( 27 octobre, 2011 )

Vitesse de la lumière

Vitesse de la lumière. La vitesse concernée est considérée comme étant indépassable dans un environnement stable. Mais le vide est il stable ? Considérons l’objet émis comme étant émis à cette vitesse dans une galaxie et un système solaire (une ou plusieurs étoiles occupant le centre).
Quelque soit la masse de l’astre qui est à l’origine des photons (disons pour simplifier le photon mais ceci est certainement impliquant aussi, il n’y a pas d’émission d’un photon mais d’une « masse » de photons) la lumière quittant l’étoile atteint la vitesse v dans le vide local.
Il se trouve que cette galaxie s’éloigne de la notre et de notre soleil à une grande vitesse proche de la vitesse de la lumière. La particule photon va traverser des zones de l’espace qui s’éloignent de plus en plus de son lieu d’origine. Soit elle est conservée intacte lors de ce trajet, soit elle peut générer une nouvelle particule qui continue son trajet. Mais ce qui est aussi certain c’est que la vitesse v qu’elle prend dans le nouveau système qu’elle traverse est bien identique or éjectée à la vitesse v, elle devrait progressivement se freiner, mais elle n’en fait rien. La particule photon vibre, elle a une vibration x lorsqu’elle part de son lieu origine, or cette vibration elle diminue lorsqu’elle transite par un espace qui s’éloigne constamment de son lieu origine (phénomène connu comme étant la résultante d’une expansion de l’univers, mais qui pourrait aussi être une compression de l’espace matériel et dans ce cas il serait plus facile de comprendre comment la matière de l’Univers peut trouver un espace d’expansion).
Ce fait ci nous interpelle car la vitesse de la lumière est constante dans cet univers nouveau alors que par rapport à son lieu d’origine elle a déjà augmenté. Qui a t’il de différent entre les deux univers ? celui dont elle est originaire que nous nommerons le premier, et le nouveau qu’elle traverse (le second), qui se déplace en s’éloignant du premier .
De ceci nous pouvons déjà tirer la règle que la distance qui serait calculée comme étant v multipliée par le temps mis pour parcourir la distance est fausse. En effet lorsqu’elle est émise de sa source la vitesse relative de la lumière est égale à la vitesse de la lumière , déduite de la vitesse du système d’où elle provient par rapport à notre système. Et si on veut affiner le tout il ne faut pas oublier que les astres font des révolutions autour de centres qui leurs sont propres et que les galaxies aussi tournoient dans l’espace. Alors que les photon vont en ligne droite eux à l’exception de leur passage prés d’une source de gravité importante, une sorte de puits gravitationnel qui les dévie plus ou moins fortement, l’explication étant que la gravité joue une sorte de yoyo avec les constituants du photons, ce qui pourrait laisser entendre que les photons sont aussi doués d’une masse même si cette dernière n’est pas toujours perceptible, et sans doute d’une antimasse qui compense cette fragilité.. En effet toute particule massive ne peut atteindre la vitesse de la lumière, c’est sa frontière ultime et cette vitesse signerait sa destruction.
Donc il n’est pas besoin de préciser et de vouloir interpréter que c’est le temps local qui est changé (relativité couramment enseignée). Le temps local n’a rien à voir là dedans. Il est stable dans toutes les directions de l’espace. Il n’y a pas de centre à l’univers. Aller dans n’importe quelle direction est équivalent. La vitesse locale de la lumière ne change pas, ce qui change c’est la vitesse relative. Ainsi si un vaisseau cosmique de matière ordinaire se déplace à la vitesse v/10 dans un système de départ, il aura toujours cette même vitesse lorsqu’il arrivera dans un système matériel autre qui se déplace à v/10 par rapport au système de départ. Mais sa vitesse relative par rapport au système de départ sera elle de v/5. Et lorsqu’il sera dans un système qui se déplace à la vitesse v*10/9 de son lieu d’origine , il se déplacera à la vitesse v par rapport à son origine, et pourra même dépasser cette vitesse ensuite puisque l’expansion de l’univers est sans doute illimitée, et qu’il n’y a pas de fin de l’univers , même si la théorie du bing bang déclinée suggère qu’elle puisse exister, ce qui est presque improbable.
Considérons donc ce qui change et tout sera simplifié. En fait les galaxies sont toutes massives, elle irradient de la gravité à partir de leur centre qui est souvent constitué d’un objet hypermassif connu sous le terme de trou noir. Encore qu’il soit impossible de connaître avec certitude ce type d’objet.
Un des paradoxe de la nature est que la gravité locale au centre de gravité d’un système massif est nulle, totalement nulle. Ce qui implique qu’au centre de la terre notre planète il n’y a pas de gravité locale mesurable. Et aussi que lorsqu’on s’enfonce dans la terre la gravité locale existant à la surface de la terre diminue fortement. C’est pour cette raison que les éléments les plus denses s’enfoncent dans les éléments les plus légers si ils peuvent les expulser pour prendre leur place, parce que l’équation résultante est positive.
Théorie de la gravité.
La gravité se caractérise par son universalité. Elle est d’origine matérielle. Si la matière se disjoint elle sera transformée en gravité. Il semble qu’il y ait deux type de gravité. Une gravité et une antigravité. L’Univers est rempli de gravité, nous n’en percevons qu’une faible part, la gravité locale qui est un vecteur d’accélération.
Ce qui nous trouble dans cette affaire c’est que nous pouvons assurer que cette gravité doit pouvoir être mesurée très simplement avec ce que l’on nomme inertie. L’inertie dépend sans doute de la gravité locale, mais essentiellement de la quantité de gravitons qui se trouvent à un instant (t=0)dans un espace donné, ce que nous pourrions appeler la densité gravitationnelle locale.
Nous savons que cette densité doit augmenter si on s’enfonce dans le centre de la terre. Nous pouvons calculer la masse de gravitons que ceci implique. Nous pouvons faire les mesures pour le prouver, et ceci très facilement.le
Il est certain que la vitesse de la lumière dépend de cette densité de gravitons. Les galaxies sont noyées dans un nuage de gravitons qui viennent de tout l’Univers. L’objet graviton n’est pas connu avec précision. Pour le connaître il faudrait le créer de toutes pièces, le diriger, le contenir dans un espace, travailler sur les moyens de le contrôler par des matières non conventionnelles puisque les matières ordinaires sont quasiment transparentes à cette force ou ces particules.
Si la densité de gravitons dans un espace ou un trajet influe sur la vitesse de la lumière v, qui est aussi celle de certaines particules nommées neutrinos, ce qui pourrait se traduire par l’augmentation du nombre de gravitons et surtout par le basculement d’un système à un autre ceci expliquerait aussi l’augmentation de la vitesse observée des neutrinos.
Oro

( 7 août, 2010 )

Sous la pluie.

Jeudi 17 juin. Il a plu toute la journée. Il pleut encore et toujours. Ceci explique pourquoi les arbres sont ici immenses, toujours verts et qu’il y a des fleurs et des fruits toute l’année. La température est tombée à 24 degrés centigrades dans le faré. Demain sans doute il fera beau!
Mais que c’est « fiu » quand même. Ceci explique bien ce sorte de tristesse sans cause précise qui s’incarne assez bien dans les peintures de Gaugin.
Les Maoris nous appellent Popaa. Je crois que dans leur langue la marque du pluriel précède le nom et qu’il n’y a pas de s à la fin du mot. Mais c’est à vérifier.
Entre nous c’est vrai qu’il y a des différences flagrantes. D’abord physiques.
La première chose qui étonne, c’est qu’il y a ici peu d’adultes de petite taille. Les grands gabarits sont au contraire très nombreux. Les plus de deux cents livres représentent même la majorité.
Beaucoup atteignent des poids de lutteur de sumo et se déplacent encore avec une surprenante agilité. Peu de demi portions donc. Et lorsqu’on va dîner dans les restaurants de bord de route, ou prés des « camions » et qu’on vous sert la portion d’unol plat on comprend qu’ici manger veut dire quelque chose comme ingurgiter deux ou trois rations d’un Européen. J’exagère à peine! Et il ne reste rien dans les assiettes à la fin du repas, souvent plat unique.
Les Popaa ont tous le nez assez prohéminent, souvent long, avec une certaine finesse quelque fois. Le nez maori est plat avec des narines bien visibles. La couleur de la peau est uniformément bronzée chez tous ceux qui vont au soleil depuis des générations, avoir ici une peau très claire est un handicap sérieux, il faut faire attention à établir un bronzage sérieux et bien se protéger. Malgré leur peau bronzée les Maoris doivent aussi faire attention aux dégâts occasionnés par le soleil, mais ils sont bien mieux protégés que nous. Ici le soleil est vraiment redoutable. Par chance il y a de l’ombre un peu partout, bien que le soleil monte très haut dans le ciel car nous sommes proches de l’équateur.
Il y a peu de nuances dans la teinte de la peau, qui est celle que nous obtenons lorsque nous atteignons nous même au nirvana du bronzage qui nous protège des coups de soleil lorsque nous sommes assez sages pour limiter quand même notre exposition. Ici tout le monde se met à l’ombre lorsqu’il peut. On s’assied par terre pour avoir la fraicheur venant de la terre. Et on évite de s’agiter inutilement. La journée commence avant l’aube vers 5 heures généralement. Et se termine avec l’arrivée de la nuit vers 6 heures. Entre temps il y a des périodes de repos bien nécessaires.
Tout le monde porte ici des tongs. Il s’agit de ces nus pieds qui tiennent par le lien qui passe entre le gros orteil et les autres doigts. Et ceci est quasi général. Seuls des agents de sécurité portent des grosses godasses. Pas de tennis non plus. C’est la mort des chausseurs assurée!
Les hommes sont le plus souvent en bermuda, chemisette, les femmes idem, avec quelques robes spécialement pour les Mamas. Ces costumes sont agrémentés de belles couleurs et de dessins variés au point qu’on en trouve très peu de semblables.
La mode du tatouage est en plein développement ici. On y voit beaucoup de très intéressants motifs inspirés des gravures et des photos des anciens maoris, surtout ceux des Marquises et de Nouvelle Zélande. C’est sans conteste un héritage polynésien qui mérite de se perpétuer de nos jours aussi. Beaucoup de Popaa se font aussi tatouer d’ailleurs et y trouvent un certain charme. Je pense qu’il s’agit même dans certain milieu d’une manière de redevenir eux même de retourner à nos sources qui ne sont pas si différentes. Les tatouages fascinent c’est certain, ceux qui n’en ont pas comme ceux qui en ont fait mettre sur leur peau. Ce sont des signes qui ne sont pas sans signification et sans danger. Car une partie de nous se forge sur ces dessins et mutilations rituels. L’homme tatoué n’est jamais nu!
Les Maoris sont souvent très musclés, même assez jeunes, sans doute parce qu’ils bougent beaucoup et qu’ils font beaucoup de travaux assez pénibles. Et c’est leur nature aussi. Leurs os sont larges le plus souvent et leurs articulations sont très souples. La plus part ont aussi une pilosité corporelle très faible, souvent invisible même. La barbe est peu fournie. Les cheveux sont plutôt de type asiatique, ondulés, très fournis. Les cheveux de type africain sont fort rares. Les yeux sont couleur de perle noire le plus souvent, sans beaucoup de brun. Les femmes portent toutes les cheveux longs, et leur chevelure est magnifique même jusqu’à un âge avancé.
On ne distingue pas toujours une âme accueillante dans les premiers regards qui nous sont portés. Mais qu’on demande quelque chose, qu’on ose un sourire et tout change aussitôt. Le sourire et la gentillesse sont la règle d’or. L’hospitalité est ici une règle non écrite qui s’applique toujours avec un profond respect. Bien sûr il s’agit aussi de descendants de cannibales qui luttaient souvent avec une grande témérité contre leurs voisins des principautés environnantes. Les Rois , les Arikis, (en Tahitien le k disparait remplacé par l’apostrophe) tenaient ce peuple dans une quasi servitude, en despotes éclairés le plus souvent, avec leurs prêtres et savants qui connaissaient les techniques matérielles de cette civilisation très évoluée et l’ensemble reposait sur la magie, les envoûtements, l’appel des divinités par des sacrifices et des cérémonies, l’usage des sciences divinatoires. Le Maori actuel est resté imprégné de cette culture. Il n’est pas adepte de la démocratie et la rejette d’ailleurs fondamentalement. Il n’y a jamais eu de société polynésienne basée sur la démocratie, il est fort probable qu’il n’y en aura jamais d’ailleurs. Ces territoires ont besoin de chefs, qui fassent preuve de leurs talent et qui aient une part du mana divin, présent ici depuis l’arrivée des premières pirogues. La démocratie à la française a fait de ce peuple soumis à des tabous très stricts, mais aussi libres dans beaucoup de domaines où ils ne le sont plus depuis l’acculturation apportée surtout par le christianisme, des êtres sans repères véritables sur leurs propres racines qu’ils intègrent pourtant avec passion. Car ils sont doués pour plein de choses et ils sentent bien que la civilisation qu’on leur impose, venue de l’Europe et de la Chine essentiellement n’est pas et ne sera jamais la leur. Il reste à reconstruire un Peuple Maori!
La fin de la royauté est ressentie comme une désertion du pouvoir légitime des Arikis. Il y a bien une vraie coordination et des liens très fort entre les différentes nations maories, mais peut on construire sur ce substrat une identité commune qui soit valide et qui marche vers l’avenir. Les Maoris sont un Peuple de l’Avenir. La population est jeune, elle a des enfants, elle n’a pas assez d’emplois sur le territoire parce que le développement économique n’est pas réalisé par les structures politiques actuelles. Le blocage politique qu’on observe en Polynésie française est vraiment inquiétant, c’est une triste spirale vers les formes de gouvernements absurdes qui se met en place.

( 7 août, 2010 )

De ce qui ne va pas en Polynésie

La Polynésie ne va pas bien actuellement ?
On me disait ceci récemment.
Pour ma part j’ai constaté que les Polynésiens vont bien eux, qu’ils sont dans l’ensemble satisfaits de vivre dans un Pays béni des Dieux, tout prés du Paradis. Ils voient tous l’immense richesse qu’ils portent en eux et que leur Pays leur dispense encore. Mais c’est vrai qu’ils sont critiques et qu’ils aimeraient aussi que ce qui ne va pas change.
Ils veulent des emplois stables au pays, un développement économique, un avenir pour leurs enfants.
Ce qui ne va pas?
Bien sûr c’est parce qu’il y a des privilégiés et des riches qu’il y a aussi des pauvres!
Je ne crois pas que la richesse soit une absurdité en elle même, elle est nécessaire pour apporter le développement. Encore faut il que la puissance publique fasse son travail qui est de distribuer les rôles et de faire de l’activité économique son cheval de bataille. On sait bien que ce n’est pas le cas actuellement.
Que les hommes politiques se mettent donc au travail au lieu de comploter pour savoir qui sera le chef!
D’abord il faut élargir et péréniser le domaine public.
Créer les infrastructures de demain. Il faut un plan pour acquérir le foncier nécessaire aux routes et aux travaux publics, et même pour installer les industries nécessaires. Il n’y a pas d’industrie du bois sur le territoire par exemple, elle ne peut exister dans les conditions actuelles il faut organiser cette installation pour qu’elle profite à toute la population, pas à une petite meute d’investisseurs fortunés.
Mais faut il réformer? qui le peut ? pourquoi le faire?
D’abord et surtout à Tahiti. L’accaparement par certains particuliers de ce qui devrait être le domaine public est évident. La France n’a jamais su régler les accès aux biens collectifs dans le sens de l’ordre juste et équitable.
Autrefois ici les domaines des tribus, des chefs plus exactement allaient des vallées aux crêtes des montagnes et se prolongeaient dans les lagons jusqu’à la barrière de récifs et même parfois au delà.
L’accaparement commence lorsqu’on prend comme sien un bien essentiel qu’on n’exploite pas correctement et qui ne rapporte rien à la collectivité dont on est membre. Dans toute société évoluée les accapareurs sont des nuisibles qu’il convient de mettre hors d’état de nuire. Ceci est même vrai lorsqu’on a des titres de propriété en bonne et due forme. Même les Princes et les Rois les plus stupides exigeaient que leurs terres soient mises en valeur par des fermages ou des colonies. La République actuelle ferme les yeux sur les domaines qui sont laissés à l’abandon par leurs possesseurs. Et qui de ce fait cessent d’être des possesseurs légitimes.
L’accès de tous à ce qui appartient à tout le monde doit être préservé contre les intérêts privés, c’est une des tâches essentielle d’un gouvernement. Avec la sécurité des biens et des personnes qui va avec bien sûr.
Ici il y a des chiens en abondance. Des chiens errants par dizaines. Et dans les propriétés jouxtant les accès à la mer ou à la montagne des chiens qui sont là pour dissuader le passant d’aller par là.
Puis un peu partout des terrains vagues avec une clôture de barbelés ou autre et la pancarte « TABU » , des chaines sur les routes, des pancartes « terrain privé sur les seules voies d’accès à des vallées…triste comportement de gens qui ne sont pas bien dans leur tête, sans doute inspirés par une idéologie qui est de toute manière quelle qu’elle soit contraire aux droits fondamentaux de l’homme. Dans ces droits il y a celui imprescriptible de l’hospitalité, de l’humanité toute simple.
La loi littorale notamment est une stupidité confondante car elle met à la disposition de tout le monde ce que l’enclavement du domaine public ne permet pas. Le code civil prévoit bien le désenclavement des propriétés qui deviennent inexploitables, ou sont soumises à des chantages constants du fait de leur enclavement. Les particuliers ont dans ce Pays le droit d’ériger des clôtures sans respecter le droit des autres citoyens de se rendre dans les lieux publics de manière aisée et naturelle, soit d’accéder au domaine public. Ainsi voit on des barrières continues de murs de propriétés privées, et quelquefois publiques aussi, empêcher les citoyens d’accéder à la plage publique qui de fait devient une plage privée.
La Polynésie est paralysée par son système de biens privés et publics. Il serait temps de mettre à bas les privilèges exorbitants de ceux qui s’arrogent le droit de bloquer l’accès des citoyens aux différents domaines privés et publics qui les entourent. Il y a bien ici comme partout des « servitudes » qui traversant les propriétés des mitoyens permettent aux particuliers d’accéder à leurs propriétés, et notamment à leur logement. Ces servitudes permettent généralement d’accéder à la mer et à la plage, mais souvent il est impossible d’y arriver car une propriété en barre l’accès délibérément. Ceci devrait être amendé par l’obligation pour toute propriété ou groupe de propriétés qui occupe plus d’une centaine de mètres de large de littoral d’établir un passage suffisant pour les citoyens qui veulent se rendre à la plage.
A Tahiti les terres sont la richesse la plus crédible et ceux qui monopolisent les biens fonciers sont les vrais riches. Ce sont eux qui détiennent l’essentiel du capital de l’île. Une réforme des biens fonciers est inévitable car leur usage n’est pas laissé à l’arbitraire, n’est pas et ne doit pas être un privilège de quelques uns. Il est nécessaire et souhaitable que chaque Tahitien ait facilement accès à un terrain qui lui permette de vivre bien. Donc il faut casser la structure actuelle du marché du foncier bâti, et mettre sur le marché de grand nombre de lots de terrains constructibles. La puissance publique doit s’y confronter, c’est un défi important à relever.

Le développement du littoral est une chose importante. Encore beaucoup reste à faire. Les communes sont toutes confrontées à des problèmes insurmontables du fait de la géographie, des conditions climatiques, du manque de moyens financiers. Le simple entretien des routes communales n’est pas assuré partout avec un minimum de sérieux. Y a t’il des cantonniers ? pourquoi y a t’il donc tellement d’ornières et de routes qui sont des pistes mal entretenues, pourquoi ne prévoie t’on pas de bétonner et d’asphalter les indispensables jonctions entre les différents points de vie de la population. Certains sont bien lotis ; la plus part doivent se contenter des ornières et des pierres des routes délabrées.
Les services publics eau et électricité notamment sont confrontés à ces stupides considérations locales. Car pour équiper l’hydroélectricité qui devrait être généralisée car non polluante, créant des réserves d’eau non polluée, économisant les ressources rares pétrolières et minérales diverses…Cet équipement de la montagne en canaux de captage, en retenues petites et moyennes bien construites pour pouvoir être des accumulateurs d’énergie aussi entre deux retenues c’est possible et utile dans un pays qui devra un jour ou l’autre utiliser l’énergie électrique solaire gratuite et abondante…
Tout ceci ne peut se faire parce que la montagne n’est pas pourvue d’accès valables, et ceci est un frein absolu au développement.
On voit aussi que des plateaux entiers qui irrigués pourraient produire des biens agricoles très diversifiés sont impossibles à atteindre facilement alors qu’il suffirait de faire établir des routes comme il se fait partout dans le monde. Et pour ceci la puissance publique est seule capable de mettre en œuvre cette indispensable équipement collectif, et elle doit le financer prioritairement. Car avec cet équipement de l’intérieur de l’île elle donnera du travail et créera des emplois qui manquent cruellement. Et ces équipements ne sont pas ceux qui se traduisent par un déficit commercial accru, bien au contraire. Ils contribueront à l’augmentation du P.N.B. de manière importante.
La mise en culture des magnifiques terres situées en zone de montagne permettrait de développer la production agricole dans un premier temps par des cultures de défrichement, destinées à mettre en place les champs, puis ensuite par des cultures arboricoles pour l’essentiel car c’est dans ce domaine que la nature locale est la plus productive. Elle devrait aller de paire avec une gestion des stocks forestiers. On constate qu’il n’y a pas de filière du bois localement implantée, or ici tout pousse, on peut planter toutes les espèces à forte valeur comme les acajous et le teck. Les ressources locales sont actuellement assez limitées parce que la forêt naturelle n’est pas exploitable dans l’état actuel. Les accès par des routes permettant aux camions grutiers de convoyer les billes sont un préalable.
Ceci doit aller avec la fin de l’immense gâchis qui consiste pour les municipalités et les particuliers à brûler les immenses quantités de végétaux qui sont coupés dans la bande littorale simplement pour élaguer ou nettoyer les terrains autour des habitations. Ces végétaux devraient être plutôt mis à contribution pour l’élaboration de l’électricité, on pourrait aussi développer, et même proposer un compostage public local aux différents particuliers qui jettent des tonnes de végétaux qui encombrent les poubelles. Ce compostage lorsqu’il est fait avec des règles précises ne produit pas de désagréments et crée aussi un produit utilisable en agriculture nécessaire au bon entretien des sols de culture.
Les plages et les littoraux sont encombrés d’objets qui n’ont rien à y faire. Ce sont souvent de vraies poubelles. Et tout le monde semble s’en accommoder, et les dirigeants politiques ne font pas d’effort pour faire nettoyer la plage et le lagon. Pas d’équipes chargées de faire ce travail. Pas d’objectif sur ce domaine. Pas de mention même de ce problème dans les programmes électoraux.
Là aussi les accès sont la principale cause du laisser aller public, et de la non responsabilisation des particuliers qui jettent tout à la mer. La mer est un poubelle un peu partout et ceci est une absurdité.
Autre service public qui frise souvent l’incurie, le ramassage des cadavres d’animaux qui sont écrasés par les voitures notamment. On en voit trop souvent sur le bord de la chaussée ou sur celle ci qui restent pendant des jours, quand ce n’est pas dans le canal latéral des voies publiques qui bien souvent n’est pas curé et qui développe donc sa pourriture jusqu’à la prochaine pluie pour finir ensuite dans le lagon. Quand au lagon certains trouvent plaisant de balancer des chiens ou des chats morts dans un sac en plastique lesté d’une pierre. En plein au milieu des coraux. Ce manque de respect de l’environnement est choquant.
Que proposer ?
Le régime actuel de la Polynésie est tel qu’aucune majorité sérieuse ne semble possible. Ceci conforte et impose l’immobilisme, car faire quelque chose, n’importe quoi en fait mécontentera toujours une minorité qui passant à l’opposition fera tout capoter immédiatement.
Il est important que la Polynésie est un vrai souverain. En théorie c’est le Peuple et lui seul ! mais en théorie seulement. Il faut un chef dans cette galère et il est urgent de faire en sorte qu’il puisse gouverner sur le long terme et engager les équipements lourds du pays en infrastructures permettant le développement.
L’idéal serait qu’il y ait un Prince qui ne doivent pas son élection à un programme politique quelconque, qui ne tienne pas compte des idéologies partisanes, qui soit neutre en ce qui concerne la politique politicienne, et surtout qui ne soit pas inféodé ou responsable d’un parti quelconque. Je ne sais pas si le système démocratique permet l’élection d’un tel monarque. On voit bien qu’en France ce n’est pas le cas, même si le régime présidentiel voulu par De Gaulle est encore en place, le Président n’est que le jouet des partis qui l’on amené au pouvoir, et des forces diverses qui permettront sa prochaine réélection. Donc ce serait une stupidité de mettre ce système en place en Polynésie. Le système américain des U.S.A. est adapté au fait qu’il s’agit de faire cohabiter dans un ensemble plus d’une centaine d’îles, et ceci n’est pas une mince affaire.
D’abord la Polynésie devrait arrêter d’imiter le modèle français de la Capitale qui attire tous les moyens, et qui dispense toutes les subventions. Il est important que les groupes d’îles qui peuvent s’autogérer le fassent, et même si Mooréa par exemple qui est toute proche de Tahiti a les moyens d’une politique particulière qu’elle puisse entreprendre ses travaux publics et ses équipements sans tenir compte du Centre Papeete.
Papeete devrait uniquement coordonner les politiques locales et surtout s’occuper de son domaine qui est d’abord de mettre en œuvre des moyens inter-insulaires suffisants.
Il est important de développer les îles, de les autonomiser, pas de faire venir à Papeete les femmes pour leur accouchement, et les enfants pour leurs études secondaires et supérieures, alors qu’ils n’en auront pas besoin pour leur implantation dans leur patrie, on en fait des déracinés, on prive les îles de leurs forces vives, la jeunesse doit s’exprimer et s’implanter dans ces îles où il y a beaucoup à faire si on veut bien s’en donner les moyens.
L’hypertrophie du centre est une hérésie dans toute Nation, c’est la forme la plus confortable pour les dirigeants, mais c’est la forme la plus dommageable. La Polynésie est un Territoire annexe de la France, en ce sens elle est une exception. Politiquement elle montre plusieurs choses qu’il ne faut jamais faire. La principale est de laisser filer les coûts et les salaires, ici la vie est très chère, les perdants sont ceux qui doivent chaque jour trouver de quoi , les gagnants ceux qui ont des revenus indexés sur le coût de la vie. Le franc CFP devrait être dévalué au moins de 50% pour qu’on arrive à un niveau raisonnable, ce qui bien sûr ne durerait qu’un très petit temps. Le plus simple serait de le laisser flotter et s’apprécier par le marché. L’Etat actuellement n’en tire aucun profit, et c’est un frein au développement local. Les marchandises importées sont généralement taxées assez lourdement, pour alimenter les budgets locaux, et protéger les productions locales, ceci peut se comprendre dans une phase inconsistante de l’autorité publique. Il n’y a pas de vraie imposition des gens fortunés ici, et ceci se comprend. Donc c’est le consommateur de base qui paie tout, et consommer est assez difficile, puisqu’en même temps on paie surtout pour les privilégiés qui arrondissent leurs revenus et augmentent leurs biens. La spéculation et l’usure sont gagnants dans un système qui repose pour une part essentielle sur les taxes à l’importation, et sur les transferts d’argent frais de la métropole. Tout le monde sait bien que ce système est vicié à la base, mais il est tellement commode ! qui voudrait en changer finalement ?
La politique à Papeete est la caricature de la politique française ; et la politique française est déjà la caricature de la politique raisonnable classique. Tout le monde sait que l’immobilisme et le conservatisme sont tellement faciles à maintenir. Que flatter les égos des petites gens pour les entraîner dans des tribulations pas possibles c’est vraiment tellement facile. Diviser pour régner.
Sur les grands sujets et les grands travaux nécessaires il faut un consensus général de la population et des élus. Et ce consensus ne doit jamais être remis en question. Aux hommes politiques responsables de trouver ces grandes lignes de développement. Après cette phase de délimitation des objectifs priorisés que reste t’il à décider et à mettre en œuvre ? des broutilles, de l’intendance.
Nous savons que les réalisations de Gaston Flosse et de son équipe ont été faites dans des conditions souvent « locales », mais elles sont là, et elles ont été en leur temps une décision globale de tous. Ce sont ces décisions globales de tous les élus réunis et de toute la population qu’il convient de mettre en avant. Et si ça coince il faut utiliser le référendum local, car redonner la parole aux citoyens lorsqu’il y a un blocage c’est bien ce qu’il convient de faire.
Pour la Polynésie et pour les Polynésiens de toutes origines confondues il est important que ce Pays soit bien gouverné dans les années qui vont venir.
Ce n’est pas le cas actuellement.
Une autorité indiscutable est nécessaire. Il faut un conseil permanent et stable de gestionnaires intègres des intérêts publics qui soit plus responsable. Le blocage de la politique quelle qu’elle soit est toujours une absurdité. Mieux vaut un ordre injuste qu’un désordre qui peut paraître juste. L’ordre juste c’est celui qui met à contribution tout le monde selon ses moyens et ses compétences, qui ne laisse personne au bord de la route, dans un squat ou dans un conteneur…C’est celui qui empêche les particuliers et les entreprises, du public et du privé de détruire la nature, de polluer, de perturber la vie économique, de réaliser des bénéfices indus, d’escroquer, d’interrompre les services publics, de faire n’importe quoi, n’importe quand, sans se soucier des droits légitimes des autres. Lorsque le droit d’une personne ou d’une famille s’oppose aux droits légitimes de la collectivité il est nécessaire que la loi intervienne sérieusement. Qu’elle soit comme un scalpel. Que la décision soit prise rapidement. Que l’éventuelle indemnisation puisse être ensuite amendée ceci paraît normal. La loi doit prévoir ceci et ceci doit aller de soi. A quoi sert donc tous ces procès sans fin pour départager les parties qui s’accrochent à leur bout de gras alors même que la puissance publique est concernée ?
Tout homme de bon sens comprendra que la chose publique, le domaine public ne se marchande pas. Beaucoup d’usuriers et de trafiquants se sont enrichis ignoblement en jouant avec le domaine public, ils ont utilisé la corruption et la collaboration des dirigeants politiques. Ils sont tous là autour du pouvoir à agiter leurs marionnettes. L’ordre juste consiste à mettre fin à ces agissements. Il faudra bien un jour que les profiteurs rendent gorge, eux ou leurs héritiers.
Si l’Etat veut faire une route ou un ouvrage d’art. La population locale concernée doit être impliquée dans la prise de décision bien sûr, mais ce qui importe avant tout c’est bien que ceci n’empêche pas le projet d’aboutir.

( 1 juillet, 2010 )

La politique locale

Tout d’abord il y a ici une fête pour l’autonomie, qui est considérée comme une vraie indépendance dans l’interdépendance. C’est à dire que l’essentiel du budget de la puissance publique est apportée par la Métropole. Mais que le Gouvernement, et l’Assemblée tous les deux locaux, se chargent de dépenser toutes les subsides que les contribuables locaux fournissent.
Il y a sans doute beaucoup de redondances dans cet empilement de rôles et de fonctions.
La stabilité politique existait lorsque Gaston Flosse était élu avec une grande avance de voix. Elle a duré assez longtemps, trop sans doute.
Depuis que des partis minoritaires peuvent faire et défaire les gouvernements toutes les forces les plus sournoises qui planent sur la démocratie sont réunies dans ce jeu de poker menteur qui fait que la Polynésie est devenue ingouvernable. La politique locale est devenue celle du chien crevé au fil de l’eau, on ne fait rien qui puisse irriter un tant soit peu un petit baron local qui va aussitôt faire bloquer la marche des affaires. Les électeurs voient bien que les fonctions électives, celles de magistrats, comme celles de parlementaires sont dévoyées, mais ils ne peuvent qu’assister impuissants au cruel jeu de rôle qui se noue ici.
Les programmes des partis sont clairs il faut développer la Polynésie. Ils le disent tous! ils ne le font pas lorsqu’ils sont au pouvoir.
Il n’y a pas de consensus fort (80% des élus) pour lancer des travaux urgents et des investissements nécessaires pour arriver à dynamiser l’économie qui est en panne sèche du fait de l’incurie des organes gouvernementaux qui ne savent plus mettre en oeuvre des projets d’avenir pluriannuels et des réalisations économiques et sociales créant des emplois et apportant des ressources nouvelles .

( 20 juin, 2010 )

L’architecture tahitienne!

L’existant est souvent dans un état pitoyable. Le futur sera sans doute dans la ligne du stock actuel. Deux choses semblent limiter la qualité des bâtiments, l’absence de normes d’une part, la qualification de ceux qui mettent en oeuvre ensuite.
Longtemps on a construit à base de poutres d’acier, qui s’érodent lorsqu’elles sont soumises aux embruns sans protection. Le béton est ce qui résiste le mieux, encore faut il qu’il soit bien vibré et que les armatures en acier ne se trouvent pas au contact de l’air. La préfabrication d’éléments permettrait sans doute d’augmenter la qualité des structures béton et leur utilisation serait plus courante aussi. Dans les farés l’utilisation du parpaing de ciment est quasi généralisée. On renforce simplement les angles et les ouvertures en coulant un béton sur quelques ferrailles d’armatures. Les farés sont presque toujours de plein pied, et sont entourés d’une terrasse couverte le plus souvent par une avancée du toit. Cette avancée reposant le plus souvent sur des piliers en acier. Le toit est couvert de tôles. Le tout est réputé anticyclonique. Bien sûr il est exclu de mettre ici des tuiles sur les toits tenant par leur poids, on cloue donc parfois des éclisses de bois sur les toitures. Mais il faut alors refaire la toiture assez souvent. Sur quelques hôtel on trouve encore des toitures en feuilles de pandanus, mais il s’agit d’un luxe destiné aux touristes. Bien que ces toits de chaumes soient vraiment isolants eux au contraire des toits recouverts de tôles qui de plus ne sont pas très esthétiques même lorsqu’ils sont peints en vert bouteille. L’aération des bâtiments est fondamentale. Aussi trouve t’on partout ces petites fenêtres portant des lames de verre étroites qu’un mécanisme permet de lever pour ouvrir et de baisser. Le tout est doublé d’une moustiquaire. Les portes d’entrée sont souvent vitrées.
L’intérieur des maisons est sommaire, une grande salle avec une cuisine américaine, et quelques chambres. Un W.C. et une douche qui sont parfois aussi doublés lorsque la maison comporte beaucoup de chambres. Le sol est en béton recouvert de carreaux en céramique.
On a pratiquement tout dit sur l’architecture existante avec cette description.
Si on évalue ce qui va se passer lors d’un fort coup de vent, ou d’un cyclone sur ce type d’habitation on voit bien que cette structure n’est pas faite pour y résister. Avec une probabilité que les tôles vont être arrachées, si elles le sont elles feront des projectiles mortels. Comme il pleut sans cesse ici il est important de se protéger de la pluie, mais les tôles d’acier ne devraient pas être admises pour cet usage. D’autant plus qu’elles transmettent énormément de chaleur, ce qui rend les maisons très inconfortables. Il faut calorifuger et climatiser, et ce n’est pas facile avec un toit en tôle d’y parvenir. Comme on ne peut plus envisager des toits en chaume comme alternative aux plaques d’acier actuelles, il est évident qu’une structure de béton serait sans doute idéale et permettrait de monter un étage au dessus lorsque le besoin s’en ferait sentir. Ici l’eau de pluie qui tombe sur les toits n’est jamais recueillie, elle devrait l’être bien qu’il y ait abondance d’eau douce. Rien n’est plus stupide que de gaspiller cette ressource. Les toits pourraient être recouverts de capteurs solaires et de panneaux photoélectriques, ce qui sera plus facile si ils sont sont plats et formés d’une dalle solide. Le prix de tels aménagements serait vite amorti par les économies d’énergie qui seraient générées.

Beaucoup de farés sont aussi construits au bord du lagon et ne sont pas à l’abri des tsunamis. Le fait de disposer d’un deuxième étage permettrait sans doute aux occupants de ces habitations de se mettre à l’abri lors de l’envahissement par les vagues.
Il y a plusieurs manières d’envisager la climatisation naturelle d’une maison. Le fait qu’elle soit intégrée dans un jardin avec des arbres en est une. Le réservoir d’eau douce ou elle stocke l’eau pluviale peut aussi y contribuer. Une climatisation sera aussi nécessaire bien sûr pour pouvoir jouir de conditions de vie agréable au moins dans un espace réduit.
En première analyse c’est ce qui apparait.
Qu’en est il vraiment? seule l’expérience le dira.
Il est vrai qu’ici on peut semble t’il vivre au grand air toute l’année (si on ne craint pas les moustiques). Il faut aussi se protéger de la pluie, donc avoir un toit. Peut être qu’après tout les cabanes de l’ancien temps n’étaient pas mal que ça. Le faré actuel en dérive sans doute et comporte donc une adaptation locale aux moyens disponibles, comme à l’environnement par l’expérience. Mais que c’est laids quand même généralement, or ce qui est efficace et pérenne est souvent beau. L’architecture tropicale! un beau sujet de recherche et de thèse.

( 14 juin, 2010 )

Vivre à Tahiti

Il y a beaucoup de points de vues différents. Qui porrait penser sérieusement ici qu’on est pas proche du Paradis. On sait bien que c’est le cas et on vit souvent les choses présentes comme un enfer dantesque.

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D’abord la chaleur. Elle est accablante. Le soleil est redoutable. La pluie n’étant jamais loin ,l’air est constamment chargé d’humidité, les montagnes sont presque toujours couvertes de nuages. Tout est vert. Tout est pourrissant aussi. Le bois qui semble tellement abondant partout ne sert plus à rien, car on ne constuit plus qu’avec du bois traité maintenant, et tout ce bois est importé. Les habitations sont couvertes de tôles, et plus de feuilles de pandanus. Il reste quelques toits en tuiles de bois, mais c’est juste pour le décor. Le responsable de l’abandon du bois dans la construction c’est le termite, omniprésent et tellement efficace. Il y a aussi cet autre insecte omniprésent et trés futé le petit moustique nommé tigre parce qu’il a un corps tigré qui vous pique et vous transmet des maladies.  Il semble qu’il n’y ait plus de lèpre depuis quelque temps déjà. Mais les maladies transmises par les animaux et les humains infectés sont assez nombreuses. La pire étant l’éléphantiasis
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( 14 juin, 2010 )

Bonjour tout le monde !

A Tahiti depuis le 1er mai 2010.
Je découvre un monde totalement hors normes. Tellement différent de mon environnement passé en Europe. Avec ses forces et ses faiblesses. Un Pays passionnant!
Mon blog est aussi pour mes amis et ma famille qui y trouveront ce que l’espace qui nous sépare désormais m’empêche de leur dire.

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