méfaits sur cette planète. En outre il recevra une somme d’argent importante si il a pu ainsi déjouer un acte crapuleux, inique, insultant la nature humaine. Les terroristes du monde entier qui ont été glorifiés dans le passé sont punis aussi par cette loi. Certains avaient été même considérés parfois comme des héros. Toutes leurs œuvres et toutes les marques qui signalaient leurs exploits terroristes sont détruites avec acharnement. L’Etat considère le terrorisme comme le pire des crimes contre l’humanité. Ainsi un combattant ennemi qui est pris alors qu’il porte un déguisement, comme tout franc tireur est considéré comme terroriste. Les agents ennemis lorsqu’ils sont découverts sont aussi exécutés sans beaucoup d’essai de les faire parler ou de les retourner. Cette méthode expéditive est bien sûr d’une stupidité absolue. Le traitement adéquat de ces humains pratiquant la guerre hors contexte frontal pourrait permettre de résoudre bien des problèmes épineux comme celui de l’échange avec les prisonniers faits par l’ennemi. Comme il n’y a jamais d’échange possible, les ennemis ne tiennent pas vraiment à garder des prisonniers non plus. Ce qui il est vrai donne aux citoyens la quasi assurance qu’ils seront exécutés par leurs ennemis si ils se rendent. Et donc ainsi que le prescrit leur devoir ils tuent le maximum d’ennemis avant de succomber, et ne se rendront jamais, même à bout de munitions, ce qui quand on connaît leur armement et le fait qu’ils ont toujours des munitions en nombre sur eux est pratiquement improbable aussi. Certains se font toutefois piéger par surprise. Pour eux on ne verse aucune larme, ils méritent ce qu’il leur est arrivé.
On raconte partout dans les camps l’histoire des héros qui se sont sacrifiés pour que leurs camarades vivent. Mais toujours ce qui compte c’est qu’ils aient tués avant des dizaines d’ennemis, de toutes les manières possibles, jusqu’à la mort. C’est bien sûr un peu n’importe quoi. Dans la pratique beaucoup de soldats sont tellement violents lorsqu’ils reviennent de guerre qu’on est obligé de les enfermer quelque temps et de les rééduquer. Sans cela personne ne pourra empêcher qu’ils ne tuent chacun une dizaine de terroristes infiltrés en ciblant les quelques immigrés un peu louches qu’ils vont rencontrer sur leur chemin.
Les traitements dégradant pour la personne humaine sont peu importants car la police ici n’agit que de manière militaire. Elle tire sans sommation sur les fuyards ou sur ceux qui font mine de résister. Ceux qui parlent trop, qui ne sont pas poli et éduqués reçoivent une baffe pour commencer et en cas de récidive on leur brise généralement quelques os. Aussi tout le monde obtempère aux sommations courtoises des forces de l’ordre et ces dernières sont généralement très conciliantes, sauf lorsqu’elles sont de part et d’autre sous l’influence de l’alcool et de la drogue, et que les jets de matériaux divers sont réalisés. Les passages à tabac sont alors la règle. Et tout le monde se détourne par prudence de ces explications musclées. Les émeutes locales sont vite circonscrites, car les fauteurs de trouble sont assassinés. Les émeutiers sont visés et tirés comme des lapins. Les rares casseurs qui sont pris écopent de très lourdes peines de rétention dans les camps de travail.
L’argent comme partout permet parfois d’échapper à des condamnations tellement disproportionnées qu’elles sont considérées comme absurdes, et même démoniaques.
Le viol est puni de manière exemplaire et pas toujours très hygiénique. Les violeurs sont généralement châtrés. Castrés complètement et ceci dés qu’on a une quasi certitude de leur implication. Nul n’est besoin qu’ils tuent en plus leur victime. On leur fait un procès assez sommaire et on les opère immédiatement. Le nombre des violeurs repentis est de 100% des opérés.
Les voleurs ont d’abord la phalange du petit doigt coupée, en cas de récidive c’est toute la main qui est tranchée. Si le voleur est assez fou pour remettre cela on lui tranche même la tête. Il n’y a pas d’humanité pour la racaille, ceux qui osent détruire un édifice public ou simplement couper un arbre du domaine public sont pris et mis dans les fers qui les entravent. Ils doivent réparer leurs forfaits et sont définitivement mis à l’index, contraints aux plus basses besognes. Les assassins sont pendus le plus généralement sur des gibets ou aux branches des quelques grands chênes qui se trouvent à proximité. Ils restent quelque temps affichés ainsi aux yeux de tous, puis sont donnés à manger aux vautours. Ceci vaut pour les citoyens comme pour les métèques et autres immigrants plus ou moins acceptés. Mais les citoyens ont sur les autres cette immunité particulière,  ils sont protégés par leur notaire, et aussi par leurs différents clubs. Les membres d’un commando sont généralement solidaires et il ne viendrait à l’idée d’aucun juge d’essayer de s’attaquer à un citoyen qui a des amis. La justice du Prince elle même se révèle et d’ailleurs se déclare incompétente lorsque le juge local décide un non lieu même contre l’avis de n’importe quel procureur, ou de n’importe quel juge. Le harcèlement judiciaire est ici puni de manière exemplaire. Le traitement est le même que celui infligé au plaignant ou à tout acteur de la chose judiciaire qui est convaincu d’avoir menti ou fraudé pour égarer la justice, ou commettre une iniquité. Celui qui s’y risque est mis dans les fers, on le promène dans toute la ville avec un écriteau signalant ce qu’il a fait pour mériter cette peine infamante. On le met ensuite sur une plate forme sur la place publique et celui qui le veut peut venir le frapper avec une verge ou un fouet. Ceci conduit parfois à des émeutes vite réprimées, car si il a quelques amis ceci viennent alors pour le protéger. Ses ennemis doivent donc nettoyer la place avant de pouvoir le maltraiter. Cette torture dure plusieurs jours si les fautes commises le justifient. Ce sont souvent les avocats qui sont pris la main dans le sac, aucun citoyen digne de ce nom n’oserait mentir ou truquer la justice, si ils le font ils prétendent toujours que c’est leur avocat qui les a poussé à le faire. Pour chaque mensonge généralement il est prescrit une heure de supplice. Quelquefois le supplicié meurt sous les coups tellement il en reçoit.
On a ainsi mis à mort un juge véreux récemment, il vendait ses jugements aux plus offrants. A la fin le Prince en a eu assez il a fait espionner ses agissements et une fois les preuves trouvées tout a été dévoilé. Ceux qui avaient payé pour obtenir justice durent s’expliquer, mais peu furent convaincu d’avoir menti délibérément. La plus part de ses jugements passés étaient même très justes même entachés du fait que le juge se faisait payer souvent par les deux parties en présence. Tous ceux qui avaient payé sont venu le  frapper lorsqu’il fut exposé sur la place publique, chacun n’avait droit qu’à un coup pourtant, mais il en est mort au bout de deux heures seulement. Une grande foule était là et contemplait cette mise à mort horrible. A la fin le Prince a déclaré que cette mort serve d’exemple à ceux qui trahissent leur fonction publique. On a distribué ses biens à ceux très rares qui avaient été lésés par ses jugements parce qu’ils n’avaient pas pu payer plus que la partie adverse. Ainsi en est il toujours des prévaricateurs et ceci forme une conscience politique assez particulière. Les mafieux qu’on trouve partout dans le monde sont ici logés à la bonne enseigne. Les francs maçons, les gangs richissimes qui partout ailleurs achètent les votes des députés, et les décisions des décideurs politiques sont ici particulièrement choyés et protégés contre eux même. Il va de soi qu’ils se livrent ici aussi à leurs coupables activités et qu’ils en tirent un bénéfice vraiment considérable. Mais ils le font sans incident et sans ostentation, en tenant compte de la loi qui ne permet pas à une minorité ethnique ou à un gang de détenir tous les leviers de commande. Ils ont leurs hommes de paille, leurs boucs émissaires, leurs arrangements locaux. La plus part des ministres sont leurs amis et se feraient griller les pieds plutôt que de trahir cette « amitié », le plus souvent subventionnée. Par dérision on leur donne le nom d’Amis du Prince, et parfois les mafieux sont considérés comme les vrais dirigeants de l’Etat, surtout lorsqu’il s’agit des affaires économiques, et des  exportations.
On n’enterre aucun cadavre et même les animaux sont donnés à manger aux charognards, à l’exception de ceux qui pourraient transmettre des maladies qui sont brûlés dans les différents fours. Les autres ordures industrielles ou celles urbaines sont recyclées pour produire des engrais et des matières premières.
Les citoyens d’Utopie lorsqu’ils meurent échappent généralement aux vautours eux. Encore que certaines familles n’hésitent pas à laisser les dépouilles de leurs parents être dévorées ainsi. Ils les mettent tout nus sur des tours ou des plate formes destinées à cet usage, et quelque fois les font même démembrer par des spécialistes qui se chargent de cette sinistre besogne. La plus part selon le rite prescrit par notre religion procèdent en secret à une crémation dans des fours d’incinération spécifiques qui sont disponibles. Les cendres sont recueillies et le plus souvent après seront dispersées aux lieux que le mort aimait de son vivant. Très peu d’Utopiens ont chez eux un vase contenant les cendres de leurs ancêtres, amis ou parents. Ceci leur semblerait un acte vraiment immoral, une sorte de fétichisme développant un sens absurde de la condition humaine.
Ils ont bien des photos de leurs parents morts, et ils les affichent dans leurs lieux de vie. Mais sans ostentation. Ils pensent à eux comme partout ailleurs on le fait et leur cœur se serre, ils en sont émus souvent jusqu’aux larmes. Que ce parent ait été un saint ou un truand ne fait aucune différence. Leur lignée génétique est leur véritable identité, celle que leur donne tout autre attachement n’est que peu compréhensible par eux. Ceci s’oppose à tout nationalisme étroit et à toute forme d’acculturation. Se justifier c’est justifier ses ancêtres et ceci est aussi réciproque. Ce que le colonialisme fait partout, il vous prive de votre religion et de vos ancêtres. Votre religion est déclarée une religion de sauvage, et vos ancêtres sont catalogué comme des primitifs et des ignares. Pour achever votre acculturation l’autorité coloniale vous colle des ancêtres imaginaires. Ainsi paraît il ; nous serions tous des descendants d’Abram de Ur, fils de Tera…Ici on tient à son identité, et ceci même chez les métèques et autres apatrides.
Tous entretiennent et possèdent un arbre généalogique de leurs parents les plus éloignés dans le temps. L’État met à la disposition de tous les humains une vaste base de données généalogiques qui leur permet de toujours savoir qui est leur parent parmi les membres de la communauté humaine. En fonction de cette information ils réalisent alors leurs affaires familiales et leurs mariages dans un clair besoin d’hygiène civique.
L’Etat ne prescrit aucune règle génétique concernant les mariages. Les mariages consanguins sont fortement déconseillés lorsqu’il y a dans la lignée des anomalies génétiques uniquement, comme n’importe quel autre mariage d’ailleurs qui a lieu malgré cette prévention. L’étude génétique de la population est très avancée. Chacun dispose d’une base de donnée sur ses différents critères génétiques, cette information lui appartient en propre. Il peut tout à fait faire analyser par un programme ses caractéristiques, cette possibilité a été donnée par l’Etat à tout le monde sans aucun contrôle préalable. Chacun peut confronter à son génome celui du partenaire avec lequel il veut avoir des enfants. Cette confrontation est faite par un programme disponible en ligne qu’il suffit de charger, qui effectue cette analyse en quelques minutes.
Les grossesses à risque peuvent aussi être surveillées lorsqu’une tare génétique est prévisible. Malgré que ce soit possible l’élimination des fœtus porteurs de la tare héréditaire est rarement décidée par les parents. Ceci montre bien qu’il n’y a pas de volonté globale de promouvoir une humanité délivrée des tares génétiques. Ce devrait pourtant être une constante de notre race qui seule a assez d’intelligence pour effectuer cette sélection de ne pas promouvoir des tares biologiques.
Le résultat en est pourtant une sorte de sélection du conjoint le plus favorable faite sur un mode très eugéniste. En général ce sont les parents qui cherchent le conjoint de leur enfant dés qu’ils en ont un, et ce conjoint futur ils essaient de l’intégrer dans leur cercle. Toutefois les futurs mariés ne sont présentés l’un à l’autre le plus souvent que lorsqu’ils sont matures sexuellement car tout le monde a bien remarqué que l’amour a besoin de distance pour s’installer. Ceci n’empêche pas les garçons comme les filles d’avoir des aventures avec  diverses personnes et de préférer alors un autre conjoint que celui que leurs parents avaient sélectionné. Mais ceci est quand même assez rare finalement. Car les parents veillent et font le mariage dés qu’ils voient que les choses prennent mauvaise tournure. Ce qui s’en suit est ce que je t’ai relaté déjà. Les couples sont fidèles, heureux, prolifiques. Et les deux jeunes mariés sont tellement dans leur travail et dans leurs tâches ménagères que bien peu de temps leur est laissé pour tromper leur partenaire. Pendant la première partie de leur vie tant que leurs enfants sont mineurs, le fait de tromper son conjoint sera considéré comme un crime. On fouettera en public les coupables, ou on les mettra quelque temps en prison dans un camp de travail, selon l’humeur du juge ou la gravité de la faute. Les adultes libertins d’un certain âge se libèrent généralement de leurs liens de mariage avant d’avoir une vie sexuelle très libre. Mais la plus part des vieux couples restent eux fidèles jusqu’à la mort de leur partenaire et même après cette dernière. Ici aussi les êtres vraiment éveillés et droits ont une vie sexuelle édifiante. Mais,  il n’y a aucun devoir conjugal que je sache entre eux, et cette idée leur semble à tous contre nature.
La notion de devoir conjugal porte à rire même, c’est le contraire de l’amour disent t’il ?
Ils sont tellement dans leur idée de la suprématie de la liberté individuelle qu’ils prétendent même que faire l’amour à son conjoint contre son gré est un crime. On voit ainsi parfois les femmes mariées aller en justice pour signaler le viol commis par leur mari. Elles sont déboutées généralement, sauf si le mari violeur est convaincu de les avoir forcé par des actes ignobles, mais là il faut des preuves vraiment concrètes. Et dans tous les cas le juge prononce le divorce aussitôt même si le conjoint violé ne le souhaite pas et interdit alors au violeur présumé ou potentiel d’avoir désormais aucune relation directe avec sa victime. Le violeur s’en sort donc presque toujours mais il perd sa victime. Si il récidive une fois le divorce établi il sera considéré comme un violeur ordinaire et exécuté conformément à la règle commune, il y perdra alors ses attributs virils. Pour éviter ce châtiment il devra payer des sommes gigantesques à sa victimes car il peut y avoir quand même un arrangement dans ces procédures de viol lorsqu’on est capable de payer très cher. Certaines prostituées étrangères se font ainsi une grande fortune en très peu de temps. La prostitution est interdite aux citoyenne, mais beaucoup de femmes dont la situation sociale est devenue intenable font le tapin pour quelques dollars. Elles recrutent leurs clients dans certains lieux connus comme les bains publics, ou les jardins. Souvent aussi par internet. Si elles sont mariées ceci peut conduire à de graves conséquences.
Tromper son conjoint peut conduire ici à une peine humiliante et à de la prison, pas lui faire l’amour sous « contrainte ».
On se demande pourquoi ceux qui trompent ainsi leur conjoint le font au lieu de divorcer, s’exposant ainsi à une justice très sommaire et cruelle. Il s’agit le plus souvent de ce qui est banal et  très difficile à éviter. Le désir s’empare de deux êtres mariés par ailleurs et ils brûlent les étapes oubliant de divorcer avant tout. Et même se disant le plus souvent que ce n’est qu’une aventure, car ils tiennent l’un et l’autre à leur vie de famille et aiment souvent leur conjoint. Tout ceci est un peu flou pour moi je le reconnais. Ici on peut se marier avec autant de personnes qu’on veut, à condition d’en informer chaque conjoint qu’on a par ailleurs. Ce dernier peut alors simplement décider qu’il n’y a plus de mariage entre eux.
Le divorce est une simple formalité. Il suffit qu’un des conjoint aille voir un juge quelconque ou même un notaire et que celui ci lui délivre un certificat de divorce, ceci contre une forte somme le plus souvent bien sûr. Il n’y a pas de tarif fixe, et le juge peut en définir un à sa guise.  Le juge s’occupe de tout alors. Il informe l’autre partenaire de cette décision et le tour est joué. Celui ci ne doit rien en contre partie à son ex conjoint. Il doit continuer à s’occuper de ses enfants et c’est tout, mais il le fait sans contrainte et comme il l’entend.
L’arrangement des mariages est la règle. Les jeunes époux sont présentés l’un à l’autre et apprennent à se connaître progressivement. Les jeux érotiques leurs sont permis très tôt, et leur alliance complète dûment constatée fait l’objet d’un compte rendu notarié.
Le notaire est un personnage clef d’Utopie. Chaque communauté à son notaire, chaque famille, chaque clan. Les faits qu’ils rapportent sont considérés comme des actes civils et politiques. Le mariage, le divorce, la naissance et la mort sont consignés par les notaires, et immédiatement enregistrés sur la base de données de l’État. Chaque citoyen peut à tout moment quitter un clan, donc changer de notaire, encore faut il qu’il trouve un accueil dans un autre clan. La charge notariale est généralement héréditaire, elle est tenue par celui qui en est capable, qui est formé à cette discipline, et qui de ce fait reçoit mission de consigner par écrit tous les actes des citoyens. Dans ces actes il est tenu de respecter la loi actuelle, ainsi que celles du passé : comme celle des communautés, des tribus, des clans, des familles qui sont ses tributaires. Le notaire peut être démis de ses fonctions par le Prince. Il doit être mis en fonction après examen par un acte de nomination du Prince. Mais son choix ne dépend pas du pouvoir. Le notaire peut être choisi par élection lorsqu’il y a un grand nombre de candidats et qu’il y a un doute sur leur capacité à bien faire le travail qui leur est dévolu. Le notaire ne doit jamais tricher, ni travestir la vérité, ni mentir, ni être de mauvaise foi. Dans ces cas extrêmes, il est généralement pendu.
La plus part des notaires même très honnêtes ne vivent pas très vieux et la charge est fort périlleuse, car il faut se prémunir contre toutes les erreurs, or ceci est très difficile même pour le plus intègre. Nul n’est parfait, et se tromper est dans la nature des choses, surtout lorsqu’on traite de tout avec légèreté. A l’inverse les tricheurs professionnels vivent quelquefois très vieux leur carrière étant basée sur la seule sécurité qui compte, ne pas se faire prendre donc ne pas laisser de traces et de témoins potentiels.
Les notaires les plus honnêtes sont aussi mal vus, car ils ne permettent aucun trafic et sont donc des gêneurs pour les riches et les puissants qui vivent d’expédients et qui ont toujours des avocats et des hommes de paille pour traiter leurs différentes affaires. Les notaires les plus intègres sont généralement mis en accusation après des affaires qu’on leur impute à tort, et même s’ils sont blanchis finalement, ils perdent toute crédibilité et deviennent des gens qu’on doit éviter, des pestiférés.
Leur charge passe alors à un de leurs enfants et il y a peu de chance qu’ils vivent assez pour voir leurs petits enfants prendre leur succession. Bien sûr ce travail est rémunéré, mais ici on considère que tenir des écritures n’est pas une tâche si difficile. Aussi les notaires sont ils tous très pauvres et certains mendient même dans les rues assez souvent lorsqu’ils ne trouvent pas de travail supplémentaires pour nourrir leur famille souvent très nombreuse. Tenant le rôle des écrivains publics même lorsqu’ils sont mis à la retraite d’office.
Cette lettre est continuée dans la suivante envoyée plus tard.
La question que tu me poses sur la sexualité des citoyens est singulière. Je vais essayer d’y répondre. Il est fait comme je te l’ai expliqué des mariages très jeunes des adolescents hommes et femmes. Ces dernières cohabitent avec leur époux assez rapidement lorsqu’elles en ont envie, et en ont le plus souvent un premier enfant qui naît dans la famille de la femme, car elles retournent alors pour accoucher vivre avec leur mère. A ce signal les parents trouvent un appartement, ou une maison pour le jeune couple, le plus souvent ils se saignent aux quatre veines pour les établir. N’ayant encore aucun revenu les jeunes époux ne peuvent en effet subvenir à leurs besoins et à ceux de leur progéniture. Au début le plus souvent ce sont donc les grands parents qui s’occuperont des enfants ; alors que leurs enfants sont occupés à des tâches qui les empêchent de s’y consacrer.  Mais ceci en général incitera les jeunes parents  à se mette au travail salarié et à entamer une vie de labeur. La femme comme l’homme n’arrête pas de trimer jour après jour, tout en se donnant de nombreux intermèdes passés au prés de leurs enfants, et naturellement ils dorment toujours ensemble et se tiennent jalousement et fermement à l’abri des tentations sexuelles externes. La fidélité des conjoints jeunes est généralement très grande, affirmée et voulue par tous, elle semble nécessaire à la bonne marche des institutions. Lorsque la famille est constituée, généralement cinq à dix enfants sont présents dans la résidence du couple, alors une nouvelle période d’éducation et de groupe familial cohérent s’établit pour les époux, tant que leurs enfants peuvent demeurer avec eux. Les écoles de base sont donc établies comme les crèches, les garderies, les divers clubs sportifs et militaires à proximité du domicile des parents. Mais ensuite se pose le problème des formations plus poussées qui ne peuvent être réalisées que sur des sites fort éloignés des locaux familiaux.
Les enfants entrent alors comme pensionnaires dans les écoles qui les forment, ils quittent souvent définitivement le foyer familial à ce moment là et se marient comme il est dit plus haut très tôt, soit avant de partir s’établir ailleurs.
Les parents dégagés de la période de reproduction, n’ayant plus d’enfants à chaperonner, s’occupent de leurs petits enfants ou si ils n’en ont pas se séparent très souvent et vont chercher d’autres plaisirs.
Certains se livrent à des jeux érotiques dans des lieux réservés à ces orgies. Se trouvent d’autres partenaires et le plus souvent l’homme et la femme finissent alors par divorcer. L’homme s’il est important dans sa communauté se remarie avec une jeune femme, la plus jeune et la plus belle qu’il trouve et lui fait quelques enfants, mais sans chercher à atteindre un nombre considérable.
La femme si elle en a l’envie fait de même, quelquefois elle a même de nouveaux enfants et tout ceci devient parfois très compliqué. Les familles sont tellement complexes que personne ne sait vraiment comment tout ceci fonctionne sauf les intéressés bien sûr. Quelques hommes ont de ce fait plusieurs femmes à la fois, qu’ils partagent parfois avec d’autres. Mais c’était déjà le cas semble t’il en Europe, et c’est une des causes de la décadence des Peuples de cette région du monde. Une communauté des femmes a même existé semble t’il dans plusieurs sectes.
Les femmes qui ont plusieurs hommes sont généralement assez volages, et les trompent allègrement. Les arts érotiques sont prisés, la gymnastique sexuelle est un amusement passionnant pour toute la population de plus de quarante ans, et ceci se poursuit jusqu’à la vieillesse la plus extrême pour les femmes comme pour les hommes.
Les jeunes eux n’ont pas cette propension à faire des actes sexuels pour le plaisir avec d’autres que leur partenaire. La fidélité leur semble indispensable. Ils y sont d’ailleurs astreints jusqu’à l’âge canonique de quarante années quelque soit leur fertilité ou leur nombre d’enfants ; non seulement ils sont obligé de faire l’amour uniquement avec leur partenaire, mais ils doivent faire l’amour le plus souvent possible, et même y trouver du plaisir, ce qui n’est pas si évident quand on regarde leur vie et ce qu’ils doivent réaliser sans cesse pour le bien de l’État et de leurs propres affaires. La plus part sont devenus très riches lorsqu’ils atteignent l’âge de quarante années. Ils ont alors la latitude de changer de vie et de faire ce qui leur plait le plus en toutes circonstances. Le sexe se monnaie assez souvent dans cette période, même si tout ce qui peut ressembler à de la prostitution est strictement interdit. Des citoyens ont alors généralement des relations avec des personnes étrangères situées dans les zones des ghettos. Pour cette raison tout étranger doit pouvoir prouver avant de s’établir ici qu’il n’est pas porteur d’une affection sexuelle. Ceci est un des fondement de l’ordre public trop longtemps ignoré des temps anciens. Ce manque de cadre juridique a permis la diffusion du sida, de la syphilis et de toutes les autres pestes sexuelles . Les citoyens atteints de maladies sexuellement transmissibles sont isolés dans des camps et même laissés délibérément dans les camps pour étrangers migrants. Les étrangers sont simplement expulsés lorsqu’ils sont porteurs d’une maladie sexuellement transmissible. Bien sûr ceci vaut aussi pour les mauvais gènes qu’ils transmettent à leurs enfants. Tout ceux et toutes celles  qui ont contaminé même involontairement un citoyen sont en général exécutés. De cette manière la communauté est pratiquement exempte de maladies sexuellement transmissibles et le restera tant que ces lois seront appliquées avec la rigueur actuelle.
Qui peut baiser avec qui ? tu te poses la question et tu connais bien la réponse. Tout ceci ne souffre pas de règles. Beaucoup sont amoureux comme dans tous les pays du monde, et il y a des drames comme partout liés à la jalousie, à l’amour incompatible, à l’amour défendu, à celui qui est abandonné ou délaissé… Le Prince qui d’après les rumeurs à une vie sexuelle assez débridée n’a pas de faiblesse lorsqu’il décide des affaires publiques. Il se tient à sa place et raisonne en homme d’État. Si quelqu’un dépasse les limites permises il est châtié. Les formes homosexuelles sont combattues par les diverses religions et par la religion de l’État.
La masse des citoyens y est profondément hostile. Ceux qui s’ adonnent à des actes sexuels avec un partenaire de leur sexe sont considérés comme des provocateurs et des êtres sataniques, ce qu’ils ne sont pas toujours bien sûr, mais on ne leur fait pas grâce malgré tout et on les condamne toujours avec fermeté, sauf s’ils peuvent payer de lourdes indemnités à leurs victimes. Lorsqu’il y a provocation envers des mineurs ou des actes pédophiles les fauteurs de troubles sont destitués de leur droit à la citoyenneté, et relégués dans les camps avec les autres indésirables.  Les pervers sexuels sont généralement châtiés de telle manière que ceci leur enlève la possibilité de recommencer ; bien avant d’avoir pu collectionner leurs victimes comme on le voit partout en occident. Ceux qui passent à l’acte contre des enfants sont même exécutés la première fois qu’ils sont découverts, ce qui bien entendu évite leur récidive. Ceux qui se livrent à des viols sur des mineures non consentantes même non mariées sont castrés comme il a été dit plus tôt. Il y a ainsi de nombreux pervers qui n’ont plus la capacité de nuire, et l’ensemble des femmes et des hommes vit plus librement sa sexualité, sachant que tout déviant sera mis hors d’état de nuire, préventivement si c’est possible. Tout ceci semble le contraire de ce que font les hommes civilisés de l’occident depuis qu’ils sont entrés en décadence, et qu’ils ont subi de ce fait l’immigration de peuplement de populations ayant une morale sexuelle bien fondée, qui les a mis aux abois, créant les conditions de la guerre civile de type balkanique qui a cours actuellement. Le peuple ici est jeune. Quatre vingt pour cent de la population n’a pas vingt ans, les vieillards sont peu nombreux . Ils ne pèsent pas sur les destins des autres citoyens en monopolisant les postes de responsabilité. Arrivé à l’âge de soixante ans, on les dépouille de leurs biens qui sont généralement distribués alors aux divers héritiers qu’ils ont. Ils sont alors préposés à des emplois spécifiques qui leurs sont réservés dans les domaines de l’art, de la musique, de la création, des divertissements. Ce qui leur permet souvent de réaliser leurs rêves et d’être heureux avant qu’ils ne deviennent séniles et une charge pour leurs proches. La société dans son ensemble aime la vieillesse qui n’est pas considérée comme une tare. La vitalité de la société se montre tous les jours par l’émigration forcée qui atteint toutes les communautés humaines de la Terre. Les utopiens immigrants deviennent des citoyens respectables et prennent même les commandes dans des Pays étrangers. Les dons de la diaspora sont de plus en plus nombreux et bénéfiques. C’est une volonté politique forte de promouvoir cette diaspora, de la conforter. Le réseau des citoyens expatrié est un atout essentiel pour la bonne marche des affaires publiques, et des entreprises locales.
Les jeunes nés dans les pays étrangers viennent souvent passer leurs vacances dans les lieux où leurs ancêtres sont nés, ils y vivent généralement quelque temps y trouvant souvent un conjoint. A fin d’éviter la surpopulation qui menace toute société qui fait beaucoup d’enfants une organisation sérieuse des colonies étrangères existantes et futures est nécessaire. Pour mettre en œuvre cette politique il existe plusieurs organisations non gouvernementales qui militent partout dans le monde pour les droits des citoyens de la diaspora, la plus part sont des sociétés qui usent de leur influence sur les dirigeants étrangers par tous les moyens avouables, ou non selon les époques et les régimes. Des territoires nouveaux sont acquis ou conquis par les immigrants, qui y établissent des copies conformes de la Principauté. Ces entités sont totalement libres par rapport à la mère patrie, et se dirigent comme elles l’entendent. La plus part ne posent aucun problème là où elles s’installent. D’autres sont en butte à l’hostilité des populations locales, qui refusent d’être mises dans la position de quasi esclavage, ou au moins de la sujétion imposée aux Ilotes par les Spartiates. Quelques unes reposent sur une mixité bien comprise et une harmonie y règne généralement aussi. La plus part sont considérées comme des enclaves étrangères qui toutefois apportent la richesse et le développement, comme l’ont fait jadis les enclaves de Hong Kong et Macao pour la Chine. Toutefois l’essaimage des citoyens de la Principauté pose un vrai problème.
Les citoyens expatriés reviennent souvent avec des idées et des manières qui contaminent les mœurs saines et austères des citoyens. La plus part sont vite ramenés à la raison. Toutefois ceci ne se passe pas sans incidents et accidents. Enfin il y a tant d’affaires touchant à la haute finance qui sont le fait de personnes ayant fait leur fortune avec des méthodes de gangsters, utilisant toutes les filières les plus corrompues, subventionnant et vivant des trafics de drogue, des arnaques dépouillant les masses de petits actionnaires. La haute société qui s’est enrichie excessivement dans les affaires des colonies est pourrie jusqu’à l’os. Dans cette société cosmopolite, on se croit généralement au dessus des lois. Lorsqu’on a à côtoyer ces individus dans nos occupations privées ou professionnelles on a souvent l’impression de déboucher dans un clan qui serait une filiale de la Causa Nostra ou de la Mafia avec toutes les remarques qui peuvent venir à l’esprit. Mais on en tire bien sûr quelques bénéfices.
Les citoyens sont ainsi sûrs de l’immunité totale dont ils seront l’objet quoi qu’ils aient fait ailleurs dans le monde. Utopia n’extrade jamais aucun de ses citoyens. On devrait juger ces gens au nom de la loi sur la drogue. Parfois il arrive qu’ils se fassent prendre sur le fait par les autorités étrangères, si ils peuvent se sauver à temps ils trouvent un asile sûr ici. Ils ne seront jamais inquiétés et couleront des jours tranquilles dans les plus belles résidences, faisant aussi de la politique parfois. La plus part sont d’anciens agents des services de sécurité. Des années durant, ils ont travaillés pour les services spéciaux de l’Etat et donc sont de ce fait blanchis par principe de leurs activités condamnables.
Ici ils sont philanthropes et ils profitent des installations de loisir de la principauté. On en trouve un grand nombre au golf, lieu où ils font leurs réunions en petits comités et dans les différents clubs et boîtes de nuit pour milliardaires.
Je te quitte pour aujourd’hui et t’embrasse tendrement.
Lettre 5
Chère Kali,
Je t’ai déjà parlé de la politique dans l’État d’Utopia. La stabilité de cet Etat repose sur la démocratie, et cette dernière a lieu dans les urnes comme dans tous les pays civilisés depuis l’arrivée de cette forme de gouvernement. Il s’agit d’un gouvernement basé sur la volonté populaire qui s’exprime clairement par la désignation des représentants. Chaque citoyen a un droit de vote pour lui et pour les différents enfants et autres mineurs de son sexe qu’il accueille dans son foyer. Les femmes ont généralement un rôle très particulier dans une assemblée distincte.
Les femmes et les hommes ne prennent pas part aux mêmes assemblées et se partagent équitablement le pouvoir. En politique générale les femmes s’occupent de tout ce qui a trait à la vie des femmes, les hommes n’ayant aucune part dans cette partie de la politique. La femme du Prince dirige généralement ces organisations spécifiques dévolues aux femmes. Il y a de ce fait une harmonie certaine qui règne dans cet état, aucune femme ne s’empare d’un poste dévolu aux hommes et aucun homme n’a la possibilité de diriger ce qui revient aux femmes.
L’égalité entre les hommes et les femmes est complète, elles ont leurs représentantes et dirigent les services publics qui leurs sont réservés exclusivement. Les différents impôts qui sont dévolus à leurs services sont de ce fait exclusivement votés et définis par leurs assemblées. Elles ont la possibilité de taxer les hommes comme les femmes, mais ne peuvent interférer dans les affaires des hommes. Ce partage du pouvoir sur des bases fixes est sans cesse remis en question par des partis extrêmes qui souhaitent que tous les postes dans l’administration comme la justice puissent être tenu par un homme ou une femme sans distinction.
Les magistrats qui règlent les affaires de citoyens masculins sont des hommes et ceux qui règlent les affaires de citoyens féminins sont des femmes. Il n’est pas comme en occident de femmes juges qui jugent les affaires qui impliquent des hommes. Et aucun homme ne jugera d’une affaire qui concerne deux femmes. Ceci est aussi le cas lorsqu’il y a en présence des personnes qui sont d’une même lignée, la loi interdit à un étranger de juger leur différent, il y a forcément un conseil de famille qui tranchera en première instance.
Ensuite si celui qui n’est pas content le désire il peut faire appel au Prince qui cassera le jugement si celui ci lui paraît être de nature contraire au bien public et à l’harmonie générale.  Lorsque les affaires mettent en jeu des hommes et des femmes un jury mixte est constitué selon les règles suivantes. On réunit le juge implicite homme et le juge femme de proximité. Il est constitué un jury qui doit juger sur pièces et sans interruption ni faux fuyant, jusqu’à parvenir à un accord, sinon les deux juges ne peuvent quitter le tribunal. S’il y a impossibilité de concilier les deux points de vue, un constat d’échec sera établi, et les deux juges seront rétrogradés. Le Prince décidera alors en conscience et souverainement après avoir pris conseil. Toutes les décisions prises par le Prince dans ces cas font jurisprudence. Ce qui n’est pas le cas des décisions prises par les juges locaux. Si les deux juges de sexes différents sont d’accord, un tribunal d’appel examinera la sentence et s’il n’y trouve rien à redire il la validera. Ce tribunal d’appel sera aussi mixte.
Les officiers publics les plus importants sont les notaires. Ce sont ces écrivains publics qui rédigent les actes civils au nom de l’État et du Prince. Leur désignation est réalisée par des collèges de maîtres qui les forment dans des instituts spécialisés. Femmes ou hommes ils sont de simples instruments de la puissance publique. Ils doivent formaliser avec clarté toutes les clauses émises dans les négociations des parties en présence. La perfection leur est demandée dans tous les actes de leur vie. Ils doivent être en bonne santé physique et mentale, et d’une moralité irréprochable. Toutes les transactions d’importance sont actées par devant notaire, et les actes de la vie civile le sont naturellement sous leur contrôle sans qu’une tierce personne puisse s’immiscer entre les contractants. Ainsi en est il du mariage qui a lieu dans le secret le plus souvent, qui doit être consigné et publié dans les règles, généralement cette publication se limite d’ailleurs au cercle étroit de la communauté restreinte des deux contractants et de leurs famille jusqu’à la troisième génération. Il n’est point fait état des liens familiaux dans la vie publique de l’état et ce dernier n’a rien à dire ou à objecter aux liens définis conjointement par deux parties, qu’il s’agisse de promesses à caractère sexuel débouchant sur des naissances ou de promesses à caractère financier ou même commerciales qui y sont liées. Les notaires appliquent la loi dans son ensemble en privilégiant quand c’est possible, c’est à dire le plus souvent les règles décrites dans les mémorandums que leurs fournissent les parties en présence. Les notaires sont assistés dans ce travail par les avocats des parties lorsque ces derniers sont assez fous pour mettre dans la confidence des personnes étrangères. Les avocats ont très mauvaise presse en Utopie. La plus part sont des étrangers ou des métèques, ils sont filous et peu leur importe la vérité et l’honneur. Ceci n’est pas étonnant il en est de même partout ailleurs sur la planète. Ils jouent au chat et à la souris avec la justice et encombrent de ce fait les juridictions. On en trucide assez souvent quelques uns pour l’exemple lorsqu’on les prend sur le fait de concussion et autres manipulations des jurys et des juges, mais il en reste toujours autant prêts à défendre n’importe quelle cause pourrie pour s’enrichir. Les avocats d’affaires aussi prolifèrent et sont aussi presque tous étrangers. Ils manipulent souvent les politiques et certains sont même établis parfois jusqu’au niveau du conseil privé du Prince. Le Prince actuel souhaite que les Utopiens relèvent le défi et deviennent aussi des avocats, ce qui est en contradiction avec leur sens aigu de la justice, du devoir, de l’ordre, de l’honnêteté surtout. Il a donc créé de toutes pièces une académie des avocats destinée à faire de quelques centaines d’Utopiens qui en ont les dispositions des filous et des menteurs ce qui est indispensable lorsqu’on veut réussir dans cette profession ou la vertu est généralement considérée comme un vice extrême.
Tous les actes civils sont soumis à l’examen du conseil du Prince qui les valide au niveau de la forme et du fond. Cette validation est bien sûr payante. Ce conseil peut décider de réécrire les textes si il trouve une faute ou une omission. Les parties sont alors convoquées par le notaire qui doit leur faire signer à nouveau le texte amendé par le conseil du Prince. Si ils s’y refusent ils sont mis à l’amende et convoqués par le conseil.  Enfin tout acte pour être finalisé doit être signé par le Prince ou son représentant, ce qui en fait le garant de la légitimité de cet acte. Les actes civils sont donc généralement de ce fait irréprochables.
Chaque Utopien a droit à sa généalogie. L’État veille à ce que tous les documents nécessaires soient traduits, mis en forme, authentifiés, validés et conservés précieusement. L’état utopien ne s’intéresse en aucune mesure à l’état civil des étrangers et des métèques. Ces derniers ont aussi des notaires ou des syndics qui tiennent les registres et les authentifient, mais ils ne dépendent en aucune manière de l’État et du Prince. Les étrangers sont comme les Utopiens imposés en fonction de leurs revenus et de leurs biens. Leurs syndics sont chargés de collecter les sommes dues qui sont versées tous les mois sur un compte spécifique. Ce compte ne sert le plus souvent que pour payer les dépenses générées par la présence des étrangers et des métèques dans les limites de l’État. Les moyens mis en œuvre pour assurer la sécurité des ghettos sont aussi financés par ces impôts. En sorte que la présence des étrangers ne coûte rien à l’État, ce qui fait des Utopiens des contribuables très avantagés par rapport aux autres pays d’Europe où l’entretien des services nécessaires aux étrangers plombe la contribution demandée aux citoyens indigènes.
Mais revenons aux actes civils. Ils sont actés par les parties grâce aux notaires. Et l’État n’a de cesse de s’en laver les mains, et de ne pas intervenir jamais dans la vie privée des gens qui ne regarde qu’eux et leur famille.
L’identité des personnes est basée sur une carte génétique. Chaque personne a cette carte de sa naissance à sa mort. Une base de données qui lui est adjointe rassemble tous les actes civils qu’il fera dans toute son existence. Cette personne a accès à ces données autant qu’il le souhaite sans pouvoir les modifier lui même. Les autres services de l’État ont de ce fait une possibilité de traiter tous les cas de recherches impliquant des citoyens. Une vraie authentification se fait par analyse d’empreintes génétique et contrôle. Elle peut être faite par n’importe qui car obtenir l’empreinte génétique d’une personne est simple. Il suffit de faire un prélèvement d’une partie vitale de cette personne et de le confier à un service qui réalise la numération de cette empreinte. Ce même service peut aussi contrôler les autres caractères d’un individu à partir de son dossier médical, de sa dentition et des empreintes digitales. La fraude toujours possible est ainsi fortement diminuée. Les recherches de délinquants sont aussi facilitées. Les étrangers qui séjournent dans l’État sont ainsi tracés et suivis à la trace.
L’acte de mariage est ainsi généralement très bref. Monsieur X. et Madame Y. ont établi entre eux des relations maritales. Suit une date. La signature du notaire. Le sceau du Conseil. Et celle du Prince. L’acte de divorce de même se fait devant notaire si il est le fait des deux époux ou simplement devant un juge si un seul époux s’y résout et cet acte signifie simplement la fin de l’union entre deux personnes. Les contrats de mariage ne sont jamais publiés, ils font partie du patrimoine commun des époux, nul ne peut les dévoiler ou même en parler sur la place publique. Si pour se marier il faut que les deux parties soient libres de s’engager et consentantes, le divorce se fait généralement sur la simple déclaration actée d’un seul des partenaires. Le contrat de mariage qui joue en fait le rôle de garde fou, prévoit toujours la répartition des biens qui suivra le divorce, et les éventuelles indemnités qui y seront attachées. On devrait divorcer facilement dans cet État. En fait il n’en est rien, tout le monde est très fidèle et très respectueux de la parole donnée. Les meurtres par jalousie sont assez rare, chacun ayant de par la loi facilement accès au mariage, les femmes trouvent des hommes à leur goût et l’inverse est aussi très facile.
Les premiers mariages sont presque toujours arrangés bien avant que les enfants puissent se marier par les parents, mais ensuite il y a une totale anarchie qui s’installe.
Les  femmes libres vont dans des lieux destinés aux rencontres avec des hommes libres, et ainsi se nouent rapidement des mariages qui généralement tiennent la distance lorsqu’ils sont basés sur de l’amour ce qui est la règle semble t’il. Les citoyens qui épousent des personnes étrangères peuvent généralement faire entrer leurs enfants dans la communauté en les confiant à leur famille qui les adopte. Les femmes étrangères qui sont intégrées à la communauté de ce fait, étant les mères de citoyens sont elles aussi quelque fois adoptées. Mais elles doivent par ce biais cesser toute relation d’allégeance envers leur ancien état. Les doubles nationalités ne sont pas permises, et de ce fait les personnes qui peuvent en bénéficier automatiquement sont exclues de la vie publique et des organes de gestions de la société. Si elles ne veulent pas changer de nationalité personne ne l’y oblige et de ce fait il y a de plus en plus de citoyens qui ont des enfants avec des femmes étrangères sans que pour autant ces femmes jouissent de la nationalité. Les enfants qui ne bénéficient pas de la nationalité pour les même raisons sont exclus de la société et se retrouvent donc dans les zones réservées aux différent métèques et étrangers vivant dans l’État. Comme l’état est prospère il attire énormément de travailleurs étrangers qui s’installent dans ces banlieues assez sordides par rapport aux zones réservées aux citoyens. Assez régulièrement le gouvernement procède à des expulsions de toute la racaille qui vit d’expédients, de vols et du trafic de drogues. Tous ceux qui sont une gène ou une menace pour l’État sont immédiatement reconduits à la frontière, ou si ce n’est pas possible, l’État n’ayant pas de frontière commune avec l’État d’origine, sont gardés dans un des camps de concentration en attendant que leur État d’origine vienne les prendre en charge.
La politique comprend trois élections importantes qui se succèdent les années impaires.
Premièrement : La validation des lois existantes.
 La première consiste en un référendum basé sur une liste de lois que les citoyens peuvent confirmer ou abroger. Toutes les lois qui sont votées par les assemblées peuvent être ainsi éradiquées par l’assemblée du peuple. Cette consultation se fait généralement sur plusieurs dizaines de lois, et la plus part de ces lois mises à l’encan finissent par être détruites radicalement. Ce sont les tribuns du Peuple qui fixent la liste des lois examinées par le Peuple et jamais le gouvernement.
Le parlement aura fort à faire ensuite, généralement il refera en urgence un texte sur le même sujet presque immédiatement et le gouvernement prendra, lui aussi en urgence un certain nombre d’ordonnances visant à éviter que l’anarchie s’installe.
Deuxièmement :La désignation des juristes habilités à changer la loi.
La seconde est celle qui désigne les juristes chargés d’établir les lois. Il s’agit d’élire des personnes intelligentes et compétentes capables de trouver de bonnes solutions à des problèmes complexes. Les anciens notaires sont généralement choisis pour ces postes. Le conseil d’état étant leur demeure. Chaque division du peuple choisit un candidat pour une durée donnée qui ne peut excéder six années, ensuite il doit y avoir un changement de titulaire du poste. Généralement il s’agit d’un notaire âgé qui a bien mérité du peuple. Une fois son temps de « député » accompli ce personnage retourne à ses occupations  primitives. Il est sagement interdit à quiconque ici de faire de la politique un métier pour des décennies. C’est ce système pervers par nature de politiciens professionnels qui a désorganisé l’occident dans la grande décadence.
Troisièmement : La désignation des responsables des services publics, et des juges.
La troisième élection est celle qui désigne les magistrats des différents exécutifs et des différents tribunaux.
Le référendum portant sur les lois est une phase très polémique de la vie des utopiens. Ils savent ce qui ne leur convient pas individuellement et ils détruisent donc sans cesse des lois autrefois très respectées et qui semblaient justes. Si il y a plus de dix mille citoyens qui veulent qu’une loi même très ancienne soit mise au vote ceci est acté par le Prince généralement après avis conforme de son conseil.
Il en est de même des lois qui sont inscrites dans les différents codes. Une loi supérieure qui décrit le fonctionnement de l’État elle ne peut être changée qu’à l’unanimité du  conseil du Prince. Ce qui la rend impossible à modifier. Le Prince est garant de la constitution, il applique ce qu’elle préconise et interdit ce qu’elle interdit. Les assemblées qui légifèrent le font sous son contrôle et en fonction de ses directives. Ces dernières sont inscrites dans un cadre qui est prévu par la constitution. Elles ne peuvent remettre en question les libertés individuelles et collectives qui sont protégées par l’État.
La désignation des députés capables de trouver les bonnes lois et de les établir se fait comme partout en fonction de l’avis plus ou moins éclairé de partis politiques. Les citoyens désignent individuellement et nominativement devant notaire un représentant qualifié qui les représente personnellement, (chaque citoyen même mineur dispose d’une voix équivalente dans cette élection) dans une assemblée qui élit à la proportionnelle treize juristes qualifiés chargés de mettre en œuvre les lois. Ces juristes siègent pendant deux années sans interruption et sans vacances. Ils assurent la permanence de l’État en ce qui concerne le domaine législatif. Il y a toujours 6 femmes et 6 hommes au moins dans ces assemblées, le treizième étant tiré au sort sur une liste ou figure autant de femmes que d’hommes. Lorsqu’un membre de l’assemblée est empêché c’est le second sur sa liste qui le remplace.
On pourrait croire que les assemblées votent généralement des lois qui se font ensuite balayées par le suffrage universel. Il n’en est rien. La suppression des lois est un bon exercice qui permet de faire le ménage dans les codes de lois. Aussi chaque loi est elle considérée ici comme une entité distincte et aucune loi ne peut faire référence à une autre ou la compléter. De cette destruction continue des lois résulte des codes très succincts qui donnent généralement beaucoup de liberté aux juges qui officient.
Ceci est incompréhensible pour les citoyens des pays qui ont des lois fixées une fois pour toute, gravées dans le marbre.  La liberté de chacun, comme les différentes libertés publiques en souffrent. Car chaque fois que le Peuple remarque qu’il y a une anomalie dans une loi existante il la balaie lors du vote de la liste des lois à approuver. Pour éviter ce problème les juristes et les législateurs posent les choses de telle manière que la loi ne puisse être tournée à l’avantage de minorités privilégiées comme c’est si souvent le cas en Occident. Les lois qui instituent les impôts sont régulièrement massacrées lors de cette votation. Les citoyens n’aiment pas les taxes, pas les paliers, les plafonds et les pourcentages élastiques, ils sont aussi contre toute forme de subvention aux parasites, toutes choses qui font les délices des assemblées qui votent les lois dans les pays civilisés, et qui avec le socialisme se sont vraiment multipliées presque à l’infini.
En fonction de cette attitude très radicale du peuple les dirigeants ont établi que les impôts devraient être équitablement répartis entre tous les citoyens, en fonction de leurs revenus réels, et bien sûr aussi de leurs biens. Du moins des biens que l’État protège et fait vivre du fait de sa puissance et de son organisation. Il n’y a qu’un seul pourcentage de taxation pour tout le monde, ce pourcentage varie en fonction des besoins de l’État. Ce dernier doit présenter un budget équilibré et donc l’impôt est directement utilisé par l’État qui ne saurait vivre à crédit. De ce fait l’État est riche et considéré. La possession des biens publics y est néanmoins complexe, car il s’agit toujours d’assemblées de copropriétaires nominatifs qui se partagent les différentes parties publiques du territoire, aucun étranger ne peut être partie prenante, et si un citoyen s’avisait d’être un homme de paille d’un étranger il serait exécuté aussitôt. Ainsi une rue locale est possédée par les propriétaires des maisons qui l’environnent, pas par l’État. Celui ci ne possède rien et loue tous ses locaux à des collectifs qui sont autant de sociétés par actions. Ces actions peuvent s’échanger et même se vendre mais ne peuvent en aucun cas être détenues par des étrangers. Il en est de même des différentes habitations disponibles, des terres cultivables ou non, des différentes infrastructures industrielles et commerciales. Les zones des ghettos elles même sont détenues par des familles et aucun métèque ou étranger ne peut acquérir une parcelle de terre ou une habitation. Cette règle a été voulue par le fondateur lui même qui a précisé que les biens publics ont été l’objet dans le passé qui a permis aux colonialistes de dépouiller les indigènes, et donc que l’Etat ne devrait jamais posséder quoi que ce soit pour que si un usurpateur arrive à sa tête il ne soit pas tenté de s’emparer de la richesse disponible en arguant du fait que tout lui appartient.
Les squatters sont immédiatement expulsés des domaines publics et privés qu’ils occupent et généralement sont rapatriées immédiatement et manu militari dans leur pays d’origine. Ce qui fait qu’il y a peu de problème de conflits dans les zones cultivées et commerciales. Dans la plus part des cas les propriétaires se chargent de protéger leurs territoires d’envahisseurs éventuels. Car dans le cas d’un laisser aller de leur part l’État confisque les terres et les habitations occupées par les squatters et les vends aussitôt aux enchères.
Les citoyens qui utilisent la main d’œuvre étrangère alors qu’ils y a des chômeurs qui demandent ces emplois sont aussitôt arrêtés et jugés. En cas de récidive ils sont considérés comme des criminels et jugés comme tels.
Les citoyens individuellement peuvent se porter acquéreur d’un bien libre ou possédé par un autre citoyen, à condition de le payer cash. En cas d’insolvabilité d’un acheteur c’est la banque qui le finance qui est réputée être propriétaire jusqu’à ce que le citoyen ait remboursé son achat à la banque. Il en possède la jouissance tant qu’il est bon payeur, et la perd aussitôt qu’il ne peut plus payer. C’est la généralité des contrats dévolus aux citoyens. Il n’y a pas d’intérêt prévu pour l’argent du aux banques par les citoyens pour l’achat des biens d’Etat. Si la maison coûte un million d’euros, le citoyen versera un million d’euros ; il pourra le faire tout de suite ou pendant dix ou vingt années. Ce qu’il a versé restera son capital et il pourra vendre son bien immobilier au prix qu’il l’a payé, mais pas plus, ni moins.
Les biens publics ne sont pas des biens soumis aux règles du marché, et le logement et les terres sont des capitaux particuliers pour l’état et les citoyens. La tendance serait alors de minorer et de ne pas tenir compte des aménagements que le citoyen fait dans ses propriétés pour les faire prospérer. Or il n’en est rien. En fonction des aménagements faits et des investissements consentis les biens privés peuvent devenir plus chers, ceci se fait naturellement par des travaux d’évaluation qui sont fait par les notaires, en fonction des normes locales ou générales. Or à ma connaissance ces normes se rapprochent de celles qu’on voit sur le marché libre dans les états équivalents. Ceci permet à un paysan qui a mis en valeur une terre de la vendre très cher, à celui qui a construit une maison sur son terrain de vendre une maison au prix du marché. De même si il a laissé dégrader son bien il ne le vendra pas au prix d’un bien en bon état et perdra donc de l’argent par rapport au prix qu’il aura versé. Tous les citoyens sont de ce fait riches et entreprenants. Ils ont constamment le souci de rendre leurs biens plus profitables à la communauté, car le prix de vente qu’ils en tireront sera celui de la qualité qu’on y trouvera.
Les biens mal évalués, qui se dévaluent très vite sont un problème de cette règle un peu étrange qui sévit ici. L’acheteur potentiel est tenu de verser une somme trop forte souvent pour quelque chose qui n’est  pas en état. Ainsi se constituent des zones défavorisées au cœur même de l’état. Le gouvernement doit y mettre bon ordre en faisant régulièrement des actions de promotion, et en rasant toutes les constructions qui lui semblent inappropriées. Pour avoir de quoi reloger les citoyens qui sont dans de mauvaises conditions l’état construit constamment de nouveaux foyers plus modernes et plus économiques pour le budget de l’état, car complètement autonomes en énergie, ne nécessitant pas de coûteux entretiens.
La nationalisation des zones à aménager se fait toujours par échange d’un logement contre une autre équivalent. Il n’y a pas de parc locatif d’état à proprement parler puisque tous les logements sont propriété des citoyens qui les occupent. Il est interdit aux citoyens de louer leurs logements entre eux, le fait de louer constitue en fait à vendre un bien et cette vente se fait par l’intermédiaire des différentes banques. L’usure est interdite, comme tout prêt à intérêt dans les limites de la cité intérieure. Elle fleurit bien sûr à l’extérieur des murs et dans les ghettos. Les métèques possèdent des créances sur presque tous les patrimoines des citoyens, bien que ces biens ne puissent jamais leur appartenir en propre. Ils sont aussi très riche car ils contrôlent les différents trafics qui sont suscités par les différentes prohibitions qui ont cours à l’intérieur de la cité close. Les différentes drogues, la prostitution, les jeux, le travail clandestin. Plusieurs mafias dirigent ces différents réseaux clandestins de vente de biens et de services prohibés.
Je te parlerai très rapidement de l’élection des juges et des différents responsables des services publics. Le Prince y met souvent son grain de sel ayant affaire à ces gens et étant soucieux de ne pas avoir pour gouverner l’état des trublions incontrôlables.
Les juges et les chefs des administrations sont des personnes qualifiées que le peuple connaît généralement en bien et apprécie. Si il se trouve que ces notables sont malfaisants le peuple les élimine tout naturellement, et avant qu’ils ne portent nuisance à l’état le Prince est en mesure de les dessaisir de leurs fonctions. Et de bloquer leurs décisions. Ainsi la justice est elle très sage et très soucieuse d’ordre ce qui n’est pas le cas lorsque les juges sont des fonctionnaires qui ne sont responsables que devant leurs pairs et autres conseils de l’ordre.
La justice dans son ensemble est très aseptisée et ne craint rien donc ; toute les affaires sont jugées rondement, il n’y a jamais de procédure qui dure plus d’une semaine. Quand on pense qu’en Francie il faut plus de sept années pour obtenir un droit de passage, quelquefois plus de vingt ans même. Alors qu’ici un juge vous délivre un acte en cinq minutes sur cette question, acte que le conseil du Prince examine le lendemain et que le Prince lui même signe dans la soirée.
Pour ce qui concerne les chefs des services publics il en est de même. Les utopiens désignent bien parmi plusieurs candidats celui qui sera le responsable de l’exécutif ou de la police, ou même de l’armée locale ou garde nationale. Mais une fois le bon choix fait c’est une affaire qui n’en reste pas là. Le Prince surveille ce qui se passe et ne laisse pas l’incompétence et le n’importe quoi s’installer.
Pour ce qui est de désigner le Prince, comme ceci se passe un peu partout dans le monde une réflexion est conduite conjointement par les différents conseils et les personnages les plus importants de l’État qui forment un cénacle à cet effet. Le candidat naturel est le fils aîné du Prince, mais il peut être fait appel à d’autres membres de la famille qui acceptent la charge, notamment si le conseil juge que le candidat au poste princier est incapable d’assurer la direction de l’État. Dans ce cas la désignation d’un successeur est réalisée par le cénacle. Le peuple dans son ensemble doit approuver ce choix.
Les différents partis présentent alors leur candidat et une élection à deux tour a lieu pour départager les postulants. Le premier tour désigne les deux candidats  du second tour ce sont ceux qui arrivent en tête en nombre de voix. Le Prince actuel a de nombreux enfants, son fils aîné est un juge très écouté et très estimé, le second un juriste qui siège à l’assemblée, le troisième est responsable de la marine nationale . Ses quatre filles sont médecins. Tous les enfants du Prince font de la politique. Aucun candidat sérieux pour le poste Princier n’existe en dehors de cette famille. Et ici tout le monde est enchanté d’avoir un patron qui n’est pas tenu de tenir compte des arguments et des valeurs défendues par les partis. Le Prince n’a pas d’opinion politicienne et ne fait partie d’aucun parti politique, il ne vote pas étant au dessus des partis il n’a pas à juger de cette matière . Il arbitre et ne sort pas de son rôle étant au service de chaque citoyen, il ne fait partie d’aucune faction. Voilà tu vois la vie politique idyllique des utopiens qui a aussi quelques facettes assez sinistre. Bien sûr il s’agit d’un tout petit Etat qui n’a pas beaucoup de citoyens à gérer. Tout est encore contenu par la force des murailles qui entourent cette cité. Mais les forces de subversion sont déjà présentes, lorsque les murailles tomberont dans quelques génération ou à la suite d’une révolution, tout déclinera. Tout sera détruit comme les différentes villes mayas de la jungle mexicaine que nous voyons et dont nous ne comprenons pas d’abord la décadence. Tout ceci ne tient que par la volonté d’un Prince et de ses conseillers. Le peuple comme partout a tendance à abuser de tout et à jouer double jeu. Il profite des biens que lui prodigue l’état tout en minant les racines de la Constitution, en trafiquant avec les mafieux, en se laissant aller à des dérives dangereuses pour la sécurité de l’état. Les gangs mafieux existent ici depuis toujours et les principales familles font partie d’une sorte de « causa nostra » qui étend son emprise sur le monde entier, largement impliquée dans les affaires de corruption internationale, de trafic de stupéfiants, de fourniture d’armes aux terroristes, de prostitution et de tous les abus possibles de l’autorité politique.  Beaucoup de ses membres ont établi des réseaux qui couvrent toute la planète,  qui sont chargés de rançonner partout où c’est possible les économies locales, généralement en montant des arnaques juteuses. Les banques utopiennes font partie des banques liées aux trafiquants internationaux. Les grandes familles utopiennes se sont emparées des casinos et des autres grandes lessiveuses à argent sale comme les club sportifs professionnels. Ces activités illicites sont connues du Prince qui y participe dit on parfois aussi avec ses services spéciaux dans le but de conforter les bases de l’État. Les services spéciaux de l’état vont parfois jusqu’à donner la main aux pires trafiquants pour réaliser des actes politiques positifs vis à vis de la Principauté. Bien sûr ceci a des répercussions sur Utopia. La drogue y est souvent préférée à toutes les autres formes de délassement qui sont sans danger pour la conscience et la qualité de vie. Certain de leur impunité les mafieux se fiant à la sécurité de l’état ont bravés les autorités politiques de plusieurs états, ils se sont fait aussi des ennemis parmi les différentes autres factions mafieuses qui existent dans le monde. Ces derniers attaquent l’état  d’Utopia en prescrivant des actes terroristes ce qui conduit inévitablement à devoir éliminer dans des pays étrangers les commanditaires de ces actions. Tout ceci a mauvais presse. La production de drogue par des membres influents de la diaspora a été plusieurs fois signalée aux autorités qui jusqu’à présent on considéré qu’il ne s’agissait que d’une activité externe sur laquelle la principauté se refuse à agir. Tout en prévenant que si des forces armées s’en prenaient avec ce prétexte à une colonie utopienne il y aurait des représailles immédiates pouvant aller jusqu’à l’affrontement avec la mère patrie. Depuis cet échange de vues avec les autorités qui luttent contre le trafic de drogue international les services spéciaux utopiens sont en mission partout où les gangs utopiens se sont installés. Ils assurent la sécurité des fonds et des personnes. Ce qui est assez facile généralement parce que les trafiquants et producteurs de drogues eux même ont déjà des services de sécurité assez importants pour se mettre à l’abri par leurs propres moyens. Mais quelques gouvernements préparent déjà des représailles massives, fomentant par exemple des émeutes qui lorsqu’elles se déroulent détruisent les bâtiments et les biens des membres de la diaspora.
Une bonne police est présente et fait bien son travail, mais ce qui compte c’est qu’il y ait un gardien de l’état dans chaque citoyen et c’est loin d’être le cas. La plus part sont médiocres et se laissent aller sans cesse à des actes nuisibles. La violence qui est absente généralement à l’intérieur des murs de la cité s’exprime fortement à l’extérieur. Celui qui a le malheur de croiser le chemin d’un utopien de simplement le regarder de travers ou de lui dire quelque chose qui lui déplait et ensuite lui chercher querelle est le plus souvent retrouvé mort ou cruellement frappé. La vengeance éventuelle contre ce citoyen étant un acte improbable,  ceci fait de chaque citoyen en voyage à l’étranger une cible potentielle pour les vengeurs des victimes passées. Et les colonies sont souvent attaquées par les émeutiers pour cette même raison. Au bout d’un certain temps celui qui a commencé est oublié. Il y a eu provocation c’est sûr mais la propagande de l’état décide toujours que les actes commis sont inacceptables et une action militaire est généralement réalisée contre les auteurs. Les gangs utopiens de la diaspora font donc régner la terreur assez facilement. Si on les attaque l’état utopien les défend quoi qu’ils aient fait. Les services spéciaux réalisant les actions nécessaires au besoin. La banque utopienne est disséminée dans toutes les banques de la planète, qui sont pour la plus part contrôlées de fait par la diaspora. La banque locale est réservée aux affaires du territoire et détient l’exclusivité sur ce domaine. Les zones off shore établies dans le monde entier sont en concurrence avec les différentes banques d’affaires qui sont immatriculées dans la cité d’or. Là se trouvent des banques qui acceptent n’importe quelle somme d’argent de n’importe quelle origine. Les comptes sont constitués de diverses valeurs aussi et peuvent communiquer avec toutes les différentes banques d’utopia établies dans le monde entier. Certaines de ces banques sont même établies sur des navires croisant au large des nations ou la pression fiscale est la plus forte. Il suffit alors aux fraudeurs de prendre le bateau et d’aller passer quelques jours ou quelques heures dans ces palaces flottant. Les banques participant à ce trafic international qui était un moment réservé à quelques petites nations peu scrupuleuses, généralement contrôlées par la mafia sont appelée ici les lessiveuses. C’est le nom qu’on donne aux banques qui sont établies dans le quartier d’affaire sur le front de mer. Les droits et les taxes pour naviguer sous le pavillon utopîen ont été alignés sur les droits des états qui couvrent les activités des différentes marines commerciales, ce qui fait que la plus part des armateurs immatriculent désormais leurs navires sous le pavillon utopien. Le port franc permet de traiter beaucoup de marchandises en transit en permettant au passage de ces transactions de prendre un revenu qui ne sera pas soumis à l’impôt. La qualité et surtout la rapidité des chantiers navals locaux fait que les propriétaires de bateaux sont aussi généralement des clients de la zone d’armement. Un chantier de construction crée aussi de vastes structures flottantes modulaires qui peuvent être ensuite dotée de moteurs. La construction de plusieurs submersibles à propulsion atomiques est en cours sur ce même principe. La plus part des submersibles actuels reposent sur une idée erronée qui fait que le submersible forme un tout avec  sa chambre des machines, ses zones de vie, ses équipements militaires d’attaque, ou celles qui contiennent des missiles de la dissuasion nucléaire.  Les ingénieurs ont résolu la question de manière modulaire. Un module comprend la chambre des machines, il est parfaitement étanche et adapté aux plus grandes profondeurs. Les deux réacteurs nucléaires étant indépendants. Tout est bien sûr robotisé et amovible. Lorsqu’on construit un bâtiment il suffit de réunir ces éléments entre eux comme un puzzle. Différentes attaches sont mises en œuvre, mais il ne s’agit jamais de soudure et de vis.  La plus courante est un système classique de tenons et mortaises, le plus souvent une colle est aussi appliquée, lorsqu’il faut découper les éléments une fois les tenons et mortaises dégagées, il suffit de chauffer cette colle assez fortement pour qu’elle cesse de fonctionner. Les quelques humains qui peuvent diriger ces ensembles sont confinés dans une sorte de sphère  bunker totalement étanche qui leur permet de descendre avec leur bâtiment aux plus extrêmes profondeurs sans aucun risque. L’espace disponible n’est pas plus grand que celui d’une cabine spatiale.  Les opérateurs qui y sont confinées sont devant des ordinateurs et pilotent ainsi toutes les machines. Une unité automatique permet le plus souvent aux pilotes de n’avoir rien à diriger et contrôler comme le pilote automatique d’un véhicule. Le reste de la structure est entièrement fait de  matière non compressible. De manière à éviter autant que possible les écueils de la détection par les satellites ces engins frôlent le plancher des océans. Quelquefois ils sont pris  dans les filets des chalutiers ce qui cause généralement la destruction du bateau de pêche. L’avantage qu’ils ont sur les transports de surface est souvent mis à mal par les avaries très nombreuses qui leur arrivent encore. Les puissantes hélices nécessaires à la propulsion très rapide surtout posent problème. Les conteneurs qui sont transportés par les sous marins sont fort divers, depuis les fusées atomiques qu’on peut larguer n’importe où, jusqu’au hélicoptères de combat. Pour lancer une fusée nucléaire il suffit de  donner le signal à un ordinateur qui se trouve dans un conteneur de fusée. La fusée est préparée et lancée par des automates spécialisés. Une fois le lancement effectué l’ensemble est soit récupérable immédiatement, soit le plus souvent mis en sommeil jusqu’au retour de son lanceur qui s’est mis à l’abri très loin. La destruction de ces submersibles semble très improbable dans les conditions actuelles de la recherche, malgré le fait que l’ensemble des océans est désormais équipé de millions de capteurs et d’un maillage très serré dans les zones de lancement probables. Des sous marins tueurs sont bien aussi construits pour les approcher et les mettre hors  d’état de nuire. Mais le jeu est pratiquement toujours à l’avantage de celui qui est poursuivi, du moins jusqu’à aujourd’hui.
Voilà je t’en ai dit assez sur ces armements très spéciaux
Je t’embrasse tendrement.
Krisnasanda
Lettre 6
A Kali mon amie,
Tu me dis que tu ne sais rien de l’incroyable vie des Utopiens. Que tu ne considères pas que c’est un progrès d’avoir ainsi remis en route les mariages précoces et les familles nombreuses. Bien sûr ceci peut sembler aller dans le mauvais sens. Mais ce n’est pas le cas pour le moment.
L’état est riche, les installations publiques sont de très bonne qualité, la vie est bon marché à Utopia, la joie et la paix y règnent toujours, même les soirs de beuverie il n’y a ni crime, ni violence, car la police veille et boucle aussitôt toute personne qui dépasse les bornes fixées par la loi.
Les enfants sont sains, bien nourris, bien éduqués. Ils font du sport, pratiquent les arts martiaux, les différentes tâches dévolues aux militaires en opération, ils sont éduqué dans l’amour de la loi, de l’ordre, de la compétition, du travail.
Par rapport à leurs parents ils sont plus grands, plus athlétiques, plus beaux, plus heureux. Leurs parents les incitent à partir voyager dans le monde et à y acquérir de l’expérience et des richesses, et ne reste le plus souvent à Utopia que ceux qui ne sont pas très forts, pas très entreprenants, les Pépères comme on les appelle ici. La plus part des émigrants reviennent d’ailleurs rapidement une fois fortune faite pour terminer leurs jours dans les différentes marinas et autres résidences luxueuses qui sont créées spécialement à leur intention. Ils sont l’élite de la Principauté, ce sont eux qui dirigent les familles et les clans. Le Prince voit avec plaisir ces riches utopiens qui sont devenus milliardaires par tous les moyens les plus avouables comme les plus risqués lui prêter la main pour développer l’état en finançant les activités du futur. Il a établi avec eux une sorte de club qui fait les beaux jours des manifestations d’apparat de la Principauté. Certains sont dans la finance, d’autres dans les arts et les lettres, d’autres encore dans l’industrie et les services. La plus part furent des dirigeants d’entreprises dominées par les capitaux d’utopie, considérables car depuis qu’Utopie existe il n’y a eu pour l’état qu’une volonté d’omniprésence dans toutes les grandes entreprises multinationales, la banque utopienne est partout et règne en maître sur la finance dans presque toutes les places boursières. Celles qui résistent encore sont des citadelles qu’elle assiège méthodiquement. Cette omniprésence, cette conquête financière a été décidée dés l’origine de la Principauté, par les pères fondateurs.
Une forte émigration fait partir d’Utopie l’essentiel du surplus de citoyens arrivés à l’âge adulte. Ils ont fondé des colonies dans presque tous les états de la planète et sont ainsi en mesure d’accueillir les personnes de la diaspora. Dans la plus part de ces états ils sont fort bien intégrés, certains deviennent ministres. Leurs talents sont fortement recherchés dans les services spéciaux et la police. Mais ils sont aussi banquiers et hommes d’affaires. Certains prétendent que les maffias utopiennes contrôlent l’essentiel des trafics partout où ils s’installent, en établissant quand ils le peuvent des joint venture avec les mafieux locaux. Mais ceci n’est pas vérifié par des faits patents et très peu de citoyens utopiens font l’objet de poursuites judiciaires dans le monde entier. Une sorte de singularité est en effet leur respect assez forcené de la loi et de l’ordre, ceci les empêche souvent de se livrer à des actes contraires aux lois de l’état qui les accueille ; bien sûr il y a les affaires qui souvent entraînent dans des chemins de traverse surtout lorsqu’on doit acheter des terres pour établir de nouvelles colonies, alors tous les moyens sont bons pour tourner la loi et trouver les financements nécessaires. Mais dans ce cas les utopiens essaient de faire faire le sale travail par des contractuels, récupérant les billes une fois que la chose est faite . Quelques uns font pourtant l’objet de contrats et sont exécutés par des terroristes ou des tueurs à gages à la solde de leurs ennemis qu’ils n’ont pas entièrement convaincus. La conviction est totale lorsqu’il y a complète éradication de la menace dit on dans le manuel destinés aux aventuriers presque tous sortis des services spéciaux. Et lorsqu’il y a une faille c’est au tour des services spéciaux de l’état d’agir, et généralement c’est plutôt sanglant. L’état Utopien veille à ne pas laisser un seul de ces crimes impuni et la longue liste des représailles attribuées aux services spéciaux utopiens signifie à tout humain que le citoyen utopien est protégé par un état qui applique une vengeance cruelle et immanente. Ceci permet à ce peuple d’être partout respecté et à ses citoyens de pouvoir tenir des commerces et de travailler dans les territoires étrangers sans subir les méfaits des pirateries, qu’elles proviennent de l’état étranger lui même ou de personnes privées. Lorsqu’il y a des émeutes contre les utopiens dans un lieu quelconque la riposte est immédiate et elle frappe durement tous les émeutiers. Ceux qui peuvent s’échapper sont poursuivis et traqués sans relâche, et finissent toujours dans les camps et dans les charniers des vautours.
Je te quitte pour aujourd’hui.
Lettre 7
Des services spéciaux utopiens.²²
Tout citoyen utopien naît pour être un guerrier, un combattant et un agent des services spéciaux.  Il est formé par ses aînés à toutes les tactiques utiles, les différentes techniques de combat lui sont enseignées alors qu’il sort à peine du berceau. Il pilote les différentes machines de mort aussi facilement qu’il manipule n’importe quelle arme. Son cerveau est empli de propagande qui lui explique le bien fondé de la lutte menée par l’Etat. Tout étranger est considéré comme un adversaire naturel, comme un ennemi certain. La pratique des langues est une activité qui prend beaucoup de temps dans sa formation. Elle est scientifique et précise. L’immersion totale dans une double culture est la généralité. La langue officielle est l’Anglais bien que le Français soit la langue maternelle de presque tous les fondateurs d’Utopia, mais le fondateur a décidé dans sa préface à l’établissement de la règle que la langue la plus courante et la plus comprise dans le monde devait devenir la langue des Utopiens. Il a aussi prescrit que chaque citoyen devrait connaître au moins deux autres langues couramment. Plusieurs groupes scolaires reçoivent en enseignement chacun une langue différente, si bien que presque toutes les langues qui importent dans le monde sont parlées et comprises à Utopia. Tout Utopien possède au minimum deux langues qu’il maîtrise parfaitement, il en apprend en général deux de plus dans ses différentes études toujours sur le principe de l’immersion complète dans une langue.
Lors des sessions où il traque les envahisseurs du territoire en patrouillant dans la zone frontalière le jeune citoyen se forge une âme de guerrier. Il est ensuite envoyé dans une colonie externe où il devra s’intégrer dans le système scolaire et les cursus locaux de manière à pouvoir se hisser dans une place stratégique où il lui sera possible d’aider son pays par des renseignements et de faire de la résistance si le gouvernement de l’état étranger est devenu défavorable aux intérêts bien compris d’Utopia. Par le moyen de ce cursus il peut postuler aux plus hauts emplois de l’état d’adoption, et à ce niveau il peut aider ses compatriotes à faire leurs affaires.
Lettre 8
De l’armée utopienne.
L’armée comprend un état major d’une dizaine de membres qui sont sous les ordres du Prince. Tous sont issus des commandos et  des forces spéciales. Les techniciens forment un corps à part. Un grand nombre d’ingénieurs travaillent sans cesse à des projets sur tous les sites sensibles, comme sur les différentes frontières. L’exercice militaire a lieu au moins une fois par semaine, partout où il se trouve les soldats revenus à la vie civile, doit s’exercer aux maniements de ses différentes armes et tester son aptitude aux différentes missions que lui a confiées la Nation. Chacun possède chez lui une panoplie d’armes légères qu’il achète tout au long de sa vie et qu’il entretient méticuleusement. L’Etat lui remet parfois une arme plus sophistiquée qui doit être entretenue et qui doit parler à la moindre occasion d’intrusion ennemie. Des mots d’ordre sont émis sur les radios locales lors d’exercices et d’actions militaires particulières. La  presse, internet, la télévision servent aussi de support à ces messages permettant d’avertir les citoyens de la mise en œuvre des forces militaires.
La base de l’armée est le commando. Il comprend un certain nombre de militaires expérimentés qui connaissent chacun leur partition. Leur chef est celui qui en a le plus l’étoffe, il n’y a pas de grade particulier à l’intérieur de cette équipe. Les participants sont très proches les uns des autres et nouent entre eux des liens d’amitié tout au long de leur vie. Ils vivent ensemble leur vie de guerrier et se connaissent tous. Leur connaissance des techniques de combat est semblable à celle des troupes les plus expérimentées. Ils ont une morale de Spartiate. Leur manuel de combat les forme essentiellement à attaquer l’ennemi dans ses retranchements, sur ses lignes de progression et de logistique, dans son sommeil. C’est une guerre d’action rapide qui consiste à frapper très fort, par surprise et à se replier avec le minimum de pertes. Les embuscades étant le vrai moyen de piéger l’adversaire, ces troupes vont  au devant de l’adversaire, s ‘infiltrent dans leurs lignes et réalisent dans des conditions extrêmes les attaques surprises. Ces troupes sont très peu formées aux méthodes classiques visant à tenir le terrain par des unités combinées. Les chars et les hélicoptères qui réclament une autre stratégie et une discipline sont la force essentielle contre laquelle va se briser l’assaut ennemi. L’artillerie très mobile constituée de batteries de roquettes pour une part, et d’obusiers d’autre part est servie par des unités plus spécialisées. L’action qu’on leur demande est la saturation par bombardement bien ciblé sur une zone de repos et de concentration de l’armée ennemie. Les obusiers et leurs munitions sont acheminés par toutes sortes de moyens. Les différents opérateurs se répartissent autour du point et au signal envoient tous leurs missiles et leurs obus, de manière à écraser simultanément toute la zone ennemie d’une pluie de feu nourri. Cette attaque est généralement conduite par un observateur qui domine le champ de bataille soit qu’il est en hélicoptère soit qu’il dispose d’un drone qui lui permet d’analyser les différents coups. Le GPS a naturellement aussi une grande utilité dans cette guerre qui se passe souvent à plusieurs kilomètres de distance. Les communications aussi sont importantes.
Une fois ce bombardement effectué en quelques secondes généralement, c’est au tour des hélicoptères d’intervenir et d’achever le travail en visant les éléments qui ont été révélés et les points de fixation réalisés par le bombardement. Au lieu de s’éparpiller les combattants adverses essaient sans paniquer de mettre en œuvre leurs moyens de riposte, et se regroupent.
Les ennemis éparpillés autour de la cible principale sont ensuite attendus par des pièges et des snipers bien protégés aux différents goulets probables de repli. La tactique est généralement celle ci. Mais il y a bien sûr possibilité pour chaque unité sur le terrain d’engager un combat si elle le juge opportun. L’improvisation est très largement répandue. Placés dans le dispositif ennemi un commando doit pouvoir juger à tout moment de cette opportunité. Les moyens les plus modernes de l’informatique sont mis à sa disposition. Ceci lui permet de faire des recherches sur les forces qu’il visualise, et aussi de transmettre des informations aux différentes troupes, enfin le commandement suprême qui relève du Prince directement peut lui transmettre en temps réel toutes les directives utiles.
Toutefois les combattants peuvent agir sans cette aide. En effet le matériel informatique des combattants est souvent détruit ou mis hors service par les contre mesures de l’ennemi. Dans ce cas la troupe fait sans et généralement elle n’a pas de moins bons résultats dans son action.
Les militaires blessés sont évacués sur des hôpitaux de campagne. Les morts sont regroupés dans des morgues, et rendus à leur famille ensuite. Les blessés et les prisonniers ennemis sont conduits dans des camps de regroupement, ou laissés sur le terrain si ceci n’est pas possible. La plus part des civils impliqués dans les combats sont remis en liberté face aux lignes ennemies, à part ceux qu’on soupçonne d’être des agents infiltrés, ou des commandos déguisés qui sont fusillés immédiatement. Le soupçon suffit généralement, il n’y a même pas un simulacre de procès. La seule chose qui peut faire évoluer cette sentence est que l’agent pris sous camouflage se mette à donner des renseignements permettant de  vérifier qu’il n’est pas à l’origine d’un crime de guerre commis contre des civils ou des militaires. Dans le code militaire de cette Nation toute personne qui réalise un travail de renseignement, ou un acte terroriste sous camouflage, donc sans l’uniforme officiel d’un Etat est condamné sans appel à être fusillé. Il en va de même des activistes qui posent des bombes contre des objectifs militaires en se faisant passer pour des civils, ainsi que ceux qui ont prêté la main ou fourni la logistique à ces terroristes. Et ceci même si ces derniers sont des militaires respectant pour eux même les règles du combat. On les cherche et on les trouve toujours. Leur tête est mise à prix.
La doctrine militaire indique aussi qu’il est interdit de procéder à un tir massif contre une unité ennemie qui est environnée de civils, ou de prisonniers. Il est vrai que pratiquer alors des actions plus ciblées est même plus efficace,  car l’ennemi est aussi paralysé par ses boucliers humains. Mais ceci bien sûr n’est qu’une vaine proclamation. A la guerre, comme à la guerre !
Les ennemis locaux ne faisant pas cas de cet interdit, les troupes et le général en chef ne se risquent pas à appliquer une doctrine qui permettrait à des francs tireurs de rester à l’abri des ripostes. Si cette doctrine était appliquée sans réflexion, les troupes ennemies se mettraient au milieu de civils, de femmes, d’enfants, de prisonniers pour attaquer les troupes ou plus généralement pour pilonner de manière aveugle les habitations des citoyens.
L’armée a aussi comme mission de faire subir à l’ennemi des représailles en essayant toutefois qu’elles soient bien ciblées. Il s’agit alors le plus souvent d’une décision de caractère politique et c’est les membres du cabinet de guerre et non les troupes engagées dans l’action qui la prennent et la font appliquer. Les représailles étant parfois disproportionnées, car il faut se mettre dans la position ultime qui réside dans l’emploi du feu nucléaire.
Dans cette nation les forces navales sont celles qui font le plus usage des bons sentiments vis à vis de leurs adversaires. Les ennemis pris sont bien traités. Les forces navales sont aussi celles qui ont le plus de scientifiques et d’ingénieurs dans leur rang. Ceci est la cause principale de leur efficacité malgré le fait qu’elles ne comportent que très peu d’unités vraiment aptes à la guerre moderne. La nécessité de disposer d’une aviation performante se fait sentir ici plus qu’ailleurs. Les ennemis disposent de sous marins d’attaque qu’il est difficile de localiser et de détruire. L’essentiel de la flotte est donc généralement bloqué par les menaces qui surgissent de l’océan. Aucune escadre ne peut être réalisée pour attaquer un dispositif ennemi en pleine mer. Ceci permet aux flottes ennemies de lancer à partir de la haute mer leurs attaques par avion sur le territoire. La couverture par missile de l’espace aérien est assez faible et moins de 10 % des avions sont interceptés lors de ces bombardements à haute altitude. La riposte par missile contre les forces ennemies ne touche généralement que le piquet radar, généralement un destroyer. Encore faut il qu’il y ait assez de vedettes lance missile pour saturer la zone d’approche de l’armada ennemie. La guerre navale est donc très compromise, et c’est presque le talon d’Achille de la Principauté qui a besoin de son port pour vivre. Beaucoup d’ennemis sont en mesure de lui infliger un blocus sans qu’elle puisse y répondre par des représailles suffisantes et dissuasives.
La description de cette armée ne serait pas complète sans celle des troupes qui se trouvent dans les différentes colonies de la Principauté. Des Utopiens sont employés dans beaucoup de services spéciaux étrangers. Ils forment l’essentiel des cadres des milices qui font le service d’ordre des zones ou un conflit latent s’installe. Ils assurent la sécurités des banques et des transports de fonds partout dans le monde. Souvent ils participent à la sécurité des hautes personnalités dans différents pays. Leur capacité à être les meilleurs dans ces métiers militaires est reconnue partout. Ce sont des guerriers vraiment très appréciés pour leurs qualités opérationnelles. Bien sûr ils ont toujours comme obligation de ne jamais mettre en péril les intérêts de leur mère patrie. Et ils ne trahissent jamais leur engagement aussi bien celui qui les lie à leur patron étranger, que celui qui les lie à la Principauté. Beaucoup de formations militaires dans le monde entier s’inspirent de leur initiation et de leur formation. La violence des jeunes habitants de la Principauté est souvent mise en avant par le Conseil du Prince. Pour y remédier on leur donne maintenant aussi des règles plus sérieuses dans leur usage des armes qui leur sont confiées. Les joutes entre bandes finissent toujours aussi mal malgré cette remarque. Mais ce sont surtout les étrangers qui sont pris à parti et malmenés lorsqu’ils se permettent d’importuner les citoyens et notamment lorsqu’ils essaient d’avoir des relations avec une citoyenne. La plus part des meurtres signalés sont le fait de jeunes adolescents qui sont affectés à la surveillance des migrants dans les campagnes. Parfois les migrants se vengent ensuite cruellement, et produisent des vols, les meurtres et de grandes destructions. Une chasse à l’homme qui les concerne est alors organisée par les troupes locales et ils sont tous mutilés et exécutés de manière atroce. Ceci est une des causes essentielle de la difficulté des étrangers à vivre dans cette Principauté.
Lettre 9
Chère Kali,
Je peux aujourd’hui te faire une confidence, je suis devenu Utopien depuis peu et j’ai de ce fait acquis après plus de dix ans d’efforts la capacité de pénétrer dans la cité et de connaître enfin la vérité sur Utopia. Ce sont mes travaux qui ont fini par emporter la décision. Bien sûr je suis aussi le père de deux enfants d’Utopia et je ne pouvais vivre heureux sans leur présence. J’ai donc reçu le droit d’habiter dans la cité désormais dans la maison de la mère de mes enfants.
Je vais te raconter tout ceci. Comme tu le sais je fus à mon arrivée parqué avec les ennemis d’Utopia et toute la lie du genre humain dans le grand camp nommé le Triage. Il s’agit d’un lieu absolument infernal qui ne permet à aucun humain d’avoir une contenance et lorsqu’on y est abandonné pendant quelque temps on devient un être puant et peu présentable. Comme on ne vous fournit pas de vêtements ceux qu’on avait à l’entrée du camp sont très vite en loque et crottés. Les plus forts volent aux plus faibles les meilleurs vêtements pour en faire le commerce ou se les réserver. J’arrivais au camp presque nu avec ma combinaison de néoprène pour seule couverture et seule protection. Mon premier souci fut de trouver un clan parmi ceux existants qui pourrait me protéger. Par chance je trouvais un vieil homme de notre peuple qui me conduisit au prés du groupe des gitans qui étaient dans ce camp. Ils étaient une centaine qui vivaient de travaux qu’ils effectuaient à l’extérieur du camp. Ils étaient aussi des musiciens renommés. Je fus adopté par le chef qui me donna assistance et me permit de survivre. Avec eux j’appris toutes les techniques nécessaires pour assurer ma survie. Je profitais de leur assistance. Etant avec eux j’obtins la possibilité de faire comme eux des travaux sur les digues et sur les installations industrielles de la région. Ma capacité à diriger les travaux fut observée par le chef de chantier qui me confia le commandement d’une équipe quelque temps. Puis il me demanda de prendre la direction d’un chantier sur la grande digue. A partir de ce moment je pus vivre hors du camp pendant une semaine le plus souvent et vivre dans les casemates des ouvriers, je me fis alors plusieurs amis parmi les Utopiens et je rencontrai la femme que j’aime qui est à présent la mère de mes enfants. De leur amitié résulta ma convocation auprès d’un responsable local qui me demanda des informations sur ma situation et mon passé. Je restais quelque temps ensuite dans l’exploitation dont il avait la charge et je rétablis tant bien que mal la comptabilité de son entreprise qui était mal gérée, ensuite je fis faire des progrès à chaque compartiment de son exploitation et pour finir je lui proposais une amélioration substantielle de ses revenus en établissant de nouvelles productions. A la suite de quoi il me fit installer un appartement dans sa propre villa située dans son exploitation pour que je puisse y recevoir ma femme décemment. Lorsqu’il fut remplacé, son successeur me convoqua et fut bien heureux de me trouver si au fait de l’exploitation. Il me confia encore plus de responsabilités et je devins bientôt le dirigeant de cette entité qui faisait de l’aquaculture et un peu de culture de riz, avec plusieurs ateliers de fabrications de matières plastiques. La suite fut mon affectation définitive dans cette unité opérationnelle. Je devins le principal dirigeant d’une centaine d’employés. La plus part étant des étrangers libres qui en dehors des travaux habitaient les ghettos réservés à leurs communautés. Je fus ensuite déplacé dans le nord sur une zone de rizières et de vergers. A la fin de cette mission, au bout de deux ans de captivité,  je fus libéré du camp de concentration définitivement comme la plus part des prisonniers qui y étaient détenus en même temps que moi. Je  pus loger dans ma propre habitation et communiquer avec l’extérieur. On me demanda si je voulais quitter Utopia pour le pays de mon choix, je fis le choix de rester entre temps ma fille que nous prénommâmes Uranie était née. Je la vis peu la première année, ensuite elle fut avec nous tout le temps que nous étions ensemble. L’année suivante naquit son frère Viktor, et à présent nous attendons une troisième naissance. Dés que j’eus une relation suivie avec ma femme je demandais à intégrer la communauté en précisant que j’étais prêt à me libérer totalement de mes autres obligations concernant d’autres Nations ou États et à adhérer à la religion d’Etat ce qui est facultatif, mais qui fait quand même poids. On me fit passer devant un comité qui m’assaillit de questions diverses et variées destinées à vérifier que j’étais un homme sincère, récupérable pour la communauté, que j’étais intègre et assez bon juriste et soldat aussi pour pouvoir juger dans toutes les circonstances et porter les armes comme il convient à un citoyen. Je fus ensuite enrôlé dans l’armée et je reçu pendant toutes mes vacances des entraînements et des formations très éprouvantes. Pour finir je fus envoyé sur la frontière pour y être sentinelle pendant une période de plusieurs mois. A la fin de cette période nous fument attaqués par des groupes d’ennemis qui tuèrent plusieurs des nôtres avant de s’enfuir. Je commandais un bataillon qui les poursuivit avec succès, capturant même le chef du commando. Si  bien que l’action de représailles qui suivit fut facilitée notablement. Décoré à la suite de cette action je fus promu citoyen sur le champ par le Prince lui même. Il me fit donner un appartement aux portes du palais et je fis partie d’un conseil réservé aux différents étrangers ayant acquis la nationalité.  Nos conclusions étant le plus souvent préférées à celles des autres conseils par le Prince lui même.  Le Prince me fit ministre des étrangers par la suite, me confiant la charge de sécuriser les ghettos et de lutter contre les différents trafics qui s’y déroulent. C’est aujourd’hui ma mission. La drogue est partout et presque tout le monde en consomme souvent de manière immodérée. Pour certains ceci représente la fortune, pour d’autres les plus nombreux la déchéance, le crime, la mort.
Voilà tu sais comment je me suis sorti du camp de concentration et comment j’ai réussi à devenir citoyen de cette Nation.
Je vais te parler de l’organisation de la justice tu verras qu’il y a des choses très étonnantes et qui peuvent sans doute expliquer que tout n’est pas si pourri ici bien que tous les éléments de la pourriture existent comme partout dans le vaste monde.
Le Prince est le garant qu’une justice forte et honnête s’exerce sur toute la communauté et sur tout le territoire d’Utopia. Cette justice se rend sur tout ce qui se trouve dans ces limites. Elle est implacable le plus souvent. Les justiciables sont généralement arrêtés dés qu’un soupçon sérieux pèse sur eux. On arrête aussi tous ceux qui pourraient leur prêter main forte ou qui couvriraient leurs actes délictueux. Ils sont mis dans des camps d’explications qui sont des travaux forcés sous bonne garde le temps que les enquêteurs réunissent des preuves ou les fabriquent à partir de divers procédés dont quelques uns sont réprouvés par toutes les nations civilisées. Mais ici on ne fait pas de sensiblerie lorsque la sécurité de l’État est en jeu.
Il y a deux activités qui sont traitées par des services spéciaux et des tribunaux express. Le trafic de drogue dans son ensemble et les actes terroristes de toutes natures ; mais spécialement en ce qui nous concerne comme dans le reste du monde les attentats islamistes. Dans ce cas tout va très vite et très fort.
Les justiciable arrêtés doivent confesser leurs erreurs et leurs crimes par écrit et devant témoins. On les maltraite de toutes les manières possibles assez souvent en les mettant nus et en leur donnant à peine  de quoi manger et boire, ceci pour leur apprendre les bonnes manières et les mettre en disposition d’avouer tout et son contraire. Mais le plus souvent ils craquent assez facilement sachant que de toute manière ils finiront dans la fosse aux lions, si ils jouent aux petits soldats. Les bourreaux sont de simples recrues des services de sécurité qui apprennent de cette manière ce que l’on nommera pudiquement la persuasion. Il s’agit de toutes les formes de torture efficaces que l’on peut légalement mettre en œuvre dans le monde entier. Bien sûr ces fanatiques que l’on traite ainsi par la « persuasion » sont préparés à ces traitements qu’ils infligent d’ailleurs plus cruellement encore à leurs victimes. La torture est la seule manière d’en faire des martyrs, car ce sont des êtres cyniques et menteurs  par nature, qui ne valent pas la corde pour les pendre.. La plus part qui sont jugés ont donc ensuite un dossier assez complet de toutes les activités illégales qu’on leur suppose et des sanctions exemplaires sont requises. Ils ont la possibilité s’ils sont en mesure de fournir les preuves impliquant d’autres personnes criminelles d’obtenir des aménagements de peine, même si ils risquent la peine de mort. Dans ce cas ils sont considérés comme lavés de leur participation à ces forfaits, sinon ils finissent comme leurs complices exécutants principaux des crimes et délits. La délation est le grand sport intellectuel ici. Elle s’exerce du haut en bas de l’État. Il n’est pire crime que celui qui consiste à protéger un criminel, à lui offrir asile, à le mettre hors d’atteinte de la police et de la justice. Dénoncer un criminel dont on connaît les activités est ici rétribué et non condamné par la morale. De manière à protéger leurs sources d’information les différents services spéciaux qui assurent la sécurité en liquidant toute forme de déviance, mettent généralement leurs informateurs en sécurité, et si par extraordinaire leurs sources sont assassinées ou menacées, ils mettent en place des représailles souvent disproportionnées jusqu’à aboutir au bout de la chaîne de commandement qui a dirigé ou stimulé les assassins. Ainsi un dealer de drogues qui doit être exécuté sauvera sa tête, si il est capable de faire arrêter son ou ses fournisseurs, et ces derniers aussi pourrons avoir cette possibilité si ils permettent de remonter toute la filière. Dans le cas contraire la production et l’échange de drogue dans la Principauté vaut la peine de mort à tous ceux qui sont pris la main dans le sac. Les trafiquants de drogue sont régulièrement pendus chaque fin de mois. Ce nettoyage est fait consciencieusement pour ceux qui ne peuvent pas payer un sursis en payant une caution ou en fournissant des éléments aux policiers.  On en vide les prisons et ils restent au gibet le temps qu’il faut pour que leurs différents clients voient ce qui les attend si ils continuent leurs  errements. Malgré ceci il ne se passe pas de mois sans que l’on en prenne de nouveaux. Le projet que nous voudrions voir mettre en œuvre devrait pouvoir limiter ce nombre à l’avenir. Nous voulons simplement que tout consommateur soit considéré comme les criminels qui vendent de la drogue et punis de manière exemplaire.  Notamment qu’on leur impose une période de travaux forcés pendant le temps de leur désintoxication et qu’on les mette vraiment dans des conditions très dures pour les faire réfléchir à l’avenir lorsqu’on les remettra en liberté dans la société. Le comité qui lutte contre l’alcoolisme, celui qui lutte contre le tabagisme sont d’avis qu’il faut procéder de même pour établir la prohibition de ces fléaux sur tout le territoire. Mais pour le moment il ne s’agit que de lutter contre toutes les formes de produits issus du chanvre indien, du pavot, de la coca, ainsi que les autres différents alcaloïdes et produits chimiques qui sont utilisés par les drogués.
L’État semble en porte à faux sur cette action car ce n’est pas un mystère que des membres importants de la communauté ont partie liée avec des mafieux qui sont les barons et les caïds de la drogue. Les familles qui tiennent ces trafics en tirent de substantiels revenus, et arrosent tout le monde qui peut leur permettre de continuer impunément leur coupable commerce et de protéger leur industrie. Ils disposent aussi d’hommes de mains efficaces qui peuvent réaliser des attentats et des actions ciblées contre les intérêts des entités qui se mêlent de contrarier leurs affaires.
Les affaires de meurtre sont souvent résolues ici avant que l’on les mette dans le moindre média d’information. Chaque citoyen est constamment armé et capable de se défendre même si l’effet de surprise peut jouer contre lui. La plus part des assassins sont immédiatement tirés comme des lapins par la police ou toute personne qui se trouve en mesure de les ajuster et de tirer. Les justiciers sont naturellement considérés ici comme étant dans leur droit absolu. Principalement si le criminel est un étranger. Ces derniers n’ont pas le droit de porter des armes et toute personne qui voit qu’un étranger une arme en main est en mesure de le tuer sur place sans sommation ni explication. Les citoyens se connaissant tous dans les plus petites communes, ceci leur permet d’assurer leur sécurité sans que l’armée et la police ne s’en mêle jamais. Les attaques à main armée sont généralement très rares. Pour lutter contre les islamistes et leurs bombes humaines des sas sont installés dans les points de passage éventuels, des chiens spécialement entraînés à reconnaître les explosifs y sont déployés, en outre tout suspect y rentre habillé et en sort nu comme un ver. Si le système détecte un terroriste il est naturellement immédiatement abattu. Ou mis parfois à la disposition des services chargés de ramasser les différents réseaux terroristes lorsqu’ils sont susceptibles de parler. Les attaques à partir de petits aéronefs se faisant assez fréquents un système permettant de les réduire considérablement a été mis en place. Il s’agit de drones d’une part, de ballons de surveillance d’autre part. Des hélicoptères sont chargés de la chasse des intrus repérés dans l’espace aérien.  Plus de cent tentatives  ont été déjouées  ces derniers temps ce qui montre à quel point ce procédé d’entrée sur le territoire est facile. Les tirs de roquettes que l’ennemi fait à partir de différents points de la  frontière sont eux aussi combattus fermement. Par divers moyens dont le plus important est la mise en place de représailles cohérente destinées à liquider les exécutants et les donneurs d’ordres. Ainsi que tous ceux qui ont une quelconque participation à ces affaires. La difficulté de cette riposte aux bombardements aveugles par fusée a été expérimentée à Gaza par Israël lors des années précédant le grand carnage en 2008 notamment. Une doctrine militaire a été ensuite établie pour définir la riposte. Il s’agit de la guerre la plus horrible qui soit puisque l’éradication des auteurs et comploteurs de toutes sortes qui concourent à ces actes lâches contre des cibles civiles est poursuivie sans relâche. Une fusée qui tombe sur Utopia fera couler un torrent de sang dans les rangs de l’ennemi. Ceci est assez barbare, mais c’est une nécessité vitale de terroriser aussi les terroristes. Seuls les fous peuvent se livrer à des attaques de ce type, et tous ceux qui y mettent la main sont certains de finir très mal. Cette justice radicale n’est pas de mon goût. Je trouve qu’elle est trop commode. Il suffit d’attendre qu’un fou de l’autre bord agisse et ensuite on lance les attaques ciblées qu’on a déjà préparées bien en amont. Ce sont des meurtres avec préméditation. L’appât suivant est même employé parfois. On met en place en bordure de zone rebelle des captifs qui jouent les soldats et qui se placent dans la zone couverte par les snipers ennemis. Lorsqu’ils se font tuer on arrose de napalm les postes d’observation et de  regroupement des terroristes.
Cette cautérisation se révélant insuffisante, est généralement suivie aussi de nettoyage et de  pose de champs de mines. La guerre faite par les utopiens n’est pas une guerre en dentelles, reposant sur des règles quelconques. Elle obéit à l’instinct de celui qui est agressé alors même qu’il est encerclé de tous côtés et qu’il n’a qu’une chance pour défendre sa vie et son intégrité, celle d’éliminer ses assaillants. La base de la tactique militaire est d’assiéger un ennemi pour le détruire à loisir ensuite. La base de la bonne riposte consiste naturellement à rompre l’assaut en traversant le rideau des assiégeants sur un point, en tournant ses forces sur les arrières de l’ennemis, pour les prendre eux aussi dans une nasse. La création de fortifications sera toujours utile, mais il ne faut pas en faire une doctrine généraliste. Une ligne de fortification a toujours plusieurs points faibles et c’est sur ces points que la menace ennemie se concentrera. Etablir une ligne de fortification ne mettra jamais en sécurité. La menace ennemie doit toujours être tenue à la bonne distance. La guerre préventive s’impose, elle se fait sur le territoire ennemi. Elle vise ses moyens logistiques, ses camps d’entraînement, ses zones de regroupement et de commandement.
Tout ce qui précède concerne la justice qui s’applique aux forces ennemies qui font des actes terroristes nommés le plus souvent actes de commandos. Un tribunal militaire peut siéger si il y a une seule raison valable à le réunir. Mais le doute n’est pas permis à ce niveau. Et il faut réagir dans l’instant.
La justice civile est elle d’une autre forme.
Les citoyens d’Utopia ont tous un garant qui leur assure l’impunité lorsqu’ils ont fait ce qui convient dans un cas grave. Ce responsable est élu par les membres qu’ils protège. On le nomme Syndic ou Tribun. Il est chargé de faire appliquer la loi dans sa communauté et généralement y arrive très bien. Il prend toutes les mesures nécessaires pour que l’ordre public soit assuré et maintenu. La loi ne concerne que ceux qui la transgressent ici. Les gens honnêtes n’ont pas de crainte d’avoir à être mis en cause par quiconque. Surtout lorsqu’ils sont protégés par un bon Syndic. Aussi choisissent t’il avec une grande attention leur garant. Le Prince même ne peut révoquer un Syndic. Il ne peut l’être que par ses propres affiliés, membres de son secteur.
Il jouit d’une immunité totale dans ses fonctions. Il ne peut être mis en accusation que pour trahison et forfaiture. Et il semble qu’il n’y ait jamais eu de cas de telle mise en accusation jusqu’à aujourd’hui.
Chaque membre du syndicat paie une cote part qui sert à financer les actes du syndic. Cette somme importante permet à ce dernier un train de vie très dispendieux. Les différents syndics d’un district se liguent généralement pour nommer parmi eux le juge local. Ce qui simplifie parfaitement les affaires judiciaires locales. Un délai très court leur est donné en effet pour résoudre toute affaire de leur secteur. Si ce délai est dépassé ils sont redevables aux parties qui s’affrontent, le jugement est délocalisé et souvent ils perdent leurs mandats car leurs électeurs les remplacent alors. Il y a une assemblée annuelle des syndiqués qui a cette occasion reconduisent ou démettent leur syndic et dans ce cas le remplacent par un autre.
Lettre 10
Bonjour Kali,
La propriété est ici très  diverse, et les règles sont complexes.
Il y a un paradoxe de l’esclave qui ne possède rien et qui est une sorte de bétail de son ou de ses maîtres.
Moins tu es libre, plus tu es libre de tes choix. Tu peux en effet partir de ce pays pour un ailleurs meilleur.
C’est pourquoi la contrainte est nécessaire aux peuples  de prolétaires qui sont la forme moderne de l’esclavage, et qu’elle est inutile aux peuples de propriétaires.
Le prolétaire ne possède rien, même pas un maître. Il est plus isolé et nu qu’un esclave. Celui qui a un bien, investit et ne peut sans dommage sortir des normes. Il doit entretenir son bien  et militer pour l’environnement collectif qui qualifie sa propriété, il faut que la société reste convenable, que les services publics et les infrastructures disponibles soient de bonne qualité. Sinon son bien se dévalue et est dénaturé. Celui qui possède un bien dans une société est donc responsable. Celui qui ne possède rien est partout étranger. Ceci le rend irresponsable, destructeur, voleur.  Il a tendance a s’associer avec ses semblables pour occuper le bien des autres, voler, faire la guerre, terroriser, rançonner, et réaliser tous les trafics crapuleux. Il devient criminel, il traite les honnêtes gens de « caves » d’esclaves. C’est lui qui est ainsi en fait. Il se sent rejeté, inférieur, méprisé. Toutes ses tendances et son éducation le rendent incapable de rien posséder..
Celui qui possède un bien, construit et entretient. Il est tenu par ces travaux à la justice, qui est aussi la vérité et la rigueur. Celui qui ne possède rien travaille pour les autres contre un salaire, il est livré aux appétits sans borne de la convoitise, et comme il peut tout se permettre, c’est souvent un désespéré. Sur lui les syndics des parties communes ont toute puissance. Il finit presque toujours par être dans la main des usuriers, soit à leur service, soit à leur botte. Il est leur chient couchant. Le discours du maître est alors édifiant lorsqu’il manipule la misère humaine chaque jour en prenant sa dîme sur tous ceux qui travaillent. Il dit ceci : les prolétaires d’ici sont trop chers, pour mon service j’ai fait venir des prolétaires du monde entier, et il y a aussi dans des pays bénis des prolétaires très industrieux et appliqués qui travailleront presque pour rien. Et toi l’indigène prolétarisé du fait même de ma main mise sur l’économie et la  politique, sur tous les biens qui ont de la valeur, il te reste un choix. Tu peux prendre un bateau et partir tenter ta chance dans le vaste monde. Car je t’ai remplacé. Tu revendiquais une part juste des propriétés de ce pays, mais tout ceci est à  moi  et aux miens. Ces nouveaux prolétaires qui sont venus dans ton pays sont avides d’avoir les miettes que je leur donne. C’est la loi du marché aux esclaves. Les hommes encore plus misérable que toi viennent te voler le travail disponible, donc ta raison de vivre, ta dignité, tes seuls biens…Et là le riche descendant d’usuriers sans nombre rigole et se moque.
Sans rien tu es libre de  ton choix. Marche jusqu’à la frontière. Tu y croiseras la noria des immigrés qui viennent prendre la place qui t’était dévolue, celle qui te semblait trop mince et trop misérable. C’est leur Amérique ! Va donc jusqu’à cette ligne frontière qui te vit prolétaire, et passe là vite vers un ailleurs meilleurs.
Il n’est pire souffrance que d’être étranger dans son propre pays. Les prolétaires sont toujours et se considèrent toujours comme des étrangers. O conducteurs de  Peuples ! donnez donc avant toute chose un bien imprescriptible à chaque homme, que tout le monde soit propriétaire. Réduisez donc les parties communes au plus petit espace possible. Faites gérer ces parties communes par les citoyens qui y ont accès et seulement par ceux ci. Et que chacun reste chez soi. Qu’il y ait une guillotine qui coupe les domaines de ceux qui accumulent trop de biens, qu’il soit aussi interdit de ne rien posséder, car c’est être trop libre de ne rien posséder, c’est  être sans défense, et ne pas savoir défendre quelque chose. La justice est à ce prix. Il faut diviser le patrimoine de l’humanité en lots équitables. La justice est à ce prix. Que l’homme aux quarante écus qu’imaginait déjà Voltaire fasse la loi, qu’il soit syndic de ses égaux.
Des propriétés des Utopiens.
La plus part des propriétés sont collectives. Non que l’État en soit le maître et le propriétaire. Ce sont des familles qui généralement acquièrent les biens fonciers disponibles et les conservent de manière indissoluble. Il n’y a  pas d’impôt sur les propriétés bâties, et cette conservation ne coûte donc rien aux citoyens. L’État se borne à une surveillance dont les buts sont divers. D’abord la location de locaux et de propriétés immobilières en général est ici réprouvée. Les citoyens achètent donc leurs logements et ne peuvent autrement se loger décemment. Il y a juste quelques hostelleries qui sont très sommaires et qui ne peuvent être occupées que par des personnes de passage.
La plus part des logements sont des habitations construites contre la grande muraille avec une vue sur des jardins, les serres et les forêts situées au centre de cette muraille. Aucun moyen de locomotion n’existe dans cette zone que des vélos et des navettes électriques circulant très lentement sur des rails. Toute la zone centrale est réservée aux piétons, la plus part du temps même les chiens et les animaux de compagnie sont interdits de séjour dans ces parcs ou la nature est laissée libre d’agir à sa guise. Toutes les plantations sont assez désordonnées, mais il y a partout des fleurs en toutes saisons, et une faune très riche de petits animaux, insectes, oiseaux, mammifères. Au centre se trouve une sorte de zoo ou vivent tous les  animaux plus importants qui viennent du monde entier. Plusieurs aquariums sont aussi organisés pour conserver les poissons d’eau douce, comme les poissons marins. Ainsi que les différentes espèces vivantes qui vivent dans ce milieu.
Les citoyens ont un rapport à l’argent qui est inconcevable ailleurs.
Dés leur naissance ils disposent d’un compte qui leur est réservé. Personne d’autre qu’eux ne peut y accéder et y faire des retraits. L’État verse sur ce compte le pécule de la répartition qu’il réalise chaque année. Il s’agit de partager entre tous le monde les revenus de l’État. Chaque individu vivant reçoit une part égale de cette manne publique. Les sommes ainsi perçues ne pouvant être utilisées que pour l’achat de bien qui ne se dévaluent pas dans le temps, il s’agit d’investissements en capitaux que l’État garantit. Le logement de la famille est un de ces but d’investissement. L’État décide et fait construire les bâtiments nécessaires selon les désirs des citoyens et aussi les vues du gouvernement qui assure la construction préalable des infrastructures de base, la sécurité collective reposant toujours sur la capacité des habitations à être viables en cas de catastrophe naturelle, ou de conditions résultant de la guerre, un gros effort est fait pour mettre hors danger les populations par la construction selon des normes adaptées. Actuellement se construit la plus grande tour du monde qui devrait atteindre 2000 mètres  de haut. Il s’agit pour la petite principauté de démontrer son dynamisme, un record sera ainsi établi. Cette gigantesque tour de Babel nécessite des fondations énormes plongeant dans les sédiments jusqu’au substrat rocheux stable qui s’y trouve. Le béton et l’acier sont utilisés. Cette construction aura la forme d’une sorte de pyramide dont la hauteur sera égale à chacun de ses quatre côtés, la construction prendra au moins un siècle. La plus grande salle du monde se trouvera , au premier niveau, elle sera haute de cent mètres et reposera sur des piliers à section circulaire d’un diamètre de dix mètres. Des câbles d’acier solidarisés avec la maçonnerie par des colles formeront les tendons de cette structure.  Le tout sera construit avec des bétons armés véritable mille feuilles d’acier et de fibres de verre tissées. Résistants et souples à la fois. Cette structure sera couverte de plaques de verre elles même recouvertes d’une mince pellicule d’or fin. Un modèle réduit de 20 mètres de haut soit cent fois plus petit est déjà présent sur la place principale. Le grand chantier a débuté au milieu des rizières. De vastes tunneliers creusent des puits verticaux de vingt mètres de diamètre qui s’enfoncent vers le centre de la terre à la recherche des zones stables car la structure qui s’élèvera écrasera de son poids énorme les sédiments situés sous elle. La profondeur atteinte est déjà de plus de deux mille mètres. Les puits sont immédiatement entubés avec une couverture de béton. Ils sont reliés entre eux par des galeries latérales. Le grand édifice reposera sur ces puits comme sur des fondations. La plus grande difficulté de cette construction de fondations est d’assécher les puits au fur et à mesure de l’enfoncement. La température devient aussi un problème assez difficile à gérer. A chaque étage significatif une cloison plane de répartition est implantée qui maintient l’ensemble des tubes comme le nœud d’un bambou ou d’une graminée.
Lorsque la partie enterrée de la construction arrivera à la zone stable, la grande salle de la base sera construite. Une dalle couvrira le sol, elle sera agrémentée de céramiques. Les piliers de bétons sont creux comme des bambous ils montent de manière continue jusqu’au sommet de leur couverture. Entre eux se trouvent des planchers faits de poutres à section cylindriques aussi et creuses, le tout mis en œuvre dans des bétons précontraints. Toutes les parties sont préfabriquées et mises en place simplement par soudure des armatures et des câbles et coulage de bétons dans les interstices. L’ensemble étant amené à se déformer au fur à mesure est réalisé pour supporter ces mouvements. Les grandes verrières externes seront posées sur des structures en acier inoxydable.
Cette grande salle servira un jour à un usage que j’ignore encore elle sera sans doute couverte à la fin de cette décennie. Et alors ouverte au public. C’ est une œuvre sans intérêt réel pour la production, le logement ou les loisirs.. Elle signifie simplement que cette nation est riche, bien organisée et qu’elle sait construire quelque chose d’impensable, une vraie tour de Babel. Ensuite si la communauté survit les étages monteront vers le ciel.
Différentes voix s’élèvent contre cette utilisation absurde des ressources matérielles essentielles de la nation. Les chrétiens trouvent que c’est vouloir à nouveau insulter la providence que de vouloir conquérir le ciel de cette manière. Ils souhaitent que le projet soit arrêté qu’on couvre le premier étage de jardins et de petites résidences pour les citoyens au lieu de lancer la construction des immenses niveaux supérieurs. Que l’homme reste modeste qu’il vive dans une cabane faite de boue, de roseaux et de plâtre. Le Prince considère cette réalisation comme nécessaire autant que toutes les autres grandes réalisations du royaume, et il y contribue par son action et son dynamisme, sans lui les chantiers seraient bientôt arrêtés faute d’argent  comme de directives claires. Un dixième du budget total de l’état y est parfois consacré, et cette réalisation qui n’a pas d’équivalent dans le monde doit être la vitrine, le drapeau d’Utopia. Ce chantier occupe une grande masse de population immigrée qui chaque jour devient plus nombreuse et qui devenant même la population principale des communes adjacentes commence à prendre le pas sur toutes les organisations de citoyens. Le parti des indigènes s’élève donc contre ce chantier et voudrait le voir disparaître définitivement. Les péniches qui transportent les matériaux sont régulièrement sabotées et un climat de guerre civile règne dans cette partie du territoire. La nouvelle est tombée qu’un des puits creusé a atteint des roches contenant du pétrole. Une nouvelle a surpris les ingénieurs. Après avoir traversé une couche de  sel gemme, et une couche d’argiles, les foreuses sont tombées dans des roches imprégnées de pétrole brut de bonne qualité. Le réservoir semble immense et se prolonge dans la mer au large. Cette découverte inattendue permettra de produire un peu de richesse à partir de ces travaux gigantesques et inutiles. En effet le pétrole est devenu ici comme partout dans le monde une denrée très rare et chère. D’autre puits sont arrivées dans des couches chaudes, ces gisements d’eaux minérales sont aussi mises en exploitation pour les minéraux qui y sont dissous et pour l’énergie calorifique qu’on peut y trouver et y stocker aussi.
L’opposition aux partis qui ont le pouvoir veut elle transformer ce projet pour en faire quelque chose de vraiment rentable. Tout le monde appelle ce projet la tour H. Pour une raison que j’ignore. Il s’agit de monter des étages verticalement et donc d’abandonner le plan de la pyramide qui ne semble pas très rentable au niveau des surfaces habitables utiles qui peuvent en découler.
Le premier niveau sera utilisé comme salle de réunion de toute l’assemblée du peuple, une foule de deux cent mille personnes pourra s’y assembler. Je ne sais pas quel peut être l’intérêt de posséder une salle de cette capacité. Il y a aussi tous ces immenses poteaux qui se trouveront là. Ce projet vraiment pharaonique ne me semble pas très réaliste, mais semble bien découler de rêves démesurés. Dans le projet de la tour H les gigantesques poteaux à section circulaire s’élèvent vers le ciel, réunis tous les cinquante mètres par des planchers qui assurent la solidité de l’ensemble et réalisent une structure souple. Entre ces étages se trouvent des bâtiments légers portés par des câbles d’acier verticaux. La plus part des ascenseurs seront établis dans les piliers de la construction et fonctionneront en utilisant les autres ascenseurs comme contre poids avec une grande économie d’énergie. Les ascenseurs étant considérés comme des pièces maîtresses du puzzle de construction seront établis au fur et à mesure de l’élévation des poutres et des planchers.
En dehors de cette structure se trouvera aussi une gigantesque serre d’un kilomètre carré qui doublera la surface consacrée aux activités sociales. Sa hauteur est fixée à trente mètres et sa couverture sera réalisée en pièces de verre armé. Le béton sera utilisé pour les piliers de soutènement. L’acier inoxydable pour porter les verrières. La construction des structures a commencé et déjà les premières tranches sont mises en place. Des filets tendus en dessous des verrières assurent la sécurité des installateurs et des plantes tropicales venues du monde entier sont plantées dans les parties terminées. Les insectes et toute la faune exotique à l’exception des espèces dangereuses sont aussi élevées. Chaque partie de la serre peut être isolée de l’ensemble par des grands rideaux qui se déplacent sur des rails isolant des carrés d’une vingtaine de mètres de côté.  L’eau douce circule dans des canaux et de nombreuses piscines sont aussi aménagées pour les poissons et les autres animaux aquatiques. La plus part de ces piscines peuvent être observées de l’intérieur par des grand hublots destinés à étudier les animaux qui y seront conservés. Ainsi par exemple ceux qui sont déjà mis en place comportent toutes les espèces endémiques du Tanganika qui sont décimées par l’élevage de la perche du Nil. La bambouseraie est occupée par des pandas géants de Chine que l’équipe de chercheurs fait se reproduire avec succès. Une autre partie permet la reproduction protégée de gorilles. Les autres singes sont aussi présentés dans des zones compartimentées à quelque distance. La serre terminée sera un conservatoire de plantes tropicales, d’espèces  menacées et un gigantesque zoo permettant aux citoyens de connaître et d’apprécier la nature dans sa richesse extrême. Le zoo actuel est le parc personnel du Prince. Il possède surtout des fauves, des oiseaux de proie, des éléphants, et une grande collection de reptiles. Tortues, crocodiles, lézards, serpents. Il en fait faire l’élevage depuis des décennies et cette activité rapporte beaucoup lui permettant d’augmenter sans cesse ses collections avec les fonds recueillis lors des ventes aux zoos. Le zoo du Prince est situé dans la zone ouverte au tourisme. La grande serre sera aussi accessible pour les visiteurs de la Principauté, tout comme la partie réservée aux animaux marins, qui accueille des orques, des dauphins et toutes les catégories de pinnipèdes et de manchots. De vasques aquarium contiennent des requins de diverses espèces, et toutes les variétés de poissons qu’on peut pêcher et connaître. Ces collections vivantes sont aussi considérées comme des attractions touristiques. Toutes les collections du zoo sont utilisées par l’université du vivant qui comporte des milliers d’étudiants venus du monde entier qui forme aux différentes technologies permettant la mise en place des zoos et l’élevage des espèces rares.
La production agricole d’Utopie.
La principale production agricole est réalisée sur des terres limoneuses. Les légumes sont essentiels à la nourriture de la population. Ils sont tous de très bonne qualité. La plus part sont qualifiés de bio…bien qu’on utilise aussi comme partout dans le monde des produits permettant de lutter contre les maladies et les ravageurs. La lutte biologique est généralement préférée. L’état contrôle toute la production qui est le fait de petits producteurs pour l’essentiel. L’état organise la  gestion des organisations communautaires comme les adductions d’eau et les engrais provenant du compostage des matières organiques. La zone de serres représente environ le tiers de la surface agricole. Elle se développe de plus en plus et à terme couvrira toute la surface des bonnes terres disponibles. L’autre tiers comprend les vergers et la vigne. Il y a enfin des rizières dans les zones périphériques. La production dans les serres est très efficace. De grandes coopératives de transformation sont alimentées par des produits frais qu’elles conditionnent et livrent aux consommateurs dans les divers marchés du pays. Plus de la moitié de la production est exportée.
La production de viandes animales.
L’élevage animal est concentré dans des zones proches des abattoirs surtout pour les gros bovins qui sont achetés en masse et engraissés avec des aliments provenant des stocks mondiaux de céréales et de diverses catégories de foins que les régions environnantes fournissent. Plusieurs porcheries posent encore quelques problèmes de salubrité publique malgré les usines destinées à valoriser les déchets de production. Il y a aussi quelques petits troupeaux de moutons et de chèvres qui vagabondent un peu partout autour des exploitations agricoles. La production de fromage locale est très réduite. Le lait est peu utilisé dans l’alimentation même pour les très jeunes enfants.
Quelques élevages subsistent de petits animaux destinés à l’alimentation humaine, comme des lapins, des poulets, des canards et des oies.  Une grande partie de la population est végétarienne et donc ne consomme pas de viande animale. Les œufs sont aussi peu consommés, et les produits lactés sont pratiquement boudés par tout le monde. Les marchés sont correctement approvisionnés en viande uniquement la veille du repos hebdomadaire, encore que le samedi et le dimanche soient ici des jours comme les autres, tout le monde travaille presque tout le temps dans les métiers de la nourriture, seuls les ouvriers des chantiers ont quelques jours de vacances par mois qu’ils peuvent prendre au gré de leur fantaisie, si ceci ne nuit pas à la bonne marche des entreprises. A Utopia il n’y a pas de personnes qui ne font rien de toute leur journée. Chacun a un emploi du temps qui l’oblige à faire des activités économiques et sociales bien définies pendant des durées minimales, avec des objectifs précis à atteindre. Cette obligation ne cesse jamais, les retraités véritables n’existent pas ici. Les jeunes enfants commence dés qu’ils en sont capables à traiter des sujets d’apprentissage dans les chantiers et les usines, et ils participent à toutes les tâches avec leurs moyens. Sur une journée de vingt quatre heures, huit heures sont consacrées à la production de biens et à des tâches socialement utiles, huit heures sont consacrées à l’apprentissage, les huit autres heures peuvent être consacrées au repos si le besoin s’en fait sentir. Et ceci depuis la naissance jusqu’à la mort. Les utopiens ont horreur du farniente, ne rien faire est considéré comme une tare profonde. Toute l’éducation consiste à donner les moyens d’agir, apprendre à agir par soi même est la seule directive des centres d’enseignement. Nul ne peut se soustraire à cette obligation de toujours progresser dans ses connaissances sur tous les sujets qui peuvent lui permettre de mieux faire et de mieux gérer les activités sociales qu’il doit tenir régulièrement.
Les productions de protéines sont aussi très développées surtout à partir du soja qui est importé en masse. Des aliments spécifiques sont créés à partir de ces bases pour les humains et les animaux.
Les fermes aquacoles sont une des spécialité d’Utopia. Les naissains sont obtenus dans des centres de production spécialisés de l’Etat qui sont généralement des entreprises à capitaux mixtes, et certains des coopératives de producteurs. Les bassins d’élevages sont tous privés établis sur le domaine maritime dans des filets gigantesques. Les zones délimités par l’état donnent à chaque producteur assez de place et de ressources car les aliments sont produits par l’entreprise d’état qui a été créé pour assurer la sécurité de cette filière.
Les industries agroalimentaires sont le plus souvent établies sur des plates formes maritimes formant un cercle autour d’un port. Les cargos arrivent du monde entier et les produits sont aussitôt transformés. Les stocks étant sur l’eau il y a peu de problèmes de livraison, et tout se fait à flux tendus.
Les animaux marins qui sont élevés ici sont de très bonne qualité. Ils sont vendus dans le monde entier. La plus part du temps sous forme de plat surgelé qu’il suffit de passer au micro onde. Localement c’est généralement frais qu’ils sont consommés, achetés vivants le plus souvent sur les marchés. Une grande consommation locale de crustacés et de coquillages vu leur faible coût en est faite. Un Utopien qui voudra vous faire plaisir vous offrira à dîner une langouste ou un homard, des huîtres, une paella ou un bon ailloli, des poissons grillés ou cuisiné au vin blanc.
Les crevettes sont produites en masse. Il y en a diverses espèces , depuis la petite grise jusqu’à la gigantesque qui pèse plus de deux cent grammes. La plus part sont exportées. Les autochtones lui préférant les langoustes et les homard locaux  qui sont produits dans les bassins de transit de l’eau de mer qui est pompée dans la mer pour alimenter le système de production d’eau douce et de sel à partir de l’énergie solaire. Les normes de cette production sont très sévères et le produit final est d’une qualité irréprochable. La langouste portion fait environ deux cents  grammes de chair, elle est généralement partagée en deux, grillée et servie accompagnée par une sauce pimentée. La plus part des utopiens en consomment des dizaines chaque mois, et en possèdent toujours quelques exemplaires prêts à servir dans un aquarium de leur résidence.
Les poissons produits localement sont aussi très bons.
Le thon rouge est produit dans de vastes élevages situés au large. La production qui commence à prendre de l’importance est encore en majorité exportée au Japon. Les utopiens sont peu friands de souchis. Il mangent le thon grillé ou cuit au court bouillon, ils le considèrent comme un poisson assez ordinaire.
Les plus recherchés dans la gastronomie locale sont les sandres, les brochets et perches d’eau douce, ainsi que  les loups, les daurades et les turbos. Les alevins de sardines frites sont appelées poutine et sont mangées en omelette mais il s’agit d’un plat très cher que l’on réserve à des occasions très rares. Enfin il y a de l’esturgeon et du très bon caviar local qui lui aussi est exporté dans le monde entier. Les esturgeons les plus grands coexistent ici avec des petites races dans les mêmes bassins. Les bélugas femelle lorsque les œufs arrivent à terme sont généralement opérés de manière à survivre à la ponte et à fournir une nouvelle récolte quelques temps après. Une sélection a permis de développer les caractéristiques des différentes espèces. La production immense de jeunes esturgeons à fort potentiel promet un avenir considérable à cette production. Ces jeunes sont exportés partout dans tous les pays.
Il y a aussi plusieurs fermes produisant des escargots et d’autres qui produisent des grenouilles bien que je ne sache rien de ces productions. Les utopiens mangent souvent une sorte de tourte contenant de la chair de grenouilles lors de leurs fêtes. Ils adorent aussi les escargots qu’ils font griller et qu’ils mangent avec une sauce très aillée. Comme autre spécialité je citerai aussi les anchois qui ici sont partout dans toute l’alimentation, avec les légumes, et même dans le pain. Il s’agit de petites sardines qui sont mises en saumure et qui forment la base d’un condiment spécifique. Chaque utopien a sa réserve d’anchois, qui diffère de celle de son voisin, la plus part conservent les filets dans de l’huile d’olive.
Pour les coquillages on a l’embarras du choix. Des gros escargots de mer sont élevés en masse on les nomme bulots par ici. Les coques, les palourdes, les tellines, les ormeaux, les praires, les moules, les couteaux sont aussi produits et consommés en masse par les utopiens. La production de crabes et d’araignées de mer est aussi remarquable. Le principe de toute cette aquaculture consiste à sélectionner les meilleurs reproducteurs, et à préserver les jeunes de la prédation, ensuite à les nourrir de manière optimale avec des produits naturels de bonne qualité.
Les marais fournissent aussi de la nourriture pour les divers élevages de poissons, notamment ceux qui sont réalisés dans les unités spécialisées dans la reproduction. Cette production de plancton et de petites proies est réalisée aussi dans des zones de bassins couverts dédiés aux différentes écloseries. Les huîtres sont élevées en pleine mer une partie du temps étant installées dans les zones très riches en plancton. Elles sont élevées d’abord sur divers supports solides, et ensuite conditionnées dans des sacs en grillage. Les moules aussi sont généralement établies dans ces sacs qui facilitent  les manipulations. Un effort de sélection a permis de produire des moules qui se développent  plus vite capables de vivre dans des bassins très productifs en algues dont elles se nourrissent. Les tellines qui sont des petites palourdes locales sont aussi cultivées, elles existent en abondance sur les immenses plages publiques, beaucoup les récoltent et les élèvent ensuite dans des parcs.
La principale affaire des cultivateurs de la mer est de produire des coquillages, des crustacés et des poissons. Cette activité qui est bien organisée peut être très rentable lorsqu’il n’y a pas de catastrophe naturelle. Mais les éléments se déchaînent souvent, et les épidémies sont aussi assez fréquentes. Tout l’art de cette communauté consiste à prévoir les problèmes et à les juguler. L’état y met toute sa force en subventionnant la recherche de solutions économiques rentables dans les différents métiers de la culture marine. Les produits de la mer sont donc abondants, sains, et très bon marché. Les étangs d’eau douce et saumâtre sont très bien gérés et leur production est très renommée.
Je ne parlerai que très peu des produits de la chasse de la pèche. Les citoyens qui s’y livrent sont très peu nombreux, ils ont pourtant un poids politique important, faisant tomber parfois les majorités au parlement, et donc entravant les travaux du gouvernement. Ceci se produit chaque fois que la coalition au pouvoir essaie de mettre un terme à leurs traditions de récolte des animaux sauvages. Comme il y a très peu d’espace qui reste vraiment sauvage, à peine cent kilomètres carrés, dont la moitié est une réserve où il est interdit de prélever des animaux, il faut très peu de chasseurs et de pêcheurs. Les permis sont donc très chers et seuls les plus riches y ont accès. Les prises sont souvent considérées comme des trophées. La plus part du gibier est donné aux différentes œuvres sociales qui assurent la nourriture des citoyens indigents.
DEUXIEME CAHIER
*
Lettre 11
De l’idéologie du fondateur d’Utopie.
Une pensée du Fondateur me fait réfléchir. « Et si nous étions en fait responsables de la dégradation des choses par le laxisme que nos sociétés ont produit. » Je te donne lecture de son écrit.
« Le terrorisme ne s’exprime que dans les sociétés civilisées qui ont aboli les codes d’honneur, et qui laissent les juges décider de tout.
Dans les sociétés normales personne ne songerait à terroriser son voisin, car il serait immédiatement exclu de la société, et son clan serait décimé. Des loi internationales limitant les représailles contres les populations d’origine des terroristes sont la principale cause du développement du terrorisme. Ce sont d’ailleurs les guerres de décolonisation qui ont portés la vague actuelle du terrorisme, et inventé la forme qu’il prend partout dans le monde. L’Islam a été la base de ce terrorisme insensé. La communauté internationale n’y a pas établi une contre partie vraiment dissuasive, on a vu désormais les francs tireurs et  les terroristes se protéger en mettant des femmes et des enfants comme bouclier. On a vu que les porteurs de bombes qui se faisaient  exploser n’étaient pas éradiqués parce qu’il n’y avait  pas de représailles massives contre tous les complices et les promoteurs politiques de ces attaques. Or il n’y a qu’une seule solution contre le terrorisme, c’est de détruire tous ceux qui y mettent la main, même  lorsqu’ils ne le  font que par hasard, et en fournissant simplement les porteurs de bombes. Lutter contre le terrorisme exige la vengeance. C’est d’ailleurs ce qui se produit partout où l’Islam s’est infiltré avec sa violence coutumière. Les gens y appliquent par force la loi du Talion, une loi très sage et cohérente. Ne pas se venger est une preuve de faiblesse et comme toute preuve de faiblesse, elle se paie d’esclavage et de compromission. Faire régler ses affaires personnelles par des substituts est aussi une forme de lâcheté. Il faut dissimuler, donc il faut bien essayer de faire comme si. Mais ces actions de recours doivent être faites sans faiblesse, il faut aussi finaliser des actes de recours qui soient de vraies vengeances. L’islamiste pense ainsi : « Nos familles sont fécondes, celles de nos ennemis ne le sont pas, quelque soit la fin des combats actuels nous gagnerons si ils protègent nos familles et ne les exterminent pas, nous gagnerons même les élections parce nous serons les plus nombreux , pour un  islamiste tout non islamiste est un ennemi». L’islamisme radical terroriste n’est que le fer de lance de l’invasion islamique qui se déverse sur toutes les nations chrétiennes.
On dit qu’il faut avoir confiance en la justice et dans les lois.
Je pense qu’il faut éviter  d’y avoir recours autant qu’on peut, les boycotter même. Car les lois sont devenues telles qu’elles protègent la racaille et qu’elles sont des baillons pour leurs victimes.
Appeler la police pour régler des affaires personnelles est faire preuve d’une grande lâcheté. La police étant elle même très peu encline à vraiment traiter les problèmes à fond. Quand au procureur et aux juges : ils noient le poisson, et le poisson c’est toujours la victime ;  qui est mise hors jeu de la procédure et qui se trouve confortée dans son rôle de mouton que la racaille tond impunément.
Donc l’homme libre n’aura pas recours aux flics et autres forces de l’ordre. Il prendra les choses en mains et se fera justice lui même sans précipitation, mais sans réflexion inutile sur le danger qu’il y a de stopper la racaille dans ses œuvres. La première chose consiste à prendre ses armes qu’on a à portée de la main et à les utiliser. Pour que cette utilisation soit possible et efficace, il est nécessaire de les maintenir en bon état et de s’exercer à leur usage régulièrement. Enfin il faut savoir définir les cibles efficaces. Les agresseurs doivent être raisonnés. Ainsi un terroriste, le malfaiteur sournois qui détruit votre bien ou vous occasionne un dommage en secret doit être lui et ses biens visés par un terrorisme absolu qui sera pour lui une leçon à méditer. L’esprit de justice veut simplement que l’on soit sûr que l’ennemi est bien celui contre lequel on agit.
Il n’y a pas d’autre manière d’arrêter un terroriste que de le détruire lui et tous les siens, ainsi que tous ses biens solvables. Car si on laisse le clan terroriste bénéficier d’un seul avantage de ces attaques suicides, si on oublie un seul membre de cette famille criminelle celui ci nourrira sa vengeance, se préparera sans cesse à l’exercer, se conformera en apparence à ce qu’on attend de lui, mais se relèvera un jour et frappera subitement de manière éclatante ,et alors le terrorisme reprendra.
Souvent si on a plusieurs ennemis, l’un de ceux qui ne se déclarent pas comme ennemi mais l’est en secret fera des actes sournois que l’on imputera à un autre, et ce sera dans son jeu de souffler sur les braises d’un conflit patent. Définir avec précision ses ennemis est toujours une première phase qui nécessite qu’on y prenne un soin extrême. Si on a plusieurs ennemis, il est toujours inconsidéré de les attaquer tous ensemble. Il convient de diviser ses ennemis, et de les liquider l’un après l’autre, l’idéal étant même d’utiliser pour ceci les autres qu’on a mis de côté pour l’instant. Bien sûr il ne faut surtout pas être pressé, mais être précis s’impose. La première règle consiste à établir une distinction entre ceux qui sont nos amis et qui doivent avoir notre soutien véritable, et tous les autres qui potentiellement seront contre nous, surtout si ils se proclament neutres. Démasquer les ennemis sournois est une nécessité absolue comme dans toute dictature, car ils pullulent véritablement lorsqu’il y a un ordre policier qui s’installe. Et la guerre ne se fait pas en dentelles, même si on peut parfois en porter pour montrer qu’on est contre la violence. La résistance aux bienfaits de l’ordre est toujours assez vive car le désordre profite largement aux criminels et à leurs mafias. Le gouvernement est souvent considéré comme étant infiltré par des mafieux. La police infiltrée par la pègre. Les pires voyous sont ceux qui utilisent les services des réseaux du crime qui sont répandus sur toute la planète. Les organisations mafieuses pratiquent le terrorisme, des commerces illicites et des extorsions de fonds. Elles sont aussi les vecteurs et même les logisticiens du terrorisme idéologique.  Ainsi le terrorisme islamique a depuis toujours eu partie liée avec les cartels de la drogue qui se servent de lui, et qui sont ses clients.
Il faut aussi se fixer une règle impérative, n’avoir jamais qu’un seul ennemi à détruire à la fois et concentrer tous ses efforts à éviter et détruire les coalitions éventuelles qui pourraient prendre naissance à  l’occasion d’un fait isolé. La société actuelle fait payer beaucoup plus cher un acte d’auto défense qu’un acte terroriste, ou de malfrat et de gangster. Ce qui importe donc est de réaliser une alliance et un pacte qui mette  l’autodéfense dans la même catégorie.
Ceci conduit à professionnaliser ces actes et à les rendre indéchiffrables pour l’autorité. Cette adaptation est culturelle, elle repose aussi sur des lois d’honneur. La famille est la base dans laquelle tout devrait se traiter. Tout membre de la famille doit être solidaire, absolument solidaire, sans arrière pensée, y compris les éléments importés que sont les compagnes ou les compagnons des membres, les enfants et les éventuels serviteurs et autres personnes venant d’ailleurs qui y sont admis. La règle essentielle est l’omerta. Elle se définit simplement comme l’absence de renseignements que l’on donne à ceux qui n’ont pas à savoir. Ne pas parler est le conditionnement essentiel des hommes et des femmes d’honneur. L’autodéfense essentielle est celle que l’on organise contre les autorités. Quelques soient ces autorités, même si elles sont formées selon des règles qui peuvent sembler légitimes. Les pouvoirs sont usurpés par les forces du mal, et pas uniquement dans les pays totalitaires, aussi dans les démocraties, et d’ailleurs dans ces zones de parlementarisme et de décadence ce sont quelques cercles mafieux qui monopolisent tout le pouvoir. Ceci n’excuse pas le laisser aller et le rien faire actuel car la lutte contre le désordre est une affaire de tous et elle doit se concrétiser par la mise hors d’état de nuire des criminels. Or devenir criminel pour se venger des actes commis par la racaille est aussi alimenter le désordre. Les vengeances doivent donc être réalisées dans l’ordre, doivent être un retour à l’ordre. Ceci ne sera possible que si elles sont réalisées de manière efficace quasi chirurgicales. »
« Ceci est sans doute le premier principe que j’ai compris. Pour éviter des problèmes je l’ai mis en réserve en précisant les choses toutefois. Il y a un certain nombre de principes moraux qui se sont dégradés dans notre société du temps de mon passage sur cette terre. Six décennies ont passées il est temps de lancer quelque chose contre les chiens de garde de cette société pourrissante. Il est temps de reprendre le flambeau. »
Des vêtements des Utopiens.
Le fondateur avait décidé de trancher du problème des habits. Il recommandait aux humains de vivre nus tant qu’ils le pourraient en fonction des conditions climatiques. Et considérait que tout vêtement est une manière de se déguiser. A présent ce nihilisme est bien révolu et même dans leurs lieux communautaires on en voit peu qui enlèvent tous leurs vêtements. Les nudistes ont toujours des lieux qui leurs permettent de se livrer à leur manière d’être et ils y vivent de manière très libre et sans qu’il y ait là plus qu’ailleurs de faits que réprouve la morale. Les gens qui se livrent au bronzage total le font pour la santé que ceci procure et non pour une quelconque exhibition. Partout ici on suppose qu’avoir de l’embonpoint est un signe de mauvaise santé et de mauvaise hygiène de vie. La plus part des citoyens sont donc très frugaux et ne mangent que lorsqu’ils ont faim et généralement de manière très ordonnée, ne tombant dans le laissant aller que lorsque qu’ils célèbrent quelque succès retentissant, ou qu’ils enterrent leur belle mère. Le pire dans cette manière est qu’ils ne se livrent aux joies du banquet que pour vous inciter à vous livrer à des pitreries classiques que nous faisons lorsque nous sommes invités à une partie fine.
Donc les vêtements des personnes sont très simples le plus souvent. Ils se composent comme partout ailleurs  de sous-vêtements de coton ou de laine. Les couleurs sont souvent très vives ainsi que toutes sortes de dessins et messages. Les sous vêtements sont très marqués par catégorie sociale, et club divers qui y dessinent leurs signes de reconnaissance. La plus part des utopiens se vêtent de tenues sportives lorsqu’ils sont en dehors de leurs lieux de travail. Les autres costumes de travail et de fonction sont ceux de la majorité des humains ce costume trois pièces, cravate, chaussures cirées, casquette, calot, ou chapeaux divers selon les différents métiers. Les militaires sont sans doute les mieux habillés des soldats du monde entier. Les tenues qu’ils portent sont très confortables, de très bonne qualité et résistantes. Une grande partie de la population possède et porte des uniformes militaires lorsqu’elle vaque à ses diverses occupations. Ils sont généralement porteurs de plusieurs armes dés qu’ils sont formés pour la défense du territoire.
Les officiers sont comme partout distingués par un costume plus voyant lorsqu’ils sont dans la société, ils portent généralement un sabre ce qui indique qu’ils ont un commandement. Tous les hommes comme les femmes ont généralement leur arme de guerre à portée de main non seulement pendant les moments de trouble de l’ordre public, mais chaque fois qu’ils se déplacent dans les zones non sécurisées par les gardes militaires. Les officiers de police ont aussi un costume très reconnaissable qui semble la copie de celui des officiers de la gestapo au lieu de la croix gammée ils arborent le chiffre 7, sur une croix rouge sur fond noir. Ce sigle se porte en brassard ou en cocarde. Comme il y a beaucoup de policiers affectés à tous les niveaux de la société on les distingue facilement par leurs habits de cuir noir, leurs bottes de combat, généralement ils sont accompagnés d’un chien de grande taille dressé à pister, à rechercher les explosifs et les stupéfiants.
Ce sont eux qui filtrent les arrivants dans la principauté. L’aéroport est protégé de tous les côtés par des ouvrages empêchant la sortie ou l’entrée clandestine. Les partants comme les arrivants passent dans différents portiques qui analysent leurs bagages et ce qu’ils portent sur eux. Les chiens jouent dans cette surveillance un grand rôle. Notamment avec les empreintes olfactives des différentes substances et personnes recherchées. L’entrée de personnes ayant sur elles des charges de drogues, des explosifs ou des armes est rendue réellement très difficile par ces différents dispositifs. En cas de doute lorsque des personnes sont susceptibles d’avoir avalé de la drogue ou de transporter des produits interdits, ils sont arrêtés, déshabillés et mis en quarantaine on leur fait ingurgiter des laxatifs puissants, le tout se fait sous le regard des caméras. Lorsqu’un convoyeur de drogue est trouvé, que ce soit dans ses bagages ou dans son corps il est exécuté sans autre forme de procès. Quelquefois il peut sauver sa tête si il permet de livrer un réseau de trafiquants et qu’il donne des informations permettant de coincer son fournisseur, mais ceci est fort rare. Il y a dans la zone aéroportuaire comme dans les quelques points de passage ouvert dans la frontière une sorte d’enceinte ou ces exécutions ont lieu, on rassemble les condamnés, un tireur s’installe dans une guérite et les abat l’un après l’autre, certain se couchent par terre , tout ceci se fait et se passe devant tout le monde, il n’est pas tenu compte de l’âge, du sexe, de la nationalité, ni de n’importe quel autre critère, tous les trafiquants sont mis à mort lorsqu’ils sont pris sur le fait, ils n’ont plus que quelques heures à vivre. Certains d’ailleurs le sachant se suicident avec des capsules de poison qu’ils ont sur eux. On considère généralement qu’au moins la moitié des trafiquants sont ainsi éliminés lorsqu’ils essaient de passer par les points de passage, ceci explique la difficulté qu’il y a de trouver de la drogue dans la principauté. Les cadavres des trafiquants sont généralement brûlés au lieu d’être déposés sur les zones aménagées pour les vautours. Les fours des cimenteries et ceux qui éliminent les déchets ménagers et industriels sont généralement utilisés.
Les étrangers sont obligés de porter un vêtement spécifique portant en grosses lettres leur numéro d’immatriculation. Si un étranger se promène sans ce vêtement il est aussitôt envoyé dans un camp de travail pour des durées souvent très longues. Les citoyens sont aussi obligés de porter un numéro spécifique sur leur vêtement. Ce numéro leur est attribué pour toute leur vie. Etrangers comme citoyens ils disposent d’une carte qui est à la fois nécessaire pour passer les différents points de contrôles, comme pour obtenir des prestations, des soins et des produits dans les différents magasins et distributeurs. Les étrangers qui sont trouvés porteurs d’armes sont généralement exécutés, comme ceux qui font de l’espionnage pour une puissance étrangère.
Les citoyens ont mis au point des conventions et des tenues spécifiques pour se distinguer les uns des autres par groupe et famille. Ces signes ne sont pas connus généralement par les non initiés. Ceci ressemble à ces différentes marques que les gangs se forgent et qui sont leurs signes d’appartenance. Les femmes mariées portent un foulard sur leurs cheveux. Ce tchador leur évite de se faire accoster par les hommes recherchant une aventure. Celles qui sont libres ne portent rien ou des chapeaux fantaisie. Les tenues sexy sont considérées comme indécentes, montrer ses jambes ou sa gorge, ou même son ventre est très souvent considéré comme une offense à la morale. Alors qu’aller tout nu ne choque personne, du moins lorsqu’on se trouve dans la citée, et pas au milieu des étrangers. Le jaune est réservé aux prostituées et aux différents services sanitaires qui s’occupent des cadavres et autres manœuvres touchant aux choses impures. Certains citoyens brûlent les cadavres de leur proche parent mort comme nous le faisons en plein air avec un bûcher et ceci se fait dans un lieu dédié sur une plage, certains autres les enterrent dans une propriété qu’ils ont. Ceci est très mal vu par les autorités.  Il n’y a pas de cimetière public dans la principauté sauf dans la zone des ghettos réservée aux immigrés et étrangers. Ces cimetières sont malsains, car il n’est pas bon que des cadavres pourrissent dans la terre. Les citoyens conservent généralement les cendres de leurs parents dans leurs affaires personnelles, certains ont des autels et des cabinets où ils rendent une sorte de culte à leurs ancêtres. Les plus nombreux traitent leurs morts avec peu de considération, les cadavres sont exposés aux vautours dans les lieux prévus pour cette affaire. Des ouvriers spécialisés se chargent des os et des restes de ce festin offert aux vautours. Tout ceci finit dans les fours des incinérateurs.  Enfin il y a quelques citoyens qui font embaumer leurs parents morts et qui les conservent sous forme de momie dans différents lieux qui leur appartiennent. Certains les conservent dans de l’azote liquide ou dans de la glace à moins trente degrés ce qui revient assez cher. Les Princes sont généralement embaumés et exposés au public dans le mausolée royal. Depuis peu ils sont aussi incinérés, une statue les représentant les remplace avantageusement car ils sont représentés dans la force de l’âge et non dans la décrépitude qui précède la mort.
Le prince est vêtu de manière très voyante tout de blanc le plus souvent. Personne n’oserait se vêtir comme lui.
Les ouvriers qui ont une affectation précise se distinguent les uns des autres par des tenues bleues le plus souvent portant la marque de leur affectation sur le dos en grosses lettres.
La tenue des médecins et des infirmières est verte olive. Les prêtres et les prêtresses utilisent le violet. Les enseignants portent du rose, et les étudiants doivent porter des uniformes selon leur université ou leur école. Il va de soi que cette distinction par le costume est très formalisé et que ceux qui transgressent les codes sont remis dans le droit chemin dés qu’ils sont pris en infraction. Pour cette raison il faut un défouloir pour tous ceux qui astreints à ces distinctions dans leurs activités journalières et chez eux lors de leurs loisirs. Le seul moyen d’échapper à cette obligation de porter le costume de son sexe et de sa catégorie sociale est d’aller au spectacle ou de faire la fête dans les lieux de débauche connu sous le nom de bals masqués. Tout le monde y fait alors preuve d’originalité et se masque. Ce carnaval dure toute l’année, et les citoyens les plus dissipés s’y rendent presque tous les jours pour comme il le disent profiter de la vie…
 Les tenues de soirée sont le plus souvent des tenues de carnaval avec des masques très ouvragés et très beaux pour la plus part. Les bals masqués sont un des spectacle particulier de cette nation. Tout le monde bien pensant, les riches comme les pauvres s’y côtoient avec des habits très précieux souvent. Il est fait un grand étalage de plumes, de capes, d’épées et d’autres symboles militaires. Les Grands et le Prince lui même sont toujours vêtus de magnifiques  costumes cérémoniels dans ces grandes réunions. Il n’y a pas alors de code social dans les vêtements, des hommes peuvent se costumer en femmes et des femmes en hommes. Bien sûr le Prince lui même se costume dans ces lieux comme s’il était quelqu’un d’autre ; mais comme il porte des vêtements magnifiques et une couronne on le remarque tout de même. Le prince actuel affectionne un costume d’Arlequin, son père affectionnait celui de Gugusse, son fils est soit déguisé en Zorro, soit en Batman. Pour ma part j’ai choisi un costume de chinois de l’ancienne Chine au début de mes participations à ces réjouissances, depuis quelques temps je me déguise en Maharaja ce qui me colle mieux à la peau. Chacun peut se fournir en costume dans plusieurs officines qui les fabriquent, les louent, les vendent ou les rachètent. Pour les masques tout le monde en possède au moins un et s’en sert chaque fois qu’il sort en ville pour faire la fête. La grande règle de l’incognito ne s’applique que dans le lieu dévolu à la fête, et toute personne qui se masquerait ailleurs serait arrêté et immédiatement mis aux fers dans une cellule, après un interrogatoire poussé. Bien sûr tout le monde fait la fête armé, ici on ne les dépose jamais au vestiaire, ce ne sont que les mauvaises intentions qui doivent s’y trouver. Il est tellement plus facile pour un criminel de menacer quelqu’un de désarmé, chose qui n’arrive jamais ici, les criminels lorsqu’ils mettent en œuvre leurs actions mauvaises sont immédiatement pris en chasse par tous les citoyens qui sont présent ou qui peuvent avoir un simple doute les concernant. Tous les criminels qui se trouvent ainsi démasqués ont une seule manière de s’en tirer, elle consiste à jeter les armes et à se rendre sans prise d’otage ou autre action terroriste sur les populations, il n’y a jamais de deuxième  sommation la police n’arrive le plus souvent que pour ramasser les cadavres des criminels ou les embarquer. Cette autodéfense réalisée par toute la population pourrait conduire à une situation cahotique, mais il n’en est rien, c’est même le contraire qui se passe. Les gens les plus instables font très attention à ne pas franchir les limites. Et celui qui tire son arme de manière inappropriée est immédiatement mis en joue. Les duels sont interdit entre citoyens sur le sol de l’Etat, ceux qui veulent régler un compte entre eux sont donc contraints à le faire dans des zones isolées, et ils le font le plus souvent à mains nues. La violence est partout dans le cœur des hommes et des femmes. Seule la certitude qu’on peut avoir de son inutilité, voire de sa nocivité peuvent nous éloigner de sa pratique. Pour certains cette manière d’agir et de porter des armes sans cesse démontre que ce régime fasciste est malfaisant, en fait ces mœurs éradiquent la criminalité, et chacun se sent en sécurité. Ce sont les troupeaux de moutons qui n’ont pas d’armes, c’est bien ce que la démocratie française avait fait elle avait désarmé les citoyens, laissant ainsi le champ libre aux forces publiques armées, mais surtout aux pires gangsters, qui pouvaient impunément voler et racketter. Le racket n’existe pas ici, tous ceux qui ont essayé cette voie en sont morts. Leurs cadavres furent exposé sur les gibets et des photographies rappellent aux aspirants qu’il n’y aura pas d’issue pour eux. Les seuls rackets autorisés sont ceux que l’état fait avec ses commis et ses agents, et tout le monde s’y soumet avec diligence et exactitude. Tromper l’état est un sport partout ailleurs dans le monde entier. Ici ce crime peut conduire aux pires extrémités et personne ne s’y risque, même les plus proches du Prince savent qu’ils seraient condamnés.
De la religion des Utopiens.
La religion est le ciment d’Utopia. Le livre sacré qui est particulier à cette religion explique que toute religion humaine est la base de la culture d’une nation, et que pour détruire une nation, exterminer une race humaine, génocider un peuple il suffit de lui enlever sa religion et de la remplacer par celle du colonisateur. Et aussi que la religion est l’arme fatale qu’utilisent les colonialistes depuis toujours pour imposer leurs règles et mettre hors d’état de fonctionner les organes assurant la cohésion et la cohérence des nations.
En fonction de quoi,  toute religion traditionnelle est considérée ici non seulement comme digne d’intérêt, mais aussi comme un patrimoine de l’humanité. La religion des utopiens était primitivement chrétienne dans l’ensemble, mais la plus part des gens n’avaient plus de lien très fort avec la doctrine, et surtout se gardaient bien d’aller aux messes, et même en étaient venu à ne plus baptiser leurs enfants. Lors de la grande invasion qui commença au vingtième siècle, des migrants essentiellement musulmans arrivèrent en masse. Ceux ci fondèrent leur colonisation sur la relation gardée avec l’islam comme religion, l’arabe comme langue de travail, et la charia comme loi essentielle, tout devant lui être subordonné.
Le catholicisme était en décadence depuis la révolution française. Ceci toutefois était compensé par le fait qu’il était de fait religion d’état. La franc maçonnerie, cet ensemble de sectes malfaisantes et idolâtres, sectatrices du satanisme ;  détruisit cette règle logique en établissant la séparation de l’église et de l’état. Les curés devinrent alors des mendiants qui n’avaient plus de responsabilité reconnue. Ils n’avaient plus leurs traitements de fonctionnaires du culte. Le clergé se paupérisa très vite. La propagande assurée par l’école laïque détruisit peu à peu le respect que tout le monde portait aux prêtres. Enfin il n’y eut plus de volontaires pour être curé, et on les fit venir de Pologne, ou même d’Afrique en fin de course…Le plan diabolique des jacobins colonialistes et impérialistes avait marché pour la religion chrétienne. Les musulmans et les juifs n’avaient pas ces problèmes car ils continuaient à exiger des paiements pour chaque acte de leurs prêtres, ainsi que la dîme de leurs ouailles et leurs finances religieuses se portaient bien. En plus ils étaient titulaires de la charge de prêtre (rabbin ou mufti) de père en fils. Et ils vivaient fort bien de ces « dons » des « fidèles ».
Alors il y eut cette nouvelle foi qui se base sur le syncrétisme et la lutte contre toute forme de foi universaliste, colonialiste. Ici se place la construction du temple de l’Eternel, de la Personne Suprême. Un prêtre, le Fondateur créa Utopia. Il réunit les premiers humains désespérés qu’il vit venir à lui du fait de la guerre civile et de la désespérance qui en était la conséquence dans une sorte de monastère. De ce monastère sortit Utopia toute armée comme Athéna sortit toute armée et casquée du crâne de Zeus son père. Qu’en est il de ce culte aujourd’hui ?
Tout le monde partage ce culte si il veut être reconnu comme citoyen. L’Etat n’a qu’une religion d’état, et toute autre religion n’est que tolérée dans la limite de la zone ouverte à tout le monde. La cité d’Utopia elle même est interdite à tous ceux qui ne sont pas membres de la religion d’état, elle est sacrée, établie autour du temple de l’Eternel,  la Personne Suprême ; qui se trouve au milieu. La propagande religieuse est interdite de toutes les manières possibles dans les territoires contrôlés et sous administration, les fidèles des autres cultes peuvent pratiquer leur religion dans des lieux privés, mais cette pratique ne doit pas déborder sur le domaine public, et encore moins sur les domaines privés des autres citoyens. Toute propagande religieuse est punie par le fouet. Et c’est une grande et belle cérémonie qui a lieu assez souvent qui consiste à regarder les propagandistes des religions universalistes se faire fouetter par des vieillards, car si on donnait cette tâche aux jeunes hommes ce serait une vraie boucherie. En cas de récidive on les chasse définitivement de la principauté. Et si ils leur arrivait alors de revenir ils seraient pendus sans autre forme de procès.
Les citoyens d’Utopia sont donc tous très religieux et ils tiennent à leur foi. Ils maudissent toutes les formes de laïcité, et sont prêts à mettre en pièce  tout ce qui viendrait combattre leur foi sur leur territoire sacré. Ailleurs ils se tiennent à l’écart de toutes les propagandes religieuses, et ne font pas de prosélytisme. Ils font des prières régulièrement, sans tenir compte d’aucune règle, partout où ils sont, parfois seuls, ou le plus souvent en groupe de prière, ils n’y mettent aucune affectation et ne se donnent pas en spectacle dans ces moments. Ils se tournent alors le plus souvent ; symboliquement vers leur temple qui est une sorte de cube de maçonnerie de dix mètres de côté. Mais ils n’ont pas d’obligation de se tourner vers aucun point de l’horizon particulier, et chacun d’eux à un lieu particulier sur lequel il dirige ses pensées, ses regards et sa foi.  Le tabernacle ils l’appellent le temple de l’Eternel, parce qu’ils se rappellent la fondation de leur religion par leur prophète.
Le prophète se nommait Frank Godevin. Il était né à Aurillac dans une famille de paysans. Il avait été militaire dans sa jeunesse, puis notaire. En pleine guerre civile, lors des attentats et des émeutes arabes qui terrorisèrent les populations, sa femme et ses enfants furent victimes des poseurs de bombes islamiques, et il perdit aussi la  plus part de ses biens détruits ou volé par les pillards. Il s’enfuit de Marseille comme beaucoup le firent alors et il erra pendant des jours dans les vastes étendues marécageuses de la campagne, elles aussi dévastées par des bandes armées. Là, il trouva miraculeusement une source d’eau claire, et à quelques pas de cette source dans un abri de roseaux qu’il s’était fabriqué de ses mains, il eut ses visions de l’archange Gabriel qui lui annonça son message. De cette place il fut ensuite emporté au dessus de la coupole dorée de la mosquée de Jérusalem située au dessus du mur du temple de Salomon. Là, après avoir été initié,  il reçut le message de l’Eternel consigné dans un écrit lu par l’archange lui même, concernant la nouvelle Jérusalem, en revenant à lui après cette vision, il consacra cette terre où il s’était endormi, et y construisit le temple. Le premier bâtiment fut en fait construit de ses mains en pans de bois taillés dans des troncs et en torchis, couvert de roseaux. Cette construction fut vite ruinée par les intempéries. Lorsqu’Utopia fut créée, bien des années plus tard, lorsque la cité de la Nouvelle Jérusalem s’éleva autour de cet emplacement sacré, le temple fut reconstruit en briques de terre cuite, avec un toit en béton. A présent, il est couvert d’une coupole faite de verre et d’acier, recouverte d’une mince feuille d’or. Son mur de briques a été caché par des panneaux de figurines de bronze sculptées en ronde bosse. l’intérieur, le tabernacle, qui n’est jamais visité est construit en lambris de cyprès. La porte massive de cèdre est sculptée des motifs énigmatiques que le prophète lui même a dessiné sur le livre qu’il a écrit relatant son rêve initiatique. Ce  petit temple n’est  visité que lors des célébrations importantes par le grand prêtre élu chargé de célébrer le culte. La doctrine précise que l’Être Suprême parle par ses prophètes passés et à venir en des lieux sacrés qu’il faut respecter. Il faut aussi respecter cette parole tant qu’elle est respectable pour tous les êtres vivants. Et cette petite pièce située au centre de la Nouvelle Jérusalem est un endroit où Dieu « la Personne Divine Suprême »  peut venir se matérialiser sans être dans le tourbillon de la vie, un endroit de passage entre le monde d’ici et celui de l’au delà, de « l’autre monde », comme il est dit depuis les temps les plus anciens. De ce lieu, l’initié peut aller au gré de son imagination et de ses désirs vers ses proches disparus, vers les plus anciens vivants sur cette terre et leur demander des choses diverses.
Il peut y acquérir la connaissance des choses les plus cachées, l’avenir et le passé sont écrits, ça tout le monde en a bien conscience. Rien n’est fait, ou n’arrive par hasard. La vérité est en elle même ce que désire tout être éveillé.
Aussi est il fréquent que les initiés de cette communauté qui sont les plus aptes à vivre dans la méditation, la prière, la magie du cosmos se groupent autour de la coupole et interrogent les sens et les non sens de la vie, en voyageant dans l’espace infini et le cercle infini de la présence de l’Esprit Divin dans cette Création que nous polluons le plus souvent avec notre sans gêne, et notre arrogance. Les rites consistent généralement en prières et hymnes. Les prières sont celles des temps anciens traduites dans le langage sacré local. Les beaux textes du Veda sont bien souvent lus ici on les aime, on les reconnaît même si on n’a qu’une faible connaissance du grec ancien. L’encens, les bougies et les lampes à huile sont aussi présentes parfois, mais ce n’est pas nécessaire le plus souvent. Les tambours aussi fonctionnent souvent. Le gouvernement y fait approuver ses textes en les proclamant. Le Prince y lit son acte d’intronisation, précisant qu’il reçoit un mandat de la Divinité, qu’il a le soutien du Peuple et que sa tâche essentielle est de maintenir la Nation dans la foi et l’ordre voulu par l’Être Suprême.
Lettre 12
Chère Kali,
Quelques mots sur l’organisation des citées des Utopiens.
La résolution des problèmes liés à l’alimentation semble être le principal obstacle de la vie dans cette communauté. Ici il n’y a que des magasins d’Etat à l ‘intérieur des murs « intra-muros », qui proposent peu de produits et à des prix souvent très élevés parce que les taxes sur les importations sont très élevées. Les citoyens n’y ont recours qu’exceptionnellement. Toutes les transactions se font généralement par commande sur les serveurs informatique par le système appelé internet. Les livreurs apportent ensuite les produits commandés directement aux particuliers dans leurs casiers postaux. Il y a aussi plusieurs marchés public où des producteurs viennent vendre le produit de leurs exploitations, et où on trouve aussi des vêtements, et même toutes sortes de biens. Mais ils sont généralement installés en dehors des murs de la cité et les gardiens des portes veillent à ce que les produits prohibés ne puissent pas pénétrer dans la cité sacrée. La plus part des quartiers ont des restaurants collectifs qui sont peu onéreux et qui fournissent une nourriture de qualité, variée et plaisante. Ceci permet à la grande majorité de la population de ne pas perdre du temps à s’occuper de ses repas. Et donc renforce leur disponibilité pour d’autres travaux et fonctions, et aussi pour assister à des spectacles ou des rites religieux. La plus part des citoyens qui n’utilisent pas cette commodité vivent assez chichement et essaient de trouver des palliatifs à un manque d’argent en économisant même sur la nourriture. Les enfants scolarisés sont nourris par deux repas quotidiens comme les différents travailleurs. Chacun a régulièrement un contrôle très poussé portant sur les conséquences de sa nutrition, des différentes boissons, des médicaments, des drogues qu’il ingère. Il est aussi tenu compte de ses activités physiques et intellectuelles, comme de sa situation sociale, et de ses revenus.
A la suite de quoi il lui est prescrit un régime particulier. Lorsqu’il se déclare dans un restaurant public il ne peut se faire servir que des mets qui lui conviennent. Bien que les restaurants sont des « self services » ceci permet d’améliorer la santé des usagers.
Les familles disposent de subventions en produits de base qui sont livrées généralement toutes les semaines.
Les personnes seules, n’ayant pas de famille, ou celles qui sont en fin de vie sont aussi livrées chez elles. Elles ne se déplacent que rarement dans les restaurants collectifs. Etant de fait exclues de la société, elles se contentent de tourner en rond dans les mouroirs dans lesquels elles se trouvent souvent reléguées. Certaines familles se débarrassent aussi de leurs vieillards, ou même des membres jeunes lorsqu’ils sont atteints de troubles mentaux et qu’ils deviennent insupportables. La plus part des jeunes qui ayant des problèmes psychiques ou qui ont une invalidité quelconque  sont rejetés de leur famille. Ils se retrouvent dans des sortes d’asiles d’aliénés, des maisons closes, en fait des ghettos construits pour eux, pour qu’ils ne puissent pas nuire à la société. Ils y passent une grande partie de leur temps libres à jouer souvent avec des machines à sous, ou à regarder des films. Quelques infirmiers accompagnés de policiers viennent matin et soir les bourrer de médicaments divers. Lorsqu’ils sont inconvenants et qu’ils font des histoires, on les mets dans des sortes de casiers rembourrés en isolement sensoriel total. Leur vie souvent très courte se finit souvent dans des camps de travail, où leurs diverses compétences qui sont parfois très importantes sont exploitées. Ces êtres ne sont pas considérés comme des humains. Ils sont même moins bien considérés que les animaux de compagnie, même encore moins que les animaux domestiques ou sauvages. Ils représentent la part d’ombre de l’humanité locale. Dénué de responsabilité toute leur vie, ils dépendent de tuteurs qui sont généralement les dirigeants des services psychiatriques qui les ont à charge. Les fous sont ici considérés toujours comme potentiellement dangereux et on ne leur laisse pas la possibilité d’avoir des armes ou même les moyens de s’en procurer. Ceux qui sont déclarés un jour fou sont certains de le rester jusqu’à la fin de leur vie. Les parents viennent parfois les voir, surtout pour se convaincre qu’ils sont bien traités. Si un fou arrive à agresser ou tuer quelqu’un il est presque toujours condamné à l’isolement définitif, ou même exécuté par pendaison devant tous les résidents de l’asile. Pour l’exemple ! Beaucoup se suicident ou sont semble t’il exécutés par leurs compagnons. Les deux sexes sont représentés dans ces asiles en nombre presque égal. Ce qui conduit à des grossesses nombreuses qui entretiennent le nombre croissant de déséquilibrés dans la population. Car ces pauvres enfants sont souvent comme leurs parents sujets à des crises comportementales qui les conduisent à être rejetés de la communauté. Quelqu’un s’en sortent toutefois et finissent même par parvenir au plus haut de l’échelle sociale. Ce qui s’est souvent répété dans l’histoire humaine. Ainsi Charles VII ce roi dont le père fut déclaré fou à enfermer, qui fut déshérité par lui, qui reconquit son royaume. Et bien d’autres encore. La folie n’est pas toujours une tare congénitale.
Lettre 13
L’argent et la monnaie d’Utopie. Je vais t’expliquer assez précisément ce que nous pouvons savoir de la monnaie utopienne.
La principauté a une monnaie stable qui lui est propre. L’ancienne monnaie européenne ayant été tranformée en euro flottant lors de la destruction de la confédération lors de la constitution des entités musulmanes. Il en est resté un souvenir assez fort de stabilité et de développement du premier âge de cette monnaie qui fut bâtie sur le modèle du deutsche mark. L’Euro de Francfort qui survit n’est plus qu’une monnaie qui ne vaut plus rien étant continuellement dévalué. Le dollar utopien se base sur la valeur du dollar sans en être la copie conforme, mais généralement il est fort peu différent de la monnaie internationale la plus répandue. Toutes les autres monnaies sont aussi utilisables ici, dans  la limite de leur convertibilité, avec des frais assez importants le plus souvent. La banque nationale se charge de récupérer l’argent à l’étranger par ses comptoirs, elle fait alors créditer les comptes locaux, cette opération dure généralement moins d’une semaine. Les personnes venant en Utopie sont priés d’ouvrir un compte dans une agence utopienne. Ceci permet à Utopie d’être totalement à l’abri des fluctuations économiques de l’ensemble des zones utilisant l’euro. Les entités musulmanes ayant une forte implication dans les difficultés économiques de l’ensemble des autres territoires de la confédération des nations européennes et africaines dont on sait qu’elle ne contrôle rien et qu’elle laisse perdurer les actes de guerre et l’occupation de troupes étrangères sur son territoire. Les Emirats étant de loin les entités qui produisent le moins et dépensent le plus, générant constamment des déficits et des faillites. A chaque crise ils exportent leurs problèmes sur les autres entités de la communauté.
Il y a dans la principauté une absence de liquidités, les utopiens vendent et achètent sur présentation de cartes de crédit. Toute transaction est enregistrée par un automate qui fait la transaction,  mais l’essentiel est souvent dans les actes qui sont consignés par les notaires. Presque tous les achats importants sont consignés par des notaires, et les biens meubles ou immeubles qui ne sont pas consignés ne sont pas réputés comme vraiment fiables et qualifiés. Bien sûr les factures sont aussi une preuve ici, mais elles sont de peu de valeur.
Toute transaction doit passer par ces automates. Même l’achat d’une baguette de pain. Les deux comptes sont  parfaitement connus, et la banque nationale sait parfaitement qui a payé, quoi, quand et même pourquoi. La banque utopienne s’impose sur son territoire. Les autres banques sont présentes toutefois et ne servent qu’à gérer les actifs qui se trouvent à l’étranger pour des raisons de commodité le plus souvent. La banque d’état se comporte comme une entité  de contrôle, elle est détenue par tous les citoyens à part égale. C’est aussi elle qui finance la plus part  des comptes des utopiens qui sont payés en fonction des travaux qu’ils réalisent, et de leur implication dans la vie sociale. Il y a une sorte de monopole de l’Etat sur les emplois disponibles. Donc les sociétés définissent leurs besoins en main d’œuvre qualifiée, et l’Etat leur fournit ces personnels. Les entreprises paient directement les salaires à l’Etat qui distribue ensuite cet argent selon ses propres critères, une moitié est généralement versée sur le compte de l’employé, l’autre étant redistribuée entre toutes les autres branches d’activités. Ceci comporte aussi le paiement des actes de prévention et de toutes les activités sociales.  Les capitaux étrangers entrent dans le pays par l’intermédiaire d’une filiale de la  banque nationale, qui garantit l’inviolabilité de ses actifs, et qui consiste en des comptes à numéros, totalement dématérialisés. Les diverses mafias du monde entier étant à la recherche de paradis fiscaux et de banques discrètes sont présentes dans la principauté par leurs investissements dans cette banque. Ceci contredit notablement la politique de sécurité de la Principauté. Mais l’argent n’a pas de couleur et pas d’odeur non plus. Les ennemis de l’humanité sont donc tranquilles lorsqu’ils investissent dans les activités de la Principauté. La plus part se bornent d’ailleurs à mettre à la disposition du gouvernement des fonds et celui ci les investit dans ses développements qui peuvent de manière prudente et sérieuse produire des capitaux sérieux. La principauté est devenue une citadelle de l’assurance et des comptes spéciaux des différentes officines de transfert de liquidités par lesquelles transite l’argent destiné aux services spéciaux. Aucun vrai contrat international ne se conclut sans des commissions occultes aux différents facilitateurs. On y trouve bien sûr les marchands d’armes de tous les bords, et ceci correspond bien à la stratégie industrielle de la Principauté. Le commerce des armes est la  principale activité du secteur industriel étatisé.
Lettre 14
La recherche et la production de biens de consommation. La Principauté dispose d’industries puissantes qui sont destinées à produire des objets de diffusion massive dans lesquels la puissance publique ne s’investit pas vraiment. Les capitaux sont divers et variés, la main d’œuvre est très souvent importée temporairement puis renvoyée impérativement dans son pays d’origine, remplacée par une main d’œuvre locale ou par une nouvelle vague d’expatriés. Il n’y a pas de rupture d’approvisionnement dans cette partie de l’économie. Des plates formes variées sont établies, quelques unes sur des barges situées au large des côtes. L’intérêt de ces structures étant qu’elles peuvent être déplacées facilement en cas de besoin sur le lieu même de la main d’œuvre potentielle. De grandes usines pratiquement toutes mécanisées sont installées dans le sous-sol, la sécurité imposant toutefois que les ouvriers ne soient pas des immigrés ce qui est toutefois impossible à réaliser le plus souvent. Ces installations situées à l’abri de toute frappe aérienne sont très lourdes à entretenir et augmentent fortement les frais fixes des entreprises qui les utilisent. Les industries stratégiques disposent bien sûr d’une vraie priorité, en premier lieu l’industrie nucléaire. Les différentes productions réalisées  par les usines sont distribuées localement avant que commence leur exportation ce qui permet généralement de les tester et de perfectionner leur mise en œuvre. L’exportation est la source principale de la richesse de la principauté, son modèle économique repose essentiellement sur la production de bien exportables partout dans le monde à un prix très avantageux.
La Principauté se place en première ligne pour toutes les activités qui sont contrôlées par des organismes de certification. Elle comporte plusieurs chantiers navals qui valident les contrôles des bâtiments et leur réparation. Elle est aussi dans le club restreint des moins disant en ce qui concerne les taxes et les frais d’infrastructures. Une grande partie de la flotte mondiale est inscrite comme lui appartenant pour cette raison principale, et aussi pour obtenir d’être mise en sécurité par les forces navales qui se chargent notamment de livrer une guerre aux pirates. Elle organise aussi l’assurance des navires et de leurs cargaisons.
Lettre 15
L’agriculture. Les terres agricoles disponibles sont de très bonne qualité étant profondes et à plat. L’eau est disponible en abondance. Toute la surface est drainée et irriguée ce qui donne de très bons rendements. La culture de céréales et de produits disponibles à faible coût sur le marché mondial n’est pas très développée. Les cultures de légumes et de fruits dans des serres représente l’essentiel des cultures et des revenus des entreprises agricoles locales.
La culture de la terre est réalisée toute l’année dans les serres qui profitent aussi des rejets caloriques des centrales nucléaires proches. La région est assez souvent ventée, et ce vent peut être violent pouvant amener la destruction des structures les plus faibles. Lorsque le mistral se lève il y a souvent beaucoup de casse malgré les brises vent qui sont présents partout. Les serres sont donc construites ici comme nulle part ailleurs, et sont presque de vraies cathédrales souvent avec des formes et des couleurs qui en font le charme. On peut se déplacer dans des lieux sous serre qui couvrent plusieurs kilomètres carrés. L’atmosphère qui y règne est celle des zones tropicales. On y cultive donc toutes sortes de plantes exotiques bien que l’hiver soit ici aussi parfois très froid. Lorsque la neige tombe les verrières du toit ont souvent des problèmes. Des automates peuvent les réparer très rapidement. Plusieurs systèmes permettent d’éviter que la neige ne se dépose en couche importante sur les vitrages du toit, lorsqu’ils sont insuffisants c’est à la main que les équipes déblaient les verrières. Les vitres sont basculées sur des chariots qui évacuent la neige. Les premières serres étaient classiques bâties en profilés métalliques, formant des toitures d’une pente de 45 degrés formant un angle droit. Ensuite sont apparu les fermes à section demi circulaire en polycarbonates le plus souvent. Le tout reposant sur une structure métallique assez légère. Le  problème de la prise au vent étant résolu par leur lestage. Les serres actuelles sont  toutes en béton précontraint avec des portées de plusieurs dizaines de mètres souvent construites pour durer dans le but de créer un développement vraiment durable et de minimiser l’utilisation de plastiques. Les vitrages sont réalisés avec des verres minéraux qui supportent les plus extrêmes températures. La moitié du toit porte souvent des capteurs solaires qui réchauffent de l’eau douce, ou même des panneaux photovoltaïques. Les calories ainsi captées sont stockées dans des réservoirs bien calorifugés installés dans le sol des plantations, lorsque les  conditions climatiques de la serre le nécessitent cette eau chaude sert à réchauffer les différentes installations. La lutte contre la déperdition de chaleur par rayonnement la nuit est aussi diminuée par des couvertures qui sont tirées automatiquement ou par du plastique expansé qui est propulsé dans l’intervalle laissé entre deux vitrages. Cette serre ne nécessite que peu de chauffage.
Lettre 16
Chère Kali,
Je t’ai déjà parlé de l’éducation des enfants. Tu dois comprendre que tout est mis en place pour qu’elle soit la plus performante possible. Je pense que je n’ai écrit que des choses générales sur ce point. Ce qu’il faut que tu saches c’est qu’ici il y a une formation des enfants, futurs citoyens qui est très organisée.
L’enfant dés qu’il est en âge de recevoir une éducation est pris en main par les différents éducateurs de la société. Il n’y a pas de maîtres de profession ici. Tout le monde est responsable de l’éducation à tour de rôle. Tout le monde étudie tout le temps jusqu’à son dernier souffle. Les matières étudiées sont soit optionnelles soit indispensables et donc imposées à chacun. C’est le système d’éducation d’Utopia qui fait de chaque citoyen un savant doué pour toutes les sortes de techniques et de savoir.
L’enfant comme je te l’ai déjà expliqué apprend tout d’abord deux langues différentes. La première est l’anglais qui est la langue officielle dans laquelle les textes de loi et les actes notariés sont rédigés. C’est la langue universelle et ceci est une très bonne chose. La seconde est ce grec ancien qui est la langue sacerdotale, et qui sert à prier aussi, mais c’est aussi une langue réservée à exprimer des choses que les étrangers ne doivent pas connaître.
A ceci s’ajoute généralement une langue européenne qui est la langue de leur mère, leur langue maternelle qu’ils pratiquent dans leur foyer. Ainsi mes enfants parlent avec nous en indi, ou en sanscrit, car nous leur apprenons aussi les versets des textes sacrés de l’Inde. On pourrait croire que connaître trois langues différentes est très difficile, mais ce  n’est pas le cas. Nos enfants se jouent des difficultés de la grammaire que nous avons tant de mal à comprendre et surtout à appliquer. La mémorisation de textes sacrés est pour eux un exercice essentiel. En même temps ils sont mis en présence des alphabets du grec, de l’anglais et du sanscrit. Ils savent lire à quatre ans généralement, et arrivent à six ans à maîtriser l’écriture dans les différentes langues. Le calcul est aussi appris mais d’abord en anglais. La religion est apprise en grec ancien. Les actes de la vie familiale se font dans la langue maternelle. Ici pour beaucoup il s’agit encore du français.
Dans la vie publique et dans les lieux publics seul l’anglais à cours, et ceux qui utilisent un autre langage sont frappés d’une amende dissuasive. Les lieux publics réservés à la religion qui sont peu nombreux sont l’endroit où on se sert du grec, avec parfois des sermons et des commentaires exprimés en anglais.
Une fois cet apprentissage de la langue, de la lecture et du calcul  effectué, les  étudiants se mettent à l’apprentissage des sciences et techniques. Il y a de leur part un choix qu’ils réalisent très vite généralement de leur rôle social futur. Mais pour arriver à être pris dans une filière il leur faut réussir des concours très difficiles, et les examinateurs sont très sévères sur les pré requis. La forme physique doit être constamment entretenue dans l’enfance et les différentes activités nécessaires sont donc impitoyablement imposées aux enfants, ce qui leur cause parfois des graves problèmes physiques. Les plus fragiles sont ainsi éliminés au fur et à mesure que l’entraînement progresse sur les bases les plus pointues. La dominante de l’entraînement est celle qui conduit à faire des soldats aptes à servir dans les commandos. La guerre est considérée ici comme une activité essentielle. Elle se base sur les techniques de chasse, de pèche, de construction d’abris et d’usage des différents outils technologiques.
Je vais t’expliquer très sommairement le programme d’un jeune enfant. Il se lève une heure avant le lever du soleil, sans lumière. Il se baigne avec de l’eau froide. Il s’habille très sommairement même en hiver et se met en route vers le stade du gymnase. Là il court et s’exerce aux différents ateliers qui sont organisés pour développer sa connaissance et ses performances physiques et intellectuelles. Dés que le jour est levé il pratique la lutte, dans différentes disciplines. La plus courante étant une forme de judo et de karaté très particulière. Ensuite ils font usage d’armes de jets, et de tir. La séance se conclut toujours par de la natation. Ensuite il y a laboratoire de langue avec des répétiteurs. Puis chacun se penche sur ses différents dossiers à travailler et à mettre au point. Chacun écrit, lit, travaille à sa guise jusqu’au repas. Ce repas est pris collectivement le plus souvent dans des conditions de bivouac, à même le sol. Il s’agit toujours de la même nourriture qui ressemble beaucoup au fast food, mais personne n’y fait attention. Ce repas expédié, chacun part sur un chantier pour y faire l’apprentissage d’un métier. Ceci pendant toute l’après midi. A la fin de cette séquence, l’étude se poursuit dans les différentes bibliothèques, et les différents laboratoires qui sont ouvert aux étudiants. La télévision, internet et les différents procédés informatiques sont bien sûr mis à contribution, mais l’essentiel est de produire des faits et de construire quelque chose. Chaque cours doit être synthétisé et décrit par l’étudiant.  Il propose un compte rendu qui doit être publié de telle sorte que chacun puisse en prendre connaissance et pas seulement le professeur. Des prises de parole sont obligatoire chaque semaine au minimum. L’étudiant doit définir ce qu’il a appris et faire un compte rendu de ses recherches et de ses travaux. En face de lui il y a son groupe qui l’aide à formuler et qui développe les mêmes activités, des travaux collectifs sont effectués dés que l’équipe constituée en est capable. Cette éducation n’est pas figée par un programme. Chacun développe ce qui lui semble utile à la compréhension de ses recherches.
Ensuite l’étudiant lorsqu’il est prés de chez lui retourne dans sa famille pour la nuit, ou si il est dans un lieu éloigné il regagne ses quartiers. Sa nuit sera courte car il devra mettre un point d’honneur à travailler jusqu’à fort tard sur ses différents projets. Il est fait grand cas des aspirations des étudiants, mais l’Etat veille à ce que les études correspondent aux besoins des différents secteurs et entreprises. Il n’y a pas à proprement parler de niveau primaire et secondaire. Ici on peut commencer à produire très jeune, aucun interdit n’existe, les juristes comme les techniciens peuvent entreprendre une carrière dés qu’ils en ont les connaissances minimales. Les entreprises assurent la formations de leurs cadres, et utilisent très peu de main d’œuvre non qualifiée. La formation permanente est d’ailleurs la règle d’or qui prévaut ici. Tout le monde sait parfaitement se former à toutes les disciplines nécessaires en très peu de temps. Cette éducation fait des hommes et des femmes très réactifs, capables de prendre des décisions et de s’organiser dans tous les cas de la conjoncture qui peuvent survenir. Ce sont des travailleurs assez lents en général, mais qui font les choses bien, sans jamais se plaindre ni essayer de tricher. Leurs œuvres sont toujours de très bonne qualité. Le zéro défaut est particulièrement recherché. Comme partout il y a beaucoup de personnels qui font des tâches de base, et quelques opérateurs qui dirigent et qui encadrent les différentes équipes, mais la bonne marche des entreprises reposant sur l’organisation et la tactique avant tout ceci n’est pas remis en cause. Les différents étudiants sont donc généralement pris en main par une entreprise entre 13 et 18 ans, ils y feront leur carrière au moins pendant dix années. A l’issue de ce stage leur niveau sera au moins celui d’ingénieur, et beaucoup poursuivront ensuite des recherches conduisant à une thèse dans leur discipline.
Ce qui est en fait remarquable c’est que ce système permet à la société de disposer d’une main d’œuvre de très bonne qualité. Cette même main d’œuvre sert de garde nationale en portant les armes par roulement et en assurant les tâches de la défense pour des périodes très longues parfois. Mais jamais elle ne quitte ses études pour autant.
J’ai assisté quelque temps à la classe d’un groupe de futurs charpentiers je vais te décrire ce que j’en ai retenu.
L’entreprise qui embauchera ces élèves et qui pour la plus part les a déjà embauchés est présente dans les différents lieux de vie du groupe. Il s’agit d’une école importante qui se trouve prés de l’usine qui produit les différents ouvrages de charpente qui sont réalisés dans la Principauté.  La classe comprend les différents âges depuis les novices jusqu’aux ingénieurs débutants. Chacun est occupé par un chantier et par une réalisation particulière, un maître de stage est présent qui organise le travail et qui fait les observations nécessaires, si un étudiant a un problème ses différents camarades l’aident à le résoudre. Il est fait selon les règles le plus souvent,  mais il y a aussi des œuvres qui nécessitent de la recherche et des efforts particuliers pour tester et réaliser des œuvres vraiment novatrices. La conduite d’un chantier est expliquée par la démonstration quotidienne des processus de réalisation, une sorte de routine s’installe donc et chacun vaque à ses  occupations personnelles tout en mettant la main à la pâte chaque fois qu’il est nécessaire de produire un effort commun. Des séquences techniques d’explication sont aussi réalisées journellement. Chacun fait un compte rendu de l’avancement de ses travaux et en informe son groupe. En général les groupes font une œuvre commune comme validation de leurs connaissances et de leurs recherches. Ces œuvres qui ne sont pas le plus souvent des chantiers officiels sont toutefois des réalisations qui ont une utilité pour la société ou l’entreprise. Il s’agit le plus souvent de chef d’œuvres véritables qui ont aussi une dimension artistique.
Voilà chacun se valorise avec l’aide de tout le groupe dans ces écoles très sérieuses, où la science la plus pointue voisine avec les technologies très précises issues des métiers anciens.
Par cette école cette jeune nation dispose de charpentiers qualifiés de très grande valeur. Toutes les charpentes sont prises en compte et il s’agit toujours des niveaux technologiques les plus modernes.
Il en est de même dans les autres secteurs de la production, comme dans ceux du commerce, de la banque et des différents services publics spécialisés.
Je me pose la question de savoir comment ce système si brouillon dans sa conception a fini par donner des résultats si bons. Certes comme partout il y a aussi des travailleurs qui n’ont pas de très bonnes dispositions et qui font beaucoup d’erreurs, mais ils sont généralement alors mis sur d’autres secteurs de la production, ou des différents services qu’il faut aussi maintenir.
Pour l’essentiel les charpentiers formés ici sont très mal payés par rapport à leurs compétences et beaucoup émigrent donc pour tenir des emplois dans leur secteur dans des pays étrangers et ainsi valoriser leurs connaissances. Ils reviennent toutefois régulièrement ne serait ce que pour transmettre à tous les connaissances nouvelles qu’ils ont acquises dans leur carrière à l’étranger.
Voilà ce que je peux t’écrire de l’enseignement tel que je l’ai vu fonctionner. J’ai pour ma part acquis les formations juridiques nécessaires à mes responsabilités dans l’institut du droit local. Il y avait là des étudiants de tous les âges. Des jeunes adolescents de 10 ans jusqu’aux vieillards presque séniles. La plus part visaient les carrières de  scribe, le notariat et les  fonctions qui nécessitent de faire la part des choses dans la fonction publique. Je fus entouré par une équipe à mon arrivée, puis je fis partie d’autres équipe au fur et à mesure que mes connaissances et mes devoirs progressèrent. Il n’y avait pas d’émulation à proprement parler simplement un sentiment collectif de faire en sorte que chacun puisse accéder au savoir, et surtout puisse fonctionner correctement dans les différentes situations. Toute spécialisation dure environ trois années pour les plus lents à acquérir des bases et à mettre en œuvre ces connaissances. Pour ma part je n’y restait que deux années et fut déclaré maître en cette matière par un jury constitué des plus éminents savants en cette matière.
Restait à réaliser un mémoire sur un sujet innovant, réclamant de ma part un vrai travail de recherche et de réflexion, je le rendis très vite l’ayant délimité  dés mon entrée dans cette école et l’ayant pour une part défriché tout au long de ma scolarité. Il s’agissait de faire réaliser des économies à l’organisation de la justice tout en augmentant son efficacité.
Je fis ainsi une thèse qui a depuis été reprise par le conseil du Prince et qui sera sans doute appliquée un jour prochain.
Pour commencer j’étudiais la justice actuelle telle qu’elle s’exprime, avec ses travers et ses réussites. J’en calculais les différents coûts, qui sont très importants. Je prétendis que faire de la justice un service public gratuit serait sans doute idéal pour la mettre en état de fonctionner mieux et de donner un meilleur service à tous ceux qui en ont besoin dans leur vie.
La justice était aussi lente, il fallait donc la faire accélérer, et ceci devait être fait sans s’encombrer des difficultés que l’on voyait à l’établissement de la vérité. En fait le système tout entier était corrompu. Je fis semblant de ne pas le remarquer car ceci aurait mis contre moi toute la magistrature de l’Etat. J’allais donc à l’essentiel. Tout juge devait statuer sur les cas qu’il était sensé traiter dans un délai précis. S’il ne le faisait pas que se passerait il ?
Je t’ai déjà dit que les juges principaux sont élus par la population, et qu’ils embauchent ensuite quelques substituts lorsqu’ils sont débordés par les affaires qui leurs tombent sur les bras. Or ceci est pernicieux car plus ils ont d’affaires et plus ils peuvent embaucher, et comme ils sont payés en fonction de la taille de leur service ils visent tous à augmenter la charge qu’ils ont en empilant des dizaines voire des centaines de dossiers et en jouant de toutes les ficelles possibles pour que les affaires traînent en longueur. J’ai donc résolu que ceci ne serait plus de mise.
La justice devra être gratuite pour tout le monde , pauvre comme riche.
L’avocat se tiendra à la disposition des justiciables et sera lui aussi pris dans la maille du filet. Il devra faire sa plaidoirie dans les délais très courts imposés, sans possibilité de report. Le juge écoutera les avis de toutes les parties et rendra sa décision aussitôt qu’il en aura décidé. Mais l’idéal est qu’il ne dorme pas sur ce dossier plus que 3 jours. Ensuite il mettra sa décision en forme et la diffusera immédiatement. Cette décision sera aussitôt examinée par les juges d’appel qui ont la capacité de prendre la décision d’appel. Et l’appel qui est la dernière chance pour le justiciable qui a été maltraité de faire valoir ses droits se fera immédiatement et sans délai. Un juge d’appel sera désigné pour faire toute la lumière nécessaire, il étudiera les documents disponibles et fera faire toutes les enquêtes utiles. Il rendra ses conclusions dans un délai d’un mois au maximum, mais dés qu’il en aura fini avec ses recherches si l’affaire n’a pas à être examinée plus longtemps.
La décision de confirmer le jugement le valide.
Le juge d’appel peut aussi invalider le premier jugement pour tous les motifs sérieux qu’il y a à le faire.
Il peut aussi sanctionner les différents acteurs de la chose jugée, les parties comme le juge et ses différents acolytes.
Et c’est tout.
Le jugement invalidé sera  considéré par le premier juge qui devra rectifier son jugement en fonction des éléments apportés par le juge d’appel.
Si le juge d’instance a commis une erreur manifeste il sera dessaisi de l’affaire et le dossier sera transmis à un autre juge plus apte à juger avec sérénité et impartialité.
Voilà donc  un beau chantier pour le Prince. Car il s’agit de la Constitution de l’Etat qu’il faut modifier pour simplifier ce service public déficient, qui s’appuie encore sur des idées et des technologies moyenâgeuses. J’ai très nettement exprimé qu’il serait plus qu’utile que les juges travaillent par internet, que toutes les parties aient accès à toutes les pièces du dossier en temps réel, qu’il ne soit fait aucun secret des délibérations et des attendus, que tout soit transparent. Les séances publiques n’ont plus de raison d’exister pour les cas les plus simples. Les affaires courantes peuvent se régler par courrier, et bien sûr le mieux serait qu’elles sont réalisées par traitement internet, puisque le courrier papier est source de longueur et de choses pas très catholiques. Les exploits d’huissiers sont aussi une stupidité de notre système, qui relève de la plus grande antiquité. Ces intermédiaires de justice n’ont vraiment aucune utilité, il faut les supprimer définitivement. Les notaires suffisent amplement à connaître des choses qu’il faut connaître et ils sont aptes à transmettre à leurs affiliés les documents qui doivent leur être remis. Et eux aussi ils n’ont pas le droit à l’erreur.
J’ai aussi eu une formation de serviteur de l’Etat pratiquant la médecine. Ici la vie est de peu de prix. On essaie de faire naître le maximum d’enfants, mais on se soucie peu des vieillards.
Le système de soins est vraiment très simplifié, certains services pratiquent l’euthanasie même lorsqu’il n’y aucune chance de sauver le patient, si la chance existe mais que le traitement est trop important c’est une grande charge qu’ainsi ils évitent à l’Etat. Les fous et les débiles mentaux sont simplement laissés pourrir dans un asile qui est la honte de l’humanité, car aucun être sain d’esprit ne s’en occupe. Il y a vraiment une sélection naturelle qui joue très rapidement. Même les soignants sont fous ici, enfin presque plus fous que ceux qu’on connaît habituellement dans ces zones situées entre la vie et la mort.
La médecine qui y est pratiquée est celle de Diafoirus. Ici le docteur qui officie ne donne pas de pilules, il ne pratique pas la lobotomie, il s’ingénie à soigner l’âme de ses patients. Et souvent ces derniers meurent en odeur de sainteté, croyant qu’ils sont guéris, ce qui n’est jamais le cas. Enfin presque tous sont des êtres qu’on a connu jadis sain de corps et d’esprit.
Une grande place est occupée dans les différents services médicaux par les techniciens, ingénieurs et servants militaires des installations nucléaires. Leurs pathologies sont très souvent liées à des tumeurs malignes dues le  plus souvent à l’irradiation, souvent à l’assimilation dans leur corps de produits de la désintégration nucléaire. La thyroïde étant souvent en cause. Si ils ne meurent pas beaucoup plus  que les autres car la médecine du cancer est de bonne qualité, ils demeurent marqués profondément dans leur chair et leur âme. Les nucléarisés forment un groupe social très soudé. Ils sont régulièrement mis en avant par la propagande officielle. Ce sont des héros. Les mesures de protection ayant évoluées ; il y aura désormais moins d’irradiés parmi les ouvriers de l’atome, mais cette profession restera toujours dangereuse. Les jeunes chercheurs sont interdits, et dissuadés de toutes les façons d’aller dans les zones contaminées, même lorsqu’il est impératif d’y envoyer des ouvriers humains, on y envoie de préférence des robots, des humains déclassés parce qu’ils ont commis des crimes ou qu’ils sont déjà malades. La plus part des postes dangereux sont tenus par des vieillards volontaires.
Le Prince a un mépris affiché pour la médecine et ses prouesses. Il prétends que la médecine moderne est la source principale de la dégénérescence de la population européenne actuelle, et qu’il faut laisser jouer au maximum la sélection naturelle et ne pas mettre des bâtons dans les roues de la destinée.  Vivre vieux est une bonne chose, encore faut il que cette fin de vie soit agréable, que toutes les facultés des vivants soient préservées, à quoi sert de vivre lorsqu’on est devenu une charge pour la société et qu’on souffre. Les vieillards sont une richesse pour les Nations, si et seulement si ils sont en contact suffisant avec les autres générations, sinon ils ne sont que des feuilles mortes qui encombrent.
J’ai aussi à te parler du tutorat. Tu sais que nos plus grandes écoles en Inde sont celles qui reposent sur l’apprentissage par la présence d’un maître, qui parle quelque fois peu ; mais qui est présent prés de l’élève, que chez nous on nomme le postulant, ou le naga, car avant de devenir un être éveillé, l’élève doit être initié, et seule la présence d’un vrai mentor intellectuel et aussi sur les différents autres aspect de la personnalité permet d’aller jusqu’au bord de l’abîme qu’est la grande science, et la connaissance ne suffit jamais, l’essentiel est qu’il faut atteindre la plénitude de notre développement possible. L’école, ici est très semblable aux différentes classes qu’on à vu en Occident pendant des siècles, on y parque les enfants sur des bancs, avec des écritoires et des bureaux même, ils y restent sans pouvoir bouger et s’exprimer. Apprenant des choses  bizarres, sans les expérimenter au fond d’eux. Pour compenser ce non sens chaque étudiant a un tuteur qui est comme une sorte de répétiteur, de précepteur qui apprend vraiment à l’enfant à vivre. Il lui donne les moyens d’aller vers la plénitude de ses moyens. Lui est très directif, alors que les professeurs qui sont sur les estrades ou derrière les caméras sont de simples relais de l’information. De plus en plus l’informatique a envahi le monde de la connaissance et du travail. Mais il convient quand même que l’utilisateur de cette puissance nouvelle soit formé et soit capable aussi de s’en passer. Bien sûr chacun ici sait taper sur un clavier dés qu’il peut marcher et même avant, mais il sait aussi écrire avec un papier et un crayon. Chacun sait utiliser les différents moyens informatisés permettant de réaliser des plans, mais il sait aussi les dessiner et les inventer sans ces outils. On apprend tout ce qui peut s’apprendre, même les choses que les machines font plus rapidement et plus efficacement. Le rôle du précepteur dévolu au tuteur d’un élève est de lui donner les bonnes pratiques. Ainsi en est il de l’apprentissage constant de l’entraînement que subit tout individu ici. Il est comme un novice des monastères chargé de tant d’obligations concernant l’usage de son corps qu’il n’a presque jamais un moment de solitude à lui. Il n’arrête pas de plancher, de travailler ses muscles, son esprit,  sa diction, sa mémoire, sa force dans tous les domaines, sa souplesse, sa vivacité, sa résistance, il est tellement riche de cette formation ardue qu’il est vraiment un homme ou une femme de grand mérite lorsqu’il arrive à l’âge adulte, et même le plus souvent bien avant cet âge qu’ici on situe environ vers 15 ans. Par rapport aux autres humains de cette terre il semble être un surdoué, alors qu’il n’est qu’un être mis en condition dans une école visant à former des élites sans faiblesse. Ici le code d’honneur est celui des samouraïs, le livre des 5 anneaux est le livre de chevet des juniors, et Musashi Miyamoto est considéré comme le philosophe par excellence. A quoi sert d’avoir plusieurs maîtres ? si un seul bon suffit. Qui peut d’ailleurs servir et comprendre deux maîtres ?
La religion qui partout ailleurs rend débile et inconstant, apporte ici son poids pour former des individus qui n’ont pas d’état d’âme pour agir correctement. La religion locale éclaire la vie et rend courageux même les plus froussards. Chacun sait ce qu’il doit faire dans toutes les circonstances de sa vie. Il sait comment et pourquoi il doit choisir la voie de l’honneur et du respect, et s’éloigner de tout ce qui n’est pas conforme avec ce choix. Ainsi, si il va très loin dans le vice et dans la violence qui souvent est nécessaire lorsqu’on est dans une mauvaise pratique, il peut quand même être un vaillant défenseur de sa patrie. Il n’y a aucun humain qui a été formé à Utopie qui devient ensuite un être vil et sans caractère. Chacun tient compte de la vraie religion ici. Le Prophète créateur de la Nation est celui qui a apporté la lumière à chacun, beaucoup l’appelle Lucifer, par dérision semble t’il, surtout les chrétiens, mais c’est son nom véritable. Sa dépouille mortelle a été préservée lors de sa mort par ses disciples qui l’ont embaumée avec des essences essentielles de plantes et des résines naturelles. Elle était conservée à l’abri de la lumière et le l’oxygène dans une chasse de plastique transparente.
Puis un jour elle a disparu, sans que personne jamais n’ait pu savoir ce qu’elle était devenue. Elle se trouvait dans un mausolée derrière des vitres, les portes étaient scellées, son corps mortel réduit à l’état de momie, et ses vêtements se sont évaporés, ne restait plus que son écharpe jaune jadis reçue du Dalaï Lama lui même, lorsque ce dernier vint le visiter dans son ermitage. Le bouddhisme est la voie pour tout homme de bien quelque soit son origine et sa destinée. Encore que notre religion soit tellement plus proche de l’indouisme, tout en s’approchant aussi des formes les plus mystiques des différentes sectes juives qui ont conquis le monde par leur intransigeance et leur certitude de détenir la vérité. Or la vérité personne ne la détient dans le domaine du divin. Ce sont des illuminés qui nous ont apporté les quelques brides de cette connaissance que nous avons pu compiler. Nos pères, nos compatriotes terrestres de quelques origines qu’ils soient ont cru à la descente de l’Etre Suprême ou à celle de ses Substituts parmi nous pour nous guider et nous faire évoluer vers notre devenir. Certains savaient bien qu’il ne s’agissait que d’Envoyés du grand Esprit qui veille sur notre petit cercle, et non de  l’Etre Suprême lui même. Mais malgré ceci ils tenaient à magnifier leur relation personnelle avec ce Dieu en lui donnant la place unique à laquelle bien sûr il n’a pas droit dans l’Univers contenu dans le Cosmos, qui est comme nous le savons tous immense, sans limite ; et qui contient des milliards de mondes, et encore ne s’agit il que de notre réalité, car des Univers semblables au notre, il y en a sûrement des multitudes. La folie humaine fait un dogme d’une chose inconcevable. Dieu n’est pas unique, et même Dieu n’est pas immortel selon le sens que nous donnons à ce terme. Dieu est partout présent, mais ceci ne veut pas dire que nous avons un garant qui vient de lui à notre portée tout le temps. Ceux qui comme Jacob, ont une rencontre avec un Envoyé, et qui en ont conscience sont rares sur cette terre.Nous avons par l’intermédiaire de nos parents et de ceux qui sont morts, comme de ceux qui vont venir dans ce monde dans l’avenir un contact spirituel avec la Divinité, à nous d’en faire quelque chose de bien, qui apporte une touche humaniste à l’œuvre divine qu’est la Nature dans son ensemble. Or, c’est vrai, l’humain et sa civilisation présente détruit cette œuvre merveilleuse au lieu de la magnifier. L’humain est un prédateur sans conscience de ses méfaits. Le développement durable n’est qu’une ruse de plus de sa part pour saccager l’œuvre divine. La fin est déjà connue, l’humain construira des machines qui lui succèderont lorsque sa race faite de matière vivante sera détruite. Et ceci arrivera très vite lorsque les éléments actuels de son biotope seront tellement dégradés qu’aucune vie autre que celle des robots ne sera plus possible.
Lettre 17
De la richesse, et des transactions commerciales et autres achats.
Chère Kali, je vais te parler de la politique commerciale de notre Pays.
Comme je te l’ai déjà dit les citoyens ont des capacités monétaires très diverses. Il y a ceux qui possèdent des capitaux, qui sont généralement richissimes, puis une classe moyenne qui ne possède que des biens d’Etat, son logement et ses objets d’usage. Il y a aussi une classe pauvre qui vit dans la misère n’ayant pas de revenus suffisants. Les pauvres sont très mal considérés ici et aucune subvention de l’Etat ne leur est donnée. Ici on les met au travail et ils font les travaux les plus rebutants. Souvent il s’agit de drogués et de joueurs qui ont dilapidés les biens qu’ils avaient hérités de leur famille. Ayant été pour la plus part dépouillés par des usuriers ; ils sont obligés de donner une grande partie de leurs revenus aux intermédiaires de ces financiers. Les usuriers sont presque exclusivement des membres du ghetto. Aucun citoyen  ne se compromettrait à de telles pratiques. De temps en temps le Prince fait mettre à mort un gang mafieux qui pressure la lie de la société. Mais c’est peu de chose. Il y a des milliers de métèques qui se livrent à cette activité lucrative en même temps qu’ils trafiquent dans les marchés de la drogue et du sexe.
Les pauvres ont donc un niveau de vie très faible. Ils gardent tous les avantages des citoyens tant qu’ils ne dépassent pas les limites permises, mais ils sont ostracisés le plus souvent en raison de leurs dettes envers les métèques et nul ne leur adresse même la parole lorsqu’ils demandent quelque chose on leur tourne le dos ostensiblement.
Ceci est considéré par leurs leaders comme un mépris indigne. Mais ils s’en accommodent quand même. Ils forment des coalitions et des ligues qui leur permettent d’avoir leur mot à dire dans les affaires de l’Etat. Leurs députés sont souvent écoutés par le pouvoir, et ils sont intouchables. N’étant pas vraiment prolétaires ; car ils ont aussi des logements et des biens d’Etat au même titre que les autres citoyens, ils travaillent souvent pour les citoyens fortunés qui les avilissent, au point que leur condition humaine s’apparente plus à celle des esclaves de l’antiquité qu’à celle des humains des sociétés démocratiques. Ils font beaucoup d’enfants ; comme les pauvres partout dans le monde. Et ils ne s’en préoccupent pas beaucoup, étant le plus souvent absorbés totalement par les tâches qu’ils doivent réaliser pour mériter leur pitance quotidienne. Ces enfants sont donc pris en charge par l’Etat qui veille à ce qu’ils soient instruits dans de bonnes conditions pour devenir des citoyens modèles. C’est généralement le cas d’ailleurs ici on ne reproduit pas la misère de ses géniteurs. Ces fils de pauvres ont honte de leurs géniteurs, et leur mépris va jusqu’à changer leur nom et lorsqu’ils ont réussi ils se font adopter alors par une famille de leur condition sociale. Il y a bien quelques fils de pauvres qui prennent le chemin de leurs parents mais ce n’est pas courant, ce sont surtout les fils de la classe  moyenne qui collectionnent ces situations. Leurs parents étant souvent des bohêmes qui touchent aux plaisirs interdits de la drogue, du jeu, du sexe, ils suivent aussi cette voie par mimétisme et tombent le plus souvent dans la misère morale et matérielle la plus sinistre. Beaucoup sont alors rééduqués dans les camps car ils se mettent à voler et à rançonner leurs différentes connaissances, et vont jusqu’à menacer et tuer ceux qui ne leur versent pas quelque argent. A la sortie de ces camps ils forment le sous prolétariat dont les riches ont eu toujours besoin pour leur contentement et leurs affaires.
La classe moyenne vit frugalement. Elle économise pour acheter des biens d’usage, et surtout se payer des voyages pendant ses vacances. Quelques rares enfants de cette catégorie deviennent des membres importants de la société par leurs capacités supérieures. Ils passent alors dans la classe privilégiée qui dirige l’Etat, car le Prince les anoblit et leur donne une place de choix dans les organes civils et militaires. Cet élitisme représente quand même plus de la moitié des postes importants de la société. Et il est  renouvelé à chaque génération.
La classe supérieure est constituée des familles les plus riches, qui ont souvent des biens considérables en dehors de la Principauté. Ils vivent dans le luxe. Et comme il est difficile d’étaler leur richesse dans la cité d’Utopie, ils dilapident leurs revenus dans les palaces du monde entier. L’Etat leur prend la moitié de leurs revenus, et ils ont généralement la possibilité d’intégrer des fondations à but philanthropique pour y dissimuler leurs avoirs les plus scandaleux. Très rarement monogames, ils collectionnent les maîtresses et les concubines, dont ils ont généralement de nombreux enfants. Comme leurs parents ces enfants sont généralement peu enclins à travailler au bien de la société, mais plus attirés par le clinquant et les profits faciles obtenus par des marchandages et des affaires louches. Mais le déchet est énorme et beaucoup se retrouvent dans des positions sociales très dévalorisées lorsqu’ils sont pris dans les filets de la police et de la justice. Ces fils de nantis déchus forment une classe bien particulière de parasites de l’Etat. Leurs géniteurs leurs allouent une rente qui leur permet de voyager à leur guise dans le monde entier, ils se marient généralement avec des étrangères et ils importent toutes les perversions qu’ils rencontrent dans leurs tribulations. Lorsqu’ils sont mis au ban de la société à la suite de leurs trafics, ils finissent généralement dans le ghetto, artisans des mafias qui y sévissent. En politique ils forment l’essentiel des membres de la troisième force, ce qu’on nomme centristes partout. Ils s’allient avec le parti qui prend le pouvoir alternativement, et ainsi garde presque toujours le pouvoir. Ils ne le perdent que lorsque par hasard les deux principaux partis se réunissent dans une grande coalition. Ils sont alors les seuls opposants, faisant front commun avec les extrêmes. Le Prince a quelques bontés pour ces trublions, car ses enfants sont souvent tentés de fréquenter ces fils de nobles déchus. La noblesse n’est ici héréditaire que pour la famille royale, et encore elle ne concerne que les aînés. Seuls les mérites peuvent garantir qu’on conservera sa position sociale héritée de ses ancêtres, et les mérites comme partout ailleurs se mesurent à la réussite financière essentiellement.
Il y a bien aussi quelques chefs de guerre qui font leur chemin dans la société, mais c’est uniquement parce que le Prince les place aux bons endroits, et qu’ils ont aussi des affaires florissantes par ailleurs. Un général pauvre n’a ici aucune chance de rejoindre le cercle étroit des conseillers proches. La plus part des militaires influents sont donc issus des grandes familles les plus riches.
Des transactions commerciales je dirai peu de chose. L’usure leur étant interdite dans leurs affaires les citoyens ont reporté leurs gains sur des principes de commissions qu’ils donnent et reçoivent en fonction des biens qu’ils mettent à la disposition, ou des capitaux qu’ils ont mobilisés. Ceci bien sûr n’est qu’un habillage leur permettant de proposer ce que les banquiers et les différents usuriers qui rançonnent la planète depuis toujours font avec les taux d’intérêt. La banque ici est un organisme qui vous prête sans intérêt, fixant simplement les échéances et s’appuyant sur des gages sérieux. Les commissions payées venant en déduction du prêt naturellement équivalent souvent à des intérêts modérés, mais si les emprunteurs ne versent pas leurs échéances ils sont alors mis dans l’impossibilité de conserver leur bien qui est de toute manière propriété de la banque tant que le prêt n’est pas entièrement remboursé. Le vrai miracle économique est dans l’aptitude qu’ont les banquiers à conserver ici les capitaux de toutes les grandes fortunes du monde. Ici ces fonds sont à l’abri des voleurs et notamment des services fiscaux. Ces fonds sont augmentés des commissions que les banquiers perçoivent pour leurs prêts, après que leurs propres commissions ont été prises. Et la banque est essentiellement présente dans les industries les plus dynamiques, évitant toute forme de spéculation qui ne repose pas sur un vrai potentiel de valorisation. Les banquiers achètent ces participations en tenant compte des forces du marché sur les bourses du monde entier.
Ils le font généralement à des prix très compétitifs. Il s’est formé entre eux une grande  coalition qui porte le nom d’ « Alliance ». Il s’agit d’un des secrets de l’Etat le mieux gardé. Le but de l’ « Alliance » est de s’emparer des biens les plus rares et les plus productifs et la finance n’est qu’un instrument dans les mains de l’Etat. La plus part des banques du monde entier sont désormais dans leurs mains. Le miracle économique de la Principauté est bâti essentiellement sur cette constante. C’est en attirant les capitaux des évadés fiscaux que ceci a été réalisé à bon compte. Les différents cartels de la drogue, les mafieux les plus riches ont des intérêts dans la Principauté, même si le Prince veille à ce qu’ils ne s’y installent pas et qu’ils ne contaminent pas les dirigeants des entreprises qui gèrent ces capitaux. Il y a aussi les diverses franchises fiscales du commerce et du port qui sont d’un bon rapport car elles font affluer ici les marchandises du monde entier, qui sont ensuite acheminées sur leur destination finale. La politique de moindre taxe permet d’enrichir les Nations qui la pratiquent. Bien sûr ceci se fait au détriment des sociétés qui sont assez stupides pour ériger des barrières douanières conséquentes. L’immatriculation des navires de commerce est aussi une source importante de revenus pour l’Etat. Les étrangers ne faisant l’objet d’aucune exemption fiscale il n’y a pas beaucoup de résidents riches qui s’installent ici. Mais quelques paradis fiscaux sont devenus au cours des années les succursales de la Principauté, et les palaces qui y sont établis pour les milliardaires qui veulent mettre à l’abri leur patrimoine et leurs revenus sont la propriété des banques de la principauté.
Pour le reste je t’ai déjà expliqué comment ici la distribution est dans les mains de l’Etat qui veille à ce que les produits distribués à la population soient de bonne qualité. Ainsi la nourriture est généralement bio, et tout produit douteux est détruit systématiquement. Les articles de luxe manquent souvent, ou sont à des prix très élevés. Il y a souvent pénurie de produits de première nécessité. La règle désormais sera de laisser le commerce se développer comme partout ailleurs dans le monde, mais je doute que ce soit possible très facilement.
Une des résultantes de cette organisation de la distribution des produits est que les Utopiens sont très soigneux de leurs outils et objets. Ils sont aussi très sobres dans leur alimentation. Le luxe sans être totalement prohibé est considéré ici comme un non sens, une sorte de folie.
Les valeurs monétaires que chacun porte sur lui sont parfois considérable, car il se peut qu’on trouve sur son chemin une bonne affaire à réaliser, et alors il faut sortir de l’argent liquide pour emporter la transaction. Les Utopiens ont souvent des foires à la brocante où chacun peut installer un comptoir et vendre tout ce qu’il possède.  Il y a un marché de ce type permanent en lisière des ghettos. On y trouve presque tout, mais ce que l’on cherche souvent se transforme en choses qu’on n’avait pas idée d’acheter avant de s’y rendre.
Voilà ce que j’en sais. C’est une grande faiblesse du système d’avoir étranglé ainsi le commerce, mais ceci n’a pas que des inconvénients. L’Etat dirige la consommation comme il l’entend, et il le fait avec assez de bon sens pour que ce soit acceptable.
Lettre 18
Chère Kali,
Je veux te parler des morts et de leur souvenir. Tu sais déjà qu’on se débarrasse des cadavres, qu’on ne les enterre jamais. C’est pour ne pas polluer la terre, qui ainsi ne contamine pas les êtres vivants. Les os sont le plus souvent transformés en cendres qui sont dispersée. Les étrangers ont leurs propres règles mais ne possèdent aucun cimetière et caveau dans l’enceinte de l’Etat. Ils font donc des transports à l’étranger, soit dans leur pays natal, soit dans des cimetières qu’ils ont acquis dans les zones frontières, à une distance suffisante pour que les contaminations soient réduites au maximum.
Chacun pense à ses morts  et les honore dans son foyer. La généalogie de chaque famille est consignée dans une bibliothèque, avec les photos et les lettres des disparus. La plus part des ancêtres laissant en effet des consignes et des lettres à ceux qui survivront. Il y a une grande piété de ce peuple qui ne repose que sur ces éléments.
On trouve aussi des statues de grands hommes et femmes prés des services de l’Etat et dans le jardin public. Mais peu de personnes y font attention. Ce ne sont que des statues. Le lieu des morts a ici peu d’importance. On se réunit parfois pour prier pour un défunt, mais ce n’est pas souvent là ou il est mort et ou il a vécu, mais dans un lieu isolé dans la nature, ou même en pleine mer.
Voilà ce qu’il en est ici des devoirs que nous avons envers nos morts.
Lettre 19
Chère Kali,
Je vais te parler de l’organisation du pouvoir politique.
Tu sais déjà l’essentiel sur cette Principauté qui repose sur une constitution. J’ai essayé de savoir comment cette règle constitutionnelle avait été créée.  C’est un secret semble t’il et les avis divergent énormément. Le premier Prince a été nommé par le prophète de son vivant. Il le seconda pour établir les bases de l’Etat. Pendant la lutte d’indépendance ils mirent au point tous les deux une forme de gouvernement adaptée à la lutte. Cette constitution informelle non écrite a été mise sur le papier lorsque le référendum de libération nationale a débouché sur une victoire du oui.
Il y eut alors un conclave des différentes factions de la résistance indépendantiste. Il en sortit un texte que le Prince amenda qui fut présenté au Peuple qui l’approuva.
Puis différentes règles furent instituées en complément. Ce sont les amendements dont je t’ai parlé qui imposent notamment chaque année une votation sur les textes de lois que le Peuple peut supprimer.
La volonté de lutter contre le terrorisme, ce qui est un peu bizarre pour un Etat qui a utilisé le terrorisme dans sa lutte armée pour son indépendance, a fait édicter les règles contre le terrorisme. Ici il s’agit du crime absolu. La peine de mort est comme je te l’ai expliqué appliquée sans beaucoup de discernements. Les châtiments barbares sont eux aussi courant. Les métèques et étrangers sont quelquefois maltraités ignoblement. Ils ne jouissent d’aucun privilège des citoyens et sont considérés comme quantité négligeable, au point que les expulsions de masse sont ici d’une simplicité extrême parce qu’il suffit au Prince de sortir le décret de son coffre et de le valider en mettant simplement le nom des ostraciés. Ensuite cette expulsion peut être reconsidérée de la même façon. Personne ne s’aviserait ici de vouloir entraver la bonne marche de l’Etat en soutenant des délinquants étrangers.
Pour le reste on y vit assez bien si on ne se mêle pas de politique, ce qui est le cas partout dans le monde entier. Et les hommes et femmes politiques sont leur travail sans essayer d’entraver en quoi que ce soit le travail du gouvernement. Ils l’aident au contraire de toutes leurs forces. Même l’opposition participe au gouvernement en apportant sa contribution. Ici il serait totalement déplacé d’apporter la contradiction sur le ton qu’on lui connaît dans les parlements du monde entier. Tout le monde respecte vraiment cette règle qui veut que la majorité dirige et la minorité apporte ses contributions. A ce jeu il y a presque toujours unanimité. Comme les référendums sont annuels le Peuple fait entendre sa voix et casse toute loi qui lui semble mauvaise.
Voilà je pense que tu en sais aussi long que moi du gouvernement.
Lettre 20
Chère Kali,
Je vais te décrire l’organisation de l’émigration et des colonies étrangères.
Chaque enfant possédant plusieurs langues peut être formé aux différentes cultures des Peuples qu’il sera amené à côtoyer lors de sa sortie d’Utopia. Cette émigration est prévue de longue date. L’Etat la souhaite et y participe financièrement. Le but étant de former les citoyens à la diversité, d’établir des points d’ancrage et de contact dans toutes les Nations. Les citoyens expatriés font tous les métiers.
Ils forment souvent des colonies compactes dans certains quartiers qu’ils habitent et se groupent naturellement autour de leurs commerces et des bâtiments du culte. Lorsque ce n’est pas possible ils achètent un terrain et y construisent une ville qui leur est réservée.
Beaucoup réussissent financièrement. Ils rapatrient l’essentiel de leurs fonds vers la mère patrie lorsqu’ils font leur retour. Ce qui est un trouble pour leur Pays d’accueil. Surtout lorsque ces fortunes sont faites à partir de détournement des lois et des flux financiers locaux.
Comme aucun citoyen ne peut être extradé, et qu’il est protégé par l’Etat quoi qu’on lui reproche, on trouve beaucoup de citoyens recherchés par la justice de leur pays d’accueil qui vivent dans les palaces de la Principauté ou même qui ont une exploitation à la campagne ou à la mer.
De l’émigration la Principauté reçoit l’essentiel de ses fonds et de ses revenus. Ce sont aussi des marchands qui trafiquent de tout ce qui peut être vendu et acheté, et dont le seul but est d’emplir les coffres de matières précieuses, de dominer le monde de la finance.
Ainsi en est il de ce Pays paradoxal. Il lutte contre la domination islamique en s’enfermant dans  un petit territoire bien protégé par des murailles et des lois répressives vis à vis des migrants, tout en colonisant la majorité des Peuples du monde avec ses représentants immigrés.
En germe il y a toujours pour lui la révolte possible des métèques et des étrangers  installés dans ses ghettos. Il y veille en faisant souvent le ménage dans ces zones étrangères installées à sa portée. Les ghettos fournissent à l’Etat beaucoup de revenus, car les activités illégales dans la Principauté y sont presque tolérées à condition qu’elles rapportent des revenus à l’Etat.
Si peu d’immigrants finissent par demander la citoyenneté c’est à la fois parce qu’ils n’adhèrent pas à la religion officielle, et qu’ils ne veulent pas renoncer à leur nationalité d’origine. Car ceci les obligerait à faire un service militaire de 7 années, doublerait leurs impôts, et ils seraient rejetés par leur communauté d’origine.
Peut être que dans l’avenir ce problème ne  perdurera pas. Il y a tellement de choses à faire dans le reste du monde que venir s’installer à Utopia semble totalement dénué de sens. Pourquoi tout le monde se précipite ici ? je n’en ai aucune idée. Il faut vraiment que le Monde soit un enfer pour que les ghettos soient comme ils le sont des havres pour les réfugiés économiques, politiques, religieux qu’on y voit.
Mais c’est ainsi ! l’humain est un animal bizarre, j’ai quelque fois du mal à me situer dans cette race. Parfois, souvent même j’ai honte d’être un humain. Lorsque je vois les échantillons d’ici ; et lorsque j’étudie et comprend ce que les dirigeants du monde entier ont fait. Comme ces vieillards absurdes qui pour des idées folles ont fomentés les guerres du vingtième siècle. Envoyant des millions de jeunes hommes se faire tuer au front. Bandes d’assassins ! et il arrive qu’on en fasse des héros et des grands hommes. Quelle horreur !
Pourquoi la Principauté est elle assiégée par des Nations hostiles, et surtout des  groupes terroristes islamiques ? C’est aussi ce que l’on se pose comme question lorsqu’on vit ici sous la menace constante des bombes et des attentats.
Parce que les Nations du monde laissent se développer le terrorisme sur leur sol, l’utilisent pour lutter contre leurs adversaires, s’en servent pour durcir leurs lois, pour mettre leur peuple en surveillance constante, pour protéger leurs privilèges.
Le résultat est qu’il y a des bandes armées de terroristes partout sur toute la planète, des pirates sur tous les océans. Des camps d’entraînement du terrorisme dans toutes les Nations existantes.
La guerre une fois de plus semble inévitable.
Elle est désirée même parfois car on ne sait plus où on va.
On ne veut plus continuer à la faire comme on a fait jadis en Afghanistan, en Iran, en Irak, en Somalie, au Yemen…on voudrait mettre définitivement fin à ces formes de terrorisme d’Etat et de bandes armées.
Voilà  à quoi sert Utopia, c’est un modèle de lutte contre le terrorisme. Ici les terroristes, leurs assistants, leurs logisticiens, leurs idéologues sont supprimés systématiquement. On ne traite pas avec eux. On ne leur fait pas de cadeau. On les traque, on les tue, on efface tout d’eux, jusqu’à leur souvenir. Et s’ils ont des émules et des garants on les attaque et on les supprime préventivement.
Si tout le monde faisait le ménage sur les territoires qu’il contrôle comme ceci les instigateurs des guerres qui sont toujours des terroristes et des mafieux, ne pourraient sortir des limbes. Ce combat est celui contre les puissances démoniaques et Satan lui même qui est le vrai maître de ce monde les pousse et les maintient. On ne brûle plus les sorcières depuis des siècles ici, mais on devrait brûler les terroristes, comme on le faisait pour les âmes damnées du passé.  Alors nous vivrions en paix !
Lettre 21
Epilogue, départ pour le Brésil.
Chère Kali,
Comme tu l’as appris les attentats islamistes de Jérusalem perpétrés lors de la Pâques juive ont conduit à la guerre. L’extermination massive des populations juives d’Israël se poursuit ainsi que des attentats aveugles.  Et de partout les terroristes islamistes se sont emparés des territoires qu’ils convoitaient depuis des décennies, tuant et déportant les populations locales. Des millions de réfugiés sont entassés dans des camps en Europe, en Afrique, au Moyen Orient. Utopia a été entraînée  bien malgré elle dans cette catastrophe. Les attentats perpétrés sur son sol et contre ses intérêts l’on contrainte à réaliser des opérations militaires contres les entités musulmanes de son voisinage. Une guerre horrible en a suivi.
Je quitte Utopia dans quelques jours. Nous allons émigrer dans la colonie du Brésil. Ici la révolution a chassé le Prince. Il devenait chaque jour plus difficile de vivre dans cette complication apportée par la crise qui a frappé les diverses productions après les catastrophes naturelles et les guerres qui se sont déroulées en Europe. A la suite des attentats islamiques contre les objectifs utopiens des représailles et des massacres perpétrés contre des populations civiles, des femmes, des enfants, des prisonniers, l’honneur était en jeu et réclamait une vengeance à la hauteur des méfaits des fous furieux inspirés par une lecture erronée du Koran. Le Prince qui a essayé d’arrêter ces représailles et de les contenir, a été immédiatement arrêté et traduit devant un conseil de guerre, sommé de démissionner sur le champ. Les immenses représailles contre tous les symboles de l’islamisme se sont déroulés dans la nuit même de la mise à l’écart de notre Souverain, avec les conséquences que nous savons.
Le Prince ensuite rétabli dans ses fonctions avec un conseil de guerre chargé de le contrôler a du gérer les événements dramatiques qui ont suivi la destruction presque simultanée de la Mecque et de Jérusalem par les fous furieux.
Des millions de morts ! de chaque côté… Et un moratoire sur les armes atomiques…qui tiendra quelques semaines au plus vu le déroulement des opérations militaires et politiques.
Le nettoyage ethnique s’est déchaîné partout où des non musulmans cohabitaient avec des entités musulmanes. Utopia a expulsé tous les étrangers musulmans de ses territoires. Les fous furieux d’ici se sont immédiatement mis au travail. Ils ont exécuté en les brûlant sur la place publique de la  Nation, la plus part des citoyens qui pratiquaient en secret ou même en se montrant la religion islamique, et ont ostracisés presque tous ceux qui avaient quelques liens avec eux. J’avais quelques liens avec des islamistes notoires vu mes fonctions et je suis devenu la cible des ultras qui ont pris le pouvoir. Le Prince qui s’est opposé autant qu’il a pu à ces expulsions a été pris à parti par les manifestants qui s’en sont pris aux symboles de la Principauté, et qui l’ont finalement contraint à démissionner définitivement. Le Prince voulut abdiquer en faveur de son fils aîné, mais les révolutionnaires avaient d’autres projets et ils ont mis à la tête de l’Etat, la fille aînée du Prince qui depuis dirige l’Etat en contradiction avec les méthodes et les directives anciennes. Une vraie chasse aux sorcières a été entreprise par les nouveaux maîtres. Tout le monde est en armes et les meurtres de soit disant agents de l’ennemi se produisent régulièrement. Chaque jour on apprend la mort de dizaines de soldats engagés dans les combats acharnés qui ont lieu autour de la principauté encerclée par les forces ennemies. Les avions bombardent sans cesse le territoire au hasard le plus souvent. Beaucoup sont abattus et les équipages qui sont capturés sont massacrés de manière ignoble. D’après le code local de la guerre, ceci n’est que la conséquence de ce type de guerre disproportionnée. N’ayant  pas d’aviation, les représailles contre les installations de l’ennemi ne peuvent être faites que par des bombes portées par des fusées. Or celles ci se révèlent finalement peu précises et peu fiables, malgré les efforts immenses consentis pour les mettre au point. La marine a été tellement bombardée qu’elle est presque hors d’état de faire simplement la police côtière ; seule la lutte contre les aéronefs et les missiles a eu quelques succès . A présent il ne reste presque plus de munitions et les usines qui les produisent sont totalement désorganisées. Seules les bombes atomiques et leurs lanceurs sont indemnes et pourront être utilisées si la situation devient critique. Mais le général en chef reconnaît que la situation d’encerclement est telle que ces moyens lourds et distants ne résoudront pas les implications du combat autour de la citadelle. Rien ne sert de bombarder avec des fusées des objectifs mouvants et peu fiables. Les ennemis possèdent aussi des armes qui neutralisent la plus part des attaques importantes et les réduisent presque à néant. La guerre non conventionnelle est la seule solution envisageable.
Des commandos sont donc envoyés pour détruire les centres de commandement des assaillants. L’éradication des différents centres de formation des milices se poursuit. Leur quartier général des Baux de Provence a été détruit. Mais la disproportion des forces est telle que la fin ne laisse pas beaucoup de doutes. La Nouvelle Jérusalem est pratiquement condamnée à être détruite par cette guerre. Si elle survit, il est certain qu’ elle saura reconquérir le territoire européen sans perdre son âme. La plus part des populations indigènes de l’Europe se tournent implicitement vers elle et veulent la rejoindre dans sa lutte contre l’invasion islamiste. Les gouvernements actuels sont déboussolés et ne savent plus qui fait quoi et comment faire totalement minés par la subversion de leurs élites islamistes. La guerre civile qui couve et se prolonge depuis des années semble désormais inévitable partout autour de toutes les grandes villes dotées de ceintures et de banlieues islamisées qui se sont érigées en républiques islamiques.
L’usage des armes nucléaires étant désormais abolis par la convention d’armistice la dissuasion nucléaire ne fonctionne plus. Mais l’armistice est fragile car les attentats islamistes se poursuivent. Les bombes tombent toujours sur le territoire d’Utopia, tuant indistinctement toutes les populations locales. Les dirigeants ennemis laissent toujours les différentes milices terroristes tirer leurs roquettes vers le territoire. Tant qu’il y aura dans la guerre des entités étatiques qui ne sont pas capables de juguler le terrorisme sur leur territoire, la guerre se poursuivra et elle ne pourra être que cruelle et inhumaine.
Les humains vivant à Utopia n’ont pas de solution de repli, ils peuvent envoyer leurs enfants, leurs femmes et leurs vieillards dans les différentes colonies de la mère patrie épargnées par la guerre absurde actuelle. Mais ils ne peuvent pas et n’accepteront jamais d’être occupés et reprogrammés comme les Japonais et les Allemands l’ont été à la fin de la guerre de 1939, après l’occupation qui a commencé pour eux en 1945. Les Utopiens ont leurs martyrs et ne seront jamais colonisés par n’importe qui. Ce sont des hommes libres qui ne veulent que vivre libres et indépendants.
Cette convention n’arrêtant pas la guerre de conquête des ennemis, il reste comme dernière semonce le bombardement des capitales de l’ennemi. Quelques unes ont été déjà anéanties, pour l’exemple, à chaque attaque contre le territoire. Marseille même a été bombardée chaque fois qu’il y avait une attaque de roquettes contre des cibles civiles. Et ici les cibles militaires sont aussi civiles pour l’essentiel. L’ennemi y a perdu des centaines de milliers de ses combattants potentiels. Les pertes humaines de la principauté sont elles désormais de près de dix pour cent de la population. Les militaires tués ou fait prisonniers sont au nombre de plusieurs dizaines de mille. Les prisonniers ennemis dépassent les cent mille et posent un problème insurmontable aux autorités qui doivent les interner et les nourrir.
La prochaine cible pourrait être Paris, mais l’ennemi a promis dans ce cas de riposter par la vitrification du territoire.  Cette guerre finira par un bain de sang où il n’y aura pas de vainqueur. Les armées ennemies qui envahiront Utopia seront elles exterminées car ici tout le monde sait se servir d’une arme, dispose de tous les moyens pour effectuer des actions décisives contre toute forme d’occupation militaire. Des centaines de chars explosés sont visibles partout dans le nomansland de la frontière, aucun n’a pu pénétrer dans le cœur du territoire pour le moment, mais la fin viendra bientôt si rien n’arrête la folie actuelle. Des carcasses d’avions, de véhicules amphibies et d’hélicoptères ennemis par dizaines sont visibles au milieu des champs et dans les canaux. Il serait temps de négocier. Mais le gouvernement qui négociera la paix sera sans doute désavoué et ses membres assassinés. Une trêve a été organisée pour que les populations civiles puissent quitter si elles le désirent la principauté. Nous profiterons de cette possibilité. Nos économies sont déjà transférées et bientôt nous pourrons reprendre une vie normale.
TROISIEME CAHIER
Lettre 21
Chère Kali,
Je vais quitter Utopia. Je me rends avec mon épouse chérie et nos deux enfants dans la colonie du Brésil. Nous avons déjà fait toutes les démarches pour donner toutes nos affaires ici que nous ne pouvons emporter là bas. Notre situation a changé lorsque l’opposition est arrivée au pouvoir à la faveur de la crise de régime qui est survenue lorsque le Prince Auguste a été contraint de laisser le pouvoir à son neveu Nicolas. Ce dernier entraîné par les factions les plus conservatrices, xénophobes ont fait le ménage dans l’administration et les diverses sociétés d’état. Les métèques comme moi sont devenus indésirables. On nous l’a fait d’abord sentir, puis les humiliations sont venues. Nous avons du sortir de l’enceinte sacrée du peuple et nous réfugier dans une exploitation sur la côte. Ensuite nos différents contrats ont été revus et transformés. Le tout s’est fait sans modification de la loi, simplement par des magistrats et des fonctionnaires appliquant les résolutions du Conseil. Les Assemblées ont voté sur un mémorandum annulant toutes les dispositions qui nous étaient favorables. Ceci avait commencé par la mise en pièce de la Constitution de l’Etat par le Sénat qui avait brandi la menace extérieure comme Raison d’Etat supérieure à toute autre considération.
Le Prince est parti en exil à Fatu Hiva qui fut une des résidences de la fin de vie du prophète de la religion d’Etat. Nous devions le rencontrer avant ce départ mais un manifeste des citoyens et du conseil interdit toute forme de collaboration et de rencontre des citoyens avec lui. Il fut encadré par l’armée jusqu’à son départ. Son avion partit le jour qui suivit sa démission et son éloignement voté par le conseil issu de la nouvelle majorité.
Je profite de cette lettre qui sera la dernière que je ferai t’expliquant les règles qui ont cours ici. Pour te parler des différentes choses que nous devons tenir secrètes ; car il est considéré comme impie et criminel d’en faire état et de les décrire.
Les citoyens utilisent entre eux une langue particulière. Certes l’Anglais est la langue officielle qualifiée d’universelle, dans laquelle tous les textes officiels, juridiques et politiques sont écrits. Mais il y a aussi la langue utilisée dans la liturgie et dans les différentes affaires secrètes de l’Etat. Une langue qui a beaucoup de secrets, car elle comporte des niveaux différents de lecture, les mots et les expressions ne veulent pas toujours dire la même chose, il y a même trois niveaux de compréhension généralement,  et il faut une grande connaissance de ce que l’on peut nommer la mythologie grecque, latine et scandinave pour la décrypter. Il s’agit du grec ancien qui a pour bases essentielles les deux ouvrages attribués à Homère. Les locuteurs qui s’expriment en grec peuvent généralement en comprendre les mots mais sont bien incapables d’en recueillir le sens sans un traducteur. Cette langue est réservée aux citoyens de l’élite dirigeante et l’apprendre à un étranger est considéré comme un délit grave. Les enseignements essentiels de la religion sont rédigés dans ce langage, bien que le Prophète les ait formulé généralement en Français, lui même étant très peu versé dans les langues étrangères. Les différents textes annexes qui ont quelque importance pour cette religion proviennent d’autres sources : comme la Bible chrétienne, la Thora, le Koran, les Upanishads, le Véda. Les différentes prophéties et les mythologies des peuples du monde entier ont été semble t’il compactées, concentrées par sujet et rassemblées dans un document nommé « Références ». La vision du Prophète est concentrée dans un livre secret que seuls les initiés de haut rang peuvent consulter et comprendre. A partir de la révélation du Prophète une Communauté est née qui a traduit les mots et les actes du fondateur de cette religion en mots et actes. Il s’agit d’une conscience sectaire très forte qui fait référence à un lien privilégié existant entre la Foi  et la Personne Suprême, cette union entre Dieu et son Peuple est singulière reposant sur des « à priori » si simplistes et si mystérieux que beaucoup de citoyens s’en moquent ouvertement lorsqu’ils sont dans les brumes de l’alcool, ou qu’ils voyagent hors de la contrainte qui pèse sur eux nuit et jour dans la vie de la cité.
Cette attitude est punie sévèrement lorsqu’elle est connue. A l’exemple de Socrate qui fut condamné à mort pour avoir par des phrases et des mots insulté les croyances religieuses du peuple. Les citoyens coupables d’avoir émis des opinions contraires aux dogmes de la religion officielle sont lourdement condamnés ; comme « socratique ». Etre traité de « socratique » est la pire des insultes. Certains sont même mis dans une fosse et exécutés par lapidation lorsqu’ils ont tenté de réformer le texte sacré essentiel qui est la description fantastique et miraculeuse de la vision du Prophète lorsqu’il fit part de son expérience à ses disciples. Les femmes qui s’éloignent des enseignements découlant de cette doctrine sont considérées comme des prostituées et sont même condamnées à servir l’Etat comme prostituées dans les différents harems ou bordels qui servent au bon plaisir des élites.
Je ne connais que par ouï dire ces prescriptions qui obligent tant de braves citoyens à se comporter comme des justiciers implacables et à tenir leurs engagements religieux jusqu’à la mort, sans faiblir. Je sais que le premier commandement est celui qui oblige à dire la vérité quoi qu’il en coûte dans toutes les circonstances, ceci bien sûr aux autorités de la secte et à eux seuls, non aux étrangers qui doivent être mystifiés autant qu’il est  possible sur toutes les activités réellement importante de l’Etat. Ce qui déroge aux principes communs et va à l’encontre des autres doctrines existantes. La conséquence de ceci est qu’il est assez facile de faire des affaires avec les Utopiens qui disent toujours la vérité qu’ils connaissent, si ils peuvent la dire, quand ceci leur est permis.  Dans le cas contraire ils ne disent rien et se tiennent à l’écart des choses qui leurs sont défendues par leur loi religieuse. Les femmes ne se conduisent pas comme des putes, même lorsqu’elles ont des fonctions qui leur permettrait de le faire. Elles sont fidèles à leurs partenaires tant qu’elles ont l’obligation d’avoir des enfants, et généralement ne divorcent que très peu tant que leurs enfants sont là. Elles s’en tiennent généralement là ensuite  et s’occupent de leur nombreuse famille, et surtout des petits enfants, bien plus généralement qu’elles n’ont pu le faire pour leurs propres enfants. Les hommes s’attachent généralement à une seule femme et n’usent pas des facilités nombreuses qu’ils peuvent rencontrer dans les diverses assemblées qu’ils fréquentent. Seuls les nobles et l’élite ont des harems fourmillant de concubines ainsi que de nombreux enfants nés hors des liens du mariage. Et pourtant le divorce est ici d’une simplicité extrême. Il suffit de déclarer vouloir divorcer devant trois témoins de sa communauté. Ces témoins doivent assurer que le citoyen qui veut divorcer est bien en état de juger de ses actes. Le notaire présent  rédigera l’acte de divorce. Celui ci s’appliquera dés qu’un des conjoints le fera enregistrer.
Il en est de même d’ailleurs pour le mariage. Pour le mariage il faut impérativement que les deux futurs époux soient présents devant le notaire et qu’ils décident librement de s’unir. Pour le divorce n’importe lequel des époux peut simplement décider de rompre le lien. Il n’y a aucune obligation qui résulte du divorce. Les obligations prises lors du mariage subsistent donc généralement inchangées, tant que les deux contractants n’ont pas mis en œuvre les procédures visant à les modifier.
Ces obligations étant des actes privés n’interfèrent pas dans le mariage ou le divorce, elles sont contractuelles et donc soumises aux règles classiques de réciprocité et de jouissance réelle de la chose promise et actée. Nul ne peut se prévaloir de ses manquements pour obtenir quoi que ce soit ce qui limite prodigieusement les conflits.
L’Etat ne fait aucune différence entre personnes mariées ou non, seul compte les enfants qui ne sont la propriété de personne et qui s’autodéterminent dés qu’ils ont atteint l’âge requis. C’est à dire dix ou douze ans ou lorsqu’ils ont obtenu de leurs parents cette émancipation. L’âge de la majorité légale varie selon les cas et dépend notamment du niveau scolaire atteint et des actes de guerre et des périodes passées au service de l’Etat.
Le passage à la majorité dépend d’un examen très complexe à réussir. Seuls ceux qui sont aptes à être des adultes responsables sont déclarés majeurs. Les autres sont sous la coupe de leurs tuteurs légaux, généralement leurs parents. Le plus souvent les citoyens qui réussissent à passer cet examen modifient ensuite leur nom pour bien montrer leur indépendance vis à vis de leurs Parents. Les filles dépendent de leur mère, et les garçons de leur père. En cas de décès du parent ce sont les grands parents ou les oncles et tantes qui prennent la suite.
Le père comme la mère ont une demi voix supplémentaire lors des différentes consultations pour chaque enfant mineur qu’ils élèvent et ceci jusqu’au jour de leur majorité. Si la garde leur est retirée, ils perdent aussitôt cette demi voix qui n’est pas attribuée au nouveau tuteur légal. Si l’enfant est initié, qu’il devient majeur, ils perdent aussitôt ce droit de votre supplémentaire. L’état accorde à chaque citoyen qui élève des enfants une part égale de la richesse nationale par enfant, et donc il est facile de devenir riche en ayant de nombreux enfants. Mais une fois l’enfant adulte cette part naturellement lui revient le jour même. Il en est de même si l’enfant décède. Et il s’agit de capitaux qui ne peuvent être gagés ou vendus, seuls les revenus doivent être employés pour des investissements qui ont un sens pour la société, et les différents services publics sont privilégiés. Il ne s’agit pas d’utiliser ces biens pour consommer des produits et faire n’importe quoi. Il s’agit d’argent public que chaque citoyen doit utiliser non selon son bon vouloir mais dans le but de promouvoir la société. En fait il s’agit d’actions de l’Etat qui rapportent beaucoup au fur et à mesure que se développent les différentes productions et que l’économie locale s’infiltre partout dans toute la sphère économique mondiale. Ceci est le gage de la bonne cohérence de ce peuple où il n’y a pas de ce fait de citoyen prolétaire. Les étrangers eux sont confinés dans le prolétariat de manière très stricte. Ceux qui sont considérés du fait de leurs actes répréhensibles comme des xénos parmi les citoyens sont privés de leurs biens ainsi que des ressources que distribue le budget en partageant les bénéfices des entreprises. Ils ne seront plus admis dans les services publics. Les différents métèques, même lorsqu’ils vivent ici depuis plusieurs générations sont contrôlés par la police financières et les juridictions spéciales qui en cas de fraude les taxent très lourdement.
Il y a aussi régulièrement des pogroms qui sont des actes de la puissance publique consistant à dépouiller les métèques riches de l’excédent de leurs biens ; soit pour en faire don à des citoyens pauvres qui en ont besoin, soit pour réparer les dégradations commises par les étrangers dans leurs ghettos , soit encore pour les brûler symboliquement devant le peuple assemblé lorsqu’il s’agit de meubles ou objets attentatoires aux règles locales.
Toutes les septièmes années on redistribue aussi quelques patrimoines de citoyens devenus trop importants. Une liste des éventuels redistribués est constituée par le gouvernement, elle est bien publique et tous ceux qui y figurent savent qu’ils seront peut être dépouillés de l’excédent de leurs capitaux à la prochaine échéance. Ils peuvent en profiter pour régulariser d’avance leur situation.  En fait il faut que l’année se termine par le chiffre sept pour que l’on procède à cette « régularisation », et bien sûr le citoyen qui est « redistribué » doit apparaître comme un ennemi de l’Etat. On les tire généralement au sort car tous les riches citoyens sont potentiellement des ennemis de l’Etat et il est difficile d’en privilégier un plutôt qu’un autre. Ceux qui gênent le pouvoir sont en général tirés au sort. Les citoyens ne sont plus les ennemis de l’Etat lorsque leurs biens sont redevenus compatibles avec ce qu’il est possible de gérer sans présenter un trouble pour l’ordre public. Ces fonds  récoltés avec rapacité sur les riches sont bien sûr distribués aux citoyens nécessiteux. Mais pas directement. Ils forment un ensemble de biens confisqués qui alimentent un marché très juteux de revente de biens spoliés par l’Etat.  Ainsi si un immeuble est facilement divisé en logements vendus alors à chaque occupant, d’autres biens moins divisibles comme des métaux stratégiques ou des pierres précieuses sont mis en vente dans les marchés spécialisés pour financer le trésor public.
Les pogroms régulent la population immigrée et servent à éliminer les familles mafieuses qui en sont les leaders. Cette quasi institution  se fait généralement après qu’une émeute se déroule dans un quartier ou qu’un attentat contre l’Etat ou contre un citoyen a été perpétré, ce qui est fréquent. Les métèques qui sont visés sont généralement ceux qu’on soupçonne, le plus souvent à tort de servir les intérêts étrangers. Pour ceux qui sont considérés comme des espions, ils finissent dans les camps de concentration avec toute leur famille et toutes les personnes même ceux qui ont la qualité de citoyen qui les ont approchés. Certains qui vivent de trafics criminels notamment sont pendus pour l’exemple sur la place du marché du ghetto réservé aux métèques. Lieu qu’il n’est pas bien vu de fréquenter pour les citoyens. Les citoyens s’en moquent généralement et font leurs courses dans ces bazars, car les magasins d’état manquent souvent des produits de première nécessité et bien sûr aussi de tous ceux qui sont prohibés et les produits locaux qu’on y trouve sont souvent de très mauvaise qualité, très onéreux par rapport aux produits échangés sur le « marché de la racaille » comme on appelle généralement ce lieu ou tout se marchande.
De même, les citoyens les plus corrompus, et les jeunes générations en goguette fréquentent les établissements de plaisir qui fleurissent dans les bouges et les caves du ghetto, ils y trouvent tout ce qui est interdit dans l’enceinte sacrée et se vautrent souvent dans la fange en sortant de ces tripots et de ces lupanars.
Ramassés par les sentinelles ou les commandos qui assurent la garde des points d’accès, ils sont généralement tout d’abord tabassés. On les jette pour leur pénitence dans une mare bien poisseuse pour les désouler et on les conduit pour quelques jours de réflexion et de contrition dans des camps de travail spéciaux ceux qui touchent le plus aux ordures et aux choses nauséabondes qui assurent leur rééducation par le travail, le sport et des flagellations dont ils ne sortent pas toujours en très bon état. Certains sont chargés de ramasser les cadavres, d’autres de nettoyer le sol dans les zones les plus boueuses.
Toute cette répression se fait sans qu’un juge et un avocat ne puisse songer à intervenir. Il s’agit d’une justice sommaire militarisée qui agit de manière discrétionnaire, ce qui bien sûr est la cause de nombreux abus. Mais la terreur qu’impose ainsi les forces de l’ordre fait aussi qu’il y a parfois des citoyens rebelles qui se révoltent et qui assassinent même les gendarmes qui les ont surpris dans une position équivoque sortant d’un bouge du ghetto.  Alors surviendra un grand nettoyage dans le ghetto avec des opérations de redistribution à la clef.
Les caïds du ghetto en ont conscience et ils veillent à ce qu’il n’y ait pas de débordement dans leur secteur. Se mettant ainsi à l’abri des réparations publiques qui sont effectuées à la suite d’un incident notable. Beaucoup de citoyens sont rejetés du ghetto avant d’y avoir déclenché un incident.
Le fait que chaque citoyen a reçu une formation de soldat d’élite et qu’il connaisse toutes les techniques des combattants rend cette tâche de surveillance et de répression très dangereuse. Un individu appartenant aux forces spéciales en dépression à la suite d’une affaire sentimentale a ainsi tué tous les membres d’une patrouille qui l’avait surpris dans un état d’ébriété, avant de se suicider lorsqu’il a pris conscience de la folie de ses crimes.
Depuis les arrestations sont faites avec encore plus de détermination, et de sécurité, les policiers tirent si il y a le moindre geste inconsidéré.
Ces citoyens considérés comme dangereux, une fois leur peine accomplie portent une marque distinctive visible cousue sur leur vêtement qui les signale à l’attention de chacun. On pourrait penser que de tels traitements dissuadent tout le monde d’agir avec violence, mais c’est loin d’être le cas. Les excès de la répression font qu’il y a de plus en plus de citoyens qui se livrent à ces activités délictueuses, simplement par goût de la transgression, et parce que ces actes sont permis presque partout dans le monde libre. Ainsi est il très difficile de trouver un seul citoyen du bas et moyen peuple qui n’a pas été pris dans les circonstances dégradantes pour lui. Mais généralement ce citoyen a obtenu sa libération en versant une forte somme aux autorités. Seuls les naïfs et les simples d’esprit se font donc prendre et subissent la déchéance. Les autorités sont ainsi devenues laxistes à l’excès et ceci passe pour une preuve d’humanité alors qu’il s’agit simplement d’une lâcheté abominable. Les déviants se font généralement aussi tatouer sur les parties visibles de leur anatomie des motifs qui expriment leur déviance et leur haine de la société.
L’homosexualité a toujours été considérée ici comme une chose prohibée pour les gens normaux, réservée à la racaille et aux asociaux. Elle ne peut s’exprimer librement dans la cité. Les homos sont ici regardés comme des bêtes curieuses qu’on chasse manu militari de toute enceinte publique et qui ne peuvent acquérir aucun droit et aucune responsabilité. Il leur est interdit d’entrer en contact avec la jeunesse de quelque moyen que ce soit, si ils sont jeunes on les relègue dans des zones éloignées situées prés des frontières dangereuses où il n’y a pas d’enfants. Leurs livres et leurs paroles sont censurées. De temps en temps on en pend quelques uns pour l’exemple, le plus souvent lorsqu’on peut leur imputer avec assez de preuves matérielles ou des témoignages recoupés sérieusement un acte pédophile qu’on peut qualifier de viol dans leur  entourage. Les actes pédophiles hétérosexuels sont ici très bien considérés lorsque les victimes sont dites consentantes, on considère qu’il s’agit simplement d’initiation,  mais on n’accepte pas que ces actes soient répétés et qu’il y ait pornographie et usage collectif d’un ou d’une mineure.
Tout mineur « initié » ou toute mineure « initiée » doit se marier immédiatement et cesser de vagabonder.
Les mineurs « initiés sexuellement» ont l’obligation de fonder une famille avant tout et avec un conjoint de leur génération si c’est possible. Tout le reste n’est pas permis et donc est prohibé de fait. Les citoyens les plus considérables ont souvent des relations avec plusieurs jeunes femmes qui sont  confinées dans des sortes de harems ; ils ont aussi des maîtresses souvent issues des professions du spectacle et de la mode qu’ils entretiennent occasionnellement dans des palaces spécialisés, ou avec lesquelles ils voyagent à l’étranger. Ils recrutent souvent par l’intermédiaire de rabatteurs cyniques de très jeunes femmes tout au long de leur vie et ceci même lorsque leurs activités sexuelles froissent la morale publique. Ce sont eux qui entretiennent surtout des concubines étrangères, et qui les font même pénétrer à l’intérieur de l’enceinte dans leurs appartements alors même qu’elles n’en ont pas le droit légalement. Leurs différents serviteurs sont eux aussi des métèques, et ils sont même préalablement castrés lorsqu’il s’agit de gardiens des harems comme ce fut la coutume en Orient. Vu la loi sur le viol ce sont souvent les anciens violeurs qu’on retrouve gardiens dans les harems.  Le droit ici ne repose pas sur la liberté, ni sur l’égalité, ni même encore sur la fraternité des citoyens, mais sur la qualité et sur les fonctions tenues par les citoyens. Certains ont tous les droits, d’autres certains droits seulement, le menu peuple n’a pour sa part qu’une très faible possibilité de transgresser les lois et les tabous que les puissants et bien en cour transgressent allègrement. Mais ceci est quand même ce qu’on trouve un peu partout dans le monde, …il me semble…
Il est fait défense à tout agent public de faire des affaires en liaison avec son mandat. Les magistratures sont souvent tirées au sort, et ne durent que quelques semaines, parfois une année, mais jamais plus. Les agents publics pourraient être irréprochables s’ils avaient un bon salaire, mais comme c’est peu le cas, ils se paient sur la bête et font des trafics de toutes sortes en prenant prétexte de leur faible rémunération. La taxe locale est ici fort variable. Toute action publique est rémunérée par le citoyen qui en profite, ou qui en a besoin simplement. Il s’agit semble t’il d’un simple calcul de bon sens des autorités, qui les dispense d’établir des impôts injustes qui spolient les gens normaux au profit de ceux qui font toujours des histoires et qui ne savent pas gérer leurs affaires. Aussi le système pernicieux de taxes locales à la tête du client est très souvent considéré ici comme une bonne chose. Un certain nombre de citoyens ont aussi réussi à établir des péages pour leur propre compte sur le domaine public, et ils se passent même les charges ainsi créées de génération en génération. D’autres vont jusqu’à protéger des biens et des personnes sans qu’on le leur demande établissant une sorte de racket légalisé par l’autorité qui considère qu’il s’agit d’un emploi normal de la force. Ces surveillants dépendent généralement de ce qu’on peut nommer la mafia locale. Ils sont intouchables et personne ne saurait s’en prendre à un de leurs membres. La justice est entre leurs mains, comme l’armée et la police. La liberté comme on le voit est assez réduite même  pour ceux qui sont des membres bien pensant de la société. Ceux qui sont mal pensants finissent toujours par aller faire un séjour de quelques mois  dans les camps de travail. Et là si ils pensent mal et sont vraiment de travers en fonction des critères locaux, ils sont rééduqués par leurs compagnons d’infortune qui les cadre avec quelques corrections physiques. Qui survit à la loi des camps trouve que celle de la jungle utopienne est bien douce.
Toute la société s’auto épie continuellement. Les voisins se dénoncent entre eux à l’autorité politique. Une gigantesque toile d’araignée prend tous ceux qui complotent contre la Nation, et les sanctions tombent sévèrement, au moment le plus inattendu. Les criminels sont généralement arrêtés lorsqu’ils sont endormis profondément, on leur lie les mains et on entrave leurs jambes. Si ils émettent des sons qui ne sont  pas appropriés on les ballionne après leur avoir enfoncé une sorte de poire d’angoisse dans la bouche. On couvre leur tête d’une cagoule, et leurs yeux sont bandés, on leur met ensuite une bande plastique autocollante avec du coton à l’emplacement de chaque œil. Ils sont aussi dévêtus, on enlève tous les lacets, cravates, ceintures, on coupe les boutons parfois aussi, et bien sûr tous les documents et toutes leurs affaires personnelles sont saisies. L’irruption des agents qui procèdent à l’arrestation est réalisée très facilement car les domiciles sont protégés par des caméras qui filment toutes les allées et venues nuit et jour. Il y a aussi des caméras partout dans tout le territoire, et chaque habitant est en possession d’une carte d’identité portant une puce électronique qu’il doit obligatoirement mettre en œuvre chaque fois qu’il passe un portail. Et il y a partout des portails automatiques, la police suit ainsi à la trace toutes les allées et venues de tous les suspects.  Un logiciel est chargé de détecter les fausses identités.
C’est un jeu d’enfant de retrouver un suspect avec ces informations. Tout le monde a peur et la peur est bonne conseillère car elle évite bien des crimes, même si elle en fait commettre aussi, mais très rarement il est vrai.
Heureusement la vie continue imperturbable son merveilleux travail de tisserande, et magnifie tout dans cette société. Les enfants sont beaux, rieurs, heureux, nombreux surtout. Et il ne viendrait à l’idée de  personne de leur faire du mal, d’avorter, de les assassiner. Et ceci est déjà tellement une victoire par rapport au siècle passé qui vit le déferlement des avortements, la réduction dramatique des naissances des indigènes. Ceci avait pour cause, et comme conséquences l’entrée en masse des envahisseurs. La main mise des  colonialistes et des entités étrangères qui sont la principale cause de la balkanisation des zones urbaines du continent européen.
Ceci me fait penser à notre propre histoire.
Après que les musulmans venus d’Afganistan eurent pour la première fois envahi l’Inde, tuant, pillant, détruisant les temples par dizaines de milliers, lorsque le plus grand génocide qui se soit produit sur la terre eut lieu alors; au moins un quart de la  population périt alors, femmes et enfants surtout, et aussi tous ceux qui ne combattent jamais par les armes. Dans notre culture, seuls les membres de la caste des guerriers , les Ksatrias allaient au combat, les autres ne s’occupaient  pas de  ces affaires violentes. Dans cette catastrophe qui annonçait la domination future des Moghols et des Turcs, qui imposèrent leurs valeurs démentes, sous couvert de leur religion prépondérante, il y eut dans le peuple indien un sentiment de honte et de dépit. Certains finirent par renier leurs ancêtres et devinrent alors des musulmans fanatiques, des malfaisants. Ils propagent encore cette forme de culture et de vie en société dévoyée au Pakistan actuel, souk des pires produits de l’intolérance et du fanatisme. C’est ainsi aussi que les indigènes européens passé à l’islam agissent tyranniquement et par le fait des agressions terroristes contre les populations. Ils se sont alliés avec le conglomérat des islamistes venus du Magreb et de toutes les zones islamisées de la terre pour conduire cette guerre totale, de conquête définitive de l’Europe. Ceux qui naïfs croyaient en fondant les principautés islamiques du Kosovo et de Bosnie protéger la péninsule européenne des attaques et de la conquête musulmane se sont trompés. Ils ont introduit le loup dans la bergerie. Ceux qui laissèrent pendant des décennies les musulmans d’Afrique, d’Asie et d’ailleurs débarquer par millions et s’incruster dans les zones les plus riches des territoires de l’Europe se sont lourdement trompés. Eux ils n’ont jamais payé pour ces crimes, car l’invasion et le colonialisme sont des crimes inexpiables, des crimes contre l’humanité qui engagent ceux qui les ont commis et leurs descendants. Ils n’ont pas payés pour les guerres civiles qu’ils ont générées et qui étaient tellement prévisibles. Car y a t’il jamais eu une seule invasion musulmane qui n’ait conduit à une guerre civile, et à une partition des territoires envahis. Jusqu’à la fin de la lutte qui voit l’extermination des minorités résiduelles, ou leur départ forcé.  Eux les riches et les puissants qui ont ouverts les portes de notre sol sacré aux envahisseurs, ils sont partis ailleurs, ils se sont enfuis avec toutes les richesses qu’ils ont confisquées aux peuples européens indigènes. Ils continuent leur vie de nantis et d’usuriers. Ils sont dans les Iles bienheureuses, dans les ghettos des montagnes suisses, celles qui n’ont pas été touchées par l’invasion musulmane. Ils sont dans leurs ghettos de riches à l’abri des nuisances sociales importées sur notre sol par la conquête islamique.
QUATRIEME CAHIER
Chère Kali,
Je te transmets  un extrait du livre du prophète d’Utopia.
PROPHETIES CONTRE L’OCCIDENT.
Et Caïen tua son frère Abel. Tous les hommes furent des frères avant d’invoquer les vols et les confiscations issus des crimes et des guerres pour justifier leur primauté et valider leurs titres de propriété. L’acheteur d’un bien volé se croit légitime propriétaire. C’était un désert et moi et les miens en firent un jardin, un paradis ; en vérité ces mensonges n’enlèvent rien aux crimes qui tachent cette possession démoniaque. 21décembre 2012. Fin de notre ère actuelle.
Les nomades qui envahissent les terres de culture, et les rendent stériles avec leurs troupeaux. Les immigrants qui s’installent et prolifèrent jusqu’à devenir les plus nombreux et lorsqu’ils le sont éliminent les autres sous prétexte qu’ils ont la majorité. Ceux qui monopolisent le pouvoir par des actes mafieux.
Ces hommes héritent de leurs parents et prétendent que les crimes de leurs ancêtres ne les concernent plus. En vérité ils sont coupables et devraient périr. Pour cette raison les pires criminels font des enfants aux descendantes de leurs victimes pour se racheter.
Chaque homme aurait droit à une juste part de la terre, non par sa naissance, mais par héritage. Or beaucoup se sont vu privés de leurs héritages, par les accapareurs et les usuriers, par les vainqueurs qui en firent des esclaves et des sujets, des serfs. Si il suffit de s’installer sur une terre pour en revendiquer la possession, alors toute possession est un vol, et tout Etat qui justifie ce vol doit être détruit.
Heureux ceux qui ne possèdent rien obtenu par fraude et vol, eux et les leurs, qui pourra laver l’argent et l’or qui a été acquis par fraude et par des trafics ignobles. Même mille générations ne rendront pas ces biens légitimes.
Le but de tout homme doit être de posséder que son héritage. Or souvent il leur fut volé. L’arrogance des possédants voilà le signe du mal. Ce qu’on nomme pharisianisme, la pire des mascarade, ce qui se traduit par la charité faite aux pauvres que l’on maintient en esclavage par des lois qu’on prétend justes. En vérité les lois justes qui maintiennent les pauvres dans leur pauvreté et leur esclavage sont des lois injustes.
En vérité il n’y a pas de guerres légitimes dictées par l’impérialisme et le colonialisme. Le jugement de Dieu s’affranchit des lois humaines, il reconnaît la guerre comme juste lorsqu’une caste accapare la richesse et le pouvoir.
La Royauté est le seul gouvernement juste et véritable. Toute démocratie est fatalement atteinte de perversité et de décadence, et ne respecte rien. Les hommes doivent être dirigés par des Princes qui n’ont pas leurs faiblesses. Qu’ils soient justes et surtout honnêtes, vraiment intraitables avec les vices et les soumissions aux forces démoniaques qui s’emparent de toute civilisation et culture. Ne laissez pas vivre les sorciers et les sorcières parmi vous n’en acceptez pas même les simulacres, car ce sera le signe que votre justice est corrompue. Et votre cœur se corrompra. Que tout homme qui injurie soit plongé dans la boue, la face contre terre et fasse pénitence. Que tout voleur subisse la loi des voleurs et soit privé de tous ses biens. Que celui qui viole un serment perde figure humaine et soit considéré comme un animal nuisible, chassé dans le désert le plus aride.
1 De la destinée de Jérusalem et des Eglises.
Jérusalem. L’Ange du Seigneur, « Gabriel » gardien du tombeau du Christ s’est reposé sur la coupole de la construction impie de la secte ismaélite qui occupe l’emplacement du Temple de l’Eternel. Il a traversé le miroir de la Destinée, et  prononcé la Sentence de l’Être Suprême, la Personne sans début et sans fin.
Il a appelé du néant les Prophètes et les derniers habitants de la Grande Nation qui sombra dans les ténèbres par son aveuglement et son arrogance contre les préceptes de son Dieu transmis au Peuple par ses Prophètes et que Jésus le Nazaréen a enrichi en établissant les bases des sectes juives universalistes chrétiennes. A ces sectes il rappelle constamment que la vérité est unique, et que toute division qui repose sur des propos hérétiques provient de l’hérésie des Satans, les Esprits-terrestres de l’Inéquité et de l’Incroyance. Auxquels se mêle les gens de sciences qui se prétendent savants. L’esprit de l’Eternel réclame contre la croyance partagée des Parties qui se disputent les termes du Livre en croyant détenir la vérité. « Ecartez les fauteurs de troubles! » proclame l’Eternel aux hommes qui suivent ses préceptes, « ne soyez pas leurs esclaves dociles ». « Lorsqu’un de vous prend la parole dans l’Assemblée où je suis présent qu’il se comporte comme un pacificateur, un homme de compassion qui rassemble, au besoin en écartant les rites et les croyances qui divisent les branches des Eglises. »
Jean, à qui il dicta l’apocalypse, vint auprès de l’Ange Gabriel, et de Jacob qui lutta avec lui sur les rives du Jourdain, Joseph et Moïse descendirent aussi de la sphère de clarté située prés du Père.
L’ange du Seigneur ouvrit le livre et dit :
« L’Eternel a fixé le terme de l’Occident ! Il a mesuré l’iniquité des terres de l’Ouest et des Occidentaux. Il a jugé. Cette terre sera délivrée du mal qui la contamine. La terre, l’eau, l’air, le feu sont polluées par les œuvres sataniques de la civilisation occidentale. Mais le pire est cette pollution qui affecte l’esprit et le cœur des hommes, qu’ils réalisent au nom de la justice qui sort des chaudrons maléfiques de la démocratie. Cette perversion qu’ils nomment œuvre régénérée, l’Eternel maudit la démocratie et les démocrates ces vils chiens impies, ces sectateurs des Démons de l’Enfer qui avilissent l’homme et l’humanité au nom de la majorité. Quel vote majoritaire n’est pas une confiscation du droit des minorités de prolétaires qui forment la majorité exploitée, au profit d’une minorité d’exploiteurs.
Le total des égoïsmes qui s’exprime dans la volonté populaire ordinaire est contraire à l’intérêt collectif des vivants. Cette doctrine maléfique est mise en forme par les groupes mafieux les plus démoniaques. L’extrême richesse se conjugue et va de pair avec l’extrême pauvreté. Certains héritages sont immoraux et insultent visiblement l’esprit d’égalité et de justice. Il n’est pas bon que la richesse se concentre dans les mains de ceux qui ont le pouvoir. Que l’ordonnance de distribution équitable des patrimoines soit appliquée à chaque génération. L’extrême richesse est une insulte et un scandale, tout comme l’est l’extrême dénuement des prolétaires sans droit à une portion de terre fertile.
Tous ces manquements seront condamnés par l’Esprit de Dieu. Sodome et Gomorrhe auront eu un châtiment clément par comparaison au sort de l’occident. Le grand Empire, la nouvelle Babylone, elle sera effacée et démembrée.
Tout sera justifié ! je donnerai le sceau de la justice à des gouvernants impitoyables. Et au maître de justice qui fera appliquer un code impitoyable
A ce signe il sera reconnu, il rétablira la peine de mort pour les assassins et ceux qui usent de violence contre les faibles, et aussi contre ceux qui suscitent les œuvres démoniaques,  qui usent de charmes et d’envoûtements, qui font des œuvres contre nature.
Les Peuples envahisseurs de l’Occident seront considérés comme des Prédateurs, ils sont la preuve de l’incohérence et du mauvais gouvernement des Nations occidentales. Les pourvoyeurs de drogue, les assassins qui s’implantent en Europe qui vivent d’expédients, races de fourbes, de renards malfaisants, de loups cruels, de vautours et d’aigles charognards. Que tous ces malfaisants soient extirpés et expulsés de l’Occident sans aucune faiblesse et sensiblerie.
Que ceux qui ont corrompu l’Occident soient jetés dans une fosse, et que chacun leur jette la plus grosse pierre qu’il peut porter. Que les livres de pornographie et de décadence soient détruits.
Que ceux qui ont tué des innocents, se prétendant inspirés par l’Esprit de Dieu ou un Prophète soient exterminés et  jusqu’à la dixième génération relégués hors des terres ou le Rédempteur réside.
Que ceux qui ont tué délibérément par terrorisme soient retranchés du monde des vivants. Que ceux qui les ont inspirés et aidés à accomplir ces horreurs soient aussi effacés jusqu’à la dixième génération. Tu ne laisseras pas vivre la race des Assassins. Sentence du Seigneur : que ces meurtriers qui ambitionnent de promouvoir leurs clans et de convaincre leurs frères humains en pratiquant des œuvres criminelles abjectes soient rayés du livre de la vie, eux et leurs clans qu’ils soient réduits en poussière et que leur poussière maudite soit dans l’enfer à jamais.
Que tous ceux qui ont pratiqué l’infanticide jusque dans le corps de la mère soient rayés de la liste des vivants. Ceux qui ont réalisés la promotion de l’avortement comme étant une œuvre de justice qu’ils soient livrés à l’abomination. Que toute leur descendance soit maudite jusqu’à  la fin des temps. Que ces mêmes qui ont perverti le Peuple faisant de presque toutes les femmes des prostituées, et des hommes des luxurieux abominables, soient traités comme des porcs dans leur enclos fangeux ; même les animaux ne se conduisent pas aussi. Ces hommes qui ont pratiqué la luxure, et ceux qui ont assurés la promotion de ces perversions qui ont mis des eunuques, des sodomites et les trafiquants de drogues à la tête des Nations, qu’ils soient détruits eux et leurs œuvres de mort. Que la Rome inique sans dignité et sans postérité qui dirige l’Eglise, cesse de faire des serviteurs de Dieu des célibataires voués au célibat stérile. Les meilleurs par ce règlement absurde et abominable n’ont pas de successeurs. Ceci en fait des hommes injustes, sans  morale, car coupés des réalités objectives de la vie. Cette réalité est un génocide stupide qui stérilise les nations chrétiennes. Un génocide de mes Peuples !. L’occident est détruit par la philosophie issue de l’esprit de réforme. La vérité issue des mathématiques est totalement illusoire et invariablement néfaste. Toute loi fondée sur les aspirations d’une minorité à dominer est immorale, même si elle est intellectuellement juste et qu’elle est votée par la majorité. La marque de la tyrannie c’est l’immigration. Toute tyrannie impose  l’esclavage, et l’immigration est l’esclave par nature.  Le prolétaire importé pour remplacer, métisser et détruire les droits des indigènes.  En vérité toute tyrannie favorise et impose un métissage destiné à détruire les droits naturels des indigènes. Les métis n’ont droit à rien, étant métis, et les indigènes encore moins étant indigènes. Seuls ceux qui se transforment en laquais et copie des maîtres sont considérés comme ayant le droit de posséder quelque chose, des miettes le plus souvent. Ainsi l’occident est mis en pièces depuis des siècles par un capitalisme outrancier. Les usuriers affairistes sont devenus la puissance dominante.
Quelques familles détiennent l’essentiel de la richesse présente sur la terre. Et ceci est ignoble et répugne à Dieu. Car cette richesse est essentiellement maléfique. Elle provient des œuvres infernales pour l’essentiel.
Le Seigneur comprend, approuve les voies diverses nées de la Réforme, mais il souhaite l’unité des hommes et une religion qui ne soit pas un obstacle entre eux. Or ces religions issues toutes de la volonté de Dieu de tendre la main à l’humanité sont concurrentes, et diverses culturellement. Elles prétendent toutes détenir l’extrême, voire la seule vérité. Or elles ne sont que approximations très minimalistes et devraient toutes se réunir.
L’Islam a du fait de son attachement aux racines ethniques de son Prophète fait diminuer la liberté et l’intégrité de beaucoup d’hommes.
Dieu condamne la forme islamiste de la société, l’homme islamisé par la charia est un homme diminué, or la religion de l’homme doit le grandir et le rendre libre. L’Islam est utilisé comme une arme de guerre pour tenir le Peuple dans une morale vaine qui n’est que superficielle. Que tous les hommes soient délivrés des meurtres et des iniquités commise en Mon Nom, ces tortures, ces maltraitances, ces attentats terroristes, ces manières sauvages de venger le sang par le sang, et d’aligner des morts pour justifier des représailles contaminent toute la planète et doivent cesser. Que ceux qui se tournent vers Dieu par le voile de l’Islam cessent de profaner le nom de Dieu en appelant à ces pratiques barbares et primitives qui rabaissent l’homme au lieu de l’élever.
 Que les femmes soient égales aux hommes dans toutes les institutions religieuses et dans les différentes Eglises comme ailleurs, et soient aussi dans la magistrature religieuse en proportion à leur connaissance intime de la grâce de Dieu et non par le fait de leur sexe. Mais que le célibat des Prêtres soit désormais considéré comme un empêchement inconvenant, donc qu’on ne nomme plus de prêtres célibataires, pas plus qu’il ne peut y avoir de mutilé et d’eunuque célébrant l’alliance avec Dieu. Même celui qui se rase la tête commet un sacrilège lorsqu’il prétend célébrer l’alliance avec Dieu. Ceux qui découpent le prépuce des enfants mâles et castrent les femelles pour les marquer dans la chair à la loi qu’ils soient maudits comme des renégats de la liberté des hommes. Que celui qui veut se découper le prépuce se le fasse  lui même de ses propres mains. Que chacun regarde ces coutumes comme des actes primitifs et barbares dignes des humains les plus arriérés.
Paroles du Très Haut instituant la fin du célibat des Prêtres.
Il n’y a pas de séparation de l’Etat et de l’organisation religieuse des hommes qui le composent. Toutes les formes de laïcité sont des masques sataniques. Le Seigneur créateur de l’homme le sixième jour, souhaite que l’Etat qui assure la direction des Nations soit gouverné par des hommes de foi, et que les mécréants soient écartés de la direction politique des Nations. Comme devrait en être écartés, pour la même raison, ceux qui bafouent les bonnes mœurs et qui sont marqués par le Démon. Que seul un homme pieux puisse diriger un Etat, et qu’il le fasse comme un prêtre dirigerait une collectivité dont il serait le patriarche et le guide, pas avec un esprit de faction et de parti. Ils ont institué une secte qu’ils appellent laïque qui est la forme terrestre que prend le Diable et ses Ministres. Ils forment des assemblées qu’ils nomment Convent, ils ont des grands maîtres qui dictent sournoisement les astuces du Malin, qui propagent les artifices des accapareurs et des colonialistes. Cette secte a écarté la vraie religion du cœur et de l’esprit. Elle se sert de la religion comme d’un repoussoir, lorsqu’elle ne la combat pas ouvertement. L’éducation donnée aux enfants est voulue sans Dieu. Les agents de la volonté publique doivent promouvoir l’idée que la religion est une forme dépassée, désuète, néfaste du gouvernement des hommes dans la justice et la paix. Le pouvoir temporel qui n’est plus sacré par la grâce divine, mais emporté par l’élection, s’est affranchi du spirituel pour mieux le contrôler et s’en affranchir. Des Partis politiques prétendent cuisiner les mœurs, affirmer et réformer les vrais droits des hommes universels. Des chartes souvent iniques même si elles dégoulinent de bons sentiments. Elles sont comme des pièges sucrés qui sont destinées à engluer leurs proies. Ces chartes sont immorales, elles sont le socle de plus d’iniquité qu’elles n’en écartent ou n’en abolissent.  Les lois qui en découlent s’écartent des préceptes incontournables de vie dans le respect sacré du plan de Dieu qu’on écarte en prétendant qu’ils sont dépassés et primitifs. Beaucoup de lois, sinon toutes, sont faites pour faciliter les crimes et en protéger les criminels, non pour protéger, indemniser et rendre justice aux victimes. Même les prisons sont des lieux de villégiature, les condamnés sont mieux traités que les pauvres du peuple qui sont contraints de mendier et n’ont pas un toit sur leur tête. Les criminels continuent à y nuire et ne réparent pas leur forfaits montrant par là  la main mise de Satan sur cette société. Toutes les victimes sont marquées indélébilement par les actes et les procédures judiciaires et tous leurs bourreaux sont lavés et excusés. Les juges si ils appliquent la loi avec zèle excusent les pires crimes des bandits organisés, et doivent sévir démesurément lorsque le fautif est un simple citoyen. Le but du gouvernement laïque étant de faire de chacun une proie docile en le coupant de ses racines profondes et de sa communauté, de le priver de son histoire et de sa culture. Ils confisquent des Eglises pour y célébrer des cultes rendus aux os de ce qu’ils nomment Grands Hommes.
 Ailleurs ils rendent des cultes à la mémoire des soldats
autour des cimetières, ou des cendres d’un soldat mort pris au hasard dans un charnier de ces guerres abominables qui se produisent de génération en génération, fomentées par Satan. Ainsi ils louent les œuvres de Satan ! Alors qu’il faudrait débarrasser la terre de ces zones maudites il font des musées des champs de bataille, de leurs fosses communes. Ils prétendent que les morts pour la Patrie sont des hommes exceptionnels, alors qu’ils ne sont que les victimes de leurs folies et surtout de celles de leurs gouvernants iniques inspirés par les œuvres sataniques. Les Nations laïques sont des entités sataniques. Elles professent des bons sentiments mais c’est hypocrite. Les actes dictés par les bons sentiments se retournent toujours contre les victimes que ces bons sentiments prétendent protéger ou préserver.
La magistrature suprême d’un Etat est toujours celle de l’autorité religieuse. Si la religion est écartée de fait ou par des arguties abjectes c’est le signe que l’Etat est immoral et inconvenant, un bastion du satanisme. Il n’est pas bon aussi qu’un prêtre se trouvant à Rome prétende dicter la loi pour toute l’humanité. Que les nouveaux Pharisiens de Rome et d’ailleurs soient dépossédés de leur pouvoir vain, illusoire. Ils ne sont que des fonctionnaires inefficaces, des scribes verbeux, pratiquant la pire des langues de bois, surtout lorsqu’ils imitent les simples d’esprit pour être mieux compris des foules qu’ils bercent n’inepties ridicules.
Les Princes de l’Occident, Prêtres, Elus, Souverains de droit divin compromis par les Assemblées de Factieux qui les manipulent qu’ils soient fauchés, mis en gerbes et projetés dans la Géhenne.
Prince, Président, Juge, Orateur vous qui vivez du suffrage des hommes et qui les trompez abominablement parce que vous protégez et faites vivre un système pourri, vous vous êtes compromis avec Satan, l’Imposteur, le Diable.
Vous qui faites le bien en façade alors que la gangrène et la pourriture s’étendent dans les constructions collectives, que le domaine public est en jachère, livré aux appétits des mafieux les plus abominables, des sataniques les plus décidés, des bandits oligarchiques, des puissances de l’argent et du vice.
Que votre race soit maudite, que vos os exécrés soient jetés dans l’abîme et le Shéol. Que des hommes de bien vous remplacent et que la vertu succède au vice.
Condamnation des Dirigeants des Etats et des Religions.
Ne laissez pas vivre parmi vous les suppôts de Satan et les sorciers et autres charlatans démoniaques.
Les sorcières. Elles transgressent la vérité et sucent le sang, comme des vampires. Elle appellent des Démons, et les maîtres de l’Enfer, s’en prétendent esclaves complaisants, les servent de toutes les façons les plus abominables et de cette façon prétendent assurer un pouvoir terrestre, ou bafouer la justice et la vérité de Dieu. Le mensonge sur ces suppôts de Satan est constant, le journal officiel ment et nie systématiquement l’existence du Diable et des diableries. Tel est l’axiome de l’Occident satanique, le Satan n’existe pas.
Ces sorcières autres qui n’ont pas conscience de leur attachement à un Diable ou une créature diabolique, mais sont aveuglées par des humains pervers et possédés qui sont aussi les serviteurs et les substituts des Démons sur la terre. Ceux qui mêlent leurs sangs aux sangs des procureurs de l’Imposteur, et des autres Substituts de Lucifer maître des enfers qui paraissent dans les orgies et les rituels. Les Sorciers qui communient avec le Malin ; qu’ils soient tranchés, cou, tête,…, langue, main. Dieu a permis que les esprits sataniques tentent l’humanité et fasse la conquête des hommes. Si les sectes sataniques subsistent parmi vous vous serez leur bétail et leurs esclaves, ils s’empareront de vos âmes immortelles.
Pourquoi les sorciers et les sorcières sont ils désormais laissés libres d’agir à leur guise ?
Ceci pollue gravement la soumission aux lois divines.
Il ne faudrait pas laisser les sorciers se livrer impunément à leurs abominations.
L’élection institue toujours une domination d’une minorité et des clans les plus mafieux, des prédateurs, des pires profiteurs, calculateurs, négriers, esclavagistes reconvertis dans les bons sentiments et les négoces honnêtes mais qui protègent et préservent les racines du mal qui sont dans leur héritage quoi qu’ils fassent. Cette race d’usurier qui s’est infiltrée au milieu de vous. Il n’est pas juste qu’il y ait toujours des prolétaires, esclaves et valetaille des puissants. L’esclavage des prolétaires et sa forme moderne l’immigration cette source abominable de tous les trafics n’est  pas une organisation sociale valable.
L’angle mort de la Démocratie est l’absence de désignation par la grâce divine. Ceux issus du suffrage populaire par le lignage des Partis vouent Dieu à l’accessoire, au superflu, ou même en nient l’existence et la primauté, l’exigence primordiale de la foi religieuse et de l’attachement de chacun à la loi divine. Ces Partis ils sont tous des œuvres sataniques dans leur essence, des officines de mafieux. Dieu désignera son Parti et sa Faction son fils unique en sera le Chef. Que ceux qui tiennent leur pouvoir des forces maléfiques soient balayés et foulés au pieds, que le Maître de Justice vienne rétablir l’unité de la révélation divine. Il  se présentera comme un fédérateur qui détruira l’hérésie. Comme Dieu l’a promis il fera l’unité des Nations.
Condamnation de l’islamisme
Une grande partie des hommes suivent l’enseignement d’un Prophète de la Nation des Arabes. Dans cette doctrine il y a une part de paroles dont la source est Dieu lui même ; mêlées de formes obliques permettant à chacun de prendre en compte les directives de Dieu telles qu’elles furent inspirées à tous les hommes religieux habités par la grâce divine. Tout ceci est délibérément prostitué par le fanatisme et l’aveuglement de scribes modernes et de prétendus rénovateurs de l’Islam. De cette parole ils ont fait une arme de guerre et de gouvernement qui fait régresser l’homme au rang de sujets, même le plus esclave n’est pas aussi  soumis au caprices de son maître que ne l’est l’islamique. Dieu n’a que faire des esclaves. Ils se tournent vers la Mecque, comme des idolâtres, pour prier en mon Nom en cadence, à des heures fixes comme des robots et des automates, même leur amour de leur livre est suspect d’idolâtrie, leur esprit est de même ficelé de bons sentiments en stuc qui ne correspondent à aucune réalité objective.
Leur cœur est dur comme une pierre, cette pierre qu’ils prétendent magique, est devenu un des colifichets des « Satans ». Elle était un signe d’espoir pourtant !
Détruisez cette idole vaine !
Réduisez la en poudre et disséminez la sur toutes les parties de la terre.
N’oubliez pas cette injonction « tu n’auras pas d’idole entre toi et Moi »
 qui est enfichée dans cette vaste enceinte de monuments ruineux, en vérité tous ces Temples qu’ils nomment lieux saints sont des lieux non propices à l’esprit de Dieu et étrangers à sa justice. Ils font le mal comme aucun peuple sauvage n’ayant pas reçu le message divin n’oserait s’y prendre. Il ne font pas que le mal, mais lorsqu’ils le font ignoblement ils prétendent le faire en mon Nom. La femme est pour eux un objet de mépris profond. Elle subit, de fait, un esclavage continuel, propriété du père, puis du mari, rejetée lorsqu’elle est vieillie ; enfin libre alors elle n’est plus considérée que comme un rebut de la société, quelque fois même par ses propres enfants.
Ces malfaisants nouveaux Pharisiens qui intoxiquent l’Occident et qui le colonisent en masse qu’ils soient rejetés, Dieu les jugera. Ils les rendra responsable des iniquités qui se construisent par la violence qu’ils instituent sournoisement. »
L’Ange déploya la bannière de l’Esprit et la charte divine pour l’Occident régénéré.
« Dieu établi une autorité suprême sur l’Occident qui prépare la venue du Fédérateur de l’humanité. »
Du temple de Jérusalem.
L’Ange reprit : « Cette esplanade ou subsiste la Mosquée d’un Omar, ce bouffon et cet assassin, qui a construit avec ses mains pleines de sang un temple inacceptable, cette œuvre sinistre et des constructions diverses est quand même l’emplacement du sacrifice d’Isaac que rapporte le livre des Juifs qui se prétendent le Peuple Elu de Dieu. Dieu souhaite désormais qu’elle soit détruite comme furent détruits les temples précédents. Si il n’y a qu’un Dieu comment les hommes peuvent ils construire la maison de Dieu à leur convenance sur quelque tertre et promontoire, il devraient construire ce temple dans leur cœur. Quand au soit disant Peuple Elu qu’il commence donc par être comme l’Eternel le souhaite un messager de paix, et non un gang de malfaiteurs qui vivent dans l’insolence de leur rapacité et de leurs prétentions sur les biens terrestres. Ils ont volé la plus part de ce qu’ils possèdent, et ils viennent comme des voleurs dans mon Temple en disant « Dieu protège nos biens dans les générations à venir ! » ; quel Dieu de Justice accepterait d’avoir un tel peuple de mécréants et d’usuriers. Ils se sont rendu insupportables partout sur toute l’étendue de la terre en trafiquant et en volant les plus pauvres et les plus faibles. Ils ont tourné les pères contre les fils et les fils contre leurs ancêtres, ils ont falsifié partout la parole divine.
L’idolâtrie est aussi dans la race, dans ce complexe de race qui naît dans la supériorité que des clans et des groupes humains se donnent. C’est être idolâtre que de vouloir ériger son Peuple en gardien de quelque chose qui appartient à la communauté des humains sans discrimination. C’est être idolâtre de croire qu’on détient la Vérité, et la seule Révélation. Cette arrogance Dieu la rejette. Dans les yeux de celui qui trouve sa fierté et qui défend devant l’assemblée, ou même dans le secret de ses pensées une telle arrogance ; il n’y a que l’esprit de Satan, en vérité cet homme est habité par le Diable, et participe à ses œuvres sur la terre des hommes.
Le Temple Unique de Dieu fut détruit et le sera sans doute des millions de fois. Dieu n’y vient jamais lui même et s’il envoie un messager quelque fois pour des œuvres saintes, il n’a que faire des lieux sacrés du passé, surtout si ils deviennent des lieux sanctuarisés. En vérité un grain de sable dans le désert le plus vaste a plus de chance de rencontrer l’envoyé de Dieu sur cette terre que les millions de pèlerins qui se pressent dans les lieux de pèlerinage. Si tu veux être guéri de quelque chose par l’intermédiation de Dieu, c’est simple donne ce que tu as de plus précieux et lorsque tu auras fait ce don tu seras guéri. A quoi te sert de faire un pèlerinage et de revenir plus riche encore. La richesse que tu emportes avec toi en pèlerinage, et celle que tu ramènes est aussi de la fausse monnaie. Ne crois pas ceux qui encourage le juste à se justifier, et le fourbe à devenir encore plus fourbe en respectant les lois formelles, alors que son cœur et ses manigances sont des actes de mort et non de vie. En vérité tous ceux qui plantent dans des champs stériles sont des fous, et ceux qui acceptent ces iniquités sont des imbéciles. N’allez pas autour des tombeaux pour obtenir la grâce de Dieu, mais simplement pour vous souvenir de qui vous descendez et quelles sont vos racines. Dieu n’a pas de raison de se promener dans les cimetières. Ce sont les esprits malfaisants et les pires exilés sur la terre que vous y rencontrerez. Nettoyez vos cimetières de tout ce qui est impie ! ils en ont grand besoin. La pourriture des corps n’est pas ce que Dieu souhaite. Il souhaite leur résurrection et cette dernière arrivera un jour prochain.
Il est normal que chacun ait un lieu décent pour prier Dieu, et s’entretenir avec ses ancêtres qui ont quitté la terre. Et donc que toute collectivité veuille avoir un temple à elle, réservé à son usage exclusif.
Mais les hommes en ont construit des milliers faits de pierres, d’enceintes et de portes. Ils en ont fait des lieux de réunions pour les fidèles. Ceci est vain. Dieu est partout dans toute la création et dans chaque créature, même la plus infime et la plus éphémère. Mais pour l’occident, il vous faut reconstruire  le Temple d’Israël sur le rocher de Sion, sur le parvis des lamentations, lieu de sainteté que des fanatiques ont transformés en lieu d’affrontement armé. Dieu exige la construction de son temple. Qui ne soit ni une Mosquée, ni une Eglise, ni une Synagogue, mais le lieu unique du Dieu unique de tous les hommes.
N’en faites pas un nouveau lieu d’affrontements, un lieu d’idolâtrie et de suffisance, mais un lieu de réflexion, un symbole à préserver.
Il exige que ce lieu soit considéré comme la Demeure Personnelle et Unique de l’Eternel. Non qu’il ne réside pas ailleurs partout dans toutes les choses et les êtres, mais pour symbole de l’unité des hommes, du gouvernement des hommes sous une même loi universelle, de la réunion fraternelle de tous les Peuples et de toutes les Religions. Pour que ce temple ne soit pas une offense de plus construite sur les décombres de guerres destructives, il faut que tout le monde s’allie pour le construire, et qu’il soit désormais sacré pour tous.
Il y a parmi vous des humains qui se disent opposés et contrariés par la notion même de sacré et de Dieu. A quoi bon les compter comme faisant partie de l’Humanité. Ils sont les serviteurs des Démons qui assaillent l’humanité depuis toujours.
Dieu veut ce Temple !
Il n’aura d’utilité que pour signifier l’unité des hommes. Et tous « tous les hommes qui ont Dieu en eux » vous serez unis comme si vous ne faisiez qu’un seul et même Peuple.
Ce sera des Occidentaux qui construiront ce temple,  et en conserveront  les clefs à jamais.
Ne laissez jamais aucun homme y pénétrer il pourrait croire qu’il est le Prédestiné, le Fédérateur. Ceci signifie l’expropriation de ceux qui se disent propriétaires, et  se fera contre l’avis des héritiers légitimes du terrain qui veulent l’occuper toujours. Sur le fronton vous n’écrirez aucun mot qui serait comme une altération de votre pacte. Vous y placerez une simple croix de pierre à quatre branches égales représentant les quatre races humaines provenant de chacun des enfants de Noé, le quatrième était oublié par la Bible des Juifs, il représente les hommes aborigènes que l’on dit primitifs, ils ont aussi le droit de figurer dans la liste et même ils valent mieux que vous qui avez connu par vos ancêtres la vérité, ceux ci sont encore des hommes peu destructeurs, respectueux de leur environnement. Le Temple de Dieu devra être fait de la pierre la plus humble, mais provenant de toutes les régions de l’humanité, q u’il y ait une pierre pour chaque nation ancienne, une pierre pour chaque nation moderne. Que les maçons soient de toutes les Nations. Ne laissez aucun prêtre pénétrer dans ma maison, partout où ils officient et dirigent il y a problème et division. Ils utilisent des mots vides de sens ou des idées brouillées. Il serait temps que les prêtres se comportent comme des êtres sensés.
Que ma maison ne soit pas un objet de réunion pompeuse et stérile, ni le but d’un pèlerinage physique des hommes, qu’elle soit dans l’âme des hommes et dans leur cœur comme ma présence parmi vous. Qu’elle soit une demeure vide d’instruments et de meubles, le symbole de votre unité et de l’unicité du Dieu qui a voulu et créé votre Univers.
PROPHETIES CONTRE L OCCIDENT MANIFESTE
L’Ange prit un autre livre qui formait un rouleau et le déroula. Après la guerre qui va venir contre l’Occident.  Quatre cavaliers surgiront comme il est écrit et prophétisé. Pour que ce  manifeste soit institué.  Une fois que la terre sera réduite à un champ de ruines et que la Babel actuelle se sera effondrée. Avant que la nouvelle Jérusalem ne dirige les Nations qui subsisteront. Un météore présagera le temps du maître de justice. Cet envoyé de la providence sera désigné pour assurer la réconciliation. Il ne sera pas d’un parti, mais Dieu le désignera clairement. Lui ne verra pas la terre promise de l’Occident régénéré. Il vivra au milieu du désert le plus aride, celui qui est situé dans l’extrême sud. Là il y sera assailli par trois démons. L’Orgueil, les Désirs Sensuels, et celui des Faux Semblant. Il aura donc lui aussi à écrire les tables de la loi, et devra les briser comme Moïse devant l’ineptie de son Peuple. Comme Moïse il devra faire sortir son Peuple d’Egypte, la terre où il est maintenu en esclavage.  L’Egypte s’est étendue sur toute la terre et le Pharaon présent se prétend investi de l’autorité divine. Un gouvernement mondial prétend régner sur les Nations et en dicter les règles et les frontières. Or ces règles et ces frontières sont le résultat des guerres et des traités inégaux qui en découlent. Elles sont injustes et ne peuvent fonder le droit. Partout où règne la nouvelle Babylone, la Babel impérialiste cultive le mal.
Oracle du Maître de Justice.
En ce temps là ; l’Esprit du Seigneur Maître de l’Univers, la Personne Suprême vint auprès de son Serviteur. Il se présenta à lui avec humilité, et le trouvant arrogant et égaré dans ses pensées, il lui ôta la vue d’un œil. Le troisième jour , une clarté se fit dans le cœur de l’homme qui veillait dans l’obscurité, et il vit de son œil mort comme une grande clarté. Tes prières obstinées ont appelé l’attention sur toi, mais maintenant tu deviens responsable de la suite à leur donner. Si l’homme demande la lune, il l’obtiendra, et en sera responsable, même si il demande l’inconcevable il sera exaucé, donc défiez vous des demandes qui dépassent votre condition. A ce prophète que Dieu suscite il est dit. Tu seras le pourvoyeur des moissons à venir. Car j’ai regardé la multitude amassée dans les Grandes Citées, et n’y ait trouvé que misère et perversion, au  point que les justes en sont éclaboussés et en subissent la souffrance. Au point que les vrais hommes et femmes n’ayant pas pactisés avec les forces démoniaques et les mafieux pharisiens qui propagent la perversion par système et jouissance perverse, sont eux aussi contaminés d’ordure et que les enfants des hommes sont livrés à l’aventure des pervers et des adorateurs de Satan et des Démons. Dieu dit : A toi, mon Serviteur il revient de guider mon Peuple, j’ai décidé de séparer mes Enfants de la fange. Et ces peuples dépravés qui insultent mon nom et pourrissent tout l’Univers je les réduirais en cendres, comme jadis dans la vallée du Jourdain furent détruites Sodome et Gomorrhe. Le déluge détruira leurs œuvres de mort. Mais ceux que j’aurai écartés d’eux seront le Peuple de l’avenir, d’eux sortira le Peuple élu.
Dieu dit à son serviteur : Tu annonceras au Peuple qu’il doit se repentir et il ne le fera pas. Ils riront de toi comme ils rirent jadis de Noé. Comme ils furent absents de Noël, à Bethlehem, lorsque seuls les bergers furent témoins.
Dieu reprit : Tu sépareras les hommes et les femmes de mon Peuple des Adorateurs de Satan. Tu établiras les limites entre eux, des interdits. Tu entoureras la terre du peuple de murailles et de barrières infranchissables. Cette enceinte du peuple tu en feras une terre de pureté et de vérité.
Tu ne laisseras pas vivre la sorcière, ni celui qui se dit savant en choses occultes et qui de fait est de connivence avec le Diable. Sur tout territoire de mon peuple, tu détruiras les herbes et les arbres qui souillent la nourriture et empoisonnent la terre. La semence qui souille la récolte tu la feras disparaître, ce qui fait que lorsque le peuple cultivera sa terre il la sanctifiera, et la purifiera. Tu n’élèveras pas de moustiques dans tes citernes ; pas de rats sur tes immondices, dans tes catacombes, tes réseaux d’égout, tes celliers. Tu ne mélangeras pas les excréments et l’eau pure. Ce qui a mauvaise odeur tu ne le laisseras pas subsister. Tu ne te couvriras pas de parfums pour cacher ton haleine puante, et de fards pour masquer tes plaies lépreuses et purulentes. Tu ne laisseras pas vivre de prédateurs dans l’espace de vie du Peuple. Tu ne laisseras pas vivre de bête malade, contagieuses, nuisibles dans tes troupeaux, tes animaux domestiques et les animaux qui n’appartiennent à personne, qui s’y trouvent. Tes troupeaux seront bien tenus et ne dissémineront pas leurs excréments avec la poussière du sol, ils ne seront pas porteurs de parasites qui les infestent. Pour tout ce que tu écartes et interdis dans la cité et dans les lieux où les hommes vivent, tu établiras une terre de relégation, pour chaque partie du monde.  Les bêtes fauves, celles qui produisent et transmettent des maladies tu les extermineras du domaine de mon Peuple. Pour cette raison ce domaine sera choisi dans un désert éloigné de toute source de contagion.  Pour y faire venir l’eau tu établiras des canaux au sein de la terre. Pour que cette eau demeure pure ou soit purifiée tu la feras filtrer. Tu ne gaspilleras pas l’eau du ciel, ni celle des fleuves et des mers. L’eau de la mer et celle salée qui est au sein de la terre vous la ferez  pleuvoir par le soleil et la fraîcheur de la terre,  elle détruira toute poussière néfaste. Vous vivrez aussi dans les îles et sur des radeaux au milieu des océans. Tu n’habiteras pas les zones insalubres, si tu y établis des cultures ou y fait de l’élevage, tu n’introduiras pas de maladies ou des produits infectés provenant de ces zones, et ne rendra pas ces contrées encore plus néfastes et insalubres. Il y a un programme qui permet de détruire les lieux stériles, il consiste à  élever des digues, drainer ici pour disposer des réservoirs ailleurs. L’eau c’est la vie, l’eau qui se mélange à la mer est inutile, inutile aussi celle qui s’évapore ici pour s’écouler en pluie ailleurs où elle n’arrose pas de culture. Si tu construis des digues et des canaux de drainage et d’irrigation fait les impérissables, rend les impérissables s’ils existent déjà. A quoi sert d’installer des serres et des établissements provisoires ? Si tu installes des conduites d’eau pour irriguer le désert n’encombre pas la surface du sol avec ces constructions. Si tu établis des constructions couvre leurs toits de jardins et de cultures. Mieux vaut un jardin entretenu journellement qu’une vaste zone stérile cultivée. Rien n’est pire que l’anarchie dans les troupeaux. Lorsque la multitude du bétail détruit la couverture végétale du sol. Tu ne laisseras pas la poussière s’installer dans l’enceinte du peuple. Tu réduiras les désert en les faisant régresser par la culture des plantes et l’irrigation. Partout tu observeras une diversité d’espèces entre les herbes et les plantes qui produisent des aliments. Des champs de blé et de céréales seront établis au  milieu des forêts, tu  établiras des vergers et des forêts comme des Paradis au  milieu des étendues de prairies et de champs de céréales. Pour survivre aussi pendant les années néfastes tu feras des provisions de nourriture et conservera des zones vierges pour les années de disette, et de famine. Chaque homme aura un verger, chaque famille un champ cultivé qui lui appartient en propre. Il pourra y construire une habitation. Les routes stériles qui parcourent la campagne et qui forment les espaces collectifs des villes sont des déserts inutiles, tu feras disparaître les routes de la surface du sol du peuple. Lorsque la terre est purifiée, et que l’essentiel est acquis par la création de champs et de vergers cultivés, l’homme doit marcher pied nu, à quoi lui sert d’avoir plus d’un vêtement s’il doit se vêtir. A quoi lui sert de migrer journellement d’un endroit à l’autre et de s’agiter beaucoup pour rien, produire des biens précaires dont les ordures encombrent tout. Beaucoup communiquer pour tenir des discours sans suite. L’extrême richesse est nuisible parce qu’elle sacrifie tout au luxe. Certains se déplacent sans cesse et voyagent juste pour passer le temps et montrer leur richesse, c’est une insulte à la générosité de la terre et de la nature. Attaches toi à produire des biens utiles qui le seront de génération en génération. Ne laisse pas à la génération future un domaine en ruines.
Ainsi veilleras tu à ce que ton bétail ne pollue pas la terre par ses déjections. Si tu le peux, laisses ton bétail libre de liens dans des enceintes ou il vit dans la paix et la tranquillité. Fournit lui une nourriture abondante. Ne le laisse pas vivre au milieu des déjections, et utilise le pour engraisser la terre. De nombreux animaux dépendent les uns des autres, que le bétail ne détruise pas cet équilibre. Si la richesse en troupeaux devient trop considérable c’est toute la nature qui est condamnée. Dans le domaine naturel comme dans tes plantations et tes troupeaux ne prélève que ce qui est nécessaire, sauvegarde la graine des plantations futures et aussi met en réserve en prévision des calamités.
Les hommes je les ai créés et mis au monde dans un jardin, un verger situé à l’est d’Eden dans la terre des trois fleuves de Mésopotamie, prés des villes d’Ur d’où sortit Abraham. C’est la terre de Noé. Lorsque le déluge recouvrit ce jardin sous la boue, cette région devint stérile. Mon Peuple construira des enceintes sacrées et y cultivera tous les fruits qui ont été donnés aux hommes sur toute la surface de la terre. Les fruits utiles sont nés des forêts, des prairies, des terres vierges de l’occupation humaine. Pour mon Peuple tu établiras aussi des sanctuaires où toute forme de vie sera préservée. Tu veilleras à ce que les hommes qui y résident ne s’y livrent pas à des pillages inconsidérés. Ces hommes tu les laisseras libres et tu n’auras pas de commerce avec eux, tu ne leur donneras rien, tu ne leur prendras rien, ils seront gardiens de ce sanctuaire.
Tu n’établiras pas d’enceintes pour mon Peuple au milieu de la forêt vierge, mais dans les déserts qui sont faits pour l’homme, eux. Lorsque l’homme sortira de la vie et de la zone qu’il occupe il devra justifier du fait qu’il n’a pas détruit les zones occupées par la vie « elle même ». Si un humain a apporté la vie dans les zones désertiques, il aura accompli une œuvre vivifiante et lui même en portera les marques. De même tu ne justifieras pas les faiblesses qui sont dans l’homme actuel qui le poussent à faire des terres brûlées en détruisant les paradis naturels. Tes champs cultivés tu les étendras sur toutes les terres, et les construiras comme des citadelles. Il y a des terres fines et profondes en abondance dans les plaines, mais tellement de terres caillouteuses pleines de rochers. Mon Peuple   y vivra en cultivant des arbres et en construisant des terrasses. Ces terres gagnées sur la montagne et irriguées sont aussi et surtout des vergers. Tes champs de céréales tu les construiras aussi. De ce qui sortira d’eux tu leur rendras les produits, pas avec parcimonie, mais avec justesse et droiture. Que nos champs cultivés soient aussi des œuvres de vie. La prolifération des animaux nuisibles est le résultat de mauvais traitements et la conséquence de la suppression d’espèces qui interdisent cette prolifération dans la nature.
L’œuvre de Dieu est celle de la mort et de l’abondance de la vie. Cessez de reculer les frontières de la mort, et de refuser la génération d’être jeunes destinés à mourir.
Toutes les créatures ont une importance et une place dans la création de l’œuvre de Dieu. Ainsi l’homme et l’humanité perpètrent des crimes contre mon Œuvre et la Nature. Et la Nature est empoisonnée. Ailleurs l’homme établit ses mines et ses terrils pour exploiter les réserves et les richesses du sol, et il empoisonne la nature tout autour. Que tes œuvres et tes chantiers, tes moissons et tes habitations ne polluent pas l’environnement mais le dynamise au contraire. Garde toujours au moins un septième de la surface du sol, la plus riche, la plus facile à entretenir et cultiver ou tu n’utiliseras jamais les œuvres de mort contre la faune et la flore, ici tu devras protéger toute vie, et tu n’y introduiras pas des espèces venues d’ailleurs. Préserve la Nature car on ne sait jamais de quoi est fait l’avenir !
DES ENVAHISSEURS DE L OCCIDENT
Oracle de Dieu. Il n’est pas bon que des peuples envahissent d’autres peuples, quelles qu’en soient les raisons !
Qu’Abram et sa lignée retournent à Ur, même si là aussi il sont considérés comme étrangers. Que chaque envahisseur retourne à sa source. Honte à ceux qui prennent comme excuses leurs liens de sang pour annexer et s’emparer des terres des autres nations. Il n’est pas bon que des nomades continuent à aller et venir avec comme seul revenu le pillage et le commerce inégal. Toute transaction malhonnête engage le peuple tout entier, et les peuples de migrants qui vivent de pillage sont condamnés par l’Eternel à brûler dans la Gehenne.  L’occident bannira les envahisseurs qui se sont incrustés en Europe, et détruira jusqu’à leur souvenir. Leurs camps seront systématiquement  éliminés, leurs enceintes démontées, leurs portes et fenêtres défoncées et leurs maisons détruites, les déblais et même les os seront jetés dans la grande fosse, loin des côtes dans la mer ! Ce qui restera d’eux sera relégué dans les zones infernales hors de l’occident.
Ici se termine le texte de notre guide le Prophète d’Utopia qu’il écrivit au début de son ministère.
LES GENS DE L OCCIDENT
Utopia dixième année de la rencontre avec l’Envoyé ; que dit le rédacteur et le scribe du Très Haut.
J’habite un pays ou je ne me sens pas chez moi. Les femmes ont été perverties par les lois que les étrangers ont mises en place pour détruire toute morale et fondement de l’ordre moral et se sont retournées contre leurs familles, elles ont abandonné leurs foyers et sont devenues les prostituées et les concubines des envahisseurs. Elles sont devenues esclaves utilisées comme des témoins à charges contre l’occident. La plus part  sont devenues comme des serpents venimeux que l’on réchauffe dans son sein et qui vous mordent à la première occasion.
Les femmes ont cuisiné et consommé la trahison, et engendré des lâches et des traîtres. Par elles l’ennemi est devenu maître des ressources essentielles et à pris possession de nos villes et de nos campagnes. L’ennemi s’est établi parmi nous formant ses camps dans nos citées. Il a proliféré.
Au palais des gouvernants, il s’est infiltré dans les cercles dirigeants et à monopolisé la richesse de la Nation. Ces ennemis haineux qui haïssent l’occident et la dirigent. Ils ont mis à la tête de l’occident des clans vendus à leur cause inique. Ils disent partout c’est le patriotisme et le nationalisme qui sont à l’origine des guerres. Et les naïfs acquiescent, mais ce sont les impérialistes et les colonialistes qui sont à  l’origine des guerres et ceux qui se disent internationalistes et citoyens du monde, les soit disant cosmopolites sont tous impérialistes, colonialistes et esclavagistes, descendant d’accapareurs et de voleurs…ils veulent que la loi justifie leurs vols et leurs crimes.
Ainsi juge t’on Israël qui n’a acheté qu’un arpent de terre pour y construire un tombeau et qui par ruse et par meurtre s’est emparé de toutes les terres qui l’entouraient, exterminant les gens qui firent alliance avec eux avec de faux prétextes. L’occident a vendu son droit d’aînesse et son âme aux fils de Sem et de Seth. Ceux ci ont pris possession de la banque et accaparent les ressources essentielles. S’étant rendus maîtres de l’économie ils imposent un tribut à toutes les Nations. C’est eux qui ouvrent les portes aux envahisseurs et fomentent leur venue. Lorsque le communisme et le socialisme ont stérilisé et détruit les peuples slaves et leurs alliés, ce sont encore eux qui ont formés et développés ces liens sociaux immoraux. Un petit parti d’athées qui a mortellement blessé la grande Russie. Dieu a détruit l’empire du collectivisme et de l’athéisme. Reste la Chine et sa périphérie, qu’elle se libère de la doctrine du mal. Mais partout le pouvoir est resté  aux mafieux, ces gens qui gouvernent l’occident se sont comportés iniquement.
Ils ont pris des laquais et des fantoches parmi les traîtres qui sont nés parmi les occidentaux de l’absence de règle, de contrainte, et de vérité. Car le mensonge est la règle de l’occident. Le signe de l’esclavage de l’occident est que le soit disant peuple élu colporte sans fin ses rengaines délétères sur tous les tons et dans tous les canaux médiatiques. Comme on complote dans les cours de justice l’injustice progresse avec les ressources que l’Etat met au service de la Justice. Les juges sont dans les mains mafieuses. Tous les magistrats de l’occident manipulés, le droit est corrompu. Tant que l’Occident laissera vivre les traîtres et leur engeance il sera dans le servage et l’esclavage. Les impérialistes et les mafieux qui se nomment francs et maçons et ne sont que faux et termites de l’ordre social, font le jeu de nos ennemis et du pire qui soit le Califat universel la pire entreprise du malin d’imposer son sceau sur l’occident. Maudits soient les laïcs ! Laïque, secte abjecte issue des œuvres de Satan et de l’Enfer !
ORACLE DE DIEU LE TOUT PUISSANT
DU COMMERCE ET DE L ARGENT
Que ceux qui ont des biens et qui en tirent des revenus se dépouillent de ce fardeau qui est le pire esclavage. Que ceux qui vivent du commerce de l’argent soient réprouvés. Il n’est pire chose que de prétendre tirer avantage d’un capital et d’un trésor pour accaparer les biens des autres. Et les colons et leurs descendants qui ont acquis les biens dont on a dépouillé d’autres hommes par la violence sont dans l’abjection de Dieu. Avant d’acheter un bien vérifiez qu’il ne provient pas d’un crime, car si c’est le cas vous partagerez le crime. Ainsi ceux qui achètent des prestations faites par des esclaves sont des esclavagistes, ceux qui achètent et consomment de la drogue sont des trafiquants et des assassins comme les revendeurs, producteurs et mafieux qui réalisent ces productions illicites. Celui qui achète un bien d’un marchand qui vole l’Etat en ne payant pas l’impôt et en utilisant de la main d’œuvre clandestine est complice de ce crime. N’achetez qu’avec circonspection des produits qui n’ont pas été engendrés par le crime et les criminels. En achetant n’importe quoi vous vous souillez abominablement. Le commerce est la principale œuvre de Satan, il y en a qui vendent des choses impures qu’ils soient maudits à  jamais. Ceux qui colportent le mal, les écrivains qui oeuvrent pour Satan dans des romans immoraux, ceux qui font de meurtriers des héros, qui louent l’amour du vice et de la corruption des âmes et des corps.
Le commerce des hommes s’appuie sur la parole donnée et sur les contrats écrits et signés devant des témoins auxquels on peut se fier. Le faux témoin est un monstre qui mérite la mort et qui finira dans la gehenne éternelle. La parole donnée sous la contrainte est nulle . Nuls donc aussi les traités que le vainqueur impose au vaincu. Toute possession d’un bien entaché de crime vaut le crime, et l’acheteur d’un bien qu’il sait volé est bien plus coupable que le voleur. C’est le receleur qui fait le voleur et qui justifie le crime. Le témoignage de personnes intègres ne justifie pas un contrat inégal. Si un contrat est conclu qui viole la justice il n’est pas justifié et celui qui en est victime sera indemnisé par Dieu lui même. Celui qui a profité d’un tel contrat qu’il soit maudit à jamais. Si quelqu’un achète à bas prix ce qu’il sait valoir un prix élevé il devra payer deux fois le prix réel à celui qu’il a volé. Et dix fois s’il est récidiviste. Les bourses de marchés, et les acheteurs à terme seront soumis à contribution sur toutes les différences faites entre le prix d’achat et le prix de vente. La moitié sera saisie et utilisée pour indemniser les victimes. Le commerce de substances qui peuvent être nuisibles est interdit. Ainsi celui qui vend une arme à un homme qu’il sait être meurtrier, se rend complice de celui qui utilisant cette arme commet un  crime, il sera pour ceci considéré comme le criminel principal. Pour celui qui vend une drogue ou un poison, il paiera le prix pour la victime.
Prohibez tout produit nuisible !
Que ceux qui en font la vente, comme ceux qui en achètent et en usent soient considérés comme des malades contagieux. Qu’ils se prennent pas place parmi vous, et soient mis hors d’état de nuire. Si un marchand de produits nuisibles ou son complice acheteur revendeur récidivent après avoir été jugés et condamnés une fois, mettez les à mort sans pitié lui et ses complices, ne lui laissez pas une chance de commettre l’abus une fois de plus.
Proscrivez l’usure. L’usure est la cause la plus injuste.
Le juste prix devra être la règle. Que tout marchand qui vole ; soit qu’il achète à un prix injuste, soit qu’il vende avec un profit injuste, que tout vendeur qui fait une trop bonne affaire soit mis à  mort à l’instant. Rien n’est plus insultant que la trop grande richesse. L’absence de propriété qui fait le prolétaire ; est aussi une faute grave. Que toute société qui produit un prolétaire en rende compte sur ses biens, car on voit les plus riches partout où se trouvent des prolétaires qui sont esclaves.
Le prêt à  intérêt sera considéré comme immoral. Mais celui qui a bénéficié de capitaux devra strictement rendre ce qu’il a reçu de son prêteur. Ainsi celui qui a reçu un sac d’or devra rendre un sac d’or de même poids. Pas autre chose !
Celui qui a reçu un ne devra pas deux mais un. La location des biens ne s’appliquera pas à l’argent et à  l’or, donc pas plus à  la monnaie et aux simulacres et substituts de l’or et de l’argent. Le temps du  prêt, celui qui a reçu  un prêt devra faire une chose à laquelle il s’oblige, ce sera un contrat et non une somme d’argent. Cette chose il devra la faire facilement sans contrainte.
Cette chose ne sera pas une forme d’esclavage.
Il ne sera pas établi de contrat qui excède la capacité de celui qui le fait. Le contrat sera alors considéré comme nul et non advenu. Tout prêt qui diminue la capacité de l’autre et en fait un esclave est interdit. Que l’on mette à mort tous les usuriers sans tenir compte de leurs autres actes. Ils font l’aumône eux qui ont dépouillé cruellement le juste et l’orphelin. La pire bête fauve, le pire prédateur c’est l’usurier, l’accapareur. Exterminez le sans pitié. Que jusqu’à la dixième génération ces monstres soient dépouillés du fruit de leurs rapines et qu’ils soient obligés de réparer le mal qu’ils ont fait sciemment et aussi celui qu’ils ont fait sans préméditation, naturellement.
C’est un devoir et une obligation à laquelle il ne peut se soustraire pour le riche de donner une partie de son bien à celui qui vient le trouver et lui dit : « je suis de la famille de ton ancêtre », et de fournir un capital à celui qui est son parent et qui n’a rien. Les banques aussi appliqueront cette règle.
Le temps des moissons se rapproche. Dieu enverra son Ange pour y veiller. La paille sera foulée mise en tas et brûlée.
Le grain battu. La mauvaise graine sera séparée et détruite.
De l’Elitisme du Peuple Juif.
 Moïse reçu un don de Dieu. De génération en génération, depuis Adam créé de la boue, créé parfait par le souffle de Dieu, jusqu’à Jacob qui lutta avec l’Ange Gabriel au gué du Jourdain une relation personnelle unissait le Seigneur à un ancêtre des Juifs. Depuis cette relation fut aussi celle des descendants de Jacob qui se nomment parfois l’Elite du genre humain pour cette raison. Le Peuple Elu !
Il n’y a pas de Peuple Elu  pour Dieu.
C’est cette même relation qu’entretiennent tous les hommes qui ont une foi religieuse, car tous sont des descendants d’Adam. Toutes les Religions des hommes sont les créations de l’homme,  et il n’y en a pas une qui est meilleure qu’une autre. Les médiums jadis faisaient le bien pour leurs parents et usaient de potions et sortilèges contre les étrangers.
Des Sorciers ont opté pour le bien, et ont lutté contre l’Esprit du Mal qui est le maître de la Terre et des Humains, et il l’ont fait par contact avec des Entités situées entre Dieu et le petit bout de l’Univers concerné. Depuis des millénaires les hommes se massacrent et s’exterminent pour des raisons toujours identiques. S’emparer des biens des autres par la violence ou la ruse voilà le seul objectif des Etats, et ensuite perpétuer cette inéquité. Ces monstres se servent de Dieu pour justifier leurs inéquités.
L’homme a souillé les autels avec le sang et la chair de victimes innombrables. Il fait des sacrifices aussi dans son intimité et sa vie privée qui sont dérisoires. Le sang des victimes barbouille le visage et les mains de ceux qui l’on versé, et de tous leurs descendants. Ceux qui tuent au nom de Dieu sont maudits définitivement et irrémédiablement et leur âme sera détruite projetée dans l’Enfer et dissociée dans le Schéol. Ceux qui ne croient pas en Dieu seront aussi effacés de la vie éternelle et détruits.
En Palestine Dieu parlait par la bouche des Prophètes, élite de l’élite et cette relation a été marquée et enjolivée sciemment  dans les livres des Juifs.
Ils se servent de ces contes à dormir debout pour justifier leur arrogance et leurs malfaisances, et leur livre est une arme de guerre infernale alors que la parole de Dieu devrait être une arme de Paix et de charité. Les Juifs sont partout perçus comme insupportables, rapaces, accapareurs, arrogants, intrigants, colonialistes. Peuple d’Elite sûr de lui et dominateur !
La bonté ne les effleure que très rarement, et la plus part du temps elle n’est que calcul. Parmi les autres ils se sentent toujours comme souillés…
Ils attendent leur Messie depuis des millénaires. Il est bien descendu parmi eux depuis longtemps, et ils n’en savent rien, et lui se tait, et ne prend pas leur défense, car il a honte de son propre Peuple. Non de ceux qui sont humains et généreux, mais de ceux qui sont les pires tyrans colonialistes que la terre ait connue.
Je termine ici la recopie des quelques textes fondateurs dont j’ai eu connaissance lors de mon séjour à Utopia. Ce sont ceux qui permirent à cette nouvelle civilisation de prendre naissance et d’exister. Car toute grande civilisation est bâtie sur quelque chose de sacré. Et je ne jugerai pas de cette Religion nouvelle qui s’est installée avec la création de cette Principauté n’étant pas qualifié pour le faire. Pour avancer dans cette stupide histoire qui est  le but de la lignée humaine, il faut réaliser des projets vraiment fermés et probes. Or ceci n’est possible que par la religion, qui lie l’homme à Dieu, et Dieu à tous les humains à venir. Peu importe donc le passé dans ce monde nouveau que le Prophète apporte au monde. Nous devons lors de notre passage sur cette terre apporter notre pierre à l’édifice, si notre nation et notre culture sont absents, si une grande cause ne nous réunit pas alors notre pierre nous la déposons sans ordre et méthode, nous participons à l’œuvre d’étrangers, de spoliateurs, de génocidaires. Le seul génocide n’est pas l’extinction d’un rameau d’une des races humaines actuelle, mais la destruction d’une culture, d’une langue, des croyances liées à cette identité. Car les enfants de ces peuples détruits deviennent alors les esclaves et les métis de leurs ennemis mortels. Notre tâche devrait être de sauvegarder toutes ces ethnies, toutes ces formes d’organisations humaines. Mais nous détruisons leur biotope, leurs moyens de vivre heureux, libres, préservés. Nous nous intéressons beaucoup à des animaux en danger d’extinction, mais nous ne nous préoccupons pas des ethnies qui sont détruites par le soi-disant progrès et la mise en place de l’ordre mondial actuel. Nous misons à côté de la plaque. Nous devrions nous dépouiller de nos vêtements et revenir à un costume de nature. Et ceci n’est possible que lorsqu’on vit dans les contrées  où il fait toujours beau. Pas dans les contrées nordiques.
Epilogue…destruction d’UTOPIA
Les ennemis qui faisaient le siège d’Utopia sont passés à l’attaque pour l’envahir. Les différents blindés disponibles ont été la cible de l’aviation ennemie et ne pouvaient donc servir que d’artillerie dans leurs abris antiaériens. Les moyens de contre mesures aux intrusions aériennes, navales et terrestres ayant été en grande partie détruits ou se trouvant désormais hors service du fait de l’avance ennemie, une petite riposte à base de commandos d’élite délibérément sacrifiés a été dirigée sur les centres de commandement et les aéroports, détruisant le maximum des moyens logistiques des arrières et s’est soldée par de grandes victoires partout où la surprise a été suffisante. La plus part des soldats engagés dans ces actions ont été ensuite capturés par les forces ennemies mais sont morts ensuite dans les bombardements qui ont suivi.  La riposte étant inadaptée elle n’a fait qu’entraver l’ avance de l’ennemi que de quelques heures. L’utilisation de moyens extrêmes a été alors été mise en œuvre. Des bombes chimiques et bactériologiques ont été envoyées sur les principales citées des ennemis, sur les zones de regroupement de leurs forces.   Comme ceci n’a eu qu’un faible effet, les utopiens se sont enterrés dans leurs fortifications situées dans leur sous sol. Et il a été convenu de laisser les forces ennemies s’installer sur le territoire et de les détruire.  Des forces ont établi des contacts de diversion pour les attirer dans les zones préparées pour leur éradication.
Le dix sept avril du soixante dizième anniversaire  de l’ère d’Utopia, la Principauté a été rasée par plusieurs bombes atomiques. Ce sont les forces armées de la Principauté elles même qui ont utilisé cette option. Plus d’un million d’humains ont été touchés par les conséquences de ces attaques et sont morts ensuite, très peu de citoyens d’Utopie, car ils étaient tous descendus dans les abris situé hors d’atteinte des effets des bombes. Mais il y avait des combattants ennemis qui avaient investi la surface, et toutes les communautés étrangères qui ne disposaient pas d’abris atomiques. Les survivants ont résisté victorieusement depuis dans ces champs de ruines, que les armées ennemies ont investis. La guerre se poursuivit de longues années dans les galeries souterraines et les ennemis durent payer un lourd tribu à leur occupation depuis, n’étant pas préparés à subir les effets du siège, le territoire  étant conçu comme une souricière pour n’importe quelle armée ennemie. Les combattant étant à l’abri pouvaient utiliser des armes partout le plus souvent à l’improviste, et se déplacer par les souterrains sans risque. Sept années après cette destruction de surface les forces ennemies se sont enfin repliées au delà des frontières, une nouvelle Principauté s’est créée, elle a reconstitué les bâtiments et les ouvrages détruits par la guerre, et toute la nouvelle Utopia n’est qu’un vaste chantier. L’ennemi lui même est en train de reconstruire ses villes et ses infrastructures détruites, un traité de non agression a été signé et est respecté. Utopia reconstitue sa puissance militaire et se dote d’armements plus sophistiqués comme les avions de combats. La maîtrise maritime et celle de l’aviation lui étant nécessaire elle use  de tous les moyens pour créer les outils nécessaires. La guerre ayant démontré sa suprématie économique, et politique due pour l’essentiel à sa diaspora lui permet de concentrer sur son territoire des capitaux immenses. La nouvelle Jérusalem totalement détruite a été reconstruite presque à l’identique sur un autre site, les bâtiments sont désormais construits pour résister à des bombardements nucléaires.
La construction de la grande tour a été reprise. Sa stucture a résisté aux bombardements.  Comme on l’avait envisagé après les destructions par des avions des grandes tours jumelles de New York , il s’agit de désormais construire en tenant compte de cette hypothèse d’une attaque visant à détruire les édifices en utilisant l’effondrement des étages les uns sur les  autres. Des murs de béton armé sont construits partout, on évite de laisser de grandes ouvertures à la surface, des ascenseurs circulent entre la zone des galeries souterraines et les anciennes zones de villégiature de la population. Les gens vivent surtout dans les abris sous terrains désormais, ils y sont à l’abri de la pollution atomique qui subsiste en surface. La seule solution  à l’utilisation de  bombes atomiques dans les conflits, consiste à enterrer toutes les structures nécessaires à la vie des citoyens et à ne laisser au dehors que des zones de promenade et de loisir. Ainsi Utopia s’est enterrée à plusieurs dizaines de mètres sous terre. Les souterrains de la Principauté ayant permis aux citoyens de survivre dans leur quasi totalité à l’attaque nucléaire. Cette nouvelle civilisation est celle des termites, les humains se cachent au fond de galeries profondes hors d’atteinte des bombes qui dévastent si facilement la surface. A cette surface ce sont surtout des robots et des étrangers qui travaillent. Les endroits irradiés sont dépollués progressivement pour redevenir utilisables. Les germes bactériens et les virus disséminés dans les populations mondiales du fait de la guerre bactériologique ont engendré aussi de graves conséquences sur la santé publique. Les plus touchés ont été les populations des banlieues. Mais la médecine moderne les soigne, malgré leurs cancers et leurs plaies. Lorsqu’ils ne sont pas morts dans les semaines qui ont suivi, ils ont pu ensuite survivre et être traités. Quelle horreur que ces cadavres vivants !
Je ne retournerai jamais en Europe. Ma vie est ici au Brésil, dans notre Cité. Nous avons reconstitué UTOPIA telle que la voulait notre Prophète. Et nous formons une nouvelle humanité. Nous sommes des victimes. Nous avons vu la démesure de la colonisation et du colonialisme. Nous avons vu se propager la guerre. Mais nous avons survécu. Il n’y aura pas de procès des criminels qui ont attaqué et détruit notre Principauté. Leurs clans sont toujours à l’œuvre la révolution islamiste se propage sur tous les continents, l’entité Al Quaïda a construit progressivement les colonies islamiques dans toutes les contrées, le Grand Califat Universel s’est installé à la Mecque.  Israël est en cendres. Personne ne veut reconstruire Jérusalem, ni même la décontaminer des matières irradiantes qui y ont été disséminées par les bombes sales des terroristes islamiques. Le Grand Califat Universel dirige la planète par la terreur, les musulmans sont appelés à la prière partout où une colonie musulmane s’est installée. Les femmes y portent alors toutes le tchador, les hommes la barbe et le turban. La règle majoritaire donne les clefs des gouvernements aux musulmans intégristes partout en Europe. Les indigènes européens sont mis en demeure de se convertir ou de quitter leurs possessions ancestrales. Les églises, les temples, les synagogues sont converties en mosquées. Les statues représentant l’être humain sont détruites ou enfouies dans des fosses. On brûle partout les livres contenant des mots et des images licencieuses. Les femmes infidèles sont mise à mort en public. On les noie à nouveau dans les tourbières au Danemark, on les pend à Paris, partout ailleurs on les lapide le plus souvent dans une fosse après les avoir laissé pendant des heures exposées à toutes sortes de gestes et de paroles haineux. Les hommes qui ont commis l’adultère avec elles soit paient une forte amende lorsqu’ils en ont les moyens, soit sont décapités par le mari trompé ou un membre de son clan. Les voleurs lorsqu’ils sont pris on leur coupe la main. L’usure est interdite partout, le prêt à intérêt a été aboli, remplacé par un prêt sur gage, avec des frais de courtage qui se montent parfois à plusieurs fois le capital prêté. Les marchands font la loi sur les marchés, à leur guise en cachant leur iniquité sous des dehors de la religion, faisant l’aumône ostensiblement, allant à la Mosquée à tout propos. Les trafics de stupéfiants, de main d’œuvre servile se sont développés sans limite. La doctrine étant que les non musulmans doivent être ravalés à leur place subsidiaire par l’usage des drogues et de l’alcool. Dans beaucoup de régions les principaux possédants se sont convertis en masse et comme tous les nouveaux convertis font du zèle islamique, devenant plus intolérant et plus fou que les fondamentalistes les plus allumés. Le conseil de l’ONU s’est prononcé contre la guerre définitivement. Les nations épargnées par le grand  cataclysme seront désarmées. Le Grand Empire Musulman y fait la loi, son représentant y a droit de véto. Les nations qui ne font pas partie de sa confédération lui sont subordonnées.  Toute lutte contre lui est proscrite. Il prétend être le représentant de Alla (Dieu dans leur dialecte) sur terre. L’arabe devient la langue universelle utilisée dans les toutes les organisations mondialistes. Ce nouveau moyen âge obscurantiste s’est installé parce que les fondements de l’islam permettent de gouverner sans contraindre, et que la pression fiscale est moindre puisque les pauvres ne sont aidés que par des dons obligatoires des personnes. Ainsi l’anarchie si désirable pour tant d’humains s’est vite transformée en lutte avide pour la puissance. Les Seigneurs de la Guerre se sont taillés des fiefs dans les régions anciennes, s’emparant des châteaux, des hôtels de ville, des plus belles résidences. Ils ont assassiné le plus souvent les grands propriétaires et ont pris comme femmes et concubines leurs femmes et filles. L’existence de ces zones ne repose que sur la piraterie, la vente de drogue, les petits métiers, l’élevage, le commerce est monopolisé par des clans mafieux, la production de biens s’y est effondrée car les salaires des ouvriers y sont très bas. L’ouvrier y est considéré moins qu’un esclave, il n’a aucune protection sociale. Personne ne souhaite rester ouvrier dans ces conditions et tout le monde essaie de ne pas travailler. Car travailler est considéré comme dégradant, réservé au bétail humain des non convertis. Des Principautés chrétiennes se sont aussi créées pour lutter contre ces nouvelles entités islamiques. Elles sont tout aussi paranoïaques que les entité musulmanes. L’unité des chrétiens est très difficile à faire alors que celle des musulmans va de soi, ils sont plus nombreux, ils tiennent toutes les grandes  agglomérations, s’étant emparés des principales capitales ils ont pu mettre la main sur les trésors de la civilisation chrétienne, se les distribuant. L’organisme qui les relie à un centre fonctionne bien, le Calife est désormais nommé de manière fiable. Le Grand Conseil prend toutes les décisions les plus radicales sans que personne ne songe à y faire obstacle. Les hérétiques sont pourchassés et exterminés sans pitié. Les deux branches de l’islam se sont ainsi rapprochées et sont désormais unifiées.
L’Europe est devenue un patchwork de toutes les principautés possibles. Les zones interdites pour les non islamiques s’étendent, les murs des ghettos ethniques sont devenus des frontières avec des barbelés et des murs, des causes les plus sordides sont proclamées comme étant celles de la Personne Suprême elle même. La Sicile reste le siège de la Causa Nostra qui fait alliance avec les mafieux arabes de Al Quaïda. Les différentes banlieues sont devenues des républiques islamiques. La loi qui s’applique est partout celle qui découle du précédent érigé en obligation pour tout pays comportant une communauté islamique, il s’agit de la partition de la Palestine en deux Etats. Un état juif et un état islamique. Les chrétiens d’occident sont tellement encombrés de leurs vieux et de leurs charges sociales immenses, tellement peu prolifiques que leur survivance à l’intérieur des zones islamisées est peu probable. Au milieu de ces ruines ils continuent à se battre entre eux et se détruisent même sans penser à leur avenir.
Je suis vieux. Ma femme est morte à présent d’un cancer mal soigné. J’ai repris une femme dans la communauté, elle m’accompagne dans mes voyages. Elle m’aide à traverser cette dernière partie de vie, si amère lorsqu’on sait et qu’on ne peut plus faire les choses. Mes enfants  et mes petits enfants sont autour de moi dans notre exploitation agricole. Nous avons ici rendu fertile les zones détruites par la déforestation, l’élevage et les grandes cultures mécanisées de jadis. La forêt a été reconstituée avec les essences les plus profitables, nous avons des élevages et des serres qui produisent selon les méthodes permettant une évolution biologique saine, sans  détruire l’environnement, nous ne produisons pas de déchets polluants. Notre énergie nous la produisons à partir de nos installations, nous assurons notre sécurité et tous nos besoins en services publics par les règles de notre société, celles établies à Utopia, ainsi cette contrée est devenue un Paradis terrestre. Le miel y coule à flot, même si les abeilles locales sont des enragées souvent mortelles dans leurs attaques. Les enfants sont bien plus nombreux que les vieillards, ils sont partout, joyeux, bien élevés, attentifs. Les adolescents portent tous les armes et font la police aux abord des frontières, les adultes travaillent sur les chantiers, dans les bureaux d’étude. Je vais mourir dans quelques années, et mon désir est que mes cendres soient dispersées ici, sur la dune, face à la mer.
CINQUIEME C AHIER
UTOPIA
Lettre à Shiva Eaania
Tu me dis que l’Inde a résolu la question ethnique par la partition. J’en ai bien conscience moi aussi. C’est le Pakistan qui a été notre sauvegarde. Les islamiques ont procédé au nettoyage ethnique dans leurs territoires. Alors que nous ne l’avons pas fait. Nous avons des zones à majorité musulmane, et nous ne savons pas les administrer correctement. Je me pose la question de savoir ce qu’il en adviendra. Car la règle qui s’impose désormais de l’autodétermination des territoires islamisés, comme en Palestine, au Kosovo, en Bosnie, et demain dans les enclaves islamiques européennes en constitution.
Le fait qu’il y ait de plus en plus de Principautés indépendantes (entité politique prétendant s’autogérer sans qu’un grand frère ne lui dicte sa politique) de petite taille, constituées de bric et de broc, à base ethnique et religieuse le plus souvent, comme ceux résultant du démantèlement de l’Empire Russe, de la Yougoslavie, de la Palestine, incline à penser que la France actuelle finira en pièces comme les Balkans. Ceci serait sans doute d’ailleurs une excellente chose pour les gens ordinaires qui reprendraient en main leur destinée. Je sais bien que n’étant pas indigène je devrais me garder de porter un jugement sur ces questions. Mais ici les étrangers ont tous les droits des locaux, et des indigènes et en plus ils possèdent des droits spéciaux qui leurs ont été attribués pour qu’ils puissent avoir des places réservées dans les différents services publics et dans les assemblées représentatives. Ceci étant la résultante du colonialisme et de la division qu’une petite minorité de métèques mafieux a voulu introduire dans les organismes de direction de la société. Les minorités étrangères ont de ce fait une représentativité surévaluée, et tous les droits de dire et de faire n’importe quoi, droits qui sont très limités pour les indigènes.
La France notamment est un état de ce type très colonialiste, impérialiste et enferré dans des politiques absurdes de renouvellement de sa population par appel à l’immigration africaine surtout. La Diversité qui en résulte rend presque dérisoire toute politique basée sur les éléments essentiels d’une nation. Le nouvel humain qu’on y propose comme modèle est un métis sans origine, sans religion, sans conscience indigène, Nietzsche l’a défini je pense en parlant du dernier homme dans son Zarathoustra. Cet humain nouveau n’a pas de conscience nationale réelle, on lui sert une cuisine laïque, on lui présente une république basée sur des présupposés inexistants. Les fils d’étrangers sont ici considérés comme étant  des citoyens comme les autres, alors même qu’ils n’ont le plus souvent aucun ancêtre indigène dans leur généalogie. Ce sont ni plus ni moins que des envahisseurs, des colonialistes. Les vrais colonialistes sont ceux qui s’incrustent dans un territoire, qui le mettent en pièces et s’emparent des richesses. Ici des étrangers se sont installés en masse, avec la complicité objective de l’état, qui a subventionné leur installation en leur donnant les emplois, les logements, les services sociaux destinés aux citoyens les plus pauvres. La charge énorme de cette immigration détruit le niveau de vie des citoyens, surtout celui affecté par redistribution aux prolétaires pauvres.  Bien sûr il y a des contreparties financières positives pour une petite minorité de capitalistes et de mafieux qui en tirent avantage, surtout au niveau de la politique puisque ces migrants font pencher la balance pour eux. Il faut en effet diviser pour régner, et c’est le but que poursuivent les impérialistes lorsqu’ils produisent des populations hétérogènes, multiethniques dans un territoire, c’est pour le contrôler avec leurs manigances. Ils divisent la population en origines différentes. Ils divisent les familles. Les enfants contre les parents, les femmes contre les hommes. Ils divisent les indigènes entre ceux qui ont du bien et ceux qui n’en ont plus. Ce sont des marchands, des usuriers. Ils attendent que les écueils de la vie fragilisent les citoyens, alors ils les rançonnent, s’emparant de leurs biens les plus précieux. Ils pillent aussi le domaine public. Ils s’infiltrent dans l’administration, dans les emplois les plus rémunérateurs et les monopolisent finalement de génération en génération. Comment peut on sortir de cet enfer moderne ? qui concerne tous les grands états presque. La seule solution possible semble être le démembrement de ces monstres sans âme, dispendieux, gaspilleurs même. La fausse démocratie qui s’y est installée ne peut être réformée, il faut nécessairement la mettre hors jeu, c’est même un préalable essentiel. La clef de voûte de ces fausses démocratie est presque toujours l’élection au suffrage universel du monarque absolu. En France c’est le Président de la République qui joue ce rôle. A présent il est même assuré d’avoir un parlement croupion à sa disposition tant que la majorité qui l’a mis sur le pavois tient contre vents et marées. Tout ceci l’entraîne à réaliser des aventures extérieures coûteuses, inutiles en terme de richesse nationale et d’avantage économique et politiquement stupides même. Nous savons pourtant tous que la puissance militaire ainsi gaspillée est une folie dispendieuse. Et nous n’avons que faire des gendarmes du monde, qu’ils s’occupent donc de leurs ghettos et de leurs affaires internes en priorité. Certes il faut lutter contre la piraterie internationale, mais la seule manière d’y arriver c’est de pendre les pirates lorsqu’on leur met la main dessus, et d’exterminer sans pitié les groupes humains qui vivent de la piraterie. Pour l’exemple, je crois pour ma part à la vertu des démonstrations basées sur l’éradication totale du mal jusqu’à la racine. Ceci fait réfléchir les meneurs de ces groupuscules criminels qui font la loi aujourd’hui sur toute la planète et que les Etats les plus policés et les plus civilisés n’arrivent pas à mettre hors d’état de nuire. Je parle particulièrement des mafieux qui vivent du commerce de la drogue, qui investissent ensuite dans les paradis fiscaux et qui viennent acheter les plus beaux biens  disponibles sur le marché, les entreprises les plus rentables, les casinos, les entreprises qui s’occupent du sport professionnel, les usines les plus modernes, les cliniques privées, les hôtels et les restaurants…etc… Ceci un Etat bien géré ne devrait jamais le permettre.
Les petits Etats sont les plus efficaces, ceux qui donnent le plus à leurs concitoyens et qui les taxent le moins. Ceux qui les protègent efficacement. Ceux qui produisent plus de richesse. Ceux qui sont les plus démocratiques et pour tout dire ceux qui sont les mieux gérés. Enfin ceux qui sont les moins envahis, et qui seront finalement les moins dominés par les mafieux quoi qu’on en dise. Ainsi Monaco fut bien à un moment une base pour un grand trafiquant international Onasis (Rastapopoulos dans Tintin en est une caricature assez bonne); le Prince s’en accommoda pendant un temps bien qu’il connaisse l’origine de la fortune de cette personne. Lorsqu’il en eut assez de ses menées à l’intérieur de son gouvernement il prit des décisions radicales pour l’exclure du jeu politique local. Ceci ne peut se faire dans les mêmes conditions à Paris par un nouveau Président par exemple. La planche est tellement savonnée à Paris que celui qui s’en prendrait à la mafia régnante localement serait immédiatement déstabilisé et remplacé par un « ami ». Les Présidents sont sous contrôle ils ont cinq années pour ne pas déplaire.
On peut opposer les états mouchoir de poche, souvent cohérents, aux Etats multinationaux, multiculturels, multiethniques qui sont des constructions politiques basées sur l’impérialisme et sa base actuelle qui est l’idéologie dite laïque (à l’origine elle s’opposait en France à l’idéologie catholique chrétienne qui prétendait dicter les lois et les comportements sociaux corrects à la communauté). Ces états laïcs sont une construction diabolique par nature, destinés à promouvoir et à faire tenir debout un ensemble multiethnique, de manière à permettre la destruction des entités populaires qui sont les réels constituants qu’on peut qualifier d’ethnique le plus souvent, et qui sont les Peuples et les Nations véritables, et à leur substituer un ersatz nommé république laïque, qui vise d’abord et surtout à conserver les empires coloniaux acquis par la guerre, la trahison, le mensonge, les  pires infamies…Comme l’on été les différentes annexions colonialistes, les déportations massives de population, les colonisations iniques du passé, celle que nous vivons en occident actuellement. Les Africains exportés comme esclaves en Amérique. Les Amérindiens exterminés par tous les moyens pour libérer les terres à la colonisation, déportés et confinés dans des réserves, les Européens envahissant toute la planète et s’y taillant des empires coloniaux démesurés, l’Islam étant elle aussi une doctrine totalitaire. Il réalise l’hégémonie d’un groupe ethnique, et conduit au colonialisme culturel arabe, à la destruction des peuples et des entités étatiques qui ne s’y convertissent pas, à l’acculturation de ceux qui s’y soumettent.
Les petits Etats ne sont pourtant pas la panacée universelle. On l’a bien vu dans le passé lorsque l’Allemagne était découpée en centaines d’entités indépendantes avec un Empereur élu qui n’était pas vraiment capable de faire régner l’ordre, à partir de principes sains. On l’a vu avec la Pologne qui n’ayant pas de famille royale fixée s’est faite dépecer par la Prusse, l’Autriche, la Russie au point même de disparaître pendant des siècles.
Je termine ici avec ces mots violents qui s’imprimeront partout.
Cet essai peut apporter une aide aux nationalistes qui luttent et lutteront toujours pour l’indépendance. Dieu lui même, la Personne Suprême sera  à leurs côtés tant qu’ils auront la conscience de ce qu’ils font. Il y a une grosse différence entre ceux qui construisent un Etat sur la terre de leurs ancêtres, et ceux qui construisent un Etat sur les spoliations qu’ils ont accomplies sur les populations locales. Il faut bien finalement que les nationalismes s’expriment et se réalisent. L’Espagne actuelle est à nouveau dans ce cas par exemple. Elle a conquis et colonisé une grande partie de la planète juste après s’être débarrassée des colonies islamiques sur son sol.  Elle est devenue à la suite de ce succès  un empire multiculturel et multinational ingérable. Elle a détruit de grandes civilisations en Amérique, en dilapidant ses forces dans des aventures extérieures elle a rendu débile son propre gouvernement. Elle a fait des guerres inutiles et a dilapidé la force et la richesse de son propre peuple pour rien.
Les racines du mal ont été un peu traitées après la fin de la dictature de Franco.
Reste bien sûr à traiter radicalement de l’indépendance du Pays Basque qui est inévitable à terme, parce que l’Europe est notre Patrie, nous pouvons nous couper sans douleur de notre entité colonialiste, nous n’y perdrons rien.  L’Espagne est le modèle naturel qui doit être conduit pour l’indépendance des régions. L’avenir dira si cette prophétie se réalise. J’espère toutefois que nos héritiers sauront parvenir à l’indépendance sans des tueries qui sont toujours abominables et inutiles. Le pouvoir colonialiste s’appuie sur l’élimination ciblée des militants extrémistes, ceci conduit la résistance à cibler les indicateurs de la police politique coloniale, et aussi leurs mercenaires. Par définition la lutte contre les indépendantistes repose sur une guerre secrète visant à réaliser des luttes de factions au sein de la résistance à l’impérialisme, ceci est réalisé par des agents secrets qui incrustent des provocateurs dans les mouvements de résistance, leur but essentiel est la désinformation, qui doit créer des luttes fratricides au sein des mouvements de résistance. Les autorités coloniales s’appuient sur la truanderie locale ou étrangère dans cette lutte, leur but est souvent d’assimiler les militants de la cause nationaliste à des mafieux et des gangsters. Bien sûr la base de toute  Révolution repose toujours sur la levée de l’impôt révolutionnaire qu’il faut prélever partout où c’est utile et possible. Ceci ne suffit jamais. Les révolutionnaires financent leurs activités par des vols et des activités illégales comme la contrebande.  L’équipement en matériel de guérilla est très difficile, souvent les armes doivent être prises sur les forces ennemies et dans les stocks des armées d’occupation, de la même façon : les fonds nécessaires à la guerre contre l’occupant colonialiste, doivent aussi être pris sur les coloniaux eux même, leurs forces d’intervention, leurs laquais et leurs troupes auxiliaires. Souvent les colonialistes se servent des peuples colonisés par ailleurs pour tenir un autre Pays, ou encore ils usent d’une légion étrangère, les tirailleurs sénégalais par exemple pour faire du maintien de l’ordre sans risquer que les troupes ne se retournent contre leurs officiers lorsqu’on leur commande de tirer sur leurs propres familles. C’est le projet des colonialistes de créer des troupes de ce type. Bien sûr il faut lors de la guerre de libération et à l’indépendance, promptement et radicalement libérer le territoire des colons et du colonialisme, mais ceci ne doit pas justifier des atrocités que l’on qualifie de génocide désormais à juste titre.
Le génocide culturel imposé par l’occupant impérialiste est la cause principale de la faiblesse des forces indépendantistes. Il importe de lutter contre l’acculturation et l’assimilation qui est conduite par la métropole colonialiste. Et ceci peut se réaliser en grande partie par l’usage raisonné des procédés utilisés par Gandhi, la « non violence » et le « détournement des lois répressives » de l’ennemi. Les oppresseurs ont des règles assez stupides et formelles ; qui quelquefois leurs sont nécessaires, mais qui constituent aussi des pièges permettant de lutter contre leur hégémonie. Les indépendantistes doivent lutter en prenant appui sur ces points d’ancrage, ces faiblesses constitutionnelles de la puissance coloniale.
Bien sûr, les militants indépendantistes savent bien qu’un Gandhi ne suffit pas, qu’il faut aussi mettre en péril et en pièce les forces d’oppression qui bloquent l’autodétermination du peuple et réalisent journellement son acculturation. Sans les attentats ciblés qui visaient et harcelaient l’autorité coloniale l’Inde serait de nos jours encore une colonie. La non  violence n’est qu’une manière complémentaire d’assurer la voie vers l’indépendance. Elle est toutefois la plus décisive, car elle met hors jeu l’assimilation en produisant la séparation, le décantage des populations. Elle se base d’abord sur le boycott. Organiser le boycott des colonialistes est la base d’une politique indépendantiste. Ceci implique la lutte contre les lois libérales qui régissent le commerce. Et ceci repose sur les manifestations de masse comme celle de la « marche du sel » qui fondent les évènements essentiels de la prise de conscience d’un Peuple vers son indépendance. Tout ceci est fait essentiellement pour ridiculiser la force de l’occupation colonialiste. La doctrine libérale conduit inévitablement au gain de ceux qui monopolisent le pouvoir politique et financier. Elle institue la domination des puissants sur les faibles, elle réalise la destruction des industries locales au profit des multinationales et des marchands. Elle s’appuie sur le crédit et l’usurier finit toujours par rafler toutes les mises lors des périodes de crise.
Le rôle des personnels politiques est de diriger les Peuples qu’ils prennent en charge dans la bonne voie. Il y a quelques exemples qui méritent d’être médités. Un Prince égyptien Moïse d’origine juive, aurait ainsi dirigé son peuple hors d’Egypte. Il l’aurait installé dans une contrée où la vie est parfois très difficile. La péninsule du Sunaï, et sans doute les steppes de la péninsule Arabique. Dans ces régions l’eau, la nourriture, les éléments les plus indispensables à la vie manquent souvent.
Aucun peuple colonisé ne peut s’affranchir de sa sortie d’Egypte.
Qui peut croire qu’on sort d’Egypte, une terre d’abondance, pour aller habiter le désert ? c’est un conte à mourir debout ! Même l’esclavage en terre égyptienne vaut mieux que la liberté dans un désert. De quoi s’agit-il donc ? Le Peuple des Hébreux veut retourner à sa terre Canaan, il veut renouer avec le passé de ses ancêtres, les grands fondateurs que sont Abraham, Isaac, Jacob. Des Princes nomades qui ont conquis des domaines en Galilée, en Canaan. Alors pourquoi restent t’ils si longtemps dans le désert ? faut-il tout ce temps pour qu’ils envahissent la Terre Promise ? et reprennent la Primauté sur les populations locales. Car il semble bien évident qu’ils pratiquèrent l’extermination des élites locales. Le paragraphe de la Thora qui parle de la faute d’un chef d’armée qui garde les biens des vaincus, ainsi que les habitants même sans doute comme esclaves ou serviteurs spécifie bien que cette façon de faire est réprouvée par le Dieu d’Israël, qui semble t’il préconise le nettoyage ethnique. Il s’agit d’une légende mais ça fait quand même froid dans le dos. Et la Thora est pleine de ces meurtres de masse que les Juifs et les Patriarches aussi réalisent au nom de leur Dieu. Tout le monde peut se souvenir que Jacob aussi laisse ses fils commettre les meurtres de la communauté qui les a accueilli, sous prétexte d’un viol. Or la pire loi, celle du Tallion, qui est sans doute la plus juste, pose qu’on ne peut dépasser dans la vengeance le mal qui nous a été fait. Là il s’agit d’un prétexte à une extermination de masse par surprise, avec vol des biens des personnes tuées. Comment ce crime peut il rester impuni ? et ce sont Siméon et Lévi qui sont concernés par ces meurtres iniques. Ces gens étaient des génocidaires ! comment se fait-il que Dieu accorde sa bénédiction à leur Père ensuite ? Ils étaient à l’époque des nomades, des bédoins, et la Palestine était occupée par des Principautés d’agriculteurs possédant une civilisation évoluée. Ils se sont conduits comme des colonisateurs. La Bible enseigne que la génération des fils de Jacob qui change de nom et se fait appeler Israël (celui qui lutta  avec l’ange), iront s’installer en Egypte, aidés par le fait que Joseph le 11ème fils né de Rachel devint ministre du Pharaon après avoir été vendu comme esclave par ses frères. Puis il est dit qu’ils se multiplièrent et s’enrichirent au point que les Egyptiens en prirent ombrage. Ils en firent des ouvriers, ce qui pour des nomades devait être considéré comme un esclavage. Suit l’épisode de Moïse.
Dans ce texte bien connu il y a des idées simples pour réaliser une libération nationale. Ne pas  prendre les choses à la lettre bien sûr. Il faut s’en inspirer et comprendre les ressorts qu’il faut actionner successivement. Le fait que Moïse ne parle pas au Pharaon par exemple est un sujet à creuser. Il se fait représenter par son « frère aîné » Araon. Car lui n’est pas un bon orateur, ce qui semble peu probable. Araon est son ministre. Lui n’est pas directement en prise avec les évènements. Il écrit les choses, il décide, il accomplit des actes magiques avec son bâton qui se transforme en serpent, qui ouvre le passage dans la mer et qui le referme. Ainsi en est il aussi de la libération nationale. Il faut un homme providentiel qui guide le Peuple. Et il doit être secondé par l’élite du Peuple qui se libère. Ghandi avait Nehru.
Mais revenons à notre propos sur la libération nationale.
Ce n’est pas facile de construire sur les ruines que le colonialisme a faites délibérément pour détruire le Peuple et sa cohésion. Tout d’abord la richesse matérielle des clans a été spoliée généralement délibérément par l’occupant. Il a organisé le génocide des occupants des meilleures terres. Il les a spoliées, et y a installé ses coloniaux. Il a formé les dirigeants à ses écoles, pour les mettre à son service. Il possède des gages sur les terres, les entreprises, les mines, le commerce, les biens des citoyens.
Le Peuple n’a plus la maîtrise de son destin !
 Sa culture, ses croyances, sa religion, sa structure physique et physiologique, sa génétique même. Si vous avez un cancer, et le colonialisme est bien un cancer, il faut détruire radicalement les cellules infectée, et donc il ne peut y avoir d’indépendance sans un minimum de coups de balais radicaux.
En optant pour l’indépendance les peuples vont connaître la difficulté, les guerres coloniales, l’étranglement de leurs ressources les plus précieuses. Les nantis indigènes qui ne sont pas des étrangers, mais qui font cause commune avec l’occupant impérialiste et des métèques de diverses origines quelque fois amenés comme esclaves pour cultiver les terres spoliées vont faire cause commune avec l’oppresseur colonial (Pour la France il s’agit de l’entité laïque qui dirige le système étatique colonialiste qui se pare du masque démocratique). Les Princes même lorsqu’ils existent encore copineront toujours avec les autorités colonialistes.
La  France est un état colonialiste, qu’il faut décoloniser.
Si nous pouvions éviter d’être pris de cours par les évènements à venir, résultant de l’invasion islamique par exemple. Car il y a désormais en Europe des entités islamiques en constitution, comme des métastase du cancer colonialiste qui vont demain aspirer à former des républiques islamiques dirigées selon leurs coutumes. Déjà la charia s’impose et elle s’imposera de plus en  plus dans ces zones, et nos descendants seront là au milieu des ruines à pleurer et se lamenter sans écho nulle part dans le monde. Et nos sites sacrés seront détruits et souillés. Et notre territoire sera dépecé comme ce qui s’est passé en Yougolavie dans les états islamiques qui se sont formés. Des entités coloniales islamiques se forment actuellement dans nos territoires européens.
Donc ces Etats sont en formation dans la lie de nos chaudrons infernaux que sont nos citées des banlieues où se concentrent les immigrés dans leurs ghettos ethniques et religieux. Et il est probable que la survenue des entités islamiques résultant de cette invasion, fera que des indigènes Européens lutteront un jour prochain pour sortir de l’entité étatique actuelle et construire une république indépendante, qui peut avoir sa place dans l’entité Europe, qui est encore à construire. La séparation des entités islamiques qui parsèment le territoire européen, en vacuoles porteuses de terrorisme et de sous développement est inévitable.  La libération du territoire européen de l’occupation islamiste ne sera possible que lorsque le dernier islamiste aura été expulsé de notre territoire sacré.
En attendant faisons par le bas ce que nous n’arriverons pas à faire par le haut. Prenons des territoires, libérons les de la puissance colonialiste jacobine, et réalisons un développement de nos peuples selon le modèle de la Principauté d’Utopia. Les Principautés islamiques en Europe sont  déjà à l’œuvre, il y a toujours une partie de l’Europe qui est occupée par la Turquie, et la colonisation turque a laissé des séquelles dont nous voyons aujourd’hui les effets négatifs au cœur des Balkans. Des entités islamiques se sont créées sous la houlette de l’OTAN, comme résultat de la politique américaine de détournement du problème qu’Israël pose au moyen orient, qui est inspirée par les Sionistes qui veulent donner des gages aux Turcs qui sont leurs alliés objectifs. On a vu l’OTAN bombarder les troupes chrétiennes, alors qu’au sol les terroristes islamiques d’Al quaïda et de l’UCK faisaient tout pour réaliser des nettoyages ethniques :la Bosnie, le Kosovo, l’Albanie sont des œuvres maléfiques du démembrement de la Yougoslavie, il y a aussi les banlieues et les quartiers des grandes villes qui sont presque en totalité occupées par des communautés islamiques, ce sont les zones ou la puissance colonialiste de l’islam s’exerce, les femmes y sont voilées, le trafic de drogue y est presque généralisé, les dégradations, les vols, les harcèlements font que les autochtones fuient ces zones de non droit pour eux, il s’agit d’enclaves étrangères, et elles sont la base de la conquête totale qui est attendue dans quelques décennies si rien ne change d’ici là.
Face à elles il n’y a rien, aucune force organisée ne se charge de faire barrage au déferlement des immigrants qui s’installent sans cesse au cœur de nos cités. Vienne le temps du démembrement de l’état jacobin.
La première principauté libérée et indépendante sera sans doute la Corse. Que vive la Corse libre !
La seconde sera peut-être une Utopia quelconque, je la place pour ma part à côté de Marseille dans la zone Camarguaise. Parce que ce territoire a un débouché assuré sur la mer, qu’elle est aussi potentiellement la zone la plus apte à être bonifiée par les travaux d’aménagement qu ‘un état moderne et cohérent sait faire pour développer les ressources nécessaires au bien de son Peuple. Elle est aussi peu peuplée.
Un des travers constant de la démocratie est qu’une majorité manipulée par des impérialistes ou des mafieux peut opprimer impunément les minorités qui sont mal dirigées par leurs élites naturelles. Si c’est le cas ; et c’est bien le cas en France, il suffit à ces minorités qui veulent reprendre leur identité nationale et sortir de la condition d’esclave et de sous homme qu’on leur fait endurer de se regrouper dans un lieu et de s’en rendre maître par le suffrage universel lui même. Il y a assez de nationalistes convaincus en Corse par exemple pour investir en se déplaçant simplement sur un territoire à conquérir une circonscription de la Corse et ainsi la gagner par les élections ensuite. Il suffira ensuite de mettre hors du jeu dans ce territoire tous ceux qui voudrons y perpétuer la domination coloniale. Ceci permettrait de faire une base de départ de la reconquête de la Corse par les Corses, pour les Corses. De la même manière un mouvement indépendantiste peut conquérir un territoire en s’installant massivement sur ce sol, en monopolisant tout ce qui est important dans cette région et en mettant en valeur des industries et des productions locales, pour obtenir une autonomie vis à vis des zones limitrophes. L’exemple d’Israël est là encore pour mettre en avant ce qu’il convient de faire pour arriver à cette réalisation.
L’indépendance du Pays Basque serait aussi une bonne chose pour sauvegarder la culture basque, il  pourrait se former ensuite une fédération avec la partie espagnole qui a conservé elle aussi sa langue et sa culture. Seul un Etat basque pourra sauvegarder la culture basque. Il est important aussi qu’un Etat de langue celtique puisse se former un jour car la langue celtique et la culture de ces peuples à l’origine prépondérants en Europe est en voie de disparition. Si ceci se confirmait ce serait une grande perte pour toute l’humanité. Vive donc la langue bretonne, le gaélique, les différentes formes de la langue des Celtes, Gaulois, Gallois, Irlandais, Scotts(Ecossais)…La constitution d’un Etat gaélique permettra seule de préserver la culture celtique de manière vivante.
La Bretagne, l’Alsace ont aussi vocation à être indépendantes dans l’Europe qui est la patrie commune de tous les Européens (pas des Turcs qui sont des envahisseurs asiatiques et encore moins des Africains).
Les diverses populations européennes devront un jour être unies dans la grande Europe qui va de Dunkerque à Vladivostok. En n’oubliant pas les Européens des autres continents tant qu’ils ne sont pas détruits par la culture dominante des Etats impérialiste, empaillés, naturalisés, c’est à dire génocidés. Le vrai génocide est toujours culturel. Et la base de toute culture est la religion, seuls les Peuples qui s’accrochent résolument à leur religion survivent, les autres ne forment qu’une masse indistincte de citoyens alpha que les impérialistes domestiquent par la télévision, l’éducation et les médias  La seule intégrité qui vaille pour un homme est sa propre culture, celle qui lui vient de ses ancêtres, qui est inscrite dans la tradition, dans la coutume. Ainsi l’homme qui admet les lois étrangères à son propre code de l’honneur, qui se laisse dominer par les lois immorales nées de la Démocratie, et de la perversion des fondamentaux de  la régulation sociale par des déviances relevant du pire, des lucifériens et des sataniques, cet humain se ravale au rang du dernier homme. Car même l’esclave le plus abruti ne perd pas ses ancêtres et sa culture propre, il imite son maître dans ses actes mais il garde dans son cœur et dans son esprit la ligne directrice que lui fournit la langue et les mythes de ses pères, il garde à ses yeux constamment ses propres références et ses propres valeurs, il ne fait que semblant d’accepter les diktats de l’autorité politique impérialiste et démagogique qui voudrait unifier l’humanité en la dotant de lois bizarres, qui désorganisent toutes les formes sensées de société, et empêchent toute organisation sociale policée.
Les Utopiens sont eux aussi pris dans ce tourbillon infernal. Ils se sont groupés pour fonder un Etat nouveau, en avance sur tous les autres de la Terre.
Construire l’avenir c’est d’abord détruire le consensus actuel. C’est détruire ce qui sape les fondements de notre intégrité et de notre bonheur à vivre sur la terre de nos ancêtres. Nous devons être maîtres chez nous, nous devons décoloniser l’Europe, et nous assurer en fermant toutes les fissures et tous les interstices que jamais plus nous ne serons envahis comme nous l’avons été pendant l’ère du pétrole, lorsque se constituaient les villes modernes où des banlieues d’ HLM et des centres ville historiques furent transformés en ghettos ethniques, pompes aspirantes de l’immigration sauvage, têtes de pont de l’islamisation du continent européen. Ces ravages ont été précédés d’une guerre civile entre européens. Des grandes puissances impérialistes se sont affrontées. La partie germanique continentale dirigée par les Hitlériens, s’affrontant à toutes les autres grandes puissances colonialistes. Ce conglomérat de peuples germaniques ou germanisés avait l’ambition de régner sur l’Europe et sur le Monde, et il concevait cette nouvelle ère comme un nouveau temps de Seigneurs et de Vassaux. Les Allemands auraient été les Seigneurs et les autres populations auraient été vassalisées. Selon le modèle que l’Angleterre, la France, la Russie, l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal, la Turquie, l’Autriche-Hongrie, la Belgique, la Hollande, les USA, le Japon …etc…appliquaient partout sur tous les continents. Les Hitlériens avaient aussi entamé le processus visant à éliminer les Juifs de leur population, et de la population européenne. Les raisons qu’ils avançaient étaient religieuses, raciales, ethniques, xénophobes. En fait si on analyse la situation des Allemands et des peuples Aryens dans l’histoire de notre continent, l’arrivée et l’incrustation des Juifs dans les sociétés rurales, urbaines, ou dans les Cours dirigeantes est une forme d’invasion basée sur tous les fondamentaux du parasitisme (élément présent dans la Nature à toutes les strates, et dans toutes les niches écologiques) que l’on nomme généralement colonisation, et plus spécialement en ce qui concerne cette communauté il s’agit de l’accaparement des biens les plus précieux et de la richesse des nations européennes par des communautés étrangères. Le racisme mis en avant repose sur l’aversion naturelle que les européens ont toujours eu pour les métèques le plus souvent de type très métissés qui se sont trouvés dans les armées des envahisseurs romains, grecs ou turcs. Les Juifs ont pénétré en Europe par l’intermédiaire des différentes occupations étrangères à la suite des armées colonialistes.  Leur arrivée massive date tout de même de l’arrivée des Arabes et des population arabisées du Magreb. Les colonies se situant avant cette arrivée en Espagne ont partie liée dés le début avec les arabophones islamiques qui s’emparent des postes de commandement dans la société, qui établissent par l’immigration et l’arabisation une société colonialiste, islamique basée sur la charia. Les Juifs qui ont leur livre en hébreux, n’ont guère d’effort à faire pour comprendre et intégrer l’arabe qui est une sorte de dialecte de la même langue. Ils sont  maîtres du jeu aussi au niveau des finances. La charia interdit le prêt à usure, les intérêts sont mal vu par le coran.  Or les musulmans qui sont essentiellement des pirates et des marchands ont besoin de faire des affaires avec les stocks de biens qu’ils ont conquis et razziés dans leurs activités colonialistes. Les Juifs servent d’intermédiaires dans ce cas ils pratiquent l’usure pour réaliser la séparation des liquidités de la population exploitée, une fois leur activité de négoce réprouvée par la religion islamique réalisée, ils versent aux Seigneurs arabes une partie de la manne en contrepartie ils ont l’exclusivité de beaucoup de charges sociales et politiques. Les Juifs forment des gangs financiers depuis l’antiquité, ils se singularisent aussi par leur prise de possession de territoires en noyautant des populations en crise, ils prospèrent dans tous les empires multiethniques. Ils sont même souvent les fers de lance de ces empires car leurs diverses communautés sont généralement implantée dans tous les Etats disparates rassemblées par la conquête, et de ce fait ils sont les maître d’œuvre du commerce et des transactions qui s’intensifient entre la base du pouvoir colonialiste, qu’on qualifiait dans mon enfance de Métropole et les différentes entité coloniales. Les différents conquérants de l’Europe se sont servi des Juifs. D’autre part n’étant que des étrangers dans les Nations colonisées ils n’ont pas le réflexe de l’opposition et de la résistance à l’occupant colonialiste, et même généralement se servent de l’arrivée de maîtres étrangers pour régler leurs contentieux avec les populations locales qui souvent traitent les parasites assez rudement dans les crises politiques et économiques qui conduisent à des émeutes. En Russie on parlera de pogrom, en Allemagne comme dans l’ensemble des nations chrétiennes il y aura assez souvent des massacres de Juifs chaque fois qu’une révolte locale mettra les indigènes en mouvement dans des émeutes incontrôlées par les pouvoirs civils et religieux.
La déportation massive des Juifs par les hitlériens visait à diminuer significativement leur pouvoir colonialiste, en éliminant physiquement les colonialistes on peut penser que le colonialisme finira. Ceci n’aboutit pas, le contraire arriva même, vraiment après la fin de l’hitlérisme la communauté juive a fait table rase et ramassé toutes les mises qu’il y avait sur la table, acte colonialiste majeur et exemplaire, et lorsque la rééducation des masses colonisées qui suivit fut mise en œuvre pour promouvoir le nouvel ordre mondial c’est le colonialiste qu’on essayait d’extirper de l’Europe nazifiée qui devint la victime. Après cette mise en œuvre de propagande, alors que l’Etat juif :Israël ; était décidé par les Nations Unies à New York , les organisations juives et le peuple juif dans son ensemble reprirent naturellement leur place et leur prépondérance partout où ils avaient le moyen de s’incruster. La décolonisation de l’Europe par élimination des colonialistes juifs était non seulement ratée mais elle allait se doubler d’une arrivée massive de tous les juifs « indigènes » des colonies à la suite de la décolonisation. Cette décolonisation entraîna une augmentation importante du colonialisme juif en Europe. Pour masquer cette réalité les promoteurs du nouvel ordre mondial firent feu de tout bois pour mettre en place et promouvoir l’invasion de l’Europe par les masses musulmanes et africaines. Ce sont bien les gangs d’usuriers qui furent à la manœuvre au niveau des dirigeants des Etats qui  reprirent leur rôle et restructurèrent leurs commandements sur toutes les zones coloniales qu’ils avaient dans l’ensemble des nations. Israël est la capitale de cette colonisation qui s’applique sur toute la planète.
Un président de l’Iran, peu estimable par ailleurs il est vrai, a dit quelque chose de vrai sur le colonialisme juif, il a bien expliqué qu’il s’agissait d’un cas de colonialisme qui se base sur une idéologie de race. Les juifs se croient et se justifient comme étant une race élue par l’entité supérieure de leur religion ethnique. L’idéologie raciste couvrant un acte colonialiste, le racisme c’est du colonialisme efficace, bien dirigé, il permet de mobiliser et de trancher les nœuds gordiens parce que le peuple dans son ensemble sait faire la différence et que le mélange ethnique est contrôlé.
Depuis l’éradication de l’hitlérisme les nations européennes aryennes sont comme des canards sans tête dans leur lutte contre l’invasion et la colonisation. Les colonialistes pensent que l’arrivée massive de populations étrangères conduira à la formation de ces terreaux colonialistes que l’on découvre avec un peu de stupeur partout ou la traite esclavagiste fonctionna, ou il existe non un peuple, mais une multitude de formes diverses de métissages et de non lieux culturels bizarres. Dans ces terreaux la colonisation se poursuit avec facilité, aucune unité n’est probable, aucun ordre raisonnable n’est possible. Haïti qui est la principauté la plus ancienne dirigée par une élite africaine noire en grande partie métissée (depuis l’élimination sauvage du pouvoir des blancs coloniaux  par leurs esclaves) n’est pas et n’a jamais été un modèle de Nation gouvernée sérieusement. Il n’y a pas en Afrique d’ ailleurs un seul Etat qui vaille et qui tienne la route dans le contrôle et l’administration de ses territoires. La colonisation de l’Afrique et la faillite d’Haïti posent des questions fondamentales. Après tout les Africains quand on leur donne les bonnes institutions et la bonne formation font les choses très bien aussi. Pourquoi ne sont ils pas au top lorsqu’ils sont livrés à eux même ? Que leur manque t’il ? Qu’est ce qui les empêche de tenir le cap et de développer les territoires qui sont sous leur contrôle ?. Les USA qui sont le pays ou les juifs règnent sans partage sur la finance et sur l’économie ont intégré leur communauté noire et cette intégration se poursuit génération après génération. Un métis africain vient de devenir président des USA, élu par le peuple, la première nomination son conseiller le plus proche est un juif qui a des liens personnels avec Israël.  Les prédictions sont qu’il va venir des catastrophes. W.Bush avait été élu pour désengager les USA de leur quête vaine à la suprématie militaire et politique.
Les huit années de l’époque Clinton avaient dégradé la situation partout, et les financiers se posaient des questions sur l’utilité de ces armées d’occupation partout dans le monde après la fin de la menace soviétique. Le vrai problème du terrorisme n’était jamais ciblé, les cartels de la drogue n’étaient pas démantelés étant utilisés par les services spéciaux comme des alliés dans leur contrôle des dirigeants étrangers, et leur quête de renseignements.
Or après les attentats terroristes du 11 septembre sur le territoire des USA, l’impérialisme US s’est à nouveau mis en branle avec les guerres consécutives au déploiement sur son territoire des attentats islamistes. Ceci a aussi empêché les USA d’éradiquer la production de drogue en Amérique du sud. Ceci a donné à la production de drogue en Afghanistan, au Pakistan, et dans toute la zone islamique un grand essor. Y a t’il possibilité de ne pas aller à une confrontation bloc contre bloc avec une structure islamiste qui se renforce de jour en jour ? Peut on encore éliminer la formation d’une structure politique islamiste cohérente dont le seul mobile serait ni plus ni moins que la conquête du pouvoir partout ou se trouve implantée une communauté islamique assez conséquente. Le président des USA choisi est le fils d’un émigrant africain islamisé, ceci est un signe qui ne trompe pas. L’islam progresse massivement par le jeu pervers d’une démographie totalement débridée alors que les populations européennes se sont données des lois totalement stupides réduisant la fécondité naturelle à sa plus petite expression. La population européenne ne se reproduit plus, elle est en déclin, remplacée par les immigrants à grande vitesse. Les Juifs qui pourtant sont la cible principale désignée des islamistes ont été les artisans démoniaques de cette invasion islamique qui nous touche dans notre chair, et nous détruit moralement et politiquement. Il s’agit pour eux d’établir des boucliers humains pour protéger leur colonisation. Pour éradiquer au moyen âge la conquête islamiste en Espagne il a fallu plus de sept siècles de combats acharnés, des générations de sacrifiés. Il a fallu l’inquisition ensuite pour bien nettoyer le terrain. A quoi devons nous nous attendre demain si nous voulons reprendre notre intégrité qui seule nous permettra de développer nos vraies valeurs ?
 Nous n’aurons pas la paix, ça c’est certain !
Nous n’échapperons pas, nos héritiers surtout bien sûr, à une lutte sans merci contre les structures étatiques islamistes qui surgiront des colonies islamiques qui se sont emparées de portions stratégiques de notre territoire. Nous n’avons aucune chance de les intégrer dans nos systèmes. Ils seront toujours étrangers et nos ennemis mortels. On a toujours tort de réchauffer un serpent venimeux dans son sein. Il n’y a qu’un traitement à appliquer aux invasions ennemies et il est radical.
Ceci est inévitable. Nous sommes dans la position d’un être qui a mis la main dans un piège mortel, une machine infernale qui va broyer tout le corps si on n’y met pas un terme. Il est temps de couper la main avant que tout le corps ne suive et ne soit broyé dans la machine infernale. Tous ceux qui disent le contraire, ou même simplement pensent qu’on peut s’arranger avec cette réalité sont complices de nos pires ennemis.
L’ennemi de demain tu dois le tenir à distance. Si tu pense en faire un ami une seule seconde tu es mort !
L’ennemi si tu peux le tuer dans l’œuf qu’attends tu ?
Pourquoi laisses tu prospérer les parasites ?
Pourquoi laisses tu ouvert à tous vents ce qui doit être fermé par sécurité ?
Pourquoi laisses tu un peuple étranger décider de tes intérêts ?
Pourquoi es tu soumis à des étrangers ?
Pourquoi es tu servile ?
Pourquoi laisses tu des étrangers s’installer sur ton sol et y faire la loi ?
Pourquoi formes tu une communauté indissoluble avec des gens qui sont tes ennemis intimes ?
Pourquoi ne romps tu pas cette communauté qui te relie à des humains dont tu n’as rien à attendre que des avanies ?
Répond donc à ces question et mets toi en marche pour construire l’Etat qui assurera ta sécurité et celle de tes descendants. Fuis le grand « melting pot » qu’on te présente comme le meilleur des mondes possible, comme la consécration de l’humanisme et de la fraternité. Autrefois il y avait les lois anciennes, les dirigeants du Peuple étaient partie prenante des intérêts des indigènes, même si ils leurs étaient profondément étrangers par la race et le sang. Ils avaient l’onction de la religion et dirigeaient l’Etat en bon père de famille. Aujourd’hui ils sont très loin de tout ça. Ce sont des aventuriers qui ne pensent qu’à leurs intérêts, des arrivistes qui essaient juste de briser les tabous qui sont nécessaires à la bonne marche de l’humanité.
Ce monde est odieux, il ravale l’humain à la qualité de consommateur et de producteur. Les biens les plus précieux sont vendus à l’encan. L’Etat impose sa doctrine laïque. Le principe essentiel de la propriété de la terre de ses ancêtres y est nié. Le colon, le métèque, l’immigrant y a plus de droits que l’indigène.
Il s’agit d’un piège mortel. Une gigantesque nasse dans laquelle les colonialistes tiennent tous les peuples enfermés.
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( 27 janvier, 2013 )

Cinétique et inertie.

La gravité est à l’origine de l’inertie, et sans inertie les matières de l’Univers seraient sans doute fixes. Or tout bouge dans le cosmos comme dans l’infiniment petit. Les étoiles tournent les unes autour des autres, les planètes autour des étoiles, les amas d’étoiles autour des centres des galaxies qui sont le siège d’étoiles supermassives, et les galaxies tournent aussi les unes autour des autres.

Tout ceci dans l’infiniment petit comme dans l’infiniment grand dépend uniquement de la gravité. La science n’a pas beaucoup travaillé pour en connaitre les principes et augurer de la consistance de la matière et de son comportement dans un flux de gravitons. La science officielle nie autant la présence de la gravité sous forme de particules qu’elle nie l’existence de Dieu, en fait elle essaie de faire sans, et bien sûr elle y arrive quand même, malgré que ce soit assez difficile avec n’importe quel langage et surtout celui des mathématiques.

Prenons quelques bases pour continuer cet exposé. La densité gravifique d’un espace quelconque consiste à compter ou mesurer le nombre de gravitons qui sont présents dans un espace donné à un instant t. La gravité locale est un vecteur d’accélèration qui consiste à préciser qu’il y a plus de gravitons qui proviennent d’une source hypothètique appelée centre de gravité de la source gravifique qu’il n’y en a dans les autres directions c’est ce que nous constatons  à la surface de la terre. Si nous sommes satellisés autour de la terre cette gravité locale devient nulle comme on le sait parfaitement depuis que nous avons expérimenté cette relation.

Or alors la densité gravifique n’a pas changée. Le fait que nous ne subissions plus l’attraction terrestre provient du mouvement rapide que nous faisons pour nous éloigner  de la terre qui nous attire, mouvement qui compense la perte d’altitude que nous subirions du fait de l’attraction terrestre, ce qui nous colle à une orbite bien que notre vitesse tangentielle devrait nous en éloigner. Cette satellisation explique aussi pourquoi la matière est figée dans un cadre très stable avec des éléments qui tournent autour de centres très massifs qui induisent des forces extrêmes comme l’électricité ou l’électronique, la nature de ces forces n’étant d’ailleurs pas mieux connues que celles qui forment la gravité, mais il est plus que probable qu’il s’agit des mêmes.

 

Ce n’est pas une hypothèse que de prétendre ou de poser comme avéré que la densité gravifique augmente lorsqu’on pénètre dans une masse de matière , c’est ce que l’on peut appeler la pression gravifique, et c’est cette pression qui rassemble les nuages de matière originelle d’hydrogène pour en faire des étoiles, qui ensuite allume ces étoiles , qui ensuite y fabrique tous les éléments simples, qui pour finir détruit l’étoile pour en faire une étoile à neutrons et enfin un trou noir qui va absorber progressivement tout ce qui se trouve à sa portée.

L a gravitation universelle est bien connue et son explication est encore assez fumeuse puisqu’elle repose sur des considérations de l’espace temps assez fumeuses.

La cinétique permet de progresser un peu plus dans l’explication probable du phénomène. On peut poser comme postulat que toute matière irradie de la gravité, semble t’il en ligne droite dans l’espace, avec une vitesse qui n’est pas connue, de tout point de sa surface, mais avec une régularité presque absolue, ce qui ressemble à l’irradiation des photons généré par une source lumineuse ou d’ondes électromagnétiques non visibles qui sont aussi des photons d’une autre nature soit qu’ils sont séquencés plus vite ou moins vite que la lumière visible pour nous humains.

La cinétique peut se baser sur l’expérience suivante. La fronde est un ensemble matériel qui permet de donner une grande vitesse à un ensemble fermé , lorsque le projectile atteint une certaine vitesse il suffit de le libérer du cercle d’accélération pour que le projectile parte dans une direction donnée tout en continuant à subir normalement les forces gravifiques locales. Que se passe t’il lorsque l’objet matériel expérimental est accéléré dans le cercle ?

La seule chose qui change pour lui par rapport à un objet qui ne bouge pas dans le champ gravifique c’est qu’il traverse un espace composé de gravitons qui vont dans tous les sens et qu’ainsi il acquiert une nouvelle inertie qui lui donne sa vitesse d’éjection du système, c’est l’effet gyroscopique aussi qui est ainsi mis en route, un lanceur de fronde habile saura facilement trouver la bonne direction et le bon angle pour lancer son projectile, il pourra facilement faire varier ces coordonnées de tir, tout simplement en jouant sur le cercle dont il maitrise le centre.

L’effet toupie est fort intéressant car à la surface des toupies la gravité locale est perturbée, tout objet se trouvant à la surface d’une toupie subit une accélération gravitationnelle dirigée à l’inverse de l’axe de rotation du système. On a bien essayé d’utiliser cette propriété pour réaliser des espaces ne subissant pas l’attraction terrestre mais ceci n’a pas été possible car si on fait un cône qui tourne ce n’est en fait qu’un cercle à son extrêmité, et si l’on voulait utiliser la descente  il faudrait accumuler dans la montée, ce ne serait qu’une sorte de montagne russe ce manège qui permet des sensations gravifiques variées dont la plus extraordinaire est celle de pouvoir avoir la tête en bas sans tomber.

Avec assez de vitesse un mobile peut monter un mur circulaire, passer au plafond et redescendre de l’autre côté. Le tout en restant collé à sa piste et en subissant une attraction accrue lorsqu’il monte la surface courbe. Son énergie est augmentée et sa vitesse diminue lorsqu’il monte la pente et l’inverse ensuite.

Comment expliquer ceci du point de vue gravifique, si on considère que la gravité seule est en jeu. Donc qu’il s’agit des interactions gravifiques entre la matière mobile et l’espace gravifique qu’il traverse. La matière est faite d’une infinité de giroscopes. Lorsqu’on bouge dans un champ gravifique ces giroscopes il se produit une flexion car chaque giroscope essaie de revenir dans son axe  de départ. Pourquoi est ce le cas?

Nous qui sommes habitués à la gravité comme à la pression athmosphèrique  sommes nous en mesure de le comprendre.

Lorsque nous ne bougeons pas à la surface de la terre nous sommes en fait dans un système complexe autour du soleil, avec la lune qui intervient et la rotation de la surface de la terre  et pourtant le fil à plomb indique pratiquement toujours le centre de la terre sauf s’il y a des masses rocheuses plus denses à proximité par exemple (au flanc d’une montagne )

Dans l’espace de l’attraction terrestre si nous voulons nous affranchir quelques instants de cette attraction il nous faut monter à une grande altitude puis nous laisser tomber, nous prenons de ce fait une vitesse exponentielle et nous ne subissons plus les règles de la pesanteur sur notre corps. C’est la seule manière de tester l’apesanteur pour nous. Imaginons qu’on puisse faire un puits qui passe par le centre de gravité de la terre et qui traverse toute la terre. Si nous jetions dans ce puits un objet il foncerait vers le centre de la terre , dépasserait ce centre et irait presque jusqu’à la surface de l’autre côté sur la vitesse acquise (en fait l’inertie accumulée dans sa  matière). Pendant toute la descente vers le centre de la terre il serait en gravité zéro localement, et pendant toute la remontée de l’autre côté aussi. Alors même que la gravité qui existe au centre de gravité de la terre est nulle par définition. Qu’est ce qui change dans cette expérience qui ne peut être réalisée mais dont nous connaissons bien tous les éléments? nous pouvons même calculer la vitesse moyenne d’un voyage traversant la terre d’un pôle à l’autre de cette façon

En fait la densité gravifique évolue parallèlement à la baisse de la gravité locale unidirectionnelle qui elle diminue progressivement. Au centre de la terre cette densité de gravité maximale fait que l’inertie locale n’est pas la même qu’à l a surface de la terre, et bien qu’il n’y ait pas de gravité locale sensible et que donc nous soyons en apesanteur, tout mouvement impliquerait une force bien plus importante qu’à la surface de la terre (augmentation de l’inertie qu’il est assez facile de calculer) , ceci fatiguerait nos muscles, le coeur par exemple serait soumis à des contraintes épuisantes. Nous aurions bien du mal à bouger des objets facilement utilisables sur cette terre qui résisteraient flottants suspendus dans l’espace.

Comment la gravité joue elle ce rôle sur la matière dont nous sommes composés?

Notre postulat est qu’il y a une pression gravifique sur toutes les matières existantes dans l’Univers, et que chaque matière rayonne aussi sa propre gravité qui est de même nature que celle qu’elle subit. Le rayonnement semble toujours le même quelque soit la pression subie (à prouver)  mais la quantité d’interactions gravifiques subie elle change fortement et ceci induit à l’intérieur des atomes des accumulations ou des pertes massives d’énergie. Une catastrophe matérielle comme l’impact d’un projectile sur une surface dure non flexible crée de l’énergie et perturbe la structure de la cible comme du projectile. Un impact sur une zone devenue flexible peut dévier la course d’un projectile, par ricochet ou par bonds, c’est ce qui se produit dans les liquides et dans les gaz, la matière dure formée de cristaux ou de structures en verre a structuré les giroscopes des atomes de telle sorte qu’ils ne glissent plus les uns sur les autres, le meilleur exemple étant le diamant de carbone qui est de ce fait le cristal le plus dur de la création, encore qu’on puisse imaginer qu’il puisse y en avoir un de plus sérieux si on considère que la matière actuelle peut être modifiée par compression dans les systèmes hypermassifs. Un diamant plus comprimé dans l’espace serait encore plus dur, et ceci même si il brûle assez facilement dans l’oxygène et se détruit tout aussi facilement. Les structures les plus fortes que nous connaissons sont faites d’atomes enchevêtrés dans des collections de fibres, de microtubes et autres céments forgés. Les céramiques par exemple sont des enchevêtrements complexes de ces fibres, même si elles comportent des trous et des fissures que le moindre choc sérieux fait éclater et dont l’énergie libérée contribue à la destruction de l’ensemble.

La pression artificielle par les chocs puissants et les machines à compression peut nous amener à domestiquer la matière plus facilement que ce que la nature fait souvent par hasard. Il est certain qu’il y a des étoiles et des planètes qui produisent des diamants en grande quantité par exemple et ceci par hasard, sur cette terre on n’observe pas beaucoup de diamants produits ailleurs que dans les cheminées des volcans basiques puisqu’il faut impérativement qu’il y ait des fluides catalyseurs pour que le diamant se forme à partir du graphite ou de toute autre source carbonnée.

Ceci pour préciser que la compression des atomes est ce qui se produit lorsqu’on se déplace dans un amas de matière, et peu importe que cette matière soit liquide ou non, même si elle est solide cette compression a lieu, elle est sans doute limitée mais elle induit des effets structurels importants.  Il faut une grande compression des atomes d’hydrogène par exemple pour arriver à former des corps simples nouveaux et produire de l’énergie pour générer des photons lumineux en surface, mais la taille d’une étoile suffit à réaliser ceci. Tout corps matériel est en équilibre il irradie de la gravité et en absorbe , le déficit entre ce qu’il absorbe et ce qu’il irradie est transformé en énergie

 

( 24 janvier, 2013 )

Matière noire et compression de l’Univers qui nous concerne

La théorie la plus commune indique que l’Univers qui nous concerne, le nôtre, car il doit en exister des multitudes, est en expansion continue depuis le big bang qui serait son commencement ou plus probablement sa renaissance à la suite d’une destruction  totale. Comme il n’est pas certain que la matière que nous connaissons soit la résultante d’un tel processus nous pouvons imaginer que les Univers qui existent sont faits de toute autre matière et que même les soit disant forces universelles n’y sont pas les mêmes.

Les chercheurs focalisent souvent leurs recherches sur la matière noire qui représente plus d’énergie que la matière dicernable telle que les photons et les interprétations de la gravité universelle lui donnent consistance environ 96% de la matière de l’Univers serait noire. Un principe est qu’en physique il peut y avoir plusieurs théories pour les mêmes observations, et que la science choisit toujours celle qui semble la plus normale pour les humains qui sont des créatures enfermées dans un écosystème doué d’une certaine gravité, avec un temps de vie assez court et des illusions nombreuses en ce qui concerne le rôle et la place du divin. Le Créateur Universel de l’ordre des choses y est ensencé et l’humain se figure qu’il est le centre de son Univers, et de toute la création, ce qui bien sûr n’est pas le cas, il n’est qu’une toute petite parcelle d’un système qui n’a pas de limite, même si on ne doit pas en conclure qu’il est éternel et sans début et sans fin, car ce qu’on ignore encore de la Nature est plus important que ce que l’on en sait.
La consistance de notre Univers dépend uniquement de la gravité. C’est elle qui allume les étoiles et qui organise leur parcours dans le temps. La lumière et les ondes électromagnétiques sont à l’origine des déchiffrements de notre science actuelle. Les ondes et formes gravitationnelles nous sont peu connues par défaut de moyens que nous avons de les mesurer et de les distinguer facilement. Nous faisons par contre partie des êtres vivants qui peuvent voir des collections de photons et les distinguer un peu dans le spectre visible, ceci est la base de ce que nous pouvons appréhender.

Intéressons nous un peu à ce qui est invisible pour nous mais dont nous subissons les effets continuels, la gravité qui règne à la surface de la terre, dans notre lieu de vie habituel. Que constatons nous?  Notre structure est limitée et organisée pour lutter contre cette force. L’érosion et les faits physiques comme l’écoulement de l’eau sont liés à l’action de ces forces.

Avec une collection d’aimants nous pouvons nous affranchir de cette force  et nous savons comment un aimant transforme une partie de son énergie pour obtenir cet effet. Il est assez simple donc de comprendre que ce sont les interactions de la matière avec le vide qui l’entoure qui sont la base du poids que nous ressentons constamment.

Une des théorie possible est qu’une part importante de la matière est présente sous la forme de particules très minimes (bien plus petits que les gluons mais qui se comportent comme eux,et non comme les photons) qui voyagent constamment dans l’espace comme dans la matière et qui sont en interaction continuelle avec les éléments de la matière. Il en existerait de deux sortes. Des particules matérielles d’une part , des particules de l’antimatière d’autre part. Notre monde est matériel, mais il n’est pas certain qu’un monde d’antimatière ne soit pas  possible dans cet espace fait de gravitons. L’antigravité pourrait annuler les effets de la gravité et ceci se produirait lors de la compression des atomes, produisant de la matière neutronique (étoiles à neutrons, début de la formation des trous noirs) . Tout l’univers serait irradié par un flux de gravitons continuel, et continu, soit que ces gravitons sont éternels, soit qu’ils sont produits constamment par la matière et l’antimatière de l’univers, ou des univers si ils sont jointifs et n’ont pas de frontière définie en ce qui concerne la gravité. La probabilité qu’il y ait des univers d’antimatière pourrait être de 50%.

L’expansion continue de notre univers suppose qu’il trouve un espace pour s’exprimer, ceci n’est pas si simple à interpréter dans les 3 dimensions habituelles. Car si cette expansion se produit il y a nécessité aussi que les éléments les plus fins subissent aussi la même expansion, or ceci ne semble pas être le cas.  Peut on imaginer que ce soit le cas , donc qu’il n’y aurait pas d’expansion de l’univers mais par contre un appauvrissement de la matière en énergie qui conduirait à sa concentration. Nous observerions la même chose. Et les deux phénomènes peuvent aussi se trouver réunis. La compression du volume de l’univers est possible même si on observe l’éloignement des galaxies dans ce cas car c’est la gravité qui régule les distances avec une grande célérité. Nous savons que les étoiles tournent les unes autour des autres et plus exactement autour du coeur des galaxies, et les galaxies tournent aussi autour des autres galaxies. Et là nous savons qu’il y a des directions, des plans pour ces orbites, nous les voyons et nous savons les quantifier et les représenter dans l’espace. Alors nous pouvons en tirer  des théories sur la formation de ces objets, et notamment sur les structures appelées amas. Ce qui amène à cette idée qui n’est pas si stupide que la matière serait impliquée dans la formation du nuage multiforme de gravitrons et ne serait donc pas si neutre qu’on le croit, il y a une force qui est transmise à la matière par le passage d’un flux gravifique donc il semble que la matière transforme ce flux en énergie constamment. D’autre part on prétend que les ondes gravifiques se déplaceraient à la vitesse v, alors qu’il est plus probable qu’elles se déplacent à la vitesse v au carré selon la formule e=mc2   c représentant la vitesse de l’onde photonique dans notre galaxie et dans l’ambiance proche de la terre notre planète, soit à peu prés  3. 10 puissance 8  mètres par seconde. La vitesse de l’onde gravifique serait elle de 9.10 puissance 16 mètres seconde. Comme les objets nommés photons voyagent dans  le même substrat que les objets nommés gravitons il est probable qu’il existe un courant comparable à ce que l’on observe dans la matière transparente, et pour le moment il n’est pas décelé que l’espace puisse contenir des objets qui transforment la gravité et qui en changent le sens par exemple. Sauf que les masses matérielles font en sorte que leur coeur , situé au centre de gravité est neutre gravifiquement et que leur surface comporte une gravité relative qui nous concerne en tant qu’humain car nous y sommes habitués, et plus même nous en sommes dépendants, car vivre dans un monde sans gravité comporte pour notre structure vivante de grands  risques de destruction progressive de nos capacités à nous mouvoir et à réaliser des actes matériels. Tout ceci pour dire que sans doute la matière rayonne des gravitons à partir de son centre de gravité, et qu’il semble probable que tout le rayonnement de gravitons vient uniquement de la matière, si on considère ceci au niveau du nuage de matière qui est notre Univers, il faut considérer que le rayonnement qui sortirait du nuage serait perdu irrémédiablement et que de cette manière la gravité sortirait du système. Actuellement nous ne savons pas où se trouve le centre du Cosmos ou même de notre Univers. Nous ne pensons pas qu’il puisse y avoir des faits et des interactions qui se produisent hors du temps et de l’espace, hors de notre espace temps, si l’Univers est une bulle et que cette bulle n’éclate pas c’est qu’il y a une pression ou une  assimilation externe à la bulle. Ainsi pour le rayonnement électromagnétique (les photons) il est probable que ces éléments sont stoppés aux confins de l’Univers parce qu’il n’y a plus d’interactions matérielle pour les soutenir et les faire exister, ces photons deviennent alors des objets matériels rayonnant.  De la même manière il est probable que les objets gravitons se figent contre cette barrière et sont même renvoyés vers leur origine comme par un miroir. Toute autre hypothèse n’aurait pas de sens et ne permettrait pas à l’Univers de survivre aussi longtemps qu’il existe. Il est probable que les corps hypermassifs qui rayonnent dans la gravité normale dans toute la galaxie, ont aussi une autre manière d’échanger des gravitons et des photons et peut être même de la matière avec les autres corps hypermassifs de la Galaxie, comme avec les étoiles ,comme avec les autres galaxies, les autres Univers même. Car dans leur situation l’espace temps est totalement déformé et ceci permet de transcender toutes les règles physique habituelles de l’espace temps moyen de la galaxie et de toutes les galaxies en fait. Le plus curieux serait qu’ils soient en relation intime avec des objets d’antimatière par ce canal ce qui expliquerait que cette relation persiste dans le temps comme on le constate envoyant l’age avancé de notre Univers actuel. Le signe infini qui est ce huit 8 couché représente bien cette information intuitive que nous constatons dans l’infiniment petit des atomes et de leurs composants. S’affranchir de la matière est toutefois nécessaire pour pouvoir aller et venir dans l’Univers par ces chemins, il n’est pas illusoire que des êtres vivants faits à l’origine de matière y soient parvenus, et nul n’est besoin de structures matérielles pour cette transgression. Nous ne connaissons bien et n’utilisons encore que des matières courantes superficielles de la terre, ainsi que celles délivrées par les aérolithes et autres débris qui jonchent l’espace et sont attirés par notre gravité. Jupiter et les autres planètes nous protègent, même la lune est indispensable pour ceci. Nous n’avons par exemple aucune source de matière neutronique celle qui se trouve formée à l’intérieur des étoiles à neutrons à notre portée, et encore moins des sources d’antimatière, car ces éléments sont pratiquement incompatibles avec la matière dont nous sommes faits. Sans ces deux matières spéciales nous ne pouvons pas sortir de notre condition actuelle. Nous n’avons pas plus de contrôle sur l’énergie produite par la fusion nucléaire et avons bien des difficultés à avoir un contrôle suffisant sur la désintégration des éléments lourds spécifiquement l’uranium. La recherche de matière exotique dans notre environnement proche est indispensable pour aller de l’avant, notre industrie est encore bien incapable de produire des structures suffisantes pour les générer en quantité suffisante. La situation serait plus confortable si nous avions déjà un accès profond dans la planète, et que nous ayons des sources de matière neutronique et d’antimatière à notre disposition de ce fait. Pour ceci il faut établir un plan coûteux d’exploration et de maîtrise des grandes profondeurs et notre structure matérielle est le principal obstacle à cette nécessaire entrée en matière. Cessons d’abord d’avoir des illusions sur l’espace temps ce qui n’est qu’une théorie fumeuse.

Ce qui oblige à reprendre à zéro la théorie dite de la relativité une fois de plus.  La gravité y est décrite comme étant la résultante de la perturbation induite par la masse dans l’espace temps. Cette idée s’approche bien de la réalité, et son avantage est qu’elle nie complètement la gravité  comme étant le fait de particules qui se déplacent dans l’espace, mais c’est un peu comme la théorie ancienne de la génération spontanée utilisée en médecine tant qu’on n’avait pas une vision microscopique suffisante pour voir et décrire les colonies de microbes et autres virus.

Revenons à l’expérience facile à mener qui prouve que la gravité observable diminue au fur et à mesure qu’on se déplace vers le centre de gravité d’un ensemble matériel. Comment expliquer ceci avec la théorie du gouffre gravitationnel qui perturberait l’espace temps?  On sait aussi que les photons sont déviés par des champs gravitationnels importants donc qu’ils interagissent avec eux . Il est probable que la vitesse stable de la lumière ne l’est que dans un environnement gravifique stable.

Et pour finir arrivons enfin à construire des plans structurant la matière tels qu’ils stoppent ou même réfléchissent les gravitons. Tout ceci est même plus simple que nos lasers et autres puces informatiques, et c’est à la portée de nos mains ou de celles de nos robots. Il ne fait pas de doute qu’une technologie très simple permet de contrôler une enceinte située dans l’Univers de telle sorte qu’elle soit hors les règles communes de cet espace matériel. Ce qui permet de faire varier son impact sur la matière, notamment en diminuant le volume occupé à volonté, ou en l’augmentant, ceci permettant de passer à travers les trous de vers qui s’ils existent sont plutôt au centre matériel des grandes masses qu’à leur superficie.

Pour revenir une fois de plus à la présence chez nous d’êtres venus d’autres mondes matériels ayant développé des civilisations technologiques depuis des millénaires et donc pouvant être considérés comme étant plus évolués que nous il est certain que leur présence nous implique fortement. Ceux qui ont eu des contacts avec eux sont déçus bien sûr et ont constaté que ces êtres sont généralement plus misérables que nous le sommes étant soumis à des choses qui pour nous paraissent abominables. Mais aussi il n’y a pas de chemin vers le passé et nous ne pourrons que suivre leur voie lorsque nous arriverons à leur connaissance, et c’est ce qui les retient. D’autre part il est certain que ce qui est essentiel pour eux ne l’est pas encore pour nous et qu’ils méprisent les sentiments que nous avons pour bien des choses vraiment stupides. Notre civilisation est pour eux stupide, ignorante, mécréante, vile et de plus en plus tournée vers le n’importe quoi. Ils envisagent souvent de la détruire radicalement, et de reprendre à zéro avec des êtres issus d’animaux autres que des singes bipèdes. Si notre monde continue sur sa lancée ce sont des êtres issus de nos machines qui seront les générations futures de l’humanité, et ces superhumains détruiront la race qui les a créés. Voilà le constat fait par les voyageurs qui de temps en temps viennent visiter notre galaxie et ses innombrables formes de vie et d’intelligence. D’autre part si on leur demande de définir l’immortalité et de nous enseigner les voies pour y parvenir ils nous donnent de fausses indications sur leur propre passé dans ce domaine. Pour les machines il est simple de transférer de l’une à l’autre les savoirs et les techniques, pour les formes de vie ce n’est pas le cas et ceci figure dans le génome qui est une structure assez fragile, les êtres immortels ont ils vraiment une vie meilleure et plus confortable que la nôtre? ce n’est pas le cas semble t’il.

Les humains actuels sont une race déchue issue de manipulations génétiques nombreuses de fusion avec les gènes des visiteurs, et ils pensent toujours qu’ils sont nés par génération spontanée des animaux vivants sur cette planète. Les prototypes n’avaient pas besoin de parler pour exprimer leurs idées, et pouvaient vivre de longues années sans la déchéance de la vieillesse.

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